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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 01:28

 

 

 

 

violencs-a-Bangui-km-5-copie-1.JPG

 


Bangui 9 juin (C.A.P) - Prévues pourtant pour mercredi 08 juin 2011, mais repoussées par le gouvernement au samedi 11 juin 2011, c’est finalement ce jour jeudi 09 juin qu’ont eu lieu les obsèques des deux mineurs dont les corps, retrouvés dans le coffre d’une voiture au domicile d’un commerçant musulman au quartier Kina à Bangui le 31 mai 2011, ont été à l’origine de graves actes de violence aux relents communautaires.

 

 

La décision de l’inhumation ce jour des deux enfants résulte de la volonté des parents de faire le deuil de leurs enfants dont le séjour prolongé des corps à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui ne permet pas non plus de faire avancer les enquêtes. Pour preuve, les autopsies, sous l’effet de l’émotion le jour des macabres trouvailles n’ont pas été effectuées à ce jour.

 

Interrogé à ce sujet par radio Ndéké luka, le directeur de l’hôpital communautaire de Bangui, le Général Romain Guitinzia a déclaré que  c’est parce qu’ils étaient débordés par la prise en charge sans moyens des nombreux blessés résultant de ces événements qu’ils n’ont pas eu le temps de procéder à ces autopsies. « Ce n’est pas que nous avons oublié » a-t-il conclu.

 

De toute évidence, en prenant la décision d’inhumer les corps de leurs enfants ce jour, les deux parents prennent de vitesse tout à la fois l’hôpital communautaire, le gouvernement et surtout la justice dont la lenteur, dans ce cas précis, risque de lui être préjudiciable pour la suite des enquêtes.

Pourquoi les juges en charge de l’enquête se comportent-ils ainsi ? Ont-ils suffisamment d’éléments de preuve sur les circonstances dans lesquels les deux mineurs ont trouvé la mort ? Il est permis d’en douter.

La démarche de base en matière criminelle, surtout lorsqu’il y a mort suspecte d’homme, commence par l’autopsie. Il est tout de même troublant que les juges en charge de cette enquête n’aient pas commencé par là. Désormais une ombre de doute plane sur cette enquête. Une telle attitude apporte l’eau au moulin de ceux – nombreux - qui ne font pas confiance à la justice centrafricaine même si par ces temps de violence, c’est à l’unisson que les différents appels font état de ce que la République Centrafricaine est un Etat de droit. Mais de quel droit s’agit-il lorsque de façon évidente on foule aux pieds les principes fondamentaux du droit ? Certains ont-ils le droit de tuer pendant que les autres ont le droit de se soumettre au droit ? La question reste entière et ouverte.

 


L’inhumation des deux enfants assassinés a finalement eu lieu ce jeudi

Par Fleury Koursany - 09/06/2011

Annoncés pour le samedi, 12 juin, les obsèques des deux garçons retrouvés morts ont finalement eu lieu ce jeudi, 9 juin 2011

 

Selon de sources hospitalières, c’est dans la matinée du jeudi que les cérémonies funéraires se sont déroulées dans l’enceinte même de la morgue de l’Hôpital communautaire en présence des familles des victimes et des autorités compétentes. Le cortège funéraire, après les cérémonies d’usage, a quitté la morgue de l’Hôpital communautaire sous bonne escorte policière pour emprunter la grande avenue des martyrs jusqu’à la place de la réconciliation puis le prolongement de l’Avenue Koudoukou à la Place du 15 mars avant de prendre la direction du cimetière Ndres ou l’inhumation devrait avoir lieu.

Toujours selon de sources hospitalières, sur instruction du Procureur de la République, l’autopsie des deux corps a eu lieu dans la journée du mercredi, 8 juin 2011. Les parents des victimes s’étant opposés à cette autopsie arguant que les preuves étaient déjà palpables. Craignant un regain de violences dans la ville de Bangui, le gouvernement a pris sur lui la responsabilité de différer les cérémonies funéraires annoncées d’abord pour le 8 puis reportées au 11 avant de l’être finalement ce 9 juin 2011.

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 00:11

 

 

 

 

violence au Km 5

 

la Toyota RAV 4 ici en feu, dans laquelle ont été retrouvés les corps des deux garçons tués

 

 

Par Fleury Koursany - 06/06/2011 JDB

Ils ont été retrouvés morts le 31 mai 2011 dans le véhicule du transporteur qui serait d’origine tchadienne

 

Les obsèques auront lieu alors que la tension demeure encore latente entre les deux communautés centrafricaine et tchadienne. La Commission d’urgence composée des représentants du gouvernement centrafricain et tchadien a rendu public un communiqué conjoint. Lequel déplore les pertes en vies humaines (11 morts dont 8 côté tchadien et 3 coté centrafricain), des blessés et d’importants dégâts matériels. Le Communiqué conjoint lu par le Secrétaire général adjoint du ministère tchadien des Affaires étrangères, M. Moussa Dago précise par ailleurs qu’en vue de favoriser un climat apaisé et consolidé la cohésion pacifique entre les deux communautés, les deux délégations ont décidé dans l’immédiat que «l’enquête judiciaire devra être accélérée en vue d’identifier formellement le ou les auteurs de l’odieux assassinat des enfants et des autres cas criminels, libérer les personnes innocentes emprisonnées à la suite des troubles du 31 mai 2011 et indemniser les victimes avérées par le gouvernement centrafricain».

A court terme, il s’agira de «promouvoir une sensibilisation en direction des deux communautés en vue de préserver leurs liens de fraternité séculaire, appliquer le principe de la libre circulation des personnes et des biens dans la zone CEMAC». Sous l’œil bienveillant des forces de défense et de sécurité, les activités économiques ont timidement repris dans le plus grand centre commercial de Bangui (KM5), depuis quelques jours. Cependant, on craint une autre montée de tension le jour des obsèques des deux garçons qui auront lieu ce mercredi, 8 juin 2011.

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 00:06

 

 

 

 

 

pk-12.jpg

 

 

Centrafrique : Après le km5 le pk 12 sous un nuage sanglant… 

Par Kpangbandjé - 06/06/2011 JDB

Le pk 12, situé à la sortie nord de Bangui a vécu un weekend plus que troublant sous les crépitements d’armes à la suite d’un évènement provoqué par des éléments de la sécurité du territoire

 

Après seulement quelques jours des émeutes meurtrières du km 5 qui ont touché toute la capitale centrafricaine, le pk 12, situé à la sortie nord de Bangui a vécu un weekend plus que troublant sous les crépitements d’armes à la suite d’un évènement provoqué semble-t-il par des éléments de la garde présidentielle. Cet incident qui a d’ores et déjà fait plusieurs victimes, risquera d’en faire plus. En effet, selon certains témoins de l’évènement, tout serait parti des altercations opposant un lieutenant de la garde présidentielle, à deux autres gradés de ce corps, tous en civil. Ils seraient dans une buvette en train de se rafraîchir lorsque le lieutenant fumant une cigarette dégage sa fumée du côté des deux compagnons qui n’ont pas tardés à lui faire la remarque. Sans broncher, le lieutenant s’est emporté et aurait pointé avec son pistolet. Dans un mouvement rapide, l’ami de celui-ci a désarmé le lieutenant.

Furieux, il aurait couru faire appel aux autres zakawa mais lorsqu’ils sont arrivés sur les lieux, les deux autres avaient quitté l’endroit. Notre lieutenant se serait mis dans tous ses états étant donné qu’il a perdu son arme. Avec l’équipe de secours à qui le lieutenant avait fait appel, ils auraient tiré des coups de feu pendant plusieurs minutes avant de partir. Dans leur cavale, lorsqu’ils ont voulu tourner du côté de Sassara, ils ont percuté de plein fouet un motard qui passait malheureusement par là, se rendant du côté du pk 12. Le motard tombe raid mort et sera la première victime.

Le motard n’était qu’un particulier qui rentrait du travail. Lorsque la roue du véhicule de ces zakawa est montée sur celle de la moto, elle a explosé et les jeunes du coin ont pensé que la victime s’est faite encore tiré dessus. Ces jeunes ont ainsi manifesté leur colère toute la nuit. Des pneus ont été brûlés sur l’intersection de la route de Damara et Boali. Jusque dans la journée d’hier dimanche 5 juin, la tension était et demeure inquiétante puisque les manifestants ont promis revenir à la charge. Selon le bilan provisoire de cet évènement, il y aurait eu plusieurs blessés et un mort, notamment le motard percuté par les éléments de la garde présidentielle. Néanmoins, depuis le jour des émeutes du km 5, la ville de Bangui semble être hantée par des démons de la mort. Appelons tous nos éléments de force de défense à la retenue si l’on a besoin d’une paix réelle

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 17:06

 

 

 

Mgr-Edouard-Mathos-ici-au-milieu.jpg

 

                            Mgr Edouard Mathos, ici au milieu

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 06 Juin 2011 11:05

Rebondissement dans la prise en otage de Mgr Edouard Mathos, évêque du diocèse de Bambari (centre) et président de la conférence épiscopale  de Centrafrique. On a appris dimanche 5 juin, par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bria, que le prélat a finalement été libéré par ses ravisseurs, des hommes armés supposés appartenir à la CPJP.

Cette libération est intervenue suite à une intervention des FACA. Des soldats de l’armée centrafricaine ont donné l’assaut pour libérer Mgr Mathos. Les affrontements auraient entraîné des pertes en vies humaines mais aucun bilan n’est encore disponible à l’heure actuelle. Le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a rencontré l’évêque à Bria (nord) après la libération de ce dernier, le décrit comme « un homme fatigué et souffrant des genoux. »

Il faut rappeler que dans un premier temps, les éléments présentés comme ceux de la Convention des Patriotes pour la Justice et Paix (CPJP) avaient enlevé dans la nuit du jeudi 2 juin 2011, Mgr Edouard Mathos. Selon le curé de Bria, « le forfait serait commis au village Mouka-Ouadda (80 kilomètres nord de Bria), sur l’axe Ouadda. Mgr Mathos était de retour d’une mission pastorale à Sam-Ouadja et Ouadda-Jallé (nord-est du pays) et tombé dans une embuscade. Son chauffeur, véhicule, téléphone satellitaire et d’autres biens avaient été emportés par ces rebelles ».

« Après l’avoir retenu un moment, les rebelles ont laissé partir le prélat. Il a bénéficié de l’hospitalité des habitants du village en question. Ces derniers l’ont récupéré sain et sauf », a encore indiqué le curé. Les rebelles sont revenus plus tard s’emparer de nouveau du prélat en lui reprochant d’avoir fait usage de son téléphone satellitaire pour alerter des gens à Bangui. C’est suite à ce nouveau rapt que les FACA sont intervenues pour le libérer et le conduire à Bria.

 

 

NDLR : Tout porte à croire que les hommes armés qui ont arrêté, détroussé Mgr Edouard Mathos et sa suite puis emporté leurs véhicules en brousse, n’ont rien à voir avec les éléments de la CPJP. En effet, selon nos informations d’une source proche de ce dossier, ces individus ne parlaient aucune langue centrafricaine et selon toute vraisemblance, seraient les résidus de mercenaires soudanais « djandjanwids » ou des rebelles tchadiens qui avaient donné un coup de main à la fraction d’Abdoulaye Issène de l’une des fractions de la CPJP qui avait fourni le prétexte à N’djaména d’envoyer l’armée tchadienne à Birao et ses environs pour les mater en novembre dernier.

Ces bandits armés écument toujours la zone, particulièrement à la recherche de véhicules 4 x 4 susceptibles d’être revendus à bon prix au Soudan. Très récemment, plusieurs véhicules pick-up tout-terrain de la Croix Rouge Internationale (CICR) à Birao et de deux ONGs humanitaires, le  Conseil Danois pour les réfugiés et   avaient été arrachés à leurs propriétaires le 23 mai dernier à Ndélé. Les agresseurs ont emporté ces véhicules et fui vers la frontière soudanaise. Il s’agit manifestement d’un gang spécialisé dans le vol de véhicules tout terrain qui n’a rien à voir avec les éléments de la rébellion armée de la CPJP.

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 16:37

 

 

 

KADHAFI

 

 

(MISNA) 30 Mai 2011 - Le colonel Mouammar Kadhafi ne dispose plus que de 20% de ses capacités militaires, a déclaré ce lundi à Rome le général Malud Massoud Halasi, qui vient de déserter l’armée libyenne. Selon l’officier, le régime libyen ne peut désormais compter que sur quelques centaines de soldats et une poignée de dizaines de généraux.

De surcroît, selon le responsable de l’information du front des insurgés, Mahmud Shamman, huit officiers de brigades dont cinq généraux, deux colonels et un major, “se sont joints à la révolution” et se trouvent actuellement à Rome, après avoir fui la Libye par la Tunisie.

En attendant, le général d’infanterie Miloud Massoud Halasi a reconnu que les hommes du régime avaient commis de nombreux viols à Misrata et à Ajdabiya, ainsi qu’à Zuwara, à Zawiya et dans les régions situées à la frontière de la Tunisie. Le général a mis l’accent sur la tragique situation des civils à Tripoli, que la pénurie de carburant empêche de se ravitailler et de se déplacer. “La population est à bout”, a ajouté le général Halasi.

En attendant, un groupe de 34 Libyens, dont – selon l’agence de presse Tap – maints officiers haut-gradés, sont arrivés vendredi dernier à bord de deux embarcations sur le littoral tunisien, à proximité de Ben Guardane, dans le gouvernorat de Médenine.

© 2011 MISNA - Missionary International Service News Agency Srl - All Right Reserved.

 

 

Kadhafi de plus en plus isolé


WASHINGTON - AFP / 02 juin 2011 16h35 - Le colonel Mouammar Kadhafi est de plus en plus isolé en Libye, a affirmé jeudi le chef d'état-major interarmées américain Michael Mullen, tout en soulignant que l'Otan était prête à faire face à une campagne militaire durable.

De mon point de vue, il y a eu ces derniers jours des signes (qui montrent que) Kadhafi est de plus en plus isolé, a expliqué l'amiral Mullen, pointant la défection du ministre du Pétrole du régime de Kadhafi, Choukri Ghanem.

En outre, le haut gradé a fait part d'informations qu'il a obtenues annonçant la défection de jeunes généraux libyens.

Michael Mullen a salué l'annonce de l'Otan de prolonger jusqu'à fin septembre ses opérations dans le pays.

Je pense, et j'en ai parlé avec les dirigeants militaires, que, jusqu'en septembre, tout va bien se passer, a dit l'amiral Mullen.

A l'origine, la mission de l'Otan devait s'achever le 27 juin, mais mercredi, les alliés ont décidé de prolonger la mission en Libye pour 90 jours supplémentaires jusqu'à fin septembre.

Lorsqu'on lui a demandé si l'opération prenait plus de temps que prévu, l'amiral Mullen a répondu: très franchement, cela dépend de la personne avec laquelle vous parlez.


(©)

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 18:48

 

 

Gbagbo Koudou

 

 

La situation de guerre que la France impose à la Côte d’Ivoire sans une déclaration préalable de guerre a déstabilisé la société ivoirienne en ouvrant une plaie béante et en engendrant des problèmes politiques nouveaux.


C’est le cas de  l’assassinat, de l’arrestation et la détention arbitraires d’hommes politiques, d’enseignants, de Hauts cadres de l’Administration, de syndicalistes, de journalistes, d’étudiants, voire de simples anonymes pour délit d’opinions. Nombreux sont nos compatriotes qui sont, soit assassinés, soit continuent de subir des  exactions sur la base de leur appartenance ethnique ou partisane. Tout ceci est de nature à mettre à mal l’unité nationale et a fini par nous convaincre de la volonté de la France de remettre en cause les acquis de notre lutte commune de plusieurs décennies pour l’instauration de la démocratie et des libertés individuelles au service de la Souveraineté de la Côte d’Ivoire. Cette lutte a valu au président Laurent GBAGBO lui-même, à sa famille et à ses compagnons plusieurs arrestations et humiliations de la part de ses adversaires politiques.


C’est pourquoi, face à des problèmes politiques d’une telle importance, la polémique de l’entrée ou non du Front Populaire Ivoirien (FPI) dans un Gouvernement paraît inappropriée et indécente au regard de l’ampleur des dégâts causés par la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire. Le Président Laurent GBAGBO s’étonne que cette question fasse l’objet de tant d’attentions et de passions alors que les problèmes politiques relevés et soulignés sont encore pendants et ne font même pas l’objet d’intérêt pour connaître un début de solution.
A ce propos, le Président  Laurent GBAGBO  rappelle, que le  Président  de son Parti, M. Pascal AFFI N’Guessan a été arrêté, maltraité et déporté au Nord de la Côte d’Ivoire pour avoir fait publier un simple communiqué donnant la position du FPI sur l’évolution de la situation politique nationale.


Bien avant, le Président Laurent GBAGBO, a été lui-même arrêté en même temps que les deux premiers Vices Présidents du FPI, M. SANGARE Aboudramane et Mme Simone EHIVET GBAGBO respectivement Inspecteur d’Etat et Député à l’Assemblée Nationale et Présidente du groupe parlementaire FPI avant d’être tous déportés et mis en résidence surveillée au Nord au mépris des règles élémentaires des Droits de l’Homme.
En outre, le Premier Ministre, le Professeur Aké G.M.N’GBO et les membres de son Gouvernement sont soit détenus, soit en exil quand ils ne vivent pas dans la clandestinité.


Le Président Laurent GBAGBO fait remarquer que conformément aux lois ivoiriennes, il a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle et que s’il se trouve en résidence surveillée à KORHOGO, c’est bien parce qu’il a perdu la guerre absurde que le Président Français a décidé de lui faire suite à un banal contentieux électoral pour lequel les institutions ivoiriennes ont une compétence exclusive, comme c’est le cas partout ailleurs dans le monde. C’est pourquoi le Président se félicite de la décision sage que le comité central du FPI a prise lors de sa dernière réunion.


Par ailleurs, il tient à relever que pendant toute la durée de la crise, aucune institution de l’Etat, aucune unité militaire n’a rejoint le  camp de l’ennemi. Toutes les Institutions de la République lui sont restées loyales. Le peuple est reste soudé derrière les institutions qu’il incarne. Les composantes essentielles de notre pays ne pouvaient pas toutes se tromper en même temps.


Le Président Laurent GBAGBO continue de se poser la question suivante : « Pourquoi a-t-on préféré la guerre qui a entrainé  une si grande désolation à une simple opération de recomptage de voix déjà connue sous d’autres cieux » ?

 

Il pense que la guerre faite par le Président SARKOZY à son pays a ouvert une plaie douloureuse pour son peuple qui ne peut se cicatriser par la seule entrée du FPI au gouvernement.


L’intervention massive de l’armée française dans notre pays qui rappelle les premières heures de la colonisation soulève des problèmes politiques de fond qui nécessitent un débat franc et constructif avec la France.

 

Le Président tient à rappeler, si besoin en était encore, que son engagement politique se fonde sur la promotion de la démocratie et de la dignité africaine, le tout dans le respect de nos lois. Or, les derniers évènements sont une négation de toutes ces  valeurs qui ont toujours guidé son action politique depuis plus de 40 ans.

 

Le Président tient à informer ses compatriotes qu’il n’entend pas renoncer à l’idéal de son combat politique. Toutefois, il reste ouvert à toute démarche pour une vraie réconciliation des Ivoiriens entre eux d’abord, avec la France ensuite, qui ne pourra se construire qu’autour de la vérité sur l’indépendance et la souveraineté de la Côte d’Ivoire, au terme d’un vrai débat sérieux et responsable.

 

Le Président continue de prier pour tous ceux qui ont souffert et continuent de souffrir de cette terrible tragédie. Il s’incline devant la mémoire des morts de cette guerre et apporte toute sa compassion à leurs familles. Il souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés. Il exprime son soutien à toutes les victimes des pillages et autres actes de vandalisme.
Il invite les Ivoiriens à continuer de croire en leur pays, à persévérer dans l’espoir d’une Côte d’Ivoire souveraine, démocratique et prospère.


Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire


Fait à Abidjan le 30 mai 2011


Pour le Porte parole du Président GBAGBO


PO. Bernard HOUDIN

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 01:59

 

 

 

Bemba-Gombo.jpg

 

 

jeudi 26 mai 2011  par (AfriSCOOP ) — Le Mouvement de libération du Congo (MLC), première force d’opposition parlementaire, attend que Jean Pierre Bemba puisse être libéré pour venir participer à la présidentielle de novembre 2011 en République démocratique du Congo (Rdc), a déclaré ce jeudi à la presse le secrétaire général adjoint du parti, Jean Lucien Mbusa.

"J.P. Bemba est co-auteur, mais depuis le début du procès, on a jamais vu comparaître l’accusé Ange Félix Patassé jusqu’ à sa mort". a déclaré Mbusa, soulignant que ce procès est politique et non judiciaire.

Le chef du MLC Jean Pierre Bemba est accusé de crimes de guerre (viols, exactions tueries, tortures, pillages...), commis par ses hommes en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

Le procureur général de la la République centrafricaine (RCA) Firmin Feindiro, sollicité par le procureur de la CPI, l’Argentin Luis Moreno-Ocampo, a indiqué que les hommes de Bemba étaient sous les ordres de Ferdinand Bobayake, chef de la sécurité présidentielle de Ange-Félix Patassé dont le pouvoir était menacé par la rébellion dirigée, à l’ époque, par François Bozizé, l’ actuel Président de la République.

A la suite d’ une démarche du gouvernement centrafricain, la CPI avait lancé un mandat d’arrêt international, le 16 avril 2008, contre le sénateur congolais. Ce dernier a été arrêté à Bruxelles, dans la nuit du 24 au 25 mai.

Trois ans après son arrestation, le procès peine à commencer. Débuter fin 2010 après de multiples reports, la première phase des auditions est loin de s’achever : sur 800 témoins, seuls 40 ont déjà été entendus.

Depuis son arrestation, que de nombreux observateurs qualifient de "procès politique" pour laisser le champ libre au président Kabila, Jean-Pierre Bemba a toujours laissé entendre qu’il se présenterait coûte que coûte au prochain scrutin même si son parti est coupé en deux après la "destitution" du secrétaire général, François Muamba par Thomas Luhaka.

Candidat malheureux au deuxième tour de l’élection présidentielle congolaise de 2006, Jean-Pierre Bemba avait quitté Kinshasa le 11 avril 2007

 

© AfriSCOOP & Xinhua

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 01:36

 

 

 

JPBemba.png

 

 

Source : www.afrikarabia.com mardi, 24 mai 2011

Voici trois ans jour pour jour que le leader congolais Jean-Pierre Bemba a été arrêté à Bruxelles. Accusé par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par ses troupes en Centrafrique entre 2002 et 2003, l'ancien vice-président de République démocratique du Congo (RDC) réclame sa libération provisoire, alors que son procès vient tout juste de débuter. L'hypothèse d'une possible candidature du président du MLC aux prochaines élections présidentielles de novembre prochain semble s'éloigner.

Trois ans après son arrestation, le procès de Jean-Pierre Bemba peine à commencer. Débuter fin 2010 après de multiples reports, la première phase des auditions est loin de s'achever : sur 800 témoins, seuls 40 ont déjà été entendus.

Autant dire qu'il paraît improbable que le leader du principal parti d'opposition institutionnel de RD Congo puisse se présenter aux élections présidentielles de novembre 2011. On se souvient que Jean-Pierre Bemba était arrivé au second tour de la présidentielle de 2006, avant de s'incliner face à Joseph Kabila.

Depuis son arrestation, que de nombreux observateurs qualifient de "procès politique" pour laisser le champ libre au président Kabila, Jean-Pierre Bemba a toujours laissé entendre qu'il se présenterait coûte que coûte au prochain scrutin... même en prison à La Haye. Il y a quelques semaines, son  propre parti volait en éclat après la "destitution" contestée du secrétaire général du MLC, François Muamba par Thomas Luhaka. Une "dispute" qui avait déjà pour sujet  la participation de Jean-Pierre Bemba au prochain scrutin.

L'impossible candidature

Depuis quelques jours, l'avenir politique de Jean-Pierre Bemba semble s'être subitement refermé avec la future loi électorale en examen à l'Assemblée nationale congolaise. Selon cette loi, tout candidat doit joindre à sa déclaration de candidature une photocopie de sa carte d’électeur. Pour obtenir sa carte d'électeur, le candidat Bemba doit être "enrôlé" dans un centre d'inscription... en République démocratique du Congo. Du fond de sa cellule, il paraît donc impossible à Jean-Pierre Bemba de se conformer à la loi électorale.

Pour l'instant, les supporters du "chairman" font valoir la présomption d'innocence de Jean-Pierre Bemba pour justifier une hypothétique candidature du leader du MLC, Jean-Pierre Bemba n'étant pas condamné. Mais visiblement la nouvelle loi électorale congolaise vient de donner un ultime coup d'arrêt à la carrière politique du sénateur Bemba.

Christophe Rigaud

 (c)

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 00:02

 

 

 

cour constitutionnelle RCA

 

 

Par Fleury Koursany - 24/05/2011 JDB

Les résultats définitifs du second tour des élections législatives du 27 mars 2011 ont finalement été proclamés par la Cour

 

Cette haute instance judiciaire a redistribué en quelque sorte les cartes en ce qui concerne les résultats obtenus par les différents partis membres de ce parlement tout de même monocolore. Ainsi donc, le KNK du président de la République a perdu encore quelques sièges (huit au total) sur les 63 sièges obtenus selon les résultats rendus publics par la Commission électorale indépendante pour les deux tours des scrutins. Le KNK ne compterait alors que 55 députés sur 92 députés élus et peut compter sur des indépendants d’obédience KNK qui remplissent l’Assemblée nationale.

Dans les13 circonscriptions électorales invalidées lors de l’examen des contentieux du premier tour, des élections partielles devront être organisées pour pourvoir les sièges manquant de la nouvelle Assemblée nationale dont la session extraordinaire a pris fin ce lundi, 23 mai 2011. Conformément aux dispositions de l’article 109 du code électoral «en cas d’annulation de tout ou partie des élections, le corps électoral est convoqué par décret pris en Conseil de ministres dans un délai de trois mois». Ce qui sous-tend que dans trois mois, les électeurs centrafricains seront appelés à revoter pour les circonscriptions électorales dont les élections ont été invalidées par la Cour constitutionnelle

En redistribuant les cartes au sein de cette Assemblée nationale qui se colmate au jour le jour, la Cour a donné raison à Me Lavou Jerôme du septième Arrondissement qui se voit confirmé député au détriment de Thierry Maleyombo (KNK) qui avait déjà mis les macarons et autres insignes lors de l’ouverture de la session parlementaire en tant que député dudit Arrondissement. Sonny Pokomandji de Nola 1 est aussi déclaré par la Cour député au grand dam de Monsieur Aliou Bapetel du KNK. Tout comme Maxime Mandjo (Boda), Barthelemy Boua (Koui), Martin Massa (Bocaranga), Antoine Amine (Bambio), Gontran Djino Didou Ahoba (Birao 2), Albert Mandjito (Bria 2) et Martin Wiguélé ‘Ngaoudaye 1) proclamés élus par la Cour constitutionnelle en remplacement numérique des candidats KNK déclarés élus par la Commission électorale indépendante.

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 23:44

 

 

 

Nd-l--pas-loin.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 24 Mai 2011 14:44

Est-ce la loi des séries ? S’agit-il d’un gang spécialisé dans le vol de véhicules tout terrain ? A Birao il y a quelques jours, l’antenne du CICR (Comité international de la Croix rouge) a été victime d’un vol à mains armées. Les agresseurs ont emporté un véhicule de type pick up et fui vers la frontière soudanaise. Lundi 23 mai, le même scénario s’est répété à Ndélé  (nord du pays) dans la nuit Le Conseil Danois pour les réfugiés et Solidarité, deuc ONG basées dans cette ville, en ont fait les frais. Bilan 2 véhicules  4x4 emportés.

L’information a été confirmée par le correspondant de Radio Ndeke Luka. Cet acte de violence s’est produit au grand-dam de la Force Multinationale de la Communauté Economique et Monétaire en Afrique Centrale (FOMAC). Les populations n’ont d’ailleurs pas manqué de s’interroger sur le rôle et la mission de cette force.

La région de Ndele a toujours fait l’objet d’attaques rebelles perpétrées par les éléments de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP).

 

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