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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 16:09

 

 

baba laddé gl


3 janvier 2012  Makaila Nguebla

 

Depuis plusieurs décennies, la République centrafricaine est secouée par des troubles politiques et militaires répétés. Plus de deux tiers du territoire est sous le contrôle d’environ quatorze groupes armés. Ces groupes armés perpétuent des attaques sur la population civile, se rendent coupables d’extorsions, de saccages, de pillages, d’incendies, de meurtres, d’enlèvements, de viols sur l’ensemble du territoire. Les forces gouvernementales se livrent aux mêmes exactions, en violations des droits humains, dans les régions où elles combattent les groupes armés. Elles sont de surcroit responsable d’arrestations arbitraires, de disparitions forcées, d’actes de torture et d’autres mauvais traitements.


Cela fait 25 ans que la LRA, originaire d'Ouganda, mène une campagne brutale de meurtres, de viols, de mutilations, et procède à des enlèvements massifs d'enfants au centre de l’Afrique. La LRA sème la terreur en République Centrafricaine (RCA) depuis décembre 1998. Les autorités dans les régions affectées préfèrent ignorer la menace qu’il pose. Les trois dirigeants du groupe rebelle - Joseph Kony, Okot Odhiambo et Dominic Ongwen, recherchés par la CPI, sont en villégiature dans ce pays. Plus d’une année s’est écoulée depuis la signature et la promulgation de la loi américaine relative au désarmement de la LRA. Malgré tout, la structure de commandement du groupe reste intacte, et il continue ses atrocités.

 

L’absence totale de l’Etat a plongé le pays dans un état d’urgence médicale chronique. La RCA est le théâtre d’une crise humanitaire majeure. Les conditions de vie des populations continuent à se dégrader de manière constante, avec des taux de mortalité excessifs, et la malnutrition est extrêmement sévère. L’épidémie de VIH Sida est généralisée parmi la population, dont les taux de décès élevés sont également dus au paludisme, à la tuberculose et à la maladie du sommeil.


Le président BOZIZE a été réélu pour un nouveau mandat en janvier 2011, mais l’État n’est pas capable de garantir la sécurité de ses citoyens ni de ses frontières, et les différents groupes armés circulent et agissent librement dans le pays. Les conflits ont un impact considérable sur la situation sanitaire, mais également sur d’autres aspects essentiels de la vie des Centrafricains, tels que l’éducation des enfants, la production agricole, l’accès au commerce et la dégradation des infrastructures de base, telles que les routes et les ponts.

Le Général Baba Laddé est un Peul du Tchad. Il dirige un mouvement politico-militaire, le Front Populaire pour le Redressement(FPR), qui se bat contre la dictature d'Idriss DEBY Itno au pouvoir au Tchad depuis 1990. Le FPR, profitant de la faiblesse de l’armée centrafricaine et de l’absence de l’Etat, s’est installé en République Centrafricaine depuis 2008.


Le peuple le soutient car il chasse les zaraguinas (coupeurs de route) et autres bandits. Là où il s’installe, les populations se sentent protégées et vivent en paix. Il a même manifesté son souhait de collaborer avec les FACA (Forces Armées Centrafricaines), la gendarmerie, la police, l'APRD, l'UFDR, la CPJP, le MLCJ, et le FPDC pour arriver ensemble à chasser la LRA de Joseph Kony de RCA. Il ne peut en aucune manière autoriser ses troupes à commettre des exactions à l’encontre des personnes civiles non armées.

Toute information relative à Baba Laddé et à ses forces armées dans la sous-région est facile de  vérifier. Les agences humanitaires internationales travaillant sur le terrain vous parleront de leurs bonnes relations avec les rebelles tchadiens.


Mais son message de paix est transformé en message de haine. Une partie de la presse locale à la solde du régime du Général  François BOZIZE, appendice du pouvoir d’Idriss DEBY au Tchad, s’est mise à le critiquer. Ces derniers temps, on constate une multiplication des propos accusateurs rendant le Général Baba LADDE responsable de tous les maux de la Centrafrique. Et pourtant ce pays sombre depuis des décennies, et le désastre centrafricain s’étend partout, même dans les sous-préfectures qui ne sont pas en proie à des conflits et qui n’accueillent pas  un grand nombre de déplacés, telles que Carnot, Gadzi et Senkpa Mpaéré. Dans ces trois communes rurales, les taux de mortalité dépassent de très loin le seuil d’urgence.


Les autorités centrafricaines incriminent  le Général Baba LADDE dans les actes de violences en RCA parce que son action a un caractère politique qui dérange. La LRA de Joseph KONI est en train de commettre un génocide, mais le pouvoir central ne s’en occupe pas parce que ce n’est pas politique. Tant que le pouvoir de BOZIZE n’est pas menacé, le massacre du peuple centrafricain est le dernier de ses soucis. Il ne s’en prend qu’à ceux qui dénoncent sa capacité de nuisance envers le peuple de Centrafrique.


Le 1er décembre dernier, le Président centrafricain, François BOZIZE accusait les forces du FPR de piller les éleveurs peuls  dans la région.  Ces affirmations  mensongères  du chef de l’Etat centrafricain, visent à Présenter  le Général Baba LADDE à l’opinion publique centrafricaine et internationale, comme  un vulgaire bandit dont les revendications politiques  sont insensées. Le 26 décembre 2012, Abdoulaye Miskine, probablement à la solde de BOZIZE,  attaquait Baba Laddé


Les éleveurs  Peuls et Mbororo, aussi bien en RCA qu’au Tchad, sont les principales victimes des armées  et des rebelles. Ils sont tués, maltraités, mutilés. Leurs enfants sont enlevés contre de fortes rançons, et souvent tués. Leur bétail est rançonné ou tout simplement racketté. Le Général  Baba Laddé issu de cette communauté Peul, s’est fait un point d’honneur à la protéger de ces gouvernements irresponsables, largement contestés et décriés  par leurs propres peuples. 


Il est nécessaire de rappeler qu’en 2009, le Général Baba Laddé qui se trouvait à Bangui en négociation avec le régime tchadien, sous la  protection des forces étrangères de la Mission de consolidation de la  paix en Centrafrique (Micopax), a été arrêté par les autorités centrafricaines et livré à Idriss DEBY, détenu et torturé pendant une année avant de réussir à s’évader et se réfugier au Cameroun. C’est un miracle qu’il n’ait pas subit le sort dramatique de Charles MASSI, livré à BOZIZE par son compère DEBY pour être torturé et finir sauvagement assassiné. 


Sa démarche pour des négociations  de paix avec Idriss DEBY nécessite donc des garanties de sécurité suffisante au niveau sous-régional et international à travers la présence de la communauté internationale.

A qui profite le crime ? Quand les Nations Unies exhortent de nouveau la communauté internationale à soutenir le processus de désarmement, démobilisation et de réintégration des anciens combattants, quand la représentante spéciale Margaret VOGT dit « La dynamique de paix initiée entre le gouvernement et les groupes politico-militaires sont devenus une réalité et ont offert une réelle chance pour la paix dans le pays », ce ne sont que mensonges éhontés ! Elle ajoute : « Le succès des processus de DDR et de SSR va dépendre de la capacité de la communauté internationale à fournir les ressources nécessaires à leur achèvement ». Voilà comment on continue à soutenir des dictatures sanguinaires! Où sont passés les fonds alloués au processus DDR depuis l’arrivée de BOZISE au pouvoir ? Ou sont passés les fonds des Nations Unies pour la Paix qu’il gère lui-même ? Comment l'ONU peut-elle saluer une énième fois les initiatives de réconciliation en République centrafricaine ? Face à ce désordre créé par DEBY Itno et son complice BOZIZE, la France, alliée et partenaire historique qui continue à parrainer et imposer  ces dictateurs contre  la volonté populaire, doit prendre ses responsabilités pour épargner à la sous-région une flambée de violences armées dont les conséquences seraient incalculables.


Croit-on qu’en réglant le problème Baba Laddé, on règle de facto tous les problèmes de la RCA ? La soi disant communauté internationale croit-elle qu’en continuant aveuglément à injecter des fonds dans un régime agonisant elle va le sauver ? Le monde doit arrêter cet acharnement thérapeutique sur un pays en état de mort cérébrale.


La République Centrafricaine se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement total par la faute de ses propres dirigeants et de son opposition qui se désintéressent totalement de leur pays et de sa population. Ce pays est victime de la corruption et de l’incapacité qui ont provoqué le dysfonctionnement à tous les niveaux. L’aide extérieure massive n’a pas pu améliorer le sort des populations, et n’y arrivera pas tant que le pouvoir de BOZIZE sera en place.


En attendant qu’une classe politique responsable et compétente fasse le grand ménage, le FPR du Général Baba Laddé souhaite que les militaires centrafricains et tchadiens apprennent à faire la différence entre les civils et les forces de résistances hostiles à leurs régimes.


Makaila Nguebla

Blogueur et défenseur des Droits de l’homme tchadien

 


 

NDLR : La défense des droits de l’homme ne peut être à géométrie variable. On ne peut prétendre défendre les droits de l’homme au Tchad et fermer les yeux et les oreilles sur leur violation en Centrafrique. L’auteur de ces lignes est manifestement aveuglé par son parti pris et son soutien inconditionnel à son compatriote Baba Laddé. Pourquoi ce dernier est revenu s’installer à nouveau sur le sol centrafricain après qu’il ait été livré par Bangui aux autorités de N’djaména en 2009 et surtout après son évasion et passage par le Cameroun ? Baba Laddé est parfaitement conscient de l’incapacité des autorités de Bangui où il bénéficie même paradoxalement de certains appuis et complicités au sein du gouvernement. C’est un secret de polichinelle que le ministre délégué à l’élevage Youssoufa Yérima Mandjo est son complice et soutien. Le territoire centrafricain est un véritable sanctuaire pour Baba laddé qui y est en totale sécurité. Il reçoit même les visites des autorités du pays.


Quelles agences humanitaires travaillant sur le terrain peuvent attester des bonnes relations de Baba Laddé avec les populations locales comme l’allègue Makaila ? Les habitants de Bambari, Ngakobo et certains autres villages de la Ouaka, de la Nana-Gribizi, de la Kémo et de l’Ouham qui sont régulièrement victimes des exactions des hommes de Baba Laddé ne peuvent admettre qu’on ose dire qu’elles vivent en parfaite harmonie avec Baba Laddé et ses hordes. Qu’est ce qui peut justifier les tueries et incendies volontaires de la St Sylvestre à Kabo par les hommes de Baba Laddé ? Ce sont de vrais bandits de grand chemin qui profitent de l’extrême faiblesse de l’Etat centrafricain en grande déliquescence pour commettre leurs forfaits.


La presse privée centrafricaine qui fait quotidiennement état des crimes des hommes de Baba Laddé n’est nullement à la solde du pouvoir de Bozizé pas plus que celle privée du Tchad n’est à la botte d’Idriss Déby. Les directeurs de publication et certains journalistes sont constamment sous la menace du pouvoir de Bozizé qui guette le moindre prétexte pour les jeter en prison pour crime de lèse-majesté. L'état de délabrement dans lequel se trouve actuellement concerne les Centrafricains et leurs autorités qui doivent en faire leur problème mais ne saurait regader un étranger fût-il Baba Laddé.

 

La lutte de Baba Laddé pour la cause des Peuhls, pour légitime qu’elle fût,  ne doit pas se faire sur le dos des Centrafricains des zones rurales et surtout pas par l’écoulement de leur sang. On ne peut chercher à affranchir un peuple en assujettissant un autre. Les crimes de Joseph Kony ne doivent pas servir à masquer ceux de Baba Laddé. Un crime est un crime. Qu’il soit commis par Joseph Kony ou par Baba Laddé, il doit être dénoncé et condamné comme tel. Il n’y a pas de fumée sans feu. Si Baba laddé n’a pas commis des crimes, il ne peut régulièrement  faire l’objet d’autant d’accusations. Il ne peut indéfiniment prendre en otage les populations des zones qu’il écume.  

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 19:53

 

 

 

Bonne année 2012

 

baba laddé gl

 

 

Bangui 02 Janvier 2012 - 17:50 (AFP) - De nouveaux affrontements entre des rebelles tchadiens repliés en Centrafrique et d'anciens rebelles centrafricains ont fait quatre morts et plusieurs blessés dans le Nord de la Centrafrique, a déclaré lundi la gendarmerie.


Ces affrontements ont mis aux prises des membres du Front populaire pour le redressement (FPR) tchadien et du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC).


"Plus de 300 éléments du FPR ont lancé des attaques à différents endroits de la localité de Bokayanga, contre les ex rebelles du FDPC. Ces attaques lancées le 28 décembre et qui ont déjà fait quatre morts visent surtout des civils dont deux ont été abattus et leurs corps incendiés avec leurs maisons", selon la gendarmerie locale.


Pourchassés par l'armée tchadienne, Baba Laddé et ses hommes du FPR, dont le nombre est estimé à un millier, se sont repliés en 2008 dans le Nord de la Centrafrique, où ils sont souvent accusés de brigandage.


Dans un communiqué du 26 décembre, le chef du FPD, le général Abdel Kader Baba Laddé, avait dénoncé une attaque du FDPC du général Abdoulaye Miskine, dans la zone de Bambari, dans le centre de la Centrafrique.


"Alors que nos forces étaient en patrouille, elles ont été brusquement attaquées par les éléments du FDPC", a-t-il déclaré, précisant ignorer les raisons de cette attaque qui a "provoqué la mort de deux personnes dans nos rangs"


© 

 

 

NDLR : Puisque la mode est maintenant aux rébellions, peut-on imaginer une rébellion centrafricaine en train de tuer des pauvres citoyens et d'incendier délibérément leurs habitations et de faire sur le territoire tchadien ce que Baba Laddé et ses troupes sont en train de faire sur le sol centrafricain ?

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 15:19

 

 

Bonne année 2012


baba-ladde-gl.JPG

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis


Radio Ndéké Luka Lundi, 02 Janvier 2012 13:30


Un coup dur pour la population de Kabo, sous-préfecture de l’Ouham (nord) de la République Centrafricaine. Ils ont passé cette fête de fin d’année terrés chez eux. 4 personnes tuées, plusieurs maisons incendiées, et d’énormes dégâts matériels enregistrés.


Il s’agit du  bilan de représailles des éléments rebelles du Front Populaire pour le Redressement (FPR) du tchadien Baba Ladé contre ceux du Front pour la Démocratie Populaire et Centrafrique (FDPC) d’Abdoulaye Miskine.


En effet, environ 300 éléments du FPR de Baba-Laddé ont procédé à cette rétorsion suite à l’assassinat de 2 d’entre eux par les rebelles du FDPC, après 4 jours de combat.


SelonPhilippe Gonzayo adjoint au Maire de Kabo, « la panique a gagné la ville après que ces malfrats aient brulé vif une des victimes. La population n’arrive plus à vaquer normalement à ses occupations. Le regret que nous avons enregistré est que nos forces de l’ordre présentes dans la région, n’ont pas réagi face à ces exactions des rebelles sur la population civile ».


Il faut dire que lors du réveillon, la question sécuritaire a été au centre des débats des centrafricains. Ils ont d’ailleurs suggéré au gouvernement de bouter hors du territoire national les groupes rebelles, dont l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Koni.


Dans son adresse à la nation et en réponse à cette plainte, François Bozizé a déclaré qu’en dépit de la résurgence de quelques poches de menace touchant à la sécurité des personnes, le gouvernement s’emploiera à ne plus tolérer cette tragicomédie qui n’a que trop durer. Il a de ce fait appelé ses compatriotes pour une mobilisation contre ces malfaiteurs, en plus de l’appui des partenaires à l’exemple des Etats Unis d’Amérique face à la LRA dans le nord-est du pays.


Signalons que dans le cadre de la lutte engagée par le gouvernement contre la LRA, l’Ambassadeur de l’Union Africaine Francisco Coelano José Madéïra est arrivé ce 2 janvier 2012 à Bangui. Le représentant Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine pour la coopération Antiterroriste, vient échanger avec les autorités militaires du pays, sur les stratégies à mettre en place pour chasser la LRA.

 


 

NDLR : Que fait le gouvernement centrafricain ? Bozizé se prend pour un général d'armée. Son fils Francis Bozizé se prend pour un colonel et est aussi prétendument député de Kabo. Les populations de cette ont déjà payé un très lourd tribut à la rébellion qui apréfiguré leur arrivée au pouvoir au 15 mars 2003. Francis Bozizé est personnellement responsable de l’incendie volontaire de plusieurs villages autour de Kabo lors de cette rébellion. Jusqu'à quand vont-ils continuer  à fermer les yeux et à rester ainsi indifférents sur les crimes actuels de Baba Laddé et ses hordes ?  

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 00:57

 

 

Bonne année 2012

 

Baba Laddé

 

A l’occasion du nouvel an 2012 qui commence, le Front Populaire pour le Redressement(FPR), présente ses vœux les meilleurs  à tous ses combattants, ses  sympathisants, alliés et au peuple tchadien.


L’année 2011 qui vient de s’écrouler, a vu disparaître  grâce à la volonté populaire des potentats et des régimes qui ont  battu  le record de longévité au pouvoir sans partage  à savoir : Ben Ali en Tunisie (27 ans), Hosni Moubarak en Egypte (31 ans), le colonel Mouammar  Khadafi en Libye (42 ans).


Il n’y aucune raison pour que le peuple tchadien  reste opprimé par un régime totalement clanique qui pille, viole, vole et affame ses concitoyens par des méthodes anti-démocratiques.


Le Front Populaire pour le Redressement (FPR) qui a pris les armes faute d’alternance politique au Tchad, estime que la nouvelle année 2012 soit pour le peuple tchadien, celle dialogue social et politique pour une véritable réconciliation nationale  entre les filles et fils de ce pays.


Le Front Populaire pour le Redressement (FPR), lance un nouvel appel au dialogue au Président Idriss Deby, à la France, à l’Union Africaine, à l’Union Européenne et à l’ONU, de bien vouloir reconsidérer leur orientation politique actuelle sur le Tchad en rompant avec la léthargie traditionnelle  pour aider  les Tchadiens  à retrouver le chemin d’un dialogue politique fécond pour une stabilité politique et une paix réelle.

Le Front Populaire pour le Redressement (FPR) réaffirme sa disponibilité et  sa volonté habituelle aux propositions de la médiation faites par les autorités centrafricaines qui ont amorcé une initiative de négociation entre notre organisation  et le régime du Président Idriss Deby.


En fin, le Front Populaire pour le Redressement (FPR) précise qu’il renoncera à la lutte armée que lorsque le régime d’Idriss Deby est disposé à ouvrir des véritables négociations avec l’ensemble des forces vives internes et externes de la nation tchadienne.


Bonne et heureuse année 2012 à tous et à toutes !

Vive le Front Populaire pour le Redressement (FPR)

Abat toute oppression contre le peuple tchadien


Fait le 01 janvier 2012

Pour le Front Populaire pour le Redressement (FPR)


Le Général Baba Laddé


Contact : 00 88 216 699 719 27

 


 

NDLR : « Il n’y aucune raison pour que le peuple tchadien  reste opprimé par un régime totalement clanique qui pille, viole, vole et affame ses concitoyens par des méthodes anti-démocratiques ».


Dès lors pourquoi c’est le peuple centrafricain qui doit subir de la part de Baba Laddé et ses hordes, les mêmes exactions et crimes  qu’ils reprochent au président tchadien de commettre sur le peuple tchadien ? Quelle est cette logique ? Le peuple centrafricain ne doit pas être pris en otage dans le conflit qui oppose un chef rebelle tchadien au chef d’Etat d’un pays voisin, fût-il Idriss Déby, dont on connaît au demeurant bien la nature des rapports avec un certain François Bozizé.

 

A cause de Baba Laddé et de la paranoïa d’un coup d’Etat contre son régime qui s’est accentué ces jours à Bangui, Bozizé et sa clique ne dorment plus la nuit et ont soumis la population banguissoise et la capitale à un quadrillage et un renforcement sans précédent des contrôles de la garde présidentielle.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 02:23

 

 

 

wanted-baba-ladde.jpg


Celui qui contrôle le centre occupe la position la plus importante.

 

Mettre fin à la terreur des bandes armées qui ravagent la Centrafrique, ça sera étonnamment facile. Il suffit que le chef d'une armée disciplinée décide que ça soit une bonne idée. Les petites milices qui terrorisent les villages et enlèvent des enfants comme moyen de recrutement, elles sont identiques à celles qui traumatisaient le Liberia et la Sierra Leone. (Ce processus de reproduction n'a pas eu de nom jusqu'à maintenant; je l'a baptisé le konyvirus.) En 2003, après quatorze ans de guerre au Liberia, les États-unis ont décidé que ça suffisait et ont envoyé quelques Marines. Immédiatement, la guerre a pris fin. C'était la même chose en Sierra Leone. Après neuf ans de guerre, en 2000 le Royaume uni a décidé que ça suffisait. Ils ont envoyé quelques soldats. Immédiatement, la guerre a pris fin.

 

Dans les pays ravagés par ce konyvirus, les miliciens n'ont ni la discipline, ni l'idéologie, ni la volonté de combattre de vrais soldats. Leurs formations pathétiques dissolvent comme le sucre dans l'eau. Ce n'est même pas nécessaire que ce soient des armées occidentales qui prennent le champ, bien que le pouvoir psychologique de devoir faire face à des Européens ou des Américains, n'est pas sans importance. L'armée rwandaise, par exemple, est très disciplinée est pourrait se charger de cette tâche si le Rwanda avait la volonté ou l'argent de le faire.

 

Si c'est seulement une question de prendre la bonne décision, ce qui est vrai, pourquoi est-ce que les exactions en Centrafrique continuent et s'exacerbent? C'est simplement parce les leaders clés n'ont pas réfléchit à l'importance stratégique du centre. Il s'agit d'un principe que n'importe quel joueur d'échecs pourrait expliquer: celui qui contrôle le centre occupe la position la plus importante. La Centrafrique partage ses frontières avec six pays et se trouve entre l'Afrique Centrale et l'Afrique de l'Est. Il est impossible de construire un avenir dans ces régions tant que le konyvirus domine le paysage d'une grande partie de la Centrafrique. Par contre, une Centrafrique stable et sécurisée veut dire que les conflits en RD Congo, au Sud Soudan, et au Tchad deviendront isolés et solubles.

 

Rubaduka 


Source : lafrique.com 23 décembre 2011

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 17:14

 

 

Abdoulaye-Miskine-Koumta-Madji.jpg

 

Le FPR attaqué en RCA


source : http://makaila.over-blog.com/article-le-fpr-attaque-en-rca-95112316.html


Communiqué de presse


Attaque du FDPC contre le FPR


Le Front Populaire pour le Redressement (FPR), tient à informer l’opinion nationale et internationale que ses éléments ont subi  ce jour du 26 décembre 2011, une attaque lâche de la part du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) du Général Abdoulaye Miskine, dans la zone de Bambari.

 

Alors que nos forces étaient en patrouille, elles ont été brusquement attaquées par les éléments du FDPC.

Le FPR ignore le mobile qui a motivé le Général Abdoulaye Miskine  à ordonner à ses troupes de s’en prendre à nos éléments.

 

Cette attaque a perpétré la mort de deux personnes dans nos rangs.

 

Le FPR tient à témoin l’opinion nationale et internationale sur les éventuelles détériorations de la situation militaire dans la sous-région si le Général Abdoulaye Miskine  ne prend pas ses gardes.

 

Le FPR condamne ces attaques lâches contre ses forces et avertit qu’il prendra les mesures qui s’imposent pour faire la lumière sur cette affaire.

Fait, le 27 décembre 2011

 

Le Front Populaire pour le Redressement (FPR)


Tel : 00 88 21 699 71 927

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 00:24

 

 

 


Zingas Aurélien


Selon nos informations d’une source proche du dossier, depuis la mi-novembre dernier, le bureau de l’assemblée nationale a été enfin saisi officiellement par une demande de levée de l’immunité parlementaire de l’ancien et sulfureux ministre devenu entre-temps député du 6ème arrondissement de la capitale, Simplice Aurélien Zingas, mis en examen dans l’affaire du détournement de la somme de 20 millions de F CFA sur la centaine de million en tout, destinée à la société REGICA pour la retransmission  par satellite du défilé du cinquantenaire de l’indépendance de la RCA le 1er décembre 2010.


S’agissant particulièrement de Zingas, la population du 6ème arrondissement, indignée et outrée par le déshonneur ainsi crée par leur prétendu député n’a cessé de prendre des initiatives aussi louables que courageuses pour désavouer ouvertement l’auteur du détournement et exiger la levée de son immunité parlementaire pour en faire un exemple. Elle a adressé au président de l’assemblée nationale une lettre ouverte puis mis en place un comité anti-impunité contre le malfrat.


Finalement leur démarche a payé puisque le parquet a saisi la chancellerie qui en a informé Bozizé en personne lequel a informé le gouvernement avant que la demande de levée d’immunité soit adressée au bureau de l’assemblée nationale. On ne sait plus pour quelle raison les choses traînent encore tant au niveau de cette institution.


Zingas, on a fini par le savoir, n’a pas bouffé cet argent tout seul. Il l’a vraisemblablement partagé avec deux autres complices, en l’occurrence ses deux anciens collègues ministres, à savoir, Abdallah Kadre et Désiré Zanga Kolingba. Le premier, en tant que ministre délégué aux finances à l’époque, a permis que le montant de 100 millions de F CFA  qui aurait dû être décaissé du trésor par virement bancaire selon les règles de l’art dans le compte de REGICA, soit décaissé en espèces sonnantes et trébuchantes afin d’en faciliter le partage des 20 millions de F CFA détournés entre les trois comparses.


Désiré Kolingba quant à lui, a pris peur et la poudre d’escampette lorsqu’on l’a convoqué pour l’entendre dans ce dossier. Certains de ses parents lui avaient pourtant offert de lui remettre de quoi rembourser ce qu’il devait mais il aurait décliné ces offres d’arrangement amiable. Selon nos informations et aux dernières nouvelles, il se trouverait actuellement à Orléans en France après un bref passage par Brazzaville.


Pour se venger de REGICA, Abdallah Kadre a cru entre temps devoir procéder à la divulgation du dossier fiscal de cette société, ce qui lui vaudra encore une autre mise en examen outre celle de l’affaire Telsoft dans laquelle il était déjà inculpé. Aussi scandaleux et paradoxal que cela puisse être, Abdallah Kadre vient d’être confirmé ministre conseiller chargé de la bonne gouvernance à la primature. Comme prime à l’impunité, il n’y a pas mieux.


Pour ce qui est du cas de Zingas, il se retrouve actuellement dépossédé de son passeport diplomatique. Il a cru devoir tenter de se faire délivrer le nouveau passeport biométrique mais la demande qu’il a déposée a purement et simplement disparu ainsi que celles de son épouse et ses enfants. Il a aussi essayé de solliciter l’indulgence de Bozizé sur son cas lorsqu’il a appris que celui-ci avait personnellement restitué à Gouandjika son passeport entre temps confisqué lui aussi par la justice. C’est Gouandjika qui se serait attiré les foudres de Bozizé d’après nos informations d’une source proche du dossier. Il faut croire que ce n’est pas tout le monde en bozizie qui peut bénéficier de l’impunité et de la protection personnelle de Bozizé. Abandonné et isolé, Zingas qui ne sait plus à quel saint se vouer, attend résigné la levée de son immunité parlementaire, une première.


Rédaction C.A.P

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 20:53

 

 

 

 

 

Areva

 

PARIS AFP / 25 décembre 2011 18h38 - Le mari de l'ex-patronne d'Areva, Olivier Fric, a démenti dimanche avoir jamais travaillé pour Areva ni sur l'acquisition controversée par le groupe nucléaire en 2007 de la société d'extraction d'uranium UraMin, dans un communiqué transmis à l'AFP après un article du JDD.

 

Olivier Fric n'a été associé, ni de près ni de loin, à l'acquisition d'UraMin et n'a jamais travaillé pour Areva, selon ce communiqué de l'avocat d'Anne Lauvergeon et son époux, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi.

 

L'ex-patronne d'Areva et son mari ont porté plainte il y a quelques jours, soupçonnant d'avoir été illégalement écoutés par des enquêteurs privés, en arrière-plan d'un rachat en 2007 par le groupe nucléaire d'UraMin.

Dans son édition ce dimanche, le JDD assure que M. Fric proposait d'apporter à Areva des investisseurs dans le secteur des mines et énergies renouvelables et qu'il serait à l'origine du recrutement par Areva en 2006 de Daniel Wouters, directeur du développement d'UraMin.

Daniel Wouters n'est pas à l'origine de l'intérêt d'Areva pour UraMin, société qu'Areva Mines suivait depuis de nombreux mois avant son recrutement et Olivier Fric ne connaissait pas M. Wouters avant son recrutement par Areva, souligne Anne Lauvergeon et Olivier Fric.

 

A partir des liens supposés entre MM. Wouters et Fric, le JDD affirme que des soupçons de conflit d'intérêt planeraient sur M. Wouters.

 

L'acquisition d'UraMin s'est faite alors que le cours de l'uranium était très élevé, sur le marché de Toronto, dans des conditions de gouvernance irréprochables, souligne Mme Lauvergeon dans le communiqué.

 

Suspicion malveillante et calomnie, la source anonyme de l’article du JDD, dans une tentative de contre-feu, est probablement le commanditaire de l’enquête crapuleuse, dirigée contre Anne Lauvergeon et son mari, qui a provoqué le dépôt de leur plainte pénale, répliquent Mme Lauvergeon et son mari.

 

Ils démentent en outre que M. Fric ait jamais travaillé ou vécu au Mexique ou aux Etats-Unis et n'a pas travaillé pour Agave, ayant refusé de devenir partenaire de la société, contrairement à ce qu'affirme le JDD.

 

Selon le JDD, M. Fric s'était associé avec Agave Partners Holdings, une société immatriculée aux îles Caïmans, pour monter en 2009 avec Areva une structure d'acquisition de sociétés dans le secteur des énergies renouvelables.


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Révélations sur l’affaire UraMin


Bruna Basini - Le Journal du Dimanche dimanche 25 décembre 2011

 

L’acquisition de la société minière d’uranium par Areva devient une affaire personnelle.

 

C’est une patate chaude. Une affaire qui déclenche les rumeurs les plus folles depuis que, le 13 décembre, Luc Oursel, successeur d’Anne Lauvergeon à la tête d’Areva, a inscrit dans ses comptes une provision de 1,46 milliard pour éponger le rachat de la société UraMin. Cette énorme dépréciation d’actifs va coûter à l’État actionnaire (86,5% du capital), et donc au contribuable, la bagatelle de 2 milliards d’euros. Depuis, la chasse aux responsables est ouverte. Chez Areva, une commission spéciale épluche le dossier. L’audit financier du député (PS) Marc Goua sur Areva et EDF, démarré avant l’été, est reparti de plus belle. Et Anne Lauvergeon et son époux, Olivier Fric, ont saisi la justice d’une plainte lundi dernier.


Tout commence en 2006 lorsque Areva jette son dévolu sur UraMin, une jeune société canadienne d’exploration cotée à la Bourse de Toronto et de Londres. Immatriculée dans un paradis fiscal, les îles Vierges britanniques. l’entreprise possède des mines d’uranium en Afrique : à Trekkopje en Namibie, à Bakouma en Centrafrique et à Ryst Kuil en Afrique du Sud. La période est euphorique. Les prix de l’uranium ont grimpé de 40 à 150 dollars la livre et les mines de la société devraient offrir des perspectives de production supérieures à 8.000 tonnes à l’horizon 2012.


En juin 2007, Anne Lauvergeon parvient à convaincre l’Agence des participations de l’État : elle rachète UraMin le 15 juin au prix fort, 1,8 milliard d’euros. Bientôt viendront s’y ajouter des investissements pour 700 millions d’euros (achats de permis, coûts de mise en exploitation, construction d’une usine de dessalement en Namibie pour 250 millions d’euros…).


Les vendeurs, eux, se frottent les mains : le Canadien Stephen Dattels, vieux briscard du monde minier, quelques acolytes et des fleurons de Wall Street, comme Goldman Sachs, Fidelity ou Bear Sterns. Pour eux, c’est le jackpot et le sujet d’un livre – aujourd’hui introuvable – intitulé U308, UraMin, A Team Enriched. "Ils y racontent de A à Z comment ils ont monté l’affaire et mis leur bazar en vente pour décrocher le gros lot", résume un ancien d’Areva qui l’a lu.


Des soupçons de conflit d’intérêts


Trois ans plus tard, à la faveur de deux provisions – 426 millions en 2010 et 1,4 milliard en 2011 –, la valeur comptable de cet actif ne vaut quasiment plus rien. Un rossignol, diront les mauvais esprits. Une opération douteuse, si l’on en croit certains experts qui se sont penchés sur l’opération. "Plus j’enquête et plus je trouve tout cela bizarre", résume Marc Goua.


Le député du Maine-et-Loire n’est pas le seul à avoir tenté de débroussailler l’affaire. Le gendarme de la Bourse canadienne a enquêté sur le cours du titre UraMin, qui a quadruplé pendant les six mois précédant l’acquisition de la société minière par Areva. Du coup, le prix de celle-ci est passé de 300millions un an plus tôt à 1,8 milliard en 2007. Y a-t-il eu délit d’initiés?


Selon nos informations, Areva a, de son côté, commandité deux enquêtes. En mars 2010, une première recherche a été confiée par Gérald Arbola, ancien directeur délégué du groupe, et par la direction de la sécurité, à Apic, une société d’intelligence économique basée à Sciez (Haute-Savoie). Anne Lauvergeon n’en aurait pas été informée. Apic est chargée d’enquêter sur Daniel Wouters, un banquier franco-belge recruté en 2006 par la patronne d’Areva pour trouver une mine d’uranium au moment où le groupe cherchait à sécuriser ses sources d’approvisionnement. Des soupçons de conflit d’intérêts planeraient sur Wouters.


"Areva a été victime d’une escroquerie"


Partie de là, l’enquête aboutit à un supplément d’information sur UraMin consigné dans une note de deux pages en mai 2010. Conclusion? Pour évaluer les réserves des mines convoitées, "Areva n’a utilisé que les documents et données proposés par la société SRK, qui était rémunérée par le vendeur". Autre passage important de la note : "Il y a un faisceau d’indices sérieux et concordants qui démontrent qu’Areva a été victime d’une escroquerie." Anne Lauvergon a-t-elle eu connaissance de ce document? Oui, selon des sources internes à Areva, qui disent avoir essuyé de sa part une fin de non-recevoir.


La seconde enquête mandatée par Areva et révélée mercredi par Le Canard enchaîné ciblait les personnes – dont Olivier Fric – et sociétés actives dans le secteur minier. Elle a abouti à la plainte déposée par Anne Lauvergeon lundi dernier. Contacté par le JDD samedi, Daniel Wouters ne sait pas s’il va porter plainte. "Je n’ai lu que ce qui était dans Le Canard enchaîné." L’avocat d’Anne Lauvergeon et d’Olivier Fric, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, nous indiquait samedi soir n’avoir pu joindre ses clients, en vacances à l’étranger, pour répondre à nos questions. L’affaire ne fait que commencer.


Les interrogations du député Marc Goua

 

Le recommandé est parti vendredi, signé Marc Goua, le député (PS) du Maine-et-Loire qui mène l’enquête sur l’acquisition de la société UraMin par Areva. Il est adressé à l’ancien patron de l’Agence des participations de l’État (APE) Bruno Bézard, en poste lors du rachat en 2007 de cette junior canadienne. "Je lui ai demandé une entrevue et des réponses aux nombreuses questions que soulève cette opération", précise-t-il. L’élu s’interroge aussi sur le décret du 15 décembre qui filialise le pôle mines du géant de l’atome. "Le 12, on provisionne les comptes d’Areva de près de 2 milliards d’euros au titre UraMin. Celle-ci ne vaudra plus que des queues de cerises dans la future filiale mines d’Areva, à laquelle le décret du 15 donne son feu vert sans tambour ni trompette. À qui profite la manoeuvre?" Et de rappeler que l’entrée au capital d’Areva pour avoir accès à ses mines d’uranium avait déjà appâté EDF et le fonds souverain du Qatar en 2010. B.B.

 

 

 

Quand Olivier Fric travaillait avec Areva


Bruna Basini - Le Journal du Dimanche dimanche 25 décembre 2011


Espionné durant plusieurs mois par une officine privée, le mari d’Anne Lauvergeon était en relation avec le groupe nucléaire.


Son nom est au coeur d’un rapport du 26 septembre 2011 commandité par Areva auprès d’Alp Services, une officine basée à Genève. Il révèle qu’Olivier Fric, 53 ans, époux d’Anne Lauvergeon, ex-présidente d’Areva (de 2001 à juin 2011), a été minutieusement pisté de février à juin 2011. Voyages, écoutes téléphoniques, comptes bancaires, casier judiciaire… Un travail de barbouzes. Anne Lauvergeon et Olivier Fric ont déposé plainte le 19 décembre pour "complicité et recel de violation de secret professionnel » et « atteinte à l’intimité de la vie privée".


Jamais jusqu’ici Olivier Fric n’était sorti de l’ombre. Tout juste sait-on, au gré des rares confidences d’Anne Lauvergeon à la presse, qu’il a travaillé pour Elf Aquitaine et "passé sa vie au Mexique et aux États-Unis"*, au moment où l’ancienne sherpa de François Mitterrand entrait à la Banque Lazard, en 1995.


"Il proposait des investisseurs dans le secteur des mines"

 

Diplômé de l’Essec, Olivier Fric a fait du conseil et des montages financiers dans le secteur de l’énergie sa spécialité. En mai dernier, il crée Matric, une société anonyme immatriculée à Lausanne. Comment se retrouve- t-il dans l’affaire UraMin? Il serait à l’origine du recrutement en 2006 par Areva du Franco-Belge Daniel Wouters. Ce dernier est à l’origine du rachat de la junior canadienne UraMin, qui fait aujourd’hui polémique. Et du fait des liens d’amitié supposés entre Fric et Wouters, on s’interroge chez Areva : Olivier Fric a-t-il été associé de près ou de loin à cette acquisition? "C’est quelqu’un que je connais depuis quelques années, déclare Daniel Wouters au JDD. Nous avons regardé plusieurs dossiers, mais rien ne s’est jamais présenté et nous n’avons jamais travaillé ensemble sur UraMin."

 

Seule certitude, le mari d’Anne Lauvergeon n’est pas un inconnu chez Areva. "Il proposait d’apporter au groupe des investisseurs dans le secteur des mines et des énergies renouvelables. Il a notamment agi en consultant auprès de United Africa, le partenaire d’UraMin dans l’usine de dessalement construite en Namibie pour exploiter la mine de Trekkopje", précise-t-on dans le groupe nucléaire.

 

Selon des documents que nous avons pu consulter, en 2009, il était en relation avec Areva pour monter une structure d’acquisition de sociétés dans le secteur des énergies renouvelables. Il s’y présentait en associé d’Agave Partners Holdings, une société immatriculée aux îles Caïman, avec des bureaux à Londres, San Francisco et dans le Golfe. Selon plusieurs sources anonymes, l’implication du mari de la patronne n’était pas du goût de tout le monde. La question du conflit d’intérêts aurait été soulevée à propos d’une opération impliquant un investissement dans le solaire. Sollicitée sur ce point, la direction d’Areva n’a pas donné suite.

 

* Paris Match du 27 avril 1995.

 

La réponse de l'avocat d'Anne Lauvergeon et d'Olivier Fric :

 

l- Acquisition d'Uramin

 

Elle s'est faite alors que le cours de l'uranium était très élevé, sur le marché de Toronto, dans des conditions de gouvernance irréprochables. Le Directoire, unanime a proposé cette opération au Conseil de Surveillance, composé d'une large majorité de représentants de l'Etat, et présidé par Frederic Lemoine, qui a donné son autorisation à l'unanimité. Nul ne pouvait prévoir la crise de 2008, et ses conséquences sur les matières premières, puis l'accident de Fukushima. Les compagnies comparables à Uramin ont perdu 80% à 90% de leur valeur boursière pendant la même période.


II- René Ricol diligenté par le Président de la République à la suite de diverses insinuations propagées sur le sujet a conclu que l'acquisition d'Uramin était nécessaire sur le plan stratégique et a déclaré à l'Assemblée générale des actionnaires du 27 avril 2011 : "j'étais venu pour faire la clarté sur les comptes d'Areva. La clarté existait avant mon arrivée, j'ai perdu mon temps avec bonheur." Volontairement, Anne Lauvergeon n'a participé à aucune des très nombreuses réunions tenues par René Ricol avec les collaborateurs d'Areva.

 

lII- Sur l'article du JDD (page 15) mes clients expriment les démentis suivants :

 

1 Olivier Fric n'a jamais travaillé ou vécu aux Etats Unis ou au Mexique

2 Daniel Wouters n'est pas à l'origine de l'intérêt d'Areva pour Uramin, société qu'Areva Mines suivait depuis de nombreux mois avant son recrutement.

3 Olivier Fric ne connaissait pas M. Wouters avant son recrutement par Areva.

4 Olivier Fric n'a été associé, ni de près ni de loin, à l'acquisition d'Uramin

5 Olivier Fric n'a jamais travaillé pour Areva.

6 Olivier Fric n'a pas été consultant de UAG. Il a rempli une mission auprès d'un des conseils financiers d'UAG.

7 Agave, société américaine de développement de projets dans les renouvelables a proposé à Olivier Fric de devenir partenaire. Celui-ci n'a pas donné suite.

8 Contacté, Gérald Arbola ne connais pas la société Apic ni le rapport dont il aurait selon l'article du JDD, été le commanditaire.

Suspicion malveillante et calomnie, la source anonyme de l’article du JDD, dans une tentative de contre-feu, est probablement le commanditaire de l’enquête crapuleuse, dirigée contre Anne Lauvergeon et son mari, qui a provoqué le dépôt de leur plainte pénale.

 

Paru dans leJDD

Le mari d'Anne Lauvergeon, Olivier Fric, était en relation avec Areva. (Reuters)

 

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 14:45

 

 


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Radio Ndéké Luka Samedi, 24 Décembre 2011 13:14

 

Une réunion de consolidation de paix au Nord de la RCA, s’est tenue au palais de la Renaissance à Bangui le 20 décembre 2011. Elle a regroupé François Bozizé président de la République, Zakaria Damane Chef de la rébellion de l’Union des forces démocratique pour le rassemblement (UFDR) et Abdoulaye Hissène, chef de la Convention des patriotiques pour la justice et la paix (CPJP).

 

Il s’agit de l’évaluation du processus de paix engagé il y a quelques mois, pour la pacification du nord et le nord-est de la République centrafricaine.

 

A l’issue de la rencontre, François Bozizé a affirmé que « les opérations militaires des rebellions dans les villes du Nord de la RCA sont un frein au développement du pays ».

 

La rencontre tripartite entre le président François Bozizé, Zakaria Damane et Abdoulaye Hissen fait suite à la caravane de la paix lancée en novembre par la Médiation avec l’appui du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique, dans certaines villes du Nord du pays, fief de la CPJP et de l’UFDR.

 

Le Chef de l’Etat a félicité l’engagement de ces deux rebellions qui ont décidé de faire la paix définitivement et renoncer aux conflits.

 

La fin de cette caravane de  paix le 22 novembre dernier, a bouclé un long moment de médiation visant à pacifier les conflits entre ces deux groupes rebelle qui vivent depuis plusieurs années dans une rivalité meurtrière. Il reste pour l’instant que le désarmement des combattants pour pacifier la région.

 

 

 

NDLR : Cette politique de mallette avec quelques millions remis de temps à autre à ces chefs rebelles n’a jamais apporté une paix véritable et durable au pays. Quand est ce que Bozizé va le comprendre ?  

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 23:57

 

 

 

Baba Laddé


23/12/2011 à 09h:56 Par Jeune Afrique

 

Le général autoproclamé Baba Laddé à la tête d'une grande alliance ? À la tête du Front populaire, cet ancien sous-officier de l’armée tchadienne n'envisage rien de moins que de renverser le président Idriss Déby et appelle à la formation d'une grande alliance avec notamment Aqmi et le Polisario. Suffisant pour inquiéter le Tchad et la Centrafrique.

 

Son objectif n’est rien de moins que de renverser le président tchadien Idriss Déby Itno et de fédérer tous les Peuls, de la Mauritanie à la République démocratique du Congo. Mais pour l’instant, l’autoproclamé général Baba Laddé, 41 ans, se contente de sévir dans le nord de la Centrafrique, multipliant rackets et pillages.

 

Appel à une grande alliance

 

Cet ancien sous-officier de l’armée tchadienne originaire du Mayo-Kebbi a fondé le Front populaire pour le redressement, une milice dont les membres sont équipés de kalachnikovs mais aussi d’arcs et de flèches empoisonnées. Profitant de la faiblesse de l’armée centrafricaine, Baba Laddé se rend parfois à Bangui pour s’y ravitailler. Dans une récente déclaration postée sur internet, il appelle à une grande alliance entre les Touaregs, Aqmi, les indépendantistes de l’Ogaden, les Sahraouis du Polisario et, bien sûr, les Peuls. Les présidents Bozizé et Déby, qui commencent à s’inquiéter de sa capacité de nuisance, réfléchissent à une opération militaire conjointe. 

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