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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 23:57

 

 

éléments pro-Ouattara

 

 

 

9 Avril,2011 Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch

Le nouveau gouvernement devra mener des enquêtes et poursuivre en justice les auteurs des atrocités perpétrées par les deux camps

 

« Ce n'est pas en tuant et violant des civils que les forces d'Alassane Ouattara devraient mettre fin à ce conflit.Il faut, pour que la Côte d'Ivoire puisse émerger de cette effroyable période, qu'Alassane Ouattara respecte son engagement public d'enquêter sur les violences perpétrées par les deux parties et de poursuivre leurs auteurs en justice. »

 (Zwedru, le 9 avril 2011) - Les forces loyales au président élu Alassane Ouattara ont tué des centaines de civils, violé plus de 20 femmes et filles perçues comme appartenant au camp de son rival, Laurent Gbagbo, et incendié au moins 10 villages dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Les forces loyales au président Gbagbo ont quant à elles tué plus de 100 partisans présumés de Ouattara lors de l'avancée de ses forces pendant la campagne de mars. Dès son accession au pouvoir, Alassane Ouattara devra de toute urgence ouvrir une enquête crédible et impartiale sur les graves exactions commises par les deux camps et veiller à ce que les responsables à tous les niveaux soient poursuivis en justice, a ajouté Human Rights Watch.

Les personnes avec qui Human Rights Watch s'est entretenu ont décrit comment, village après village, les forces pro-Ouattara, maintenant appelées les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), ont sommairement exécuté et violé des partisans supposés de Laurent Gbagbo, alors qu'ils étaient chez eux, qu'ils travaillaient dans les champs, qu'ils fuyaient ou tentaient de se cacher dans la brousse. Les combattants ont souvent sélectionné leurs victimes en fonction de leur origine ethnique et les attaques ont touché de façon disproportionnée les personnes trop âgées ou trop faibles pour fuir.

« Ce n'est pas en tuant et violant des civils que les forces d'Alassane Ouattara devraient mettre fin à ce conflit », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Il faut, pour que la Côte d'Ivoire puisse émerger de cette effroyable période, qu'Alassane Ouattara respecte son engagement public d'enquêter sur les violences perpétrées par les deux parties et de poursuivre leurs auteurs en justice. »

Dans un cas particulièrement atroce, des centaines de civils de l'ethnie Guéré, perçus comme des partisans de Laurent Gbagbo, ont été massacrés dans la ville de Duékoué, dans l'ouest du pays, par un groupe constitué de diverses forces pro-Ouattara, dont des unités des Forces Républicaines, lesquelles sont sous le haut commandement du premier ministre d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro.

Trois chercheurs de Human Rights Watch ont mené des enquêtes dans la région de Grand Gedeh, au Libéria, du 26 mars au 7 avril. Ils se sont entretenus avec plus 120 victimes et témoins de violations des droits humains commises par les forces des deux camps dans la région de l'extrême ouest de la Côte d'Ivoire. Plus de 40 000 Ivoiriens ont fui vers le Grand Gedeh en raison des combats. Human Rights Watch a également interviewé par téléphone près de 20 victimes et témoins encore présents à Guiglo, Duékoué et Bloléquin, à l'extrême ouest du pays.

Les violences constatées par Human Rights Watch se sont produites du 6 au 30 mars 2011, alors que les villes de Toulepleu, Doké, Bloléquin, Duékoué et Guiglo, dans l'ouest du pays, toutes auparavant contrôlées par les forces pro-Gbagbo, tombaient aux mains des forces pro-Ouattara qui voulaient destituer Laurent Gbagbo par la force. Ce dernier persiste dans son refus de céder le pouvoir à son rival, Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme le vainqueur des dernières élections présidentielles.

Les Forces républicaines de Côte d'Ivoire d'Alassane Ouattara constituent une coalition  floue, composée de combattants qui étaient auparavant  membres des Forces Nouvelles, l'armée rebelle de longue date commandée par Guillaume Soro et qui contrôlait déjà la moitié nord du pays   fin 2002. Les Forces républicaines ont depuis intégré dans leurs rangs des anciens soldats de l'armée ivoirienne, ainsi que des policiers et des gendarmes qui étaient précédemment au service de Laurent Gbagbo et qui ont récemment fait défection.

Dans chaque village au sujet duquel Human Rights a mené des recherches, des combattants des Forces républicaines s'étaient livrés au meurtre, au viol et au pillage de la population constituée principalement de Guérés. Originaires de l'ouest de la Côte d'Ivoire, les Guérés ont largement voté pour Laurent Gbagbo aux élections présidentielles de 2010. Une femme de 47 ans a raconté à Human Rights Watch que des combattants avaient tué sous ses yeux son père, son mari et son fils de 10 ans, non loin de la plantation de cacao de la famille, près de Doké. Un homme de 32 ans a rapporté comment les forces pro-Ouattara étaient entrées dans Diboké et avaient ouvert le feu sur des habitants qui étaient sortis de leurs maisons en courant, ne sachant pas à quel camp appartenaient les combattants qui les attaquaient. L'homme a vu trois personnes se faire tuer juste devant lui. Dans au moins 10 villages non loin de Toulepleu et de Bloléquin, les habitants ont dit qu'ils s'étaient cachés dans la brousse et avaient vu les Forces républicaines mettre le feu aux maisons ainsi qu'aux greniers ou étaient stockés les récoltes et les semences. Les témoins ont également raconté avoir vu ces combattants abattre les animaux et voler tout ce qui avait de la valeur.

De nombreux habitants ont fui en prévision ou à l'arrivée des forces pro-Ouattara dans le village. D'autres habitants, en particulier des personnes âgées, qui n'avaient pas pu parcourir les 40 kilomètres à pied pour se réfugier au Libéria voisin, ont été capturés par les Forces républicaines et détenus dans leurs villages. Human Rights Watch a recueilli des informations sur l'exécution de plus de 30 de ces captifs civils. Une femme de 67 ans a raconté comment des combattants pro-Ouattara venaient tous les jours chercher plusieurs captifs - souvent des hommes et des femmes entre 60 et 80 ans - et les exécutaient à bout portant.

Des dizaines de femmes ont également été détenues pendant un jour ou plus et ont été violées à plusieurs reprises. Une femme de Bakoubli, près de Toulepleu, a indiqué que les forces pro-Ouattara l'ont violée devant ses enfants, puis ont tué son mari qui tentait de s'interposer.

Les exactions perpétrées durant un mois d'attaques contre les civils Guérés dans l'extrême ouest du pays, pendant tout le mois de février, a culminé dans le massacre de centaines d'habitants de la ville de Duékoué le 29 mars. Après avoir sécurisé la ville ce matin-là, les combattants des Forces républicaines, accompagnés de deux groupes de miliciens pro-Ouattara, se sont dirigés vers le quartier de Carrefour, bastion des partisans de Gbagbo. Huit femmes ont dit à Human Rights Watch que les forces pro-Ouattara avaient traîné les hommes, jeunes et vieux, hors de leurs maisons et les avaient tués dans la rue à coups de machettes ou à coups de feu, parfois en tirant par rafales. Tout en commettant ces tueries souvent épouvantables, certains des assaillants menaçaient de « tuer les Guérés jusqu'au dernier » à cause de leur soutien à Laurent Gbagbo. Une jeune femme a raconté à Human Rights Watch que les Forces républicaines avaient enlevé un groupe de jeunes garçons, dont son frère cadet, en criant qu'ils les emmenaient à Man - la ville de l'extrême ouest du pays où les Forces Nouvelles avaient leur base - « pour en faire des soldats ».

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 23:54

 

 

 ONUCI

 

Le quartier général d’Alassane Ouattara attaqué par les pro-Gbagbo

 

Par RFI 9 avril 2011

L’Hôtel du Golf, quartier général d'Alassane Ouattara, président de Côte d’Ivoire reconnu par la communauté internationale, a fait l’objet d’une attaque surprise, samedi 9 avril dans l'après-midi, à Abidjan. Les forces républicaines et les casques bleus ont riposté mais les combattants pro-Gbagbo ne sont plus qu’à quelques centaines de mètres de l’hôtel.

Le calme est revenu mais un cran a été franchi. Vers 16h30, ce samedi 9 avril 2011, l’Hôtel du Golf a été attaqué par des combattants de Laurent Gbagbo. Ceux-ci se sont infiltrés tout autour de l’hôtel où sont retranchés Alassane Ouattara, son gouvernement et une partie de ses soldats depuis quatre mois. Des tirs de roquettes et de mitrailleuses ont visé les lieux.

Renversement de situation

Paniqué, tout le personnel de l’hôtel, les politiques mais aussi une partie des casques bleus se sont réfugiés au sous-sol dans les cursives des cuisines. La riposte a été organisée par les forces républicaines et les casques bleus sénégalais, togolais et français qui étaient là. Des tirs de mitrailleuses et de mortiers sont partis de l’Hôtel du Golf vers les positions des forces pro-Gbagbo, qui ne sont plus désormais qu’à quelques centaines de mètres de l’hôtel. Alassane Ouattara voulait en imposer un peu plus à Laurent Gbagbo. C’est manifestement l’inverse qui est en train de se produire.

 

Le camp Gbagbo nie avoir attaqué le QG de Ouattara, appelle à la résistance

ABIDJAN - AFP / 10 avril 2011 01h02 - Le camp du président sortant ivoirien Laurent Gbagbo a démenti avoir attaqué samedi le Golf Hôtel d'Abidjan, QG du président reconnu internationalement Alassane Ouattara, et M. Gbagbo a appelé les Ivoiriens à la résistance contre l'armée française.

Dans la soirée, des témoins avaient fait état de tirs sur le Golf Hôtel. La mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci), dont les Casques bleus protègent l'établissement, avait ensuite annoncé avoir riposté à une attaque menée contre l'hôtel par des forces loyales à M. Gbagbo.

"C'est absolument faux. Il n'y a pas eu d'attaque du Golf" par les forces pro-Gbagbo, c'est "une attaque imaginaire", a déclaré à l'AFP Ahoua Don Mello, porte-parole du gouvernement de Laurent Gbagbo.

"C'est un coup inventé, il n'y a pas eu de tirs venus de la résidence du président Gbagbo sur le Golf, il y a eu des affrontements localisés à la Riviera II et III (dans le même quartier de Cocody, dans le nord d'Abidjan), loin du Golf", a affirmé le porte-parole.

Les accusations de l'Onuci sur une attaque du Golf Hôtel prouvent "le parti pris de l'Onuci, qui, dans sa connivence avec (la force française) Licorne, prépare sûrement une autre attaque" des positions de M. Gbagbo, a ajouté Ahoua Don Mello.

Et le porte-parole a rendu public un appel de Laurent Gbagbo à la mobilisation et à la résistance contre les troupes françaises.

"Le président Gbagbo appelle à la résistance contre les bombardements et les agissements de l'armée française en Côte d'Ivoire, car en définitive c'est l'armée française qui nous attaque", a dit Ahoua Don Mello.

"Le président Gbagbo appelle le peuple à la résistance pour faire barrage à ce énième coup de force", a-t-il ajouté.

"Nos troupes sont en train de se reconstituer après avoir subi une attaque barbare des rebelles appuyés par l'ONU et Licorne", a-t-il dit.

Le 4 avril, quelques jours après l'arrivée sur Abidjan des forces d'Alassane Ouattara venues du nord de la Côte d'Ivoire, l'Onuci et la force française Licorne avaient mené avec des hélicoptères de combat d'intenses bombardements dans la capitale contre des camps militaires, des détachements de blindés et des armes lourdes des forces loyales à Laurent Gbagbo.

(©)

 

 


Human Rights Watch affirme détenir de nouvelles preuves des atrocités commises dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire

 

Par Claire Arsenault  RFI samedi 09 avril 2011

L’organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW) a enquêté sur les exactions menées tant par les forces pro-Ouattara que par les pro-Gbagbo lors de leur avancée dans l’ouest de la Côte d’Ivoire pendant la campagne de mars 2011. Selon les témoignages recueillis par HRW, des centaines de civils ont été tués, plus de 20 femmes et filles ont été violées et au moins 10 villages ont été incendiés par les fidèles du président élu. Dans un communiqué publié à New York ce samedi 9 avril 2011, l’ONG rapporte également que de leur côté, les forces loyales au président sortant Gbagbo, ont tué plus de 100 partisans présumés de Ouattara.

« Dès son accession au pouvoir, Alassane Ouattara devra de toute urgence ouvrir une enquête crédible et impartiale sur les graves exactions commises par les deux camps et veiller à ce que les responsables à tous les niveaux soient traduits en justice » avertit Human Rights Watch.

Pour son enquête, HWR a rencontré des témoins directs des événements. Ils ont décrit comment les forces pro-Ouattara, maintenant appelées les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), ont « pourchassé, exécuté et violé des partisans supposés de Laurent Gbagbo, alors qu'ils étaient chez eux, qu'ils travaillaient dans les champs, qu'ils fuyaient ou tentaient de se cacher dans la brousse. Les combattants ont souvent sélectionné leurs victimes en fonction de leur origine ethnique et les attaques ont touché de façon disproportionnée les personnes trop âgées ou trop faibles pour fuir », rapporte HRW.

Le récit de 120 victimes et témoins

 « Dans un cas particulièrement atroce, des centaines de civils de l'ethnie Guéré, perçus comme des partisans de Laurent Gbagbo, ont été massacrés dans la ville de Douékoué, dans l'ouest du pays, par un groupe constitué de diverses forces pro-Ouattara, dont des unités des Forces républicaines sous le haut commandement du Premier ministre d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro », peut-on encore lire dans le communiqué de l’ONG pour qui trois chercheurs ont notamment rencontré entre le 26 mars et le 7 avril plus de 120 victimes et témoins dans la région de Grand Gedeh, au Liberia, à 40 kilomètres, où ils avaient trouvé refuge.

Les violences rapportées se sont produites du 6 au 30 mars alors que les villes de Toulepleu, Doké, Bloléquin, Duékoué et Guiglo, dans l'ouest du pays, auparavant contrôlées par les pro-Gbagbo, tombaient aux mains des forces pro-Ouattara.

Human Rights Watch fait également référence aux atrocités commises par les forces pro-Gbagbo et plus particulièrement celles qui ont eu lieu le 28 mars à Bloléquin où plus de 100 hommes, femmes et enfants ont été massacrés.

Le lendemain, le 29 mars, ce sont encore 10 personnes originaires du nord ou immigrants de pays d’Afrique de l’Ouest qui sont tuées à Guiglo faisant suite au meurtre de 8 Togolais dans un village proche de Bloléquin. Dans ce dernier cas, des témoins interrogés par HRW, parlent de forces pro-Gbagbo et de mercenaires libériens.  

 

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 00:21

 

 

 

 laurent-gbagbo-le-13-jan-2010-yamoussoukro_1-jpg.jpg

 

NEW YORK (Nations unies) - AFP / 08 avril 2011 23h53 - Les troupes fidèles au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo ont regagné vendredi du terrain à Abidjan et sont toujours en possession de chars ainsi que d'"armes lourdes", a indiqué le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU Alain Le Roy.

Les forces pro-Gbagbo ne sont plus qu'à un kilomètre de l'hôtel dans lequel le président reconnu internationalement, Alassane Ouattara, a établi son quartier général, a souligné M. Le Roy lors d'un point de presse organisé après une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la crise en Côte d'Ivoire.

"Il est évident", a-t-il dit, que les soldats du camp Gbagbo "ont pris l'accalmie de mardi comme prétexte pour renforcer leurs positions".

Ces troupes "ont toujours de nombreuses armes lourdes à disposition", a affirmé Alain Le Roy, qui a dit avoir vu des photos sur lesquelles apparaissent des chars, des lance-roquettes, des lance-grenades et des véhicules de transport de troupes.

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Côte d'Ivoire: l'ONU n'a pas projet de "couper les vivres" à Gbagbo

NEW YORK (Nations unies) - AFP / 08 avril 2011 23h52 - Les Nations unies refusent d'être impliquées dans toute stratégie visant à "couper les vivres" au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, retranché dans la résidence présidentielle à Abidjan, a indiqué un haut responsable de l'ONU vendredi.

Les forces des Nations unies en Côte d'Ivoire n'ont aucun mandat pour "couper les vivres à quiconque", a indiqué le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU Alain Le Roy.

"Nous n'avons rien à voir avec cela. Que les choses soient claires. Nous ne soutenons en rien cela, et nous n'y prenons pas part", a-t-il martelé.

Les forces fidèles à Alassane Ouattara, le président ivoirien reconnu par la communauté internationale, ont évoqué l'idée d'affamer Laurent Gbagbo pour le faire sortir du palais présidentiel à Abidjan où il s'est retranché.

Interrogé sur le fait de savoir si les Nations unies allaient lui apporter des vivres, Alain Le Roy a répondu qu'aucune décision n'avait été prise. "Peut-être bien", a-t-il néanmoins précisé.

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Abidjan: le camp Gbabgo dément l'attaque contre la résidence de l'ambassadeur de France

ABIDJAN - AFP / 08 avril 2011 22h15 - Le gouvernement du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo "dément formellement" que ses forces aient attaqué vendredi la résidence de l'ambassadeur de France à Abidjan, a déclaré à l'AFP son porte-parole Ahoua Don Mello.

"Nous démentons formellement l'attaque de la résidence de l'ambassadeur de France. Toutes les armes lourdes de la résidence du président Gbagbo (qui jouxte le bâtiment, ndlr) ont été détruites, eux-mêmes (les Français) l'ont affirmé. Ce sont des manoeuvres dilatoires pour attaquer (la télévision d'Etat) RTI qui vient de reprendre et la résidence du président Gbagbo", a ajouté le porte-parole.

Auparavant, l'ambassade de France avait annoncé dans un communiqué que la résidence de l'ambassadeur de France à Abidjan - située près de celle du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo - a été vendredi la cible de tirs d'armes lourdes des forces pro-Gbagbo.

"Le 8 avril à 16 heures (locales et GMT) la résidence de France située dans la commune de Cocody a été la cible de deux tirs de mortier et d'un tir de roquette à partir de positions tenues" par des éléments des forces armées toujours loyales à M. Gbagbo, indique l'ambassade.

"C'est la deuxième fois en moins de 48 heures que cette emprise diplomatique fait l'objet d'une attaque délibérée", poursuit-elle. Mercredi soir, la résidence de l'ambassadeur de France avait été attaquée par les forces pro-Gbagbo à l'occasion de l'exfiltration de l'ambassadeur du Japon dont la demeure officielle est située à proximité.

"La France rappelle que conformément à la résolution 1975 du Conseil de sécurité de l'ONU, "les forces impartiales (mission onusienne ONUCI et force française Licorne)" sont en droit de mettre en oeuvre leur mandat afin de prévenir l'usage d'armes lourdes par toutes les parties du conflit", conclut l'ambassade de France.

M. Gbagbo qui refuse de céder le pouvoir se trouvait toujours vendredi soir dans sa résidence défendue par le dernier carré de ses fidèles au sein de l'armée ivoirienne.

La RTI dont le siège est situé dans le secteur de la résidence de M. Gbagbo, au coeur des combats des derniers jours, a repris ses émissions vendredi après-midi, a constaté un journaliste de l'AFP. Elle diffusait notamment des séries télévisées.

La RTI avait été ciblée lundi soir lors des frappes de l'ONU et de la France sur les dernières place-fortes de M. Gbagbo à Abidjan

En milieu d'après-midi et en début de soirée, des combats à la mitrailleuse lourde et à l'arme légère ont fait rage dans le périmètre qui englobe la résidence de M. Gbagbo, la RTI et l'école de gendarmerie, trois bastions du président sortant, ont rapporté un journaliste de l'AFP et un habitant.

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Comment Sarko a appuyé l’offensive anti-Gbagbo

En contact téléphonique permanent avec Ouattara, Sarkozy, qui prétendait le soutenir au nom de la protection des civils, devra ramer dur pour faire oublier les exploits de certains chefs de guerre.

Le Canard enchaîné (6/4/2011)

 

L'ENTRÉE en guerre de la France contre les forces de Gbagbo, le 4 avril, a sonné comme une revanche personnelle de Sarkozy. Avec la bénédiction de l'ONU, Paris n'a laissé à personne d'autre le soin de bombarder la présidence ivoirienne ainsi qu'un camp militaire qui abritait aussi des familles. Depuis plusieurs semaines, en Conseil des ministres comme en privé, le chef de l'Etat ne décolérait pas contre Gbagbo, « le dictateur sanglant de Côte d'Ivoire ». Au point de s'avouer, le 5 avril, « à bout de patience » (voir page 2).

Outre les nombreuses et violentes exactions de ses partisans, Gbagbo avait aussi ridiculisé Sarko. En décembre 2010, après la victoire, proclamée par l'ONU, de son ami Ouattara, le président français, impérial, avait donné « quarante-huit heures » au vaincu pour quitter le pouvoir. Un oukase superbement ignoré pendant plus de trois mois...

Or Sarko avait beaucoup misé sur ce scrutin pour rehausser une cote fort dévaluée sur le continent. N'était-il pas accusé de perpétuer la « Françafrique », ce système affairiste favorisant des groupes amis tels que Bouygues, Bolloré, Veolia ? Mais, après l'échec de son ultimatum ivoirien, le Président révise subitement ses positions et adopte un profil bas. Affirmant à la presse que « l'ancienne puissance coloniale n’était pas la mieux placée » pour intervenir.

En janvier, devant l'Union africaine, il ose même affirmer : « La France ne veut donner de leçons à personne. » Il faut dire que les événements de Tunisie, d'Egypte ou de Syrie n'ont guère fait briller la diplomatie tricolore.

La campagne (aérienne) de Libye, pour laquelle Sarko a obtenu le droit d'ouvrir le feu le premier, a réveillé ses ardeurs belliqueuses. Selon plusieurs témoignages d'officiers supérieurs au « Canard », la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L'un d'eux, proche de l'Elysée, se félicite de « notre efficacité dans l'organisation de la descente sur Abidjan ». Il est vrai qu'en moins de quatre jours les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ont parcouru, sans grande résistance, la moitié du pays. Un autre galonné, membre des services de renseignement, confie : «On a fourni des conseils tactiques aux FRCI », mais aussi « des munitions et des Famas (fusils d'assaut). »

Barbouzes aux premières loges

De son côté, le contingent militaire français est porté, le 4 avril, à 1 700 hommes. Les 900 hommes du dispositif permanent Licorne ont été notamment renforcés par des Rambo de la Direction des opérations (ex-Service action) de la DGSE et des Forces spéciales.

Quelques-uns, parmi ces derniers, se sont retrouvés en contact direct avec l'entourage de Ouattara. A 19 h 30, quatre hélicos Puma, soutenus par des MI 24 de l'Onuci, commencent leur pilonnage, frappant au passage des objectifs aussi stratégiques que le CHU et un supermarché du quartier de Cocody. Pour la seconde fois en sept ans, « l'ancienne puissance coloniale » bombardait des soldats et des populations ivoiriennes.

Armement à prix d'or

Cet héroïque canardage, qui, selon l'Elysée, laissait entrevoir une reddition rapide de Gbagbo, risque pourtant de laisser des traces profondes. Et une situation difficilement gérable à Abidjan. D'abord parce que Ouattara pourrait pâtir, dans cette ville majoritairement acquise à Gbagbo, de son image de protégé de la France et des pays riches. L'armement de ses troupes, son équipement tout neuf ont suscité l'étonnement des Ivoiriens. Si l'aide du Burkina et du Nigeria est reconnue, d'autres pistes de financement apparaissent. Selon des témoignages et des documents obtenus par « Le Canard », des proches de Ouattara ont monnayé en 2009 et en 2010 d'importantes quantités d'or extraites des mines du Nord. Plusieurs tonnes ont été acheminées au Ghana voisin sous couvert de véhicules de... l'ONU. Puis envoyées, par petites quantités, à Anvers (Belgique) pour y être transformées. A l'état de poudre, cet or a été négocié à plus de 15 000 euros le kilo.

L'image du camp Ouattara - présenté par certains comme 1'« axe du bien » - restera également entachée par les massacres commis ces derniers jours. A Duékoué, par exemple plusieurs centaines de morts seraient, selon l'ONU et diverses organisations internationales, surtout imputables aux FRCI, les forces de Gbagbo se voyant aussi accusées d'atrocités.

En contact téléphonique permanent avec Ouattara, Sarkozy, qui prétendait le soutenir au nom de la protection des civils, devra ramer dur pour faire oublier les exploits de certains chefs de guerre. Et pour transformer cette intrusion meurtrière en victoire de la démocratie.

 

Jean-François Julliard

© Le Canard enchaîné.

 

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 22:51

 

 

 

Jean Pierre Bemba Gombo

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 08 Avril 2011 13:45

 « Le décès de l’ex chef de l’Etat centrafricain Ange Félix Patassé n’a aucune influence sur la poursuite à Cour Pénale Internationale (CPI) à Haye du procès Jean Pierre Bemba-Gombo,». Cette assurance a été donnée ce vendredi 8 avril 2011, par le Bureau de liaison de la Cour Pénale Internationale (CPI) de Bangui.

Elle fait suite aux préoccupations des victimes centrafricaines. Ces dernières, à l’annonce de la disparition de l’ancien président centrafricain, avaient nourri des craintes et avancé l’idée selon laquelle le décès de celui qui a fait venir le Chef des Milices Banyamulenge en Centrafrique à cette époque, pourrait affecter la suite des procédures judiciaires enclenchées.

Ange Félix Patassé s’est éteint le mardi 05 avril à Douala alors qu’il allait se faire soigner à Malabo en Guinée Equatoriale. Le pouvoir de Bangui lui avait refusé par à deux reprises de quitter le pays pour aller se soigner à l’étranger.

 « Patassé ne participait aux procédures judiciaires ni en tant que témoin, ni en tant que suspect »,a précisé sur les ondes de Radio Ndeke Luka, Gervais BODOGAYE, Assistant en Communication au Bureau de la CPI de Bangui.

Le procès se poursuit à la Haye avec la déposition depuis lundi 4 avril, du Procureur de la République Centrafricaine devant la CPI. Au nombre des témoignages présentés figurent l’implication de la Lybie, les exactions commises par des anciens bras droit de Patassé Abdoulaye Miskine et Paul Baril.

Jean-Pierre Bemba est poursuivi pour des crimes commis par ces troupes de 2002 à 2003 en République Centrafricaine, sous le régime de l’ex Chef d’Etat Ange Félix Patassé, alors acculé par la rébellion de l’actuel président François Bozizé.

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 15:56

 

 

 

bemba

 

La Haye, 6 avril 2011 (FH) - Le procureur général de Bangui a poursuivi sa déposition contre Jean-Pierre Bemba, mercredi 6 avril, devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI). Le président du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba, est accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis entre octobre 2002 et mars 2003 en Centrafrique.

Interrogé par le substitut du procureur, Ibrahim Yillah, sur les liens existants entre Jean-Pierre Bemba et l'ex président Ange-Félix Patassé, le témoin a expliqué que « Patassé appelait Bemba mon fils. » Firmin Feindiro a ensuite affirmé que Jean-Pierre Bemba utilisait la Centrafrique comme « base arrière ». « Son hélicoptère était stationné sur le tarmac de Bangui. Quand il arrivait, l'hélicoptère restait. Il prenait alors un avion et il pouvait partir ailleurs. C'était sa base arrière ». Pour le témoin, « l'essentiel des produits de première nécessité transitait soit par le port de Bangui, soit par le port de Mobay, à la frontière entre Mobay Mbongo et Gbadolite [en RDC], qui est le siège du MLC. »

Le procureur général de Bangui a aussi expliqué qu'il avait intenté des poursuites contre le président Ange-Félix Patassé, « notamment pour collusion avec l'étranger. » Menacé par la rébellion conduite par François Bozize, Ange-Félix Patassé avait appelé en renfort plusieurs milices, dont celle de Jean-Pierre Bemba. L'ancien président « a utilisé l'argent de l'Etat, les véhicules, le carburant, il y avait des officiers de l'armée pour montrer le terrain [aux soldats du MLC]. Ce sont autant d'éléments à retenir à la charge de Patassé et également à la charge de Jean-Pierre Bemba » a déclaré lé témoin. La République Centrafricaine avait renvoyé l'affaire devant la CPI, estimant qu'elle n'avait pas les moyens de poursuivre les auteurs. Le procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo avait, dans un premier temps, annoncé son intention de poursuivre les deux hommes pour leur participation à un plan commun. Mais le procureur n'a finalement jamais poursuivi Ange-Félix Patassé.   

Interrogé aussi sur l'implication du chef de l'état libyen, Mouammar Kadhafi, dans la guerre en Centrafrique, le témoin a estimé que « la troupe qui venait à Bangui, était dirigée par un général libyen et venait sur ses ordres. Les pilonnages sont de leur responsabilité. L'aviation utilisait l'aérodrome de Zongo [en République démocratique du Congo, RDC]. Les avions décollaient de là-bas pour leurs opérations. Il est évident que le colonel Kadhafi s'est aussi impliqué dans ces opérations-là. Stationner ses avions sur le territoire congolais, dans une partie du territoire contrôlée par le MLC, cela suppose qu'il y a eu entente entre le MLC, la Libye et le président Patassé. Ce sont des choses visibles qu'on ne pouvait cacher. »

Le procès de Jean-Pierre Bemba a commencé le 22 novembre 2010. Le sénateur congolais avait été arrêté en Belgique en mai 2008 puis transféré à la prison de Scheveningen, en banlieue de La Haye aux Pays-Bas, le 3 juillet 2008.

SM/GF  © Agence Hirondelle

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 02:26

 

 

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ABIDJAN - AFP / 07 avril 2011 03h19 - La force française Licorne et des éléments armés défendant la résidence du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo ont échangé des tirs mercredi soir à Abidjan au cours de l'exfiltration réussie de l'ambassadeur du Japon, a annoncé l'ambassade de France dans un communiqué.

Cette opération est intervenue le jour où les forces d'Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale, ont échoué à prendre d'assaut la résidence - située à Cocody (nord), quartier des ambassades - où est retranché M. Gbagbo, qui refuse de se rendre.

Face aux "tirs nourris des forces pro-Gbagbo, situées dans et autour de la résidence présidentielle" et "notamment dirigés" vers la résidence de l'ambassadeur de France voisine, "avec des intrusions", la force française a effectué des "tirs de riposte par hélicoptère", selon le communiqué lu à l'AFP.

La force Licorne est "intervenue ce soir pour exfiltrer l'ambassadeur et ses collaborateurs de la résidence du Japon", sur les toits de laquelle "des miliciens pro-Gbagbo avaient installé des armes lourdes", "menaçant les ambassadeurs voisins et les populations civiles", indique l'ambassade.

L'ambassadeur japonais Yoshifumi Okamura et ses collaborateurs "sont désormais sains et saufs et en sécurité au camp (militaire français) de Port-Bouët", dans le sud d'Abidjan, ajoute-t-elle.

"A la requête des autorités japonaises, et en plein accord avec le président Ouattara, face à la menace imminente qui pesait sur la vie de l'ambassadeur du Japon en Côte d'Ivoire", "le secrétaire général des Nations unies a demandé à la France d'intervenir d'urgence afin de protéger les vies humaines", précise-t-elle.

Un responsable du cabinet militaire de M. Gbagbo a dénoncé un "projet d'assassinat de Gbagbo" après l'opération de mercredi soir. "On va y faire face", a-t-il promis.

"Il y avait des pick-up avec des mitrailleuses et des blindés qui appuyaient de l'infanterie dans l'enceinte de la résidence", a indiqué une source diplomatique, qui n'était pas en mesure de préciser quels armements avaient été atteints dans cette "vraie poudrière".

Un peu plus tôt, une source proche de l'opération avait indiqué que "des hélicoptères de Licorne, répondant à une demande de l'ONU, (avaient) ouvert le feu dans le secteur de la résidence pour permettre l'extraction de l'ambassadeur du Japon".

"Au moins un" blindé a été "neutralisé" par un tir de Licorne dans la caserne de la Garde républicaine voisine de la résidence de M. Gbagbo, avait-elle précisé.

Un habitant de la zone a fait état de près d'une dizaine de tirs des hélicoptères français.

L'ambassadeur du Japon a déclaré à l'AFP que sa résidence, située près de celles de M. Gbagbo et de l'ambassadeur de France, avait été attaquée mercredi matin par des "mercenaires", qui ont ensuite tiré roquettes et coups de canon depuis le bâtiment.

Quatre membres de son personnel local avaient "disparu", a-t-il précisé, tandis qu'un collaborateur du diplomate nippon a été "blessé" lors de l'attaque de ces hommes en armes, selon la source diplomatique.

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:46

 

 

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Côte d’Ivoire : nouvel échec des forces pro-Ouattara contre Gbagbo

Le président sortant de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, retranché dans son bunker à Abidjan, refusait toujours mercredi de se rendre. Un nouvel assaut a été lancé par les forces du président reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, sans succès.

"On va sortir Laurent Gbagbo de son trou et le remettre à la disposition du président de la République", avait d'abord annoncé mercredi matin un porte-parole du premier ministre de M. Ouattara. En milieu de journée, les tirs à l'arme lourde ont diminué avant de reprendre près du palais et de la résidence de Laurent Gbagbo.

En fin de journée, les combattants pro-Ouattara ont dû effectuer un repli. Ils sont parvenus jusqu'à 150 mètres du portail de la résidence de M. Gbagbo mais n'ont pu entrer, a résumé un habitant.
Une source gouvernementale française a indiqué de son côté que "l'offensive s'était heurtée à une très forte résistance du dernier carré des fidèles à Gbagbo". Selon cette source, il y aurait encore des mortiers et des chars dans l'enceinte de la présidence.

"Les négociations qui se sont déroulées pendant des heures (mardi) entre l'entourage de Laurent Gbagbo et les autorités ivoiriennes ont échoué devant l'intransigeance de Laurent Gbagbo", a déclaré de son côté le chef de la diplomatie française, Alain Juppé.

Il a rajouté que le président Ouattara avait décidé de demander à ses forces armées de reprendre l'offensive contre le réduit présidentiel". L'assaut final se poursuivait ainsi à Abidjan alors qu'il est très difficile de dire qui a l'avantage sur le terrain.

Enquête de la CPI En outre, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a annoncé mercredi qu'il voulait ouvrir une enquête sur les "massacres commis de façon systématique ou généralisée", dans l'ouest (à Duékoué), où des centaines de personnes ont été tuées. Les troupes pro-Ouattara ont notamment été accusées. Les bilans oscillent de 330 tués à un millier de morts ou disparus.

(ats / 06 avril 2011 21:59) 

 

Abidjan/Gbagbo: repli des pro-Ouattara

AFP  06/04/2011 : 19:49

Les combattants d'Alassane Ouattara se sont repliés aujourd'hui, quelques heures après avoir lancé l'assaut sur la résidence du chef d'Etat ivoirien sortant Laurent Gbagbo, qui refuse de se rendre, a rapporté à l'AFP un habitant.

"Il y a une pause dans les combats" entre irréductibles pro-Gbagbo et forces pro-Ouattara, a dit à l'AFP dans l'après-midi ce résident, après "plusieurs heures de tirs nourris à l'arme lourde". "Les Forces républicaines (pro-Ouattara) sont arrivées jusqu'à 150 mètres du portail (de la résidence de M. Gbagbo) mais ne sont pas entrées", a-t-il poursuivi. Elles ont dû opérer un "retrait", a-t-il ajouté.

"L'offensive lancée par les troupes de Ouattara s'est heurtée à une très forte résistance du dernier carré de fidèles à Gbagbo", a confirmé à l'AFP une source gouvernementale française. "Il y a encore des mortiers et des chars dans l'enceinte de la présidence, l'offensive est suspendue pour quelques heures, manifestement", a-t-elle indiqué.

Les forces pro-Ouattara avaient lancé dans la matinée l'assaut sur la résidence de M. Gbagbo pour le sortir de son bunker et avaient aussi tenté de prendre le palais présidentiel. Sur les deux sites, les tirs avaient cessé à la mi-journée.

 

ABIDJAN - Abidjan: Gbagbo résiste dans son bunker, Abidjan plonge dans la terreur

ABIDJAN - 06.04.11 à 11h30Les forces du président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara ont échoué mercredi à s'emparer du chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo, retranché dans son bunker à Abidjan, tandis que diplomates et journalistes appelaient Washington à l'aide.

Abidjan s'enfoncait dans la terreur, et à Washington un responsable du département d'Etat a indiqué que des diplomates indiens, israéliens et japonais en Côte d'Ivoire ainsi qu'une vingtaine de journalistes ont sollicité l'aide des Etats-Unis pour quitter Abidjan.

"Ils nous demandent de l'aide et nous relayons leurs inquiétudes et leurs besoins à (la force française) Licorne et à l'Onuci", a déclaré William Fitzgerald, sous-secrétaire d'Etat adjoint chargé de l'Afrique.

Le diplomate a évoqué "l'ambassadeur ou le chargé d'affaires israélien", l'ambassadeur de l'Inde et celui du Japon.

La résidence de ce dernier a été attaquée mercredi par des "mercenaires", qui ont ensuite tiré roquettes et coups de canon depuis le bâtiment, a déclaré le diplomate à l'AFP, indiquant que quatre membres de son personnel local avaient "disparu".

"Il y a beaucoup de sang dans la maison, des cartouches partout. Je ne sais pas si les quatre sont vivants", a déclaré Okamura Yoshifumi. "Ils sont devant chez moi. J'ai peur qu'ils reviennent", a-t-il ajouté.

Sa demeure est située dans le quartier chic et verdoyant de Cocody, qui abrite la résidence présidentielle.

Les derniers fidèles de M. Gbagbo, lourdement armés, qui défendent le bâtiment où le président sortant est retranché dans son bunker, ont mis en échec l'assaut lancé dans la matinée par les combattants pro-Ouattara.

Pourtant, au lancement de l'attaque, l'optimisme était de rigueur: "on va sortir Laurent Gbagbo de son trou et le remettre à la disposition du président de la République", avait annoncé à l'AFP Sidiki Konaté, porte-parole de Guillaume Soro, Premier ministre de M. Ouattara.

Mais à 12H00 (locales et GMT), les tirs à l'arme lourde ont cessé près du palais et de la résidence, plongeant ces quartiers dans un calme inhabituel. En fin d'après-midi, un habitant rapportait que les combattants pro-Ouattara avaient dû effectuer un repli devant la résidence.

"Les Forces républicaines (pro-Ouattara) sont arrivées jusqu'à 150 mètres du portail mais ne sont pas entrées", a-t-il dit, évoquant leur "retrait".

Cette attaque survient au lendemain d'une journée d'intenses mais infructueuses tractations, au cours desquelles M. Gbagbo a refusé de démissionner, malgré d'importantes pressions.

"Moi, je ne suis pas un kamikaze, j'aime la vie", a affirmé M. Gbagbo mardi à un journaliste français. "Ma voix n'est pas une voix de martyr, je ne cherche pas la mort mais si la mort arrive, elle arrive".

M. Ouattara a demandé à plusieurs reprises à ses troupes de garantir "l'intégrité physique" de son rival.

L'assaut lancé par les combattants pro-Ouattara "est une tentative d'assassinat du président Gbagbo", a jugé le porte-parole de son gouvernement, Ahoua Don Mello. Il a accusé la force française Licorne d'avoir fourni "un appui aérien et terrestre", ce qu'a démenti Paris.

Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a assuré que la France n'interviendrait pas en Côte d'Ivoire si M. Ouattara faisait appel à elle pour déloger définitivement Laurent Gbagbo.

Si la France refuse une aide militaire à M. Ouattara, son rival peut encore se prévaloir d'un soutien: l'Angola, qui possède une des armées les plus puissantes du continent, le considère toujours comme le "président élu", selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Depuis le scrutin présidentiel du 28 novembre, qui a plongé le pays le plus riche de l'Afrique de l'Ouest francophone dans une quasi-guerre civile, Laurent Gbagbo n'a jamais reconnu la victoire d'Alassane Ouattara, au terme d'un processus électoral pourtant certifié par l'ONU.

Son régime s'est écroulé, les chefs de son armée ont appelé au cessez-le-feu, les frappes de l'ONU et de la France ont détruit une grande partie de son armemement lourd, de nombreux fidèles ont fait défection, mais il a obstinément refusé de signer sa démission.

Outre la résidence et le palais, les derniers partisans de M. Gbagbo contrôlent le camp militaire d'Agban, le plus important du pays, près duquel ont été entendues aussi des fortes détonations.

A Abidjan, les habitants traumatisés par les récents combats restent pour la plupart terrés chez eux. Dans certains quartiers, les rues quasiment désertes étaient abandonnées aux pillards, l'eau et l'électricité sont coupées par endroits, les provisions de nourriture s'amenuisent. Dans d'autres un début de retour à la normale s'esquisse.

Les affrontements à l'arme lourde dans Abidjan ont fait, selon l'ONU, des dizaines de morts et la situation humanitaire est devenue "absolument dramatique", la plupart des hôpitaux ne fonctionnant plus.

 

L'Angola continue de soutenir Gbagbo

AFP  06/04/2011 | Mise à jour : 18:54

L'Angola considère toujours que Laurent Gbagbo est le "président élu" de Côte d'Ivoire, malgré les efforts pour lui faire céder le pouvoir à Alassane Ouattara soutenu par la communauté internationale, a déclaré aujourd'hui le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

"Nous nous rallions totalement derrière l'Union Africaine mais nous pensons aussi que la Côte d'Ivoire devrait créer un gouvernement d'union nationale puisque Laurent Gbagbo a été élu constitutionnellement",a déclaré José-Maria Fernandes à une correspondante de l'AFP.

L'Angola du président José Eduardo dos Santos avait jusqu'à présent ménagé Laurent Gbagbo, sans jamais aller jusqu'à reconnaître sa victoire à l'élection présidentielle de fin novembre.

 

Abidjan: résidence de l'ambassadeur du Japon attaquée par des "mercenaires"

ABIDJAN - AFP / 06 avril 2011 22h09 -  La résidence de l'ambassadeur du Japon à Abidjan a été attaquée mercredi par des "mercenaires", qui ont ensuite tiré roquettes et coups de canon depuis le bâtiment, a déclaré le diplomate à l'AFP, indiquant que quatre membres de son personnel local avaient "disparu".

"Il y a quatre personnes, des agents de sécurité et le jardinier, qui ont disparu. Il y a beaucoup de sang dans la maison, des cartouches partout. Je ne sais pas si les quatre sont vivants", a déclaré Okamura Yoshifumi.

"C'étaient des mercenaires sans doute, ils sont entrés dans la matinée dans ma résidence en tirant (avec des lance-roquettes) RPG. Avec une douzaine de personnes nous nous sommes enfermés dans ma chambre, dont la porte est blindée", a-t-il indiqué.

Sa résidence est située dans le quartier de Cocody (nord), dans un large périmètre autour de celle du président sortant Laurent Gbagbo, défendue par ses derniers fidèles face aux combattants d'Alassane Ouattara, chef d'Etat reconnu par la communauté internationale.

"De 9H00 à 14H00 (locales et GMT), ils ont tiré à la mitraillette, des canons, des RPG à partir de ma résidence. Je ne sais pas vers où ils tiraient parce qu'on était enfermés. C'est terrible", a poursuivi le diplomate.

"Ils ont saccagé, volé tout ce qui a de la valeur dans la maison. Vers 14H00, ils sont partis", a ajouté M. Yoshifumi. Mais "ils sont devant chez moi. J'ai peur qu'ils reviennent", a-t-il conclu.

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:38

 

 

ARV

 

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Par Pacome Pabandji - 06/04/2011 journal de Bangui

Depuis le mois de janvier, les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) de la ville de Bossangoa sont sevrées des antirétroviraux.

Cette situation a commencé à faire des victimes depuis quelques jours puisque jusqu’au jour d’aujourd’hui, plus de deux personnes sont d’ores et déjà décédées. Et pour cause? Les ARV qui constituent le moteur de survie des malades du SIDA, sont d’une rare nécessité en ce moment dans plusieurs pays d’Afrique et du monde. En République Centrafricaine, cette nécessité semble ne pas être prise en compte puisque ces malades du SIDA sont parfois laissés pour compte, ce qui aggrave leur situation, créant parfois une mort prématurée de ces derniers. Pour preuve, depuis le début de l’année 2011, la ville de Bossangoa n’a pas reçu des ARV. Selon le gestionnaire du service de distribution, cette rupture est due à plusieurs causes

Plusieurs commandes ont été faites mais jusqu’aujourd’hui, il n’y a pas eu de suite favorable. Le centre de traitement des personnes vivant avec le VIH de Bossangoa qui est géré par l’unité de cession des médicaments (UCM) et le comité national de lutte contre le SIDA (CNLS) a toujours rencontré des problèmes de ce genre mais jusque là, rien n’a été fait pour remédier à cela. Quand on sait que les PVVIH vivent à base des ARV, il y a vraiment de quoi s’inquiéter. Face à cela, celles-ci prévoient des manifestations de tout genre si d’ici peu elles ne trouvent pas de solution adéquates à leur problème. Certaines d’entre elles, menacées d’observer une grève de faim. Un appel est lancé à l’endroit du gouvernement afin de trouver une solution le plus vite possible pour sortir ces centrafricains de leur état.

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 14:55

 

 

Patassé

 

 

 

par Achille NGUETI

 

(AfriSCOOP Analyse)mercredi 6 avril 2011  Ange-Felix Patassé a livré en début d’année 2011 son dernier combat politique, en participant à la présidentielle organisée dans son pays. L’ancien président centrafricain s’est éteint ce mardi à Douala, au Cameroun, des suites d’un diabète, à l’âge de 74 ans…

La maladie du président Patassé n’était pas une information ces dernières semaines, mais plutôt le retour du mal dont il souffrait et surtout la fin de non-recevoir qu’ont opposée les autorités de Bangui à son évacuation à l’étranger… Il a fallu une rencontre entre une délégation de M. Patassé et le président François Bozizé avant que le malade n’obtienne le droit de quitter le territoire centrafricain.

M. Patassé aurait-il pu être sauvé s’il avait bénéficié d’une évacuation plus rapide vers la Guinée équatoriale comme il le demandait ? Que cachaient les oppositions du gal Bozizé à la sortie de la Centrafrique de son opposant ? Dans un contexte politique dans lequel le pouvoir de Bangui avait tout verrouillé, qu’a-t-il à gagner dans la disparition d’un adversaire politique ?

Des questions légitimes qui redisent à ceux qui n’y croyaient pas que le pays de Bokassa n’est pas encore une démocratie, en dépit des élections qu’il a organisées ces dernières semaines. D’ailleurs, tous les opposants de poids au parti au pouvoir, « Kwa na kwa », ont contesté la régularité de ces scrutins, en dénonçant une litanie de fraudes. Pas besoin d’être sorti de Sciences Po pour savoir que la distribution des cartes d’électeur le jour du vote ou encore la recherche par les électeurs de leur nom sur les listes le jour J ne sont pas gages de transparence électorale.

Ange-Felix Patassé et son parcours sinueux

Le « barbu national » comme le surnommaient ses compatriotes, restera surtout gravé dans leurs mémoires comme étant le premier opposant à avoir remporté une présidentielle en Centrafrique en 1993. Depuis, aucun politique ne l’a plus imité. L’amateur de cravates avec nœud de papillon sera réélu en 1999. Avant d’être renversé le 15 mars 2003 par le gal Bozizé. Un parcours du parfait démocrate qui est enténébré d’une part par ses services rendus au régime sanguinaire de Bokassa (en tant que ministre et chef de gouvernement). Et d’autre part par sa collision avec les inconduites commises par les hommes fidèles à Jean-Pierre Bemba sur le sol centrafricain. Plusieurs fois exilé (entre autres au Togo où il a des biens), l’ancien président de la Centrafrique est mort également en exil.

Sous M. Patassé comme ses successeurs, la Centrafrique ne s’est toujours pas réconciliée avec elle-même ! La paupérisation de sa population conduit même ses habitants à être nostalgiques de l’époque Bokassa. Les dernières élections (présidentielle et législatives) dans ce pays en sont la preuve ; elles ont davantage divisé les Centrafricains, au lieu de les réunir autour d’un impératif national : le développement hic et nunc

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 14:45

 

 

 

Feindiro

 

La Haye, 5 avril 2011 - Le procureur général du tribunal de Bangui, Firmin Feindiro, a commencé, lundi 4 avril, sa déposition contre Jean-Pierre Bemba, accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI). Le témoin a « brossé un tableau général » de la guerre en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003, au cours de laquelle « les hommes » de Bemba, appelés en renfort par le président centrafricain d'alors, Ange-Félix Patassé, auraient commis des meurtres, des viols et des pillages. En 2003, Firmin Feindiro avait été chargé par le ministère de la Justice d'enquêter sur les auteurs des crimes commis durant la guerre.

Très rapidement, a-t-il expliqué, le pouvoir a été confié à l'Unité de la sécurité présidentielle (USP) et aux troupes du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), dirigé par l'accusé. Interrogé sur les différences entre les deux groupes, le témoin a estimé qu'« il y a une distinction nette, entre le MLC et l'USP. L'USP est constituée de militaires formés, qui répondent à la charge de l'Etat, qui sont habillés, qui ont des insignes distinctifs, un béret vert. Les militaires de l'USP sont des Centrafricains qui parlent Sango. » Confirmant les récits des témoins venus déposer avant lui, il a rappelé que « du côté des troupes du MLC, les tenues sont disparates, les tailles de certaines tenues ne correspondent pas à leur porteur, les chaussures sont disparates, c'est des paires de pantoufles, des tapettes. (...) Les rebelles du MLC ne parlent pas Sango. » Parmi eux, « vous pouvez trouver des barbus, genre Oussama Bin Laden ».

De nombreuses milices avaient été appelées pour contrer les rebelles du colonel François Bozizé: « Il y avait aussi les forces libyennes (...) Ils avaient des petits avions et ils larguaient des obus » a raconté le témoin, selon lequel les pilonnages sont les seuls crimes commis par ces forces, qui n'ont ni tué, ni pillé, ni violé.

Le président Patassé s'était aussi assuré le soutien d'Abdulaye Miskine, un « escroc » selon le procureur général de Bangui. « Il disait qu'il allait combattre les coupeurs de route » mais «Abdulaye Miskine procédait à des exécutions sommaires ». Avec le temps, « il était devenu la pomme de discorde entre le président Idriss Deby du Tchad, et le président Patassé. Du coté de Ndjamena, on le traitait de mercenaire tchadien, engagé par Patassé pour déstabiliser le Tchad. Et du côté d'Ange-Félix Patassé, on disait qu'il était un patriote centrafricain, chargé de lutter contre les coupeurs de route ». Pour le témoin, les hommes de Miskine n'ont pas violé, mais « les charniers du PK13 sont le travail de ses troupes ».

Deux compagnies de sécurité étaient notamment chargées de surveiller la résidence présidentielle. La Société centrafricaine de protection et de surveillance (SCPS) était « dirigée par le chauffeur du président Patassé, un ancien chauffeur de taxi. » Puis l'ex-gendarme français Paul Barril, chargé de la « lutte contre le terrorisme international », chapeauta les opérations de surveillance. « On avait mis sous son aile la SCPS et les éléments d'Abdulaye Miskine. »

Le témoin a raconté sa rencontre avec Paul Barril. « Un soir, je travaillais à Bouar, et on a reçu la visite d'éléments étrangers, je crois qu'ils étaient yougoslaves. Ils parlaient français avec un fort accent russe. Ils étaient équipés comme des commandos (...) Paul Barril a tenu un meeting et il disait à la population qu'il avait besoin de soutiens, qu'il venait pour combattre les rebelles de Bozize qui avançaient.» Mais pour le témoin, Paul Barril ne conduisait pas la guerre. « Il a roulé Patassé dans la farine ».

Selon Firmin Feindiro, « ils ont imposé au pompiste de leur donner les recettes, puis le carburant qui était dans la soute a été vendu et l'argent leur était versé directement. Est-ce qu'ils étaient venus pour vendre le carburant ou bien pour faire la guerre ? », a-t-il interrogé. Son témoignage se poursuivra demain.   

Le procès de Jean-Pierre Bemba a débuté le 22 novembre 2010. Le sénateur congolais avait été arrêté en Belgique le 24 mai 2008 puis transféré à la Cour début juillet.

SM/GF

© Agence Hirondelle

 

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