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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 19:17

 

 

 

Baba Laddé


Radio Ndéké Luka mardi, 20 Décembre 2011 14:04

 

Les éléments des Forces Populaires pour le Redressement du rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé continuent leurs exactions sur le territoire centrafricain. La dernière exaction date du 18 décembre dernier à Bambari (Centre). La victime, un éleveur âgé d’une trentaine d’années qui s’est retrouvé avec un pied droit amputé après avoir refusé de payer une rançon demandée par les rebelles.

 

La victime a été aussitôt évacuée à l’hôpital préfectoral de Bambari pour y subir des soins intensifs. L’évènement s’est produit au village de Ngakotto, après le village Mbadela, situé à 13 kilomètres de Bambari sur l’axe Kouango.


L’évènement s’est déroulé toujours dans la commune de Kpladama-Ouaka à Bambari, où depuis plus de 6 mois déjà, les éleveurs peuhls sont terrorisés par ces rebelles tchadiens.

 

Interrogé par Radio Ndeke Luka depuis l’hôpital de Bambari où il est admis, Amadou Balao a affirmé que « l’homme armé jusqu’aux dents a suivi les bœufs qu’il pistait depuis 4 heures du matin jusqu’à notre campement. C’est de là qu’il nous exigeait de payer 500.000 FCFA (soit environ 800 euros) ou donner deux bœufs pour le général Baba Laddé ».


La victime ajoute que l’homme « s’appelle Ali et fait partie des 15 éléments de Baba Laddé, basés au village de Awaté (13 kilomètres de Bambari ».


Avant de s’en prendre à cette famille peulh, après une journée d’attente, il a proféré des menaces à l’endroit du chef de famille qui a finalement décidé d’aller chercher la rançon demandée ; alors qu’il partait alerter les forces de l’ordre.


Cette énième victime de Baba Laddé a affirmé que « nous supportons mal déjà les exactions de ces rebelles et voulons que le gouvernement nous donne des moyens pour lancer une attaque contre eux, sinon, nous serons disponibles à aider les forces de l’ordre s’ils veulent chasser ces malfrats ».


La dernière exaction des rebelles de Baba Laddé date du 5 décembre dernier, où ils s’en sont pris à un convoi à 115 km de Bangui, faisant 3 morts et la prise en otage temporaire d’un groupe musical centrafricain, Yoka Souka.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 16:41

 

 

 

Baba Laddé

 

 

Source : ubiznews.com


Transfuge de l'armée tchadienne, le général Baba Laddé est à la tête d'un mouvement rebelle, le FPR (Front populaire pour le redressement) qui sévit depuis plusieurs années en République centrafricaine.

Baba Laddé et ses hommes sèment la terreur dans le centre et le nord-ouest de ce petit pays d'Afrique centrale. Il y a quelques jours, ses miliciens ont attaqué un petit village à près de 75 km de Bangui la capitale. Bilan : trois morts et plusieurs blessés. 


 Selon les autorités centrafricaines, Baba Laddé et ses hommes, font partie de ceux qu'on appelle « les coupeurs de route », une expression utilisée en Afrique centrale pour désigner les « bandits » qui prennent en otage les voyageurs, les paysans et bien d'autres encore pour les rançonner.


Le général rebelle et ses hommes s'en prennent aux éleveurs. C'est devenu leur fonds de commerce. Autoproclamé protecteur des Peuls, Laddé rançonne les éleveurs en leur imposant une cotisation mensuelle. Ceux qui ne respectent pas ce règlement sont tout simplement dépossédés de leur bétail. Avec l'argent récolté, il recrute d'anciens coupeurs de routes centrafricains, des jeunes désœuvrés des mercenaires nigérians, camerounais et tchadiens. Cet argent lui permet également de s'équiper en véhicules et armes lourdes, pour défier l'armée centrafricaine.

au sommet de l'Et 

Des sources ayant requis l'anonymat révèlent que, cet homme redoutable et redouté, bénéficierait de complicités au plus haut sommet de l'État centrafricain. Baba Laddé serait aujourd'hui à la tête de plus de mille miliciens avec la bénédiction de plusieurs pontes du régime. Il poserait même ses conditions au pouvoir en place pour son retour dans son pays, le Tchad.


Un véritable casse-tête pour un pays qui compte environ quatre millions et demi d'habitants. Pendant que les Nations Unies s'inquiètent du phénomène Laddé, la classe politique locale s'interroge quant à la responsabilité même du pouvoir en place. Une véritable épine dans le pied du président centrafricain  François Bozizé.

 


Martin Mbita

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 00:49

 

 

 


patrouille de soldats ougandais à Obo


Bangui, 19 Décembre 2011(RJDH) - Un personnel de l’ONG ACTED en poste à Mboki, dans la préfecture du Haut-Mbomou, a été assassiné dans la nuit du 17 au 18 décembre par des hommes armés non identifiés à son domicile, a rapporté ce lundi notre correspondant sur-place.

 

Il s’agit de Diel Hérick Endjiligou, chef de chantier du projet Eau et assainissement d’ACTED dans le cadre du projet d’assistance aux réfugiés. Sa compagne avec laquelle il partage la maison, Cyrille Kinakpio, a été quant à elle blessée par balle aux seins et évacuée à l’hôpital préfectoral d’Obo.

 

« C’est autour de 2 heures du matin que qu’on a frappé à la porte pour demander à acheter de l’alcool que je vends. J’ai répondu qu’il faisait tard et que je ne pouvais pas ouvrir la porte à pareille heure. C’est à partir de ce moment qu’ils ont forcé la porte, ils sont entrés, ont éteint la lampe à pétrole qu’on utilise et ont commencé à nous tirer dessus. J’ai reçu des balles dans les seins et aux pieds et mon conjoint est tombé sur le coup», a relaté la victime interrogée par radio Zéréda sur le lit de l’hôpital à Obo.

 

Tandis que la femme suit des soins d’urgence à l’hôpital préfectoral d’Obo, le corps de Diel Hérick Endjiligou a été transféré ce matin à Bangui. Jusqu’ici les auteurs de cet acte ne sont pas encore identifiés. La brigade de la gendarmerie de Mboki aurait déjà ouvert une enquête pour faire la lumière sur cet assassinat.

 

Les informations font également état d’un autre cas d’assassinat dans la même semaine à 7 km de la ville de Mboki, toujours par des hommes non identifiés. Le corps d’un homme a été retrouvé mutilé dans son champ.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 00:37

 

 

lauvergeon.jpg

 

Areva-Uramin.JPG

 

 

 

 

NDLR : Parmi les nombreux  intermédiaires auxquels on fait allusion dans cet article, et qui ont dû se sucrer au nom des autorités centrafricaines que sont BOZIZE et NDOUTINGAÏ, en jouant les "go between" avec AREVA, on peut citer notamment  le Rwandais Fabien SINGAYE, Patrick BALKANY, Goerge FORREST et Saifee DURBAR. 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 13:40

 

 

Barack Obama

 


BANGUI 19/12/2011(AFP) — Un contingent des forces spéciales américaines venu de Kampala, en Ouganda, s'est installé dans l'est de la Centrafrique en soutien aux forces des pays d'Afrique centrale luttant contre l'armée de résistance du seigneur (LRA), une guérilla particulièrement brutale, a déclaré lundi un responsable militaire centrafricain.


"Le déploiement de ce contingent dont l'effectif n'est pas connu s'est fait en toute discrétion à bord d'avions militaires ougandais. Les militaires américains une fois arrivés ont installé une base à Obo (près de la frontière avec le Soudan et la RD Congo) où ils vont coopérer avec les militaires centrafricains et ougandais se trouvant dans la région", a-t-il ajouté.


Mi-novembre, six militaires des forces spéciales américaines avaient eu une rencontre avec les autorités locales pour faire une expertise du terrain et voir comment coordonner les opérations.


"Ils ont aussi demandé aux autorités de dire à la population de coopérer en fournissant des informations sur la LRA et son chef Joseph Kony", avait affirmé une source militaire à Obo.


Dans une lettre au Congrès en octobre, le président américain Barack Obama avait indiqué avoir autorisé le déploiement d'une centaine d'hommes équipés pour le combat à se déployer en Afrique centrale pour aider les forces de la région à traquer le chef de la rébellion.


Le mois suivant, les Etats-Unis avaient annoncé un don de 400.000 dollars de matériel militaire à l'armée centrafricaine.


Fin 2010, M. Obama avait publié à la demande du Congrès un plan d'action contre la rébellion, visant à désarmer la LRA et traduire ses chefs en justice, à protéger les civils et à fournir davantage d'aide humanitaire aux personnes touchées.


La LRA, réputée être une des guérillas les plus brutales au monde, est active depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais depuis 2005, ses combattants se sont installés dans l'extrême Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu'en Centrafrique et au Sud-Soudan.


D'après Amnesty international, au moins 14 groupes armés continueraient de sévir en Centrafrique.

 

 

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés.

 

 

 

NDLR : Faut-il maintenant que la France envoie également un petit corps expéditionnaire pour capturer Baba LADDE et ses hommes puisque BOZIZE et son gouvernement et son Etat-major sont incapables de donner l'assaut sur leur sanctuaire pourtant bien connu et les chasser du territoire centrafricain.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 13:30

 

 

 

Baba-Ladde.jpg

 

Par RFI vendredi 16 décembre 2011


Le général Baba Laddé est un rebelle tchadien qui sévit en Centrafrique. Il est à la tête du FPR, Front populaire pour le redressement, et écume le centre et le nord-ouest de la Centrafrique. La dernière attaque la semaine dernière, entre Damara et Sibut, à 75 km seulement de Bangui, a fait trois morts et plusieurs blessés. Le phénomène a pris ces derniers mois une ampleur considérable.

 

Depuis des décennies, la Centrafrique est une terre de transhumance pour les immenses troupeaux qui viennent du Tchad. Le rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé en a fait l'un de ses fonds de commerce. A la tête d'un groupe armé, le FPR, il rançonne les éleveurs. Il se dit le protecteur de peuls, les Bororos mais ceux qui ne cotisent pas peuvent y perdre leur troupeau.

 

Cette manne lui permet aujourd'hui de recruter d’anciens coupeurs de routes centrafricains, jeunes désoeuvrés, mais aussi des mercenaires nigérians, camerounais ou tchadiens et de s'équiper en véhicules et en armes, y compris des armes lourdes.

 

Une source bien informée estime que son mouvement pourrait compter aujourd'hui un millier d'hommes répartis en différents groupes du centre au nord-ouest du pays .Le groupe a pris une telle ampleur qu'il inquiète les Nations unies et l’Union africaine. La classe politique s'interroge : pourquoi les forces armées centrafricaines ne le boutent pas hors de Centrafrique ? Y a-t-il des intérêts, des complicités avec le pouvoir de Bangui, quel est le rôle du président tchadien Idriss Déby ?

 

En attendant, dans son fief, près de Kaga Bandoro au nord de la capitale centrafricaine Bangui, Baba Laddé reçoit, pose ses conditions pour son éventuel retour au Tchad. Il n'est jamais inquiété.

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 01:52

 

 

 

Ibni-Oumar-Mahamat-Saleh.jpg

 

 

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Personne n’a oublié qu’en plus des milliers de morts que le président sultan du Tchad a sur la conscience, et qui lui seront immanquablement opposés devant le tribunal céleste, il y a deux assassinats particulièrement épouvantables pour lesquels la communauté internationale a le devoir de l’interpeller toutes affaires cessantes : ceux de l’opposant Tchadien Ibni Oumar Saleh, et du centrafricain Charles Massi : Deux personnalités politiques de premier plan qui ont subi le même sort :  tués et enterrés sous les ordres du tyran.


Le 02 février 2008,  les troupes de la résistance  armée tchadienne,  coalisées  au sein d’un commandement unique  fondent sur la capitale et  acculent  Idriss DEBY dans le dernier retranchement qu’est son palais présidentiel. L’armée du tyran est  en déroute, et les rebelles, face au portail du palais présidentiel,  sonnent la charge. La victoire n’aura jamais autant été à la portée des insurgés.   Les thuriféraires et autres apparatchiks du régime fuient en débandade  - qui à pied, qui en pirogue – en direction de Kousseri (Cameroun).  N’Djamena est traversé par un vent de liesse  folle.


Pendant que les canons tonnent devant le palais, dans les quartiers, les populations ne se retiennent pas. Elles sont dans la rue, riant, sautant de joie comme des cabris, exultant et  attendant de voir DEBY et les satrapes de son régime honni s’enfuir ou mourir au combat. Malheureusement  c’est le moment que choisit Nicolas Sarkozy pour entrer dans la danse en expédiant à la quatrième vitesse au Tchad – par vol spécial - une escouade du terrible COS. Le fameux commando des opérations spéciales champion toutes catégories des opérations de commando nocturnes. Sous les ordres  de l’Elysée, ces super commandos ont attendu la nuit noire  pour écraser les insurgés avec des armes de destruction massive imparables dans l’obscurité.


Il est néanmoins important de préciser qu’en plus de l’intervention intempestive des gaulois, cause de leur défaite, les rebelles avaient passé une bonne partie de leur temps – alors que la victoire était là – à se chamailler et à se crêper le chignon à propos de problèmes de partage du pouvoir alors qu’ils ne l’avaient même pas encore complètement conquis ! 

Pendant ce temps, et en l’espace de quelques heures de combat dans un noir d’encre, les assaillants avaient été mis en pièces et proprement massacrés. Dès le lendemain à l’aube,  bonjour les représailles.


Dès les premières heures, les soudards de DEBY déferlent dans les quartiers et tombent à bras raccourcis sur les populations, et plus spécialement sur les hommes politiques.  Ceux-ci  sont rudoyés, tabassés, pour certains abattus sommairement d’une balle dans la tête,  et bon nombre sont emmenés menottés vers des destinations inconnues.  L’opposant historique Yorongar Ngarlejy subira le sort d’être sauvagement rossé, menotté,  et jeté dans un trou de basse fosse ; mais il réussira à s’enfuir et à se retrouver au Cameroun, puis en France d’où il ne reviendra que plusieurs mois plus tard.


Moins chanceux, Ibni OUMAR Saleh est molesté à son domicile devant toute sa famille par des éléments en furie de la garde présidentielle qui le rouent de coups de crosses et de pieds, le jettent dans un command car et l’emmènent vers une destination qui, jusqu’à ce jour, est demeurée inconnue. 

Jusqu’à  ce jour en effet, personne n’a plus jamais revu cet homme politique charismatique, mais assez modéré.  En tout cas il faudrait être naïf pour oser croire que l’opposant politique serait encore vivant. 

Il a certainement été tué puis enterré quelque part. Mais qui l’a tué, pourquoi, comment,  et où est son corps ?


Malgré toutes les démarches entreprises par sa famille, le black out demeure total. Comme si IBNI OUMAR Saleh s’était désintégré d’un claquement de doigts. Plusieurs associations de Droits de l’homme ont multiplié les démarches jusqu’au plus haut niveau de l’Etat Tchadien pour en savoir plus sur le sort de l’homme politique. Rien n’y a fait. Pire : DEBY est resté de marbre.


Il aura fallu attendre le mercredi 03 février 2010,  pour voir deux parlementaires socialistes français : le député Gaëtan Gorce et le sénateur Jean Pierre, ainsi que le député - UMP Françoise Hostalier (présidente du groupe d'amitié France-Tchad) , appuyés par des dizaines de militants des sections françaises de l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) et d'Amnesty International  donner,  dans l'enceinte même de l'Assemblée nationale française, une conférence de presse d’un genre inédit.


Dans cette auguste Chambre, ils ont hurlé  leur désarroi face au silence méprisant  que continuaient d’afficher jusque-là les autorités tchadiennes depuis que l’opinion internationale et tous les démocrates du monde entier exigeaient  la vérité sur la disparition de l’opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh.


Ibni Oumar Saleh  qui - selon la version officielle – avait été arrêté le 03 février 2008,  mais avait sans l’ombre d’un seul doute été  torturé et tué  dans l’une des prisons qu’abrite le palais présidentiel tchadien. A moins qu’il n’ait été  sommairement abattu quelque part et  enterré sans états d’âmes sous les ordres venus de très haut.


Il faut dire qu’à cette conférence de presse,   en présence du fils du disparu, les parlementaires français n’avaient pas fait dans la langue de bois pour pester  contre le régime Deby,  et tout autant contre les autorités françaises qui avaient ordonné et dirigé sur le terrain la contre offensive à N’Djamena.  

La preuve la plus accablante étant que, le  jour même de la disparition de cet opposant, c’est  un officier français qui dirigeait  la garde présidentielle tchadienne après que Paris eût  apporté un soutien militaire total au dictateur tchadien pour  repousser les rebelles à deux doigts de la défaite du tyran. 

 

En fait, et cela s’est su par la suite,  après avoir vaincu les opposants militaires  avec l’aide de la France,  le régime Deby avait décidé de se venger sur les opposants civils en faisant arrêter et torturer -  par des militaires de l’ethnie du chef de l’Etat - leurs figures de proue dont Ibni Oumar, contre qui aura été appliquée la solution finale. 

 

Sous la pression des ONG de défense des droits de l’homme, de la France et de l’opposition tchadienne,  une commission d'enquête aura – presque de mauvaise grâce – été mise sur pied par la suite par les autorités tchadiennes. Celle-ci avait conclu du bout des lèvres qu’Ibni Oumar avait été enlevé à son domicile par des soldats de DEBY, mais que cela avait  certainement été une initiative personnelle d'un quelconque militaire subalterne. 

 

Il est vrai que ledit rapport a  mentionné, presque sur un ton sibyllin,  que ces militaires de la garde prétorienne de DEBY  avaient agi sur «ordre de sa hiérarchie ou des instances supérieures de l'État». 

A part cela,  aucune accusation formelle contre un individu identifié n’a soutenu les conclusions du rapport de  cette commission. 

 

Le plus désolant ayant été que  ce rapport n'a jamais provoqué le déclenchement d’une quelconque action  judiciaire, fut-ce contre inconnu. 

 

Et depuis, c’est le silence radio. Ou presque ! 

 

Mais comble du cynisme, Nicolas  Sarkozy qui s'était pourtant personnellement engagé le 27 février 2008 à N’Djamena à ce que toute la lumière soit faite sur le sujet - en déclarant avec des trémolos dans la voix que : «La France veut la vérité et je ne cèderai pas sur ce point», n’est jamais allé au-delà de cette déclaration cousue d’une grossière duplicité.


Nous sommes aujourd’hui en Décembre 2011, à presque quatre ans de la disparition d’IBNI Oumar Saleh, et rien n’est toujours dit à propos de son destin tragique.  Rien non plus n’est fait pour punir le responsable de sa mort.


C’est ainsi qu’il  est absolument insupportable que DEBY continue à imposer une véritable loi du silence  à la famille d’IBNI OUMAR, au Tchad, à l’Afrique, et au monde. Un silence de mort à propos de la suppression de la vie d’un homme unanimement reconnu comme un opposant modéré au régime de Deby. 

 

Il est insupportable que Paris -  qui sait que IBNI OUMAR a été éliminé par le régime sauvage de DEBY,

- continue de se boucher les yeux et les oreilles,  donnant au bout du compte  l’impression de ne plus vouloir cette vérité qu’elle a donné l’impression de réclamer au lendemain de cette exécution inqualifiable.


En ce moment où la communauté internationale est si pointilleuse  vis-à-vis des crimes contre l’humanité,  elle aurait intérêt pour sa propre crédibilité  d’interpeller vigoureusement  Idriss Deby qui sait bien qu’il aura du mal à échapper à une comparution un jour devant un tribunal pour les atrocités qu’il a infligées à ses compatriotes, ainsi que pour les milliers d’assassinats qu’il a perpétrés au Tchad en moins d’une vingtaine d’années de règne barbare.

 

Cette même communauté internationale qui nous a donné ces derniers temps tant de gages de sa détermination à sévir avec une détermination inflexible contre les crimes perpétrés par les régimes et les potentats, ne devrait pas non plus oublier de demander des comptes au même Idriss DEBY à propos du colonel médecin et homme politique centrafricain Charles Massi que le Sultan  président avait incarcéré à N’Djamena pendant plusieurs mois en 2009,  puis cruellement livré au président centrafricain François BOZIZE – comme un cadeau de Noël quelques mois plus tard.


Depuis lors, cet ancien ministre a disparu. François Bozizé – à qui l’on a demandé où il se trouverait a déclaré avec un regard froid comme celui d’un serpent : « allez le chercher là où il est censé être : avec les rebelles. » 

DEBY, quant à lui, avec sa mauvaise foi habituelle a dit, une main sur le cœur et l’autre sur la Coran qu’il ne sait rien de ce qui serait arrivé à cet homme politique qui a – comme par magie  - disparu entre les frontières du Tchad et de la Centrafrique. 

Mais en fait, l‘affaire de Charles MASSI, C’est l’histoire d’un opposant politique de premier plan qui a été arrêté en plein jour par des soldats tchadiens, à la lisière des frontières du Tchad et de la Centrafrique, qui a été  remis – indubitablement sur hautes instructions du chef de l’Etat tchadien – aux soldats centrafricains, et qui, depuis lors a disparu. Personne ne l’a plus jamais revu.


En effet, selon des informations incontestables, le colonel Massi a été enlevé le 19 décembre 2009 à la lisière de la frontière de la Centrafrique, dans la zone de Ngaoundaye (plus de 500 km au nord-ouest de Bangui), proche de la frontière avec le Tchad, par des éléments de l’armée tchadienne qui avaient pris l’opposant centrafricain en chasse sur ordre de Deby.


Il est important de rappeler qu’en mai 2009 déjà, il avait été arrêté dans le sud tchadien, emprisonné au Tchad pour "tentative de déstabilisation d'un pays voisin" avant d’être libéré deux mois plus tard le 8 juillet à la suite de fortes pressions des organisations de défense des droits de l’homme. 

Cinq mois plus tard, il a été pris en chasse par des soudards tchadiens qui l’ont traqué puis capturé pour le livrer au dictateur centrafricain.


Voilà donc la communauté internationale et la justice internationale qui gagneraient à se rappeler que Mr Idriss DEBY ITNO a des comptes à rendre. 

Il est passible de multiples chefs d’accusations de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et autres crimes économiques. 

Il ne faudrait pas attendre qu’il tombe pour que la justice internationale commence à lui poser des questions. Les sangs d’Ibni Oumar Saleh et de Charles Massi n’en finissent pas de hurler. Et il est certain qu’un jour ou l’autre, le Président sultan rendra compte. Inch’ALLAH !

 

 

 

Par A.K | Ndjamena-matin 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 02:55

 

 

Baba laddé signe l'accorde Bangui

 

L’incapacité des autorités politiques et militaires centrafricaines à mettre fin à la présence et aux activités de Baba LADDE et ses hommes sur le territoire centrafricain devient de plus en plus insupportable. Contrairement à l’autre bandit et criminel Joseph KONY de la LRA pour qui le territoire centrafricain est également un sanctuaire, Baba LADDE et ses hommes ne se contentent pas seulement de s’illustrer par des pillages et autres exactions sur les populations rurales dans les zones qu’ils écument, mais ce chef rebelle tchadien qui prétend combattre le pouvoir du président Idriss DEBY ITNO s’amuse et s’autorise à distribuer des brevets de respectabilité et de considération à tel ou tel leader de l’opposition démocratique centrafricaine.

 

C’est ce qu’il vient encore de faire dans un communiqué de presse publié par un célèbre blogueur tchadien qui a pris faits et cause pour lui. Baba LADDE s’en prend notamment au Directeur de Publication de Centrafrique-Presse en ces termes : « Nous souhaitons dire à Prosper N'douba qu'il ferait mieux de faire son travail d'enquête au lieu de nous insulter. Jamais aucune preuve n'a été dévoilée fournissant la preuve que le FPR a pillé qui que ce soit. Et nous lui répétons que nous ne connaissons pas Thomas Dietrich. Il faut savoir que Prosper N'douba était un soutien aux dictateurs Laurent Gbagbo et Mouammar Kadhafi. Surement apprécie-t-il aussi Bachar al-Assad. »

 

Toujours dans le même communiqué, il prétend que « Concernant la RCA, nous redisons que nous n'avons rien à voir avec les bandits qui terrorisent les populations civiles » comme il l’avait déjà fait la semaine dernière à l’Agence France Presse suite aux accusations dont il a fait l’objet suite à l’attaque  lundi de la semaine dernière d'un convoi par des coupeurs de route qui a fait trois morts au village Libi entre Damara (70 km nord de Bangui) et Sibut (100 km nord Bangui).

 

La presse centrafricaine autant que l’opposition démocratique, n’a aucune grâce à ses yeux. Elle est ainsi traitée dans le même communiqué : « La presse centrafricaine comme l'opposition "démocratique" centrafricaine (comme le MLPC de Martin Ziguélé) ne sont que les perroquets des dictateurs Tchadiens et Centrafricains. Seule Marie-Reine Hassen est convenable dans cette classe politique. »

 

 En quelle qualité et en vertu de quoi lui qui est un étranger se permet-il d’exprimer des jugements de valeur sur la presse et l’opposition politique centrafricaines ?

 

La seule chance de Baba LADDE est qu’il a en face de lui des dirigeants centrafricains qui en sont réduits à espérer, comme BOZIZE l’a déclaré dans son allocution de la veille des festivités du 1er décembre, que les peuls qu’il prétend défendre « finiront par se retourner contre lui » car pour le chef de l’Etat centrafricain, Baba LADDE n’est qu’un « escroc et  voleur de bétail ».

 

Selon des informations dignes de foi, au lieu d’aller capturer Baba LADDE qui ne cesse de narguer tout le monde et dont elles connaissent bien le quartier général puisque Paulin POMODIMO s’y est déjà rendu à plusieurs reprises discuter avec ce monsieur, les autorités politico-militaires de Bangui choisissent plutôt de déployer des blindés à Nguérengou (32 km de la capitale) sur l’axe Bangui-Damara dans le but d’en découdre avec des hommes armés dont elle supposent qu’ils seraient des éléments de la rébellion de Baba LADDE et dont la présence aurait été signalée dans les environs de la localité de Pata (50 km de Bangui) sur le même axe routier.

 

Que craignent les autorités de Bangui ? On ne peut imaginer que Baba LADDE cherche à s’emparer du pouvoir à Bangui afin de mieux se retourner contre celui d’Idriss DEBY à N’djaména. Si les hommes armés dont la présence est signalée tantôt autour de Bambari, tantôt à Bozoum, tantôt à Sibut et Damara qui saccagé les fermes et emporté les bœufs du Premier Ministre Faustin TOUADERA et du Pr Nestor NALI, et maintenant signalés à Pata - donc s’approchant de plus en plus vers Bangui - ne sont pas les éléments de Baba LADDE, qui sont-t-ils ? Que cherchent-ils ? La question se pose donc avec acuité et les prochains jours nous situeront.

 

Rédaction C.A.P

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 01:09

 

 

Bemba-Gombo.jpg

 

Radio Ndéké Luka dimanche, 11 Décembre 2011 13:54


Suite du procès de Jean Pierre Bemba à la Cour Pénale Internationale à la Haye aux Pays Bas.  Au cours de cette semaine qui s’achève, le tribunal a entendu à titre d’expert, la déposition d’un officier kenyan. Le témoin expert a évoqué « le commandement, le contrôle et le déploiement des troupes du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) en Centrafrique », en 2002 et 2003.

 

Il s’agit  du 36ième témoin de l’accusation dans l’affaire Bemba. Le lieutenant-général Daniel Opande, officier supérieur kényan, est un ancien commandant des opérations de maintien de la paix en Sierra Léone et au Libéria. Il a affirmé à la barre que les hommes du Mouvement pour la libération du Congo « pouvaient communiquer avec Gbadolite», le Quartier Général de Jean-Pierre Bemba au Congo-Kinshasa de l’époque.

 

Le témoin a expliqué que « sur le terrain, un commandant de brigade faisait de son mieux pour travailler avec la force centrafricaine. Mais c’est une coordination qui n’a pas réussi et en conséquence, la brigade se retrouvait seule », a-t-il affirmé. « Elle recevait des informations de Gbadolite et elle transmettait ces informations à la formation inférieure ».

 

Pour la défense de Jean-Pierre Bemba en revanche, les hommes du MLC sont venus renforcer les troupes centrafricaines, à la demande du président d’alors, Ange-Félix Patassé, en proie à une rébellion. L’accusé, affirment-ils, n’avait dès lors plus de pouvoir de commandement sur ses troupes.

 

L’avocat a ensuite tenté de démontrer que l’expertise du témoin était incomplète, ce dernier n’ayant pas eu accès à la totalité du dossier du procureur. Il a établi que l’officier kényan n’avait pas été en mesure d’interroger les officiers du MLC et leurs homologues centrafricains sur le terrain.

 

Jean-Pierre Bemba est poursuivi pour crimes contre l’humanité commis en Centrafrique, en 2002 et 2003. Il est en procès depuis novembre 2010. Le procureur devrait boucler la présentation de ses témoins dans les premières semaines de l’année 2012.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 16:58

 

 

Gbagbo CPI

 

 


AFP 10/12/2011 à 15:15

 

Plusieurs centaines de partisans de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l'humanité commis lors des violences post-électorales fin 2010-début 2011, étaient rassemblés samedi devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

 

Les manifestants, venus principalement de France, étaient rassemblés autour d'un podium installé dans la rue longeant la CPI où la circulation avait été coupée par la police néerlandaise.

Premier ex-chef d'État remis à la CPI, entrée en fonction en 2002, Laurent Gbagbo, 66 ans, est écroué à La Haye depuis le 30 novembre. Il était auparavant détenu dans le nord de la Côte d'Ivoire. Il avait participé lundi à une première audience, de comparution initiale, au cours de laquelle il avait notamment dénoncé les conditions de son arrestation "sous les bombes françaises" le 11 avril à Abidjan.

 

Laurent Gbagbo est soupçonné par la CPI d'être "coauteur indirect" de crimes contre l'humanité lors des violences post-électorales de 2010-2011, à savoir meurtre, viol, actes inhumains et persécution commis par ses forces entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Son refus de céder le pouvoir à son rival et actuel président Alassane Ouattara avait plongé le pays dans une crise meurtrière qui avait fait 3.000 morts. Des élections législatives sont prévues dimanche en Côte d'Ivoire.

 

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