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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 15:03

 

 

Zakaria-Damane.jpg

 

logo cpjp

 

Par RFI mercredi 05 octobre 2011

Un comité de conciliation s'est réuni hier mardi pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu dans la région de Bria, dans le centre-est du pays. Le mois dernier, des affrontements entre deux groupes armés constitués d'ethnies rivales, les Goula pour l'UDFR et les Ronga pour la CPJP, ont fait une cinquantaine de morts dans cette zone diamantifère. Le comité de conciliation, composé notamment de représentants des ministères de la Défense et du Désarmement, du Bureau des Nations unies, et de la Micopax (la force multinationale d'Afrique centrale) espère réunir les combattants autour d'une même table dès samedi.

Le Médiateur de la République est optimiste. Selon Monseigneur Pomodimo, l'UFDR et la CPJP ont donné leur accord de principe. Un avion irait chercher Abdoulaye Issène, le chef de la Convention des patriotes pour la justice et la paix, jeudi prochain. Puis le commandant de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement, Zacharia Damane, le lendemain.

Du côté de l'UFDR, qui a signé un accord de paix avec Bangui en 2008, on se dit prêt à faire la paix. Le colonel Abdelkader Kadil est son vice-président : « La position de l’UFDR est bien claire. Nous sommes prêts pour la réconciliation. Leur combat à Bria, ce n’est pas l’UFDR qui attaque les gens, mais ce sont les assaillants qui attaquent l’UFDR. Le LRA et les bandits armés nous attaquent, partout… »

Mais pour la CPJP qui a conclu un accord de cessez-le-feu avec les autorités en juin dernier, c'est au contraire l'UFDR qui est responsable des violences de Bria. Pour son coordinateur, Zacharia Mahamat, la priorité est le désarmement.

« La situation de Bria est indépendante de notre volonté. Ca fait déjà trois ans que l’UFDR a signé un accord de cessez-le-feu et de paix définitive avec le gouvernement. Mais cette force n’a jamais été désarmée. Il y a beaucoup d’armes de guerre qui sont là... »

La CPJP promet que le désarmement sera immédiat après la signature d'un accord de paix définitive avec le gouvernement.

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 22:13

 

 

Obiang

 

30 septembre 2011 Le CCFD-Terre Solidaire relaxé dans la plainte en diffamation déposée par le président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema[1]

Lors de son audience du 30 septembre 2011, le tribunal a débouté le plaignant de son accusation en diffamation [2] et l’a condamné à verser à chacun des quatre prévenus[3] la somme de 2 500 euros sur le fondement de l’article 472 du Code de procédure pénale.

Le CCFD-Terre Solidaire accueille très positivement cette décision de la justice française qui renforce la liberté d’expression des associations engagées dans la lutte contre la corruption, et crée un précédent en réponse aux tentatives d’intimidation de la part d’un chef d'Etat.

Elle conforte la légitimité de la société civile, lorsqu’au terme d’un travail sérieux, elle prend ses responsabilités et interpelle les responsables politiques : « lorsqu’on dit qu’un corrompu est un corrompu, on ne fait que dire une vérité ! »  indique Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire.

C’est une vraie satisfaction pour le CCFD-Terre Solidaire qui, depuis 5 ans, et la sortie du premier rapport sur les « Biens mal acquis », dénonçait à la fois le pillage des ressources des pays du Sud par les clans au pouvoir et l’intérêt bien compris qu’en tirent les dirigeants et les entreprises des pays riches.

En effet, les transferts occultes dont il est à nouveau question dans l’actualité, ont un impact direct sur les conditions de vie des populations des pays du Sud. En lien avec les  organisations locales qu’il soutient à travers le monde pour lutter contre la faim et promouvoir  le développement, le CCFD-Terre Solidaire continuera de combattre les mécanismes internationaux qui appauvrissent les pays du Sud et de dénoncer les violations des droits humains Obiang.

Cette décision s’ajoute aux récents rebondissements de la plainte, déposée par Transparence internationale, à l’encontre de trois chefs d’Etats africains concernant des Biens mal acquis. Le 21 septembre dernier, la justice française a, en effet, opéré une perquisition dans l’hôtel particulier de la famille Obiang avenue Foch et saisi la semaine suivante 11 voitures de luxe à cette même adresse à Paris. 

C’est dans ce contexte que la venue du président est annoncée au Sommet du G20 à Cannes les 3 et 4 novembre prochains. Le CCFD-Terre Solidaire attend des actes forts de la part du gouvernement français, qui préside ce Sommet, afin que cette visite ne s’apparente pas à une caution à ce régime.

 

Contact : Véronique de La Martinière : 01 44 82 80 64 – 06 07 77 05 80

Note sur les 7 passages incriminés dans le rapport (pp 90-93) :

- « Teodoro Obiang Nguema est à la tête de la Guinée équatoriale depuis 1979, où il a instauré un véritable régime autoritaire. »

- « (…) la fortune amassée par le clan Obiang en Guinée équatoriale est estimée entre 500 et 700 millions $, alors même qu’il [le président] est toujours au pouvoir. »

- « Cet enrichissement proviendrait du détournement de la rente pétrolière »

- « 80% du revenu national serait monopolisé pas l’oligarchie »

- « (…) T. Obiang bénéficiait au premier chef de la rente pétrolière.»

- « Le dictateur guinéen et dix membres de sa famille sont accusés d’avoir blanchi, entre 2000 et 2003, environ 26,5 millions de dollars en achat immobiliers, via un compte au Banco Santander de Madrid. »

- « (…) le dictateur équato-guinéen aurait aussi acquis un hôtel particulier avenue Foch ».

 

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 14:13

 

 

 

Fidèle NGouandjika 

 

chantier Ngouandjika building hôtelier

 

Maléyombo

 

Fidèle Gouandjika menace de tuer son collègue du gouvernement Karim Meckassoua

 

Bangui, 30.09.2011 13h 10 – (L’Indépendant) – Le ministre centrafricain de l’agriculture et du développement rural, Fidèle Gouandjika, mis en examen dans une affaire de détournement de deniers publics, aurait menacé lors d’un conseil de cabinet jeudi, de tuer son collègue des postes et télécommunication Abdou Karim Meckassoua si ce dernier ne « retire » la plainte le visant.

 

De bonne source, le Premier ministre, Faustin Archange Touadéra qui présidait ce conseil de cabinet aurait demandé à Gouandjika « s’il ne faisait pas une mauvaise blague ». Celui-ci aurait répété au Premier ministre que « si Meckassoua ne retire pas la pleine qui le vise, il se rendrait chez lui pour l’abattre », indique la source avant de préciser que M. Touadéra aurait « i[finalement suspendu la réunion pour aller rendre compte à François Bozizé ».

 

Vendredi en début d’après-midi, L’Indépendant n’est toujours pas en mesure d’avoir confirmation de cette information. Contactés plusieurs fois à Bangui par L’Indépendant, aucun des deux ministres n’ont répondu.

 

Depuis sa prise de fonction il y a près de cinq mois, Abdou Karim Meckassoua a ordonné un audit sur la gestion peu orthodoxe de ses prédécesseurs à la tête du ministère des postes et télécommunications. Les conclusions non encore publiées de cet audit, auraient révélé des nombreux cas de détournements d’importante somme d’argent, imputés à Fidèle Gouandjika et Thierry Maléyombo.

 

Début septembre, Fidèle Gouandjika a été limogé de son poste de porte-parole du gouvernement et a vu son immunité de ministre levée pour le mettre à la disposition de la justice centrafricaine qui l’a inculpé ainsi que Thierry Maléyombo semble-t-il pour détournement de fonds publics et faux en écriture.

 

Par ailleurs, L’Indépendant apprend d’une source proche de la présidence que le ministre en charge de la justice Firmin Findiro aurait laissé entendre qu’il n’attend plus que les « instructions » de François Bozizé pour ordonner l’arrestation de Gouandjika et Maléyombo.

 

 

 

NDLR : Les conseils de cabinet se suivent et se ressemblent. Quand des milliards sont en jeu et leurs propriétaires en désarroi, généralement les brigands n'hésitent pas à faire couler le sang. Selon nos informations, de nombreuses menaces et énormes pressions de toutes sortes sont effectivement exercées sur le ministre d'Etat Karim Meckassoua par lequel le scandale des milliards dans le secteur des  télécoms a éclaté. L'inculpation de Gouandjika et Maléyombo est bien la preuve qu'il n'y a pas de fumée sans feu et jette un doute définitif sur l'origine suspecte des milliards dont ils se targuent.  

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 12:58

 

 

Jean Francis Bozizé

 

Jeudi, 29 Septembre 2011 09:49 (AFP) - Les affrontements entre deux mouvements rebelles qui ont fait 50 morts au cours du mois de septembre dans le nord du pays devraient s'interrompre avec un cessez-le-feu prévu à Bangui, a annoncé jeudi le ministre centrafricain de l'Administration du territoire Josué Binoua.

Les deux camps sont constitués de membres d'ethnies rivales -- Ronga pour la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP - rébellion), Goula pour l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR - ex-rébellion) en conflit depuis plusieurs années notamment pour le contrôle de l'extraction du diamant.

Selon le ministre "la CPJP et de l'UFDR sont tombés d'accord pour mettre fin définitivement aux hostilités mais cela doit être formalisé par un accord à Bangui".

"Je me suis rendu mercredi à Ndélé (nord) et à Birao (nord-est) pour y rencontrer les dirigeants CPJP et UFDR, a-t-il dit à la radio nationale. Nous avons obtenu de Abdoulaye Hissène de la CPJP de venir à Bangui dès aujourd'hui, et nous avons obtenu également obtenu de Zakaria Damane de l'UFDR et de son chef d'état-major qu'ils viennent à Bangui lundi prochain, pour qu'ensemble autour d'une table, nous puissions tirer les racines (régler) de ce problème", a-t-il poursuivi.

Le ministre centrafricain délégué à la Défense Jean-Francis Bozizé a estimé mercredi qu'il y avait "suffisamment de militaires" déployés dans la région. "Il est question maintenant de faire en sorte que ces entités qui ont signé des accords de paix puissent regagner leur positions initiales et participer au programme désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR)" a-t-il dit.

La CPJP a signé un cessez-le-feu avec les autorités de Bangui en juin, sans pour autant intégrer jusque-là l'accord global de paix de Libreville de 2008, signé par de nombreux mouvements rebelles dont l'UFDR.


© 1994-2011 Agence France-Presse

 

NDLR : Les tragiques et dramatiques événements de Bria font la démonstration non seulement de l’échec de la méthode de pacification du pays mais surtout met le doigt sur l’irresponsabilité manifeste de Bozizé qui a choisi depuis longtemps d’instrumentaliser, de financer et d’armer l’UFDR de Zakaria Damane et ses troupes pour en faire des supplétifs des Facas dans la région de la Vakaga, la Haute-Kotto et le Bamingui-Bangoran contre les ressortissants d'autres ethnies de la région. Dès lors, tout est faussé au départ. Jean Francis Bozizé affirme qu’il y a « suffisamment de militaires »déployés dans la région. A quoi servent-ils puisque dans le même temps il déclare qu’il faut maintenant appliquer les accords signés ?

 

 

 

Binoua.jpg

 

Société : Le ministre de l'Administration du territoire José Binoua veut ramener la paix entre la CPJP et l'UFDR en conflit. Il s'est entretenu mercredi à Birao avec Damane Zakaria de l'UFDR sur la question.

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 00:21

 

 

 

malette de liasse de billets

LEMONDE.FR avec AFP | 22.09.11 | 08h53

Les éditorialistes estiment, jeudi 22 septembre, que la mise en cause de deux proches de Nicolas Sarkozy dans l'affaire de Karachi pourrait annoncer des difficultés durables et profondes pour le chef de l'Etat, à quelques mois de la présidentielle.

"Les affaires de gros sous, qui pleuvent comme à Gravelotte et risquent d'éclabousser l'Elysée, ressemblent bel et bien, après la crise économique, à la deuxième mâchoire d'un étau dont il sera difficile pour Sarkozy de se défaire", écrit Paul Quinio dans Libération, dont la "une" titre que la "Sarkozye [est] en garde à vue".

"On entre dans une affaire d'Etat politique et financière qui pourrait avoir de lourdes conséquences", renchérit Daniel Ruiz dans La Montagne. "L'étau se resserre malgré les blocages au plus haut niveau de l'Etat", poursuit l'éditorialiste, estimant que "pour avoir voulu ouvrir la boîte de Pandore avec Clearstream et les valises de la Françafrique, Nicolas Sarkozy reçoit de plein fouet un premier boomerang".

"PAS DE CHANCE"

"Pas de chance pour Nicolas Sarkozy", ironise Bruno Dive dans Sud-Ouest. "Une semaine après avoir savouré son succès en Libye, il pensait continuer de refaire le monde à New York : le voici rattrapé par le Pakistan." Or, selon l'éditorialiste, c'est "pour Nicolas Sarkozy le signe que le danger se rapproche", et "que cette affaire Karachi risque d'empoisonner sa campagne, comme les diamants de Bokassa avaient empoisonné celle de Valéry Giscard d'Estaing en 1981".

"Le puzzle commence lentement à s'ordonner. Et pas nécessairement au meilleur moment pour celui qui se trouve au centre de la mire : le chef de l'Etat", relève également Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain. "Nicolas Sarkozy se trouve lesté d'un soupçon qui, en fournissant un angle d'attaque sur la République irréprochable, ne va pas lui faciliter une campagne qui, en tout état de cause, s'annonçait déjà difficile."

"DÉFLAGRATION"

Devant cette "déflagration" qui "menace le cœur de l'Etat", l'exécutif a pourtant les moyens de "faire progresser la vérité", souligne Rémi Godeau dans L'Est républicain, appelant à la déclassification des documents de la défense et à l'ouverture des archives du Conseil constitutionnel "au plus vite". En attendant, Yann Marec dans le Midi libre conseille surtout aux citoyens français de "rendre hommage à ces juges qui s'attaquent au pouvoir".

L'enquête du juge Renaud Van Ruymbeke sur le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 s'est accélérée mercredi avec la mise en examen d'un ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, et la garde à vue d'un autre proche du chef de l'Etat, Nicolas Bazire.

 

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 23:12

 

 

Khadafi-m


 

NEW YORK (Nations unies) AFP / 20 septembre 2011 23h01 - Le chef du Conseil national de transition (CNT) libyen Moustapha Abdeljalil a déclaré au président américain Barack Obama penser que le dirigeant déchu Mouammar Kadhafi était toujours en Libye, a indiqué mardi la Maison Blanche.

M. Abdeljalil (...) a dit qu'il pensait que Kadhafi était toujours en Libye, a indiqué lors d'un point de presse à New York Derek Chollet, un haut responsable du Conseil de sécurité nationale (NSC), cabinet de politique étrangère de M. Obama, après une réunion entre les deux dirigeants à l'ONU.

Mouammar Kadhafi, visé par un mandat d'arrêt international émis par la Cour pénale internationale (CPI), et faisant l'objet d'un avis de recherche international, est introuvable depuis la chute de Tripoli fin août.

Traqué de toutes parts, Kadhafi a démenti dans un message sonore s'être enfui au Niger. Mardi, un autre message sonore attribué à l'ancien dirigeant a qualifié de mascarade le nouveau régime en Libye soutenu par la communauté internationale et chaleureusement accueilli à l'ONU à l'occasion de l'Assemblée générale annuelle de l'organisation à New York.

La capture de Kadhafi, a remarqué M. Chollet, est considérée par le CNT comme faisant partie du processus qui permettra de commencer réellement une vraie transition politique.

Mais cela étant dit, ils prennent déjà des mesures admirables, malgré le fait qu'ils disent que Kadhafi doit être arrêté (...) ils progressent dans la formation d'un nouveau gouvernement, a-t-il observé.

Donc, c'est un problème important, mais il ne les empêche pas de progresser. En public ou en privé, nous ne les entendons pas dire qu'ils ne peuvent pas faire certaines choses parce que Kadhafi court toujours, a encore dit M. Chollet.

Cela dit (...) des combats se déroulent toujours aujourd'hui en Libye, des combats plutôt intenses dans plusieurs fiefs de Kadhafi. Et comme le CNT et le reste du monde, nous voulons que cela cesse le plus vite possible, a-t-il conclu.

Plus tôt, M. Obama avait affirmé lors d'une réunion des amis de la Libye en marge de l'ONU que la campagne militaire de l'Otan se poursuivrait en l'état actuel de la situation.

Tant que les Libyens seront menacés, la mission dirigée par l'Otan pour les protéger continuera. Et ceux qui continuent à résister doivent comprendre que l'ancien régime est fini, et qu'il est temps de déposer les armes et de rejoindre la Libye nouvelle, avait plaidé M. Obama.


(©)

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 22:49

 

 

Ban Ki moon

 

Mardi, 20 Septembre 2011 18:09(AFP)

L'ONU appelle à un "cessez-le-feu immédiat" dans les combats opposant des mouvements armés rivaux centrafricains sur fond de commerce de diamant dans la ville de Bria (centre), dans un communiqué transmis à l'AFP à Libreville mardi.

"Les Nations Unies expriment leurs vives préoccupations face aux violents combats qui opposent la CPJP et l'UFDR à Bria et appellent à un cessez-le-feu immédiat", indique le communiqué du Bureau intégré des Nations unies en Centrafrique (Binuca).

Depuis le 11 septembre, des combats ont opposé l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR, ex-rébellion) et la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP, rébellion) à Bria.

Ils ont fait 30 morts, selon le dernier bilan communiqué lundi par une source militaire sur place.

Déplorant les "pertes en vies humaines et dégâts matériels occasionnés par ces affrontements", les Nations unies "rappellent le droit à la protection +des personnes et des biens+ et en particulier des populations vulnérables notamment les femmes et les enfants et demandent aux deux parties en conflit dans cette ville, CPJP et UFDR, signataires d'accords de cessez-le-feu et de paix avec le gouvernement, (de) prendre toutes les mesures qui s'imposent afin de faire cesser immédiatement ces combats et (de) respecter les engagements pris".

La CPJP a signé un cessez-le-feu avec les autorités de Bangui en juin, sans pour autant intégrer jusque-là l'accord global de paix de Libreville de 2008, signé par de nombreuses rébellions, dont l'UFDR.

"Par ailleurs, les Nations unies exhortent l'UFDR et la CPJP à résoudre rapidement cette crise en ayant recours à la voie pacifique", indique le communiqué du Binuca faisant part de "sa disponibilité ainsi que celle de la communauté internationale à soutenir tous les efforts qui seront menés en vue d'un cessez-le-feu rapide et à d'une réconciliation durable afin de consolider la paix".

Les deux camps sont constitués de membres d'ethnies rivales -- Ronga pour la CPJP, Goula pour l'UFDR -- en conflit depuis plusieurs années notamment pour le contrôle du diamant.

La région de Bria est la principale zone diamantifère du centre du pays.

© 1994-2011 Agence France-Presse

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 23:33

 

 

 

Fidèle NGouandjika

 

 

fric en CFA

 

 

Maléyombo

 

 

Les observateurs se demandent si une vague de répression pour un scandale dans les télécoms est le signal d'une nouvelle approche de la corruption

Dans un d’accès de zèle d’état inhabituel, le 2 août, la police a arrêté à Bangui un Français travaillant pour la compagnie de télécommunications locale Telsoft Centrafrique Gateway et l'a accusé de détournement d'argent dû au Trésor. L'arrestation fait partie d'une tortueuse affaire impliquant deux anciens ministres et ministres de télécommunications, Fidèle Ngouandjika et Thierry Savanarole Maleyombo, et des enquêtes sur leurs activités par leur successeur, Abdou Karim Meckassoua.

Beaucoup croient que la richesse soudaine de Ngouandjika et Maleyombo et leur fonction de ministres ne sont pas indépendantes. Ngouandjika est l'un des hommes les plus riches en RCA, avec des comptes bancaires à Paris et en Roumanie, ainsi que d'un portefeuille de grande propriété à Bangui. Maleyombo n'est pas si riche et est en effet devenu pauvre depuis que la police a perquisitionné - sous les ordres directs du président François Bozizé, dit la presse - le site de construction de sa nouvelle villa. Ils ont confisqué des véhicules 4x4 flambant neufs qui avaient été achetés pour le fournisseur de télécoms, la Société Centrafricaine de Télécommunications.

L'Etat doit, mais ne paiera pas plus de 11 milliards de francs CFA à la Socatel (24 millions dollars américains) et l'entreprise ne remboursera pas les fournisseurs étrangers pour les appels internationaux. Maleyombo a quitté ses fonctions en avril 2011. La saga remonte aux plans établis avec l'aide de deux figures bien connues de la 'Françafrique', le lien d’intérêts d'affaires franco-africaines: l'ancien sénateur d'Arles, Jean-Pierre Camoin, et une grande courroie de la Grande Loge de France de francs-maçons, Francis Castagnède. En 2003, tout le gouvernement dirigé par le Premier ministre Goumba Abel (aujourd'hui décédé), s’est rendu à l’aéroport Bangui M'poko pour accueillir leurs invités français.

Les Ministres les ont rencontrés et ont discuté des façons de séduire les investisseurs français pour qu’ils reviennent de pour un coût estimé à 1 million d'euros (1,4 millions de dollars.), mais aucun investisseur n’est venu. Deux ans plus tard, cependant, avec le soutien de France Télécom, ils ont proposé une passerelle pour les appels étrangers qui permettrait au gouvernement de la RCA de percevoir des taxes sur les appels ainsi que les quatre opérateurs de téléphonie mobile: Société Télécel Centrafrique, Nationlink, Moov Centrafrique et Orange. Ngouandjika, soutenu par la présidence, a mis en place l'accord en 2006, accordant le monopole de la passerelle à Telsoft. Le Conseil d'Etat (organe suprême juridique) par la suite a déclaré l'illégalité du monopole, mais le président l'a annulée et l'affaire s'est déroulée. Telsoft International qui avait d'autres investisseurs prestigieux français en plus de Camoin et Castagnède, a assuré l'état qu’il recevrait 300 millions francs CFA de revenus provenant de la passerelle chaque mois soit (660 000 $).

Plus tard, Camoin et Castagnède ont vendu leurs actions Telsoft à une nouvelle société enregistrée à Bangui, Centrafrique Telsoft passerelle, qui a hérité de la face mise en place par Ngouandjika. Il y avait une différence importante par l'accord précédent: l'investissement initial en équipement pour la passerelle, qui avait d'abord été présenté comme gratuit, aurait besoin d'être payé. Le résultat n'était pas aussi espéré. Loin des 300 millions de F CFA par mois, l'État n'a pas reçu plus de 90 millions de F CFA. Il est soupçonné étranger à Bangui que certaines des recettes attendues ont été absorbées par les sociétés interposées entre le point de collecte de la passerelle et le Trésor.

En Janvier 2011, Telsoft international a négocié un règlement avec le gouvernement. Telsoft doit des revenus à l’Etat tandis que le gouvernement devait de l'argent pour l'investissement en capital de Telsoft dont les détails restent secrets. Le règlement prévoyait que Telsoft devait au gouvernement 300 million de F CFA. Toutefois, en vertu de l'accord, Telsoft n’a à payer que la moitié si elle le fait immédiatement. Il a dûment fait un chèque au Trésor pour 100 millions de F CFA. Mais le gestionnaire Telsoft (celui qui est actuellement en résidence surveillée) a retenu 50 millions de F CFA en espèces sur instructions de Ngouandjika. Ngouandjika dit le directeur, a dit que c’est à lui qu’’il fallait payer la somme et le ministre de l'époque, Maleyombo, n’aurait qu’à approuver et autoriser le paiement. Alors que beaucoup sont touchés par le courage de Meckassoua de lutter contre la corruption, certains se sont demandés s’ il a été autorisé à lutter contre Ngouandjika seulement parce qu'il est le successeur potentiel de Bozizé.

Source : Africa Confidential  9 S e p t e m b e r 2 0 1 1 • V o l 5 2 - N ° 1 8

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 23:23

 

 

 

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Zakaria-Damane.jpg

 

 

BANGUI AFP / 18 septembre 2011 17h51 - Les combats, ayant déjà fait au moins 21 morts cette semaine, entre mouvements armés rivaux centrafricains sur fond de commerce du diamant dans la ville de Bria (centre), ont repris dimanche créant la panique dans la population qui fuit la ville, selon une source militaire à Bria.

D'après la source, les combats opposant l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR ex-rébellion), et les rebelles de la Convention des patriotes pour justice et la paix (CPJP) ont repris brusquement et ont redoublé d'intensité (...) avant de toucher certains secteurs jusque là épargnés.

Le détachement de l'armée qui a eu des renforts n'a pas réussi à contenir la population apeurée et qui a choisi de quitter la ville. L'intensité des combats prouve bien que le bilan va s'alourdir et pourrait bien être plus élevé, toujours selon cette source militaire.

Depuis 10 heures les habitants de Bria fuient et se trouvent à plusieurs dizaines kilomètres dans des conditions difficiles. Beaucoup ont fui en brousse pour échapper aux tirs comme moi, a affirmé Agathe, une commerçante de Bria jointe par téléphone.

Les deux camps sont constitués de membres d'ethnies rivales -- Ronga pour la CPJP, Goula pour l'UFDR -- en conflit depuis plusieurs années notamment pour le contrôle du diamant.

Selon Philippe, un habitant du quartier Baïdou, une bonne partie de la population a fui la ville pour se réfugier dans les villages voisins, parce que de violents combats ont repris dimanche (...) entre les éléments de l'UFDR, et ceux de la CPJP. D'après cet habitant, les hommes de l'UFDR ont attaqué les positions des rebelles, en plusieurs endroits du quartier Bornou et les ont délogés faisant déplacer les combats vers d'autres quartiers.

Au moins 21 personnes sont mortes en une semaine, selon un dernier bilan vendredi d'une source militaire sur place.

Or d'après le responsable militaire contacté ce dimanche, le bilan devrait encore s'alourdir car plusieurs blessés, dont certains gravement atteints, se trouvent à l'hôpital et que des corps sont signalés à la périphérie nord de la ville.


(©)

 

NDLR : Zakaria Damane est devenu en réalité un véritable businessman, faisant du diamant et possédant plusieurs camions qui font du transport de marchandises entre la RCA et le Soudan. L'UFDR dont il est le chef est également devenue un mouvement de miliciens supplétifs des FACA pour combattre les mouvements rbelles dans la région de la Vakaga, la Haute-Kotto et le Bamingui-Bangoran. Son mouvement d'humeur entre temps contre Bozizé était juste dû à sa désapprobation du remplacement par Bozizé sans son avis dans le gouvernement d'un de ses éléments par Joseph Kalité.   

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 15:35

 

 

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Zakaria-Damane.jpg

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 16 Septembre 2011 14:08

21 personnes tuées, des blessés et plusieurs dégâts matériels. C’est le bilan provisoire des derniers affrontements entre les rebelles de l’une des ailes de la Convention des Patriotes pour la Justices et la Paix (CPJP) et ceux de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR). Les combats ont eu lieu au quartier Bornou (sortie nord de Bria) région située au nord-est du pays.

L’information est confirmée sur les ondes de Radio Ndeke Luka ce vendredi 16 septembre 2011, par Moussa Gounman maire de la ville de Bria en proie à l’insécurité.

Selon lui, « un calme précaire règne à Bria du fait de la présence des assaillants et celle des Forces Armées Centrafricaines (FACA) venues en renfort. La motivation même de ces affrontements entre ces 2 factions rebelles opérant dans le nord-est et nord-ouest de Centrafrique reste méconnue ».

D’après certaines sources, l’assaut sur le quartier Bornou habité pour la plus part par l’ethnie Goula originaire de la Vakaga (nord) a été d’abord lancé par la CPJP, rébellion de l’ethnie Ronga aussi originaire de la Vakaga. Une riposte accompagnée de renfort de la part de l’UFDR venu de Birao (nord) a été l’une des causes de ces pertes non seulement en vies humaines mais aussi en matériels.

Il est à noter que les hostilités avaient commencé dimanche dernier au lendemain de la rencontre du Médiateur de la République Monseigneur Paulin Pomodimo avec les représentants de ces mouvements rebelles opérant dans le nord-est et nord-ouest de Centrafrique. De cette rencontre de prise de contact pour une cessation d’hostilité entre les deux groupes, le Médiateur avait pourtant obtenu de ses hôtes des engagements fermes vers une réconciliation définitive.

L’UFDR de Damane Zakaria et l’aile CPJP de Mahamath Sallet sont toutes 2 respectivement signataires de l’accord global de paix de 2008 au Gabon et cessez-le-feu de juin 2011 à Bangui.

 

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