Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 00:24

 

 

 

Lockheed Hercules at Kuwait Airport

 

 

Une enquête exclusive de Centrafrique-Presse

Après avoir fait l’acquisition de son épave d’Hercules C 130 dans les conditions que Centrafrique-Presse avait largement décrites pour ses lecteurs il y a belle lurette, Bozizé s’était rabattu sur un équipage essentiellement constitués de militaires tchadiens. Outre le colonel pilote, cet équipage est composé de cinq autres personnes, tous aussi officiers de l’armée tchadienne, qui sont à Bangui depuis 2006.

Le pilote principal, un colonel à la retraite de l’armée de l’air tchadienne dénommé « Jackson » a dernièrement cassé sa pipe dans des circonstances non élucidées. Initialement à leur arrivée, les six membres d’équipage étaient logés à l'hôtel SOFITEL (aujourd’hui Oubangui Hôtel) pendant 18 mois à raison de 45 000 FCFA 68,6 euros par jour sans compter les repas, boissons et autres. Faites le calcul, on atteint tout de suite des chiffres astronomiques.

Ensuite, ils sont transportés dans une concession privée située face au commissariat du 8ème arrondissement à l'angle des avenues de martyrs et Mbaîkoua dans laquelle se trouvent cinq villas construites qui appartiendraient soit à Bozizé lui-même soit à une personne de son clan. En tout cas depuis bientôt trois ans, les membres de l’équipage d’Air Bézambé logent dans ces villas sans en connaître le propriétaire ni le montant du loyer mensuel.

Ils perçoivent en outre une indemnité mensuelle de 500 000 FCFA soit 762.25 euros en dehors des frais de mission et gratifications diverses que Bozizé leur verse à l’occasion. Actuellement, le pilote étant décédé, l’avion ne volant pas, ils se tournent les pouces dans la ville et passent le plus clair de leur temps à s’enivrer.

Des techniciens portugais étaient arrivés récemment à Bangui mais sont repartis après une semaine de réparation. Selon nos investigations, ils n'auraient apporté qu’un GPS et un démarreur. Ce qui est sûr, l'avion n'est pas en état de reprendre les airs pourtant il faut encore procéder à nouveau à sa révision au Portugal. Voilà un coucou qui ne vole pas beaucoup mais qui passe le plus clair de son temps à de coûteuses révisions et réparations sur le dos du trésor centrafricain.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 00:18

 

 

 

logo CPJP gf

 

 

 

Le Commandant en chef Abdoulaye  Issene

de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP)

 

COMMUNIQUE:

 

Après la signature du cessez-le-feu le 12/06/11 à Bangui où la délégation de la CPJP siège encore pour la fixation de la date et le pays qui serait retenu pour abriter la table ronde de signature de paix ; de mon côté sur le terrain, je m’attèle au décomptage et au regroupement de mes combattants sur nos positions.

Cependant, aujourd'hui, samedi 25/06/11, aux environs de 13hoo,heure locale, 4 véhicules de provenance de Sam-Ouandja, bourrés des rebelles de l'UFDR de Damane Zakaria (pourtant signataire de l’Accord de paix de Libreville et actuellement Conseiller à la présidence de la République), ont attaqué Ndouriga, l'une de nos positions à Bria.

La cpjp a riposté vigoureusement et les a mis en débandade.

BILAN :

- 13 éléments de l'UFDR ont péri et leurs véhicules détruits;

- 03  combattants de la CPJP blessés et rien d'autre car, la bataille était à  notre faveur. 
 Alors, je ne sais vraiment pas ce qui se passe !!! Le gouvernement centrafricain n'est-il pas pour la paix? L'insécurité et l'instabilité font-elles le bonheur du régime actuel de Bangui ? Je cherche réponses à ces questions.


                              Le 25 juin 2011                                       
Le coordonnateur de la marche et porte-parole


                                                          Dr Bévarrah  Lala

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 03:05

 

 

 

 

Kony

 

 

 

La République centrafricaine et 3 autres

La Maison Blanche doit maintenant agir, selon les organisations de droits

 

Enough Project

Contact: Matt Brown, mbrown@enoughproject.org , 202-468-2925

WASHINGTON 17 juin 2011- La Commission des forces armées du Sénat a mis de côté 35 millions de dollars pour financer une stratégie d'élimination de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), milice la plus brutale de l'Afrique centrale, et la reconstruction des communautés affectées par leur campagne de violence.

Des groupes de droits de l'Enough Project et Resolve font l'éloge du comité, en particulier Carl Levin, président (D-Michigan) et James Inhofe (R-Oklahoma), qui ont présenté l'amendement pour financer la stratégie de la lutte contre la LRA. L'administration Obama doit agir maintenant pour mettre en œuvre la stratégie visant à débarrasser l'Afrique de ce fléau destructeur de la LRA, ont dit les groupes des droits.

"La Commission des forces armées a envoyé un message fort que la fin de la campagne de terreur de la LRA doit être une priorité du gouvernement américain", a déclaré David Sullivan, directeur de recherche à l'Enough Project. "L'administration Obama doit utiliser cet argent pour mettre la stratégie en action dans le cadre d'un effort régional coordonné pour arrêter la LRA et mettre fin à la crise humanitaire qui l’accompagne."

La Loi sur l'autorisation de la défense nationale de l'année 2012 se déplace à l'ensemble du Sénat avant d'être fusionnée avec un projet de loi similaire. Les groupes de droits ont appelé la Chambre à adopter l'amendement de la stratégie de financement de la lutte contre la LRA lors de la réunion.

L'argent devrait financer le soutien militaire et le renseignement pour le gouvernement de l'Ouganda et tout autre gouvernement qui participe à des opérations pour éliminer la menace posée par la LRA.

"Le président Obama devrait envoyer des conseillers dans la région pour aider ces gouvernements à protéger les communautés ciblées par la LRA et s'assurer que cet argent est utilisé de manière efficace", Michael Poffenberger, directeur exécutif de Resolve. «Une fois que ce financement est en place, l'administration n’aura aucune excuse, mais doit agir."

 

NDLR : "Le président Obama devrait envoyer des conseillers dans la région pour aider ces gouvernements à protéger les communautés ciblées par la LRA et s'assurer que cet argent est utilisé de manière efficace". Cette précaution est d'autant plus importante que la cupidité des prédateurs qu'on appelle les autorités actuelles de Bangui, est bien connue de l'administration américaine et nécessite des dispositions particulières pour que la part de cet argent qui doit revenir à la RCA n'aille pas gonfler tout simplement les comptes bancaires déjà bien garnis de Bozizé ou ceux  de son fils Francis.  

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 01:23

 

 

 

 

Baba-Ladde.JPG

 

 

Les hommes de Baba Ladé protestent contre l’accord de Bangui

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 19 Juin 2011 13:38

Quelques hommes du général rebelle tchadien Abdel Kader Baba Ladé sèment l’escalade dans la Nana-Gribizi et dans l’Ouham, en fin de cette semaine. Ceci, une semaine après la signature à Bangui d’un cessez-le-feu avec le régime de Ndjamena autorisant le chef rebelle à quitter le territoire centrafricain pour repartir au Tchad avec tous ses hommes. Les dissidents rebelles, se disent mécontents de n’avoir pas été associés à la décision de l’accord de Bangui.

Selon un habitant de Batangafo dans l’Ouham (Nord de la RCA) joint au téléphone par Radio Ndeke Luka,  les hommes de Baba Ladé ont dans un premier temps, attaqué et délogé de leur base de Kaga-Déré les éléments de l’ex rébellion centrafricaine de l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie), de Jean Jacques Démafouth.

Dans leur escalade, toujours selon l’habitant, ces rebelles tchadiens ont également fait des otages au sein de l’APRD dont les autres ont pu  trouver refuge à Kaga-Bandoro. Ils ont aussi, dans leur mouvement, abattu un Lieutenant de l’APRD au village de Croisement situé à 24 kms de Batangafo, le 17 juin matin. Une situation qui a créé la terreur au sein des populations de la région. Il y a déjà la rébellion ougandaise de la LRA de Joseph Koni qui trouve comme terrain d’acte de guérillas, le sud-est de la Centrafrique.

Le général rebelle tchadien Baba Ladé a trouvé un accord avec le gouvernement tchadien le 13 juin dernier. Il a décidé de quitter la RCA et de rentrer à N’Djamenaavec ses hommes. Depuis 2008, Baba Ladé et ses hommes qui se chiffrent à plus de mille sont retranchés au centre-Nord de la Centrafrique, plus précisément dans la Nana Gribizi.

A Bangui, le Pacte de la Jeunesse pour la Paix et le Développement (PJPD) qui, félicite le Gouvernement d’avoir favorisé des accords de paix avec la CPJP et le FPR, deux groupes rebelles centrafricain et tchadien présents en territoire centrafricain, condamne ces actes qui compromettent la paix dans ce pays.

 

NDLR : La démonstration est faite du peu de fiabilité de ces accords signés tous azimuts et tambour battant la semaine dernière sous les auspices du général Yangongo avec une fraction de la CPJP et entre un représentant du Tchad et Baba Laddé du FPR. Force est de constater avec tristesse et amertume que depuis que Bozizé est au pouvoir, les mouvements politico-militaires ont poussé comme des champignons après la pluie et pullulent à travers le territoire centrafricain devenu carrément des sanctuaires même pour des rébellions étrangères comme la LRA de Joseph Kony venue de l’Ouganda et le FPR de Baba Laddé venu du Tchad voisin.

C’est en effet Bozizé le premier qui a introduit des mercenaires tchadiens sur le sol centrafricain pour les besoins de sa soif du pouvoir et de sa volonté de renverser par la force des armes le régime du président Ange-Félix Patassé. Depuis lors, les Centrafricains et leur territoire sont pris en otage par ces divers mercenaires et ces mouvements armés. Quant à Bozizé, non seulement il est aussi pris en otage mais il est devenu le vassal de tous les chefs d’Etat plus forts de la sous-région qui lui imposent de fait leurs volontés.

Les Centrafricains doivent avoir bien conscience que du fait de la couardise et de l’incompétence de celui qui se prend pour un général d’armée et qui prétend présider à leurs destinées, malgré eux, leur pays est pris dans la tourmente des conflits qui ont cours dans certains pays voisins et qui sont transportés sur leur sol.

Toujours côté mouvement politico-militaire, selon nos informations émanant d’une source proche de la CPJP tendance Nouradine et confirmées par leur porte-parole Christophe Gazam Betty, nous apprenons qu’un accrochage aurait eu lieu samedi dernier aux environs de 12 h heure locale entre un poste avancé de la rébellionde la CPJP et un détachement des FACA entre Bakouma et la ville minière de Nzako. Les rebelles reconnaissent avoir perdu un homme et disent avoir détruit en revanche un véhicule transportant des soldats des FACA.

Quant à la fraction de la CPJP tendance Abdoulaye Issène, elle se dit encerclée sur le terrain par plusieurs soldats de l'armée tchadienne vers le sud de Birao ce qui constitue pour elle une remise en cause de l'accord de cessez-le-feu signé le 12 juin dernier à Bangui.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 03:49

 

 

 

Joseph Kony et un de ses adjoints

 

Par journaldebangui.com, ACP - 15/06/2011

C’est une recommandation émanant de la 2ème réunion ministérielle régionale sur la LRA, un mouvement rebelle qui affecte notamment la RDC, le Soudan, la République centrafricaine.

 

La deuxième réunion ministérielle régionale sur l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) initiée par la Commission de l’Union africaine a recommandé la constitution d’une force régionale d’intervention contre la LRA et la création d’un Centre des opérations conjoints (C.O.C.) afin de mener des actions militaires contre cette rébellion, au cours de la rencontre qui s’est tenue du 6 au 9 juin 2011 a Addis-Abeba, en Ethiopie, a appris VACP samedi de la Cellule presse du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants. Trois points importants ont constitué les recommandations des experts adressées aux chefs d’état-major de la Défense et chefs des services et de sécurité des pays affectés par la présence de la LRA. Il s’agit de la conclusion de la réunion ministérielle régionale sur la LRA qui avait eu lieu du 13 au 14 octobre 2010 à Bangui, en République Centrafricaine.

 

Section 1.01 Les ministres se sont, en outre, attardés sur le projet du Document cadre pour la mise en place d’une force régionale d’intervention dans les pays affectés par la LRA avant de se pencher sur le rapport de la mission conjointe d’évaluation technique. Ces recommandations seront adressées aux Chefs d’Etat des pays concernés pour la sanction finale. Section 1.02 Les assises ont connu la participation du ministre congolais de la Défense nationale et des anciens combattants, Charles Mwando Nsimba, du ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, du ministre délégué à la présidence de la République Centrafricaine chargé de la Défense nationale, des anciens combattants, des victimes de guerre et de la restructuration de l’armée, Jean Françis Bozize et du ministre Sud-Soudanais de l’Intérieur, Gier Chuang Aluang. Des délégués du Tchad et du Soudan ont été présents à cette rencontre.

Pour une participation effective de l’Union africaine

La réunion a, en outre, décidé de la mise sur pied d’un mécanisme conjoint de coordination (M.C.C.), structure ad hoc stratégique chargée de coordonner les efforts de l’Union africaine, des pays concernés ainsi que du soutien des partenaires. Composée des ministres de la Défense des pays concernés, elle est présidée par le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA. Celle-ci s’emploiera à mobiliser les contributions volontaires pour le financement de la MCC, l’état-major de la Force régionale d’intervention et le Centre conjoint des opérations. Cette deuxième réunion fait suite à celle organisée du 13 au 14 octobre 2010, consécutive au Sommet tenu du 25 au 27 juillet 2010 à Kampala, en Ouganda, dans le cadre du plan d’action de Tripoli en vue de faciliter une action régionale coordonnée face à la menace de la LRA.

 

NDLR : Il est navrant de constater que l'UA perd tout son temps dans les réunions à n'en plus finir et sans grande efficacité réelle sur le terrain.Pendant ce temps, les bandits et criminels de la LRA continuent leurs exactions de plus belle.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 02:34

 

 

 

rebelles LRA 090710

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 15 Juin 2011 12:00

La ville de Obo (extrême-est de la RCA) est en effervescence en cette journée du 15 juin 2011. Plus de 5000 personnes ont participé dans la matinée à une marche pacifique. Les fonctionnaires et autres agents de l’Etat en poste dans la ville sont les plus visibles et les plus remuants. Ils protestent ainsi contre la présence de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) dans leur localité. Dans les autres villes de cette préfecture du Haut Mbomou on marche également. Il en est donc ainsi à Rafaï, Djema, et Zemio (est).

De tout ceci, le correspondant de Radio Ndeke Luka a rendu compte dans l’édition du journal de la mi-journée. Partout, les marcheurs ont brandi des banderoles sur lesquelles on peut lire : « Bozizé réagissez, la LRA nous tue, nous voulons la paix. Ils manifestent leur mécontentement sur 5 kilomètres avec observation d’une minute de silence en mémoire du médecin-chef et son chauffeur assassinés le 6 juin par les hommes de Joseph Koni », raconte le correspondant.

Pendant ce temps à Bangui la capitale, on procédait à l’enterrement du médecin tué le 6 juin dernier ainsi que son chauffeur par des hommes de la LRA. Un énième incident qui a suscité une vive émotion en Centrafrique.

Il pose de nouveau la question des raisons pour lesquelles cette guérilla continue de frapper.

Le véhicule du médecin a été attaqué en forêt sur l'axe Zémio-Rafaï, alors qu'il se rendait à Obo avec un chargement de vaccins contre la poliomyélite. Un groupe d'hommes armés appartenant à la LRA a tué le médecin et son chauffeur, puis a incendié le véhicule.

Dans un communiqué publié deux jours après ce tragique incident, le Collectif d'action contre l'Armée de résistance du Seigneur a demandé au gouvernement centrafricain «de tout mettre en oeuvre afin de bouter ces rebelles hors de son territoire» et à la communauté internationale « de voler au secours de Bangui pour atténuer les souffrances des populations locales déjà meurtries ». Le collectif ne s’arrête pas là. Il invite les populations de Obo à une marche contre la LRA et pour demander que les autorités prennent leurs responsabilités et assurent la sécurité de la population.

De son côté, l’Ordre des médecins a organisé mercredi 8 juin, une manifestation à Bangui. Une marche dans les rues de la capitale a conduit ses membres jusqu’aux grilles du Palais de la Renaissance. Sur place, un mémorandum a été remis au président François Bozizé. L’ordre entend récidiver le 15 juin à l’occasion des obsèques du médecin. Quant à la famille du chauffeur, elle n’exclut pas de saisir les autorités judiciaires et porter plainte pour meurtre.

L’Agence Hirondelle vient de publier une enquête sur la LRA. Elle essaie notamment d’expliquer pourquoi cette organisation de rebelles demeure active et surtout impunie à ce jour. Ce contexte de violence a été dénoncé par l’organisation américaine Human Rights Watch, dans un rapport publié le 23 mai dernier. « Près de trois ans après le lancement d’une nouvelle vague de violence par la LRA visant des villages et des villes de la République démocratique du Congo, du Sud-Soudan et de la République Centrafricaine, des lacunes considérables subsistent en matière de protection de centaines de milliers de civils qui vivent dans les régions où la LRA sévit », indique l'ONG.

« Depuis septembre 2008, la LRA a tué près de 2 400 civils et en a enlevé quelque 3 400 autres, dont beaucoup d’enfants, et a été à l’origine du déplacement de plus de 400 000 personnes de leur domicile », estime Human Rights Watch.

« Il y aurait à nouveau eu une grande série de meurtres et d'enlèvements dans les derniers mois, et plus de cent attaques rapportées depuis le début de 2011 », déclare Pascal Turlan, conseiller en coopération internationale au bureau du procureur de la CPI. Cette situation n’est pas due selon lui à un manque de volonté des Etats d’arrêter les membres de la LRA, mais à «un problème de capacité » face à une guérilla « organisée et dangereuse ».

En Centrafrique, la LRA a jusqu’ici surtout été inquiétée par l’armée ougandaise, qui y exerce un      « droit de poursuite » depuis la fin de l’année 2008. Une force à laquelle pourrait se joindre prochainement des « brigades conjointes » coordonnées par l’Union africaine, dont la création a été entérinée lors d’une réunion organisée à Bangui en octobre dernier, indique Pascal Turlan.

Selon lui, il y a actuellement de la part de la communauté internationale « une reconnaissance tangible que l'arrestation des trois personnes poursuivies par la CPI est la clé pour la fin de la LRA et la fin des souffrances des populations dans cette région. La réunion de Bangui d'octobre dernier, celles de l'Union africaine qui vont avoir lieu prochainement sont des signes encourageants. Mais il faudra voir ensuite si les actes suivent ces démarches politiques.»

En 2005, cinq mandats d'arrêt ont été lancés par la Cour pénale internationale (CPI) contre les principaux leaders de la LRA, qui n'ont pas toujours pas été arrêtés six ans après. Deux des personnes visées étant probablement mortes, ces mandats visent aujourd'hui son chef, Joseph Kony et deux de ses commandants encore en activité, Okot Odhiambo et Dominic Ongwen.

Née au Nord de l'Ouganda après la prise de pouvoir du président Yoweri Museveni, la LRA s'est formée en 1987 autour d'un leader politique et spirituel, Joseph Kony, qui s’est entouré d'un état-major composé de militaires déchus de l'armée ougandaise. Progressivement chassée du Nord de l'Ouganda, la LRA essaime depuis fin 2008 au Congo, en Centrafrique et au Sud Soudan.

L’éclatement géographique de la LRA complique depuis les poursuites. « La LRA a toujours été très dangereuse, confirme Sandrine Perrot, spécialiste de l'Ouganda au Centre d'études et de recherches internationales (CERI) de Sciences-Po à Paris. Elle a toujours été très mobile, a toujours réussi à contourner les services de sécurité de plusieurs armées. C'est un groupe que l'on a toujours sous-estimé militairement et qui en fait s'avère être très efficace sur le terrain. »

« La CPI lance les mandats d'arrêt, mais ensuite il lui faut un bras armé pour les exécuter, poursuit Sandrine Perrot. Ça a été la grosse ambiguïté par rapport à l'action de la justice internationale dans la région. En dehors de l'armée ougandaise, qui maintenant commence un peu à être démoralisée parce que le président centrafricain les a confiné un peu au Sud du pays, il est clair que les armées de la région ne font pas de l'arrestation de Kony une priorité. »

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 16:36

 

 

babaladde.jpg


BANGUI - AFP / 14 juin 2011 13h53- Le général Abdel Kader Baba Laddé, chef d'un petit groupe rebelle tchadien et le Médiateur de la République du Tchad Abderamane Moussa, ont signé lundi à Bangui un accord, relatif au retour des rebelles et leur chef au Tchad, a appris mardi l'AFP de source officielle.

 

 

Selon cet accord, annoncé à la radio, le général Baba Laddé s'engage à quitter la Centrafrique, à rentrer dans son pays, à collaborer avec le régime de N'djaména, à mettre fin définitivement aux hostilités entre son mouvement, le Front populaire pour le redressement (FPR) et le pouvoir.

 

L'accord tchadien a été signé au ministère du Désarmement à l'issue de deux jours de négociations a déclaré à l'AFP le général Xavier-Sylvestre Yangongo, ministre centrafricain du Désarmement.

 

L'accord prévoit aussi le cantonnement et le rapatriement des hommes du FPR stationnés à Takara et Gonaba dans la région de Kaga Bandoro au nord de la Centrafrique depuis 2008.

Je crois que nous avons mis fin définitivement aux hostilités. Le FPR s'engage à faire la paix, et nous demandons aux autorités centrafricaines et tchadiennes de nous faire confiance, le FPR va respecter ses engagements, a affirmé le général Baba Laddé à la radio nationale.

Le chef rebelle avait disparu d'octobre 2009 à août 2010, date à laquelle il était réapparu au Cameroun. Il affirmait avoir été détenu dix mois à N'Djamena et soutenait s'être évadé dans le courant du mois d'août 2010, sans que toutes ses affirmations puissent être confirmées par les autorités de N'Djamena. Le FPR avait accusé le pouvoir de Bangui, d'avoir enlevé puis extradé son leader à N'Djaména entraînant la brouille entre le FPR et Bangui.

 

S'estimant insuffisamment soutenu par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Cameroun, il avait à nouveau disparu en novembre pour réapparaître à nouveau en Centrafrique en janvier 2011.

 

Commentant l'accord à la radio nationale, le ministre Josué Binoua de l'Administration du Territoire a espéré que ce qui est dit, puisse ici et maintenant être traduit en actes concrets, pour devenir réalité.

 

Des éléments du FPR ont fui devant les attaques de l'armée tchadienne pour se replier en territoire centrafricain en 2008, à Kaga Bandoro, où ils sont souvent accusés de brigandages ou d'être coupeurs de route.


(©)

 

 

NDLR : Les propos du ministre Binoua après ces signatures prouvent que même les autorités ne croient pas beaucoup à la pérénité de ces accords signés tous azimuts ces derniers jours. Force est de constater qu'aussi bien au Tchad qu'en Centrafrique, les accords que signent les autorités avec les divers mouvements de rébellion ne durent pas longtemps et deviennent très vite caduques parce que les parties contractantes ne les respectent pas une fois l'encre de l'accord séchée. Tout porte à croire que le général Yangongo, nouveau pilote du DDR, cherche visiblement à plaire à Bozizé en signant tous ces accords sans lendemain.

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 01:39

 

 

 

 

logo-CPJP-gf.JPG

 

 

 

BANGUI Lundi 13 juin 2011 | 19:39 (Xinhua) - Un accord de cessez-le-feu a été signé entre le bureau politique de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et le gouvernement centrafricain, dimanche à Bangui.

L'accord paraphé par le conseiller politique de la CPJP, Mahamat Zakaria, et le ministre délégué au Désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR), le général Xavier Sylvestre Yangongo, devrait aboutir dans les prochains jours à un accord de paix définitif.

Le document comporte en gros huit points relatifs, pour l'essentiel, à la cessation immédiate des hostilités, à l'abstention de tout acte militaire et autre forme de violence, à la ratification par la CPJP de l'accord de paix global de Libreville de 2008 (signé par la plupart des mouvements politico- militaires avant le dialogue politique inclusif) puis au cantonnement des combattants en vue de l'intégration de la CPJP dans le processus du DDR.

Les deux parties ont aussi convenu de créer les conditions du retour des déplacés dans leurs villages respectifs. "La CPJP a décidé de déposer les armes, c'est un engagement de notre part et nous allons le respecter. Il y a un temps pour toute chose",' a déclaré Mahamat Zakaria au cours de la cérémonie de signature de l'accord.

"La CPJP demande pardon au peuple centrafricain, la CPJP demande pardon à une frange de la population qui aujourd'hui vit dans la brousse à cause de la guerre. (..) La CPJP demande aux ONG humanitaires de faire vite pour aller au secours de la population du Bamingui Bangoran", a-t-il ajouté citant quelques zones d'opération dans le Nord-est du pays.

Le ministre Sylvestre Yangongo s'est félicité d'un "tournant décisif dans le rétablissement de la sécurité et la consolidation de la paix" en République centrafricaine (RCA). "

"Le gouvernement et la CPJP viennent de poser aujourd'hui un acte patriotique salutaire dans un esprit de réconciliation sincère et de fraternité", a-t-il conclu.

En signant cet accord de cessez-le-feu, la CPJP rejoint les cinq mouvements rebelles qui ont adhéré au processus de paix en juin 2008 à travers l'Accord de paix global. Avant la tenue des élections du 23 janvier, tous les chefs des mouvements politico- militaires ont été nommés par le président de la République conseillers en matière de DDR.

Créé par l'ancien ministre d'Etat Charles Massi en 2008, porté disparu depuis bientôt deux ans, la CPJP qui continuait jusqu'ici à revendiquer la lumière sur son leader opérait dans le Nord-est et le Sud de la Centrafrique.

La signature de l'accord s'est déroulée en présence du médiateur de la République, Mgr. Paulin Pomodimo, de l'ambassadeur de France Jean-Pierre Vidon et des ambassadeurs de l'Union africaine, ainsi que des coordonnateurs du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) et de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (MICOPAX). 

 

NDLR : La guerre de communiqués à laquelle on a assisté ces derniers temps indique que deux fractions rebelles différentes se revendiquent de la CPJP. La signature de l’accord de cessez-le-feu qui vient d’intervenir n’a été qu’avec la CPJP tendance Abdoulaye Issène, Bevarrah Lala et consorts. On croit savoir qu’une seconde et autre fraction de la CPJP existe aussi et est commandée elle par un certain général Nouradine et dont l’ex ambassadeur en Chine Christophe Gazam Betty est le représentant et porte-parole. Ce n’est pas par hasard qu’après avoir signé le cessez-le-feu avec le gouvernement, Mahamat Zakaria dans une déclaration sur Radio Centrafrique, a envoyé quelques pics au même Gazam Betty. A quand la signature d’un cessez-le-feu avec l’autre CPJP ?

Par ailleurs tout semble montrer que ce n’est pas par le pur des hasards si la signature de ce cessez-le-feu tombe trop opportunément, presque la veille de la fameuse Table Ronde des donateurs de Bruxelles que le pouvoir de Bozizé prépare avec frilosité et qui lui fournit une fois de plus, le prétexte de vider les caisses du trésor public afin que quelques individus aillent faire des courses en Belgique et en France. Personne n’est dupe. Cette Table Ronde va échouer sûrement car l’UE qui a déjà clairement posé les conditions de sa participation a aussi averti le PM Faustin Touadéra sur le caractère inutile et inopportun de cette réunion mais nos princes de Bangui qui sont durs d'oreille, n’en ont rien à foutre et font semblant que tout se passera bien et qu'ils lèveront plusieurs centaines de milliards.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 00:00

 

 

 

 

Kony

 

 

Dimanche, 12 Juin 2011 15:32

La population de Obo (extrême-nord du pays) réclame plus de sécurité. Elle entend organiser mercredi 15 juin 2011, une marche pacifique. Objectif, protester contre les exactions de la rébellion de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Koni.

La décision a été prise samedi au cours d’une réunion initiée par les fonctionnaires et agents de l’Etat en poste à Obo, en partenariat avec les couches sociales de la localité.

Cette marche fait suite à celle organisée la veille par les professionnels de santé de Centrafrique. Ils ont ainsi dénoncé la mort du médecin-chef de Haut Mbomou (est) assassiné lundi dernier par la LRA. Ces derniers ont exigé du gouvernement  plus de sécurité et de meilleures conditions de travail.

Les éléments de la LRA sévissent en maître dans les régions du nord-est de la République Centrafricaine. Ils pillent, violent les populations locales. Le dernier bilan de leur attaque en date fait état de 2 morts, véhicule et vaccins incendiés.

 

Centrafrique : la LRA fait de nouvelles victimes civiles

Ai-Rca- Lundi, 13 Juin 2011 12:23 - Le médecin de la préfecture du Haut Mbomou, le Dr Francis PANDJE et  son chauffeur sur la route du retour dans l’Obo, ont été tués par les rebelles de  la Lord’s Resistance Army (LRA) de Joseph Kony.

 Cette scène macabre s’est déroulée le 6 juin dernier, 10Km après la rivière Dembia, dans la sous-préfecture de Rafai.

Le Médecin Francis Pandjé, en attente de son intégration dans la fonction publique, avait signé un contrat avec le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) pour se rendre dans le Haut Mbomou avec des kits de dépistage et les vaccins contre la polio.

Pour des raisons difficiles à donner, les rebelles de la Lord’s Resistance Army (LRA) lourdement armés ont ouvert le feu sur le véhicule avec à son bord, le  Dr Francis PANDJE, et son chauffeur. Tous  les deux ont été tués sur le coup et le véhicule a été incendié par la suite.

Selon les dires des autorités politico administratives rencontrées, le phénomène de la LRA ne prendra  fin que si les Forces  Armées Centrafricaines (FACA) combattent elles-mêmes ces rebelles parce  que, ajoutent-ils « les ressortissants ougandais qui sont censés combattre les rebelles de la Lord’s Resistance Army (LRA), ne font que tirer en l’air s’ils sont en présence des rebelles de la Lord’s Resistance Army (LRA) ».

Elles soulignent en outre que « même les rebelles de la LRA capturés ou qui se sont rendus volontairement sont soit libérés par les militaires ougandais soit ils sont transportés en avion en Ouganda pour être par la suite libérés ».

Cependant, l’ordre des médecins et pharmaciens de Centrafrique  a organisé ce  10 juin 2011  sur les grandes artères de la Ville de Bangui une marche pacifique. Un mémorandum a été adressé au président de la république et une grève d’une semaine est en cours d’être observée.

C’est depuis presque trois ans que les rebelles de la LRA sèment la désolation parmi les populations  du Mbomou et du Haut Mbomou.

Kabongo, Ai Bangui

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 00:57

 

 

 

Feindiro.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 10 Juin 2011 14:49

Ce 9 juin 2011 marque l’anniversaire de l’incendie du super marché Rayan appartenant à l’expatrié libanais Akhras Ali. Une dizaine de personnes avaient été arrêtées et déférées en prison. Ils sont accusés d’avoir provoqué le sinistre suite à un contentieux avec le maître des lieux. Les pertes étaient évaluées à plusieurs milliards de Francs CFA

Depuis leur arrestation les personnes arrêtées ont été déférées à la prison militaire de Bossembélé, à 150 km au nord-ouest de la capitale sans jugement, d’où ils croupissent encore.

Le lendemain de l’incendie du super marché, le président centrafricain François Bozizé s’était personnellement impliqué pour faire arrêter les présumés coupables. Un an plus tard, ces prévenus restent sans procès.

Trois d’entre eux dont la femme du bâtonnier Symphorien Balémby ont été récemment ramenés à Bangui pour des raisons sanitaires. Des démarches ont été entreprises auprès du médiateur de la République pour obtenir leur libération, sans grands succès pour le moment.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers