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  • : centrafrique-presse
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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 00:50

 

 

Baba Laddé

 

Baba Ladé déclare « poursuivre des éleveurs malfaiteurs » à Bozoum


Radio Ndéké Luka Samedi, 26 Novembre 2011 15:20


Après les préfectures de la Nana Gribizi, la Ouaka et le Kemo, les Hommes du chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Ladé des Forces Populaires Républicaines (FPR) sont désormais présents depuis le milieu de la semaine dernière, dans la préfecture de l’Ouham Péndé. Ils sont principalement dans la sous-préfecture de Bozoum, où ils ont écrit le 24 octobre dernier aux autorités de la ville « pour signaler leur présence ». Une situation qui plonge la population de la région dans une psychose totale.

 

L’information est une exclusivité de Radio Ndeke Luka. C’est en effet dans une lettre dont le correspondant de la radio à Bozoum a pu prendre connaissance,signée par le colonel Mahamat Issa Laya, un des responsables militaires du mouvement rebelle de Baba Ladé, qu’on peut lire : « Nous vous saluons ! […] Nous ne sommes pas venus agresser la population, ni les autorités administratives et militaires. […] mais nous poursuivons les éleveurs malfaiteurs qui sont dans la région ».


Mais de nombreuses questions se posent à Bozoum et dans toute la préfecture de l’Ouham Péndé : Qui sont ces éleveurs centrafricains désignés comme « malfaiteurs » ? Les autorités centrales de Bangui ont-t-elles donné mandat à Baba Ladé de les poursuivre ? De quoi les accuse-t-on ?

 

Difficile de répondre à ces questions. Du coté de Bangui, c’est le mutisme total. Depuis l’annonce de l’éparpillement de ces hommes dans plusieurs régions du territoire centrafricain et les exactions dénoncées par les populations, aucune réaction officielle.

 

On ignore pour le moment les intentions réelles du chef rebelle Baba Ladé et ses motivations. Certains observateurs, dont de nombreux journaux centrafricains, ne manquent pas de prédire que la destination des rebelles tchadiens demeure la capitale centrafricaine Bangui.

 

 

 

NDLR : Quand les autorités de Bangui se décideront-elles à mettre un terme au pied de nez permanent et provocations de ce chzf de guerre étranger ?

 

 

 

Centrafrique : Des rebelles tchadiens accusés d’enrôlements forcés


TOL PRESSE DU 23 NOV 2011 à 00:35

 

Mardi, 22 Novembre 2011 09:28

 

C’est une information de la gendarmerie centrafricaine : la rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) du général Baba Laddé se livre à des enrôlements forcés et à l’extorsion et au vol de bétail dans le sud de la Centrafrique.

 

Selon ces sources, le FPR occupe depuis début août la localité de Pladama Ouaka située entre les villes de Bambari (centre) et Kouango, sans que les tentatives de négociation aient pu aboutir. Selon le préfet de la région de Bambari, ses hommes vivent du pillage et du racket. Des éléments du FPR pourchassés par l’armée tchadienne se sont repliés en Centrafrique en 2008, à Kaga Bandoro (centre-ouest), où ils sont souvent accusés de brigandage.

 

http://www.notreafrik.com/

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 03:59

 

 

 

Baba laddé signe l'accorde Bangui

 

Regain d'insécurité en RCA : l'Ambassade du Tchad à Bangui pointée!


source : blog de Makaila Vendredi 25 novembre 2011

 

Selon nos informations, plusieurs régions de la République centrafricaine sont affectées par un regain de banditisme  mené par des groupes incontrôlés ou des mouvements d’opposition armée au régime du Général François Bozizé fragilisé par un état de santé précaire.


Des attaques à l’encontre des civils, sont commises à  Bambari, Damara, Bouca et Moyenne Sido par des éléments difficilement identifiables. Mais selon nos différentes sources, l’Ambassade du Tchad à Bangui, serait derrière un groupe rebelle centrafricain en gestation.


Les principales victimes dans la région sont les éleveurs peuls traditionnellement nomades. Ils sont extorqués de leurs biens par ces individus sans scrupules. Mais le comble est que les autorités diplomatiques tchadiennes en poste à Bangui, entretiennent une relation douteuse avec un mouvement armé centrafricain. Pourquoi ?


Explication : il semble qu’Idriss Deby voyant Bozizé souffrant et malade, souhaiterait placer à la tête de la RCA, un nouveau régime qui serait toujours acquis à sa dévotion et sa cause.


Par contre, le Front Populaire pour le Redressement  (FPR) du Général Baba Laddé, a dénoncé à maintes fois auprès des agences humanitaires internationales travaillant dans la sous-région, l’attitude confuse et complice des autorités de N’djaména par rapport au banditisme chronique qui sévit aux lisières du Tchad et de la RCA.


Le  mouvement politico-militaire que dirige le Général Baba Laddé, doute ainsi de la  bonne foi du régime d’Idriss Deby d’engager des négociations sincères avec les forces d’opposition armée tchadiennes pour ramener la paix au Tchad et dans les pays qui l’environnent.


Le FPR soutient que c’est le gouvernement tchadien qui a bloqué toutes les initiatives de paix avec lui. Il prend à témoin l’opinion publique nationale et internationale sur toutes les formes de violence que prendra le développement de la situation dans la sous-région.


La rédaction du blog de makaila

 


 

NDLR C.A.P : Il est incontestable que ce sont les troupes de Baba Ladé qui sèment actuellement l’insécurité en RCA, notamment autour de la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka où plusieurs témoins rapportent les actes de banditisme et inqualifiables exactions auxquels ils se livrent sur les populations innocentes, recrutant de nombreux jeunes, prenant de force le bétail des éleveurs peuhls dont Baba Ladé prétend défendre les intérêts. Initialement, Baba Ladé et ses éléments avaient pris les environs de la ville de Kaga-Bandoro chef-lieu de la préfecture de la Nana Gribizi comme sanctuaire dans le but de tenter de faire pression sur Idriss Déby pour obtenir des négociations avec le pouvoir de N’djaména qu’il dit combattre. Comment expliquer que maintenant, non seulement Baba Ladé et ses hommes s’enfoncent de plus en plus à l’intérieur du territoire centrafricain (on les signale à présent autour de Bambari) mais pillent, volent, violent et rackettent les Centrafricains. Ils ont la chance d’avoir à faire à un pouvoir centrafricain illégitime, au bout du rouleau et incapable de défendre l’intégrité du territoire national.

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 00:44

 

 

 

Baba laddé signe l'accorde Bangui

 


Ci-dessous, nous publions un témoignage qu’un compatriote qui a brièvement séjourné et sillonné Bambari et sa  région récemment a fait parvenir à la rédaction de Centrafrique-Presse pour rendre compte de l’intolérable situation que vivent actuellement les populations des environs de Bambari avec le siège des hordes de BABA LADE.

 

Cantonnées au début dans la région de Kaga-Bandoro, les troupes de BABA LADE s’enfoncent à présent de plus à l’intérieur du territoire centrafricain au fur et à mesure que les menaces d’intervention de l’armée tchadienne de Déby se font pressantes. Les voici autour de Bambari dans la Ouaka !

 

Ce qui se passe là-bas dépasse l’entendement. L’armée centrafricaine n’existe manifestement que de nom. Quelques-uns de ses soldats dépêchés dans le coin se font désarmer par les hommes de BABA LADE, comme le rapporte ce témoignage. Quelle humiliation ! La description de ce compatriote est tellement édifiante que tout commentaire est superflu.


Rédaction C.A.P


 

Existe-t-il une armée  centrafricaine ? Existe-t-il un sens d’Etat ? Existe-t-il un sens de responsabilité civique ? A quoi sert l’armée ? Peut-on dire aujourd’hui  que la  Centrafrique est une nation gouvernée ? Les faits qui se déroulent en ce moment à la OUAKA (Kouango, Ngakobo, Bokolobo, Bambari) sont stupéfiants. Nous assistons après  la bataille que se sont livrée la CPPJ et l’UFDR  à BRIA, à une démission tacite ou complice de l’Etat centrafricain.


Les évènements actuels sont symptomatiques. Le décès de l’un des derniers officiers , digne de ce nom le Général MAZI n’est pas fait pour rassurer le pauvre et paisible peuple Centrafricain .Depuis une semaine bientôt, les rebelles de BABA LADE infestent la zone économique de la OUAKA (sucrerie et communes d’élevage). Les rebelles qui campent a Goya une commune  d’élevage de KOUANGO sont au nombre de 300 (individus) puissamment armés, lances roquettes, mortiers, AA52, téléphone Thuraya, et radio de communication etc….


Le chef des rebelles qui se fait appeler capitaine est le fils à BABA LADE. Ils recrutent des jeunes peuhls dans les campements pour leur servir de porteurs ou de soldats si ces derniers sont vigoureux. Parmi les recrues  on compte bon nombre de jeunes de Bokolobo, et Maloum, localités qui se trouvent à 60 km de Bambari et 35 km de Ngakobo. Ngakobo situé à 60 km de Bambari ou se localise la sucrerie est bientôt la prochaine cible de ces rebelles. Ils ont réquisitionné des taxis motos pour circuler dans la zone, rackettant les peuhls et les autochtones qui élèvent les bœufs baoulés. Chaque éleveur  doit de payer une rançon  variant de 150 000 F à 300 000 F, deux ou trois bœufs selon la constitution du cheptel. Les éleveurs peuhls qui pâturent les troupeaux appartenant aux autochtones ou autres personnes de confession non musulmanes sont battus à sang et torturés.


Le 22 Novembre un détachement des FACA constitué d’une dizaine de soldats, s’est fait désarmer, par les rebelles de BABA LADE à un campement (NGUEKPA) situé à  40 km  de Ngakobo. Les rebelles disent ne quitter la région qu’après vente de leur butin de guerre (300 bœufs environs), pris chez les peuhls. En outre après âpre négociation, les FACA ont pu récupérer leurs armes et se sont vu remettre un bœuf et une somme  d’argent à partager. On se posera la question, qui est effectivement rebelle ?


Les pauvres peuhls et paysans de la région n’ont pas encore fini de pleurer sur leur sort. Depuis 72 heures a GOYA, les troupes rebelles enlèvent les belles filles peuhls pour leur préparer de la nourriture, et les violent systématiquement. Le chef des rebelles est clair dans ces analyses, ils ont l’intention de prendre le pouvoir en Centrafrique. Sinon comment expliquer qu’une rébellion venant d’un autre pays puisse sévir avec armes en toute impunité, violant, tuant et braquant la population civile sous l’œil complaisant des dirigeants ? Vera-t-on un jour une rébellion centrafricaine agir de la sorte au TCHAD ou au CAMEROUN ?


Ce qui est traumatisant, c’est que les autorités sont parfaitement au courant des exactions commises par ces rebelles et leurs itinéraires .Comment doit-on qualifier leur silence ? Les pauvres éleveurs sont totalement affolés.


Au fait, ces rebelles sont en possession d’un ordre mission établi par le secrétaire général de BABA LADE qu’il fait viser par les autorités de chaque localité traversée. Même au pire moment des mutineries du régime PATASSE, on a jamais vécu avec autant d’indignité et de souffrance. Ca pays va être pris ou cannibalisé par les étrangers.


Que l’on ne se trompe pas, le nombre des rebelles de BABA LADE, ne fait que croître .Il n’est pas exagéré de penser qu’ils sont bientôt plus de mille sur le territoire  centrafricain. Est-ce pour combattre le régime tchadien qu’ils sont en Centrafrique ? Loin de là. Que l’on ne se trompe pas, les butins de guerre qu’ils sont en train de constituer, leur permettra de faire un assaut sur  Bangui.


Toutes les femmes valides de la commune décampent vers Bambari pour leur sécurité ou d’autres régions en attendant une hypothétique accalmie.


La journée d’hier a été traumatisante pour les habitants de Bambari puisque durant la nuit, des coups de feu ont retenti dans la ville ; on dit que ce sont les hommes de BABA LADE qui usent de leurs armes. D’autres racontent que ce sont des braqueurs. Du côté officiel, c’est toujours  silence radio. Nous nous posons la question de savoir où sommes-nous  et qu’adviendra-t-il du peuple dans les jours à venir ? Wait and see…

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 03:36

 

 

 

Joseph-Kony-et-ses-lieutenants.JPG

 

AFRICAN UNION

UNION AFRICAINE1

UNIÃO AFRICANA

 

Addis Abéba, Éthiopie, B.P: 3243 Tél.: (251‐11) 5513 822 Télécopie: (251‐11) 5519 321

Adresse électronique: situationroom@africaunion.org

 

COMMUNIQUÉ

 

L'UNION AFRICAINE NOMME UN ENVOYÉ SPÉCIAL SUR LA QUESTION DE L’ARMÉE DE RÉSISTANCE DU SEIGNEUR

 

Addis Abéba, le 23 novembre 2011: Le Président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, a, aujourd'hui, nommé M. Francisco Caetano José Madeira, Représentant spécial en charge de la Coopération contre le Terrorisme et Directeur du Centre africain d'Étude et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT), qui est basé à Alger, comme son Envoyé spécial sur la question de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). M. Madeira assumera cette responsabilité cumulativement avec ses fonctions actuelles.


Cette décision participe de la mise en oeuvre de l'Initiative de coopération régionale contre la LRA dirigée par l'UA (ICRLRA). Cette Initiative a été lancée dans le but de mettre un terme aux activités déstabilisatrices et aux atrocités commises par la LRA. Ces dernières années, ce groupe a élargi ses activités, se déplaçant de l'Ouganda, où il a, à l'origine, commencé ses attaques, vers le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo (RDC) et la République centrafricaine (RCA). La LRA continue de commettre des atrocités contre des civils innocents, en particulier les enfants et les femmes, y compris des enlèvements, des assassinats, des mutilations, des incendies et pillages de villages, et la destruction gratuite de moyens de subsistance, entraînant ainsi des déplacements massifs de populations et une crise humanitaire aiguë.


Lors de sa réunion tenue le 22 novembre 2011, le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'UA a autorisé la mise en oeuvre de l’ICRLRA, notamment l'établissement des composantes clés de l'Initiative, à savoir: le Mécanisme conjoint de coordination (MCC), comprenant les Ministres de la Défense des pays affectés et présidé par le Commissaire de l'UA à la Paix et à la Sécurité, qui sera basé à Bangui, en RCA; la Fore régionale d’intervention (FRI), composée d'unités fournies par les pays affectés; et le Centre d’opérations conjoint (COC), qui fait partie de l’Étatmajor de la FRI, à Yambio, au Soudan du Sud. Le CPS, qui a souligné que la protection des civils sera intégrée dans toutes les opérations prévues, a également déclaré la LRA groupe terroriste, conformément aux instruments pertinents de l'UA.


En sa qualité d'Envoyé spécial, M. Madeira, en consultation avec les pays affectés, assurera la coordination politique et stratégique d’ensemble de l'opération contre la LRA. Il contribuera aussi à la mobilisation d’une assistance pour les victimes des atrocités de la LRA, la reconstitution de communautés brisées et la réhabilitation des zones affectées. Il interagira avec tous les partenaires de l'UA, tant bilatéraux que multilatéraux, qui contribuent aux efforts visant à mettre un terme aux atrocités de la LRA.

 

 

Une force spéciale africaine contre la LRA


Radio Ndéké Luka Mercredi, 23 novembre 2011 13:02


Mise en place d’une force spéciale africaine pour lutter contre la LRA. C’est la décision prise hier mardi par l’Union Africaine à l’issue d’une réunion de son Conseil de paix et de sécurité.  Le commandement de cette force spéciale sera installé au Sud Soudan. On ignore pour le moment combien d’éléments composeront la force et quels sont les pays qui enverront des soldats.


En outre l’UA a décidé au cours de cette même rencontre de classer comme «organisation terroriste» l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), groupe rebelle ougandais accusé de meurtres, de viols et d’enlèvements d’enfants en Afrique centrale et de l’Est.


C’est la première fois que l’Union africaine désigne comme «terroriste» une organisation. Cette annonce fait suite à la décision prise par le président américain Barack Obama d’envoyer une centaine de conseillers militaires dans la région pour soutenir les pays d’Afrique centrale qui pourchassent le chef de la LRA, Joseph Kony, et d’autres chefs rebelles.


«Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a décidé de déclarer la LRA groupe terroriste, et demande au Conseil de sécurité des Nations unies de faire de même», a déclaré Ramtane Lamamra, commissaire au Conseil de paix et de sécurité, à l’issue d’une réunion consacrée à la LRA.


L’annonce d’une force spéciale de l’Union africaine intervient quelques semaines après la décision des Etats-Unis de déployer dans la zone LRA une centaine de soldats américains pour appuyer les armées des pays concernés dans la traque et la capture de Joseph Kony.  En 2001 les Etats-Unis avaient déjà placé la LRA sur la liste des groupes terroristes.


La LRA, qui dit être une organisation cultuelle, est apparue dans le nord de l’Ouganda au cours des années 1990. Elle est accusée d’avoir tué, enlevé ou mutilé des dizaines de milliers de personnes. Chassée d’Ouganda, elle se signale depuis quelques années en RDC, en Centrafrique et au Sud soudan.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 00:19

 

 

 

 

Mme Margret Vogt

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 22 Novembre 2011 13:36


Le Comité de Pilotage du programme, de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des ex-combattants, a quitté Bangui ce 22 novembre 2011, pour se rendre dans plusieurs localités affectées par les conflits armées en Centrafrique. Bozoum, Bossangoa, Betoko, Beboura, Bocaranga, Paoua, Markounda, Ngaoundaye, et Kowone, seront visitées par le comité de pilotage du DDR.

 

L’objectif de cette mission est d’échanger avec les populations sur les questions concernant la paix, la sécurité, la réconciliation, le civisme et le développement communautaire.

 

Cette tournée permettra aussi aux acteurs du DDR, de maintenir un contact permanant avec les combattants nouvellement démobilisés ainsi que les communautés d’accueil.

 

La mission va durer jusqu’au 04 décembre prochain. Elle est dirigée par Margaret VOGT, représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique en sa qualité de la présidente dudit Comité de pilotage. Quatre membres du Gouvernement y prennent également part.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 17:52

 

 

Baba Laddé

 

BANGUI Lundi 21 novembre 2011 | 16:36 UTC (2011 AFP) - La rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) du général Baba Laddé se livre à des enrôlements forcés, à l'extorsion et au vol de bétail dans le sud de la Centrafrique, a affirmé lundi une source de gendarmerie.

"De nombreux jeunes ont été enrôlés de forces par les rebelles qui extorquent d'importantes sommes d'argent à des familles d'éleveurs qui refusent que leurs enfants soient enrôlés", a précisé à l'AFP cette source à Kouango (centre-sud, à la frontière avec la RD Congo).

"Les familles dépourvues d'argent sont passées à tabac, jusqu'à ce qu'elles s'engagent à trouver une autre compensation", a encore affirmé la source.

"D'après les informations que nous avons, plus de 900 boeufs ont été dérobés par les rebelles tchadiens (...) vers Bambari (centre)", a ajouté cette source.

Le FPR occupe depuis début août la localité de Pladama Ouaka située entre les villes de Bambari (centre) et Kouango, sans que les tentatives de négociation aient pu aboutir. Selon le préfet de la région de Bambari, ses hommes vivent du pillage et du racket.

Le 10 août, le médiateur centrafricain Mgr Paulin Pomodimo avait affirmé avoir convaincu le général Abdel Kader Baba Laddé de se rendre à N'Djamena pour discuter, mais celui ci s'était refusé fin août à toute négociation sans la présence de l'ONU.

Baba Laddé, qui n'était pas joignable ce lundi, avait annoncé en juillet que l'accord de paix signé en juin à Bangui avec le médiateur tchadien Abderamane Moussa était remis en cause à la suite de l'arrestation de deux de ses hommes au Tchad. Il avait accusé N'Djamena de ne pas vouloir la paix dans des déclarations l'AFP fin septembre.

Des éléments du FPR pourchassés par l'armée tchadienne se sont repliés en Centrafrique en 2008, à Kaga Bandoro (centre-ouest), où ils sont souvent accusés de brigandage.

Baba Laddé avait disparu d'octobre 2009 à août 2010, date à laquelle il était réapparu au Cameroun. Il affirmait avoir été détenu dix mois à N'Djamena et soutenait s'être évadé en août 2010, sans que ses affirmations soient confirmées par les autorités tchadiennes. Il avait à nouveau disparu en novembre 2010 pour réapparaître en Centrafrique en janvier 2011.

 

NDLR : Qu’attendent les autorités centrafricaines pour débarrasser le pays de ce pseudo général qui n’arrête pas de semer la désolation dans les zones où sa rébellion a pris pied ? Si Joseph Kony est difficile à localiser, on sait en revanche parfaitement où se trouve ce Baba Laddé puisque Pomodimo a pris l’habitude d’aller à sa rencontre.

 

Bambari se mobilise pour faire face à Baba Ladé

Radio Ndéké Luka Lundi, 21 Novembre 2011 14:30

Dans la préfecture de la Ouaka, la peur gagne du terrain. C’est aussi l’exaspération face à la présence des hommes de Baba Ladé considérés par les populations comme des envahisseurs. Déjà il est question de comités d’auto-défense pour résister et empêcher la poursuite des exactions.

En effet, suite à la publication la semaine dernière d’un rapport des autorités locales sur l’insécurité grandissante dans la préfecture, créée par les hommes du chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Ladé chef des Forces Populaires Républicaines (FPR), la population veut se mobiliser pour barrer la route à ces hommes. Cette décision émane de plusieurs associations de jeunes de la ville, vu que le gouvernement tarde à « prendre des mesures coercitives », pour faire face à la situation et protéger les populations.

Les informations relayées ce lundi 21 novembre 2011 par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bambari, font état de dispositions prises notamment par des groupes de jeunes pour constituer des brigades d’autodéfense contre ces hommes, vue que « nous avons demandé en vain à l’Etat d’envoyer des militaires pour chasser ces rebelles étrangers ».

Le rapport envoyé aux autorités centrales à Bangui fait état de nombreuses exactions, principalement contre les éleveurs peuhls, à quelques 10 kilomètres de la ville. Un ultimatum d’un mois avait pourtant été lancé à l’endroit de ce mouvement rebelle. Il  a expiré depuis le 7 septembre dernier, soit il y a plus d’un mois. Les observateurs constatent par ailleurs  que les tractations entamées pour le retour au Tchad des éléments de cette rébellion et de leur chef sont au point mort.

Au cours de derniers jours, de nombreux incidents ont été signalés. Il s’agit notamment de l’interdiction faite aux femmes par les rebelles de se rendre aux champs pour les récoltes. Les hommes de Baba Ladé ont aussi été signalés dans les localités de Grimari et Kouango, principales zones d’activités économiques dans la préfecture de la Ouaka.

Au cours du weekend dernier, ils ont aussi fait irruption au village de Ngakobo, où se trouve l’usine de fabrication du sucre centrafricain.

C’est depuis 2008 que Abdel Kader Baba Ladé s’est installé avec plus de 1000 hommes au centre-nord du pays, principalement dans la région de Kaga Bandoro. Depuis plus de 5 mois, ses hommes se sont éparpillés dans toutes les régions allant du centre, au nord et à l’est de la RCA.

 

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 17:35

 

 

Baba Laddé

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 19 Novembre 2011 13:46

 

Les hommes du chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Ladé des Forces Populaires Républicaines (FPR) sont signalés ce 19 novembre 2011 à moins de 10 kilomètres de la ville de Bambari. Selon plusieurs sources contactées par Radio Ndeke Luka, ils seraient en train de commettre différents types d’exactions, principalement contre les éleveurs peuhls.


Leur présence de ces hommes est également signalée dans les localités de Grimari et Kouango, des localités considérées comme les principales zones économiques de la préfecture de la Ouaka.

 

Il y a quelques jours déjà, un rapport rendu public des autorités locales de la Ouaka et de la commune d’élevage d’Oro-Djonfoune indiquait que « les éléments de Baba Ladé ont pris position dans plusieurs villages et campements, où ils ont extorqué plus de 900 bœufs, des motos des particuliers et une importante somme d’argent ».


Toujours selon ce même rapport, « les activités socio-économiques de la Ouaka et celle de la commune d’élevage d’Oro-Djonfoune sont quasiment paralysées ». Cette situation explique d’ailleurs la hausse de prix de denrées alimentaires constatée sur les marchés de ces localités. L’administration municipale s’inquiète aussi par rapport à son budget de l’exercice 2011-2012, qui risquerait de prendre un coup.

 

« Les éleveurs sont en débandade, la transhumance reste impraticable, vue que les couloirs sont occupés par ces hommes », a expliqué pour sa part le correspondant de Radio Ndeke Luka. Il faut signaler que ces hommes seraient également entrain d’enrôler de forces les jeunes éleveurs peuhls dans leur mouvement, ont indiqué plusieurs sources. Ceux refusent l’enrôlement doivent payer un lourd tribut.

 

Pour le moment, la ville de Bambari et les régions environnantes vivent dans une psychose totale. D’aucuns commencent déjà à penser que ces hommes auraient des complices à Bangui, la capitale, vu que des actions armées correctives tardent toujours à venir.

 

Baba Ladé a affirmé il y a quelques mois à Radio Ndeke Luka, qu’il ne se reconnait pas dans les exactions dont lui et ses hommes sont accusés mais soutenait au contraire « travailler pour protéger les civils centrafricains des bandits armés et coupeurs de route ».

 

 

NDLR : Jusqu'à quand va durer ce manège de Baba Ladé sur le territoire centrafricain?

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 19:18

 

 

 

Joseph-Kony.jpg


Rapport Afrique N°182 17 nov. 2011 International Crisis Group


SYNTHESE ET RECOMMANDATIONS


L’Armée de résistance du Seigneur (LRA) est toujours une menace mortelle pour les populations civiles dans trois Etats d’Afrique centrale. Après la rupture en 2008 du cessez-le-feu et des négociations pour le règlement pacifique de cette insurrection vieille d’une génération, l’armée ougandaise a lancé un premier assaut qui s’est soldé par un échec. Depuis trois ans, des opérations en demi-teinte ont échoué à empêcher ce groupe armé, numériquement insignifiant mais atrocement efficace, de tuer plus de 2 400 civils, d’enlever plus de 3 400 individus et de contraindre environ 440 000 personnes à la fuite.

 

En 2010, le président ougandais Yoweri Museveni a retiré environ la moitié de ses forces mobilisées afin de poursuivre des objectifs politiquement plus rentables. La méfiance congolaise entrave les opérations en cours, tandis qu’une initiative de l’Union africaine (UA) avance au ralenti. Pour vaincre la LRA, une action militaire vigoureuse et une diplomatie volontariste sont nécessaires. L’Ouganda doit tirer parti du nouvel, et peut-être bref, engagement américain en reprenant l’offensive militaire ; Washington doit inciter les dirigeants des pays de la région à coopérer et surtout, l’UA doit assumer ses responsabilités de garante de la sécurité continentale. Dès qu’elle le fera, l’Ouganda et les Etats-Unis devront placer leurs efforts dans le cadre de son initiative.

 

La tentative de l’armée ougandaise en décembre 2008 d’écraser la LRA en détruisant ses camps dans le Nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) a très mal tourné. Son dirigeant, Joseph Kony, s’est échappé et a organisé des représailles pendant les mois suivants qui ont fait des centaines de morts parmi les civils. L’opération Lightning Thunder, soutenue par les Etats-Unis, est devenue une campagne d’usure, l’armée ougandaise pourchassant de petits groupes de combattants dispersés et très mobiles dans la dense forêt. Cette offensive l’a menée au Sud-Soudan et en République centrafricaine (RCA) et elle a enregistré quelques succès. Mais l’opération s'est essoufflée au milieu de l’année 2010, permettant à la LRA de continuer à piller des villages, à enlever des centaines de personnes et à enrôler de nouvelles recrues dans la zone des trois frontières. Comme le Conseil de sécurité des Nations unies l’a déclaré le 14 novembre, cette situation doit impérativement cesser.

 

Les raisons de l’échec de l’opération militaire sont politiques. Museveni a revu à la baisse l’opération originale pour poursuivre d’autres objectifs censés accroitre son capital politique national et international. Depuis que la LRA ne constitue plus une menace pour l’Ouganda, la pression des membres de l’opposition ou des dirigeants de communautés pour exiger sa neutralisation a cessé. Les efforts des forces pourchassant les combattants de la LRA en RDC ont été entravés par le refus de l’armée congolaise de coopérer et d’accorder l’accès aux zones affectées par la guérilla. L’Ouganda a envahi la RDC à la fin des années 1990, pillé ses ressources naturelles et suscité la méfiance durable du président Joseph Kabila.

Alors que les élections prévues fin 2011 se rapprochent, l’armée congolaise a demandé le retrait des militaires ougandais et, en attendant la décision officielle, leur a interdit de quitter leur campement. La plupart des commandants supérieurs et combattants de la LRA sont en RCA mais pourraient à tout moment revenir en RDC et trouver un refuge sûr du fait de la liberté de mouvement réduite de l’armée ougandaise. Le président de la RCA, François Bozizé ne fait pas confiance à cette dernière, jalouse son soutien américain et lui a ordonné de se retirer des zones diamantifères. Il pourrait entraver davantage l’opération en cours s’il estime que son armée ne reçoit pas suffisamment de contreparties pour sa collaboration.

 

Il n’y a pas de perspective réaliste d’une fin négociée du problème de la LRA, étant donné l’échec des négociations de Juba et de l’absence d’intérêt de Museveni et de Kony à relancer le dialogue après plus de trois années de combats. Au lieu de cela, l’UA sous la pression de certains Etats membres et des Etats-Unis, a annoncé fin 2010 qu’elle avait l’intention d’autoriser une mission énergique contre la LRA et de coordonner les efforts régionaux. Toutefois, elle s’est heurtée à l’incapacité de concilier les différences avec et entre les principaux Etats membres et les donateurs.

 

L’Ouganda et les trois pays directement concernés espéraient que cette initiative entrainerait un financement occidental supplémentaire pour leurs armées, mais sont peu intéressés par une supervision politique de l’UA ou des programmes civils. Les Etats-Unis souhaitent que l’Union européenne (UE), principal donateur de l’UA, partage son fardeau. Cependant, l’UE préfère que l’UA endosse un rôle politique et n’est pas disposée à financer les armées africaines engagées. L’Ouganda est réticente à concéder une part de sa liberté militaire et politique à l’UA.

 

Frustrés par le manque d’efficacité de l’opération Lightning Thunder, les Etats-Unis ont annoncé le 14 octobre 2011 le déploiement d’une centaine de militaires pour assister l’armée ougandaise -- la majorité à Kampala, le reste pour conseiller sur le terrain. Cette action participe d’une intensification de leur engagement politique et militaire contre la LRA. Ils ont également proposé de former plus de combattants congolais et ont fourni de l’équipement à l’armée centrafricaine afin d’obtenir un assentiment politique pour cette nouvelle opération. Les quelques conseillers sur le terrain devraient accroitre les performances de l’armée ougandaise. Toutefois, à un an des élections, l’administration Obama reste prudente quand il s’agit de déclencher une autre intervention militaire à l’étranger. Ce déploiement, cela a été clairement dit, sera de court terme.

 

L’armée ougandaise, même avec l’aide de conseillers américains, est un instrument imparfait pour vaincre la LRA. Les gouvernements comme les populations de la région s’en méfient en raison de ses abus passés et de son incapacité à protéger les civils. La présence militaire de Kampala hors de ses frontières alors que la LRA ne menace plus directement ses intérêts fait planer le doute sur sa volonté de vraiment achever le travail. Pourtant, l’armée ougandaise est indispensable car personne d’autre n’est prêt à envoyer des troupes de combat compétentes pour faire le travail. Le soutien américain, à la fois militaire et politique, est important mais sans doute temporaire. Les financements de l’UA et les programmes civils sont utiles mais ne peuvent à eux seuls arrêter la violence de la LRA.

 

L’Ouganda, avec les conseils et le soutien des Etats-Unis, devrait sans perdre de temps lancer une nouvelle attaque contre la LRA, si possible alors que la plupart de ses commandants et combattants sont encore en Centrafrique et avant qu’ils ne retournent en RDC, dans un environnement opérationnel plus restrictif pour l’armée ougandaise. Dans le cadre de leur mission de conseil, les Etats-Unis doivent veiller à ce que cette dernière fasse de la protection des civils et de l’accès humanitaire ses priorités et accepte d’être tenue responsable pour ses actions.

 

Dans le même temps, si ce nouvel activisme est payant sur le terrain, l’UA doit accélérer la mise en œuvre de son initiative. L’ajouter à l’équation est essentiel pour obtenir l’engagement politique des pays concernés en conférant une légitimité continentale à cette lutte. Les éléments centraux de l’initiative de l’UA doivent être la nomination d’un envoyé spécial pour faciliter les relations entre Kinshasa et Kampala et l’autorisation d’une mission multinationale et multidimensionnelle –  ce que l’UA appelle la Force d’intervention régionale (FIR). Elle impliquera seulement les troupes des pays actuellement engagés contre la LRA, principalement les Ougandais, mais elle devrait reposer sur un cadre opérationnel et légal unique pour l’armée ougandaise et celles des autres pays et créer des structures militaires de coordination. Une fois que la FIR sera en place, tous les efforts anti-LRA devraient être placés officiellement sous son égide.

 

Les planificateurs de l’UA doivent travailler étroitement avec les Etats-Unis pour s’assurer que, dès le début, l’initiative de l’UA privilégie les mêmes principes que ceux que Washington doit promouvoir auprès de l’armée ougandaise. Les bailleurs de fonds, notamment l’UE, doivent financer le volet complémentaire civil, en particulier le programme de défection pour les combattants de la LRA. Seule une telle approche multidimensionnelle est susceptible d’apporter la paix dans la région des trois frontières et de commencer à soigner les blessures physiques et sociales que le long cauchemar de la LRA a infligées aux populations.

 

RECOMMANDATIONS


Pour susciter et maintenir la volonté politique

 

À l’Union africaine :


1.  Nommer d’urgence un envoyé spécial avec un mandat suffisant pour coordonner les efforts africains et internationaux contre la LRA, notamment pour convaincre :

 

a) le président Museveni d’engager davantage de troupes et d’équipements dans l’opération militaire en accroissant les efforts de protection des civils et la responsabilité des forces ougandaises engagées ;

b) les présidents Kabila (RDC), Bozizé (RCA) et Kiir (Sud-Soudan) d’autoriser l’accès de l’armée ougandaise à toutes les zones d’activité de la LRA pour une période de six mois, décision qui sera revue après cinq mois, et d’ordonner à leurs armées de protéger les civils ;

 

2.  Mettre en place de façon urgente le bureau de l’envoyé spécial avec le personnel, le matériel et les ressources suffisantes pour fonctionner pendant au moins un an.

Au gouvernement ougandais :


3.  Démontrer un engagement total dans la lutte contre la LRA en acceptant l’initiative multidimensionnelle de l’UA, notamment la nomination d’un envoyé spécial doté d’un mandat fort ; en engageant plus de troupes et d’équipements dans l’opération militaire tout en rendant l’armée plus responsable et en accroissant les efforts de protection des civils.

 

Aux gouvernements du Congo, de la RCA et du Sud-Soudan :


4.  Démontrer un engagement total dans la lutte contre la LRA en acceptant l’initiative multidimensionnelle de l’UA, notamment la nomination d’un envoyé spécial doté d’un mandat fort ; en autorisant l’accès de l’armée ougandaise dans toutes les zones touchées par la LRA et en s’assurant que les forces armées nationales accroissent leurs efforts de protection des civils.

 

Au gouvernement des Etats-Unis :


5.  Soutenir pleinement le lancement de l’initiative multidimensionnelle de l’UA, notamment à travers la nomination d’un envoyé spécial doté d’un mandat fort.

 

6.  Faire pression sur l’Ouganda, la RDC, la RCA et le Sud-Soudan pour qu’ils s’engagent pleinement dans l’initiative multidimensionnelle de l’UA, notamment en acceptant un envoyé spécial doté d’un mandat fort.

 

7.  Etre prêt, avec d’autres donateurs, à diminuer l’assistance militaire et l’aide au développement si les quatre présidents ne démontrent pas un engagement suffisant.

 

8.  Nommer un envoyé spécial pour la région des Grands Lacs mandaté pour œuvrer avec l’envoyé spécial de l’UA à renforcer l’engagement politique dans la lutte contre la LRA.

 

À l’Union européenne :


9.  Aider financièrement l’UA à mettre en place le bureau de l’envoyé spécial avec des ressources suffisantes pour coordonner la lutte contre la LRA pendant au moins un an et établir la Force d’intervention régionale (FIR).

Pour lancer une offensive militaire urgente en protégeant les civils

 

Aux gouvernements de l’Ouganda et des Etats-Unis :


10.  Intensifier rapidement les opérations militaires contre la LRA en privilégiant :

 

a) une protection accrue des civils ;

 

b) un renforcement des relations civilo-militaires, incluant notamment des échanges entre les autorités étatiques et les dirigeants locaux tels que les chefs religieux et coutumiers et, en Centrafrique et au Sud-Soudan, une collaboration active avec les groupes d’autodéfense ;

 

c) une meilleure gestion et coordination de l’information, notamment en mettant en place des centres d’opération et de renseignements communs entre les armées nationales en RCA et au Sud-Soudan ; et

 

d) des mesures de responsabilisation strictes, notamment un code de conduite, des règles d’engagement et des enquêtes sur les violations présumées des droits humains et l’exploitation illégale des ressources naturelles.

À l’Union africaine :


11.  Finaliser le cadre opérationnel et juridique de l’approche multidimensionnelle de la Force d’intervention régionale (FIR) comprenant les priorités définies dans la recommandation 10 ci-dessus ainsi que les procédures standardisées déjà utilisées par l’armée ougandaise pour le transfert rapide des femmes et des enfants rescapés de la LRA aux organismes de protection internationale.

Pour intensifier le volet civil complémentaire

À la Mission de stabilisation des Nations unies au Congo (MONUSCO), la Mission de l’ONU au Sud-Soudan (UNMISS) et au Bureau de consolidation de l’ONU en RCA (BINUCA) :


12.  Coordonner un vaste programme régional de désarmement, démobilisation, rapatriement, réinstallation et réintégration (DDRRR), notamment :

 

a) élargir la campagne de communication visant à persuader les combattants de la LRA de se rendre afin qu’elle couvre l’ensemble de la région des trois frontières et la poursuivre jusqu’à ce que tous les groupes résiduels de la LRA ne constituent plus une menace pour les populations civiles ; et

 

b) coordonner les efforts des ONG internationales et nationales ainsi que les groupes religieux en RDC, en RCA et au Sud-Soudan pour ramener les anciens membres de la LRA chez eux en toute sécurité et les réintégrer dans la vie civile, notamment à travers la création d’emplois et des soins psychosociaux.

Au gouvernement des Etats-Unis, à l’Union européenne, aux Nations unies et aux autres donateurs :


13.  Soutenir le programme de DDRRR régional et la réparation et l’amélioration des communications et des infrastructures de transport dans les régions touchées par la LRA.

Pour planifier à l’avance

À l’Union africaine et aux partenaires internationaux :


14.  Elaborer une stratégie de sortie claire qui prévoit que la FIR dure un an, avec la possibilité au bout de huit mois d’examiner si une prolongation de six mois est nécessaire.

 

15.  Prévoir de maintenir et soutenir la FIR et le programme de DDRRR, même après la capture ou la mort de Kony et de ses principaux commandants, jusqu’à ce que les groupes résiduels de la LRA ne constituent plus une menace pour les civils.

 

16.  Demander aux pays participant à la FIR de transférer à la Cour pénale internationale (CPI) les dirigeants de la LRA contre lesquels elle a émis des mandats d’arrêt (Kony, Odhiambo et Ongwen) s’ils sont capturés vivants et remettre les autres commandants non visés par de tels mandats aux autorités de leur pays pour qu’ils soient jugés ou soumis à d’autres mécanismes de responsabilité.

 

Nairobi/Bruxelles, 17 novembre 2011

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 18:31

 

 

 

 

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Radio Ndéké Jeudi, 17 Novembre 2011 15:38

 

Les populations d’Obo (Extrême sud-est) ont vu et y croient désormais. Mercredi ce 16 novembre 2011, des éléments des forces spéciales américaines ont débarqué dans la ville, venant de Kampala, la capitale ougandaise. Il s’agit d’une mission de repérage. Elle a duré quelques heures.

 

Le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville explique que l’objet de cette mission est de « faire l’expertise du terrain, et prendre contact avec les autorités de la région, afin de mener la lutte contre la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), conduite par Joseph Kony. »

 

Le nombre de soldats américains qui compose ce groupe d’éclaireurs n’est pas indiqué, pour des raisons de sécurité. On sait seulement qu’ils sont commandés par officier prénommé Grégory.

Lors d’une séance de travail tenue peu après leur arrivée, les émissaires américains ont demandé aux autorités locales et  la population une pleine coopération pour « fournir des informations, sur les mouvements de la LRA dans la région ». Autre information qui a filtré de la rencontre, l’interdiction désormais faite aux éleveurs peulhs de procéder à des regroupements dans la forêt pour faire paître leurs troupeaux.

 

A la fin de cette réunion, les éléments de l’US Army ont repris l’avion à destination de Kampala. Ils ont promis de revenir le 19 décembre pour s’installer définitivement pour installer leurs quartiers.

Il faut rappeler qu’en annonçant il y a quelques semaines l’envoi de l’armée américaine dans les régions où sévit la LRA, le Président américain Barak Obama a indiqué que ces soldats ne combattront pas directement les rebelles. « Ils fourniront des renseignements, des conseils et une aide aux armées partenaires ».

 

Le 9 novembre dernier, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont reçu un don en équipements militaires, offert par l’Ambassade des Etats Unis en Centrafrique. Ce don d’un coût d’environ 190 millions de francs CFA (environ 290000 euros) est composé de 1.000 uniformes, des vestes, des pantalons, des bottes, des sacs à dos et des gamelles.

 

Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l'ONU s’est réuni lundi 14 novembre pour évoquer cette question. Devant le conseil, Charles Armel Doubane, ambassadeur de la RCA auprès des Nations Unies a rappelé que la LRA est un « un terrorisme transnational où des hommes, lourdement armés, débarquent, pillent, brûlent, violent, tuent, et enrôlent de force hommes, pour en faire des porteurs du butin et plus tard soldats, femmes qui serviront d’esclaves sexuelles, et enfants pour en faire de soldats ».

 

 

 

NDLR : « Autre information qui a filtré de la rencontre, l’interdiction désormais faite aux éleveurs peulhs de procéder à des regroupements dans la forêt pour faire paître leurs troupeaux ». Voilà un problème auquel il va falloir qu’une soit rapidement trouvée parce que ces éleveurs peuhls, il faut bien qu’ils trouvent pâturage pour leur troupeaux mais connaissant la grande capacité des autorités du pays à anticiper les choses, ce problème attendra jusqu’à ce que des drames ou des situations tragiques surviennent lorsque l’US Army commencera concrètement la traque de Joseph KONY.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 02:44

 

 

boz

 

Voici ci-dessous quelques réactions d’internautes sur www.centrafrique-presse.info suite à la publication de l’article en « lu pour vous » Les bras longs d’Ari Ben Menashe,  paru dans le journal canadien le « National Post » du 12 novembre courant qui raconte par le menu comment Bozizé a voulu acheter 12 hélicoptère de combat russe Ka 50 (voir photos et historique et caractéristiques de cet aéronef suivie d’une brève notice biographique de l’intermédiaire et associé de l’Israaélien Ari Ben Menashe, Jacques Bouchard Jr, celui-là même qui a rencontré Bozizé à Bangui en novembre 2010 pour ficeler le marché en signant le contrat. Une vraie folie à un moment où la RCA occupe les derniers rangs dans tous les classements mondiaux et où les Centrafricains meurent de faim !

 

Rédaction C.A.P

 

« Nous allons de surprise en surprise avec ce président. Ne soyons pas surpris d'apprendre un jour que notre territoire a été vendu. »

« Il n'y a jamais eu autant de tas de ferrailles à Bangui que depuis 2003! Le champion toutes catégories d'achats dans les casses du monde c'est bien Bozizé...2 hélicos ukrainiens et un vieux Hercules, qui n'ont jamais volé, sans compter des chars que personne n'a vu défiler.... Que cherche cet homme? »

« A quoi servent tous ces vieux engins, si nous sommes en Paix avec tous nos voisins?
On se demande quelle guerre il prépare, à moins qu'il s'arme pour attaquer le peuple centrafricain! »

 « N'avait-il pas dit qu'il avait pris le pouvoir par les armes et que celui qui le voulait n'avait qu'à en faire autant? N'avait-il pas clamé tout haut en 2003 qu'il avait pris le pouvoir pour le garder durant plusieurs décennies? »

« Fort de ces affirmations il paraît clair que Bozizé tournera tout son arsenal contre le peuple centrafricain le moment venu! »

« Et comme Dieu connaît ses projets démoniaques, il se fait toujours rouler dans la farine en faisant ses emplettes à la brocante et est de surcroît frappé par une lèpre au cerveau...
Mais au fait d'où tire-t-il toute cette manne qui lui sert à s'offrir ses petits jouets?
On comprend maintenant la destination des sommes faramineuses qui sont prélevées au trésor sous des fallacieux libellés! Il en thésaurise une bonne partie pour faire ses "courses" au cas où un "tintin" se présente à lui pour lui faire des propositions alléchantes!
Gageons que c'est en cherchant à sauver l'une des ces valises bourrées de fric que Momo s'est brûlée au bras... »

« Et maintenant que le marchand de jouets se trouve en tôle, qui est le dindon de la farce?
Bozizé, ou le peuple? »

« Il ne reste pas moins que cette plaisanterie a coûté aux contribuables centrafricains la bagatelle de 750 millions (USD 1,5 millions), qui auraient pu servir à réaliser des projets sociaux! »
« Bravo CPI de faire diffuser très largement cette nouvelle pour que ces Messieurs du FMI et autres partenaires bilatéraux en soient informés. Que cela les inspire au cours de leur prochaine revue. »

« En attendant le peuple préparera la potence de Bozizé, pour le pendre haut et court! Il ne mérite pas mieux. »

 

Historique et caractéristiques de l'hélicoptère russe Ka 50

 


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En 1976, l’URSS lance une compétition entre Kamov et Mil pour un hélicoptère de combat plus léger et maniable que le, certes redoutable mais lourd, Mi-24. Kamov propose un projet original dénommé V-80. Il s’agit d’un appareil monoplace contrairement au Cobra américain (et à son successeur l’Apache lancé en 1972) et au projet de Mil avec son Mi-28. Kamov choisit aussi de recourir à un double rotor contrarotatif (une spécialité de Kamov mais encore jamais vue sur un hélicoptère de combat !) augmentant la maniabilité et permettant de se dispenser d’un rotor anticouple à l’arrière. Mais cette solution et complexe et potentiellement plus dangereuse ; la survavibilité au combat de l’appareil pourrait être mise en danger en cas d’impact sur l’un des deux rotors qui viendrait ensuite percuter le deuxième. Le pilote dispose d’un système de navigation et d’attaque évolué (contrairement au rustique Mi-24) et est fortement protégé par des blindages.

 

Enfin, le Ka-50 est équipé d’un siège éjectable K-37 qui nécessite au préalable de faire exploser les rotors ! Le premier vol du Ka-50 a eu lieu en 1982 puis, à l’issue d’une période d’essais comparatifs, Kamov a officiellement été désigné comme vainqueur de la compétition en 1987 et est entré en service en 1995 dans les forces aériennes russes.

 

Le Ka-50 est à la fois très maniable, léger et embarque une grande quantité d’armements dont le très efficace AT-12 Vikhr. Par contre, il ne dispose pas d’un canon en tourelle comme la plupart des hélicoptères de combat actuels mais d’un canon fixe de 30mm (450 coups) sur le côté du poste de pilotage.

 

En 1997, le Ka-52, version biplace côte à côte aux moyens de communication et de détection renforcés, effectue son premier vol. Il s’agit d’une machine destinée à opérer de concert avec un groupe de Ka-50 monoplaces en tant que chef de meute. Dernière version en date, la Ka-50-2 est une version biplace en tandem développée pour le marché turc. En 2006 suite à un revirement de situation, c’est le Mi-28N qui est officiellement choisi comme nouvel hélicoptère d’attaque des forces armées russes relayant les Ka-50 déjà en service, et les futurs Ka-52, aux missions spéciales.

 

Le projet d’acquisition par la marine russe de nouveaux bâtiments amphibies capables de mettre en oeuvre des hélicoptères de combat pourrait néanmoins conduire à de nouvelles commandes de Ka-52. Le Ka-52, qui a déjà effectué un appontage d’essai sur le BPC Mistral français fin 2009, serait en effet jugé plus adapté à un emploi depuis la mer que le Mi-28N. A suivre...

 

Versions

 

Ka-50 Blackshark : monoplace de combat. Le Ka-50 a successivement été dénommé "Werewolf " puis "Blackshark" dans sa version export. Le code OTAN attribué au Ka-50 est Hokum A. Ce dernier nom semble avoir été finalement retenu. Les premiers exemplaires étaient uniquement destinés au combat de jour avant que ne soit adapté un système de vision nocturne rendant le Ka-50 opérationnel par tous les temps. Les appareils ainsi équipés auraient pris la désignation Ka-50N ou Ka-50Sh.


Ka-52 Alligator : biplace de combat tout temps. Le pilote et le navigateur sont assis côte à côte et disposent de moyens de communication et de détection (optique, TV, IR) renforcés. Il est également prévu d’installer un radar dans le nez du Ka-52. Le code OTAN attribué au Ka-52 est Hokum A.

 

Ka-50-2 : version biplace en tandem développée pour le marché turc. Egalement appelé "Erdogan", le Ka-50-2 dispose d’équipements israéliens et d’armements russes et occidentaux.

 


 

Qui est Jacques Bouchard Jr. l’associé d’Ari Ben Menashe ?

 

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Associé en poste au bureau de Montréal, Jacques Bouchard est directeur des affaires internationales du cabinet. Il agit comme conseiller pour de grandes sociétés, ainsi que pour différents gouvernements et sociétés d’État.

 

Me Bouchard participe à des transactions internationales de grande envergure et il assiste fréquemment des sociétés dans la poursuite de leurs projets à l’étranger, notamment dans les secteurs des mines, de l’énergie, des télécommunications et des infrastructures.

 

De plus, Me Bouchard est spécialiste des relations gouvernementales internationales. À ce titre, il intervient régulièrement pour le compte de sociétés qui désirent conclure des ententes avec des gouvernements étrangers ou encore pour défendre leurs intérêts auprès de ces derniers.

 

Au fil des années, Me Bouchard a aussi piloté de nombreuses réformes, comme par exemple une réforme du droit immobilier en Algérie, en Bulgarie et en Égypte, une réforme des tribunaux de commerce pour le Royaume du Maroc et le Rwanda, une réforme du système de la justice pour le Burundi, le Cameroun et la Tanzanie, une étude sur les autorités de régulation en Algérie, ainsi que l’organisation des Jeux de la francophonie 2005 pour le comité organisateur du Niger. Il a aussi coordonné des projets de réforme dans le secteur du financement en Angola, au Maroc et aux Philippines, de la passation des marchés au Burkina

Faso et au Djibouti, de l’habitat en République démocratique du Congo et du transport au Sénégal.

 

Possédant une réputation exceptionnelle dans son domaine et reconnu pour ses réalisations dans des transactions majeures, Me Bouchard est notamment classé parmi les experts internationaux les plus chevronnés du droit des mines dans le Who’s Who of MiningLawyers publié par Who’s Who Legal. Me

Bouchard a aussi publié de nombreux textes relatifs aux affaires en Afrique et plus particulièrement à son secteur minier. De 1995 à 2001, il a été chargé de cours à la Faculté de droit de l’Université McGill. M e

Bouchard est gouverneur de la Fondation du Barreau du Québec.

 

Me Bouchard siège au conseil d’administration de plusieurs sociétés, ainsi que de certains organismes, notamment le Conseil canadien pour l’Afrique, l’Alliance d’affaires Canada-Algérie, le Cercle canadien pour le développement du Sénégal et le Conseil d’affaires Canada-Congo. Me Bouchard a aussi siégé au conseil des Grands Ballets Canadiens de Montréal et de l’Accueil Bonneau.

Me Bouchard est consul honoraire de l'Angola au Québec.

 

Formation

 

B.C.L., Université McGill, 1984

Associations professionnelles

American Bar Association

Association du Barreau canadien

© Heenan

 

Firm: Heenan Blaikie LLP

Office: Heenan Blaikie LLP

1250 René-Lévesque Blvd West

Suite 2500

City: Montreal

State: Québec

Country: Canada

Tel: +1 514 846.2252

Fax: +1 514 846 3427

Email: jbouchard@heenan.ca

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