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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 00:30

 

 

 

Baba-Ladde1.jpg

www.makaila.over-blog.com  Dimanche 15 janvier 2012

Les Forces du Front Populaire du Redressement (FPR) renforcés par plusieurs groupes rebelles venus de l'est du Tchad, disposent désormais une  puissante  force de frappe militaire extrêmement dangereuse contre l'armée tchadienne.

Selon des sources proches du mouvement, les moyens humains et militaires sont disponibles pour que la rébellion tchadienne du Général Baba Laddé  réponde à tout assaut des forces gouvernementales d'où qu'elles viennent.

Idriss Deby risque une surprise !

Source : rédaction du blog de makaila

 

NDLR : Voici une opération de communication visant à tenter de contrecarrer les incessantes rumeurs faisant état de l’intention prêtée au président tchadien Idriss Déby de donner bientôt l’assaut sur la base de Baba Laddé aux environs de Kaga-Bandoro sur le territoire centrafricain. Les cas Joseph Kony de la LRA et Baba Laddé du FPR ont beaucoup été discutés au sommet des chefs d’Etat de la CEEAC qui s’est ouvert ce dimanche à N’Djaména.

 

Vers l’échec du Sommet de la CEEAC à Ndjaména : Paul Biya décline l’invitation d’Idriss Deby !

www.makaila.over-blog.com  Dimanche 15 janvier 2012

Le Sommet de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), s’ouvre ce dimanche à Ndjaména au Tchad. Cet ensemble économique sous-régional est bloqué par un dysfonctionnement multidimensionnel ce qui caractérise les difficultés majeures de trouver des solutions à relever les défis qui lui s’imposent.

L’absence remarquée  à Ndjaména, de plusieurs chefs d’Etats membres de cette organisation à l’allure de secte, montre à juste titre l’incohérence qui oppose ces derniers.

Les autorités tchadiennes ont annoncé avec  tambour et trompette, l’arrivée à Ndjaména de Paul Biya, mais, fidèle à sa tradition et son arrogance, le dirigeant camerounais a tout simplement décliné  l’invitation officielle d’Idriss Deby.

En Afrique centrale,  Idriss Deby se distingue par son comportement d’agressivité transfrontalière, de barbarie et  de  violences.

Le sommet de la CEEAC qui se tient à Ndjaména souffre du choix des thèmes.

Comment peut-on réunir des chefs d’Etat pour évoquer le cas d’un chef rebelle tchadien qui se bat contre la dictature qui sévit dans son pays ?

Selon nos informations, le cas du Général Baba Laddé serait à l’ordre du jour ! Pourtant  à part le Front Populaire pour le Redressement (FPR), il y a d’autres groupuscules armés notamment centrafricains qui luttent contre le régime de François Bozizé sans que leurs noms ne soient cités. On est tenté de savoir pourquoi, vise-t-on seulement Baba Laddé et pas les autres ?

L’inquiétude d’Idriss Deby découle du fait que le FPR est devenu une menace réelle à son régime d’où l’urgence de mobiliser la sous-région pour attirer l’attention de la communauté internationale afin de venir au secours à son régime agonissant au Tchad.

Mais  aujourd’hui, son jeu est connu ce qui explique l’absence massive des chefs d’Etats  qui se sont limités à envoyer que des délégations à ce sommet.


Makaila Nguebla

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 02:27

 

 

Telecel.jpg

 

 TELECEL-2.jpg

 

 

 

 

Enquête exclusive

 

 

Le Directeur général de la société de téléphonie mobile TELECEL a quitté Bangui, à quelques détails près, dans les mêmes conditions que son homologue de la Banque Sahélo-saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC) à la fin du mois d’octobre 2011. Hier amis, aujourd’hui ennemis. Comme toujours, au centre de la contradiction, on retrouve les membres de la famille biologique, clanique ou politique du Président Bozizé.

 

Tout remonte à la période pré-électorale où la société TELECEL a servi de vache à lait aux multiples associations créées pour les besoins de la réélection de Bozizé, mais dont l’objectif de l’enrichissement rapide de leurs parrains et dirigeants n’est un secret pour personne. Il s’agit des associations Bozizé Doit Rester (BDR) de Richard Gouandja, actuel ministre de l’Intérieur ; (UDRUC) de Célestin Leroy Gaombalet, Président de l’Assemblée Nationale ; Rayon de Soleil de Mme TETE, du Palais présidentiel ; de Francis Bozizé, ministre délégué de son père à la Défense, candidat à l’élection législative à Kabo (Nord du pays), etc.

 

Ayant promis à la population de sa circonscription l’accès au mobile s’il est élu, Francis Bozizé a mis suffisamment de pression sur la société TELECEL pour qu’elle implante une antenne relai à Kabo et qu’elle lui offre près de 3000 appareils téléphoniques. Centrafrique Presse avait déjà dénoncé et démontré le mode opératoire de ce beau monde dans ses éditions pendant cette période. Quel est le procédé ?

 

Sous des pressions de toutes sortes y compris des menaces d’expulsion ou de mort de la part des responsables et animateurs du BDR et autres de même acabit, des opérateurs économiques leur remettaient des millions de francs CFA que ces dirigeants d’associations peu ordinaires injectaient dans l’achat, 60% moins cher des coupons de recharge téléphonique qu’ils déposaient ensuite à vendre auprès des grossistes qui les écoulaient à 100% contre une cession de 25% d’intérêt. La société elle-même ne cède que 7% à ses grossistes !

 

Ainsi, en 24 ou 48h maxi, des milliers de coupons sont écoulés et ont rapporté à leurs pseudo propriétaires plusieurs centaines de millions de FCFA que se répartissent parrains, dirigeants et associations de soutien à Bozizé. Bien réfléchi et c’est très juteux !

 

On a ici une explication des nombreuses villas qui surgissent de terre dans les quartiers et sur la colline surplombant Bangui, les rutilants 4x4 qui arpentent les rues toutes défoncées de Bangui. Et cela fait non seulement des jaloux mais les auteurs de ce micmac financier entendent le perpétuer. Or depuis lors, le siège de la société TELECEL en Egypte s’oppose désormais à cette pratique qui n’a que trop duré et qui risque, à très court terme, de mettre l’existence même de la société en danger.

 

La tentation de se faire beaucoup d’argent et vite est si forte que Papy Bozizé a même cru effectuer par avance et ce, sans même en informer la direction de TELECEL d’un montant de 50 millions de F CFA sur le compte de celle-ci à la BSIC. On apprend aussi que Mme Ndoutingaï avait voulu se procurer pour un montant de 100 millions de F CFA les fameux coupons de recharge au rabais de TELECEL mais on lui aurait fait savoir cela nécessiterait l’accord préalable du siège du Caire. Malheureusement pour ces commerçants d’un nouveau genre, le siège du Caire a opposé un refus net.   

 

Les inspirateurs-conseillers de cette pratique se trouvent dans la société elle-même et se font leur beurre eux-aussi, au passage. La moindre opposition de qui que ce soit à cette pratique est systématiquement dénoncée à la progéniture présidentielle qui a par ailleurs, commande certains corps de l’armée où elle a créé et privatisé des geôles (Section de Recherches et d’Investigation) et des prisons (Bossembélé).

 

C’est ainsi qu’au motif qu’il trafique du diamant, de l’or, etc… M. Lionel Coussi le DG de TELECEL pourtant très généraux avec la première dame Monique Bozizé et sa fondation mère - enfant - solidarité, s’est retrouvé un jour il y a quelques semaines de la fin de l’année 2011 en geôle à la (SRI) de 9h à 01h, sans que le Haut représentant de la France en Centrafrique ait pu faire quelque chose pour l’en sortir. Il ne sera libéré que suite au paiement d’une somme de près de 20 millions de F CFA au fils de son père, Papy Bozizé, commandant de la SRI et après une intervention de l’ancien patron centrafricain de TELECEL qui n’est autre que Serge Psimhis. Dans la foulée, M. Lionel Coussi a été remplacé au pied levé par un Burundais pourtant venu seulement en mission à Bangui pour une but précis.

 

Dans un secteur aussi concurrentiel que celui de la téléphonie mobile, on se demande comment des responsables dirigeants un Etat peuvent se comporter de la sorte, sans se préoccuper de l’avenir d’une société qui emploie leurs compatriotes et à laquelle ils font courir le risque de faillite. On comprend ainsi pourquoi la Centrafrique continue depuis que Bozizé est la tête de ce pays qu’il occupe continuellement la queue du peloton dans le classement de Doing Business pour le climat des affaires.

 

Et Bozizé en tant que Président de la République au nom duquel toutes ces manœuvres malhonnêtes de prédation et liquidatrices des sociétés est menée est là, indifférent et imperturbable. Les directeurs généraux étrangers exerçant en Centrafrique n’ont qu’à bien se tenir car ils risquent gros avec des dirigeants qu’ils prennent en estime mais dont les comportements confinent avec ceux de bandits de grand chemin. Qui a dit qu’on était dans un Etat voyou ?

 

Rédaction C.A.P

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 02:22

 

 

boucherie à Bouboui

 DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com  

Bangui, 12 Janvier 2012

Bangui : Affaire des 5 bouchers : délai de gardez-à-vue épuisé mais toujours détenus

Les 5 bouchers arrêtés le vendredi dernier pour « association de malfaiteurs », viennent d’épuiser totalement la période de garder-à-vue ce jeudi, (trois jours renouvelable une fois), selon les dispositions de l’article 40 du nouveau Code de procédures pénales.

Toutefois, ils sont toujours maintenus à l’Office central de répression du banditisme (OCRB) à Bangui. Mais leur avocat, Maître Olivier Manguéréka, se plaint de ne pas avoir accès à leur dossier jusqu’à ce jour et indique que ses clients n’ont pas encore reçu le mandat de dépôt.

« Mes clients sont détenus sans connaitre les vrais motifs de leurs accusations, moi-même je ne suis pas encore entré en possession de leur dossier pour comprendre davantage ce qui leur est reproché », a indiqué Maître Manguéréka dans un entretien avec le RJDH.

Pour la défense, l’argument du Procureur de la République selon lequel ces bouchers ont été arrêtés parce qu’ils constituaient « une association de malfaiteurs », tendant à inciter à la révolte en se rebellant contre « une décision d’Etat », n’est pas valable parce que la Constitution centrafricaine garantit la liberté de réunion à tous les citoyens.

« La liberté de réunion est garantie par la Constitution de la République Centrafricaine, donc considérer une réunion de concertation destinée à formuler des propositions au gouvernement comme une association de malfaiteurs n’est pas acceptable », a-t-il fait remarquer et a promis de déposer une requête de libération.

Cette affaire se situe dans la foulée des problèmes qui entourent le transfert du marché à bétail au PK 45 de Bangui. Les vendeurs de boeufs et les bouchers se plaignent de la distance, mais aussi du coût du transport de la viande vers Bangui qui est selon eux trop cher avec une incidence sur leur chiffre d’affaire.

 

 

Bangui : Des journalistes se mobilisent contre le Sida

Acquérir des connaissances pratiques sur les méthodes d’investigation sur le VIH /sida est l’objet d’une rencontre à laquelle prennent part 12 journalistes des radios communautaires du pays à Bangui ce jeudi.

« Le sida étant une épidémie complexe et évolutif, les professionnels des medias qui constituent les acteurs privilégiés dans la diffusion des messages innovants et adaptés ont

besoin d’être renforcés dans leurs capacités de manière continue », a fait remarquer le président du Réseau des médias africains de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (REMASTP), Mathurin Momet, pour justifier cette formation.

Pour lui, la République Centrafricaine ayant le taux de prévalence du VIH/sida le plus élevé de la sous-région d’Afrique centrale (5,9%), les medias sont fortement sollicités et interpellés comme acteurs de premier rang.

Financé par l’Institut Panos Paris, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet baptisé Médias d’Afrique centrale contre le VIH/sida, lancé en juillet dernier à Bangui. Il s’agit d’impliquer davantage les médias nationaux et régionaux dans la lutte contre cette maladie. La formation s’achèvera le 25 janvier prochain.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 17:41

 

 

Démafouth candidat

 

La NAP réfute les accusations portées contre Demafouth

Radio Ndéké Luka Jeudi, 12 Janvier 2012 13:37

L’actualité nationale reste dominée ces derniers temps par des réactions au sujet de l’arrestation du chef de file de l’ex-rébellion de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth. Ce 11 janvier 2012, c’est le bureau politique de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP) qui s’ajoute à la liste. La NAP, parti politique crée par Demafouth, rejette en bloc toutes les accusations portées contre son président.

Dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka ce mercredi, Léon Anatole Doyemet Lombé, membre du bureau politique de cette formation politique déclare que « vu que Demafouth a lui-même rejeté ces accusations relatives à la tentative à la destitution du pouvoir de Bangui, le bureau politique ne peut pas aussi concevoir cela. La NAP exige la libération immédiate de son président».

Pour lui, Jean-Jacques Demafouth a toujours été l’ « un des principaux acteurs dans le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) en Centrafrique. Il a été d’ailleurs le tout premier à accepter la victoire de l’actuel président de la République Centrafricaine François Bozizé dès le 1er tour à la présidentielle du 23 janvier 2011. Nous sommes aussi inquiets si sa liberté est protégée, car, on se demande s’il ne serait pas déporté quelque part ».

L’autre inquiétude du bureau politique de la NAP est « la perquisition, le  week-end dernier, du domicile de Demafouth. Une perquisition qui, selon ce parti, n’a pas répondu aux exigences des lois du pays en la matière et soldée par l’arrestation du trésorier général de ce parti ».

L’autre son de cloche, concernant toujours les réactions, vient du Groupe Parlementaire des députés indépendants de Centrafrique. Il demande la libération pure et simple de Herbert Gontran Djono Ahaba, député de Birao II. Ce dernier, accompagné de son homologue sortant a été aussi arrêté avec Jean-Jacques Demafouth, il y a 5 jours.

Dans un communiqué signé des 10 députés de ce groupe et rendu public ce mercredi par Radio Ndeke Luka, ces élus de la 5ème législature indiquent que l’article 89 alinéa 3 de la Loi portant règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale dispose que, « Hors session, aucun député ne peut être poursuivi ou arrêté, qu’avec l’autorisation du bureau de l’Assemblée Nationale ».  Ils mentionnent que « cette arrestation est en violation de la Loi de la République Centrafricaine ».

Il faut dire que l’arrestation de Demafouth a fait couler beaucoup d’encre et de salive au sein de l’opposition politique et armée. Pour preuve l’APRD a menacé de se retirer du processus du DDR en cours, afin d’exiger la libération de son leader.

L’autre réaction a été celle du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Il a pointé un doigt accusateur vers le gouvernement qui voudrait par l’arrestation de Demafouth, distraire la population centrafricaine sur les vrais problèmes notamment,  la présence du tchadien Baba Ladé et de Joseph Koni de la LRA sur son sol.

Même son de cloche du côté de la défense de Demafouth qui a précisé que l’arrestation de son client s’est basée sur des fiches mensongères montées de toute pièce par les ennemis de la paix.

L’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) et la Convention des Patriotes pour la Justice et la paix (CPJP) ont rejeté tour à tour un éventuel complot pour la déstabilisation du régime de Bangui.

Signalons que les familles du député de Birao II et son homologue sortant, Mahamath Abrass, ont affirmé avoir perdu tout contact avec ces derniers.

 

Centrafrique: l'ex-rébellion se retire provisoirement du processus de paix

 

BANGUI 12 janv 2012 (AFP)  L'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), ex-principale rébellion de Centrafrique, a annoncé jeudi se retirer "provisoirement" du processus de paix en cours dans le pays, après l'arrestation de son chef Jean-Jacques Demafouth la semaine dernière à Bangui.

"Le gouvernement est en train de violer les accords de paix", affirme l'ancienne rébellion qui avait signé des accords de paix en 2008, selon un communiqué signé de son chef d'état-major, le colonel Henri Tchebo Wanfio, qui annonce que l'APRD "se retire provisoirement" du processus de paix "jusqu'à la libération de son président M. Demafouth".

L'APRD souligne que "le président Demafouth s'est beaucoup investi pour que le programme Désarmement Démobilisation Réinsertion (DDR) avance. Si les autorités centrafricaines ne tiennent pas compte de cet investissement personnel et ne se montrent pas reconnaissantes à cet égard, l'APRD juge que cela est inadmissible".

M. Demafouth est en garde à vue depuis vendredi dans les locaux de la SRI (Section recherches et investigations de la gendarmerie) accusé de s'être "engagé dans la voie de la déstabilisation du pays à travers une coalition de la rébellion", selon une source proche du parquet.

Deux fois candidat à la présidentielle, ancien ministre de la Défense, M. Demafouth, avocat de profession, avait accepté de prendre en 2008 la tête de l'APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) dans un processus qui a conduit à la signature d'un accord entre la plupart de mouvements rebelles et le pouvoir.

Il est à ce titre vice-président du Comité de pilotage du programme DDR des anciennes rébellions, processus en cours.

"On m'accuse de vouloir prendre la tête d'une fusion de trois autres rébellions: la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix), l'UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) et le MLCJ (Mouvement des libérateurs centrafricains pour la Justice), mais je n'ai rien à voir avec ça", avait déclaré à l'AFP vendredi M. Demafouth joint au téléphone après son arrestation. L'AFP n'a pu le joindre à nouveau depuis samedi.

Copyright © 2012 AFP.

 

NDLR : Jean Jacques Demafouth aurait été déporté ce jour même aux environs de midi à la garnison de Béréngo. Son frère aîné qui avait également été mis aux arrêts en allant lui apporter à manger à la SRI y est toujours en détention. Les deux autres députés de l'UFDR ont été déportés eux à la garnison de Bossembélé.

 

 

Un ex-combattant de l’APRD enlevé par le capitaine Koudémon

Radio Ndéké Luka Jeudi, 12 Janvier 2012 13:34

Le capitaine des Forces Armées Centrafricaines (FACA), Olivier Koudémon alias Gbangouma a mis aux arrêts le week-end dernier à Bossangoa (ouest), un jeune ex-combattant de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD). C’est un jeune âgé d’environ 20 ans et ressortissant de la localité de Markounda (nord-ouest).

L’officier des forces régulières reproche au jeune, la non présentation de ses pièces administratives et l’entrée illégale dans la localité de Bossangoa, ville en proie à l’insécurité il y a une demi-décennie. Il a tout de même indiqué que « le présumé coupable a été transféré à la prison de Bossembele (près de 100 kilomètres de Bossangoa) ».

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a confirmé l’information mercredi 11 janvier 2012, les parents de l’ex-combattant ont affirmé que « ce dernier a été enlevé avec sa femme malade sous traitement à Bossangoa, à qui il venait rendre visite. Sa concubine a été relâchée le lendemain ».

Bien que la famille de cet ancien soldat de l’APRD ait envoyée les pièces demandées par le capitaine Koudémon, « la procédure de sa libération tarde encore à venir », a déclaré le correspondant.

L’arrestation de ce jeune démobilisé de l’APRD intervient au moment où le leader de cette faction rebelle Jean-Jacques Demafouth croupit toujours dans les locaux de la Section de Recherches et d’Investigations (SRI). Ce dernier a été arrêté il 7 jours pour, selon le pouvoir de Bangui, tentative de déstabilisation du régime de l’actuel président centrafricain François Bozizé. Une accusation réfutée par Demafouth et 2 autres leaders de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) qui sont les députés entrant et sortant de Birao II.

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 19:28

 

 

 

 

 demafouth.jpg

Radio Ndéké Luka Mercredi, 11 Janvier 2012 13:11

L’actualité nationale reste dominée ces derniers temps par des réactions au sujet de l’arrestation du chef de file de l’ex-rébellion de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth. Ce 11 janvier 2012, c’est le bureau politique de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP) qui s’ajoute à la liste. La NAP, parti politique crée par Demafouth, rejette en bloc toutes les accusations portées contre son président.

Dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka ce mercredi, Léon Anatole Doyemet Lombé, membre du bureau politique de cette formation politique déclare que « vu que Demafouth a lui-même rejeté ces accusations relatives à la tentative à la destitution du pouvoir de Bangui, le bureau politique ne peut pas aussi concevoir cela. La NAP exige la libération immédiate de son président».

Pour lui, Jean-Jacques Demafouth a toujours été l’ « un des principaux acteurs dans le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) en Centrafrique. Il a été d’ailleurs le tout premier à accepter la victoire de l’actuel président de la République Centrafricaine François Bozizé dès le 1er tour à la présidentielle du 23 janvier 2011. Nous sommes aussi inquiets si sa liberté est protégée, car on se demande s’il ne serait pas déporté quelque part ».

L’autre inquiétude du bureau politique de la NAP est « la perquisition, le  week-end dernier, du domicile de Demafouth. Une perquisition qui, selon ce parti, n’a pas répondu aux exigences des lois du pays en la matière et soldée par l’arrestation du trésorier général de ce parti ».

L’autre son de cloche, concernant toujours les réactions, vient du Groupe Parlementaire des députés indépendants de Centrafrique. Il demande la libération pure et simple de Herbert Gontran Djono Ahaba, député de Birao II. Ce dernier, accompagné de son homologue sortant a été aussi arrêté avec Jean-Jacques Demafouth, il y a 5 jours.

Dans un communiqué signé des 10 députés de ce groupe et rendu public ce mercredi par Radio Ndeke Luka, ces élus de la 5ème législature indiquent que l’article 89 alinéa 3 de la Loi portant règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale dispose que, « Hors session, aucun député ne peut être poursuivi ou arrêté, qu’avec l’autorisation du bureau de l’Assemblée Nationale ».  Ils mentionnent que « cette arrestation est en violation de la Loi de la République Centrafricaine ».

Il faut dire que l’arrestation de Demafouth a fait couler beaucoup d’encre et de salive au sein de l’opposition politique et armée. Pour preuve l’APRD a menacé de se retirer du processus du DDR en cours, afin d’exiger la libération de son leader.

L’autre réaction a été celle du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Il a pointé un doit accusateur vers le gouvernement qui voudrait par l’arrestation de Demafouth, distraire la population centrafricaine sur les vrais problèmes notamment,  la présence du tchadien Baba Ladé et de Joseph Koni de la LRA sur son sol.

Même son de cloche du côté de la défense de Demafouth qui a précisé que l’arrestation de son client s’est basée sur des fiches mensongères montées de toute pièce par les ennemis de la paix.

L’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) et la Convention des Patriotes pour la Justice et la paix (CPJP) ont rejeté tour à tour un éventuel complot pour la déstabilisation du régime de Bangui.

Signalons que les familles du député de Birao II et son homologue sortant, Mahamath Abrass, ont affirmé avoir perdu tout contact avec ces derniers.

 

NDLR : L’arrestation dans les conditions que l’on sait et la détention de Jean Jacques Demafouth apparaissent de plus en plus comme une volonté de vengeance personnelle et de règlement de compte de la part de Bozizé. L’étrange visite effectuée ce week-end par Bozizé en personne sur les lieux de détention de Demafouth (la SRI), en est une édifiante preuve. Le vrai crime de Demafouth est sans doute d’avoir été ministre de la défense de Patassé lorsque Bozizé fut sous ses ordres en tant que chef d’Etat-Major des Faca.

Bozizé en a toujours voulu à Demafouth de n’avoir pas été pour rien dans les missions de contrôle et d’inspection des Faca effectuées naguère tant à Bangui qu’à Bouar - où les EFAO avaient laissé après leur retrait de la RCA beaucoup d’équipements - par le général Sylvestre Yangongo et suivies de rapports et révélations fracassantes qui n’ont pas manqué d’éclabousser le chef d’Etat-Major de l’époque qui n’était autre qu’un certain François Bozizé dont la prédation systématique des biens, équipements divers, PGA des soldats et carburant des Faca, était un secret de polichinelle.

Les circonstances du déroulement du coup d’Etat manqué du 28 mai 2001 contre le président Patassé dans lesquelles, le moins qu’on puisse dire, est que les responsabilités de Bozizé, encore chef d’Etat-Major des Faca étaient si confuses et troubles au point que pendant le procès de Demafouth instruit par le régime de Patassé, les choses n’ont jamais pu être tirées au clair jusqu’à présent en ce qui concerne le rôle de l’un et l’autre dans cette tentative de putsch.

La triste affaire de l’assassinat du lieutenant de gendarmerie Gbodo à Kembé dans laquelle Bozizé a beaucoup de comptes à rendre est également un des dossiers dans lesquels Bozizé en a aussi voulu à  Demafouth.

Il n’en demeure pas moins que quelle que soit la gravité de ce que l’on peut reprocher à Demafouth, les conditions de son arrestation sont si scandaleuses qu’elles discréditent totalement le pouvoir de Bozizé. Le manque de séparation des pouvoirs, exécutif, judiciaire et médiatique avec un ministre de la justice, Firmin Findiro, qui se prend pour un demi-dieu tout en croyant être procureur de la République et journaliste est inadmissible.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 00:43

 

 

anne-lauvergeon-en-mars-2010-


Source : survie.org 10 janvier 2012 par Raphaël Granvaud
 

 

Le 16 décembre dernier, le nouveau président du directoire d’Areva, Luc Oursel, successeur d’Anne Lauvergeon, rendait public un Plan d’action stratégique pour mettre le groupe à la diète. Au cœur du problème, l’affaire Uramin, du nom de cette société avalée par Areva en 2007 pour conquérir de nouveaux gisements en Afrique.


La santé financière d’Areva laisse à désirer. On pourrait sourire des déconvenues du géant du nucléaire, dont on dénonce depuis longtemps les mé¬faits en Afrique et ailleurs, si ce n’étaient les salariés, européens et africains, qui feront les frais du milliard d’euros d’économies que le groupe doit réaliser d’ici 2015.


En cause, les mésaventures de la construction de l’EPR finlandais (cinq ans de retard, le double du prix initialement prévu) et les répercussions de la catastrophe nucléaire de Fukushima sur le marché des centrales et du combustible. Mais aussi une dette importante (3,7 mil¬ liards d’euros - dont la note a été dégradée de « stable » à « négative » par l’agence Standard & Poor’s), en grande partie liée à une politique d’acquisition hasardeuse et aujourd’hui considérée comme suspecte.


Areva à l’assaut du continent africain


Petit rappel des faits. En 2006-2007, les cours de l’uranium sur le marché mondial (marché « spot ») flambent sous l’effet de la spéculation. Cette envolée et les perspectives euphoriques du développement de l’énergie nucléaire dans le monde boostent les activités des producteurs d’uranium. Dans cette situation, Areva, comme ses concurrents, tente de diversifier ses permis miniers, notamment en Afrique.


Au Niger, où ses filiales, la Somaïr et la Cominak, exploitent depuis quarante ans des gisements historiques, Areva obtient, début 2009, le permis d’Imouraren, au terme d’un bras de fer avec le régime de Mamadou Tandja, et en échange de la bénédiction donnée par le président français au putsch constitutionnel préparé par son homologue nigérien. Avec la promesse d’un milliard d’euros d’investissements, il s’agit d’en faire le plus grand gisement d’uranium en Afrique et le deuxième au monde.


Mais ce n’est pas tout. Pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, Areva avait aussi fait l’acquisition de la société Uramin, une « junior » canadienne immatriculée dans le paradis fiscal des îles Vierges, qui possède des permis miniers au Tchad, au Sénégal, en Centrafrique, en Namibie et en Afrique du Sud. En Centrafrique, au terme de négociations compliquées, et secrètes, avec le général Bozizé qui exige un « bonus » alors qu’il prépare sa « réélection », Areva annonce une reprise de la production sur le site de Bakouma, découvert depuis longtemps par les prospecteurs du CEA.


En Namibie, le site de Trekkopje était présenté comme « l’un des projets phares du groupe », avec construction d’une usine de dessalement d’eau de mer pour le fonctionnement de la mine. Mais avec la chute des cours de l’uranium, la donne a changé, et les espoirs de rentabilité à court terme sur des gisements difficiles à exploiter s’envolent.


Des contrats perdant-perdant


Depuis quelques semaines, les rumeurs qui courraient semblent confirmées : tous ces projets sont (provisoirement ?) arrêtés. Début octobre, le Premier ministre nigérien se voyait annoncer par Luc Oursel un nouveau report de l’exploitation d’Imouraren, où, croient savoir certains journalistes, les investissements ont été gelés (L’express.fr, 14 décembre). Fin octobre, c’était l’annonce de la suspension de l’exploitation du gisement de Bakouma, bientôt suivie de celle du gisement de Trekkopje en Namibie et de Ryst Kuil en Afrique du Sud. Envolées, les promesses de partenariat « profondément sincère » et « gagnant-gagnant » [1] !
A la grande colère de certains dirigeants africains qui s’étaient vu promettre des retombées financières rapides. « Nous nous réservons le droit de contester notre contrat avec cette société si les responsables maintiennent leur position », a par exemple déclaré le directeur général des mines centrafricain, tandis que, côté Nigérien, « beaucoup soupçonnent Areva de « ne pas jouer franc jeu » », selon « un haut responsable nigérien » cité par Vincent Hugeux (L’express.fr, 14 décembre).


Depuis, Areva a officiellement démenti « le gel de ses investissements dans la mine d’Imouraren » (communiqué à l’APA - Niamey, 23 décembre). Une prudence vraisemblablement liée à la volonté de préserver ses intérêts miniers déjà existant dans ce pays et de conjurer un retour en grâce des entreprises minières chinoises à ses dépends.


2 milliards partis en fumée
 

 

La suspension des projets miniers d’Uramin est officiellement justifiée par la chute des cours de l’uranium et les répercussions de l’accident nucléaire de Fukushima. Mais si les comptes d’Areva sont plombés, c’est aussi et surtout lié aux conditions d’acquisition d’UraMin, devenu Areva Resources Southern Africa. Durant les six mois qu’ont duré les négociations, entre l’achat de 5 % du capital d’Uramin et l’annonce officielle de l’OPA amicale, en juin 2007, le cours de l’action de la junior canadienne, qui n’a pourtant encore aucun gisement en exploitation, allait plus que quadrupler à la Bourse de Toronto, obligeant Areva a payer le prix fort : 1,8 milliards d’euros.


Des conditions d’achat qui surprennent les observateurs de l’époque et qui laissent planer de fort soupçons de délits d’initiés (Billets d’Afrique n°204 - Juillet Août 2011). « Les grands gagnants de l’opération seront les actionnaires d’Uramin. Ils toucheront le jackpot, le 15 juin 2007, au moment du rachat par Areva. (...) Parmi eux, de vieux routiers du secteur des mines, comme le Canadien Stephen Dattels, le créateur de la société, spécialiste des coups en Bourse. Ou ses copains Jim Slater et Ian Watson, de la société Galahad, reconvertis depuis dans l’agrobusiness au Brésil. On trouve aussi de grands noms de la finance – Goldman Sachs, Bear Stearns, Fidelity – et toute une myriade de fonds opaques, souvent basés dans des paradis fiscaux. » (Parismatch. com, 20 décembre) « Pour eux, c’est le jackpot et le sujet d’un livre – aujourd’hui introuvable – intitulé U308, UraMin, A Team Enriched. » (LeJdd.fr 25 décembre)


Selon L’Express.fr (26 décembre), « un rapport de Goldman Sachs, daté du mois d’avril 2007 et réalisé pour EDF (...) mettait en relief les coûts de structures élevés requis pour exploiter les mines d’uranium africaines de cette junior entreprise d’origine canadienne. Ce document, qui alertait sur la rentabilité à long terme de cet investissement, a dissuadé la direction d’EDF de co- investir avec Areva dans UraMin. Hélas, ce rapport n’a pas été présenté au conseil de surveillance d’Areva ».


Depuis, comme on l’a déjà dit, le cours de l’uranium a dégringolé, et les réserves d’uranium du gisement namibien, où Areva a déjà investi plus de 700 millions d’euros, ont été réévaluées à la baisse, presque de moitié. Aujourd’hui, sur les 2,4 milliards de dépréciation d’actifs qu’Areva vient d’inscrire dans ses comptes, 1,46 milliard d’euros servent à éponger la perte de valeur d’Uramin, auxquels s’ajoutent les 426 millions d’euros que le groupe avait déjà provisionné l’année dernière pour le même motif. Soit au total plus que le prix d’achat initial d’Uramin !


De la filialisation à la privatisation


En plus des économies annoncées, Areva prévoit, pour se renflouer, de vendre pour 1,2 milliards d’actifs, à commencer par sa participation de 26% dans une autre société minière, Eramet, présente dans le manganèse en Nouvelle-Calédonie et au Gabon via la Comilog. Si Uramin a été une mauvaise affaire, le reste du pôle minier, le second en volume au plan mondial, est attractif. Il assure au groupe de confortables marges et serait, selon les termes d’Areva « numéro 1 en performance » financière devant ses concurrents (Plan d’action stratégique, 13 décembre).


Areva compte donc procéder rapidement à la privatisation – pardon, à l’ouverture du capital – de ce pôle minier puisque plus rien ne s’y oppose désormais. A cette fin, ce dernier a été très récemment transformé en filiale, pour l’instant détenue à 100% par Areva, elle-même détenue directement ou indirectement à 87% par l’Etat (usinenouvelle.com, 14 décembre) Et le 14 décembre dernier, le conseil des ministres a approuvé un décret autorisant l’ouverture du capital de cette filiale minière. « Nous n’avons aucune intention de démanteler le groupe », continue pourtant d’assurer Luc Oursel. (...) « Oui, nous allons garder les mines, insiste un nouveau conseiller de la direction... pour l’instant. » (LesEchos.fr, 15 décembre).


Évidemment, personne n’est dupe. C’est d’ailleurs parce qu’elle s’opposait à ce scénario que Anne Lauvergeon a été débarquée, il y a quelques mois, de la direction du groupe. Non qu’elle se soit opposée à la privatisation d’Areva, mais parce qu’elle tenait à conserver le « modèle intégré », rassemblant dans la même entreprise toutes les activités du cycle nucléaire.


Uramin : un feuilleton à rebondissements

 

A l’inverse, Nicolas Sarkozy, qui avait déjà tenté de faire profiter son ami Bouygues du secteur nucléaire (Le Canard Enchaîné, 14 mai 2008), et son autre ami Henri Proglio, nommé à la tête d’EDF pour reprendre les rennes du secteur nucléaire, entend bien vendre Areva par petits bouts. C’est pendant la guerre larvée qui les a opposés à Anne Lauvergeon, laquelle entendait bien se faire reconduire pour un troisième mandat à la tête du groupe, qu’est apparue dans la presse « l’affaire Uramin » en avril dernier. « Des dossiers ont circulé, [ont été] envoyés à des politiques », révèle l’éditorialiste du Journal du dimanche (19 juin) qui s’interroge : « Manipulation ou rappel d’une réalité occultée ? »


Une note anonyme sur Uramin, « circule depuis un mois, dans certaines rédactions. Avec la bénédiction de Claude Guéant, dit- on... », rapporte La Lettre A (29 avril) qui précise : « L’histoire a finalement trouvé preneur, le 21 avril, avec la publication de deux colonnes sur ce sujet dans Paris-Match ». La note dénonçait une « transaction financièrement inexplicable et commercialement contestable » et l’existence d’« intermédiaires en Belgique, au Luxembourg ou au Canada », qui auraient « exploité cet acharnement impérieux [à acquérir Uramin] pour se servir au passage. » Des accusations qui émaneraient « du clan Proglio-Djouhri » selon « un proche d’Anne Lauvergeon. » (Challenges.fr, 07 octobre)


Récemment, Le Canard enchaîné (21 décembre) a révélé que durant cette même période, Anne Lauvergeon et son époux, Olivier Fric, avaient été espionnés par une officine privée, de même que Daniel Wouters, embauché par Areva peu avant le rachat d’Uramin, et qui deviendra le directeur du développement de cette nouvelle filiale.


Selon la partie du rapport rendue publique, « les recherches préliminaires menées sur M. Fric n’ont pas permis d’obtenir d’informations laissant penser qu’il aurait pu bénéficier de manière illégitime du rachat d’UraMin par Areva ». D’après Parismatch.com (22 décembre) qui ne cite pas ses sources, le commanditaire de cette enquête pourrait être Sébastien de Montessus, patron de la division « Mines » du groupe Areva. D’après le JDD.fr (25 décembre), « partie de là, l’enquête abouti à un supplément d’information sur UraMin consigné dans une note de deux pages en mai 2010. Conclusion ? Pour évaluer les réserves des mines convoitées, « Areva n’a utilisé que les documents et données proposés par la société SRK, qui était rémunérée par le vendeur ».


Autre passage important de la note : « Il y a un faisceau d’indices sérieux et concordants qui démontrent qu’Areva a été victime d’une escroquerie. » » Toujours selon le JDD.fr, une autre enquête barbouzarde commandée par Areva établirait que c’est le mari d’Anne Lauvergeon qui serait à l’origine du recrutement en 2006 du Franco-Belge Daniel Wouters, lequel serait à l’origine du rachat d’Uramin. Olivier Fric aurait également « agi en consultant auprès de United Africa, le partenaire d’UraMin dans l’usine de dessalement construite en Namibie pour exploiter la mine de Trekkopje ». Informations démenties par les intéressés, qui réfutent également toute accusation de conflit d’intérêts.


Plusieurs enquêtes (administratives et parlementaire) sont également en cours, officiellement pour faire la lumière sur les conditions du rachat d’Uramin. Affaire à suivre dans le prochain numéro...


[1] Discours d’Anne Lauvergeon lors de l’inauguration d’Imouraren

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 23:15

 

 

Demafouth Sabone et Damane

Radio Ndéké Luka Lundi, 09 Janvier 2012 14:28

 L’arrestation de Jean-Jacques Demafouth, chef de file de l’ex-rébellion de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) le week-end dernier àBangui, commence à susciter des réactions. La première vient ce 9 janvier de l’Etat major de l’Union des forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR).

Cette ex-faction rebelle, présente dans le nord de la République Centrafricaine, exige purement et  simplement la libération de 2 de ses leaders. Il s’agit de l’ancien ministre de l’habitat et actuel député de Birao, ainsi que le sortant Mahamath Abrass.

La seconde émane des familles de ces derniers. Elles déclarent à Radio Ndeke Luka avoir perdu tout contact avec leurs chers. Selon une fille de Mahamath  Abrass, « ils sont tous simplement informés que leurs papas seraient déportés dans la nuit du samedi 7 janvier aux environs de 21heures pour un endroit inconnu. Depuis dimanche, ils ont parcouru toutes les brigades de Bangui, sans avoir aucune trace de leurs papas, s’est elle inquiétée ».

D’après le Colonel Joseph Zoundéko, chef d’état major de l’UFDR, joint au téléphone par Radio Ndeke Luka, « cette arrestation sonne mal au sein de leur mouvement. Si ces leaders se préparaient pour une éventuelle attaque  contre le pouvoir de Bangui, l’état major de l’UFDR devrait être au courant. Il s’agit d’un complot orchestré à leur endroit. L’arrestation fait tâche d’huile dans le partenariat avec les forces nationales conclu  lors de l’accord de paix global en 2008 à Libreville au Gabon ».

Au sujet du processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) lancé il y a belle lurette par le gouvernement, le Colonel Joseph Zoundéko affirme « que  depuis l’accord de cessez-le-feu de 2007 à Birao, en passant par celui de la paix global de 2008 à Libreville au Gabon et le dialogue politique inclusif de la même année, l’UDFR s’est toujours montrée disponible pour la réussite de cette opération. Toutefois, c’est cette arrestation, dont les raisons sont infondées, attriste l’ensemble de la rébellion de l’UFDR ».

Signalons que Gontran Djono-Ahaba et Mahamat Abrass, tous deux de la branche de l’UFDR et le chef de file des ex-rebelles de l’APRD Jean-Jacques Demafouth ont été placés en garde à vue à la Section de Recherches Investigations (SRI)  depuis vendredi 6 janvier dernier. Ils sont accusés de «tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat». Une accusation réfutée par ces politico-militaires.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:25

 

 

baba laddé gl


Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Janvier 2012 13:56

 

L’étau se resserre progressivement autour de Joseph Koni et sa rébellion de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Le Sud Soudan vient de s’engager avec vigueur dans la traque de ce mouvement rebelle. Il entend déployer 5 000 hommes en faveur de cette cause. Les hautes autorités du pays ont affirmé mercredi 4 janvier 2012, leur ferme contribution à la mission conjointe Nations Unies (ONU) et Union Africaine (UA). Une mission qui se poursuit encore ce 5 janvier dans les 3 autres pays notamment, l’Ouganda, la République Démocratique du Congo (RDC) et la République Centrafricaine.

 

Riek Machar Teny Dhurgon, vice-président du Sud Soudan, a indiqué lors d’une réunion tenue ce jeudi avec les délégations de l’UA et de l’ONU, que « les autorités prendront les dispositions diligentes pour fournir les installations nécessaires au démarrage effectif des activités des structures opérationnelles prévues dans le plan de lutte de l’Union africaine. Un site devant abriter le quartier général de la Force régionale d’intervention et le centre d’opération conjointe a été identifié dans la zone de Yambio, dans le sud ouest du pays, où sévit la LRA ».

 

De plus, « le gouvernement sud soudanais a promis de participer de manière substantielle à la constitution des 5000 hommes souhaités par l’UA pour former la Force régionale d’intervention censée également regrouper les troupes des trois autres pays concernés par la LRA ».


Le vice-président sud soudanais, qui suit particulièrement le dossier LRA, a expliqué que « c’est un devoir pour les Etats concernés d’arrêter Joseph Kony et de mettre fin aux atrocités de la LRA dont il est le leader ».

 

Au-delà des aspects militaires de la stratégie développée par l’UA, Riek Machar Teny Dhurgon a attiré l’attention sur l’importance « du renseignement et de la coopération, facteurs essentiels pour repérer Joseph Kony ».

 

La mission conjointe UA/ONU dans les zones affectées par la LRA se rend ce jeudi Kampala en Ouganda. Elle prendra fin le 7 janvier après l’étape de Kinshasa, en République démocratique du Congo.


Il est à noter que cette mission a été  conduite respectivement par l’Ambassadeur de l’Union Africaine Francisco Madéïra, représentant Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine pour la coopération Antiterroriste, arrivé lundi et le Secrétaire général des Nations Unies en Afrique Centrale et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l`Afrique Centrale (UNOCA), Abou Moussa. Il est arrivé mardi sur le sol centrafricain.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 23:47

 

 

 

baba laddé gl

 

 


Communiqué de presse


 

L’APRD ET LE FPDC financés par Idriss Deby contre le FPR


Le Front Populaire pour le Redressement (FPR), tient à dénoncer à la communauté internationale la situation qui se passe en République Centrafricaine.


Une partie de l'APRD a repris les armes et installé des barrages notamment près de Kaga Bandoro dans le but de gêner les déplacements du FPR. La population civile est victime de ces tracasseries.


De plus le FPDC a réellement repris les armes contre le FPR et la population civile, à la frontière avec le Tchad. Il faut savoir que le FPDC traverse la frontière librement et s'est installé dans les camps de réfugiés centrafricains au Tchad.


L'APRD et le FPDC reçoivent un financement et des armes du régime d'Idriss Deby Itno pour déclencher une guerre contre le FPR.


Nous ne souhaitons pas de combats mais nous répondrons à toute attaque.

 


                                                                           Fait, le 04 janvier à Kaga Bandoro

 

Pour le FPR, le Général Baba Laddé 

 

 

NDLR : Baba Laddé se victimise

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 16:46

 

 

 

Abou Moussa UNOCA


Radio Ndéké Luka Mardi, 03 Janvier 2012 13:00

 

Une lueur d’espoir s’annonce pour les pays affectés par les exactions des rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Koni. Des missions de haut niveau se succèdent ces derniers temps en République Centrafricaine pour cette cause. La dernière est celle du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Afrique Centrale et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l`Afrique Centrale (UNOCA), Abou Moussa. Il est arrivé ce 3 janvier dans ce pays et entend se rendre personnellement dans les zones affectées par cette rébellion ougandaise.


Le diplomate onusien rejoint ainsi l’Ambassadeur de l’Union Africaine Francisco Madéïra, représentant Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine pour la coopération Antiterroriste, arrivé lundi. Ils viennent échanger avec les autorités militaires du pays, sur les stratégies à mettre en place pour chasser la LRA.

Après la RCA, les deux personnalités vont se rendre au Sud Soudan, en Ouganda et en République démocratique du Congo (RDC), les quatre pays qui subissent les attaques de ce groupe terroriste dirigé par Joseph Koni.

Leur mission consiste discuter avec les responsables gouvernementaux de chaque pays, avec les représentants des Nations unies et ceux de l’Union Africaine, ainsi qu’avec les partenaires internationaux…

Cette visite a pour but, non seulement de mieux apprécier les derniers développements de la situation sur le terrain, mais aussi et surtout de sensibiliser les leaders concernés de la nécessité de mettre en place une approche régionale de la lutte contre la LRA.


A cet égard, la mission insistera sur l`importance d`une bonne compréhension, par toutes les parties prenantes, de l'Initiative de coopération régionale contre la LRA (ICR-LRA) dirigée par l'Union africaine.

 

La mission conjointe fait suite à la réunion entre Abou Moussa et Francisco Madeira, à Addis-Abeba (Ethiopie) le 12 décembre dernier. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Afrique centrale et chef de l`UNOCA avait initié cette consultation pour montrer la ferme détermination des Nations Unies à soutenir les efforts de l`UA, qui assure le leadership dans le combat contre la LRA.

 

Le 14 novembre, Abou Moussa a présenté au Conseil de sécurité un rapport du Secrétaire général de l`ONU sur la LRA. Les membres du Conseils ont confié à l`UNOCA le rôle de coordinateur des efforts régionaux dans la lutte contre ce mouvement terroriste qui, depuis 2008, a causé plus de 2400 morts, 3400 enlèvements et plus de 440 000 personnes déplacées.

 

Toutefois, le ministre délégué à la défense nationale Jean-Francis Bozizé a reconnu dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka lundi que « la LRA a profité de la porosité des frontières centrafricaines pour s’y installer. Il a émis un vœux quant à l’heureux aboutissement de ces missions facteur d’un retour définitif de la paix dans les zones affectées par ces éléments de Joseph Koni ».

 

La mission de ces 2 personnalités renforce la volonté du gouvernement américain dans la chasse contre cette rébellion. Les Etats Unis ont d’ailleurs déjà déployé leurs troupes à Obo (extrême-est) où règnent en maitre les éléments de la LRA.

 

 

 

NDLR : La RCA fait face actuellement non seulement aux crimes du bandit ougandais Joseph Kony mais aussi à ceux du peuhl tchadien Baba Laddé. Les Nations Unies et l’Union Africaine ne peuvent s’occuper de l’un et laisser de côté l’autre. Tous les deux doivent quitter le territoire centrafricain. Devant l'incapacité du régime Bozizé à éradiquer ces deux fléaux, l'intervention des Nations Unies et de l'UA est la bienvenue.

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