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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 02:22

 

 

 

éléments-de-la-séléka-au-nord-de-damara-le-21-fc3a9vrie

 

 

http://www.centrafriquelibre.info   par Maurice Wilfried SEBIRO  18 mars 2013

 

 

Le général congolais Essongo, représentant du président Sassou Nguesso, médiateur de la crise Centrafricaine accompagnés des cinq ministres de la Séléka n’ont pas réussi à convaincre  les combattants sur leur champ de bataille. Alors que les deux camps affichent des velléités impuissantes  de rompre avec les hostilités, l’actualité Centrafricaine de ses derniers jours est marquée par la conquête des nouvelles villes par les rebelles.

 

Dépêché par le président Sassou pour débloquer la situation, le GénéralEssongo a reçu une fin de non-recevoir à Sibut fief de la Séléka, mais a aussi abandonné sous la contrainte de leurs subalternes, ses compagnons de route qui ne sont autres que les cinq représentants de la coalition hétérogène, qui siègent au gouvernement de Me Tiangaye.

 

Les combattants menacent de reprendre les hostilités dans trois jours et de marcher sur Bangui, si Bozizé n’exécutait pas toutes les clauses des accords de Libreville. A ce jour, les prisonniers politiques croupissent encore dans ses prisons spéciales et les militaires Sud -Africains sont toujours présents à Bangui. Les armes n’ayant jamais résolu les conflits sociaux, la Séléka doit cesser avec les hostilités et  reprendre les négociations sous la houlette du représentant du médiateur, le Général Essongo. La bataille de Bangui, si elle devrait avoir lieu, causerait beaucoup de pertes en vies humaines. Cette ville de huit cent mille habitants est une poudrière et une cave d’armes de guerre.

 

Des troupes d’élite centrafricaines sont en effet stationnées dans cette ville et sont prêtes à se sacrifier pour sauver le régime. Il y a également la garde républicaine, composée en majorité des gbayas boys lourdement armés et capables de mourir pour le sanguinaire. Ces derniers sont choyés par le tyran contrairement aux militaires qui sont quotidiennement affectés au front pour  défendre de l’intégrité du territoire, qui sont marginalisés et négligés.

 

Notons également la disponibilité des jeunes miliciens recrutés par Lévi Yakité de Cocora et les éléments de Steve yambété du Coac, majoritairement illettrés et désœuvrés qui se déchaîneront sur toutes les personnalités hostiles au régime pour les dépecer avec les machettes qu’on leur a distribuées.

 

Ces jeunes, d’après les dernières informations en notre profession, apprennent actuellement la manipulation des armes lourdes pour se tenir prêts le moment venu. Ce malheureux événement fragilise davantage les accords de Libreville et devraient sans doute pousser la communauté internationale à faire de la pression sur Bozizé, afin d’épargner des centaines de vie d’une mort certaine.

 

Les moyens de communication qui sont coupées dans les villes occupées et l’absence d’un corridor humanitaire, empêchent la circulation des informations sur les conditions de vie. A titre d’information, ces villes étaient déjà frappées par la misère avant leur prise, ce qui pousse certains observateurs à parler d’un désastre sans précédent qui frappe actuellement le pays de Boganda.

 

Au lieu de retourner à Libreville où ailleurs, le peuple a encore à travers cet épisode, quelque peu rocambolesque, l’opportunité de sortir de son immobilisme et pousser le président Bozizé à anticiper sa retraite.

 

 

Maurice Wilfried SEBIRO

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 00:17

 

 

 

Michel Djotodia Am Nondroko

 

 

RFI  dimanche 17 mars 2013

 

C'est une information RFI : alors qu'une délégation gouvernementale accompagnée de représentants de la communauté internationale s'était rendue ce dimanche 17 mars 2013 à la rencontre des rebelles de la coalition Seleka, ces derniers ont fini par retenir à Sibut les cinq ministres présents issus de leurs rangs. Alors que l'objectif de la délégation était de discuter du processus de paix et des conditions de désarmement et de démobilisation des rebelles, ceux-ci ont maintenant donné un ultimatum de 72 heures au gouvernement pour accéder à leurs revendications.

 

Les rebelles de la Seleka sont en colère et ce n'est pas la première fois qu'ils l'expriment. Une délégation conjointe du gouvernement et de la communauté internationale (avec notamment le médiateur de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) est allée à leur rencontre à plusieurs reprises pour négocier, entre autres, leur cantonnement.

 

La dernière fois, il y a trois semaines à Damara, les discussions s'étaient mal passées mais les rebelles avaient accepté de se replier sur Sibut. Cette fois, cinq ministres issus de leurs propres rangs ont fait le déplacement et cela ne les a visiblement pas calmés, au contraire.

 

Les rebelles ont renvoyé le reste de la délégation à Bangui et ont décidé de retenir les cinq ministres, dont Michel Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense, dans cette localité située à 150 kilomètres au nord de Bangui.

 

La Seleka réitère ses revendications

 

Ils ont émis une liste de revendications, toujours les mêmes : la libération des prisonniers politiques, la reconnaissance des grades, l'intégration de leurs troupes au sein des FACA (les Forces armées centrafricaines), mais aussi le départ des troupes sud-africaines présentes sur le territoire, la levée des barrages illégaux ou encore l'envoi de 2 000 hommes de la Seleka à Bangui.

 

Ils donnent 72 heures au gouvernement pour accéder à leurs revendications ou ils assurent qu'ils sont prêts à reprendre les armes. C'est une nouvelle situation de crise, plus de deux mois après la signature des accords de Libreville.

 

La médiation, justement, est furieuse. Pas seulement à cause de l'attitude des rebelles, mais aussi en raison de la mauvaise volonté mise par les deux parties à mettre en application ces accords.

 

 

 

Centrafrique : En colère, les rebelles prennent leurs ministres en otage !

Par Koaci.com -17 mars 2013

 

 

Michel Djotodia parmi les cinq ministres retenus par le Séléka à Sibut .

Les rebelles du Séléka ont émis ce dimanche depuis Sibut (150 kilomètres au nord de Bangui) un ultimatum à Bangui, Ils lui donnent 72 heures pour satisfaire leurs revendications. Ils assurent qu"en cas contraire ils reprendront les armes en l'occurrence si l'intégration de leurs troupes au sein des FACA (les Forces armées centrafricaines), la libération des prisonniers politiques, la reconnaissance des grades, mais aussi le départ des troupes sud-africaines présentes sur le territoire, la levée des barrages illégaux ou encore l'envoi de 2 000 hommes de la Seleka à Bangui ne sont pas acceptés dans les 72heures.


Ce dimanche, alors que cinq de leurs ministres avaient fait le déplacement de Bangui à Sibut dans le cadre d'une délégation conjointe du gouvernement et de la communauté internationale (avec notamment le médiateur de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) pour négocier et discuter du processus de paix et des conditions de désarmement et de démobilisation des rebelles, ces derniers en colère, ont décidé de retenir leurs ministres tout en renvoyant à Bangui le reste de la délégation. Objectif, que les renvoyés aillent transmettre l'ultimatum au pouvoir de Bozizé.


Notons que parmi les cinq ministres retenus figure Michel Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense.


Nanita

Source: Koaci.com

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 01:58

 

 

Bozizé fait du sport

 

 

 

Centrafrique : La Séléka défie la CEEAC

 

PAR BOULKINDI COULDIATI, Le Pays  14 MARS 2013

 

Les choses vont trop vite en République centrafricaine. En effet, comme des fruits murs, des villes tombent, les unes après les autres entre les mains de la Séléka.

 

En moins d'une semaine, cette redoutable rébellion a mis trois villes sous son contrôle, créant ainsi un Etat dans l'Etat centrafricain. C'est dire donc que les lendemains s'annoncent encore sombres pour ce pays qui n'a jamais soufflé pendant longtemps le vent de la stabilité. L'histoire donne malheureusement raison à tous ceux qui ne croyaient pas aux accords de Libreville, signés des mains des protagonistes dont l'insincérité se révèle aujourd'hui. Le retour à la case départ, longtemps redouté, est aujourd'hui une réalité. Il n'y a point encore de doute à se faire, il n'y avait que l'aile modérée de la rébellion qui avait signé ces accords de Libreville qui volent aujourd'hui en éclat.

 

Que veulent-t-ils encore ces rebelles récalcitrants qui font crépiter les armes au moment où la Centrafrique a son gouvernement d'union nationale qui, visiblement, fonctionne sans conac majeur. Cherchent-ils seulement la peau de Bozizé comme certains le pensent ? Toujours est-il qu'on se perd en conjectures quand on essaie de s'interroger sur les raisons de leur combat actuel, si ce n'est le départ du n°1 centrafricain. Denis Sassou Nguesso, mandaté par ses homologues de la CEEAC pour jouer le médiateur, a de quoi s'inquiéter. A la vérité, le camp qui se sentirait lésé après les accords de Libreville devait revenir à lui pour se faire rétablir dans ses droits. Cela éviterait de réveiller les vieux démons. Mais de ce sacro-saint principe des médiations, la Séléka n'en a cure. La relance subite de la guerre prouve que l'objectif inavoué de cette rébellion est loin d'être atteint.

 

Que faire maintenant dans la mesure où cette rébellion se moque même du médiateur Sassou Nguesso et défie la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) qui l'avait pourtant mise en garde contre toute velléité de reprise des armes ? Les pays membres de la CEEAC n'ont pas intérêt à laisser les rebelles avancer un peu plus. Il ne faut surtout pas attendre qu'ils prennent Bangui pour commencer à s'émouvoir. Cet attentisme est d'autant plus à craindre que les rebelles avancent sans coup férir malgré la présence de forces d'interposition, envoyées en Centrafrique au début du conflit. Ils sont d'ailleurs inspirés par d'autres rebelles qui écument les Grands Lacs et qui sont des « tombeurs » professionnels de régimes. L'armée centrafricaine se s'étant montrée impuissante, il urge d'agir vite pour que l'histoire ne se répète dans ce pays.

 

 

 

 

Centrafrique: Instabilité en RCA - Retour à la case départ ?

 

PAR ABDOULAYE BARRO, 12 MARS 2013  Le PAYS

 

ANALYSE

 

Depuis les accords de Libreville, signés entre les rebelles de la Séléka et le régime Bozizé, sous l'égide du médiateur Sassou Nguesso, le peuple centrafricain s'était enfin mis à rêver d'un retour à une paix durable.


Son optimisme pacifique était nourri par la solution politique qui avait abouti à un partage du pouvoir entre les parties en conflit. Et tout le monde s'était vite empressé de louer, à Bangui, et en Afrique, les qualités et les vertus de conviction, de loyauté du chef de ce gouvernement de compromis, Me Nicolas Tiangaye, un homme sérieux, de bonne volonté, surtout déterminé.


Malheureusement, en Centrafrique, l'on n'arrive pas à discipliner et à éduquer l'agressivité humaine. L'aile radicale de la Séléka, qui n'a jamais digéré qu'on lui ait barré, à l'époque, la route de Bangui, vient de faire parler de nouveau, le canon. Des localités sont vite tombées sous leur coupe, comme dans un jeu d'enfants. En vérité, à Bangui, on assiste à un jeu de cache-cache entre le régime Bozizé et l'équipe gouvernementale actuelle. Pourquoi ? Et quand est-ce que les Centrafricains décideront enfin, entre eux, de pratiquer un peu la confiance et la sincérité ?


A l'heure actuelle, on ne peut pas dire que les accords de paix conclus à Libreville entre Bozizé et la Sékéka, ou « pax gabonia », sont une réalité sociale pour le peuple centrafricain. Et, tout montre qu'il est fort probable que ce pays entame une nouvelle rechute dans le désordre et l'anarchie. Si la situation militaire continue à se détériorer, le pays repartira à la case départ, c'est-à-dire à la reprise de nouveaux affrontements armés. Au fond, cette instabilité chronique qui menace constamment ce pays est liée, du fait des rébellions répétitives, à l'enracinement d'une culture politique où le recours à la force est considéré comme la seule option possible. La force, et non la paix, devient ici un besoin ontologique. Certes, la force et la légitimité restent les deux seules sources de pouvoir. Mais comme a su bien le rappeler Robert Cooper, « la force sans la légitimité engendre le chaos ; la légitimité sans la force sera inévitablement renversée ».


En Centrafrique, ce pays plongé dans une pénombre belliciste récurrente, le recours à la force signifie un échec total de la politique. Car, ici, l'intérêt national ne détermine pas du tout le jeu politique. D'où ces rébellions sans limites et sans merci, semant le drame et la ruine de la société centrafricaine. L'histoire nous enseigne également que quand l'Etat est trop faible, d'autres acteurs non-étatiques prennent de l'importance. Mais tous les contentieux et problèmes qui furent la cause de la rébellion ont-ils été véritablement abordés à Libreville ? Ce qui est très inquiétant, mais paradoxal, c'est que la Centrafrique n'a jamais connu une guerre civile au sens strict, et que les différentes rébellions n'ont jamais réussi à recueillir un large soutien du peuple. Avec cette nouvelle menace d'un retour à la case départ, on a la curieuse impression que ce pays n'est nullement préoccupé par son développement économique, encore moins par le maintien de son unité nationale. Pourtant, ce petit Etat aux immenses richesses a besoin de tous ses enfants pour se reconstruire. La meilleure guerre reste celle qu'on ne doit jamais commencer. Car, cette nouvelle instabilité risque encore de propager le mal plutôt que de l'éradiquer. Et pour l'éviter, les Centrafricains doivent chercher à s'échapper, individuellement et collectivement, de cet épais brouillard de méfiance et de duperie réciproques.

 

N'existe-t-il pas en Sango, langue nationale de ce pays, un mot pour désigner la sincérité ? Et s'il n'existe pas, il leur appartient de l'inventer et, très vite, de le mettre en pratique. Sinon, on continuera à dire dès qu'il s'agit de la Centrafrique : quel pays déroutant !

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 01:55

 

 

cantonemt Séléka

 

 

Par Source: Xinhua - 14/03/2013


Ils refusent leur cantonnement, contre l'avis de leur leader Michel Am Nondokro Djotodia, nommé vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale

 

Lors d'une visite le 21 février à Vangué, localité proche de Damara, ville du Centre du pays décrétée «ligne rouge» par la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC) pour protéger la capitale Bangui contre l'avancée rebelle, Michel Djotodia, qui participe au gouvernement d’union nationale avec quatre autres membres de la rébellion, a exhorté les troupes à favoriser la réalisation du programme démobilisation, désarmement et réinsertion prévue sur trois sites : Kaga-Bandoro (Centre- Nord), Bria et Ndélé (Nord-Est) et visant à enterrer la hache de guerre et revenir sur les voies de la pacification. «Nous avons choisi ces villes parce que les bases de la FOMAC sont présentes dans ces localités, pour que vous bénéficierez des meilleures conditions de vie. Si aujourd'hui nous acceptons de signer l'accord de paix de Libreville, alors respectons nos engagements. Car, la communauté internationale a les yeux rivés sur nous», a lancé l'ancien fonctionnaire du ministère centrafricain des Affaires étrangères précédemment aussi consul à Nyalla, au Soudan. Comme avec la formation du gouvernement d'union nationale où ils réclamaient sept postes ministériels contre les cinq obtenus, les chefs militaires de Séléka n'approuvent pas cette position. A la suite du général Mahamat al Katime, commandant des opérations à Damara, le colonel Michel Narkoyo, un des porte-parole de la rébellion, est formel: pas de cantonnement et de désarmement tant que les revendications ne sont pas satisfaites.

 

Deux exigences fondamentales


Deux exigences fondamentales sont formulées: le départ de la RCA des soldats sud-africains et ougandais chargés de prêter main forte au régime du président Bozizé et puis la libération des détenus politiques en relation avec la crise. «Nous attendons toujours la réaction du gouvernement. A Libreville, on a signé beaucoup de papiers. Jusqu'à présent, ni les Sud-africains, ni les Ougandais, personne n'a quitté notre pays. On se demande pourquoi le président Bozizé garde encore ces forces étrangères dans notre pays», a souligné Narkoyo, ex-soldat de deuxième classe de la gendarmerie nationale devenu colonel dans la rébellion. Selon lui, ce retrait devait avoir lieu une semaine après la signature des accords de Libreville. «Nous sommes prêts pour le cantonnement, nous ne sommes pas résistants. On ne peut pas aller au cantonnement alors que nos frères restent en détention», a-t- il en outre mentionné, faisant valoir que s'il y a blocage dans l'application des accords de paix, c'est du côté du camp de François Bozizé, accusé de «manque de volonté politique» pour faire avancer le processus.

 

A l'en croire, ce blocage ne permet pas au «président Djotodia de contrôler totalement la situation en tant que ministre de la Défense. Il n'a pas le contrôle de l'armée. Le président Bozizé aurait même augmenté le nombre des Sud- africains et des Ougandais. Son fils qui fut ministre de la Défense serait allé récemment à l'extérieur chercher des avions et des pilotes. Ils auraient monté des hélicoptères et des avions de guerre.» Ces mêmes accusations avaient été entendues à l'approche de l'ouverture du dialogue politique tenu en janvier dans la capitale gabonaise, sous l'égide des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, à laquelle la RCA appartient). Elles sont aussi reprises par Eric Massi, porte- parole international de Séléka à Paris en France, qui a exigé que «le président Bozizé exécute de bonne foi les engagements qu'il a pris à Libreville». «Il n'y a pas de divergences. Nous sommes d'accord pour la mise en oeuvre des accords. C'est les modalités qui restent à définir. Nous considérons que le processus ne peut pas être unilatéral. Nous avons arrêté notre offensive, nous sommes allés au dialogue à Libreville, nous avons accepté de signer l'accord de cessez-le-feu, nous avons accepté que le président Djotodia et les autres entrent au gouvernement malgré que la composition de ce gouvernement ne nous convient pas», a-t-il ajouté. Eric Massi, dont les propos rejoignent ceux des chefs militaires de la coalition rebelle, a appelé la Commission des droits de l'homme des Nations Unies à se rendre en RCA pour «aller visiter les prisons et s'enquérir de leur situation afin qu'ils soient libérés». «Les arrestations doivent cesser, car, actuellement à Bangui les arrestations continuent», a-t-il poursuivi.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 01:32

 

 

 

Bozizé salue Djotodia

 

 

Afrikarabia  jeudi, 14 mars 2013

 

La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une des composantes de la rébellion Séléka, a relancé l'offensive militaire en s'emparant de trois villes à l'Est du pays. Son leader, Nourradine Adam, conteste fortement les accords de paix de Libreville dont il demande "la réévaluation". Des attaques qui relancent le débat sur la fragilité des accords de Libreville.

 

Coup de pression sur les accords de Libreville. Une des factions de la rébellion Séléka a repris le chemin des armes en faisant tomber trois nouvelles localités à l'Est de la Centrafrique : Gambo, Bangassou et Rafaï. L'armée régulière (FACA) n'a opposé aucune résistance et l'attaque de Bangassou de lundi aurait fait quatre morts dans les rangs des forces armées centrafricaines. Comment en est-on arrivé là ?



Factions rivales



La reprise des attaques armées par une des composantes de la Séléka lève le voile sur les profondes divisions qui règne au sein de la rébellion. Coalition "mosaïque" de 5 mouvements rebelles, la Séléka est désormais scindée en deux factions rivales bien distinctes. On trouve d'abord le camp de Michel Djtodja, le chef de la délégation rebelle à Libreville et signataire des accords de paix. Ministre au sein du gouvernement de transition de l'opposant Nicolas Tiangaye, Djotodja a été fortement critiqué par une partie de la coalition. Principal reproche : avoir signé trop vite et sans garantie avec le président François Bozizé. A la tête de la fronde : les militaires du mouvement. Les commandants de la Séléka n'ont pas accepté certains termes de l'accord et se montrent de plus en plus impatients sur son application. Mais c'est surtout le sentiment d'avoir échoué si près du but qui domine chez les militaires. Les troupes de la Séléka se trouvaient à seulement 75 km de la capitale Bangui lorsque les parrains régionaux, tchadiens et congolais, ont sifflé la fin de la récréation, en convoquant rebelles et gouvernement à la table des négociations. Pour bon nombre de rebelles, la chute du président François Bozizé était proche et Libreville a tout gâché. En moins de 4 jours (un record de rapidité pour des accords de paix), rebelles, opposants politiques et gouvernement centrafricains se sont mis d'accord sur un texte… sauvant ainsi la tête de François Bozizé, qui reste ainsi président jusqu'en 2016.



La rébellion se rebelle



Parmi les déçus de Libreville, on retrouve Nourradine Adam, de la  Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Ce membre fondateur de la Séléka exige "une réévaluation de l'accord". Dans un communiqué, publié début mars, Nourradine Adam dresse la liste des points de l'accord qui restent encore en suspend : "intégration et reconnaissance des grades au sein des FACA, libération de tous les prisonniers politiques, départ des troupes étrangères autres que celles de la CEEAC ou tenue d'un forum social...". Pour expliquer les retards pris dans l'application des accords de Libreville, la CPJP accuse François Bozizé, de chercher à gagner du temps et de n'avoir jamais eu la volonté de respecter ses engagements. "Trop c'est trop" pour ces rebelles dissidents qui ont donc décidé de reprendre les armes. 

Adam à la tête de la contestation



Pour le ministre centrafricain de la communication, Christophe Ghazam Betty, un proche de Michel Djotodja, qui défend bec et ongles l'accord de Libreville,  "c'est un comportement de brigands". Selon lui, "ce n'est pas à cause de petites minorités qui s'excitent que le processus de normalisation de la République centrafricaine va s'arrêter. S'ils ne veulent pas arrêter, on va les contraindre à arrêter". Mais la contestation gronde dans les rangs de la Séléka. Nourradine Adam l'a bien compris et souhaite capitaliser le mécontentement autour de lui. Pour relancer la Séléka sur un mode plus "offensif", Nourradine Adam peut compter sur les anciens officiers FACA du mouvement A2R, un groupe de militaires qui s'est constitué seulement quelques semaines avant la création de la Séléka en décembre 2012. Le patron du CPJP, peut aussi s'appuyer sur  "des éléments tchadiens". Au cours de l'attaque de Sido, "90 tchadiens" auraient appuyé les troupes du CPJP. On sait Nourradine Adam proche du Tchad et de certains hauts responsables du régime d'Idriss Déby.


Les accords de Libreville sont-ils menacés ?

Ils sont en tout cas extrêmement fragiles. Les combats peuvent reprendre à tous moments. Les dernières attaques du CPJP en sont la preuve. La Séléka tient toujours sept villes-clés en Centrafrique, comme Sibut, Bambari ou Bria et occupe une grande partie du territoire (plus de 70% selon les experts). L'armée régulière apparaît toujours aussi faible face aux rebelles : les troupes de Nourradine Adam se sont visiblement emparées de Bangassou sans grande résistance. Et le "parrain" tchadien, sans qui rien ne se décide dans la région, a visiblement laissé faire, comme un coup de semonce au président Bozizé qui semblait vouloir s'affranchir ces derniers temps de sa "protection". Les prochaines semaines seront décisives. François Bozizé accèdera-t-il aux revendications des rebelles ? Nourradine Adam continuera-t-il son avancée militaire vers Bangui ? Idriss Déby lâchera-t-il Bozizé ? Des questions pour le moment sans réponse.



Christophe RIGAUD - Afrikarabia

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 01:29

 

 

 

 

Mboli-Goumba porte-parole

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 14 Mars 2013 12:32

 

 

Le gouvernement centrafricain par le biais de son porte-parole Crépin Mboli Goumba est sorti de sa réserve ce 13 mars 2013, pour condamner la conquête des villes de Bangassou et Gambo (est). Il s’agit de la nouvelle conquête opérée par les rebelles de la coalition Séléka, malgré les clauses de l’accord de paix signé en janvier dernier à Libreville au Gabon.

 

C’est au cours d’une conférence de presse tenue à Bangui que le membre du gouvernement a ainsi réagi.

 

Selon le ministre Mboli Goumba interrogé par Radio Ndeke Luka, « il y’a eu des combats, mais les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont du battre en retraite pour céder les villes aux rebelles. La population de ces localités a été livrée aux pires exactions des hors la loi. A ce jour rien ne justifie ces attaques. Car, toutes les parties avaient déclaré devant le monde entier à Libreville de faire une paix durable. Surprise a été de constater ces agissements qui ne font que fragiliser le processus de la concorde nationale en cours ».

 

« D’ailleurs la communauté internationale estime un scepticisme d’un réel pas du pays vers la paix. Pour preuve, le cantonnement des rebelles qui est un signal fort dans ce processus a été un échec », a ajouté le ministre.

 

Pour lui, « ces assaillants ne sont autres que les dissidents de la Séléka. Nous exhortons de ce fait la branche légale de cette faction rebelle de revenir à la raison, nous asseoir et discuter de fond en comble les problèmes de notre pays ».

 

Dans le même ordre d’idée de ce dialogue franc avec ces partenaires qui se mettent à ce jour en marge de l’accord de Libreville, le porte-parole du gouvernement a confirmé la présence à Bangui de Nourredine Adam. Ce dernier avait réclamé les récentes attaques lancées contre la ville de Sido (nord) par ses éléments de la Convention de patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) Fondamentale. Une incursion qui avait contraint la population civile et militaire à fuir vers le Tchad voisin.

 

Le porte-parole du Gouvernement en a profité pour aborder d’autres sujets liés à la bonne marche du pays dont les mécontentements de certains partenaires sociaux.  Ainsi, le ministre Crépin Mboli Goumba est revenu sur la colère des enseignants vacataires et celle des agents contractuels du complexe Pédiatrique de Bangui. Des sujets qui ont défrayé la chronique ces derniers temps à Bangui.

 

D’après lui, le gouvernement conduit par maitre Nicolas Tiangaye s’emploie à régler de manière méthodique,  les problèmes sociaux auxquels est confrontée la République Centrafricaine.

 

A titre d’illustration,  le gouvernement vient de décaisser  815 millions de francs CFA. Des fonds pour résorber une partie des frais de vacation des enseignants du secondaire et de ceux de l’université de Bangui.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 00:26

 

 

 

 

éléments-de-la-séléka-au-nord-de-damara-le-21-fc3a9vrie

 

Jeuneafrique.com  13/03/2013 à 19h:47 Par Vincent Duhem

 


 
Mardi 12 mars, des éléments dissidents de la coalition Séléka ont poursuivi leur avancée et se sont emparés de la ville de Rafaï dans le sud-est de la Centrafrique. La veille, ils avaient pris Bangassou.

 

Après Bangassou lundi, des éléments de la Séléka ont pris le contrôle de la ville de Rafaï (entre Bangassou et Zémio)  dans le sud-est de la République centrafricaine (RCA). « Ils sont entrés en tirant de nombreux coups de feu en l'air sans rencontrer de résistance (…) et se sont dirigés aussitôt vers Zémio [à quelque 160 km à l'est] », a déclaré à l’AFP une source militaire.

 

Cette source a précisé que les forces de sécurité n'étaient plus présentes à Rafaï quand les rebelles y sont entrés et que toutes les communications avec la ville étaient désormais coupées. « Aucune présence militaire n'est effective depuis un certain temps à Rafaï (...) Les habitants se protègent des éléments de la rébellion ougandaise de l'armée de résistance du Seigneur [LRA, présente dans le secteur, NDLR] au moyen des fusils de chasse ou de fabrication locale », ajoute-t-on.

 

Lundi matin, une colonne de sept véhicules conduits par des éléments incontrôlés de la Séléka avait attaqué les villes de Gambo et Bangassou (chef-lieu de la préfecture du Mbomou). Rudes, les combats ont duré plusieurs heures et causé la mort de quatre soldats des forces armées centrafricaines (FACA).

 

Éléments non identifiés

 

Ces nouvelles attaques, attribuées à des éléments rebelles incontrôlés mais non identifiés pour le moment, interviennent en l’absence du leader de la Séléka, Michel DjotodiaSouffrant selon son entourage de « problèmes neurologiques », le vice-Premier ministre et ministre de la Défense a quitté Bangui sous perfusion, le 1er mars pour Libreville. Il se trouve toujours au Gabon et devrait subir de nouveaux tests médicaux lundi prochain.

 

Mardi dans la soirée, le général Nourredim Adam, un des chefs de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), est arrivé dans la capitale centrafricaine. Après avoir revendiqué l’attaque de la localité de Sidot (à la frontière avec le Tchad) le 29 février, il serait depuis rentré dans le rang. Selon une source diplomatique, il aurait été chargé par général Dhaffane Mohamed-Moussa, président de la CPSK (faction rebelle) et ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, d’organiser la reprise en main de la rébellion.

 

Troupe sud-africaines

 

Cette restructuration est pour le moment compromise « par le mécontentement de la base qui se sent flouée », estime une source diplomatique en poste à Bangui. Après la signature des accords de Libreville, le 11 janvier, les chefs de la Séléka avaient convaincu les réfractaires que la mise en œuvre du compromis serait garantie par la communauté internationale.

 

Or les dissidents considèrent que le président François Bozizé ne respecte pas sa parole, notamment en ce qui concerne la libération des prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères, en particulier sud-africaines. Et notre source diplomatique d'annoncer : « Il faut s’attendre à d’autres attaques de ce genre. »

 

Par Vincent Duhem

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 15:58

 

 

 

 

Crépin Mboli-Goumba

 

 

13.03.2013 à 11h21( Xinhua )

 

Signe que le climat politique demeure lourd en République centrafricaine (RCA) malgré les accords de paix signés le 11 janvier à Libreville, la nouvelle attaque rebelle enregistrée lundi matin contre la localité de Bangassou (Sud-est), le camp présidentiel dénonce une entrave au processus de normalisation et rappelle l'option du dialogue convenue au Gabon.

"Il s'agit d'un coup terrible dans les accords de Libreville", a souligné à Xinhua le ministre des Equipements et porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli-Goumba, pour qui, bien que ce ne soit pas un accord parfait parce que "conçu dans la précipitation", l'accord de cessez-le-feu conclu en janvier entre le pouvoir du président François Bozizé et la coalition rebelle Séléka, représente la solution idéale pour mettre un terme à la crise entre les deux parties.


"Nous avons dit à Libreville que nous allions désormais régler nos problèmes dans le dialogue", rappelle-t-il, une façon d'appeler à la retenue l'alliance Séléka, qui a pris les armes en décembre pour renverser le pouvoir de François Bozizé et dont l'une des factions, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) fondamentale, est à l'origine de l'attaque contre Bangassou, selon les dirigeants de la coalition rebelle.


Les accords de Libreville prévoient le désarmement des combattants de Séléka et des autres mouvements armés actifs en RCA. Mais nombre de dirigeants de l'alliance posent comme préalable la libération des détenus politiques liés à la crise et le retrait des troupes sud-africaines et ougandaises, alliées du camp présidentiel.


Selon le ministre Mboli-Goumba, "le gouvernement se penche là- dessus pour trouver des solutions".

"Il y a des revendications qui sont soulevées, il est important que les deux parties se mettent ensemble en dehors de la voie des armes. Elles doivent s'asseoir autour d'une table et aplanir ces malaises et malentendus", a-t-il ajouté.


Après celle menée contre la localité de Sido (Nord), l'attaque de Bangassou survient alors que le Premier ministre Nicolas Tiangaye, ex-coordonnateur de l'opposition démocratique nommé à la faveur des accords de Libreville, a lancé 3 mars à Kaga-Bandoro (Centre) l'opération de cantonnement des éléments Séléka devant déboucher au désarmement.


"Pour l'instant, vu l'évolution de la situation, tout est suspendu, en attendant de voir la volonté de nos mais de Séléka de poursuivre le processus de normalisation", a dit Crépin Mboli- Goumba.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 15:39

 

 

 

Christophe-Gazam-Betty

 

 

Bangui 13.03.2013 à 11h27(Xinhua) - Le ministre centrafricain de la Communication Christophe Gazam Betty, l'un des cinq dirigeants de la coalition rebelle Séléka avec le leader lui-même Michel Am Nondokro Djotodia au sein du gouvernement d'union nationale dirigé par l'opposant Nicolas Tiangaye, s'est dit "indigné" et "dépité" après l'attaque rebelle de lundi matin contre la ville de Bangassou.



"C'est un comportement de brigands", s'est éructé le ministre Gazam Betty lundi soir au terme d'un conseil de cabinet qui, parmi ses principaux dossiers, a débattu des nouvelles attaques rebelles dans le pays après la signature des accords de paix le 11 janvier à Libreville au Gabon suivie de la formation d'un gouvernement d'union nationale le 3 février, dans l'objectif de mettre un terme dans la crise politique qui oppose depuis décembre le pouvoir du président François Bozizé et Séléka.



C'est la même réaction qu'il avait eue à la suite de l'attaque enregistrée fin février contre la localité de Sido (Nord), à la frontière entre la République centrafricaine (RCA) et le Tchad. Une attaque attribuée au chef rebelle d'origine tchadienne Nourradine, avec l'appui de "90 éléments tchadiens qui se sont retrouvés dans Séléka", avait alors laissé entendre Gazam Betty.

 

"C'est de l'indignation, la consternation, le dépit. Je ne comprends pas pourquoi ce comportement de voyous", a-t-il martelé concernant l'attaque de Bangassou, une localité du Sud-est centrafricain, à la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC).



Cette nouvelle attaque a été attribuée à la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) fondamentale, une des factions de Séléka dirigée par le Centrafricain Noureddine Adam qui, après avoir boycotté les pourparlers de paix tenus dans la capitale gabonaise sous les auspices des dirigeants de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, à laquelle la RCA appartient), s'est rendu à N'Djamena au Tchad avant de regagner Bangui lundi soir.



"On attend de voir ce qu'il veut exactement", a dit du chef rebelle Christophe Gazam Betty, évoquant une ligne de partage au sein de Séléka, alliance rebelle ayant pris les armes en décembre pour renverser le pouvoir du président Bozizé avant d'accepter de signer les accords de paix de Libreville et de participer au gouvernement d'union nationale, et dans le pays "entre ceux qui veulent la paix et ceux qui ne veulent pas cette paix".



D'après lui, "ce n'est pas à cause de petites minorités qui s'excitent que le processus de normalisation de la République centrafricaine va s'arrêter. S'ils ne veulent pas arrêter, on va les contraindre à arrêter".



Vingt-quatre heures après l'attaque, aucun bilan officiel n'est connu, les sources gouvernementales faisant état d'absence de moyens de communication dans la région concernée.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 01:28

 

 

 

fomac (1)

 

 

Centrafrique : 4 militaires tués dans une attaque lundi au sud



BANGUI AFP / 12 mars 2013 18h59- L'attaque lundi de l'une des principales villes du sud de la Centrafrique, Bangassou, a fait quatre morts dans les rangs des forces armées centrafricaines (FACA), a-t-on appris mardi de source militaire.


Le ministère de la Défense centrafricain a attribué cette attaque à la coalition rebelle Séléka. Mais selon une seconde source militaire s'exprimant sous couvert de l'anonymat, l'attaque aurait été menée par une bande armée venue du Soudan et il faudra attendre plusieurs jours avant de savoir qui en est réellement l'auteur.


Selon une première source militaire, les éléments des FACA étaient alertés depuis plusieurs jours déjà de l'imminence de l'attaque et sont allés se poster à une dizaine de kilomètres de l'entrée de Bangassou, où ils ont (...) opposé une résistance qui n'a pas duré. Alors qu'ils tentaient le repli vers la ville, celle-ci était déjà aux mains des hommes de la (coalition rebelle) Séléka qui ont même pris leur base, faisant quatre tués, a-t-elle ajouté, anonymement.


Les FACA n'avaient pas d'autre solution que de se replier sur Zémio (250 km à l'est de Bangassou). Mais (...), faute de carburant, et redoutant de tomber sur les éléments de la LRA (Armée de résistance du Seigneur, rébellion ougandaise), ils ont décidé de se regrouper (entre les deux localités), a assuré la première source militaire.


Aucun bilan officiel n'a été communiqué.


Fin février, une faction de la rébellion avait déjà attaqué la localité de Sido (nord), une offensive vivement critiquée par deux figures de la rébellion, ministres dans le gouvernement d'union nationale, le général Mohamed Dhaffane et Christophe Ghazam Betty.


Mardi, le ministère centrafricain de la Défense a condamné avec la plus grande fermeté ces attaques, en affirmant dans un communiqué: Il s'agit à n'en point douter d'une action de plus qui vient confirmer l'option de la coalition Séléka tendant à poursuivre coûte que coûte l'occupation du territoire national.


Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

Les rebelles continuent cependant d'exiger la libération des prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères, en particulier sud-africaines. Coalition formée fin 2012, le Séléka est composé de deux principaux groupes rebelles, et de plusieurs petits groupes armés.


(©) 

 

 

 

Centrafrique : L'attaque de Bangassou attribuée au CPJP fondamental, une faction de Séléka

 

YAOUNDE Mardi 12 mars 2013 | 17:48 UTC (Xinhua) - L'attaque rebelle contre la localité centrafricaine de Bangassou (sud-est, plus du 400 km de Bangui) a été menée par les hommes de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), mouvement rebelle membre de la coalition Séléka, affirme un responsable de cette organisation qui a pris les armes en décembre pour renverser le pouvoir du président François Bozizé.

 

"Ce sont les éléments du CPJP fondamental de Noureddine Adam qui sont allés commettre cette infraction. C'est l'un des mouvements qui forment Séléka", a déclaré à Xinhua le colonel Michel Narkoyo, porte-parole militaire de l'alliance rebelle issu d'une autre faction, l'Union des forces démocratiques pour le changement (UFDR).

 

L'attaque contre Bangassou (à la frontière avec la République démocratique du Congo) a été perpétrée lundi matin, soit deux semaines après celle menée contre Sido (nord, à la frontière avec le Tchad), au moment où le nouveau gouvernement d'union nationale présidé par l'opposant Nicolas Tiangaye tente d'appliquer les accords de paix signés le 11 janvier à Libreville au Gabon.

 

Fermement condamnée par la direction de Séléka incarnée par Michel Am Nondokro Djotodia, ex-fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères et ex-consul à Nyala au Soudan, nommé Premier ministre en charge de la Défense nationale au sein du cabinet formé le 3 février, cette attaque suscite également des interrogations au sein de l'alliance rebelle, selon le colonel Narkoyo.

 

"Jusqu'à présent, nous aussi on se pose la question de savoir pourquoi ils ont attaqué la ville de Bangassou", fait savoir le responsable rebelle, indiquant cependant que les éléments du CPJP fondamental (moins de 200 hommes) ruminent leur colère d'avoir été écartés du gouvernement issu des accords de Libreville.

 

D'autres revendications du mouvement rebelle, les mêmes que celles régulièrement formulées par Michel Narkoyo lui-même et d'autres leaders de Séléka comme le coordonnateur international à Paris Eric Massi, portent sur la libération des détenus des détenus liés à la crise et le départ des troupes étrangères alliées du pouvoir, en l'occurrence les soldats sud-africains et ougandais.

 

En dehors de l'UFDR et du CPJP fondamental, Séléka est une coalition hétérogène de plusieurs mouvements rebelles et groupes armés qui comporte en outre le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) de Martin Koumtamadji connu sous le nom de guerre d'Abdoulaye Miskine, puis la Convention patriotique du salut kodro (CPSK).

 

A en croire Narkoyo, le général Noureddine Adam n'a pris pas part aux pourparlers de Libreville, placés sous l'égide des dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, à laquelle la République centrafricaine appartient).

 

"On est tous allés à Libreville, lui est resté à N'Djamena. C'est hier qu'on l'a emmené à Bangui", note le responsable rebelle.

 

"Nous sommes contre ces attaques. S'il y a des revendications, on doit s'asseoir autour d'une table et discuter", a-t-il ajouté, annonçant l'absence du pays de Djotodia, alors que se tenait mardi un conseil de cabinet avec au menu des débats sur les nouvelles attaques rebelles.

 

Outre son leader, Séléka compte quatre autres ministres au sein du gouvernement d'union nationale, un attelage constitué par ailleurs du camp présidentiel, de l'opposition démocratique à laquelle appartient le Premier ministre Nicolas Tiangaye, la mouvance politico-militaire et la société civile.


Source : http://www.afriquinfos.com/articles/2013/3/12/centrafrique-lattaque-bangassou-attribuee-cpjp-fondamental-faction-seleka-219019.asp

 

 

 

Centrafrique: les rebelles de la Séléka avancent et accusent

 

Source : http://www.45enord.ca/2013/03/  12/03/2013 à 11:12

 

Au lendemain d’une nouvelle avancée des rebelles de la Séléka, les divisions s’accentuent entre cette coalition, depuis peu membre du gouvernement d’union nationale, et le pouvoir en place du président Bozizé.

 

Gambo, Bangassou et désormais Rafaï. Ville après ville, les membres de la Séléka n’en finissent plus de conquérir le territoire centrafricain. Ce lundi, les rebelles n’ont eu aucun mal à prendre le contrôle de Gambo et Bangassou. Aucune résistance de l’armée nationale face à eux et les voilà désormais maîtres des deux cités.

 

À en croire les informations révélées par le correspondant de RFI en Centrafrique, Hippolyte Donossio, ils auraient même poursuivi leur offensive, ce mardi, en prenant le contrôle de Rafaï. Alors que la ville serait désormais coupée du réseau téléphonique, les rebelles seraient d’ores et déjà en route pour Zémio.

 

Un peu plus de trois mois après le début de la rébellion armée face aux forces du président Bozizé, la Séléka continue son action à travers le pays. Pourtant, à mesure de leur avancée, en décembre dernier, aux abords de Bangui, la capitale centrafricaine, les rebelles ont contraint le pouvoir actuel à concéder une part de leur gestion du pays.

 

À l’issue des accords de Libreville, signés en janvier dernier, la Séléka a accepté de faire partie du gouvernement d’union nationale afin de résoudre les différends qui pourrissent les relations entre les proches du président Bozizé et les rebelles.

 

Figure de proue de cette rébellion, Michel Djotodia est ainsi devenu vice-premier ministre en charge de la Défense nationale. Mais si la rencontre de Libreville prévoyait un cantonnement des forces de la Séléka, de nombreux éléments rebelles y sont restés récalcitrants.

 

La Séléka et le parti au pouvoir s’accusent mutuellement de l’escalade des tensions

 

Et pour cause, ils accusent le président Bozizé d’avoir relancé les hostilités «par l’entremise de Monsieur Levy Yakité, son conseiller à la Présidence de la République en charge de la Jeunesse». Dans un communiqué obtenu par 45eNord.ca, le secrétaire général de la Séléka, Justin Kombo, dénonce le discours teinté de «haine», de «violence» et de «xénophobie» de M. Yakité, prononcé le 2 mars dernier, devant ce que M. Kombo considère comme «les jeunes de sa milice».

 

«Les persécutions, dont sont victimes ces personnes innocentes, se sont nettement accentuées, et bon nombre d’entre elles sont maintenues en détention, dans des conditions dégradantes et inhumaines, sans mise en examen préalable, ni jugement, et souvent sommairement tuées», a ainsi dénoncé M. Kombo.

 

Appelant le gouvernement d’union nationale à «adopter une position très ferme, au regard de ces atteintes constantes aux droits humains», le secrétaire général de la Séléka maintient les revendications de la coalition à l’égard du président Bozizé. «Le Conseil Suprême de la Séléka, conformément aux accords de Libreville de 2013, exige le départ immédiat des troupes étrangères à la sous-région, en l’occurrence les troupes sud-africaines et autres mercenaires du territoire national, ainsi que la libération immédiate des prisonniers», conclue-t-il.

 

Des accusations fortes pour des revendications permanentes

 

La Séléka n’accepte pas la stratégie du président Bozizé. Affaibli par une armée fuyant les affrontements, le général arrivé au pouvoir en 2003 parait de plus en plus esseulé à la tête du pays. Il semble même se détacher progressivement de ses principaux alliés régionaux. Face à la fermeté de la rébellion actuelle, sa légitimité est touchée, les populations sont meurtries.

 

Pour autant, Bangui n’abdique pas et le fait savoir. Après avoir fermement condamné ces récentes attaques, le porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli Goumba, s’interroge sur la stratégie menée par la Séléka.

 

«Au moment où le gouvernement se penche sur les questions soulevées par la Séléka, il est absolument incompréhensible que ses éléments se livrent à ce genre d’attaque. Nous demandons à ces éléments de revenir à la raison, de laisser leurs représentants légitimes, qui travaillent déjà d’arrache-pied avec le gouvernement», a-t-il déclaré sur les antennes de RFI.

 

Entre l’impatience de la rébellion et l’affaiblissement de l’État, le dialogue peine à aboutir sur des résultats concrets. La méfiance, voire le mépris, de chacun des acteurs envers l’autre freine l’avancée des négociations. Au grand dam des populations centrafricaines.

 

Source : http://www.45enord.ca/2013/03/centrafrique-les-rebelles-de-la-seleka-avancent-et-accusent/

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