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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 21:45

 

 

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| Par Martine Orange Mediapart

En ce mois d’avril 2008, Patrick Balkany est à Bangui. En quelques mois, le député et maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) est devenu un habitué de l’Afrique. L’ami proche de Nicolas Sarkozy est désormais un des émissaires officieux du chef de l’Etat sur le continent africain, comme l’a raconté longuement Le Canard enchaîné. Avec Claude Guéant et Brice Hortefeux, qui eux aussi ont leur petite cellule africaine, il pratique une diplomatie parallèle, digne héritière de la Françafrique et des réseaux Pasqua. Les responsables africains n’ont pas mis très longtemps à comprendre que l’ami de Nicolas Sarkozy avait bien plus de poids que Bruno Joubert, l’animateur officiel de la cellule Afrique de l’Elysée. L’Elysée a envoyé lui-même le signal : Patrick Balkany est de tous les voyages présidentiels en Afrique.

 

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 Quand il arrive à Bangui en ce printemps 2008, Patrick Balkany a une mission spéciale : regarder de près le dossier de Bakouma, un des gisements d’uranium d’UraMin. Celui-là a de véritables ressources minières, plus que prévu même. Areva le connaît bien : il a été découvert par la Cogema et le BRGM en 1959. Mais éloignée de plus de 600 kilomètres de tout, la mine est difficile à exploiter. Il faut construire des routes, des ponts, des moyens pour bâtir une usine de traitement de minerai sur place, afin de l'acheminer par la suite. Tout cela coûte très cher. Alors, pendant des années, les entreprises minières ont préféré oublier ce site difficile pour exploiter les plus rentables.

Avec l’envolée du prix de l’uranium, Bakouma reprend de l’intérêt. Areva a bien l’intention d’en tirer parti rapidement. Mais le gouvernement centrafricain qui attend depuis des années l’exploitation de ce gisement entend exercer son droit de regard sur ses ressources minières, voire faire monter les enchères entre les sociétés minières. Il conteste le transfert des droits du site de Bakouma à Areva.

Car c’est une des autres surprises de cette affaire, qui décidément n’en manque pas. La société canadienne a non seulement été rachetée dans des conditions incroyables et à un prix stratosphérique, ses gisements ne tiennent pas les promesses annoncées, mais en plus, les droits d’exploration puis de production ne paraissent pas très solides !

Lors de la mise aux enchères, le cabinet canadien Blake, qui assistait Areva dans son offre, avait pourtant assuré que l’aspect juridique ne posait pas de problème, que les licences d’exploration et de production pouvaient être transférées sans difficulté. Quelques mois plus tard, le groupe nucléaire français est bien obligé de constater qu’il n’a pas la sécurité juridique suffisante sur ses gisements.

« C’est un autre des effets pervers de la procédure de mise aux enchères. Tout va si vite qu’il n’est pas possible d’analyser les contrats en un laps de temps si court. Dans le cas des gisements miniers, c’est encore plus complexe. Les gouvernements veulent avoir un contrôle sur les exploitants et des contreparties sur l’exploitation de leurs ressources naturelles, ce qui est légitime. Mais cela demande du temps, exige des négociations », explique un avocat d’affaires. Autant de choses qu’Areva n'a pas eu le temps de faire lors de l’acquisition éclair d’UraMin. Pour le groupe, les 2,5 milliards de dollars mis sur la table valaient solde de tout compte.

L’ennui est que le gouvernement centrafricain ne l’entend pas ainsi. La convention d’exploitation du site de Bakouma, signée entre l’Etat centrafricain et la société UraMin CAR, elle aussi immatriculée aux îles Vierges, ne fait pas partie de la transaction, d’après son analyse.

Le gouvernement menace de remettre en cause son autorisation d’exploration et d’exploitation du gisement minier. En tout cas, il entend bien rediscuter les termes de la licence minière, en vue d’obtenir des avantages supplémentaires d’Areva, bien plus puissant et riche que la petite société canadienne. 

Areva oppose un refus catégorique aux demandes du gouvernement centrafricain. Le groupe se dit sûr de son bon droit : UraMin CAR est une filiale d’UraMin. Areva ayant racheté la société mère, il a naturellement pris le contrôle de la fille et est donc le légitime propriétaire des droits d’exploitation du site de Bakouma. Les demandes du gouvernement centrafricain ne sont donc que des manœuvres de chantage, voire d’extorsion de fonds.

L’habituel scénario africain ? Le pouvoir centrafricain, dirigé par le général-président François Bozizé, est tout sauf un modèle de démocratie. Il n’est pas impossible de voir dans ses demandes un moyen d'enrichir un clan au pouvoir plutôt que le pays. Mais il n’est pas le seul à avoir de telles revendications. Le gouvernement namibien lui aussi s’interroge sur les conséquences du transfert du gisement de Trekkopje. Les milliards d’UraMin et d’autres font réfléchir les pouvoirs africains.

Tandis que des sociétés minières, nées de la veille, font des milliards en bourse de Londres ou de Toronto, grâce à la spéculation sur les droits d’exploitation concédés par les gouvernements africains sur leurs ressources naturelles, les pays et les populations, eux, n’en tirent aucun avantage. En Namibie, quatrième producteur d’uranium au monde, les taxes et les royalties sur les revenus des exportations de minerai se sont élevées ces dernières années à 2 millions de dollars par an. Dans le même temps, les sociétés ont engrangé des millions de profits.

Au nom de quoi les gouvernements africains ne pourraient-ils pas bénéficier des richesses tirées de leur sous-sol ? De la même façon que les pays producteurs de pétrole ont obtenu d’avoir une partie de la rente pétrolière, les gouvernements africains demandent d’être associés aux bénéfices des exploitations minières, de toucher des taxes et des impôts sur la richesse extraite, ou que les exploitants participent au développement et à l’équipement du pays.

La Chine l’a bien compris et en joue habilement : elle propose la construction d’infrastructures – pont, routes, centrales électriques, ou usine d’eau – contre des droits d’exploitation minière dans certains pays. Même si leurs engagements sont rarement au rendez-vous, en tout cas, pas comme les gouvernements l’espéraient – toutes les infrastructures, quand elles sont construites, sont réalisées par des entreprises chinoises sans y associer les populations –, cette politique de partage et d’association séduit de plus en plus de pays.

Face à ces revendications légitimes, Areva campe sur sa ligne.
Mille témoignages et rapports venus de toute l’Afrique racontent les méthodes post-coloniales du groupe public. Il préfère s’en tenir à une stricte lecture du droit, selon les règles du capitalisme moderne. 

Plusieurs rencontres ont été organisées entre des responsables d’Areva et le gouvernement. « Daniel Wouters a été très présent à ce moment là, sur le suivi du rachat d’UraMin. Il s’est beaucoup occupé des relations avec les pays africains », dit un témoin, proche du dossier. Zéphirin Diabré, responsable Afrique et Moyen-Orient et conseiller de la présidence du groupe pour les questions internationales, veille aussi aux discussions. Mais les négociations échouent. Chaque partie campe sur ses positions. Pour sortir de l’impasse, l'Elysée qui a pris le dossier en main, va le gérer à l’ancienne. A la Jacques Foccart.

Consul honoraire de la France à Lubumbashi

Qui a eu l’idée de faire entrer Patrick Balkany dans le jeu ? Aucun de nos interlocuteurs n’a été capable de nous donner une réponse claire : les relations entre Areva et l’Elysée sont tellement complexes, Areva lui-même ne semble pas un groupe très serein, à en juger par les épisodes des enquêtes internes contre sa présidente, au point qu'un clan interne peut avoir décidé de le faire sans en référer à l'ensemble. Mais quelles que soient les hypothèses, elles finissent toujours par aboutir à l'Elysée. L'ami proche de Nicolas Sarkozy n'aurait jamais rien fait sans son assentiment.

En ce printemps 2008, Patrick Balkany débarque comme représentant officieux de Paris pour s'occuper de Bakouma. A Bangui, il est en terrain connu. Il a déjà fait plusieurs voyages en Centrafrique – après avoir pris contact auprès de son secrétariat, nous avons adressé un long mail de questions (lire sous l’onglet Prolonger) à Patrick Balkany. Il est pour l’instant resté sans réponse. Mais il n’est pas seul pour mener les discussions. Il est accompagné, comme le raconte notamment le site africatime.com, de Georges Forrest. Une vieille connaissance de la Françafrique.

Dans les allées du pouvoir en France, on évoque souvent « les Katangais » quand on parle des dossiers miniers. Georges Forrest est le chef de ce clan, qui exploite et s’enrichit dans cette région de la République démocratique du Congo, la plus riche en ressources minières du pays. Cet homme d’affaires belge a fait toute sa fortune dans le pays, après l’indépendance. Ami de Mobutu, ami de Laurent-Désiré Kabila, encore plus ami aujourd’hui de Joseph Kabila, il a nagé comme un poisson dans les eaux troubles du post-colonialisme du Congo (ex-Zaïre). 

Grâce à ces appuis politiques, il a prospéré à partir du moment où le pouvoir lui a concédé la gestion de la
Gecamines, la société publique minière du Congo héritée de l’ancien empire royal belge. Dans un rapport très critique sur la gestion de Georges Forrest, un ancien dirigeant de Gecamines note : « Les affaires de Georges Forrest se sont développées sous le signe d’une triangulation entre le Zaïre, Jersey, et la Belgique. » Un parcours très bien balisé depuis les empires coloniaux.

 Ses liens avec le monde des affaires belge sont très étroits : le siège officiel de son groupe est à Wavre, à 30 kilomètres de Bruxelles ; sa banque principale, la Belgolaise, filiale de Fortis, lui a offert un soutien financier continu. Avec Daniel Wouters, ancien responsable de cet établissement bancaire, et minier à ses heures, il est donc en terrain de connaissance. Il a été conseiller royal au commerce extérieur en Belgique.

Mais la France, qui a agrandi son terrain d’influence aux ex-colonies belges après l’indépendance, ménage aussi beaucoup cet homme de poids. A plusieurs reprises, surtout lors des différentes guerres civiles ou régionales au Zaïre, le gouvernement français s’est appuyé sur ses connaissances régionales… Paris apprécie tant Georges Forrest qu’elle l'a nommé consul honoraire de la France à Lubumbashi, la principale ville du Katanga, le fief régional de l’homme d’affaires.

Les relations entre Patrick Balkany et Georges Forrest sont très vite au beau fixe. L’homme d’affaires ne manque jamais de passer par la mairie de Levallois-Perret quand il est à Paris. En retour, il prête son avion personnel à Patrick Balkany lors de ses déplacements africains. Un signe apprécié à sa juste mesure par tous les pouvoirs africains. C’est donc cet homme, très influent et très implanté sur le continent africain, qui vient prêter main forte à l’émissaire officieux de la France.

En face, deux hommes conduisent la discussion au nom du gouvernement centrafricain : Sylvain Ndoutingaï, ministre des mines et surtout neveu du président François Bozizé, et Fabien Singaye, conseiller du président. Ce dernier a un drôle de parcours : rwandais d’origine, il a été un des animateurs du parti extrémiste hutu, qui a conduit le génocide contre les Tutsis en 1994. Par la suite, il s’est réfugié au Congo, avant d’évoluer dans les cercles de pouvoir des anciennes colonies françaises. Conseiller personnel du président centrafricain, il est aussi très proche des présidents gabonais et congolais. Cela tombe bien : il est aussi l'ami de Georges Forrest.

Georges Forrest, facilitateur

Au bout de quelques semaines de discussion, un accord est trouvé entre Bangui et Areva. En août 2008, un avenant au contrat de concession minière de Bakouma est officiellement signé. Il prévoit le versement de 40 millions de dollars sur cinq ans au gouvernement centrafricain par Areva et 12 % des bénéfices issus de la production minière future du site de Bakouma. Le groupe public s’engage aussi à participer au financement des équipements pour les populations locales.

Le 8 septembre 2010, le groupe public, qui a déjà commencé à faire des travaux sur le gisement de Bakouma, remet officiellement des pompes à eau à la population locale. Les responsables d’Areva précisent alors qu’ils ont déjà investi 70 milliards de francs CFA (environ 100 millions d’euros) sur le site. Entre les routes, l’usine de retraitement, les équipements miniers, ils prévoient un investissement total de 930 millions de dollars (700 millions d’euros).

Huit jours plus tard, le 14 septembre 2010, Patrick Balkany est fait commandeur dans l’ordre du mérite centrafricain par le président centrafricain. « C’est un grand ami du pays », dit François Bozizé, en le décorant.

« M. Balkany n’a rien à voir dans ce dossier. En revanche, on m’a sollicité. Il y avait une mauvaise compréhension entre les deux parties. Les choses sont à présent réglées. C’est cela un rôle de facilitateur. Beaucoup de chefs d’Etat me connaissent et j’ai une bonne réputation. Je suis reçu par courtoisie et ce n’est pas nécessairement pour affaires. Je peux aller ainsi au Gabon, au Togo, en Namibie, en Afrique du Sud », déclarera Georges Forrest, dans un entretien à l’hebdomadaire Jeune Afrique en avril 2009, en réponse à une question sur son rôle dans l’accord entre Areva et la République centrafricaine.

 « Facilitateur », n’est-ce pas l’expression utilisée aussi par Ziad Takieddine ? Qu’a obtenu Georges Forrest en contrepartie de son rôle d’intermédiaire ? Officiellement rien. « Je suis reçu par courtoisie et ce n’est pas nécessairement pour affaires » dit-il. « Georges Forrest nous a effectivement aidé dans le dossier centrafricain. Il connaît bien la région. Mais il n’est pas intéressé par l’uranium. Il a surtout des mines de cuivre et de cobalt », explique un porte-parole d’Areva.

Il serait plus juste de dire qu’il n’était pas jusqu’alors intéressé par l’uranium. Car, à partir de ce dossier centrafricain, Georges Forrest va se prendre de passion pour ce minerai stratégique. L’accord avec Areva est à peine signé que l’homme d’affaires déclare son intérêt pour le gisement d’uranium de Denguiro. Malchance, la concession minière a déjà été attribuée à un autre homme d’affaires congolais, Richard Ondoko, et la société suisse, Urano. Mais les voies du pouvoir sont impénétrables : Georges Forrest finit par obtenir sept lots sur ce gisement. Chance, ils jouxtent le gisement de Bakouma, celui exploité par Areva. Il ne faut pas longtemps pour que les rumeurs parviennent à Bangui qu'Areva va racheter ces lots à Georges Forrest, à un très bon prix.

Pour défendre sa cause auprès du gouvernement centrafricain, Georges Forrest avait quelques atouts. Il s’est associé, pour la reprise de cette mine, avec Fabien Singaye, le conseiller particulier du président centrafricain, et... Patrick Balkany. En décembre 2009, comme le révèle l’indépendant-cf.com, le gouvernement de Bangui s’énerve : il n’a pas reçu les 20 millions de dollars de taxes, que doivent Georges Forrest et Patrick Balkany au gouvernement, au titre de la licence d’exploration. « Comme pour se donner bonne conscience, rapporte le site, le député-maire de Levallois-Perret avait appelé le 1er décembre le Quai d’Orsay à apporter une aide aux enfants qui meurent de famine à Berberati dans la préfecture de la Mambéré-Kadeï. »

La dispute, en tout cas, est vite enterrée. A la mi-décembre 2009, Areva crée une joint-venture avec Georges Forrest. La société, Areva Explo, immatriculée à Bangui, est détenue à 70 % par Areva et 30 % par Georges Forrest.  Elle a pour but de développer les activités minières dans la région. « Areva espère profiter des nombreux contacts que Georges Forrest a noués dans cette région d’Afrique pour mener à bien ses projets », relève le quotidien belge L’Echo qui a dévoilé cette alliance. Tout est dit, en termes choisis, sur cette alliance si déséquilibrée. 

Qui a pris l'initiative d'un tel accord ? Anne Lauvergeon ou Sébastien de Montessus, le nouveau directeur des mines d'Areva, Olivier Mallet ayant été remplacé, comme par hasard, juste après le rachat d'UraMin ? Ce responsable est accusé aujourd'hui d'avoir diligenté les enquêtes contre l'ancienne présidente. En tout cas, c'est la signature d'Areva qui est engagée.

« Notre accord va faire des jaloux »

Les relations entre Areva et l’homme d’affaires belge deviennent très étroites. C’est lui qui ouvre les portes de la République démocratique du Congo au groupe public. Dans les rapports cyclothymiques qu’entretiennent l’Elysée et Anne Lauvergeon, le dossier minier est un des points de friction. Nicolas Sarkozy est très mobilisé sur les mines, pour ouvrir les portes du Congo à Areva et ailleurs encore, et les cellules parallèles aussi.

Anne Lauvergon prend en main un dossier où l'Elysée ne cesse de mettre les doigts. En marge d’un voyage officiel de Joseph Kabila en France en août 2008, la présidente du directoire d’Areva et Zéphirin Diabré s’entretiennent discrètement au Ritz avec le président congolais sur les perspectives d’exploitation minières dans le pays. Joseph Kabila est très ouvert aux offres françaises. « Areva offre toutes les garanties d’un partenaire sérieux dans une industrie sensible et dangereuse pour relancer l’exploitation d’uranium au Congo », expliquera plus tard le gouvernement congolais.

Le 26 mars 2009, à l’occasion du voyage présidentiel de Nicolas Sarkozy à Kinshasa, Anne Lauvergeon, arrivée dans un avion personnel à l'écart du cortège présidentiel,  signe un accord inédit avec le gouvernement congolais : Areva obtient un permis de recherche de gisements d’uranium sur l’ensemble du territoire, ainsi que l’exploitation future du minerai. Un droit qui n’était alors détenu que par la société publique Gecamines.

Jamais un gouvernement au monde n’a concédé à une seule société étrangère l’ensemble d’un territoire. C’est encore plus frappant quand il s’agit du Congo, un des pays les plus riches au monde en richesses minières, avec la Russie et le Canada.

« Nous sommes dans un monde de concurrence et notre accord va faire des jaloux », déclare Anne Lauvergeon au moment de la signature, selon la presse congolaise. « Je crois bien que nous sommes l’unique entreprise au monde à avoir ce type de mandat. De plus, nous brisons un tabou. C’est la première fois que l’on ose parler d’exploration d’uranium en RD Congo, une activité jusque-là du domaine réservé de l’Etat », surenchérit Zéphirin Diabré.

La presse congolaise relève au passage que cet accord risque aussi de faire des jaloux chez Areva : Sébastien de Montessus, le directeur de la branche mines, n'est pas là, note-t-elle. Y a-t-il une volonté de la part de la présidente d'Areva de reprendre en main personnellement un dossier minier qui a dangereusement tendance à filer du côté de l'Elysée ? A-t-elle au contraire signé, sans en parler au responsable de la branche ? Bref, dès cette époque, il paraît y avoir quelque contentieux et quelque secret entre Anne Lauvergeon et Sébastien de Montessus, qu'elle a pourtant choisi.

Lors de la signature de cet accord hors norme, un autre homme manque : Patrick Balkany, parti ostensiblement aux Antilles. Mais comme il ne cesse de le répéter, il n'a rien à voir avec Areva. En revanche, Georges Forrest et son associé Fabien Singaye sont aux premiers rangs. L’opposition congolaise, qui s’offusque d’un tel accord, voit derrière tout cela la main de Georges Forrest. Celui-ci dément : « Je sais que l’on me prête beaucoup sur cet accord mais je n’ai pas participé aux négociations. Je ne touche pas à l’uranium au Congo, c’est trop délicat, trop sensible. Tout au plus, le groupe Forrest pourrait être sous-traitant avec sa branche génie civil. Si Areva le souhaite, on peut en discuter. Mais pour l’heure, aucun contrat ne lie nos deux entreprises », explique-t-il dans le même entretien à Jeune Afrique en avril 2009. Le message n'a pas besoin d'être traduit.

L’uranium est un minerai à part dans le monde de la mine. « Trop délicat, trop sensible », comme le dit Georges Forrest. C’est le minerai de la bombe atomique, et qui, pour cette raison, est surveillé de très près par l’agence internationale de l’énergie atomique. Depuis l’indépendance, la République démocratique du Congo a officiellement renoncé à exploiter ses gisements d’uranium. Pourtant, régulièrement, des informations font état de livraisons clandestines d’uranium en provenance du Congo, dont certaines pourraient atterrir en Iran.

En juillet 2007, l’ambassadeur des Etats-Unis au Congo, Roger A. Meece, rapporte les craintes et les rumeurs à ce sujet, dans un câble dévoilé par Wikileaks. Il fait état de bruits, accusant Georges Forrest d’être partie prenante dans ces expéditions clandestines d’uranium. L’ambassadeur américain n’y croit guère mais le signale malgré tout. Sans être mis sous surveillance, Georges Forrest est désormais suivi de plus près par les autorités américaines.

D’autant qu’au même moment, l’homme d’affaires belge est en train de se porter acquéreur d’une « junior entreprise » canadienne, Forsys Metals. Une société qui ressemble comme deux gouttes d’eau à UraMin : elle a juste des droits miniers dans des gisements d’uranium en Namibie. Hasard ? Ses mines sont situées juste à côté du site de Trekkopje, qui appartient désormais à Areva. Il n’en faut pas plus pour que la presse spécialisée dans le monde minier spécule sur la reprise rapide de cette société par le groupe public français. Le rachat de Forsys Metals n’ira pas jusqu’au bout. Au moment de payer, Georges Forrest est incapable de signer le chèque prévu.

Retour d'un actionnaire bien connu

Que s’est-il passé ? Ordre a-t-il été donné d'écarter ce « facilitateur » un peu trop voyant ?  Entre-temps, en tout cas, Areva a changé de partenaire. En janvier 2010, le groupe prend ainsi 10,57 % dans Marenica Energy, une petite société australienne, pour une petite dizaine de millions de dollars, et en devient le premier actionnaire. Cette société détient aussi des droits miniers, pas très loin du site de Trekkopje. La presse spécialisée a souvent parlé de Marenica Energy, comme un second UraMin. Une fabuleuse affaire, donc !

Mais la chute du cours de l’uranium et la crise ont fait voler en éclats les rêves. Marenica Energy est au bord de la faillite et son actionnaire principal, un fonds d’investissement, ne veut pas l’épauler. C’est lui qui propose la reprise de ses parts à Areva. Le nom de cet actionnaire ? Polo Resources, la société contrôlée par Stephen Dattels, le créateur d’UraMin. Le monde minier est bien petit.  Et Areva est décidément peu rancunier...

De toute cette affaire, il ne reste que des milliards envolés, des investissements gelés, une usine de dessalement d’eau de 250 millions de dollars en Namibie, dont l’utilisation fait encore l'objet de discussions entre Areva et le gouvernement namibien. Celui-ci souhaite que l’eau ne soit pas revendue seulement aux exploitants miniers mais qu'elle serve aux populations locales.

Pour le reste, Luc Oursel, le nouveau président d’Areva, a décidé l’arrêt de l’exploration et de la mise en production des gisements rachetés à UraMin, après la chute du cours de l’uranium et l’accident de Fukushima. Certains sites comme Bakouma reprendront certainement, quand les circonstances le permettront, d’autres comme Trekkopje risquent d’être totalement oubliés.

En privé, Anne Lauvergeon dit que l’Elysée a monté un « chantier », comme on dit dans la police, contre elle avec le dossier UraMin. « Cela ne vaut rien aujourd’hui, on s’empressera de le revendre pour zéro et d’autres feront par la suite la bonne affaire », dit-elle. Impossible de savoir la vérité, puisqu'en l'absence d'expertise indépendante sur les gisements, ce n'est que parole contre parole entre l'ancienne présidente d'Areva et son successeur.

La presse namibienne néanmoins notait ceci, après le rachat du site de Trekkopje : « Aujourd'hui, personne en Namibie, ou dans le monde, comprend le phénoménal montant d'argent dépensé dans cette transaction, pour un gisement aussi petit et d'aussi faible teneur en minerai. »

En public, Anne Lauvergeon accuse Nicolas Sarkozy et ses amis de vouloir démanteler le groupe et privatiser le secteur minier, son activité la plus rentable. Le Qatar, avec lequel le chef de l’Etat entretient des relations inédites, est désigné comme le prédateur. L’hypothèse est plausible : le pouvoir fait preuve de tant de libéralités à l’égard du Qatar...

Mais Anne Lauvergeon est-elle pour autant quitte de tout reproche ? Pourquoi a-t-elle réalisé le rachat d'UraMin, dans des conditions aussi insensées ? Pourquoi a-t-elle masqué les déboires gigantesques de cette acquisition ? Pourquoi Areva a-t-il frayé avec des personnages peu fréquentables, s’est associé avec eux ? Même si elle n'a découvert que sur le tard cette diplomatie parallèle, les réseaux occultes, pourquoi n'a-t-elle pas écarté les dirigeants qui, à l'intérieur de son groupe, leur prêtaient main forte ? Quels intérêts y avaient-ils derrière tout cela ? Car on ne perd pas deux milliards d'euros d'argent public impunément.

Aujourd’hui, Areva est un groupe ruiné, additionnant l'échec de l'EPR, lui aussi longtemps masqué, à celui des mines. Cinq milliards d'euros, au bas mot. L'addition sera présentée aux contribuables. Areva se retrouve livré à la merci de tous les prédateurs, comme Anne Lauvergeon le redoute. Mais elle ne peut totalement se dédouaner de cette faillite.

 

 


 

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 01:29

 

 

 

baba laddé gl

Radio Ndéké Luka Dimanche, 22 Janvier 2012 12:08

12 femmes ont été prises en otage le 21 janvier 2012 à Batangafo (nord), par les éléments du Front Populaire pour le Redressement (FPR) du rebelle tchadien Baba Ladé. Cette prise d’otages a été menée en représailles à la capture la veille, de l’épouse du chef rebelle par les Forces Armées Centrafricaines (FACA). Cette dernière en provenance du Nigéria regagnait son conjoint.

La capture a été faite au cours des affrontements entre ces 2 forces. Des affrontements pour la libération de la femme capturée. Les FACA ont finalement réussi à refouler leurs ennemis loin de la ville.

Toutefois, 4 personnes suspectées d’être de mèche avec les rebelles tchadiens ont été arrêtées et gardées à vue à la Gendarmerie de Batangafo. Leurs compagnons d’armes ont promis revenir avec un renfort conséquent.

Les forces régulières ont de leur côté annoncé que toutes les dispositions sécuritaires ont déjà été prises pour parer à toute éventualité.

Selon les témoignages recueillis dans la ville, « la peur gagne les populations : Les familles des victimes s’inquiètent du sort réservé à leurs parents. Et tout le monde a les yeux tournés vers les forces de défense et de sécurité de la ville ».

D’autres sources indiquent que « la libération de ces otages est conditionnée à celle de l’épouse de Baba Ladé encore en détention par des FACA ».

La population qui était en débandade pendant les affrontements regagne la ville de Batangafo. Une localité désormais sous le contrôle des Forces Armées Centrafricaines.

Quant aux hommes de Baba Ladé, ils ont battu en retraite. Ils se sont vus obligés de regagner leurs bases arrière vers Kaga Bandoro (nord) et la région de Kabo (nord).

Justement à propos de la ville de Kaga Bandoro, celle-ci a été quadrillée le 20 janvier par le détachement des FACA appuyées par les éléments de la Mission de Conseil de Paix et de Sécurité d’Afrique Centrale (MICOPAX).

Le but de cette opération militaire  est de sécuriser la ville, afin de barrer la route aux exactions de Baba Ladé et ses éléments sur la population civile en proie à l’insécurité.

Selon des sources dignes de foi, « les forces régulières ont bloqué les 5 principaux axes de la localité, imposant ainsi une ceinture de sécurité de 5 kilomètres ».

 

NDLR : Baba Laddé ne doit vraisemblablement plus se trouver dans cette zone qui est actuellement quadrillée. Il doit sûrement s’être mis déjà à l’abri ailleurs. Le déclenchement de ces opérations a trop traîné en longueur et beaucoup été ébruité. On aurait voulu prévenir Baba Laddé de déguerpir des lieux, on ne se serait pas pris autrement.

 

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Source : blog de Makaila Nguebla

Tchad – RCA : le Comité d’Action Révolutionnaire apporte son soutien au FRP du Général Baba Laddé

République du Tchad

Unité-Travail-Progrès

Conseil d’Action Révolutionnaire

Justice-Paix-Dignité


                                Communiqué de presse N°0001/PR/CC/CAR/2012

 

Le Conseil d’Action Révolutionnaire(CAR), tient à exprimer son inquiétude par rapport à la situation qui prévaut à la frontière Tchado-centrafricaine visant à neutraliser le  général Baba Laddé, chef du Front Populaire pour le Redressement(FPR) et ses éléments.

Le CAR, dénonce les arrestations dans la localité de Kaga Bandoro des personnes de confession musulmane supposées proches de ce mouvement armé. Cet amalgame porte un grave préjudice sur les droits des personnes et  la liberté de culte. N’est pas militant du FPR tout musulman ou Peul habitant cette zone.

Le Conseil d’Action Révolutionnaire(CAR), demande aux gouvernements tchadien et centrafricain de privilégier la voie d’un dialogue inclusif avec toutes les forces vives de leur pays respectif. Car, la confrontation armée n’est que perte de vies humaines et destruction matérielle. Il y a un choix judicieux à faire, soit opter sincèrement pour la paix et le dialogue, ou rester à jamais esclaves des vieux démons de la haine, de la guerre et de la mauvaise gouvernance, source de nombreux problèmes.  

Le Conseil d’Action Révolutionnaire(CAR), exige de la part du gouvernement tchadien un virage global, visant à résoudre tous les problèmes qui font le lit des révoltes, notamment la corruption, l’injustice, le népotisme, les gabegies et la confiscation des libertés…
Le seul Tchad possible est celui de la diversité, dépouillé de tous les réflexes de violences, d’injustice, de népotisme, de corruption, de « profilage ethnique » et d’exclusion sociale. Un Tchad réconcilié avec ses valeurs ancestrales qui sont le dialogue sincère, le respect des droits de l’homme et des libertés, le partage équitable des richesses nationales, l’accès à l’emploi pour tous, selon les critères de compétence et non par clientélisme.

Le Conseil d’Action Révolutionnaire(CAR), demande au gouvernement du Tchad, et aux instances internationales d’œuvrer pour une véritable paix au détriment des négociations, au cas par cas, qui ne tiennent pas réellement compte des vrais problèmes du pays, mais qui répondent plutôt à des préoccupations individuelles et mercantiles,  loin des revendications populaires et défis auxquels doit relever le Tchad.

Le Conseil d’Action Révolutionnaire(CAR), exige la libération des personnes civiles arrêtées arbitrairement sur simple dénonciation des populations des localités centrafricaines. Demande aux organisations de défense des droits de l’homme et au CICR de veiller au respect des droits des personnes détenues dans le cadre de cette confrontation entre le FPR et les gouvernements Tchadien et centrafricain.


Vive le Tchad fort, uni et prospère!

Vive les vraies valeurs démocratiques!

Vive le Tchad-puissant d'Hommes intègres!

                                                Fait, le 22 Janvier 2012


                        Le commissaire à la communication


                                     Abbas Kayangar

 

Arrestations massives des ressortissants tchadiens en Centrafrique


Le Front Populaire pour le Redressement (FPR) tient à informer l’opinion publique nationale et internationale sur la vague d’arrestations qui s’abat dans le milieu des ressortissants tchadiens à Bangui et dans plusieurs localités centrafricaines.

Ces arrestations sont orchestrées par l’armée tchadienne avec l’autorisation des forces centrafricaines et surtout l’aval du Président François Bozizé.

Le FPR souligne également que parmi les personnes interpellées figure l’épouse du Général Baba Laddé, dirigeant du Mouvement.

A l’heure où ces actes indignes, ignobles et contraires aux principes du respect des droits de l’homme se commettent en RCA, les forces du FPR, sont contraintes à sortir massivement des zones où elles occupent pour prendre position sur les grandes voies afin de répondre à des éventuelles attaques des troupes tchadiennes et centrafricaines.

Le FPR:

-   exige le retrait immédiat des forces tchadiennes de Bangui, de Kaba et Banssaagafoua,

-    réclame la libération sans délai  de toutes les  personnes arrêtées,

-  demande aux forces impartiales sur place de dénoncer à leur niveau toutes les violations des droits de l’homme qui sont perpétrées par l’armée tchadienne devant leur présence,

-  condamne tout acte visant à éloigner la volonté du FPR de trouver une solution politique au conflit armé au Tchad et en RCA.

                                                         Fait, le 21 janvier 2012


La cellule de communication du Front Populaire pour  le Redressement (FPR)


Contact : 0088 216 212 08 508

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 20:39

 

 

Baba-Ladde1

BANGUI AFP / 22 janvier 2012 16h46 - Des proches du général Abdel Kader Laddé, chef du Front populaire pour le redressement (FPR), une rébellion tchadienne active dans le centre-nord de la Centrafrique, ont été arrêtés par l'armée centrafricaine, apprend-t-on de sources concordantes dimanche.

Selon une source militaire jointe par l'AFP, l'épouse de Baba Laddé et certains éléments du FPR dont le nombre n'est pas déterminé, ont été arrêtées à Batangafo (centre-nord, près de la frontière tchadienne). Des hommes de Baba Laddé venus de Kabo (centre-nord), ont vainement tenté de les faire libérer et seraient repartis en menaçant de revenir avec des renforts.

Dimanche à Kaga Bandoro, des habitants ont rapporté à l'AFP que sur dénonciation de quelques habitants, les soldats ont procédé à des arrestations de sujets musulmans jugés proches de Baba Laddé. L'armée mène des patrouilles dans la ville en affirmant qu'elles ont pour mission de protéger la population pendant que les forces tchadiennes vont traquer Baba Laddé et ses hommes.

L'armée centrafricaine s'est mise en place pendant la nuit de vendredi à samedi au Nord du pays, à Kaga Bandoro et Batangafo. Elle a demandé à la population de rester chez elle et de ne se déplacer qu'en cas d'extrême urgence ou de nécessité, selon la radio nationale.

Dans un communiqué, qui confirme l'arrestation de la femme de Baba Laddé, le FPR dénonce une vague d’arrestations (...) orchestrées par l’armée tchadienne avec l’autorisation des forces centrafricaines et surtout l’aval du président (centrafricain) François Bozizé.

A l’heure où ces actes indignes, ignobles et contraires aux principes du respect des droits de l’homme se commettent en RCA (République centrafricaine), les forces du FPR, sont contraintes à sortir massivement des zones qu'elles occupent pour prendre position sur les grandes voies afin de répondre à des éventuelles attaques des troupes tchadiennes et centrafricaines, a précisé le communiqué.


(©)

 

NDLR : On voit que c’est suite aux nombreuses pressions exercées de toutes parts sur Bozizé qu’il se résigne enfin à envoyer malgré lui des militaires vers le sanctuaire de Baba Laddé en attendant surtout que ce soit l’armée de Déby qui engage les hostilités contre les hommes du FPR pour libérer le sol centrafricain occupé depuis par ces bandits et voleurs de bétail qui prétendent défendre la cause des peuhls. Les jours prochains vont nous situer sur tout cela.

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 18:18

 

 

baba laddé gl

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 21 Janvier 2012 14:35

Le gouvernement centrafricain s’engage désormais à chasser la rébellion du tchadien Baba Ladé qui sévit dans le nord. Un détachement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) quadrille depuis hier, 20 janvier 2012, la ville de Kaga Bandoro (nord) principal bastion de ce mouvement rebelle. Le détachement a été appuyé dans ses opérations  par les éléments de la Mission de Conseil de Paix et de Sécurité d’Afrique Centrale (MICOPAX).

Objectif, répondre à toutes éventualités liées à la menace de ces rebelles sur la population civile en proie à l’insécurité dans cette région.

Selon des sources de Radio Ndeke Luka, « les forces régulières ont bloqué les 5 principaux axes de la localité, imposant ainsi une ceinture de sécurité de 5 kilomètres ».

Les sources ont annoncé en outre que « cette mesure de sécurité a dissuadé les rebelles : Aucun coup de feu n’a été entendu dans la nuit de vendredi à samedi. Une première dans la ville de Kaga Bandoro, théâtre des exactions orchestrées par ces rebelles ».

Une autre mesure concerne « la restriction de circulation des taxis motos. D’ailleurs, cinq (5) conducteurs des taxis motos suspectés proches des rebelles ont été arrêtés par la gendarmerie », précisent les mêmes sources.

Toutefois, la population continue ce samedi de « vaquer librement à ses occupations quotidiennes, même si certains habitants redoutent d’éventuels affrontements entre les FACA et les rebelles », ont indiqué ces sources.

Ce dispositif de sécurité à Kaga Bandoro intervient plus d’une semaine après une offensive des FACA contre des hommes armés à Sibut (nord). L’attaque a fait quatre (4) assaillants tués et plusieurs autres blessés.

Baba Ladé et ses hommes ont même élargi leur champ d’action au centre-est notamment à Bambari et ses environs. Dans leurs exactions, ces rebelles non seulement tuent, pillent les biens habitants, mais rançonnent souvent à prix fort les éleveurs.

En 2011, les gouvernements du Tchad et de Centrafrique avaient entamé des négociations pour faciliter le retour de Baba Ladé au Tchad.  Ces négociations avaient accouché d’une souris.

La rébellion Baba Ladé est la 2èmerébellion étrangère qui règne en maitre sur le territoire centrafricain après la LRA (Armée de Résistance du Seigneur) de Joseph Koni, opérationnelle dans l’extrême-est du pays, en phase d’être traquée par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) appuyées par les soldats américains.

 

NDLR : Baba Laddé a dû déjà probablement quitter la zone de Kaga-Bandoro pour se mettre à l’abri quelque part devant les multiples informations annonçant un assaut conjoint FACA-FAT.  C’est sans doute pour faciliter sa mobilité qu’il a expédié son épouse vers Bangui lorsqu’elle a été arrêtée mercredi dernier à Sibut. Les Faca ne doivent donc pas profiter de cette mission pour importuner pour rien les innocents habitants de Kaga-Bandoro.  

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 18:18

 

 

baba laddé gl

Bangui, 19 janv. (C.A.P) -  Des informations de sources dignes de foi font état de l’arrestation par les services de sécurité de la ville de Sibut le mercredi 18 janvier aux environs de 14 heures de l’épouse du chef rebelle Baba Laddé en route pour Bangui en provenance de Kaga-Bandoro. Les gendarmes de Sibut auraient essayé en vain de la faire parler, elle serait restée mutique.

Le départ de Kaga-Bandoro de Mme Baba Laddé, sans doute pour se mettre à l’abri en prévision de l’assaut en préparation sur le quartier général de son mari, aurait été signalé par les gendarmes de cette ville à leurs collègues de Dékoa et Sibut ainsi qu’aux autorités compétentes de Bangui. N’ayant pas réussi à la faire parler, elle a fini par être conduite à Bangui pour être remise sans doute à la SRI.

Cette information est à rapprocher de celle signalant également le départ depuis mardi dernier de Bangui d’un important convoi militaire Faca à destination de la ville de Kaga-Bandoro où dans les environs se trouve le quartier général du fameux général auto-proclamé Baba Laddé dont les hordes volent, pillent, tuent et sèment la terreur depuis quelque temps en RCA. Une opération militaire conjointe FACA-FAT contre Baba Laddé serait dans l’air.

C’est redoutant cet assaut que Baba Laddé n’a cessé de lancer des avertissements ces jours derniers au président tchadien et annoncé dans un communiqué de presse il y a quelques jours qu’il disposerait notamment d’armes anti-aériennes et de suffisamment de quoi inquiéter l’aviation et l’artillerie tchadienne d’Idriss Déby.   

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 17:04

 

 

 

Zakaria-Damane.jpg

Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Janvier 2012 09:08

Malgré l’arrestation de trois membres de son Mouvement, « l’UFDR est partie prenante au processus du DDR et n’a jamais dit qu’elle se retirait de ce processus ». Un communiqué signé de Damane Zakaria, chef de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement et daté du 18 janvier 2012 déclare  que « contrairement aux propos qu’on lui prête, l’UFDR n’a jamais dit qu’elle se retirait de ce processus ».

Au demeurant, Damane Zakaria a confirmé cette position dans un entretien accordé à Radio Ndeke Luka à Bangui.

Le responsable de l’UFDR se demande tout de même  si les arrestations opérées dans ses rangs et concernant des  acteurs principaux du DDR, ne marquent pas « un coup d’arrêt du processus dans la mesure où le vice-président du comité de pilotage et président d’un des Mouvements politico-militaires désigné par tous les groupes armés, ne peut plus faire le travail qui lui est demandé. De même, la mise à l’écart du Colonel Abdel Kader Kalil qui représente et agit au nom de l’UFDR au comité de pilotage du DDR ne constitue-t-elle pas la mise à l’écart de fait de la poursuite de ce processus ?»

L’UFDR se dit toutefois sereine et confiante suite aux arrestations de Jean-Jacques Demafouth, Gontran Herbert-Ndjono Naba, député de Birao II, Mahamat Abrass, ancien député et du Colonel Abdel Kader Kalil, tous membres de son Mouvement. « Ces gens ont été arrêtés sur la base d’informations données par ceux-là mêmes qui ont certainement intérêt à créer la psychose pour conserver leurs avantages. Nous sommes sûrs qu’après avoir constaté le caractère infondé de ces accusations…nos camarades vont être libérés »

Le communiqué s’achève par une interrogation : « d’où vient cette histoire rocambolesque ? Nous pensons que le chef de l’Etat est en train d’examiner ce dossier et nos camarades seront libérés ».

 

NDLR : Zakaria Damane a été fabriqué, financé et massivement armé par Bozizé pour servir de supplétif au Faca dans les préfectures de la Vakaga, le Bamingui-Bangoran et la Haute-Kotto. Ce n’est donc pas étonnant que l’arrestation de ses éléments lui apparaisse comme un grosse incohérence et une anomalie de la part de Bozizé. On attend de voir si ce dernier répondra favorablement à l’attente d’une prochaine libération des prisonniers exprimée ici par Damane dont la complicité avec Bozizé apparaît de manière évidente dans ces propos ici rapportés.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 02:12

 

 

 

 

J Jacques Demafouth-copie-1

 

 

CDI– Amis d’Afrique

Collectif des Démocrates Internationaux et Amis de l’Afrique

Observatoire de l’Avancé de la Démocratie de l’Etat de Droit et

de la bonne Gouvernance

(Paris, Londres, New York, Dakar)

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Collectif des Démocrates Internationaux et Amis d’Afrique font observer et prennent à témoin la Communauté Internationale notamment l’Organisation des Nations-Unies, le Conseil de Sécurité, la Commission des droits de l’homme de l’Union Africaine et de l’Union Européenne, les organismes de défense des droits de l’homme …etc. de la dérive dictatoriale du régime de Bangui quant au respect des droits de l’homme en République Centrafricaine.

Le 06 Janvier 2012, M. Jean-Jacques DEMAFOUTH, Homme Politique Centrafricain, Avocat, Ex-Ministre de la Défense Centrafricain a été arbitrairement arrêté dans le bureau du ministre centrafricain de la justice au mépris du principe de la séparation des pouvoirs.

Deux autres personnes dont l’Ex-Ministre de l’habitat et actuel Député de Birao Mr Gontran DJONO AHABA et Mahamat ABRASS, tous deux de la branche de l’ex mouvement de rebelle UFDR (union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement) ont été arrêtées aussi.

Pour rappel : Mr. Jean-Jacques DEMAFOUTH a la veille, et au préambule du dialogue politique inclusif (DPI), et pendant se voix propulser à la tête de la principale Ex-rébellion du pays APRD « l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie », Vice-présidentdu comité de pilotage du DDR à la sortie du DPI.

Il faut remarquer, le processus de DDR suite son cours difficilement, malgré tout la volonté de Mr. Jean-Jacques DEMAFOUTH, fûtes totale dans les processus de désarmements de la principale Ex-rébellion du pays APRD « l'Armée Populaire pour la Restauration de laDémocratie ».

Par ailleurs, Mr. Jean-Jacques DEMAFOUTH, deux fois candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2005 et 2011 a prouvé à suffisance sa volonté de conquête du pouvoir par la voix des urnes.

Paradoxalement la République Centrafricaine se voit assiégée par des groupes rebelles étrangers (LRA, FPR), les populations centrafricaines sont délaissées par les autorités centrafricaines. Le pouvoir de Bangui, reste droit dans ses bottes. Malgré les différentes alertes du peuple centrafricain terrorisé par l’invasion des groupes rebelles étrangères (LRA, FPR), qui commettent allégrement des forfaits.

 

Le pouvoir de BOZIZE, fait diversion sur son incapacité à sécuriser l’intégrité territoriale, ainsi de protéger le peuple Centrafricain. Maintenant on accuse Mr. Jean-Jacques DEMAFOUTH de « comploter avec d’autres groupes rebelles pour déstabilisation» n’est qu’un prétexte. C’est l’hôpital qui se moque de la Charité ! C’est un secret de polichinelle que le pouvoir en place cherche par tous les moyens à disqualifier tous les opposants politiques, les muselés, au passage boycotter toutes les dispositions mises en place à la sortie de la DPI, en occurrence le DDR.

Nous connaissons bien la volonté de conserver à tout prix le pouvoir de BOZIZE et nous,

Le Collectif des Démocrates Internationaux et Amis de l’Afrique  condamnons avec force, et faisons appel à la communauté internationale, aux autorités françaises, des Etats-Unis d’Amérique, aux différentes organisations déjà impliquées, et à tous ceux qui sont épris de Paix, de Justice, de Droit de l’Homme, d’exiger du pouvoir du président général  BOZIZE, la libération immédiate de Mr. Jean-Jacques DEMAFOUTH, et des deux autres arrêtés avec lui, afin que ce dernier continue en sa qualité de vice-président du DDR, à contribuer dans les efforts collectifs déjà consentis, pour réaliser concrètement le processus de DDR.

 

Rappel : Les conditions d’arrestation de Mr. Jean-Jacques DEMAFOUTH ne sont basées sur aucune preuve, et le pouvoir en place à l’habitude d’éliminer arbitrairement ces adversaires politiques. Il faut rappeler que le risque est réel et d’autant  plus élevé que Mr. Jean-Jacques DEMAFOUTH, est depuis longtemps dans le collimateur du Pouvoir de Bangui.

 

Fait à Paris le 18-01-2012

 

 

La coordination CDI-Amis d’Afrique

Collectif des Démocrates Internationaux et Amis de l’Afrique

Observatoire de l’Avancé de la Démocratie de l’Etat de Droit et

de la bonne Gouvernance

 

(Paris, Londres, New York, Dakar)

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 03:48

 

 

 

baba laddé gl

 

 

Source : blog de Makaila Nguebla

L'armée tchadienne se prépare à attaquer le FPR

Le Front Populaire pour le Redressement (FPR) a toujours dit qu'il était prêt pour  des négociations avec les autorités tchadiennes à  condition que celles- ci se déroulent  à l'extérieur des frontières nationales, ce que le  gouvernement tchadien  rejette catégoriquement.

A cet effet, le FPR  attire une fois de plus l’attention de  la Communauté Internationale de la  menace sérieuse qui pèse sur le processus de paix dans la sous-région.

A l’heure où nous diffusons ce communiqué de presse,  l'armée tchadienne se prépare activement  à attaquer notre  mouvement.  Quatre (4) hélicoptères  du régime Deby  ont été pré-positionnés  à Sido-Centrafrique ; ils ont été repeints  en blanc faisant croire à l’opinion générale qu’il s’agit  des hélicoptères appartenant à l’ONU, ce qui est évidemment une usurpation très grave.

 En outre,  déjà vingt (20) Toyota de l'armée Tchadienne lourdement équipées, ont été repérées à Sido-Tchad.

Face à l’évolution de la situation militaire en cours  à la frontière Tchad /RCA, le FPR tient pour  responsable Idriss Deby Itno de  toutes pertes militaires ou civiles, tchadiennes,  centrafricaines  et autres.

Par ailleurs,  le Front Populaire pour le Redressement (FPR) tient à rassurer  l’opinion nationale et internationale  que le mouvement est composé de toutes les couches ethniques et sociales tchadiennes (Arabes , Goranes, Peuls,  Ouaddaiens, Saras,  Kanembou, Hadjarais,   etc. ).

Pour ce fait,  le FPR rejette  l’amalgame savamment entretenu  par le régime Deby et ses alliés sur le caractère tribal de notre  mouvement dans le but d’empêcher  l’unité de toutes les forces tchadiennes en lutte contre la dictature en place au Tchad depuis  plus de deux  décennies.

Enfin, le FPR lance un appel pressant  à la mobilisation générale pour en finir définitivement avec le régime impopulaire, corrompu, anti-démocratique,  criminel du Mouvement Patriotique du Salut (MPS).

Vive le Front Populaire pour le Redressement (FPR)

Que triomphe la démocratie au Tchad !


Pour le FPR, le Porte-Parole

Fait à Kaga Bandoro le 16 janvier 2012

 

 

LES FORCES VIVES TCHADIENNES EN EXIL APPORTENT UN SOUTIEN INDEFECTIBLE AU FPR DU GENERAL BABA LADDE


La Coordination internationale des Forces Vives d’Opposition Tchadienne en exil, suit avec une attention toute particulière les informations en provenance du Tchad et qui font état des préparatifs de l’armée clanique d’Idriss Deby Itno qui s’apprêteraient à lancer une offensive imminente contre les positions tenues par les troupes du Front Populaire pour le Redressement (FPR) dirigé par le Général Baba Laddé.

En effet, selon nos informations, six ( 6 )  hélicoptères de combats et plusieurs colonnes de véhicules militaires auraient été aperçus dans la région de Sarh en partance vers la frontière Tchado-Centrafricaine.

Face à cette situation extrêmement explosive, nous (forces vives de la nation tchadienne en exil) lançons un appel solennel aux différentes sensibilités socio-politiques internes, aux mouvements politico-militaires, aux troupes  du Mouvement pour la Justice et l’Egalité ( MJE) du feu Dr Khalil Ibrahim, assassiné avec la complicité du régime Deby au profit de celui de Khartoum, à se mobiliser à tous les niveaux en faveur des vaillants combattants du FPR qui se trouvent sur le terrain militaire pour accomplir leur noble mission qui se résume  à la défense de  l’ensemble du peuple tchadien sans distinction.


Pour ce fait, nous :


-    Demandons à la France de rompre le silence afin d’interpeller le Gouvernement tchadien sur  les conséquences incalculables qui découleront d’éventuels affrontements militaires avec les forces du Général Baba Laddé dans une  sous-région fragilisée par l’instabilité politique ;


-    Appelons  l’ONU, l’UE et l’UA à prendre leurs responsabilités respectives pour peser de tout de leur poids afin de contraindre les autorités tchadiennes et centrafricaines à ouvrir sans délai des perspectives de négociations avec leurs mouvements d’opposition armée de par et d’autre des frontières communes ;

-    Et enfin,  exhortons le peuple tchadien à se soulever contre le régime clanique, militariste, dictatoriale et pseudo-démocratique d’Idriss Deby qui règne au Tchad contre la volonté de la majorité écrasante  des populations dépitées.

                                                                                 Fait le 17 janvier 2012

Pôle Afrique des Forces Vives Tchadiennes en exil

vivesforces@yahoo.fr

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 03:25

 

 

 

JJD

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 17 Janvier 2012 13:19

Du nouveau dans l’affaire Demafouth. L’ancien ministre de la Défense, arrêté depuis le 6 janvier 2012,  a reçu lundi 16 janvier dans l’après-midi la visite d’une délégation composée de plusieurs membres de représentations diplomatiques à Bangui. On ignore pour le moment la composition exacte de cette délégation. On sait toutefois que la représentante du Secrétaire Général de l’ONU et responsable du Binuca (Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique) a participé à la visite. L’information a été confirmée à Radio Ndeke Luka par Me Nicolas Tiangaye, l’un des avocats de Monsieur Demafouth, joint au téléphone.

D’autres sources ont révélé à la radio qu’un émissaire du président gabonais Ali Bongo, dont l’identité et les fonctions n’ont pas encore été révélées, a participé à la visite. Il faut rappeler à cet égard, que c’est le Gabon qui est garant des accords de paix signés entre le gouvernement centrafricain et les factions rebelles à Libreville en 2008.

En l’absence de toute réaction officielle sur cette visite faite à l’ancien ministre de la Défense, plusieurs questions se posent : s’agit-il de gages donnés par les autorités centrafricaines sur les conditions de détention et le respect des procédures judiciaires ? Les membres de la délégation ont-ils voulu avoir le cœur net sur les accusations d’ «atteinte à la sureté de l’Etat » avancées pour justifier l’arrestation. Ont-ils pu s’entretenir librement avec M. Demafouth ? Sans doute les prochains jours nous en apprendrons davantage.

Quoiqu’il en soit, cette visite d’une délégation de diplomates et de partenaires de la Centrafrique est le signe d’une implication de la communauté internationale et donne une nouvelle dimension à cette affaire.

Il y a lieu de signaler à cet égard la réaction de l’Ordre des Avocats de Paris dont M. Demafouth est membre du barreau. Une lettre signée du bâtonnier et du vice-bâtonnier a été adressée au président centrafricain François Bozizé. Ils lui demandent de s’assurer que « toutes les garanties judiciaires prévues par les législations nationales et les traités internationaux ratifiés par la RCA soient respectés, notamment les articles 9 et 14 du Pacte international sur les droits civils et politiques » afin que leur confrère puisse avoir accès à ses avocats et préparer sa défense.

Apparemment, c’est loin d’être le cas. Les avocats, Maitre Nicolas Tiangaye et Morouba se plaignent de ne plus avoir accès à leur client. Celui-ci a d’ailleurs été transféré de la SRI (Section de recherches et d’investigation) à Bangui au centre de formation militaire de Bérengo à 65 kms de la capitale.

Il faut rappeler que Jean-Jacques Demafouth, ancien ministre de la Défense, patron de l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) et vice-président du Programme DDR (Désarmement, démobilisation, réinsertion) est accusé par le gouvernement centrafricain de «tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat». Avec lui, ont également été arrêtés, Gontran Djono-Ahaba député de Birao II et Mahamath Abrass, député sortant de cette même ville.

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:39

 

 

 

baba laddé gl

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 16 Janvier 2012 14:32

La présence du chef rebelle tchadien Baba Ladé en Centrafrique a été un des sujets dominants du sommet des chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) qui s’est tenu dimanche 15 janvier 2012 à Ndjaména (Tchad). On ignore encore quelles décisions précises ont été prises à ce sujet. Toutefois les observateurs lient la décision prise de mettre en place une force sous-régionale avec un commandement unifié basé à Douala (Cameroun) à la volonté d’en finir non seulement avec les rebelles tchadiens en Centrafrique, mais avec les autres groupes, auteurs d’exactions dans les pays membres.

Plusieurs Chefs d’Etat ont pris part à ces assises, dont le Président François Bozizé de la République Centrafricaine.

Le sommet, plusieurs fois reporté, a permis aussi à ces leaders de plancher sur les mécanismes de financement de la CEEAC, la libre circulation des biens et des personnes. La question de  la « solidarité » entre les Etats membres de l’organisation sous régionale a été aussi passée au peigne fin.  A ce sujet, le sommet devait examiner la question d’un appui logistique de la Communauté aux FACA (Forces Armées centrafricaines)

La CEEAC est une communauté créée à Libreville, au Gabon, en 1983. Ses objectifs sont promouvoir la coopération et le développement durable, avec une particularité sur la stabilité politique, économique et amélioration de la qualité de vie de ses populations. La politique de cet Organisme inclut un plan sur 12 ans pour éliminer des impôts de douane entre les États membres et établir un tarif externe commun, améliorer l'industrie, le transport et les communications, l'union des banques commerciales et la création d'un fonds de développement.

Les 11 pays membres sont l'Angola, leBurundi, le Cameroun, le Tchad, la Guinée équatoriale, leGabon, le Rwanda, la République du Congo, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo et São Tomé et Principe. Le siège de la CEEAC se trouve à Libreville au Gabon.

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