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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 19:09

 

 

Barack Obama

 

Joseph_Kony_LRA_Lord_Army_21oct10.jpg

 

Par Paul Richter, le Los Angeles Times  19h13 HAP, Octobre 25, 2011

Des responsables de Washington de l’administration d’Obama ont cherché mardi à convaincre les membres sceptiques du Congrès que les 100 conseillers militaires américains envoyés en Afrique centrale vont passer seulement quelques mois dans la région en aidant à écraser un groupe de guérilla notoires.

Un responsable du Pentagone et du Département d'Etat ont déclaré qu'ils n'avaient pas l'intention d'élargir le rôle ou le nombre de troupes envoyées pour conseiller les forces africaines luttant contre l’Armée de Résistance du Seigneur, une petite milice, mais maléfique qui a terrorisé les villages et villes dans le nord de l'Ouganda et des pays voisins depuis plus de deux décennies.

Témoignant devant la commission de la Chambre des Affaires étrangères, les responsables ont promis de commencer à revoir dans quelques mois si à la fin de l'effort pour capturer ou tuer chef messianique du groupe, Joseph Kony, que certains législateurs craignent que le déploiement pourrait attirer les Etats-Unis dans un autre conflit coûteux.

« Ce n'est pas un engagement à durée indéterminée ", a déclaré Alexander Vershbow, un secrétaire adjoint de la Défense. Malgré la taille relativement petite de la force américaine, il a estimé le coût comme « susceptible d'atteindre les dizaines de millions de dollars. "

"Ceci est un déploiement à court terme avec des objectifs précis et des objectifs», a déclaré Donald Yamamoto, sous-secrétaire adjoint d'Etat.

L'audition était la première à examiner l'opération en Afrique depuis que le président Obama a annoncé le 14 octobre que les forces spéciales de l'armée et d'autres experts militaires vont conseiller l'Ouganda et ses voisins sur la façon de vaincre une milice qui a seulement environ 200 membres, mais est devenue tristement célèbre pour avoir tué et mutilé les villageois, perpétré les enlèvements et l'esclavage des femmes, et l’utilisation d'enfants soldats.

Les membres de l'équipe militaire des Etats-Unis ont déjà commencé à arriver à Kampala, la capitale ougandaise. Ils distribueront du matériel de communication dans les villages pour aider à signaler les mouvements de la milice, et permettre aux commandants d'Afrique du renseignement américain d’intercepter les communications et l'imagerie par satellite, ont indiqué des responsables.

L’Armée de Résistance du Seigneur qui prétend être inspirée par un mélange de religions chrétiennes et africaines, opère à travers les frontières poreuses de l'Ouganda, du Sud-Soudan, de la République centrafricaine et la République démocratique du Congo. Les responsables américains disent que la milice a contraint 400.000 personnes à fuir leurs maisons, et a effectué 2400 attaques et 3400enlèvements  depuis 2008.


Vershbow a promis que les troupes américaines seraient soumises à des règles d'engagement strictes et n’ouvriraient pas le feu si elles ne sont pas attaquées. Il a dit que le Pentagone n'avait pas l'intention d'utiliser des drones « en ce moment."

Vershbow a déclaré que l'armée américaine aiderait les gouvernements africains avec de l'aide humanitaire, en plus de l’"objectif primordial" qui est de tuer ou de capturer Kony et ses principaux collaborateurs. Si cela ne semble pas probable, dit-il, "nous ne pourrons pas poursuivre le déploiement." Mais il a laissé la porte ouverte à des changements dans l'opération.

"Si nous pensons que des ajustements à la mission sont garantis au cours du temps, nous allons les examiner", a-t-il dit.

Bien que certains libéraux et les conservateurs soutiennent le déploiement, les législateurs lors de l'audience, ont clairement affirmé qu'ils étaient mal à l'aise au sujet du déclenchement d'un autre engagement militaire à un moment où de nombreux Américains sont fatigués de la guerre et quand la sécurité nationale américaine n'est pas en cause.

«J'ai beaucoup d'inquiétudes, beaucoup de moments d'anxiété, de savoir si ou non le nombre de soldats passera à 200, 300 ou même plus", a dit le représentant Donald Manzullo (R-Ill.).

Rep Gerald E. Connolly (D-Va.) a dit qu'il s'inquiétait sur la question de savoir comment les troupes américaines pourraient " aider efficacement sans être entraînées dans la lutte de quelqu'un d'autre en Afrique centrale».


paul.richter @ latimes.com

(traduction de la rédaction de C.A.P)

 

Aux trousses de la LRA, les GI's en mission de soutien uniquement

Par VOA | Washington, DC Mercredi, 26 Octobre 2011

100 soldats américains des forces spéciales aideront les forces ougandaises à traquer ses leaders

La traque de Joseph Koni de l’Armée de Résistance du Seigneur a commencé. Le président Barack Obama a envoyé à Kampala une centaine d’éléments des forces spéciales américaines pour appuyer les armées de la région à combattre la LRA.  Ce mouvement rebelle est accusé de nombreuses atrocités en Ouganda, en République Démocratique du Congo et en Centrafrique.

En 2001 les Etats Unis avaient déjà placé la LRA sur la liste des groupes terroristes. Quelle est l’objectif de la mission américaine? Idriss Fall a joint à Juba, la capitale du Sud Soudan, Jason Lewis-Berry, officier de liaison du département d’Etat américain. M. Lewis-Barry est basé à Kampala

L’initiative du président Barack Obama d’envoyer 100 soldats pour appuyer la lutte contre la LRA en Afrique centrale a été débattue mardi par un panel au Congrès. La plupart des membres de la Chambre des représentants présents à ces discussions ont exprimé leur soutien à la mission, mais certains s’interrogent sur le coût.

La présidente de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre, la républicaine Ileana Ros-Lehtinen, a déclaré à cette occasion que la LRA et son leader, Joseph Kony, sont responsables de l’un des plus violents et longs conflits d’Afrique, et dont on parle le moins. Depuis deux décennies, a-t-elle dit, ce conflit embrase une région s’étendant de l’Ouganda au Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo à la République centrafricaine.

Répondant aux questions des législateurs, le sous-secrétaire adjoint à la Défense, Alexander Vershbow, a expliqué que la LRA est réduit à un noyau de 200 combattants principaux sur un total de 800. Les 100 soldats américains, qui sont issus des forces spéciales, aideront les forces ougandaises à traquer ses leaders, a-t-il dit.

Tout en appuyant la mission américaine, certains législateurs ont déploré l’absence d’une estimation des coûts de l’opération.

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 23:47

 

 

 

Zuma-et-Kadhafi.jpg

 

 

Radio Netherlands Worldwide 21 Octobre 2011

La mort de l'ex-leader libyen Mouammar Kadhafi, jeudi, a suscité des réactions diverses de part le continent africain. Trois correspondants de Radio Nederland ont recueilli des réactions de la population au Niger, au Tchad et au Zimbabwe.

Réactions au Niger, par Habou Adi, à Niamey:

La Libye et le Niger sont deux pays voisins dont les relations n'ont toujours pas été bonnes en raison des agissements de l'ex-guide, le colonel Kadhafi. Il n'hésitait pas à soutenir les mouvements de rébellion et les tentatives de coup d'état qu'a connus le Niger. Mais sa mort n'y a cependant pas été reçue avec des cris de joie.

Les premières nouvelles sur la mort de Kadhafi sont connues de certains citoyens mais la majorité des nigériens l'ignore. Cependant aucun mouvement de panique ou de réjouissances dans les principales artères de la capitale nigérienne n'est à signaler. Dans l'ensemble les nigériens affirment ne pas croire à la mort de Kadhafi. "Je ne suis pas convaincu de la mort de Kadhafi, je ne crois pas à sa mort, s'exclame l'un des membres. Selon lui, le CNT a par le passé annoncé à trois reprises la capture de l'enfant de Kadhafi avant de se rétracter", selon vieil homme assis avec des amis sur un banc

Pour Aboubacar, vendeur de cigarettes, l'information doit être prise au conditionnel car à plusieurs reprises les responsables du CNT ont annoncé la mort du colonel Kadhafi. Aboubacar s'est empressé d'ajouter que si Kadhafi est mort "C'est une affaire de destin. Son heure a sonné tout simplement." Réagissant à cette nouvelle sur la mort du colonel Kadhafi, un client venu acheter "deux sèches" dit tout simplement "qu'il ne faut pas applaudir suite à la mort d'un musulman."

Pour un autre membre du groupe, la mort du colonel Kadhafi n'est pas bonne pour la Libye : "Les Libyens ne sont pas habitués au travail, ils sont habitués à la facilité, ils ont tout à l'oeil mais aujourd'hui c'est un problème pour eux, il faut qu'ils travaillent. Je crois qu'aujourd'hui la Libye est foutue. On risque d'avoir un 2ème Irak, Prochainement il y aura des Kamikazes en Libye."

Réactions au Tchad, par Maji-Maji Odjitan, à N'djamena:

Pour beaucoup de tchadiens, la mort de Kadhafi est une mauvaise surprise. Kadhafi a entrepris beaucoup de projets au Tchad et il reste un modèle pour les gouvernants tchadiens. La mort du "guide de la révolution libyenne" a surpris plus d'un tchadien.

Certains Tchadiens redoutent que la mort du guide ait des répercussions sur leur pays et sur l'Afrique en général. "Je suis très déçu que les africains ne comprennent pas que la mort du constructeur de l'Afrique est un grand échec pour les projets africains. On l'a tué par ce qu'il veut construire les Etats-Unis d'Afrique et les blancs ne sont pas contents que l'Afrique soit unie", selon un témoignage. D'autres sont d'avis qu'il aurait dû être capturé vivant : "On n'aurait pas du le tuer mais le torturer et l'amener en justice afin qu'il réponde de ses actes."

Mais une autre partie de la population a réagi avec soulagement et espoir : "Si Kadhafi est tué, c'est une source de sécurité pour l'Afrique en général, et les pays limitrophes de la Libye, car tous les troubles dans ces pays voisins prennent leurs sources en Libye. Toutes les rebellions au Tchad sont créées et entretenues par le colonel Kadhafi, donc sa mort est un soulagement".

Les Tchadiens se souviennent l'implication de Kadhafi dans leur propre histoire : "Ce n'est que justice que Dieu a faite aux tchadiens dont les parents ont été tués dans les années '82 et '85 quand le Tchad était en guerre contre la Libye". Un autre ajoute : "Kadhafi tué veut dire plus de rébellion au Tchad. On va enfin vivre en paix et penser au développement de notre pays ". Et enfin, un Tchadien met en garde les autres dirigeants africains : "Cela doit servir de leçons à nos présidents qui, contre vent et marrées, veulent s'accrocher au pouvoir".

Réactions au Zimbabwe, par Nkosana Dlamini, à Harare:

La mort est souvent associée par un traumatisme, puis suivie d'un deuil chez les proches parents du défunt. Mais la violente mort du leader libyen, un allié de longue date du président Robert Mugabe, a provoqué la réaction opposée au sein de la population zimbabwéenne.

L'atmosphère de joie et de soulagement était palpable jeudi au sein des Zimbabwéens, qui se rassemblaient autours des postes de télévision pour voir la nouvelle de la chute de Mouammar Kadhafi. "C'est une leçon pour les dictateurs, que le peuple ne peut pas être oppressé pour toujours. Malheureusement, les dictateurs n'apprennent pas", dit Tendai Muganu, un étudiant de troisième année. "Il n'a que ce qu'il mérite. J'espère que notre propre dictateur voit cela", répond un autre étudiant, faisant évidemment référence à Mugabe, qui s'opposait farouchement au bombardement de la Libye par l'Otan.

Certains Zimbabwéens sont d'avis que Kadhafi aurait dû être capturé vivant, pour qu'il affronte la réalité de son sort. "De voir ses ennemis gouverner la Libye aurait été une punition encore plus grande pour Kadhafi", d'après une réaction sur Facebook écrite par Qhubenaki Ndlela. Les observateurs politiques affirment que la joie et le soulagement exprimés par les Zimbabwéens pour la mort du dictateur libyen est une expression indirecte de leur rancune envers leur propre dirigeant.

Les porte-paroles de Mugabe ont tous refusé de commenter sa mort, déclarant qu'ils devaient d'abord consulter l'avis du dirigeant zimbabwéen sur la chute de Kadhafi. Mais l'ancien ambassadeur du Zimbabwe pour la Chine, Christopher Mutsvanga et avide défendeur de Mugabe, critique les dirigeants occidentaux concernant l'invasion de la Libye. "Kadhafi n'était peut-être pas parfait comme d'autres êtres humains, mais ça ne justifie pas l'invasion d'un pays par des forces étrangères, dont le seul objectif est de piller les ressources libyennes".

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 23:15

 

 

rebelles centros

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 21 Octobre 2011 13:39

 

L’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratique (APRD) s’engage désormais à ne plus recruter d’enfants soldats et à libérer ceux qui sont dans ses rangs. C’est en résumé le contenu d’un plan d’action signé le mercredi 19 octobre 2011 à Bangui. Trois entités sont concernées par ce plan d’action : le Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA), l’UNICEF et l’APRD.

Les signataires de ce plan d’action sont la Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Cheffe BINUCA, Margaret Vogt, la Représentante de l´UNICEF en RCA, Tanya Chapuisat, et Jean-Jacques Demafouth, Président de l´APRD.

Aux termes du Plan d´Action, le Président de l’APRD s´est engagé à finaliser le processus en cours depuis 2008 en vue de mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants de moins de 18 ans associés à l´APRD. L’APRD s’est également engagée à arrêter le recrutement et l’utilisation d’enfants.

Si ces engagements sont respectés, l’APRD sera retirée de la liste de l’ONU mentionnant les mouvements recrutant et utilisant des enfants.

Dans l’exécution des mesures prises dans le cadre du Plan d´Action, l´APRD sera guidée par les principes suivants:

Intérêts supérieurs de l’enfant – Toutes les mesures visant à assurer la libération des enfants, leur protection et la prévention du recrutement seront prises en fonction des intérêts supérieurs de l´enfant.

Participation et prise en compte de son avis – Toutes les activités entreprises pour empêcher que des enfants ne soient associés à des forces armées et groupes armés et pour garantir la libération des enfants, assurer leur protection et leur réintégration dans la société.

Respect du droit de l’enfant à être libéré des forces et groupes armés –La libération, la protection et la réinsertion des enfants doivent être recherchées en permanence et ne doivent pas être conditionnelles à l’existence d’un conflit ou d’un processus de désarmement et de démobilisation des adultes.

Non-discrimination – Il ne doit y avoir aucun avantage accordé ou refusé à un enfant du fait de son appartenance ethnique, de son sexe, de la durée de son association à des forces armées, de la manière dont il a été recruté et utilisé dans les forces armées.

Ce plan d’action sera évalué au bout d’une première période de 12 mois.

On se souvient encore d’une démarche similaire entamée par l’ex-rébellion de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) active dans le nord-est du pays avec le fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF).

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 11:47

 

 

corps-Kadhafi.jpg

 

Libye : Kadhafi serait décédé d’une balle dans l’estomac

Mouammar Kadhafi a été touché mortellement par balle au niveau des intestins après avoir été capturé, a rapporté un médecin qui a examiné son corps. Les versions contradictoires sur la mort de l'ex-homme fort libyen se multiplient.

Après plus de huit mois d'affrontements et 42 années passées au pouvoir, Mouammar Kadhafi, 69 ans, a été tué jeudi après avoir été capturé par les combattants du Conseil national de transition (CNT) qui ont pris le contrôle de sa ville natale, Syrte.

"Kadhafi était vivant quand il a été capturé et a été tué ensuite. La balle à l'origine de sa mort a pénétré son intestin", a dit le docteur. "Il a ensuite reçu une deuxième balle dans la tête qui a traversé son crâne", a-t-il ajouté.

Moutassim aussi tué

Le chef du gouvernement du CNT, Mahmoud Djibril, a déclaré jeudi que Mouammar Kadhafi avait succombé à une blessure par balle à la tête reçue lors d'une fusillade entre ses gardes et les combattants du CNT alors qu'il venait d'être placé à bord d'une camionnette.

Moutassim, un des fils de Mouammar Kadhafi également tué jeudi, est décédé après son père, a indiqué le médecin.

"Concernant Moutassim, son corps présente une blessure, une grande ouverture au-dessus de son torse et juste en dessous de son cou. Il présente trois blessures dans son dos et à l'arrière de sa jambe. Il y a également une blessure causée par un éclat d'obus sur sa jambe mais qui remonte à plusieurs jours", a-t-il ajouté.

Mort après son père

"L'examen de son sang prouve qu'il a été tué après Mouammar Kadhafi", a encore dit le médecin.

Il a par ailleurs indiqué ne pas avoir vu le corps d'un autre fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al Islam, visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).


(ats / 21.10.2011 11h46)

 

Décès de Kadhafi: l'ONU demande une enquête

 

depouille-Kadhafi.jpg


GENEVE AFP / 21 octobre 2011 12h28 - Le Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a demandé vendredi la mise sur pied d'une enquête sur les circonstances entourant la mort de l'ex-Guide Mouammar Kadhafi.

A propos de la mort de Kadhafi hier (jeudi), les circonstances ne sont toujours pas claires. Nous estimons qu'une enquête est nécessaire, a déclaré aux journalistes le porte-parole du Haut- commissariat, Rupert Colville, se référant aux vidéos qui ont été publiées jeudi par les médias.

Il devrait y avoir une enquête compte tenu de ce que nous avons vu hier (jeudi), a-t-il insisté.

Ainsi, il a estimé que les deux vidéos de Kadhafi publiées jeudi, une de lui vivant, une de lui mort, (...) étaient très inquiétantes.

Il n'a toutefois pas indiqué qui devait se charger de mener l'enquête, rappelant que le Conseil des droits de l'homme de l'ONU avait mandaté cette année une commission d'experts pour faire la lumière sur les violences en Libye.

M. Colville a estimé que la mort de Kadhafi met un terme à huit mois d'extrême violence et de souffrances pour le peuple libyen.

Une ère commence en Libye qui devrait répondre aux aspirations du peuple en faveur de la démocratie et des droits de l'homme, a-t-il ajouté.

L'ex-leader, 69 ans, en fuite depuis la chute de Tripoli fin août, a été capturé vivant jeudi dans sa région d'origine, près de la ville de Syrte (360 km à l'est de Tripoli) et a été tué, selon le CNT, par balles peu après, dans des circonstances encore floues.

Il est le premier dirigeant arabe à avoir été tué depuis le début du Printemps arabe, une succession de soulèvements contestant des régimes autoritaires, en Tunisie, Egypte, Libye, Syrie, au Yémen et à Bahreïn.

Le porte-parole du Haut-commissariat a insisté sur l'importance de la justice transitionnelle qui doit être mise en place par les nouvelles autorités.

Un aspect clé pour être en mesure de tirer un trait sur l'héritage de 42 années du règne despotique de Kadhafi et sur le conflit sanglant de cette année serait de s'assurer que justice soit faite, a dit ainsi M. Colville.

Les milliers de victimes ayant subi des pertes de vies humaines, des disparitions, la torture et d'autres graves violations des droits de l'homme depuis le conflit survenu en février 2011 ainsi que celles qui ont souffert des violations des droits de l'homme sous le long régime de Kadhafi ont le droit de connaître la vérité, a-t-il ajouté.

Ces personnes ont le droit de voir la culture de l'impunité prendre fin et d'obtenir des réparations, a-t-il fait valoir, appelant à ce que les responsables de ces crimes soient jugés.


(©)

 

Misrata fête la mort de Mouammar Kadhafi

Tanguy Berthemet Le Figaro 21/10/2011 à 21:25

REPORTAGE - Exposée dans une boucherie de la ville martyre, la dépouille du dictateur raconte le lynchage qui a suivi son arrestation. 

Mouammar Kadhafi repose dans la chambre froide d'une boucherie de Misrata. La dépouille gît, sanglante et torse nu, sur un petit matelas au beau milieu de cette pièce, le crâne chauve luisant sous la faible lumière. Les bouchers du Souk el-Arab ont pris soin d'enlever les carcasses de moutons qu'ils y stockent habituellement. Devant la grosse porte blanche, de petits groupes d'heureux élus se pressent, piétinant de vieux cageots d'oranges pour voir les restes du dictateur dans de grands cris. On sent l'excitation. On est venu en famille, entre frères, parfois même avec des enfants.

À Misrata, ville qui a souffert plus que d'autres de cette guerre, on en veut encore au tyran déchu - peut-être plus encore maintenant qu'il est mort. «On sait que ce frigo n'est pas le lieu idéal mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux», explique Yasine Ahmad qui, avec sa Katiba (groupe de combattants) «Shouada Square», est chargé de la garde de l'illustre dépouille. «On doit le protéger. Sans ça, les gens feraient des choses pas convenables avec le corps.» Après avoir été déplacé à la hâte d'un lieu à l'autre, d'un hôpital de campagne près de Syrte à la maison d'un homme d'affaires, le Guide a donc été caché au marché.

Immédiatement, une foule s'est massée devant les grilles exigeant qu'on leur montre le cadavre. Le Conseil national de transition (CNT), la nouvelle autorité libyenne, gêné par cette ambiance de curée, a tout fait pour y mettre un terme. Jeudi soir, à Tripoli, Mahmoud Djibril, le numéro deux du CNT, a longuement insisté: Kadhafi aurait été mortellement blessé «lors d'échanges de coups de feu entre les rebelles et les loyalistes». «Nous ignorons qui a tiré les balles fatales», a-t-il ajouté .

Dictateur honni 

Dans les rues de Misrata, ce flou fait sourire. Personne ne doute que les combattants ont exécuté le dictateur honni. À chaque coin de rue, des adolescents hilares se passent en boucle sur leur téléphone portable les films de l'arrestation du dictateur. Sur l'un, on voit un Kadhafi vivant, le visage en sang, essuyer des coups. Le second montre le Guide à terre, cerné par les cris de rage des Thuwars (combattants rebelles). Dans la chambre froide, le visage reposé de Mouammar Kadhafi ne dissimule aucune trace du lynchage. On lit les griffures, les ecchymoses et même la trace sanglante d'une chaussure Rangers sur le côté. Le front est percé d'une balle, comme le torse.

Le sort de Moatassem, le troisième fils de Kadhafi arrêté avec son père, ne fait guère plus de doute. L'homme a visiblement été exécuté d'une balle dans la tête après son arrestation. Mais le destin des deux hommes ne fait pas pleurer grand monde en Libye. «Bien sûr que les combattants les ont tués. Et ils ont bien fait. C'est le prix pour tout le sang qu'ils ont versé», insiste un Thuwar. À Misrata, nombre de rebelles se vantent d'avoir été de ceux qui ont arrêté et tué Kadhafi. Dans ce concert de rumeurs et d'histoires que l'on répète à l'infini, la voix de Taïeb Mohammed Imbais détone.

Le chef de la Katiba «Shouada» était à Syrte ce jeudi-là. «Nous avons été appelés car un convoi avait quitté la ville et avait été bombardé par l'Otan. Quand je suis arrivé, je ne savais pas que Kadhafi était là. On savait juste que les occupants s'étaient enfuis à pied en deux groupes. Moi je suis allé vers une maison où certains s'étaient retranchés», raconte-t-il, brandissant une photo où il trône à côté de son prisonnier. Quelques minutes plus tard il arrêtait Mansour Daou, le chef de la sécurité de Kadhafi. «Les autres ont pris Kadhafi qui s'était réfugié dans un égout. Il ne s'est pas défendu. Il a juste dit: “Qu'est-ce que vous voulez?”». Taïeb Mohammed Imbais comprend vite que l'ambiance est en train de tourner. «Je suis très vite parti car je ne voulais pas que Daou soit tué par des combattants. Je voulais montrer que le 17 février est différent de l'ancien régime». Selon Taieb, Mansour Daou était alors hébété: «Il m'a dit que lui et Kadhafi s'étaient réfugiés à Syrte dès la chute de Tripoli, en août. Il pensait être à l'abri dans sa tribu. Puis quand le siège a commencé, c'est devenu plus dur. Kadhafi vivait dans des maisons particulières abandonnées. Il en changeait chaque jour pour éviter les trahisons et les bombardements de l'Otan. Il était très discret. Kadhafi ne commandait pas les combats. C'est Moatassem qui donnait les ordres. Le mercredi, c'était devenu intenable. Les rebelles étaient très près et Moatassem avait pris une balle dans le pied. Il m'a dit qu'il avait alors pris toute l'essence qu'il restait et qu'ils avaient tenté de fuir.»

Ces détails, les Thuwars de Misrata s'en fichent, tout accaparés qu'ils sont, à fêter leur victoire. À chaque carrefour on tire en l'air, on agite les drapeaux de la révolution au son de chants religieux. «Ce sont des semaines de fêtes qui se préparent. La liberté, après quarante-deux ans de tyran, ce n'est pas rien», braille Younès, en sueur dans Tripoli Street, la rue qui fut longtemps la ligne de front de la ville Martyr.

Une nouvelle ère 

À Misrata, le triomphe semble plus complet que partout ailleurs en Libye. «Ce sont nos hommes qui ont attaqué Syrte. Nos hommes qui ont pris Kadhafi. Nos hommes qui gardent son corps», résume Salah Adi Abdi, le chef de la Katiba «Shouada Square». À l'entendre, on comprend vite qu'il n'est pas question de remettre la dépouille au CNT. «Pourquoi l'emmener à Tripoli. Elle sera moins bien cachée qu'ici», s'agace-t-il. Pour l'heure il ne veut entendre parler que des conditions de l'enterrement. «Cela sera fait selon la charia. Les imams vont décider du lieu, qui sera gardé secret». Quant au CNT, il n'a selon lui pas son mot à dire…

Alors que la fin officielle de la révolution et l'entrée dans une nouvelle ère doivent être annoncées samedi, la guerre civile laisse un pays profondément divisé entre villes, tribus et communautés. Les réunir sera délicat. Car l'union sacrée autour de la mort du tyran ne va durer que le temps d'une fête.

 

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 23:44

 

 

Berengo.jpg

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 20 Octobre 2011 14:56

 « Mon ami serait hors de Bangui, ses 3 téléphones ne passent plus, je ne sais à quel saint me vouer, après son enlèvement jeudi dernier par un groupe de militaires à Béréngo (sud de Bangui) ». Il s’agit d’un témoignage pathétique ce jeudi  20 octobre 2011, d’une femme sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

Attristée, angoissée, voire bouleversée cette jeune dame, la vingtaine a pris d’assaut la Conférence de Rédaction de la radio tenue dans la matinée de ce  jeudi.

Son récit ressemble plutôt un celui d’un Roman policier ou d’un film Western. Dans les faits a-t-elle raconté, « son ami, homme d’affaires Suisse, a débarqué il y a belle lurette à Bangui pour se lancer dans le secteur du gardiennage et de sécurité. Après avoir payé toutes les pièces afférentes à la création et l’exploitation d’une agence privée de gardiennage, il s’est rendu jeudi 13 octobre 2011 à Béréngo, afin de démarrer la formation de ses nouvelles recrues. Or, des militaires avaient déjà investi les lieux à son insu. A peine avait-il commencé la formation que ces derniers ont fait irruption dans la salle et lui ont demandé de les suivre pour un entretien. Ils l’ont conduit au Camp de Roux à Bangui, derrière le Palais de la Renaissance.  Depuis mardi dernier (18 octobre) je n’ai plus de ses nouvelles ».

Une explication avancée par la jeune dame en détresse est que « son ami serait soupçonné de former des mercenaires pour perpétrer un coup d’Etat en Centrafrique ».

Une affaire à suivre.

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 23:40

 

 

KADHAFI


TRIPOLI AFP / 20 octobre 2011 22h55 - Le dirigeant déchu Mouammar Kadhafi a été tué d'une balle dans la tête lors d'un échange de tirs jeudi à Syrte, sa ville d'origine, a déclaré le chef de l'exécutif du Conseil national de transition (CNT), Mahmoud Jibril.

Quand il a été retrouvé, il était en bonne santé et portait une arme, a dit M. Jibril lors d'une conférence de presse à Tripoli, ajoutant qu'il avait ensuite été conduit vers un pick-up.

Quand le véhicule a démarré, il a été pris dans un échange de tirs entre des combattants pro-Kadhafi et des révolutionnaires, et il a été tué d'une balle dans la tête, a-t-il ajouté.

Il était vivant jusqu'à son arrivé à l'hôpital de Misrata, a précisé le chef de l'exécutif libyen.

Plus tôt, Mohamed Leith, commandant des forces CNT dans la zone sud de Misrata (est), a déclaré que Kadhafi se trouvait dans une Jeep sur laquelle les rebelles ont ouvert le feu. Il en est sorti et a tenté de fuir. Il s'est réfugié dans un égout. Les rebelles ont ouvert le feu de nouveau et il en est sorti portant une kalachnikov d'une main et un pistolet de l'autre.

Il a regardé à gauche et à droite, demandant +qu'est-ce qui se passe+. Les rebelles ont ouvert le feu de nouveau, le blessant à l'épaule et à la jambe et il a succombé ensuite, a-t-il ajouté.


(©)


 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 00:25

 

 

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Slateafrique.com 19/10/2011

Le shérif ricain continue sa traque des grands méchants. Nouveau desperado en chef: le leader de l’Armée de résistance du Seigneur. Texte et dessin inédits de Damien Glez.

Il y a toujours du chasseur de prime dans l’âme du cowboy américain. Saddam Hussein pendu et Oussama Ben Laden immergé, l’Oncle Sam veut sans doute détourner l’attention de ce qui se passe en Libye. Le fantomatique Kadhafi y nargue encore et toujours une mise à prix de 1700000 dollars (soit 1.241.975 euros). D’ailleurs, le shérif chargé de cette traque n’est-il pas moins Barack Obama que Nicolas Sarkozy?

Qui dit bon western, dit «bon» méchant. On ne se souvient du film «L'homme des vallées perdues», de 1953, que grâce à Jack Wilson, le tueur à gages à tête de serpent, qui enfilait ses gants noirs avant d'assassiner un quidam. «Have gun, will travel», de 1961, n’est mémorable que grâce à Ben Jalisco, l’évadé du bagne revenu se venger.

Gourou de l’Armée de résistance du Seigneur

En 2011, les story tellers américains de la géopolitique internationale situent le nouveau Far West à l’est; celui du continent africain. Pour éviter d’être taxés d’islamophobie et d’arabophobie, les Etats-Unis viennent de se dégoter, dans ce «eastern western», un fou religieux noir et christique: Joseph Kony, le gourou de l’Armée de résistance du Seigneur, fondamentaliste qui prône -par les autres peut-être plus que par lui- l’observance mormonesque des commandements de la Bible. Excellent casting pour ce nouveau western made in US.

Cette nouvelle incarnation du mal est née en 1961 à Odek, en Ouganda. D'ethnie acholi, Kony se fait remarquer comme medium «immortel», prophète autoproclamé en communication avec le Saint-Esprit, «destructrice» réincarnation de l'esprit d'un ancien ministre ougandais et de celui d'un général chinois.

Attaquer Kampala avec des pierres

Dès 1987, alors coiffé de dreadlocks, il prend la tête d'un groupe armé luttant contre le nouveau régime de Yoweri Museveni. Kony s’inspirera des Holy Spirit Mobile Forces de sa cousine Alice Lauma Lakwena. Celle-ci entendait attaquer Kampala avec des pierres qui, assurait-elle, «se changeraient en bombes».

Dans la foulée des désillusions militaires de sa parente, Joseph Kony crée l’United Holy Salvation Army, puis l’United Democratic Christian Army baptisée finalement Lord's Resistance Army. Il utilise, lui, un enduit de beurre de karité censé protéger des balles et des attaques à l’eau bénite sur la base stratégique d’un déploiement de ses troupes en forme de crucifix. «Œcuménique», Kony n’hésite pas à emprunter aux autres croyances. Comme les prêtres vaudous, il utilise des amulettes. Comme les révoltés zoulous de Bambata, il éradique tous les poulets blancs et leurs propriétaires. Il élabore une prophétie annonçant un «monde du silence» où les armes à feu ne pourraient plus crépiter face aux lances de ses guerriers. En attendant, Museveni le tiendra longtemps en échec avec des armes conventionnelles.

Utiliser des enfants soldats

Au fil des ans, Kony n’hésitera pas à utiliser des enfants soldats qui deviendront même, à certaines périodes, majoritaires dans ses troupes. Quand on a l’âge de croire au Père Noël, pourquoi aurait-on du mal à croire en l’immortalité de son commandant? Un lavage de cerveau en règle, une lecture littérale quotidienne de la Bible et des programmes d’endurcissement – exercice d’assassinat de leurs proches– finissent d’anesthésier tout esprit critique des jeunes recrues.

L'Armée de Résistance du Seigneur (LRA) serait responsable d'environ 25000 enlèvements, les proies de sexe féminin étant promises à un avenir d’esclaves sexuelles. Kony, lui-même, disposerait d’un harem composé de quarante à soixante épouses à peine pubères. Pratiquant la politique de la terre brûlée, ses troupes ont abondamment décapité des hommes, violé des femmes, coupé des oreilles et des lèvres, tranché des pieds de cyclistes ou écrasé des nouveaux-nés dans des mortiers. Le conflit fera des milliers de morts et provoquera le déplacement de 1,7 million de personnes.

Envoi d’une centaine de conseillers militaires  en Ouganda

Selon un câble diplomatique américain révélé par WikiLeaks, les effectifs de la LRA ne seraient forts, aujourd’hui, que de 300 à 400 combattants. Faisant fi des frontières au gré de ses déconvenues, l’«Armée» se fait la championne de la délocalisation de la terreur. Elle traumatise les populations civiles, de l’Ouganda à l’est de la Centrafrique, en passant par le nord de la République démocratique du Congo et le Sud-Soudan. En 2001, la LRA est inscrite sur la liste américaine des organisations terroristes. Le 7 juillet 2005, la Cour pénale internationale délivre un mandat d’arrêt à l’encontre de Joseph Kony. Le leader de la LRA est accusé sur la base de sa responsabilité pénale, de 12 chefs de crimes contre l’humanité et de 21 chefs de crimes de guerre.

En avril 2008, après vingt mois de négociations, Kampala et la LRA finalisent un accord de paix. Joseph Kony refuse de le signer et prend la poudre d’escampette. Après le sud du Darfour, il se trouverait actuellement en Centrafrique.

Un de ses commandants n’a pas réussi à passer entre les mailles du filet. Thomas Kwoyelo, qui avait rang de «colonel» au sein de la LRA, est arrêté, en République démocratique du Congo, en mars 2009. Son procès s’ouvre le 11 juillet dernier à Gulu , dans le nord de l’Ouganda. Une chambre spéciale de la Haute Cour de justice l’entend pour cinquante trois chefs d'accusation: assassinats, prises d'otage, destruction de biens d'autrui et blessures. Fin septembre, la Cour constitutionnelle décide que Thomas Kwoyelo devra bénéficier de l’amnistie.

La cavalerie américaine a décidé de prendre les choses en main. Après avoir accordé à l’Ouganda une aide en matière de renseignement qui aurait permis d’éliminer, selon les autorités ougandaises, «50% des responsables de haut niveau» de ce mouvement et « 25% de ses combattants», le shérif en chef va intensifier son réseau de chasseurs de primes. Le 14 octobre, Barack Obama, boosté par l’exécution de Ben Laden, annonçait l’envoi d’une centaine de conseillers militaires  en Ouganda, puis ultérieurement en République Démocratique du Congo, au Sud-Soudan et en Centrafrique. Ces soldats appartiennent aux «Forces spéciales», ces commandos d'élite utilisés dans les opérations anti-guérilla. L’objectif est clair: décapiter la LRA. La cible est indiquée: Joseph Kony.

Fiasco de «Restore Hope»

Le cowboy ricain est donc décidé à faire à nouveau la loi dans le Far East. Et tant pis si le sénateur américain John McCain, adversaire malheureux d’Obama à l’élection de 2008, craint que les Etats-Unis finissent par «s’engager dans quelque chose dont il ne pourront pas sortir». Et tant pis si cette région de l’Afrique rappelle aux Américains l’opération «Restore Hope» qui s’était conclu, en 1993, par un cinglant fiasco.

Pour rassurer, Victoria Nuland, la porte-parole du département d'Etat, a précisé que les militaires américains ne combattraient pas la LRA, sauf en cas de légitime défense. Richard Downie, spécialiste de l'Afrique au Centre d'études stratégiques et internationales de Washington, indique pourtant que, cette fois, les Etats-Unis devront «davantage mettre les mains dans le cambouis».

Les colts vont parler. En 1970, un western spaghetti pastichait les grands films américains: «Django arrive, préparez vos cercueils». L’heure est venue pour un remake américano-africain: «Uncle Sam arrive, Joseph, prépare ton cercueil».

Damien Glez

 

Les Etats-Unis envoient des conseillers militaires en Ouganda

mardi 18 octobre

En près de 25 ans d’existence, l’Armée de Libération du Seigneur (LRA) a commis une liste impressionnantes d’exactions et de pillages, notamment en Ouganda, où elle a été créée à la fin de la guerre civile qui a ensanglanta le pays de 1981 à 1986.

Dirigée par Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale, cette organisation a étendu sa zone d’opérations à la Centrafrique, au Sud-Soudan et en République Démocratique du Congo après le lancement, en 2006, d’un processus de paix avec les autorités ougandaises.

Depuis sa création, la LRA est accusée de plusieurs massacres de civils, dont celui commis en décembre 2009, dans le nord-est de la RD du Congo, au cours duquel, selon l’ONG Human Rights Watch, 321 personnes ont été tuées et 250 autres enlevées. Par ailleurs, ce mouvement, qui avait initialement pour objectif d’installer en Ouganda un régime censé appliquer les 10 commandements bibliques, n’hésite pas à avoir recours aux enfants soldats, qui constitueraient 80% de ses effectifs.

En 2001, la LRA a été inscrite sur la liste américaine des organisations terroristes. Et, depuis au moins 2009, elle est visée par l’opération Rudia II, menée par les forces armées de la RD du Congo, soutenue discrètement par celles de l’Ouganda, et lancée après l’échec de la mission Lightning Thunder, conduite en décembre 2008 par les autorités ougandaises dans le nord du congolais et qui prévoyait une frappe aérienne contre le haut commandement de l’organisation rebelle, avec une intervention au sol pour neutraliser les combattants restants.

Selon un câble diplomatique américain émis en avril 2009 et révélé par WikiLeaks, la MONUC (Mission des Nations unies au Congo) avance que les effectifs de la LRA seraient forts d’environ 300-400 combattants.

Un chiffre confirmé par le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, selon qui l’opération Rudia II aurait permis d’éliminer « 50% des responsables de haut niveau » de ce mouvement et « 25% de ses combattants », et cela, grâce en partie à une aide américaine en matière de renseignement.

Mais l’apport des Etats-Unis dans la lutte contre la LRA va augmenter, après l’annonce surprise faite le 14 octobre par président Obama d’envoyer en Ouganda, puis ultérieurement en République Démocratique du Congo, au Sud-Soudan et en Centrafrique une centaine de conseillers militaires.

Selon le locataire de la Maison Blanche, il s’agit d’un « petit nombre de soldats américains équipés pour le combat » dont la mission est « d’aider les forces de la région oeuvrant à faire quitter le champ de bataille à Joseph Kony ». « Nos forces fourniront des renseignements, des conseils et une aide » a-t-il encore précisé.

D’après le général Carter Ham, le chef de l’US Africom, le commandement militaire américain pour l’Afrique, Joseph Kony serait réfugié en Centrafrique, où, selon le ministre de la Défense de ce pays, Jean-Francis Bozizé, la LRA est responsable de la mort de plusieurs centaines de personnes, d’enlèvement, » de maisons saccagées, détruites. »

Toutefois, si la décision du président Obama a bien été accueillie par les autorités des pays concernés, elle a été critiquée par le sénateur américain John McCain, le candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2008. « J’ai peur qu’avec les meilleurs intentions du monde, nous finissons par nous engager dans quelque chose dont nous ne pourrons pas sortir » a-t-il déclaré à l’antenne de la chaîne de télévision CNN. « C’est déjà arrivé précédemment au cours de notre histoire » a-t-il ajouté.

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 00:20

 

 

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17 octobre 2011 9:47

Vendredi dernier, le président américain, Barack Obama, a annoncé avoir autorisé le déploiement « d’un petit nombre » d’éléments de l’armée américaine en Afrique Centrale. Cela, afin de prendre part à la traque des rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) et, en particulier, de leur chef, Joseph Kony.

Depuis mercredi, des soldats américains atterrissent en Ouganda dans ce cadre. D’après M. Obama, d’autres suivront au cours du mois dans certains des pays limitrophes, à savoir, la Centrafrique, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Soudan du Sud, tous comportant des territoires dans lesquels a sévi ou sévit la terrible LRA. En effet, depuis plus de deux décennies, ce groupe insurgé au pouvoir en place en Ouganda a perpétré, à plusieurs reprises, des massacres de civils et des mutilations ainsi que des enrôlements forcés d’enfants. Ce qui lui a valu des accusations internationales, lesquelles ont abouties à la délivrance d’un mandat d’arrêt international par la CPI contre Kony pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Barack Obama, qui, d’après ses propres dires, a « autorisé un petit nombre de soldats américains équipés pour le combat à se déployer en Afrique Centrale pour aider la région œuvrant à faire quitter le champ de bataille à Joseph Kony », s’est voulu très clair sur les attributions de cette mission : « nos forces fourniront des renseignements, des conseils et une aide » à celles de la région. En d’autres termes, les soldats américains ne vont pas combattre directement les rebelles. On comprend, par-là, la prudence de Washington, qui n’a pas encore oublié son cinglant échec en Somalie en 1993. Depuis, c’est d’ailleurs le plus important déploiement américain en Afrique.

Néanmoins, les gouvernements de la région ont unanimement salué l’initiative des Etats-Unis. Car les affrontements entre les rebelles et l’armée ougandaise ont fait, durant toutes ces années de conflit, des dizaines de milliers de victimes et occasionné le déplacement de près de deux millions de personnes. Aussi, toute contribution visant à y mettre fin est la bienvenue.

 

Source : http://geotribune.com/1715-afrique-obama-ouvre-la-chasse-a-la-lra.html

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 16:25

 

 

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BANGUI (AFP) - 17.10.2011 11:34 - Les deux groupes armés ayant signé un cessez-le-feu le 8 octobre ont annoncé s'être retirés de Bria (centre) et demandent une aide humanitaire pour les populations déplacées après des combats ayant fait 50 morts, a appris l'AFP lundi auprès de leurs dirigeants.

Selon Mahamat Zakaria, porte-parole de Abdoulaye Hissène, chef de la CPJP (La convention des patriotes pour la justice et la paix, rébellion), a retiré tous ses hommes de la ville Bria et les a cantonnés à 65 kilomètres (...) la CPJP est en train de respecter les principaux points de l'accord qu'elle a signé avec l'UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement, ex-rébellion) qui prévoient ce retrait dans un délai de huit jours".

"Maintenant qu'un accord a été signé, l'UFDR qui n'attendait que le désarmement, a retiré ses hommes de Bria pour les ramener dans ses campements à Birao (nord) pour qu'ils soient désarmés", a affirmé pour sa part Gontran Djolo Ahaba, membres de l'UFDR.

"La CPJP demande aux ONG humanitaires de venir au secours des populations de Bria et surtout des déplacés de Bambari, Ippy, Ouadda, Yalinga, en leur apportant des habits, des chaussures, des vivres et des soins", a affirmé Mahamat Zakaria.

"Pour l'instant, la CPJP est disposée à amener ses combattants au désarmement et nous en appelons aux autorités pour qu'elles activent le processus afin que cessent définitivement les hostilités", a encore affirmé le porte-parole du chef de la CPJP.

Selon une source militaire à Bria "les combattants des deux groupes armés rivaux ont commencé à se retirer de la ville deux à trois jours exactement après la signature de l'accord de cessez-le-feu".

De source préfectorale, environ 4.500 personnes ont fui la région de Bria (centre de la Centrafrique) en raison des combats. "Démunies de moyens, elles attendent "des secours humanitaires", a précisé cette source.

Les deux groupes constitués d'ethnies rivales, Ronga pour la CPJP, Goula pour l'UFDR, en conflit depuis plusieurs années, notamment pour le contrôle du diamant.

© 2011 AFP

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 22:52

 

 

 

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11/10/2011 à 14h:12 Par Jeune Afrique

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Les deux chefs d'État à l'aéroport de Bangui, le 5 mars 1975. © AFP

Le 10 octobre 1979, il y a trente-deux ans, éclatait en France une affaire dont le président Valéry Giscard d’Estaing ne devait jamais se remettre: celle des diamants de lempereur Bokassa. Dans la biographie qu’il publie le 19 octobre, VGE, une vie (Flammarion), l’ancien journaliste de L’Express Georges Valance revient sur l’épisode qui vit le chef de l’État s’enfermer dans sa superbe et perdre le contact avec les Français. Extraits, en exclusivité.

« Wahl [Jacques, secrétaire général de la présidence, NDLR], Sérisé [Jean, conseiller du président], Hunt [Pierre, porte-parole de la présidence] ont beaucoup insisté pour que Giscard réagisse très rapidement à l’attaque. Ils ont même proposé une intervention télévisuelle, une opération vérité consacrée à la pratique des cadeaux officiels qui aurait pu mettre un terme à l’affaire. En vain. Giscard a accusé d’abord le coup, mais s’est ensuite très vite irrité. Plus ils insistaient pour qu’il se défendît, plus Giscard semblait penser qu’ils le suspectaient d’avoir commis une indélicatesse. C’est alors que débute la plus mauvaise contre-attaque médiatique du sep­tennat, une contre-attaque qui s’étalera sur six semaines, mais ne viendra pas à bout de la suspicion née d’une manchette du Canard enchaîné et d’un éditorial du Monde. […]

Mercredi matin 10 octobre. […] À ­l’issue du Conseil, Giscard se retire dans son bureau en compagnie de Sérisé, Wahl, Combret et Hunt de plus en plus anxieux: « Je demandai au président ce que je devais dire à la presse qui allait fatalement me questionner. Mais il ne voulait absolument pas en parler. J’ai fini par faire une déclaration à partir d’une très faible indication qu’il m’avait donnée. J’ai minimisé la chose au maximum, mais ça n’a pas suffi. Le feu a pris. » […]

La « faible indication » que Giscard avait donnée à Pierre Hunt était: « Dites la vérité aux journalistes: que Bokassa ma remis des cadeaux, comme il le faisait à tous ses visiteurs. Que je n’y ai pas attaché d’importance. Et que cela n’a pas pesé dans mes décisions. D’ailleurs, on l’a bien vu, puisque j’ai fait tomber Bokassa. » Le communiqué abscons, et en deçà de ces directives, délivré par l’Élysée à l’AFP à 19h50 sera: « L’Élysée, en réponse à une question concernant la pratique des cadeaux diplomatiques, a indiqué que les échanges de cadeaux de caractère traditionnel, notamment lors de visites de membres de gouvernement dans les États étrangers, n’ont en aucun cas, ni le caractère ni la valeur qui ont été mentionnés par certains organes de presse à propos de Centrafrique”. » C’est mieux que la phrase laconique cavalièrement lancée par Hunt aux journalistes à l’issue de la réunion du gouvernement: « Le Conseil na évoqué que des affaires sérieuses. » [

Le pouvoir pense-t-il que cette mise au point suffira à éteindre l’incendie médiatique qui s’étend? Tout porte à le croire. Le 11 octobre, Hunt déclare avec hauteur à la presse qu’il « ne serait pas digne pour la fonction présidentielle d’avoir à se justifier ou à donner des répliques sur des informations qui relèvent davantage de la diffamation ou d’une campagne orchestrée que d’une information véritable ». Et le 12, dans un discours sur le « nouvel état du monde », Giscard condamne avec mépris « tous ceux qui, trop nombreux, entrent dans l’avenir en regardant le passé. Pendant que certains discourent, s’agitent, dissertent, d’autres conduisent les hommes ».

En guise de réponse, Le Canard enchaîné publie le 17 octobre de nouveaux documents sur d’autres cadeaux empoisonnés de Bokassa. L’orgueilleux silence présidentiel est intenable. Le soir même, Pierre Hunt annonce sur TF1 que « le président de la République fera justice de ce sujet le moment venu et dans des conditions qui répondent à la confiance que lui font les Français ». Mais rien ne vient et les Français s’impatientent. […] Giscard se soumettra à l’exercice le 27 novembre, soit sept longues semaines après le premier article du Canard […].

Le 27 novembre au soir, Giscard répond le plus rapidement possible aux questions posées sur le sujet par les trois intervieweurs: que fait-il des cadeaux quil reçoit et la plaquette de diamants a-t-elle la valeur qui lui a été prêtée? Le ton de Giscard est sec, oublié le communicant de charme du temps du « monopole du cœur »: « Je vais dabord vous dire pourquoi je nai pas répondu tout de suite Je suis le premier président de la République à n’avoir jamais poursuivi un journal… Par contre, je ne suis pas à la disposition de ceux qui utilisent vis-à-vis de moi l’attaque et la calomnie. À partir du moment où ils savent pouvoir le faire sans que le président de la République utilise les moyens de condamnation dont il dispose, il ne faut pas s’attendre en plus à ce que, tous les matins, je réponde aux attaques et aux calomnies. » La voix devient franchement désagréable et le port de tête agressif lorsque Giscard aborde la question de la valeur des diamants: « Enfin, à la question que vous mavez posée sur la valeur de ce que jaurais reçu comme ministre des Finances, joppose un démenti catégorique et jajoute méprisant! » []

En fait, le président a échoué à clore le débat par une prestation télévisée efficace où il aurait donné avec précision les coordonnées des musées ou des organismes caritatifs auxquels les plaquettes étaient, paraît-il, destinées. […]

Pourquoi Giscard, ce fin politique et cet habile communicant, a-t-il si mal géré l’affaire? On a souvent mis en avant que c’était la première fois quil affrontait ce genre de situation, que cet enfant gâté de la politique navait jamais connu une « affaire de lObservatoire » comme François Mitterrand []. Que Le Canard et surtout Le Monde aient attaqué la famille en mettant en cause son père et ses cousins Jacques et François a sans doute beaucoup joué. Et la preuve en est la violente altercation téléphonique qu’il eut avec Jacques Fauvet après avoir lu Le Monde. Lui qui d’ordinaire se fait un point d’honneur de se maîtriser est hors de lui, comme lors des colères de son enfance. À tel point que le directeur du Monde lui écrira quelques jours plus tard: « Si un chef d’État perd son sang-froid comme vous lavez fait, c’est l’État lui-même qui est menacé. » A pu être également un facteur d’inhibition le fait qu’il a entretenu si longtemps d’excellents rapports » avec Bokassa et a toujours bénéficié des plus grandes facilités pour aller chasser en République centrafricaine, alors même que le pays devenait un empire tragicomique.

Désagréable et agressif, il répond aux journalistes avec mépris.

Son éducation aussi a pu l’inhiber, qui lui interdisait non pas d’aimer l’argent mais d’en parler. Et encore plus de se justifier d’une accusation portant sur une question de cette nature. Pierre Hunt raconte: « Jai eu une ou deux conversations avec Giscard sur laffaire des diamants, sans quil me donne une explication directe. Il considérait comme au-dessous de lui de se justifier et je ne connais aucun de ses collaborateurs avec qui il l’ait fait […]. » Tous ses proches le confirment: Giscard refusait de se défendre.

Son frère Olivier: « Je lui ai dit: Arrête cela immédiatement.” Il m’a dit: Je ne réponds pas au Canard. – Mais il y a aussi Le Monde ! Il ma répondu: De Gaulle a toujours dit quil ne fallait pas répondre aux insultes.” » Jean Riolacci: « Sérisé et moi nous avons fait son siège pour linciter à réagir. Il nous a répondu: Je ne mange pas de ce pain-là.” » Sa secrétaire Marguerite Villetelle: « Plusieurs de ses collaborateurs le pressaient de sexpliquer, mais il sest fermé comme une huître. Ce qui le blesse lenferme sur lui-même. Cette affaire a dû le freiner durant la campagne électorale. »

Jean-Claude Casanova raconte comment le Premier ministre lui-même et son équipe de Matignon furent tota­lement tenus en dehors de l’affaire des diamants: « Nous posions des questions à nos interlocuteurs à l’Élysée, Wahl, Sérisé, Riolacci, mais ils ne nous répondaient pas. Un jour, comme nous insistions, Wahl nous dit seulement: « Ce nest rien. » Si Mitterrand s’était accroché avec le ­directeur du Monde, il aurait organisé une réunion pour en étudier les conséquences. Avec Giscard, rien. […] »

Et on ne voit pas comment cette affaire aurait pu ne pas influer sur la campagne électorale, et donc sur l’issue du scrutin. Un cercle vicieux semble s’être mis en place: la propension monarchique de Giscard, son management compartimenté de l’équipe élyséenne, son indifférence au sort de ses collaborateurs et partisans, son « économisme » « qu’encouragent ses grandes discussions en tête-à-tête avec Raymond Barre expliquent pour une part la mauvaise gestion de l’affaire des diamants qui, elle-même, n’a fait qu’aggraver l’isolement du président. » Flammarion


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