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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 21:46

 

 

joseph_kony_lra.jpg


Radio Ndéké Luka Mardi, 15 Novembre 2011 13:41


Le Conseil de sécurité de l'ONU s’est réuni lundi, 14 novembre 2011 pour évoquer les attaques contre des civils menés par la LRA, l'Armée de résistance du Seigneur. Depuis 2008, celle-ci s’est rendue responsable de la mort d'au moins 2 400 civils, selon les ONG, dans le nord de la République démocratique du Congo, en République centrafricaine et au Soudan du Sud.

 

Devant le conseil, Charles Armel Doubane, ambassadeur de la RCA auprès des Nations Unies a pris la parole. Son plaidoyer s’est résumé en une phrase : il faut bouter hors de la RCA, les criminels de la LRA.


Charles Armel Doubane a commencé par rappeler « qu’il s’agit d’un terrorisme transnational où des hommes, lourdement armés, débarquent, pillent, brûlent, violent, tuent, et enrôlent de force hommes, pour en faire des porteurs du butin et plus tard soldats, femmes qui serviront d’esclaves sexuelles, et enfants pour en faire de soldats ».

 

L’ambassadeur centrafricain à l’ONU n’a pas manqué  de rappeler que « depuis trois ans, le pays, Etat fragile, post-conflit, dont les forces de défense et de sécurité sont en restructuration, aux moyens limités, luttant déjà contre les rebellions internes et coupeurs de routes, déploient sur la zone trois sections d’hommes pour traquer mais ne sont pas parvenus à neutraliser ces bandits, aujourd’hui éparpillés sur les préfectures du Haut Mbomou, du Mbomou et de la Haute Kotto ».

 

Usant de son droit de poursuite et en accord avec le Gouvernement, une unité des Forces de défense ougandaises y est positionnée et patrouille conjointement avec les Forces centrafricaines dans cette partie orientale du territoire centrafricain.

 

Charles Armel Doubane a tenu remercier la France pour son appui multiforme dans cette lutte en faveur de la paix dans cette partie du Centrafrique. Il a salué « la récente implication des Etats Unis qui s’engage pleinement dans cette cause par l’envoi dans la sous-région d’une centaine d’hommes destinés au renforcement des capacités opérationnelles des soldats de quatre Etats de la région pour plus d’efficacité dans cette lutte ».


 

 

NDLR : Cet ambassadeur est il sûr que telle est aussi la volonté des autorités de son pays qui elles, ont sous-traité depuis longtemps la sécurité dans le Sud Est de la RCA et la traque de Joseph Kony à l'armée ougandaise et se reposent dans leur salon douillet à Bangui ?

 

 

 

Six haut-gradés de l'armée américaine en Centrafrique pour traquer la LRA

 


BANGUI, Mercredi 16 novembre 2011 | 01:12 (Xinhua) - Six officiers américains sont arrivés mardi à Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou ( sud-est de la Centrafrique) pour former les forces armées ougandaises et centrafricaines à mieux lutter contre la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony qui sévit dans la région depuis plusieurs années, a appris Xinhua de sources officielles.


Les officiers américains se sont présentés dès leur arrivée aux autorités administratives et locales et leur ont demandé de solliciter l'adhésion de la population autochtone, de même que les éleveurs peulhs, à la lutte en fournissant toutes les informations et les renseignements disponibles sur la LRA en vue de faciliter la lutte.

 

Ils ont également rencontré le chef du détachement ougandais de la base d'Obo pour échanger avant de s'envoler pour Kampala en Ouganda. Selon les informations, la mission devrait revenir à Obo le samedi prochain pour entamer la formation des soldats ougandais et centrafricains basés dans le Haut-Mbomou pour un délai de six mois, en vue de mener une lutte plus efficace contre le LRA.

 

En octobre dernier le président américain Barack Obama avait promis le déploiement d'une centaine d'hommes en Ouganda, en République démocratique du Congo et en Centrafrique pour assurer l'encadrement technique des forces armées de ces trois pays. Les Etats Unis se sont engagés dans ce cadre à fournir une assistance logistique et en communication pour permettre de neutraliser cette rébellion dans la sous-région.

 

Lundi dernier lors d'une rencontre du Conseil de sécurité de l'ONU sur les exactions de la LRA à New York, l'ambassadeur de Centrafrique auprès des Nations Unies, Charles Armel Doubane a salué l'initiative du président américain qui va renforcer selon lui la lutte contre « l'une des plus cruelles barbaries de notre temps », et a souhaité l'adhésion des autres partenaires à la lutte.

 

Le diplomate centrafricain a fait remarquer que l'insécurité provoquée par la LRA, « renforce la pauvreté qui devient préoccupante dans un Etat (Centrafrique) lui-même déjà en grande difficulté ».

Il a aussi appelé à la mobilisation et à la volonté de tous à agir ensemble afin d'empêcher définitivement la LRA de poursuivre impunément ses crimes et exactions contre des populations innocentes.

 

Depuis 2008, les régions centrafricaines du Haut-Mbomou et Mbomou (Sud-Est) et la Haute-Kotto (nord-est) connaissent régulièrement les exactions de cette rébellion ougandaise. En vue de mener une lutte commune contre ce groupe rebelle, un détachement de l'armée ougandaise a été déployé dans le Haut- Mbomou pour appuyer l'armée centrafricaine.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 01:28

 

CICR

Bangui, Samedi, 12 Novembre 2011 16:27 (AFP) Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) fait le constat de "dégâts considérables" à la suite des récents affrontements entre groupes armés à Bria (centre de la Centrafrique) dans un communiqué samedi.

"La plupart des habitants ont dû fuir les combats en toute hâte. Dans la précipitation ils ont laissé derrière eux pratiquement tous leurs biens (...) Les dégâts sont considérables dans plusieurs quartiers (de Bria): plus de 700 maisons sont en ruine" annonce le communiqué qui précise que "certains n'ont eu d'autre choix que de se réfugier dans la brousse".

Suite aux combats du mois du septembre entre les rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et les ex-rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), qui ont fait 50 morts, le CICR annonce par ailleurs une assistance matérielle visant à couvrir leurs besoins les plus urgents"

Selon le texte, "En partenariat avec la Société nationale de la Croix Rouge, le CICR leur distribue des articles essentiels tels que des bâches, des couvertures, des nattes, des jerricans et des ustensiles de cuisine. De plus, après avoir chloré une cinquantaine de puits, le CICR procède actuellement à la remise en état de sept pompes dans la zone la plus touchée de Bria"

De source préfectorale, environ 4.500 personnes ont fui la région de Bria en raison des combats. "Démunies de moyens, elles attendent "des secours humanitaires", a précisé cette source.
Les deux groupes constitués d'ethnies rivales, Ronga pour la CPJP, Goula pour l'UFDR, en conflit depuis plusieurs années, notamment pour le contrôle du diamant.

Les deux groupes ont signé le 8 octobre à Bangui un accord de cessez le feu et annoncé le retrait de leurs troupes respectives de la région.

D'après un récent rapport d'Amnesty international, au moins 14 groupes armés continueraient de sévir en Centrafrique, parmi lesquels l'Armée de libération du seigneur (LRA), l'une des rébellions les plus violentes au monde.

© Agence France-Presse

CPJP et UFDR enterrent leur hache de guerre à Ndele !

 

Vendredi, 11 Novembre 2011 15:00

 

Un rêve, mais devenu une réalité. La matinée du 10 novembre 2011 a été marquée par un pas décisif vers un véritable retour de la paix à Ndele (nord-est). Les 2 chefs des rebellions de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) ont « mangé » dans un même plat. Par ce geste fort et symbolique, ces leaders ont décidé d’enterrer définitivement la hache de guerre après plusieurs années de conflits armés.

Cette volonté d’aller vers une paix durable précède la caravane de la paix envisagée par le pouvoir de Bangui, ses partenaires y compris les 2 factions rebelles pour une réconciliation et la paix durable dans les régions du nord-est de la République Centrafricaine, en proie à une insécurité grandissante.



Le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la localité a indiqué qu’Abdoulaye Issein de la CPJP et Damane Zakaria de la l’UFDR ont d’abord eu un entretien dans les locaux de la Forces Multinationales de la Communauté Economique et  Monétaire de l’Afrique Centrale (FOMAC) basée à Ndele, avant de passer à table au su et au vu des personnalités conviées pour la circonstance.

 

Toutefois, a-t-il expliqué, les 2 parties déterminées à faire la paix ont déploré la lenteur accusée par le gouvernement dans le lancement officiel de cette caravane de la paix tant attendue par les habitants de Ndélé. Elle sillonnera les villes de Bria, Birao, Ndele, Ouadda, Ouadda Djallé, et Sam-Ouandja.

Il y a 2 mois, des affrontements meurtriers entre ces 2 factions rebelles avaient fait plus de 45 morts, d’importants dégâts matériels dont plusieurs maisons détruites. Elles ont été signataires des accords de cessez-le-feu de juin de Bangui et de paix globale de Libreville en 2008.

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 01:17

 

Baba laddé signe l'accorde Bangui

 

Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 23:47

 

Général Baba Laddé (FPR-Tchad): "Nous remercions tous les Peulhs, principalement de Guinée et de Mauritanie.  

Le Front Populaire pour le Redressement souhaite dénoncer les menaces qui pèsent sur les Tchadiens réfugiés en RCA. Dans la zone contrôlée par le FPR, outre les familles des combattants, il y a plus de mille réfugiés tchadiens, qui sont sous notre protection.
Le mouvement APRD a fait savoir qu'il s'attaquerait à ces réfugiés quand sonnera l'heure du départ du FPR pour le Tchad (pour la guerre ou pour la paix).

Dernièrement, l'APRD a renforcé ses positions militaires sur notre flanc ouest et le FDPC d'Abdoulaye Miskine a fait de même sur notre flanc est. Ces deux mouvements nous menacent directement. De plus, un déserteur du FPR a organisé un groupe de coupeurs de routes. Ces zaraguinas sont à proximité de Bangui, mais ils pourraient nous menacer par le sud.  

Source: le jour

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 17:26

 

 

Bemba-Gombo.jpg

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 08 Novembre 2011 13:18

Directeur de l’école des officiers de Bangui, Thierry Léngbé a commencé à déposer contre le Congolais Jean-Pierre Bemba, évoquant particulièrement les tensions entre les soldats de l’armée régulière centrafricaine (FACA) et les miliciens du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), dirigé par l’accusé au moment des faits allégués.

Trente-troisième témoin du procureur, l’officier a vécu les premières semaines de l’arrivée des miliciens en République Centrafricaine, en octobre 2002, appelés en renfort par le président d’alors, Ange-Félix Patassé, en proie à une rébellion.

Tout commence pour lui dans la nuit du 21 au 22 octobre 2002. « J’ai reçu un coup de fil du ministre délégué à la Défense (...) qui m’a dit que nous étions attaqués depuis le Tchad » explique le témoin. « Nous avons arrêté leur progression [près de Bangui]. C’était un front. On se regardait en chiens de faïence. Ca a duré jusqu’à l’arrivée des miliciens du MLC ».

Interrogé par le substitut du procureur, Barbel Schmidt, Thierry Lengbe a raconté l’arrivée des hommes du MLC, avec lesquels il était chargé d’établir des liaisons. « Ils sont venus avec leurs armes et leurs munitions », dit-il, s’exprimant en français, « nous leur avons fourni les véhicules, et de l’argent pour la nourriture ».

Mais très vite, les soldats de l’armée régulière sont mécontents. « Quand ils sont arrivés, il n’y avait pas d’uniformes pour tout le monde. Il y avait un stock au ministère de la Défense et ordre a été donné de leur donner. Ce n’était pas mon idée Madame ! » lance le témoin, s’adressant à la procureur. « Il y avait des éléments de notre armée qui n’avait pas de tenues, mais après nos amis ont eu des tenues, voilà ! ».

La situation dégénère entre l’armée régulière et les miliciens, explique le témoin qui relate plusieurs incidents. Un jour d’octobre, un milicien du MLC est tué par un « sniper », incontrôlé. Mais les miliciens s’en prennent aux soldats centrafricains et arrêtent plusieurs hommes, dont des officiers.

« Ils étaient tous déshabillés, ils n’avaient plus leurs armes, ils étaient en slip. Quand j’ai demandé ce qui s'était passé, les éléments du MLC ont dit que les Centrafricains leur avaient tiré dessus. Ils avaient donc été désarmés, déshabillés. Ce n’est pas normal, les gens ont été humiliés », déplore le témoin.

Thierry Lengbe enchaîne son récit, d’un ton saccadé et évoque les exactions des hommes du MLC : meurtres, pillages, viols. Suite à l’un des viols, « deux hommes ont été châtiés » par les chefs du MLC. C’était après une visite de Jean-Pierre Bemba, explique Thierry Lengbe. « On leur a donné beaucoup de coups de fouets devant nous. Peut-être que c’était lié à la venue de Jean-Pierre Bemba, mais après, ça a recommencé ». Le sénateur congolais ne passe que quelques heures à Bangui.

Pour le procureur, cet épisode est un moyen de montrer que M. Bemba était respecté, obéit et qu’il aurait donc pu stopper ou punir les exactions commises par ses miliciens, comme il l’a fait ce jour-là.  Poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, Jean-Pierre Bemba est en procès depuis novembre 2010.

 

NDLR : A quand le témoignage de l'ancien chef d'Etat-major des FACA qui avait accueilli les troupes du MLC sur le beach de Bangui ? 

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 00:22

 

 

Bangui - AFP / 03 novembre 2011 17h12 Le directeur général des mines centrafricain a déclaré jeudi à l'AFP se réserver le droit de contester le contrat de la Centrafrique avec Areva, si celle-ci maintenait sa position de suspendre les travaux d'un important projet de mine d'uranium dans le pays.

Nous (le gouvernement centrafricain) nous réservons le droit de contester notre contrat avec cette société (Areva) si les responsables maintiennent leur position de repousser de un à deux ans les travaux du projet de mine, a déclaré Jean-Sylvain Féïgoudozoui, directeur général des mines au ministère délégué à la Présidence de la République chargé des Mines.

Areva et nous avons signé un avenant aux termes duquel l'entreprise française devait commencer l'exploitation effective à partir de 2010. Si donc Areva décide d'abandonner les travaux à ce niveau pour repartir, nous estimons qu'elle viole déjà les termes de l'avenant, a-t-il ajouté, précisant que du côté du gouvernement, on attend d'être officiellement saisi par écrit pour pouvoir prendre position, parce que l'annonce faite (par une délégation d'Areva) devant le chef de l'Etat (François Bozizé) n'était que verbale.

Selon lui, ils ont fait part de la suspension momentanée de leurs activités d'exploitation du gisement d'uranium de Bakouma (Est). Ils entendent reprendre les travaux au bout de deux ans. Mercredi, le porte-parole de la société nucléaire française avait déclaré que les travaux de mise en exploitation de la mine de Bakouma, qui renferme selon Areva au moins 32.000 tonnes d'uranium, ont été repoussés en attendant une éventuelle remontée des cours du minerai après la catastrophe de Fukushima au Japon.

Nous sommes convaincus que les conditions de marché de l'uranium redeviendront propices dans les deux ans à venir, une fois l'impact de Fukushima surmonté, a pour sa part estimé Sébastien de Montessus, directeur général adjoint en charge des activités minières d'Areva.

Avec 32.000 tonnes estimées à l'heure actuelle (dont seule une partie pourra être récupérée), le gisement est considéré comme important par Areva, même s'il n'égale pas par exemple les 180.000 tonnes de ressources de la mine géante d'Imouraren au Niger.

 

NDLR : Les mines de Bakouma ont été acquises par AREVA suite à une OPA boursière de cette dernière sur URAMIN Centrafrique sans que Bozizé et Ndoutingaï aient eu à donner leur avis, ce qui avait suscité leur courroux naguère. La gestion opaque et familiale qu’ils ont faite du dossier de Bakouma leur revient aujourd’hui à la figure comme un boumerang. Que valent les menaces d’un simple rigolo de DG de mines de l’un des derniers pays du monde face à AREVA?

 

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 22:25

 

 

militaires ougandais vers Obo

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 30 Octobre 2011 13:07

C’est presque l’évènement capital de ce samedi 29 octobre 2011, à Obo (extrême-est). La place de la préfecture de cette localité est prise d’assaut par amis et connaissances, autorités et famille d’un jeune centrafricain de 23 ans  assassiné le 4 octobre 2010 par un soldat de l’armée ougandaise.

Quoi donc ? Il s’agit de la remise officielle d’une somme de 16 000 dollars (environ 8 millions de francs CFA) par un colonel de l’armée ougandaise à cette famille en deuil, à titre de dommages et intérêts.

D’après le correspondant de Radio Ndeke Luka qui relaie l’information, c’est une cérémonie symbolique et pleine d’émotion.

« Quel que soit le montant de la somme allouée, nous ne retrouverons plus notre cher enfant perdu », regrette cette famille victime d’un assassinat crapuleux commis par ce soldat, pourtant en mission de traque de la rébellion de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Koni.

Quant au représentant de la République de l’Ouganda, le geste fait suite au procès de ce soldat qui s’est soldé par la  condamnation à mort prononcée par la Justice  de son pays.

Toutefois, la population d’Obo reste pessimiste et surveille de très près l’application effective de la sanction prononcée contre ce soldat.

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 00:18

 

 

Jean Pierre Bemba Gombo

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 28 Octobre 2011 14:27

Le trente-deuxième témoin de l’accusation a commencé à déposer ce mercredi 27 octobre 2011, devant le tribunal de la Cour Pénale Internationale (CPI). Il s’agit d’un  mécanicien naviguant de la SOCATRAF, la Société Centrafricaine de Transport Fluvial (SOCATRAF). Il s’appelle Cyprien-Francis Ossibouyen. Il a évoqué à la barre les 19 nuits durant lesquelles il a du faire passer hommes, armes et munitions depuis Zongo, en République Démocratique du Congo jusqu’à Bangui.

Le témoin raconte qu’une nuit d’octobre 2002, il est réveillé avec fracas par le directeur technique de la SOCATRAF, un Français, accompagné de 36 hommes armés. Il est conduit manu militari à la base navale de Bangui, et on le somme de de réparer le bac qui fait la liaison entre Zongo et Bangui.

A l’aube, il doit traverser, une première fois, le fleuve. Sur les rives de Zongo, des miliciens attendent sous les manguiers. « Le responsable de ces hommes leur disait : ‘Nous sommes au Zaïre, il y a la guerre en face de nous. Dès que vous dépasserez le milieu du fleuve, c’est la République Centrafricaine. Vous n’avez pas d’enfants là-bas, pas de femmes, pas de familles. Détruisez tout. Nous sommes en guerre. En temps de paix, ils reconstruiront leur pays’ ».

S’exprimant en français, et en audience publique, le témoin poursuit : « Dès que leur chef donnait ces instructions, ils étaient contents. Ils secouaient leurs armes comme cela », mime-t-il en levant un poing vers le plafond de la salle d’audience. Pendant dix-neuf nuits, le témoin doit faire la navette entre les deux villes. Depuis Zongo, il embarque des miliciens et des caisses de munitions jusqu’à Bangui. Au retour, le ferry est chargé de blessés.

« C’était pas du tout facile ! » explique-t-il aux trois juges, « j’ai reçu des menaces ». Les combattants blessés exigent d’être évacués sans attendre les ordres du responsable, l’adjudant Odon. Pris entre deux feux, Cyprien-Francis Ossibouyen raconte s’être senti « entre la vie et la mort ».

L’interrogatoire de Cyprien-Francis Ossibouyen se poursuivra encore ce vendredi. Après sa déposition, le procureur appellera encore huit autres témoins. Il devrait finir la présentation de ses preuves au début du mois de février 2012.

Jean-Pierre Bemba a été poursuivis pour des crimes commis par ses troupes en République Centrafricaine entre 2002-2003. Ses miliciens combattaient au côté du régime de l’ancien président Ange Félix Patassé, alors acculé par la rébellion de l’actuel Chef d’Etat François Bozizé. Les éléments de Bemba avaient pillé, tué, violé la population civile.

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 00:12

 

 

21032011abakar.jpg

 

                                       Abakar Sabone

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 28 Octobre 2011 14:12

Rébellion au sein d’une rébellion. C’est ainsi qu’on est tenté de qualifier la situation qui prévaut actuellement au sein du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLJC) secteur Amdafock (nord). Les cadres de cette faction rebelle sont montés mercredi 27 octobre au créneau pour protester contre la sanction infligée à leur chef d’état-major, Tidjiani Abator.

Ce dernier est accusé de détournement d’une somme de 11 000 000 de francs CFA (environ 16700 euros) destinés au paiement des Primes Globales Alimentaires (PGA) des éléments du MLJC. Il lui est également reproché l’usage à des fins personnelles d’un véhicule destiné aux opérations.

Il a été remplacé par Amide Mahamath au poste de chef d’état-major sur instructions d’Abakar Sabone, patron de cette faction rebelle.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Birao (nord de la RCA), « ces cadres ont demandé à Abakar Sabone de  revenir sur sa décision. Une décision prise selon eux, sans concertation et à l’insu des autres cadres fondateurs de ce mouvement rebelle »

Les cadres exigent que de toute urgence, Abakar Sabone et Abator Tidjani se rendent  à Birao (nord-est) pour des discussions internes. « Sans quoi, menacent-ils, le MLJC ce sera la scission».

Pourtant, le nouveau chef d’état-major Amide Mahamath soutient pour sa part qu’ « il a été bel et bien désigné après une concertation entre les hauts cadres du Mouvement ».

Aucune réaction de Abakar Sabone pour le moment. Réussira-t-il à arrêter la grogne de ses lieutenants et refaire l’unité de ses troupes ?

Le MLJC est un des signataires des accords de paix avec le gouvernement centrafricain. Il opère d’ailleurs avec les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et celles de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) dans la région de Vakaga (nord-est).

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 03:00

 

 

camp-operation-Turquoise.jpg

 

Par Thomas Vampouille Le Figaro le 26/10/2011

Deux témoignages viennent nourrir les accusations portées depuis 2004 contre les militaires de l'opération Turquoise. Le mensuel Causette, qui les a recueillis, fait état de menaces et de piratages entourant son enquête.

C'est une douloureuse affaire qui dure depuis 17 ans. Après le génocide de 800.000 Rwandais en 1994, la France s'est trouvée placée au banc des accusés. Pour son manque de réaction d'abord, pour ses relations ambiguës avec le pouvoir génocidaire ensuite, pour les exactions supposées menées par ses soldats lors de l'opération Turquoise enfin. Les témoignages de deux Rwandaises, publiés mercredi dans le mensuel Causette, alimentent ce dernier volet : les deux femmes affirment avoir été violées par des militaires français. Sans avoir osé aller en justice, elles corroborent les accusations de trois autres Rwandaises qui ont porté plainte en 2004 devant le Tribunal aux armées de Paris.

Le camp de réfugiés de Nyarushishi cristallise la plupart des accusations. Situé dans l'extrême sud-ouest du Rwanda, il était placé à l'été 1994 sous la protection des militaires français envoyés dans le cadre de l'opération Turquoise. Mais une des déplacées tutsies qui s'est confiée à Causette raconte y avoir été violée à plusieurs reprises par certains de ces hommes censés veiller sur elle. La dernière fois, trois soldats s'en sont pris à elle : «Ils m'ont fait les pires choses, je hurlais pour que quelqu'un m'entende. Quand ils sont partis, j'étais presque morte».

En 2004, les trois Rwandaises qui s'étaient présentées devant la justice française faisaient des récits similaires. «Ils rentraient dans les tentes pour prendre des jeunes filles (…) On était violées parfois par plus de dix militaires, avec une telle violence. Comme des animaux», ont-elles raconté récemment au site Rue89. Elles vont plus loin dans leurs accusations : selon elles, il s'agissait de viols systématiques et dirigés contre les femmes d'ethnie tutsie. C'est à ce titre que leur avocate, Me Laure Heinich-Luijer, a obtenu que ces viols soient qualifiés de «crimes contre l'humanité».

Possibilité de «fautes individuelles»

Du côté du commandement militaire de l'époque, on réfute totalement avoir eu connaissance de tels actes. «On ne peut pas assurer qu'il n'y ait pas eu des fautes individuelles», admet au Figaro le général Didier Tauzin qui à l'époque, en tant que colonel, dirigeait un des régiments envoyés au Rwanda. Quid des accusations de viols collectifs ? «Si collectif, ça signifie deux-trois salopards dans un coin, c'est possible», admet encore le gradé. «Mais en aucun cas, assure-t-il, on ne peut parler de viols systémiques», c'est-à-dire organisés ou admis par la hiérarchie militaire française. Quoi qu'il en soit, le général membre de l'association France Turquoise - qui vise à défendre la mémoire et l'honneur des militaires français ayant servi aux Rwanda - souhaite que les plaintes déposées aboutissent pour faire la lumière sur ces accusations : «Il faut que la justice passe».

Mais l'affaire piétine depuis sept ans, et semble déranger en France. Le directeur de la publication de Causette en a fait l'expérience : des piratages informatiques et des mails de menaces à l'encontre des journalistes qui ont enquêté sur ce sujet l'ont poussé mercredi à porter plainte contre X. Sur le plan judiciaire, le parquet a multiplié les appels, avant que les plaintes des trois Rwandaises soient finalement jugées recevables. Dans le cadre de l'instruction, le juge Frédéric Digne devait rencontrer les plaignantes en juin dernier. Mais victime d'un ennui de santé, il a dû reporter cette audition. «J'espère qu'elle aura lieu avant la fin de l'année», confie au Figaro Me Heinich-Luijer. Selon elle, le juge Digne a repris son poste la semaine dernière. A priori, plus rien ne s'oppose donc désormais à ce que les dossiers avancent.

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 20:23

 

 

12022011malonga

 

J-Bendounga.jpg

 

président pasteur Bozizé

 

Bangui, Mercredi, 26 Octobre 2011 16:36 (AFP) - La cour constitutionnelle centrafricaine s'est déclarée mercredi "incompétente" pour examiner l'état de santé du président centrafricain François Bozizé comme l'avait demandé en août un opposant Joseph Bendounga.

"La cour est incompétente", a déclaré en séance publique Marcel Malonga, président de la Cour constitutionnelle.

M. Bendounga, président du Mouvement démocratique pour la renaissance et l'évolution de la Centrafrique (MDREC) avait le 22 août dernier demandé à la cour de déclarer inapte le président Bozize,"à cause de sa longue et incurable maladie.

IL avait évoqué plusieurs pertes de "connaissance à cause de la longue et incurable migraine qui le mine. Cela s'est produit à New York en 2010, à Paris et plusieurs fois en Centrafrique". Selon lui "depuis plus d'un an, l'état de santé du général François Bozizé (...) ne cesse de se détériorer".

Le responsable des services de la presse présidentielle, Zama Javon Papa, avait qualifié ces propos de "mensongers". "Le chef de l'Etat jouit d'une parfaite santé et qu'il n'a jamais fait de chute, ni à New York, ni à Paris ou à Bangui" a-t-il dit.

M. Bendounga a été maire de Bangui et député sous Ange-Félix Patassé. Il avait été emprisonné pour avoir traité l'ancien président André Kolingba de "tirailleur".


© Agence France-Presse

 

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