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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 23:31

 

 

 

Bozizé l'air hagard


 

RFI  mercredi 20 mars 2013

 

La rébellion avait lancé un ultimatum de 72 heures au président François Bozizé afin que les accords de Libreville soient intégralement appliqués. Ultimatum qui a expiré ce mercredi 20 mars. Le président François Bozizé a promulgué deux décrets en début de soirée, pour tenter de calmer le jeu. Des mesures jugées insuffisantes par la Séléka.

 

 

La menace de la rébellion Séléka de reprendre les armes en raison du non-respect des accords de paix de Libreville fait planer le risque de nouveaux combats en Centrafrique. Mais ce geste suffira-t-il à ramener de la sérénité ?

 

En début de soirée, mercredi, quelques heures après l’expiration de l’ultimatum lancé par la Séléka au président François Bozizé, celui-ci a promulgué deux décrets, qui sont une réponse directe aux exigences de la Séléka.

 

Barrières levées et prisonniers libérés

 

Le premier décret, signé vers 17h30 TU par le président François Bozizé, prévoit que toutes les barrières érigées à travers le pays lors de l'instauration du couvre-feu sont désormais levées.


Le second décret prévoit que toutes les personnes arrêtées, détenues ou condamnées depuis le 15 mars 2012 recouvrent leur liberté. Mais ce n'est pas tout. Cette dernière mesure de libération s'applique également aux prisonniers politiques et aux prisonniers de guerre. En clair, toutes les personnes qui ont été interpellées dans le cadre de la récente crise qu'a connu le pays.

 

 

Le départ des troupes sud-africaines

 

Reste à savoir si ces deux décrets suffiront à calmer ces quelques rebelles mécontents qui, depuis dimanche, retiennent cinq ministres issus de la rébellion à Sibut. Pour le colonel Bordas, l'un des porte-parole de la Séléka, « ils ne servent à rien dans un gouvernement, où ils n'ont pas les coudées franches pour travailler. A quoi bon y rester ? »


En tout cas, même si la présidence centrafricaine qualifie ces deux mesures de « majeures et significatives », l'exigence la plus importante de la Séléka, le départ des troupes sud-africaines du pays, n'est pas à l'ordre du jour.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 23:08

 

 

 

rebelles artilleurs Séléka

 

 

LIBREVILLE AFP / 20 mars 2013 20h49 - La coalition rebelle Séléka, qui avait annoncé reprendre les armes mercredi, a estimé en soirée que les décrets pris par le président centrafricain François Bozizé libérant les prisonniers et levant le couvre-feu à Bangui ne suffisaient pas, tout en évoquant un délai. Ce n'est pas encore ça.

 

« Ca ne suffit pas », a affirmé à l'AFP le colonel Djouma Narkoyo, un des chefs militaires rebelles, précisant toutefois: « On peut lui accorder une chance s'il accepte d'exécuter les revendications. Ces revendications existent depuis le 11 janvier mais on peut encore lui donner un délai, mais il faut qu'il mentionne sa volonté de ramener la paix dans le pays.

 

« Il a fait semblant de signer des décrets mais il n'a pas parlé du recrutement de nos éléments dans l'armée centrafricaine (...) ni du départ des troupes centrafricaines et ougandaises. Pourquoi traverser tout le continent pour aller en Afrique du sud? Ca ne manque pas de troupes de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale). Nous voulons le départ des troupes étrangères (sud-africaines et ougandaises », a-t-il ajouté.

 

« Le remaniement du gouvernement n'est pas important », a-t-il précisé à propos de la proposition du Premier ministre issu de l'opposition Nicolas Tiangaye d'en discuter avec le Séléka. La rébellion, qui retient cinq ministres du gouvernement d'union nationale issus de ses propres rangs depuis dimanche, avait donné 72 heures au pouvoir mercredi pour répondre à ses revendications, menaçant de reprendre les armes.

 

En milieu de journée, le colonel Djouma Narkoyo avait annoncé à l'AFP: L'ultimatum est terminé. Nous allons retourner aux armes. Cela ne veut pas dire que nous allons attaquer maintenant ici ou là. On est sur « on étudie » la stratégie.

 

(©)

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:47

 

 

 

 

Djotodia-vers-Sibut.jpg


 

RFI  mardi 19 mars 2013

 

En République centrafricaine, le délai de trois jours donné dimanche dernier par la rébellion de la Séléka aux autorités centrafricaines, pour répondre à ses revendications, expire mercredi 20 mars. Les rebelles menacent de reprendre les armes le jour même de la fin de l’ultimatum. Depuis dimanche, les deux parties n’ont toujours pas entamé de négociations. Le général Noël Léonard Essongo, Haut représentant du médiateur, le président congolais, Denis Sassou Nguesso, lance un appel aux responsables de la Séléka.

 

La rébellion de la Séléka, qui retient, depuis dimanche dernier, cinq ministres issus de leurs rangs, à Sibut – à environ 160 km au nord de Bangui – estime que les accords de paix de Libreville ne sont pas respectés et demande – entre autres – la libération des prisonniers politiques, le retrait des troupes sud-africaines du pays et la levée des barrages.

 

« Ce n’est pas ce que l’on souhaite », assure le colonel Narkoyo, l’un des chefs militaires de la Séléka, « mais si nous n’avons d’autre choix, alors nous reprendrons les armes », a-t-il affirmé.

 

«  On attend, on attend, on ne nous a pas contactés  », a affirmé, de son côté, le colonel Bordas, l’un des porte-parole de la rébellion, joint par RFI, avant de poursuivre : « c’est au président, François Bozizé, de prendre l’initiative et de donner une réponse à nos revendications », a-t-il estimé.

 

Pour sa part, la présidence estime qu'il n'est pas possible d'entamer des discussions sous la menace. Selon Gaston Mackouzangba, porte-parole du président centrafricain, en lançant un ultimatum, la Séléka a choisi la logique de rupture. « On ne négocie pas dans ces conditions », a-t-il fait savoir avant d’ajouter : « on ne peut pas discuter l’arme sur la tempe », a expliqué le porte-parole du président Bozizé.

 

Joint par RFI, le général Essongo, médiateur du président congolais, Denis Sassou Nguesso, indique, quant à lui, qu’il a bien tenté de joindre les ministres Séléka, retenus à Sibut, mais sans succès. Il lance un appel aux responsables de la Séléka.

 

Général Noël Léonard Essongo  Médiateur du président congolais, Denis Sassou Nguesso

 

« Les médiateurs demandent que la Séléka ne puisse pas entreprendre quoi que ce soit pouvant compromettre les accords de Libreville ».

 

 

 

NDLR : Le Premier Ministre Nicolas TIANGAYE a fait une déclaration ce soir à Bangui que CAP ne sera en mesure de publier que dans sa parution du mercredi  dans la journée. En résumé, il appelait tout le monde à respecter les Accords de Libreville dont seule l'application par toutes les parties prenantes permettra à notre pays de retrouver une paix durable et de sortir de la crise. 

 

Toujours selon nos informations d'une source proche de Bozizé ayant requis l'anonymat, celui-ci devrait également faire ce mercredi une déclaration à quelques heures de l'expiration de l'ultimatum de Séléka.  Il faut souhaiter que ce ne soit pas encore des propos incendiaire comme Bozizé en a l'art et qu'il saura prendre l'exacte mesure de la gravité de la situation dans laquelle son entêtement inutile et son sens de la roublardise a plongé le pays.

 

Il devrait vraisemblablement et selon nos sources et  lâcher du lest sur au moins deux revendications de Séléka notamment celle sur la libération des prisonniers et à propos du réajustement de la composition du gouvernement avec quelques portefeuilles supplémentaires concédés à Séléka. Si cela se confirme, il reste à savoir si Séléka s'en contentera ou maintiendra sa position sur la satisfaction de ses autres revendications. On ne devrait plus tarder à être situé avec le compte à rebours et l'expiration de l'ultimatum.     

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:34

 

 

 

rebelles-centraf.jpg

 

 

YAOUNDE Mardi 19 mars 2013 | 18:31 UTC (Xinhua) - A la veille de l'expiration de l'ultimatum de 72 heures lancé au pouvoir de Bangui à la suite de la séquestration de ses cinq ministres membres du gouvernement d'union nationale du 3 février, la coalition rebelle centrafricaine Séléka a accusé mardi le président François Bozizé de mijoter une attaque et s'est déclarée prête pour la riposte.


«Bozizé a envoyé deux porte-chars à Damara (ville du Centre de la République centrafricaine pourtant protégée par les forces de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale, NDLR). Nous aussi, on prend nos dispositions, on se prépare. D'après notre vision, lui-même n'est pas prêt pour la paix », a avancé dans un entretien à Xinhua le colonel Michel Narkoyo, porte-parole de la rébellion.


L'alliance rebelle qui a avait pris les armes en décembre pour renverser le régime de François Bozizé, a saisi le prétexte d'une mission de ces derniers à Sibut (Centre), une des sept villes sous son contrôle, pour faire prisonniers son propre leader, Michel Am Nondokro Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale et quatre autres ministres du cabinet dirigé par l'opposant Nicolas Tiangaye.


« On ne peut pas les libérer. Si on le fait, ils vont rejoindre ceux qui sont à « Guantanamo » (prison gouvernementale), à Bassangoa. Ils sont toujours à Sibut avec nos éléments. S'il n'y a pas une solution, il y a un grand risque de recours aux armes », a menacé l'ex-gendarme de deuxième classe promu au grade de colonel dans la rébellion.


Depuis la formation le 3 février du nouveau gouvernement de transition dont ils ont contesté la composition, estimant que le nombre de postes attribués à leur organisation était insuffisant, Narkoyo et d'autres dirigeants militaires et civils de la Séléka au rang desquels le porte-parole et coordonnateur international Eric Massi, réclament entre autres la libération des prisonniers politiques et le retrait des forces sud-africaines et ougandaises alliées du pouvoir de François Bozizé.


Ils disent prendre à témoin les Nations Unies, la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, à laquelle la RCA appartient) et le médiateur de la crise, le président congolais Denis Sassou Nguesso, soutenant que depuis 2007 ils respectent les clauses des accords de cessez-le-feu avec Bangui, accusé de dilatoire. « Il n'y a pas une manifestation de volonté de la paix de Bozizé», affirme Narkoyo.

 

Depuis leur séquestration dimanche, leurs cinq ministres n'ont reçu aucune visite, ni de l'Onu, ni de la CEEAC et du représentant de Sassou Nguesso à Bangui. « On ne leur interdit pas de venir », assure cependant Michel Narkoyo.


 Côté présidentiel, le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Equipement Crépin Mboli Goumba a réagi pour la première fois en regrettant le nouvel acte de la Séléka et l'appelant à la raison. « Il y a eu des revendications. On les examine à la lumière de l'accord de Libreville du 11 janvier », a-t-il souligné, peu avant une déclaration à la nation annoncée du Premier ministre.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 15:48

 

 

 

Leonard-Noel-Essongo.jpg

général congolais Noel Léonard ESSONGO

 

 

Afrik.com MARDI 19 MARS 2013 / PAR FRED KROCK

 

Le 17 mars 2013, le représentant du médiateur de la crise centrafricaine, Léon Essongo a effectué une mission à Sibut, ville située à 185 kilomètres de Bangui sur la route de Damara où sont regroupés les combattants du Séléka (ceux de l’axe Damara). Seulement, les ministres du Gouvernement d’Union nationale qui accompagnaient le représentant du médiateur ont été mis sous séquestre par les ex-combattants.

 

 

Ils étaient ministres du gouvernement d’union nationale à avoir été bloqués à Sibut, préfecture de Kémo, par les ex-combattants de la coalition séléka. Il s’agit de Christophe Gazam-Betty, ministre de la Communication, Michel Djotodjia, vice Premier-ministre, ministre de la défense, Mohamed Daffahne, ministres des Eaux et forêts, Amalas Amias Aroune, ministre du commerce et Herbert Djono Ahaba, ministre de la recherche minière.

 

En effet, la résolution de la crise centrafricaine, du moins la mise en œuvre des accords de cessez-le-feu et l’accord politique signés à Libreville le 11 janvier 2013 avait, à un moment donné, pris du plan dans l’aile. Les parties signataires, principalement le pouvoir et le séléka, s’accusent mutuellement de ne pas afficher la volonté de faire avancer le processus. Le séléka exige la libération immédiate des prisonniers politiques, alors que le président Bozizé s’oppose à cette revendication. Ainsi, chacun campe sur sa position et les choses trainent en longueur.

 

Une fois saisi de ce statut quo, le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso a dépêché son représentant Léon Essongo à Bangui, en vue de s’enquérir des facteurs du blocage. M. Essongo a tout d’abord fait savoir aux ex-combattants de la Séléka que le président Sassou tient beaucoup, au nom de ses homologues de la CEEAC, à ce que la République centrafricaine puisse se développer à la même allure que les autres pays de la sous-région. Par ailleurs, le but de sa mission est exclusivement d’écouter les uns et les autres sur les raisons du blocage du processus.

 

Entre temps, il a déjà fait cinq jours d’entretien et de contacts avec les acteurs politiques dans les deux rangs que ce soit du côté séléka que du pouvoir, ainsi que les autres parties prenantes aux négociations de Libreville à Bangui. « Les choses n’avancent plus » a indiqué Léon Essongo. Mais le déplacement de Sibut s’inscrit dans le but exclusif de recenser les revendications formulées par la base de séléka, ce qui devait se poursuivre sur tout l’ensemble des zones occupées par le séléka.


Onze revendications

 

Selon les ex-combattants, « le président Bozizé n’a pas manifesté sa volonté pour mettre en œuvre les accords de Libreville » a martelé le colonel Sylvain Bordas qui a parlé au nom de ses pairs. C’est pourquoi, ils ont formulé des revendications auxquelles, « si Bozizé manifeste sa volonté de faire avancer les choses nous mèneront des actions positives ». Il s’agit des onze points suivants :

 

La Bonne application des accords de Libreville signés le 11 janvier 2013 ; 


 Le retrait immédiat des forces extérieures en dehors de la CEEAC dont les forces sud-africaines ; 


 La cessation des violences de la part des FACA sur la population civile au nom du Séléka ; 


 La ré-attribution des dix postes ministériels demandés par la coalition Séléka ; 


 L’enlèvement immédiat des toutes les « barrières balaka » sur les routes ; 


 La libération immédiate des prisonniers politiques ; 


 L’intégration immédiate de mille ex-combattants de la séléka dans les forces de défense et de sécurité, en vue d’assurer la protection de leurs ministres au sein du gouvernement ;

 
 La confirmation par décret des galons des ex-combattants qui ont opté pour être insérés dans les forces de défense et de sécurité ; 


 Le rejet des allégations d’Abakar Sabone, qu’aucun de ses éléments ne se trouve dans les forces Séléka ; 


 Le rejet des zones de cantonnement au-delà de Sibut ;

 
 Tous les ministres Séléka, faisant partie de la mission du médiateur resteront à Sibut.

 

Le représentant du médiateur a affirmé, avoir pris bonne note de toutes les revendications qui seront soumises à une analyse et qu’une réponse sera très bientôt sur la table des ex-combattants. Mais, il se réserve de répondre à quelconque question sur le champ. Toutefois, il a rassuré les ex-combattants d’une suite favorable de la part du médiateur, étant donné que « dans vos revendications, il y a déjà des poches de solutions » a assuré le médiateur aux ex-combattants.

 

Par contre, sur le dernier point des revendications relatif au séquestre des membres du gouvernement à Sibut, Essongo a déclaré ne pas pouvoir « rentrer à Bangui si un membre de la mission reste ici ». Histoire de mettre la pression pour que les ministres soient libérés. Malheureusement, les négociations qui ont suivi à ce sujet ont été vaines. Seulement, le ministre de l’Administration du territoire, Léon Dibéret, n’étant pas naturellement du séléka était autorisé à rentrer à Bangui avec l’équipe du médiateur et les journalistes, ainsi que les représentants des organisations internationales (PNUD, Union africaine, CEEAC, Union européenne) qui ont fait le déplacement. Les ex-combattants, en se comportant ainsi, ont estimé que le discours du chef de l’Etat à l’occasion de la célébration de son 10ème anniversaire du sursaut patriotique de 2003 a été « très incendiaire » et par conséquent, présenterait une réelle menace pour les ministres séléka à Bangui. Donc, leurs ministres seraient plus en sécurité parmi les siens qu’à Bangui.

 

Entre temps, les ex-combattants ont donné un ultimatum de 72 heures au président Bozizé pour poser un acte qui puisse démontrer sa bonne volonté à appliquer les accords de Libreville, sinon ils marcheraient sur Bangui.

 

Des deux côtés, l’heure est plutôt à l’apaisement, et non plus à une reprise des hostilités. Comme le représentant du médiateur a promis que des contacts seront pris pour concilier les uns et les autres, le peuple centrafricain n’attend que cela pour qu’une paix durable revienne en République centrafricaine.

 

Quel rôle doivent jouer les experts dans le règlement des sinistres ?

 

Le rôle auquel les experts sont appelés à jouer dans les cas des sinistres est présentement au centre d’un atelier de formation, à l’hôtel JM Résidence à Bangui. C’est une initiative de l’Institut international des Assurances dans l’optique de former et sensibiliser les professionnels qui interviennent dans le circuit de l’assurance, aux fins d’une efficacité dans leurs rôles respectifs. C’est le ministre délégué au budget, Dieudonné Tokofeissé, assisté d’Abdias Saba, directeur d’assurance banque et micro-finance, qui ont ouvert le séminaire.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 03:04

 

 

 

 

combattants Séléka près de Damara

 

 

19.03.2013 à 08h16( Xinhua )

 

Après avoir pris en otage dimanche ses cinq responsables membres du gouvernement d'union nationale et de transition formé le 3 février, la coalition rebelle centrafricaine Séléka presse le président François Bozizé d'appliquer sans délai les accords de paix conclus le 11 janvier à Libreville au Gabon, sous peine de reprise des hostilités dans les prochains jours.

 

Les dirigeants militaires de l'alliance rebelle qui avait pris les armes en décembre pour renverser le pouvoir du président Bozizé n'ont pas épargné dans leur décision de détenir leur propre leader, Michel Am Nondokro Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale au sein du cabinet dirigé par l'opposant Nicolas Tiangaye.



"Il fait partie des cinq ministres de notre mouvement. On les a invités pour discuter sur ce qui se passe à Bangui et de la paix. La négociation s'est soldée par un échec et nous sommes obligés de les retenir avec nous", a expliqué à Xinhua le colonel Michel Narkoyo, porte-parole militaire de cette rébellion qui avait déjà fait parler d'elle avec de nouvelles attaques et la prise de nouvelles villes.


M. Djotodia et sa délégation ont été capturés dimanche à Sibut, une ville du centre de la République centrafricaine (RCA) située à quelque 187 km de Bangui, la capitale, a précisé le colonel Narkoyo, ancien gendarme de deuxième classe dans les Forces armées centrafricaines (FACA) promu au grade de colonel dans la rébellion.


Les téléphones des otages ont été coupés. Ainsi, les tentatives de Xinhua de joindre le ministre de la Communication Christophe Gazam Betty se sont avérées vaines.


Aucune réaction n'a été enregistrée dans le camp présidentiel. Les multiples initiatives en direction du ministre de l'Equipement et porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli Goumba, n'ont pas non plus été fructueuses.



Les dirigeants militaires rebelles accusent le président Bozizé de ne pas respecter les clauses des accords de paix de Libreville qui, selon eux, ont prévu la libération des prisonniers politiques, le retrait des forces étrangères (sud-africaines et ougandaises) non issues de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) puis la levée des barrières de sécurité à Bangui.



"Tout ce qu'on a donné comme revendications, rien n'est respecté. On leur a donné 72 heures. Si rien n'est fait, nous serons obligés de passer à la vitesse supérieure, c'est-à-dire que nous allons reprendre les armes", a menacé Michel Narkoyo.


Le ton est monté depuis la formation du gouvernement d'union nationale pour lequel ce combattant et d'autres responsables revendiquaient un plus grand nombre de postes, "au moins sept pour satisfaire tout le monde", avait-il réclamé.



Des désaccords sur la question ont alors créé une fracture entre les cinq ministres et la hiérarchie militaire de Séléka, une fracture amplifiée avec l'opération de cantonnement en vue de leur désarment également prévu par les accords de Libreville, rejetée par les troupes.

 

Pour l'heure, le seul geste manifesté par celles-ci a consisté au retrait il y a deux semaines de Damara, localité distante de 90 km de Bangui et où l'offensive rebelle vers la capitale avait été stoppée par les forces de paix de la CEEAC, pour Sibut, l'une des sept villes aujourd'hui sous contrôle de l'alliance.



De sources officielles à Pretoria, l'Afrique du Sud avait déployé 400 soldats en RCA pour aider à préserver la paix et la stabilité de ce pays d'Afrique centrale, avait-on justifié. Après la signature des accords de Libreville parrainés par les chefs d'Etat de la CEEAC, Séléka avait lancé un ultimatum de 72 heures pour leur retrait, y compris celui des troupes ougandaises présentes dans l'Est pour traquer le chef rebelle Joseph Kony de l'Armée de résistance du seigneur (LRA).



Le ministre de la Communication Gazam Betty avait, dans un entretien récent à Xinhua, souligné que la présence sud-africaine découlait des accords de coopération entre Bangui et Pretoria et que le retrait exigé ne devait pas constituer une condition pour l'application des accords de paix. 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 02:32

 

 

 

 

Djotodia et Nourredine


 

RFI mardi 19 mars 2013

 

La rébellion de la Seleka « retient » toujours avec elle cinq ministres du gouvernement d'union nationale qui sont également des responsables rebelles, et a lancé un ultimatum de 72 heures aux autorités leur demandant de respecter un certain nombre de revendications dont certaines déjà anciennes et d'autres neuves. La présidence centrafricaine a d'ores et déjà répondu que les points compris dans l'accord Libreville pourraient être pris en considération mais que les autres devraient faire l'objet de nouvelles discussions. Certains observateurs internationaux ne cachent pas leur irritation sur le comportement des rebelles.

 

A plusieurs reprises, déjà, les rebelles de la Seleka ont eu l'occasion de manifester leur mécontentement sur la façon dont les accords de Libreville sont appliqués, et de présenter une série de revendications : libération des prisonniers politiques, reconnaissance des grades obtenus au sein de la Seleka, départ des troupes sud-africaines du territoire national.

 

Ce sont ces revendications qu'ils ont réaffirmées dimanche 17 mars en en ajoutant d'autres, comme l'installation à Bangui de 2 000 de leurs hommes pour assurer, disent-ils, la sécurité des responsables rebelles.

 

Cette nouvelle sortie pousse un observateur international à la limite de l'exaspération : « Les rebelles manquent de sérieux. Ils ne peuvent pas présenter des revendications qui changent au gré des humeurs des uns et autres. »

 

« Il y a des radicaux des deux côtés »

  

« Sur l'application des accords de Libreville, poursuit cette source, la Seleka parle de libération des prisonniers politiques mais n'a jamais dit combien et qui. Les rebelles réclament le départ des Sud-Africains mais eux-mêmes ne sont pas revenus sur leur position initiale comme le réclamaient les accords. Ils n'ont guère fait plus que de se déplacer de Damara à Sibut. »

 

Le camp du président François Bozizé, pour autant, n'est pas non plus allé très loin dans la mise en œuvre du texte. « Il y a des faucons, des radicaux des deux côtés qui empêchent la bonne application des accords », reconnaît un homme politique de la majorité présidentielle.

 

 

 

NDLR : Seul BOZIZE et sa soldatesque savent combien et qui ils ont fait prisonniers. Cela dit, si tous les personnes fait prisonniers ont été exécutées comme beaucoup de rumeurs persistantes en font état, il est malheureusement logique que BOZIZE ne soit pas en mesure de libérer des gens qui ne sont plus de ce monde. Les revendications n’ont jamais varié. Elles ont essentiellement toujours tourné autour de la libération des prisonniers politiques, du retrait des troupes sud-africaines que BOZIZE a fait venir en catastrophe au plus fort de la crise, du versement des primes de guerre promises naguère par BOZIZE lui-même aux soi-disant « libérateurs » que ce dernier avait recrutés en 2002-2003 pour le conduire au pouvoir.

 

Ce n’est pas juste de dire que ces exigences varient au gré de l’humeur des uns et des autres. Pour le moment, la question est de se déterminer par rapport à l’ultimatum qui est déjà lancé et dont le compte à rebours a commencé. Chercher à discuter du sérieux ou non de Séléka ne fera pas avancer le schmilblick. BOZIZE ne comprend que le langage de la force, surtout celle des armes. Qu'il s'explique avec ceux-là mêmes qui savent parler ce langage qu'il peut comprendre ! Parlant le même langage, ils doivent bien se comprendre. 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 02:27

 

 

 

combattants-Seleka-2.jpg

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 18 Mars 2013 13:40

 

Changement de vitesse dans la crise centrafricaine sur le terrain. 5 ministres issus des rangs de la coalition Séléka ont été retenus le 17 mars 2013, à Sibut (186 kilomètres nord de Bangui), localité où se trouve l’Etat-major de cette coalition. Ces 5 ministres ont fait partie d’une mission officielle du gouvernement centrafricain, élargie à la communauté internationale et, conduite par l’émissaire du Médiateur de la crise centrafricaine, le congolais Noël Essongo. Les rebelles ont, de ce fait, renvoyé le reste de la délégation à Bangui et retenu leurs leaders.

 

Il s’agit notamment de : Michel Am Nondroko Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Mohamed Moussa Dhaffane des Eaux et forêts, Herbert Djono Ahaba des Recherches minières et de l’Hydraulique, Amalas Amias Haroun du Commerce et Christophe Gazam-Betty de la Communication.

 

L’objectif de la mission a été de discuter du processus de paix et des conditions de désarmement et de démobilisation des rebelles. Mais les rebelles ont brandit une liste de 11 revendications à prendre en compte. Un ultimatum de 72 heures a été lancé à cet effet par la Séléka au gouvernement, pour appliquer leurs revendications. Sinon, ont-ils dit, ils n’hésiteront pas à reprendre les armes.

 

Ces revendications ont été entre autres la libération des prisonniers politiques, la reconnaissance de leurs grades, l'intégration de leurs troupes au sein des Forces armées centrafricaines (FACA), le départ des troupes sud-africaines présentes sur le territoire, la levée des barrières contrôlées par les FACA.

 

La presse, témoin de l’évènement a indiqué que les rebelles ont été très remontés contre le président de la République François Bozizé qui, selon eux, s’en est suffisamment pris à eux dans son discours du 15 mars dernier. Un discours tenu au Complexe Sportif Barthelemy Boganda à Bangui en présence de la jeunesse.

 

Selon Michel Am Nondroko Djotodia,  ministre en charge de la Défense, « le fait que Séléka ait retenu ses leaders, constitue un moyen de pression. Et, ce sont eux qui ont décidé, car ils ont des armes par devers eux. Ils veulent que le Chef de l’Etat respecte les clauses de cet accord ».

 

Au sujet de la durée de leur séjour à Sibut, le chef rebelle a précisé que « tout dépendra de la volonté de François Bozizé à réagir face aux revendications des éléments qui sont sur le terrain ».

 

De son côté, l’émissaire congolais a mentionné que « la mission s’est bien déroulée n’eût été l’incident provoqué par ces rebelles. Toutefois leurs revendications ont fait l’objet d’une discussion élargie. Chacun perd un peu de ses plumes et l’espoir naîtra malgré ces âpres échanges ».

 

Dans son bulletin d’information de la matinée de lundi, Radio Ndeke Luka a cité par erreur le nom du ministre Joachim Kokaté parmi les otages. La réaction du membre du gouvernement ne s’est fait pas attendre. Ce dernier a déclaré qu’ « il n’a même pas effectué le déplacement de Sibut et moins encore, été  retenu en otage ».  

 Kokaté

 

Il a affirmé aussi qu’ « il ne n’est pas issu des rangs de la Convention des patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) Fondamentale de Adam Nourredine, mais plutôt de la CPJP dirigée par Abdoulaye Hissein ». Il a également déclaré que les agissements des éléments de la Séléka n’engagent que leurs auteurs, car la CPJP a, quant à elle, toujours respecté ses engagements pour un retour de la paix en Centrafrique.

 

A Bangui, la population s’est dite étonnée de cette nouvelle qualifiée de « complicité » entre les leaders de la Séléka et leurs éléments. « C’est vraiment nous mettre dans  une situation de  peur, nous pensons que la paix devrait revenir définitivement en République Centrafricaine. Ils ont certes demandé le départ des forces sud-africaines, mais pourquoi eux-mêmes n’ont pas déposé leurs armes, c’est un  paradoxe ! C’est une honte. La seule interrogation dans cette fameuse prise d’otage est celle de savoir, pourquoi Séléka a seulement retenu ses ministres et  relâché les autres ? Le maintien de ces 5 ministres donne lieu à une autre tension. Nous demandons aussi à la Séléka de respecter les accords de Libreville », ont réagi les banguissois.

 

 

 

 

 

RCA : dissensions au sein de la coalition Séléka

 

http://www.lavoixdelamerique.com    18.03.2013

 

Ce désaccord a débouché sur la prise en otage de cinq ministres issus de la rébellion. Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Léon Diberet, le directeur général de la police centrafricaine Henri Wanzé- Linguissara, le comforce  de la FOMAC, le général Jean Félix Akaga et ses éléments présents hier à Sibut.


Les journalistes et les autres membres de la mission conduite par  Noël Léonard Essongo, émissaire du Président Denis Sassou Nguéssou, médiateur dans la crise centrafricaine ont failli également être maintenus à Sibut, n’eut été l’intervention du ministre des Eaux et Forêts, Mohamed  Moussa Daffhane, un des leaders de la coalition Séléka.


Selon Michel Dotodjia Am Non Droko, le patron des rebelles de la coalition Séléka, ses éléments ont agi  de cette manière, pour mettre la pression sur le gouvernement centrafricain.

Il exige de ce fait, le strict respect des accords de Libreville.


Le général Essongo a affirmé pour sa part que tout a bien commencé, quand soudainement, les rebelles ont haussé le ton.


​Ils ont alors posé cinq points de revendications  entre autres leur  reversement dans corps des Forces Armées Centrafricaines FACA, avec leurs grades obtenus dans  la rébellion et  la question de l’aménagement technique.


Pour Zéneth Fulgence, coordonnateur de l’Observatoire National des Elections, il était judicieux d’inviter les rebelles pour des négociations à Bangui, car les rebelles présentaient déjà des signes d’agacement


Rappelons que les ministres pris en otages sont : le 1er vice premier ministre à charge de la Défense nationale Michel Dotodja Am Non  Droko, Mohamed Moussa Daffhane des Eaux et Forêts, Chasses et pêches,  Amalas Amias Haroun du Commerce et de l’Industrie, Herbert Djono Haba de la Géologie, des Recherches minières et de l’Hydraulique et Christophe Gaza- Mbéti de la Communication.


Reportage de José Richard Pouambi à Bangui

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 16:55

 

 

 

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Nourredine Adam

 

 

Libération 18 mars 2013 à 13:33

 

Cinq ministres centrafricains issus de la coalition rebelle du Séléka sont retenus au nord de Bangui par les éléments de cette même rébellion qui accusent le gouvernement de ne pas respecter des accords de paix et lui ont adressé un ultimatum menaçant d’une reprise des hostilités.

 

Les ministres, dont le chef officiel de la rébellion, le vice-Premier ministre Michel Djotodia, et le ministre des Forêts, le général Mohamed Dhaffane, font partie d’une délégation gouvernementale dépêchée dimanche auprès du Séléka à Sibut, à 160 km au nord de Bangui, où ils sont retenus depuis.

 

«Nous avons exigé du gouvernement qu’il applique les accords de Libreville. Mais il ne semble pas nous écouter», a déclaré à l’AFP une autre figure de la rébellion, le colonel Djouma Narkoyo, un de chefs militaires sur le terrain.

 

«Nous donnons 72 heures au gouvernement pour répondre à ces exigences, sinon le Séléka va reprendre les hostilités», a mis en garde le colonel Narkoyo.

 

Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, au Gabon, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d’union nationale.

 

La rébellion n’a cessé depuis lors de demander le respect de ces accords, avec notamment la libération de prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères de la Centrafrique, en particulier sud-africaines.

 

«En plus de nos exigences, nous avons retenu les cinq ministres pour protester contre le langage dégradant tenu à la radio nationale par le président de la République à l’encontre du Séléka, qui démontre sa volonté de ne pas aller à la paix», a ajouté le colonel Narkoyo.

 

Depuis le début du conflit et la première offensive de décembre, des dissensions sont apparues au sein du Seleka, qui veut dire +Alliance+ en sango, la langue nationale.

 

Le mouvement est formé d’éléments de deux grandes rebellions, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et la Convention des patriotes pour le justice et la paix (CPJP), ainsi que d’éléments dissidents d’autres groupes armés.

 

L’UFDR et la CPJP étaient déjà traversées par des divisions avant l’offensive de la fin 2012, mais les victoires sur le terrain face à l’armée centrafricaine avaient fait taire ces divergences.

 

 

Depuis l’accord de paix, ces divisions sont devenues patentes, avec des attaques de villes par différentes factions du Séléka: fin février à Sido (nord), le 11 mars à Bangassou, l’une des principales villes du sud du pays.

 

Ces attaques avaient été fermement condamnées par M. Dhaffane ou le ministre de la Communication Christophe Gazam Betty, qui fait également partie des cinq ministres retenus à Sibut.

 

En février, une partie de la rébellion voulait poursuivre l’offensive sur Bangui après s’être arrêtée à une cinquantaine de km la capitale sous la pression internationale.

 

Les chefs rebelles ont aussi eu beaucoup de mal à contrôler leurs éléments, dont certains combattants désoeuvrés sont accusés de pillages et de rackets.

 

Selon l’accord de Libreville, les hommes du Séléka doivent normalement être cantonnés puis désarmés dans un processus de réinsertion.

 

La principale revendication de la rébellion au début de son offensive était le respect de vieux accords de paix que, selon elle, le président Bozizé, arrivé au pouvoir par le biais d’une attaque rebelle en 2003, n’avait pas respectés.

 

Ils demandaient notamment le paiement et l’intégration dans l’armée des anciens combattants, ou encore des investissements dans les régions du nord d’où sont originaires de nombreux rebelles.

 

 

Centrafrique: cinq ministres d'une délégation gouvernementale retenus par les rebelles


BANGUI AFP / 18 mars 2013 11h07- Cinq ministres centrafricains, membres d'une délégation gouvernementale en mission auprès de la coalition rebelle Séléka dans le centre du pays, sont retenus depuis dimanche par des combattants de ce groupe, qui ont menacé de reprendre les hostilités.


Une mission gouvernementale s'est rendue à Sibut (160 km au nord de Bangui) auprès du Séléka pour des questions de paix et de désarmement, a déclaré à l'AFP le ministre de la Sécurité Josué Binoua.


Le Séléka a empêché cinq des membres de la mission, ministres issus de la rébellion au sein du gouvernement d'union, de regagner Bangui, exigeant l'application des accords de paix de Libreville, a précisé M. Binoua.


Parmi les ministres retenus figurent les plus importantes personnalités du Séléka: son président et actuel vice-Premier ministre, Michel Djotodia, le ministre des Forêts Mohamed Dhaffane, ou encore le ministre de la Communication Christophe Ghazam Betty.

« Nous avons exigé du gouvernement qu'il applique les accords de Libreville. Mais il ne semble pas nous écouter (...), a déclaré à l'AFP une autre figure de la rébellion le colonel Djouma Narkoyo.



Nous donnons 72 heures au gouvernement pour répondre à ces exigences, sinon le Séléka va reprendre les hostilités, a mis en garde le colonel Narkoyo.


Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

La rébellion n'a cessé depuis lors de demander le respect de ces accords, avec notamment la libération de prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères de la Centrafrique, en particulier sud-africaines.


En plus de nos exigences, nous avons retenu les cinq ministres pour protester contre le langage dégradant tenu à la radio nationale par le président de la République à l'encontre de la Séléka, qui démontre sa volonté de ne pas aller à la paix, a par ailleurs ajouté le colonel Narkoyo.

Des dissensions au sein de la rébellion se font sentir depuis plusieurs semaines, alors que des factions du Séléka ont attaqué le 11 mars l'une des principales villes du sud du pays, Bangassou, après avoir conquis fin février la localité de Sido (nord).


Ces attaques avaient alors été fermement condamnées par les ministres Dhaffane et Ghazam Betty.

Il faut comprendre que ceux qui dirigent Séléka sont ceux qui dirigent le terrain. Aujourd'hui le terrain considère que les accords n'ont pas été respectés, et le maintien du président Bozizé (au pouvoir) ne nous permet pas de ramener la paix, a réagi l'un des porte-parole de la rébellion, Eric Massi, joint par l'AFP.


Qu'il (le président Bozizé) respecte les accords ou qu'il s'en aille, sinon il ne pourra pas éviter une bataille inutile à Bangui. C'est a prendre très au sérieux, le terrain est largement armé et déterminé, a affirmé M. Massi.



(©) 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 16:25

 

 

 

 

combattants-Seleka-a-Sibut.JPG

combattants Séléka vers Sibut

 

RFI  lundi 18 mars 2013


Les rebelles de la Seleka ont fixé le 17 mars un ultimatum de 72 heures au gouvernement pour accéder à leurs exigences, faute de quoi, ils menacent de reprendre les armes. Les discussions n'ont pas abouti entre la délégation gouvernementale et les rebelles. Six ministres avaient fait le déplacement à Sibut au nord de Bangui. Mais un seul est retourné à la capitale. Les autres, qui sont issus de la Seleka, ont été retenus par leurs compagnons en signe de protestation contre le pouvoir.

 

Trois jours, c’est le délai adressé par les membres de la Seleka personnellement au président Bozizé. Les rebelles qui se trouvent seulement à une centaine de kilomètres de Bangui, affirment n’avoir besoin que de quelques heures pour atteindre la capitale.


Ils insistent maintenant pour que les prisonniers politiques soient libérés, que leurs grades soient validés par un décret signé du président Bozizé et l’intégration immédiate de quelque 2000 de leurs combattants dans l’armée nationale.


Les rebelles insistent également sur le fait que les troupes sud-africaines présentes sur le territoire soient rapatriées. Michel Djotodja, ministre de la Défense et chef de cette rébellion partage la position de ses éléments : « C’est l’état-major qui l’a décidé ainsi. Nous ne sommes pas là à faire souffrir le peuple centrafricain et nous n’allons pas nous mettre à faire de procès. C'est-à-dire, dire que Seleka a fait ceci, Seleka a fait cela, le gouvernement a fait ceci, il a fait cela. Nous n’allons pas diaboliser la situation, mais je demande tout simplement qu’on se comprenne et que de part et d’autres, on respecte les termes des accords signés à Libreville ».

 

Michel Djotodja  Ministre centrafricain de la Défense issu de la Seleka


« Ce sont les éléments de la Seleka qui ont décidé : ils veulent que le chef de l'Etat respecte les termes de l'accord signé à Libreville »

 

Les rebelles de la Seleka dénoncent aussi des propos incendiaires du chef de l'Etat à leur encontre dans chacun de ses discours pour justifier la décision de retenir à Sibut leurs représentants au sein du gouvernement. Le colonel Bordas, porte-parole de l'état-major s'en explique.

 

Colonel Bordas  Porte-parole de l'état-major de la Seleka


 « Les propos du président à notre égard sont très choquants. Pour faire la paix, on ne peut pas proférer de telles insultes. »

 

Moussa Mohamed Dhaffane, autre ministre de la Seleka des Eaux et Forêts n'en pense pas moins.

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Moussa Mohamed Dhaffane   Ministre centrafricain des Eaux et Forêts issu de la Seleka ici vers Sibut


« Le discours du Président n'était pas de nature à apaiser les esprits et pousser à la réconciliation nationale. »

 

Pour le général Léonard Essongo, représentant du Congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise, rien n’est perdu pour le moment, malgré l’attitude des rebelles : « Nous pensons simplement que les amis sont restés là-bas pour faire un point à leur niveau également, comme nous sommes en train de le faire maintenant. De mon point de vue rien n’est perdu et c’est ça les négociations. Chacun perd un peu de ses plumes et j’espère que les notes, nous allons les retrouver très rapidement ».

 

Cette volonté d’apaisement semble partagée par le ministre de l’Administration du territoire, Léon Dibéret, présent le 17 mars à Sibut, et qui lui, a pu rentrer à Bangui. Le ministre déclare que les membres de la Seleka n’entendent pas quitter le gouvernement d’Union nationale. Il reconnaît la gravité de la situation mais il cherche à temporiser. Pour lui, ce n'est qu'un nouvel épisode d'un processus difficile vers la paix.

 

Léon Dibéret  Ministre centrafricain de l'Administration territoriale

 

Léon Dibéret et Michel Djotodia

le ministre Léon DIBERET et Michel DJOTODIA (écharpe rouge) ici vers Sibut 

 

 

« C'est un épisode qu'il faut prendre très au sérieux, pour essayer de trouver une solution appropriée le plus rapidement possible »

 

Par ailleurs, et avant même ces événements, les Etats-Unis ont fait part de leur inquiétude face à la dégradation continue de la sécurité en République centrafricaine. Dans un communiqué, le département d'Etat appelle le président Bozizé et les dirigeants de l'alliance de la Seleka à mettre fin immédiatement aux hostilités et à appliquer l'accord de Libreville.

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