Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 01:08

 

 

 

CPI.jpg

 

 

La Haye – Le 6 mai 2011, le Fonds de la Cour pénale internationale (CPI) au profit des victimes lance un appel à manifestation d’intérêt pour faciliter la réhabilitation de victimes de violences sexuelles et sexistes en République centrafricaine (RCA), ayant identifié un besoin d’assistance urgent prioritaire des victimes de ces crimes dans le contexte de la situation en RCA. Les futurs programmes du Fonds en RCA pourront toutefois cibler à l’avenir des victimes d’autres crimes. Le Fonds finance des projets de réhabilitation physique, psychologique et de soutien matériel à l’intention des victimes de crimes relevant de la compétence de la CPI.

Le 21 décembre 2004, le Gouvernement de la RCA a déféré la situation à la CPI, qui a officiellement ouvert la situation en République centrafricaine le 19 janvier 2005. Toutes les parties au conflit en RCA ont commis des viols et autres agressions sexuelles graves. En effet, lorsque le Procureur a annoncé l’ouverture d’une enquête en République centrafricaine le 22 mai 2007, il a indiqué que son analyse préliminaire des crimes allégués avait révélé un schéma de viols massifs et autres actes de violence sexuelle, apparaissant comme ayant constitué un élément central du conflit. Ce nombre élevé de victimes signalées de viols a fait de la situation en République centrafricaine, la première enquête de la CPI dans laquelle les allégations de crimes sexuels étaient bien plus nombreuses que celles de meurtre. Les allégations de crimes sexuels étaient précises et étayées, ce qui laisse penser que des viols sur les civils ont été commis en des proportions telles qu’il est impossible de les ignorer au regard du droit international. En novembre 2010, le premier procès devant la Cour pénale internationale dans la situation en RCA s’est ouvert, celui de Jean-Pierre Bemba, accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre, dont des assassinats, des viols et des pillages.

Les circonstances des crimes étaient souvent particulièrement cruelles : viols collectifs, publics, ou auxquels des proches sont contraints à prendre part. Les violences touchent principalement les femmes et les jeunes filles, mais les hommes ont également été victimes de viols, d’actes de torture à caractère sexuel, d’esclavage sexuel, d’humiliations sexuelles et d’inceste forcé.

Les rescapés de violences sexuelles souffrent souvent, tant à long terme qu’à court terme, des conséquences de ces actes pour leur santé, leur bien-être psychologique et leur intégration sociale. Aux blessures physiques viennent s’ajouter le syndrome de stress post-traumatique (SSPT), les maladies sexuellement transmissibles (notamment le VIH/Sida), les fausses couches, les grossesses forcées et les fistules traumatiques, qui sont des déchirures débilitantes des tissus du vagin, de la vessie ou du rectum. Des années de crise ont laissé le système de santé centrafricain dans un état désastreux. On compte un médecin pour 3 000 habitants, une infirmière pour 1 000, et 37 % de la population doit parcourir en moyenne 10 km à pied pour parvenir à un centre de santé.

Le but général du programme lancé par le Fonds dans le cadre de son mandat de réhabilitation est d’apporter aux victimes de violences sexuelles et sexistes, à leur famille et aux communautés touchées un soutien formant un ensemble cohérent afin qu’elles puissent surmonter cette épreuve et mener une vie stable. Pour ce faire, le Fonds s’efforce de promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes filles et de répondre aux besoins spécifiques des rescapés en fonction de leur âge, ce qui est une condition fondamentale à tout processus d’édification de la paix. Le Fonds concentre ses activités dans les diverses provinces de RCA les plus touchées par les violences sexuelles et sexistes et encourage les organisations internationales non-gouvernementales à intégrer dans leurs programmes le renforcement des capacités locales dans le cadre de partenariats avec les associations de femmes et les groupes de rescapés.

L’appel à manifestation d’intérêt lancé par le Fonds au profit des victimes est ouvert pour une durée de trois mois, du 6 mai au 5 août 2011. C’est la première étape d’un processus qui en compte deux ; chaque manifestation d’intérêt sera examinée, éventuellement retenue, puis pourra être présélectionnée. Les organisations présélectionnées seront invitées à soumettre une proposition technique et financière détaillée après la tenue d’un atelier consacré à l’élaboration de propositions que le Fonds organisera à Bangui (RCA). Les projets retenus seront soumis à l’approbation du Conseil de direction du Fonds et de la Chambre préliminaire de la CPI chargée de la situation en RCA.

Quelques informations sur le Fonds au profit des victimes

Le Fonds de la CPI au profit des victimes est le premier fonds à s’inscrire dans la dynamique mondiale visant à mettre un terme à l’impunité et à promouvoir la justice. À la fin de l’un des siècles les plus sanglants de l’Histoire, la communauté internationale s’est engagée, en adoptant le Statut de Rome, à mettre un terme à l’impunité, à s’efforcer d’empêcher que soient commis les crimes les plus graves que connaisse l’humanité et à rendre justice aux victimes. En 2002, le Statut de Rome est entré en vigueur et, en application de son article 79, l’Assemblée des États parties a créé le Fonds à l’intention des personnes et des familles des personnes victimes de crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale. Ces crimes sont actuellement le génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. À l’avenir, les crimes d’agression seront également pris en compte.

Le Fonds s’intéresse et pourvoit aux besoins physiques, psychologiques ou matériels des victimes les plus vulnérables. Il s’efforce de sensibiliser l’opinion publique et de mobiliser des gens, des idées et des ressources. Il finance des projets novateurs, mis en œuvre par des intermédiaires pour soulager les maux des survivants, trop souvent oubliés. Il travaille en collaboration étroite avec des ONG, des groupes communautaires, des organisations féminines locales, des gouvernements et des organismes des Nations Unies, et ce, aux niveaux local, national et international. En s’attachant à favoriser l’appropriation et la prise en main des opérations à l’échelon local, le Fonds responsabilise les victimes et fait d’elles les principaux acteurs de la reconstruction de leur existence.

Chargé à la fois d’exécuter les ordonnances de réparation rendues par la Cour et d’apporter une assistance générale aux victimes de crimes relevant de la compétence de celle-ci, le Fonds au profit des victimes est particulièrement bien placé pour promouvoir le retour d’une paix durable, la réconciliation et le bien-être dans des sociétés déchirées par la guerre. Il est investi de deux mandats à l’égard des victimes de crimes relevant de la compétence de la CPI :

Réparation : exécuter les ordonnances de réparation rendues contre une personne condamnée, lorsque la Cour le lui ordonne.

Assistance générale : utiliser les contributions volontaires émanant de donateurs pour faire bénéficier des victimes de situations dans lesquelles la Cour intervient, ainsi que leur famille, de mesures de réhabilitation physique ou psychologique et/ou d’un soutien matériel.

Dans le cadre de son second mandat, le Fonds a mis en place un large éventail de mesures d’assistance destinées aux victimes de crimes relevant de la compétence de la CPI, dont l’accès à des services de santé génésique, la formation professionnelle, l’accompagnement psychologique des victimes de traumatismes, des ateliers sur la réconciliation et la chirurgie réparatrice. Son action a bénéficié à 75 000 personnes environ dans le nord de l’Ouganda et en République démocratique du Congo. La plupart de ses projets prévoient des interventions adaptées à la situation particulière des femmes et des enfants, afin de faire face aux vulnérabilités qui leur sont propres.

L’appel à manifestation d’intérêt est ouvert pour une durée de trois mois, du 6 mai au 5 août 2011 ; les dossiers devront être adressés le 5 août 2011 au plus tard, sous forme électronique, à l’adresse suivante : Kent.Foster@icc-cpi.int.

Pour tout complément d’information, voir le site Web du Fonds à l’adresse :

http://www.trustfundforvictims.org/homepage, et le site Web de la CPI à l’adresse : http://www.icc-cpi.int/Menus/Go?id=c1e72ebf-be02-4510-9a53-08e9929aa51e&...

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 03:06

 

 

 

JPB-G.jpg

 

 

Source : Radio Okapi 5 mai 2011

Le témoin numéro 9, ancien juge d’instruction centrafricain au moment des faits dont est accusé Jean-Pierre Bemba à la Cour pénale internationale, a poursuivi, mercredi 4 mai, sa déposition à la Haye. Il a donné les raisons qui avaient, selon lui, justifié l’abandon par la justice centrafricaine, des poursuites contre le président du Mouvement de libération du Congo (MLC). Cet ancien juge d’instruction est celui qui avait décidé le non-lieu de l’affaire Bemba en Centrafrique, en 2004.

Dans sa déposition, mercredi, devant les juges de la CPI, le témoin numéro 9 a expliqué qu’il n’avait pas assez d’informations par rapport à la responsabilité du président du MLC et de son implication sur les opérations de ses hommes en RCA.

Voilà pourquoi, il avait décidé d’abandonner les poursuites contre Jean-Pierre Bemba.

Cette décision ne s’écartait pas du réquisitoire du procureur général de Bangui, a précisé le témoin numéro 9.

La décision de la justice centrafricaine avait des  motivations politiques, a encore expliqué l’ancien juge d’instruction de la RCA.

Il a évoqué les relations de bon voisinage avec un pays ami et le changement de statut de Jean-Pierre Bemba, devenu entre-temps, vice-président de la République démocratique du Congo.

La défense de l’accusé, qui a commencé son contre interrogatoire dans ce témoignage, a contesté cette présentation des faits par le témoin numéro 9.

Selon Me Aimé Kilolo, dans le réquisitoire du procureur général de Bangui, à aucun endroit, il est fait mention des raisons politiques pour abandonner les poursuites contre Jean-Pierre Bemba.

Pour la défense de l’ancien vice-président de la RDC, la raison du non-lieu décidé par la justice centrafricaine dans cette affaire est que les autorités judiciaires de la RCA n’avaient établi aucun élément de preuve quant à la participation directe de Jean-Pierre Bemba dans les faits commis par ses hommes.

Me Kilolo a affirmé, à ce propos, que les hommes du MLC n’étaient pas sous les ordres de Jean-Pierre Bemba, mais plutôt sous ceux des autorités centrafricaines et de l’ex-président Ange-Félix Patassé.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 01:21

 

 

 

bemba

 

 

Source : radiokapi.net

Le procès de Jean-Pierre Bemba doit reprendre, ce mardi 3 mai, à La Haye, avec l’audition d’un autre témoin présenté par le procureur Ocampo. C’est le 19e témoin à défiler devant les juges, et comme les précédents, son identité ainsi que les fonctions qu’il exerçait à l’époque des crimes dont est accusé l’ancien vice-président congolais, sont confidentiels. 

Au cours de ce procès, ouvert depuis le 22 novembre 2010, le procureur devrait appeler, en tout, quarante témoins pour démontrer que Jean-Pierre Bemba est responsable des crimes commis par les hommes du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) qu’il avait envoyés en Centrafrique à la demande de l’ancien président, Ange-Félix Patassé.

La majorité des témoins, parmi lesquels de nombreuses victimes des viols et des exactions commis par les soldats de Jean-Pierre Bemba, comparaissent sous pseudonyme pour raison de sécurité.

Selon la Cour pénale internationale (CPI), ce serait la meilleure façon de les protéger d’éventuelles menaces.

Une première victime de viol avait  témoigné le 30 novembre 2010.

La défense de Jean-Pierre Bemba devrait présenter, à son tour, ses propres témoins; une fois que le procureur aura bouclé la présentation de toutes ses preuves.

Selon les avocats de l’accusé, Ange-Félix Patassé est le seul responsable, car il avait le contrôle sur les troupes placées sous ordre lorsqu’elles étaient en Centrafrique.

Le chef du Mouvement de libération du Congo est accusé de crimes de guerre, commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

A la suite d’une démarche du gouvernement centrafricain, la CPI avait lancé un mandat d’arrêt international, le 16 avril 2008, contre le sénateur congolais. Et l’arrestation de ce dernier est intervenue à Bruxelles, dans la nuit du 24 au 25 du même mois.

Une année plus tôt, candidat malheureux au deuxième tour de  l’élection présidentielle congolaise,  Jean-Pierre  Bemba avait quitté Kinshasa, après les affrontements à l’arme lourde qui avaient opposé sa garde rapprochée à l’armée du président Joseph Kabila.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 16:29

 

 

 

Gbagbo-et-Desmond-Tutu.jpg

 

Laurent Gbagbo, Kofi Annan, Desmond Tutu et Mary Robinson à Korogho

 

 

KORHOGO (Côte d'Ivoire) (AFP) 16:05 - 02/05/11 -  Le président ivoirien déchu Laurent Gbagbo a déclaré qu'il fallait "panser les plaies" de la Côte d'Ivoire, lors d'une courte rencontre lundi matin avec Mgr Desmond Tutu, Kofi Annan et Mary Robinson à Korhogo (Nord), où M. Gbagbo est en résidence surveillée.

Détendu et souriant, Laurent Gbagbo n'avait plus rien à voir avec l'homme hébété, en maillot de corps, photographié lors de son arrestation le 11 avril dans la résidence présidentielle à Abidjan.

"Merci d'être venus !", a déclaré l'ancien chef de l'Etat, vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise bleue, en serrant la main des trois membres du groupe dit des Elders (Anciens), l'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, l'archevêque sud-africain Desmond Tutu, et l'ancienne présidente d'Irlande et ex-Haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Mary Robinson.

Laurent Gbagbo a pris la pose pour les photographes et vidéastes accompagnant la délégation, mais il n'a fait aucune déclaration à la presse.

"Nous avons eu un échange bref mais chaleureux, nous avons été heureux de constater que l'ancien président a exprimé le désir de voir le pays retourner à une situation normale. Dans son intervention, il a insisté pour dire qu'il fallait panser les plaies du pays", a déclaré Mgr Tutu, à l'issue de la rencontre d'environ 45 mn à laquelle la presse n'a pas pu assister.

"Comme vous l'avez vu, il a l'air en bonne santé, il nous l'a dit lui-même. Il a l'air détendu et il a demandé une bible", a ajouté le prix Nobel de la Paix.

Il s'agissait de la première visite connue d'officiels auprès de M. Gbagbo depuis son transfert le 13 avril à Korhogo, où il est assigné, dans une résidence présidentielle, un modeste bâtiment d'un étage entouré d'un jardin et de hauts murs, dans un paysage aride de savane, protégé par la mission de l'Onu en Côte d'Ivoire (Onuci) et les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI).

Les Elders ont été accueillis à leur arrivée à Korhogo par une délégation associant des casques bleus et le chef local des FRCI, le commandant Martin Kouakou Fofié, qui, ironie du sort, se trouve sous le coup de sanctions de l'Onu depuis 2006, ses hommes ayant été accusés de "recrutement d'enfants soldats", "sévices sexuels sur les femmes", et "exécutions extrajudiciaires".

Les membres des Elders sont arrivés dimanche à Abidjan avec l'objectif de promouvoir "l'apaisement et la réconciliation" en Côte d'Ivoire après une crise post-électorale de plus de quatre mois qui s'est soldée par l'arrestation de Laurent Gbagbo et l'arrivée au pouvoir d'Alassane Ouattara, vainqueur du scrutin du 28 novembre.

Arrêté avec sa femme Simone et une centaine de personnes, puis détenu au Golf Hôtel d'Abidjan, le quartier général de M. Ouattara, M. Gbagbo a été transféré le 13 avril à Korhogo Sa femme a pour sa part été transférée le 22 avril à Odienné (nord-ouest).

Les auditions par la justice ivoirienne de l'ex-chef d'Etat, de son épouse et de quelque 200 anciens responsables de son régime assignés à résidence à travers le pays, doivent débuter mercredi.

Toutefois, le ministre de la Justice Jeannot Kouadio Ahoussou, qui a aussi fait le déplacement lundi à Korhogo, a déclaré à l'AFP que la date du début de l'audition de l'ex-président n'était pas "certaine", M. Gbagbo lui ayant indiqué que ses avocats n'étaient "pas disponibles".

Le chef d'Etat déchu est notamment accusé d'être responsable d'exactions, de concussion et d'appels à la haine.

Près de 3.000 personnes ont été tuées lors des plus de quatre mois de crise et de combats en Côte d'Ivoire, selon les autorités. Les Nations unies font état de plus de 1.000 morts.

Ces derniers jours, des partisans de Laurent Gbagbo avaient demandé à voir l'ancien président.

"On veut savoir s'il est toujours en vie", avait ainsi déclaré à l'AFP un jeune milicien, qui venait de déposer les armes.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 00:49

 

 

 

RCA

 

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 01 Mai 2011 13:28

3 éléments de la rébellion de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) ont volontairement déposé les armes et regagné la ville de Ndele le  samedi 30 avril 2010. Les 3 hommes venaient du chantier de Yangou-Drondja, le fief de la CPJP.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Ndele, les 3 hommes ont été désarmés dès leur arrivé à la brigade de la gendarmerie de Ndele. Accompagnés par le 1er vice président de la commune de Mbolo-Kpata, Toussaint Ouba, ils étaient en possession d’armes de fabrication artisanale, de calibre 12 et d’un arc et des flèches. Ils ont expliqué avoir transhumé de leur fief de Yangou-Drondja vers le village de Takara à 15 km de Ndele sur l’axe Ouadda, et veulent par leur geste, contribuer au retour de la paix dans la région.

Pour l’heure, ils sont maintenus à la brigade de la gendarmerie de Ndele pour les besoins de l’enquête.

Il faut rappeler qu’il y a quelques jours, le 26 avril dernier, Abdoulaye Hissen, se présentant comme le N°1 de la CPJP, a demandé sur les ondes de Radio Ndeke Luka, l’ouverture d’un dialogue pour un accord de paix avec le pouvoir de Bangui. Toutefois, trois jours plus tard, le Conseil militaire CPJP a publié un communiqué affirmant ne pas se reconnaître dans cette demande, et que Abdoulaye Hissen était exclu du Mouvement depuis fort longtemps pour « trahison, indiscipline et manquement grave à l’éthique ».

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 00:46

 

 

 

thabo-mbeki-ancien-president-sud-africain.jpg

 

 

 

L’ancien president sud africain Thabo MBeki a condamné le rôle de l’« ONU » dans la crise en Côte d’Ivoire dans une contribution publiée vendredi 29 avril 2011 par « foreignpolicy ». Thabo MBeki a estimé que la crise en Côte d’Ivoire résulte de l’incapacité pour les organisateurs de gérer les « pré-réquis électoraux ». Il a dénoncé le contrôle exercé par la rébellion sur la partie nord du pays et le maintien de la capacité militaire de celle-ci qui ont constitué les moyens par lesquelles Alassane Ouattara s’est installé au pouvoir en Côte d’Ivoire.


Il n’est pas étonnant, poursuit-il, que Laurent Gbagbo dénonce une trahison au regard de l’aggravation de la crise post-electorale. Pour Mbeki, les événements tragiques en Côte d’Ivoire ont consacré la marginalisation de l’« Union africaine » dans la résolution des défis majeurs de l’Afrique. L’« UA » a plutôt été utilisée par les grandes puissances « pour légitimer leur actions en persuadant l’+ ONU + d’autoriser leurs interventions égoïstes ».

Selon Mbéki, accepter l’« ONU » comme une force neutre dans la résolution des conflits internes, comme celui vécu en Côte d’Ivoire, est aujourd’hui gravement compromis. « Il sera désormais difficile pour l’+ ONU + de convaincre l’Afrique et le reste du monde en développement que cette organisation n’est pas un simple instrument entre les mains des grandes puissances du monde » s’est-il insurgé.

Aussi, l’ancien président sud africain préconise-t-il « l’urgente nécessité de restructurer le système des relations internationales qui ont mis en évidence la réalité de l’abus de pouvoir dans l’ère post-guerre froide ». « Nous ne pouvons qu’espérer que Laurent et Simone Gbagbo et le peuple ivoirien ne continuent pas à souffrir en étant les victimes maltraitées et humiliées d’un système mondial qui, dans son intérêt, tout en prônant haut et fort les droits universels de l’homme, ne cherche en réalité qu’à perpétuer la domination du plus grand nombre par quelques-uns qui disposent de l’essentiel du pouvoir politique, économique, militaire et médiatique » poursuit-il.

« Les procédures perverses et néfastes qui ont frappé la Côte d’Ivoire amènent à se poser d’urgence la question suivante : Combien de violations flagrantes de pouvoir devra subir l’Afrique et le reste des pays en développement avant que la vision d’un système démocratique de la gouvernance mondiale soit réalisée ? » a-t-il conclu.

Thabo MBeki a été médiateur de la crise en Côte d’Ivoire. Sous son égide a été conclu l’Accord de Prétoria qui a notamment permis à Alassane Ouattara, inéligible selon la « Constitution ivoirienne », d’être candidat à titre exceptionnel, à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire.

La crise ivoirienne est née d’une tentative de coup d’état suivie d’une rébellion armée démarrés le 19 septembre 2002 à l’initiative d’Alassane Ouattara avec l’appui de la France, contre le régime de Laurent Gbagbo démocratiquement élu en 2000. Après différents accords de paix, les rebelles ont obtenus, en échange de leur promesse de désarmement jamais réalisée, plusieurs postes dont ceux clés de Premier ministre, ministre de la Justice, ministre de l’économie et des finances de même que la présidence de la commission électorale et la majorité absolue des sièges dans cette institution.

Le contentieux électoral né du refus de Ouattara d’accepter les résultats du scrutin du 28 novembre 2010 s’est transformé en une guerre avec l’ingérence armée de la France et de l’« ONU (Organisation des Nations Unies) » qui soutiennent celui-ci.

Le Président Laurent Gbagbo, élu, reconnu et investi Président par le « Conseil Constitutionnel », plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs en Côte a été capturé le 11 avril 2011 par les forces françaises sous mandat de l’« ONU » et remis aux mains de son adversaire Ouattara qui le détient prisonnier dans un lieu inconnu du « nord du pays ». De nombreuses organisations et des milliers de personnes exigent la libération immédiate de Laurent Gbagbo et de ses proches.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 01:05

 

 

 

KADHAFI.jpg

 

 


TRIPOLI - Le plus jeune fils du leader libyen Mouammar Kadhafi, Saif al-Arab Kadhafi, ainsi que trois de ses petits-enfants, ont été tués samedi au cours d'une frappe aérienne de l'Otan, a annoncé un porte-parole du régime à Tripoli.

La maison de Saif al-Arab Mouammar Kadhafi (...), le plus jeune des enfants du Guide (ndlr: Mouammar Kadhafi), a été attaquée avec de puissants moyens. Le Guide et sa femme étaient dans la maison avec des amis et des proches et est sain et sauf, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Moussa Ibrahim, lors d'une conférence de presse.

L'attaque a provoqué la mort en martyr du frère Saif al-Arab (...) et celle de trois des petits-enfants du Guide, a ajouté le porte-parole.

Saif al-Arab était âgé de 29 ans, a-t-il ajouté.

Le Guide lui-même est en bonne santé. Il n'a pas été blessé. Sa femme est également en bonne santé et n'a pas non plus été blessée, mais d'autres personnes l'ont été, a-t-il assuré.

Il s'agissait d'une opération visant à assassiner directement le dirigeant de ce pays, a-t-il accusé.

Le porte-parole avait accompagné au préalable la presse sur les lieux d'une habitation bombardée à Tripoli. Au vu de l'ampleur des destructions, il semblait peu vraisemblable qu'il puisse y avoir eu des survivants.

Samedi soir, trois explosions avaient été entendues à Tripoli en provenance du secteur de Bab al-Aziziya, qui abrite le complexe de M. Kadhafi, après un survol d'avions de l'Otan.

A Benghazi, fief de l'insurrection libyenne, des tirs de joie ont retenti peu après l'annonce à Tripoli de la mort du plus jeune fils de Mouammar Kadhafi, a constaté un journaliste de l'AFP.


(©AFP / 01 mai 2011 01h19)

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 01:21

 

 

 

Gbagbo ADO 2eme Tour-copie-1

 

 

La secrétaire générale de la présidence gabonaise, Laure Olga Gondjout, a été reçue en audience le 27 avril à Abidjan par le président ivoirien, Alassane Ouattara. Les questions liées au statut réservé à l'ancien président Laurent Gbagbo étaient au centre de cet entretien.

Porteuse d’un message du président gabonais, Ali Bongo, à son homologue ivoirien, La secrétaire générale de la présidence gabonaise, Laure Olga Gondjout, a été reçue en audience le 27 avril à Abidjan par le président Alassane Ouattara.

«Nous avons abordé les questions qui portent sur le statut réservé à l'ancien président Laurent Gbagbo. Il a, pendant plusieurs années, dirigé ce pays. Donc il faut pouvoir lui conserver une certaine dignité et respecter ses droits», a indiqué l’émissaire du président gabonais au terme de cette audience.

Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril par les forces armées de son rival Alassane Ouattara après quatre mois de bras de fer autour du fauteuil présidentiel, est en résidence surveillée à Korhogo, dans le nord de la Côte d'Ivoire.

«J'ai apprécié les conditions dans lesquelles il se trouve», a poursuivi Laure Gondjout, qui a également salué les engagements du président Alassane Ouattara en faveur de la «réconciliation nationale indispensable pour que la Côte d'Ivoire retrouve le chemin du développement socio-économique».

Le président Alassane Ouattara dont l'investiture officielle est annoncée pour le 21 mai a décidé de créer «d'ici deux semaines», une commission «vérité et réconciliation» à l'image de ce qui a été fait en Afrique du Sud. Par ailleurs, la secrétaire général de la présidence gabonais a relevé «la qualité des relations séculaires» entre le Gabon et la Côte d'Ivoire avant de conclure que son pays « a toujours été présent aux côtés de la Côte d'Ivoire et continuera à le rester».

Membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, le Gabon a voté, le 30 mars, en faveur de la Résolution 1975 visant à régler pacifiquement la situation en Côte-d'Ivoire et sommant Laurent Gbagbo de quitter expressément le pouvoir. Dans un communiqué daté du 12 avril, le Gabon s’est prononcé sur le dénouement de la tension politique en Côte d’Ivoire, déclarant à cet effet, avoir pris acte du retrait du président sortant Laurent Gbagbo et appelant le président Alassane Ouattara à la réconciliation nationale et au pardon.

Source : french.cri.cn  28-04-2011   

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 01:11

 

 

 

centrafrique-carte

 


BANGUI - AFP / 28 avril 2011 17h20 - La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), un des rébellions encore très active et impliquée dans de nombreux combats ces derniers mois en Centrafrique, a annoncé jeudi dans un communiqué un cessez-le-feu pour négocier avec le gouvernement.

 

La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) a décidé d'observer un cessez-le-feu en vue de permettre l'ouverture de négociations avec le Gouvernement centrafricain pour mettre fin à la souffrance de la population civile, affirme le communiqué parvenu à l'AFP à Bangui et signé du secrétaire général et porte-parole de la CPJP Assan M'bringa Togbo.

La CPJP espère vivement que ces négociations aboutissent le plus tôt possible, au règlement de ce conflit. La République Centrafricaine a besoin, après tant d'année de conflit armé, d'une paix durable, poursuit le communiqué

La CPJP fait appel à tous ceux qui oeuvrent pour la paix en République Centrafricaine de nous aider à conduire ce processus de dialogue et de négociation en vue de régler définitivement ce conflit qui mine les espoirs du peuple centrafricain courageux et laborieux qui aspire à la paix et au bien-être, conclut le texte.

La CPJP, dirigée par l'ancien ministre et opposant Charles Massi donné pour mort par sa famille est très active dans le nord-est et le sud du pays. Elle exige du pouvoir de Bangui, des clarifications sur la mort de son leader, et en faisait jusque-là, un préalable à toute négociation avec le régime de François Bozizé.

Dimanche, des combats avaient encore opposé l'armée centrafricaine à des éléments de la CPJP, à Nzako, une région minière de l'est du pays. L'armée centrafricaine affirme n'avoir enregistré aucune perte lors de ces combats mais la CPJP présente un bilan très différent. Rejetant la responsabilité de l'attaque sur les forces gouvernementale, elle revendiquait avoir tué 11 soldats et avoir enregistré un seul décès dans ses rangs.

La CPJP a accompli son attaque la plus médiatique en novembre 2010 en prenant Birao la principale ville du nord faisant six morts et une dizaine de prisonniers dans les rangs de l'armée centrafricaine selon Bangui.

Bangui avait été contraint de faire appel à l'armée tchadienne pour reprendre la ville le 1er décembre, à l'issue de violents affrontements ayant fait 65 morts côté rebelles, selon le pouvoir.


(©)

 

Vers un dialogue politique en Centrafrique ?


La Centrafrique tournera-t-elle le dos définitivement à l’insécurité qui mine le pays ? En tout cas, la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) de l’ancien ministre Charles Massi, principal groupe rebelle à n’avoir pas encore signé d’accord de paix avec Bangui, semble prêt au dialogue.

La CPJP demande, en effet, l’ouverture d’un dialogue pour un accord de paix avec le pouvoir centrafricain.

Offre du CPJP

C’est Abdoulaye Hissène, numéro un de la rébellion sur le terrain, qui a fait cette offre. Le porte-parole de la CPJP, le Dr Bevarrah Lala confirme l’information et demande la tenue d’une réunion en dehors de la Centrafrique.

« De tout temps, la CPJP avait la volonté de négocier avec le gouvernement, mais l’approche pour le faire était parfois maladroite », a indiqué Dr Lala. « Souvent, on essayé de faire un aparté, prendre tel groupe, négocier, etc. Et après quelque temps, ce n’est pas ça du tout et ça reprend », a expliqué le porte-parole de la CPJP.

Source : www.surlefeu.fr

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 00:41

 

 

 

Zarambaud.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 26 Avril 2011 16:27

Maitre Marie Edith DOUZIMA LAWSON et Maitre ZARAMBAUD ASSINGAMBI sont à Bangui depuis le weekend dernier pour le congé de pâques. Les deux avocats centrafricains, participent au procès de Jean Pierre BEMBA en qualité des représentants légaux des victimes à la Cour Pénale Internationale (CPI), au Pays Bas depuis novembre 2010.

Interrogée par Radio Ndeke Luka, Me DOUZIMA LAWSON a expliqué qu’ils sont à Bangui non seulement pour se reposer mais également pour « chercher à rencontrer les victimes pour leur expliquer la procédure devant la CPI ».

Au total plus de 1300 victimes centrafricaines sont admises à participer au procès du procureur contre Jean Pierre Bemba. « 1300 personnes ne pourraient pas participer au procès devant la cour, c’est pourquoi nous avons été désignés pour les représenter, » a confié Me Marie Edith DOUZIMA LAWSON.

Le procès reprend le 3 Mai 2011, à la Haye, siège de la CPI au Pays-Bas. Jean Pierre Bemba a été accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre pour viols, meurtres et pillages commis par sa milice en Centrafrique, entre 2002 et 2003.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers