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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 01:20

 

 

 

 

baba laddé gl 

 

 

 

Ali Adji s'insurge contre les médias centrafricains

 

Ali-Adji.jpg

 

Source : blog de Makaila Nguebla Jeudi 26 avril 2012

La mauvaise pratique s’enseigne, lorsque l’on la juge nécessaire, hier était le tour du Tchad et Aujourd’hui, c’est le tour de La RCA.

La République Centrafricaine  était incapable d’assurer sa sécurité malgré le soutien immoral du gouvernement tchadien face aux éléments redoutables forces du Général BABA Ladé.

Je démens ainsi la dernière information  diffusée sur les antennes de radio luga luka  accusant les éléments du  FPR de Général Ladé d’avoir braqué les habitants dans la zone Frontalière et des élèves centrafricains.

La presse centrafricaine doit cesser d’être un outil de propagande au régime agonissant  de Bozizé.

Les forces du Général Baba Laddé représentent une menace sérieuse pour Deby, c’est pourquoi, on cherche à les salir.

Tôt ou tard, on est convaincu maintenant que Deby et Bozizé vont être renversés par des forces des mouvements armés coalisés qui se préparent activement en ce moment aux confins des frontières communes.

Je m’interroge : Peut-on salir, quant on s’est Sali ?

 

Ali Adji, membre de la résistance tchadienne

 

 

 

 

********

 

Le Front Populaire pour le Redressement (FPR) apporte un démenti catégorique à l’information rapportée par  la radio Linga accusant nos éléments d’instaurer la peur dans le milieu scolaire sur l’axe Bakala.

Sans généraliser, il est de notoriété publique que notre mouvement, le FPR fait l’objet depuis quelques années, des dénigrements, des accusations dénuées de tout fondement de la part de certains médias proches du régime de François Bozizé, qui cherche à ternir notre image au sein de l’opinion publique centrafricaine et internationale.

Le FPR tient à préciser que, depuis la débâcle des troupes tchadiennes et centrafricaines, après leurs offensives ratées  contre nos positions, nos forces, se sont retirées des localités citées, pour épargner aux populations civiles d’être des victimes innocentes  des affrontements armés qui nous opposent.

Les éléments du FPR ne sont ni de prés ni de loin responsables des actes d’intimidations et  des pillages évoqués à l’encontre des populations paisibles et de surcroit  des élèves, forces de l’avenir. Bien au contraire, nous les  avons toujours protégés et défendus contre d’autres bandits notamment les Zarguina.

La lutte du FPR revêt une dimension nationale et ne se résume pas aux exactions et pillages des biens  matériels des personnes, nous sommes guidés par une idéologique politique qui répond aux aspirations du peuple tchadien et centrafricain qui subissent tous les deux les affres des régimes dictatoriaux, liberticides et impopulaires de Deby et son appendice Bozizé.

Par ailleurs, le FPR rejette cette propagande médiatique montée de toute pièce par le régime de Bangui pour discréditer notre mouvement aux yeux de l’opinion publique en général.

Le FPR précise qu’il n’a rien à avoir avec ce « sentiment de peur » soulevé et répandu par la radio Linga, mais, signale que les élèves centrafricains sont en déperdition scolaire à cause de la faim et de la précarité sociale crées  par le régime de Bozizé.

Ce constat est aussi valable pour le Tchad où la famine fait des ravages,  malgré les recettes pétrolières  enragées le pays et gérées par un clan au pouvoir incarné par Idriss Deby et son entourage (Zaghawa).

Selon les différents rapports des ONG sur place, plusieurs régions du Tchad sont ainsi  exposées à une année scolaire blanche forcée par cette précarité sociale.

Ces rapports internationaux, dédouanent aussitôt, le FPR des accusations mensongères véhiculées ici et là, par des médias acquis à la cause d’un régime décrié et contesté par la classe politique  ainsi que les citoyens centrafricains épris de paix et de justice.

Au demeurant, le FPR appelle à la raison et à l’éthique  les responsables des  médias centrafricains et les invite dorénavant  à prendre attache avec notre cellule de communication établie à l’étranger pour vérifier et s’informer avant de diffuser des nouvelles liées aux activités et à la vie du mouvement.

Fait, le 25 avril 2012

 

Cellule de Communication du Front Populaire pour le Redressement (FPR)
Mouvement d'opposition politico-militaire du Tchad.

 

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 01:17

 

 

 

 

Kony

 

Ouganda | Joseph Kony

 

WASHINGTON 23/04/2012 19h05 (AFP) - Le président Barack Obama a annoncé lundi qu'il allait prolonger la mission des membres des forces spéciales américaines assistant les soldats ougandais dans la traque de Joseph Kony, chef de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), qu'il a qualifié de «fou».

Le déploiement de cette centaine de soldats avait été annoncé par M. Obama en octobre dernier, avec pour but «d'aider les forces de la région oeuvrant à faire quitter le champ de bataille à Joseph Kony».

«Cela fait partie de notre stratégie régionale visant à mettre fin au fléau de la LRA et à parvenir à un avenir où aucun enfant africain n'est enlevé à sa famille, aucune fille n'est violée et aucun garçon n'est forcé de devenir un enfant-soldat», a ajouté M. Obama lors d'un discours au mémorial de l'Holocauste à Washington.

«Aujourd'hui, je suis en mesure d'annoncer que nos conseillers (militaires) vont continuer leurs efforts pour que ce fou rende des comptes devant la justice, et pour sauver des vies», a-t-il insisté.

L'Ouganda a déployé des douzaines d'unités pour traquer la LRA. Appuyées par les forces spéciales américaines, les troupes ougandaises sont présentes en Centrafrique mais aussi au Soudan du Sud.

Le mois dernier, une vidéo controversée de l'ONG américaine Invisible Children sur le criminel de guerre - Joseph Kony est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) - a jeté un coup de projecteur sur ses activités, faisant sensation sur internet.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 17:34

 

 

 

 

soldats ougandais

 

 

Lundi, 23 Avril 2012 09:08 (Les Echos) - Le lieutenant Kasim Lukumo s'arrête un court instant et montre l'épaisse jungle centrafricaine. «Vous voyez comme il peut être difficile de trouver quelqu'un qui essaie de vous échapper?» dit-il en ajustant son fusil automatique.

«On ne voit pas à plus de quelques mètres,» poursuit le soldat, la barbe mal rasée perlée de gouttes de sueur. S'il y a une ligne de front dans le combat qui oppose l'armée ougandaise à Joseph Kony et son Armée de libération du seigneur (LRA), Lukumo et les soixante autres nommes de l'unité 77-Juliet sont dessus.

L'Ouganda a déployé des douzaines d'unités pour traquer la sanguinaire rébellion. Appuyées depuis fin 2011 par une centaine de membres des forces spéciales américaines, les troupes ougandaises sont présentes en Centrafrique mais aussi au Soudan du Sud. La LRA avait été chassée en 2006 d'Ouganda, où elle avait été créée à la fin des années 80.

La rébellion, sinistrement réputée pour ses enlèvements d'enfants transformés en combattants ou en esclaves et pour ses mutilations de civils, opère désormais depuis les autres pays de la région Centrafrique, Soudan du Sud et République démocratique du Congo (RDC), où l'Ouganda n'a pas la permission d'intervenir.

 (AFP)

 

NDLR : La présence du criminel  Joseph Kony et de l’armée ougandaise qui le traque sur le territoire centrafricain est une transposition sur le sol de Centrafrique, maillon faible de l’Afrique centrale, des contradictions politico-militaires ougandaises. Sous prétexte de traquer Kony, l’armée ougandaise introduite par la seule volonté de Bozizé sur le territoire national, se livre impunément et honteusement au pillage des ressources naturelles du sud-est de la RCA (or, diamant, bois etc…).

La présence des troupes ougandaises dans le sud-est centrafricain est aussi la conséquence de l’incapacité des autorités politico-militaires de Bangui à prendre en charge la défense de l’intégrité du territoire national et de la sécurisation des populations centrafricaines, en particulier celles de l’arrière-pays abandonnées à leur triste sort.

Dès lors on peut comprendre que la jeunesse de la préfecture du Haut-Mbomou puisse n’avoir comme seul espoir que d’émigrer vers le sud soudan, pays voisin le plus proche, pour y chercher du travail, et cela, dans la plus grande indifférence des prétendus responsables politiques de Bangui.  

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 16:58

 

 

 

Baba-Ladde1

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 23 Avril 2012 13:43

Il devient plus difficile pour les usagers du tronçon Bambari-Bangui de circuler librement. L’équipage de la Société Nationale des Transports urbains (SONATU), une moto avec 2 passagers à bord et le véhicule du Directeur de la Région sanitaire N°V ont été dépouillés de tous leurs biens le week-end dernier.

Le forfait a été commis par les  par les éléments du Général rebelle tchadien Baba Ladé. A cette longue liste s’ajoute aussi le cas de l’avocat Moussa Veketo, en provenance de Bambari (centre-est). Ce dernier s’est vu emporté tous ses biens.

Selon docteur Roger-Lucien Namsenma, directeur de la Région sanitaire N°V en provenance de Bria (nord-est), une des victimes, « les rebelles ont d’abord pris le bus de la SONATU et ont exigé à tous passagers de vider leur poches. Ce sont des éléments apparemment sans ressources qui ne vivent que du bout de leur canon. Mon chauffeur et moi avions été aperçus à distance par les rebelles qui nous ont infligés le même sort réservé aux autres. Nous avions eu le salut grâce à l’arrivée d’un gros véhicule sur lequel sont perchés de militaires loyalistes. Nous bourreaux ont pris la fuite ligotant 2 conducteurs de taxis motos ».

Ces éléments sont porteurs d’armes de guerre selon le témoin. Une femme qui serait malade cardio-vasculaire serait décédée sous le coup du choc de l’événement.

Ce fréquent cas d’exactions perpétrées par les éléments du Front Populaire Républicain (FPR) relance le débat sur leur traque en janvier dernier, une traque menée conjointement dans les localités de Ouandago et Gondava (nord) par les forces Armées tchadiennes et centrafricaines.

Il y a 2 semaines, les rebelles de Baba Ladé avait fait irruption dans les localités de Libi et Galafondo (nord de Bangui). Une offensive entre eux et les autochtones ont fait 2 morts dans leur rang et 1 du côté des villageois. Cette situation avait poussé la ire de la population qui bloqué la circulation pendant plusieurs heures sur la nationale numéro II.

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 23:11

 

 

 

 

Kony

 

20 minutes 20/04/2012 à 19h54

TRAQUE - De nouveaux efforts ont été déployés pour mettre la main sur le chef de guerre ougandais...

«Joseph Kony est en vie», et «ses jours en liberté sont comptés». Cette déclaration, c’est un sénateur américain, Johnny Isakson, qui l’a formulée jeudi devant une commission du Sénat US. De retour d’un voyage de quelques jours en Ouganda, Isakson a ainsi rappelé la détermination des élus américains et de l’administration Obama à mettre la main sur Joseph Kony.

Kony, 50 ans, a créé en 1986 l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), un groupe armé de rebelles ougandais qui a rapidement dégénéré en bande de criminels semant le chaos dans cette région du centre de l’Afrique, massacrant les villageois des régions qu'ils traversent ou les transformant en esclaves. Poursuivi pour crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale depuis 2005, Joseph Kony est toujours en fuite. Affaiblis, ses hommes -dont on estime le nombre à moins de 300- poursuivent aujourd'hui leurs exactions en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud et en Centrafrique. Quant à Kony, les Etats-Unis croient savoir qu’il est en Centrafrique.

Les difficultés du terrain

Mais pourquoi court-il toujours? Les armées réunies ougandaise, centrafricaine et congolaise, censées travailler ensemble et en coopération avec la Monusco (Mission des Nations unies au Congo), sont pourtant en lutte contre la LRA. Mais, accumulant les problèmes de logistiques, de bureaucratie et de partage d'informations, elles n’en sont toujours pas venues à bout. Et, dans une région victime d'une multitude d'autres conflits, la LRA n'est pas la priorité des gouvernements.

N’en déplaise à ceux qui critiquent l’initiative «Kony 2012»et la capacité de l’Occident à arrêter le chef de guerre, la solution viendra peut-être des Etats-Unis. En octobre dernier, Barack Obama décidait de déployer une centaine de conseillers militaires dans la région d’Afrique où sévit la LRA pour aider à en venir à bout.  Et ce jeudi, en parallèle de la déclaration de Johnny Isakson, le Sénat américain déposait un projet de loi visant indirectement à mettre à prix la tête de Joseph Kony, en renforçant le système de récompenses offertes par Washington pour la capture de criminels de son acabit. A la clé, potentiellement: jusqu’à 25 millions de dollars.

Une nouvelle vidéo anti-Kony

Le même jour, les élus américains ont mis en ligne une vidéo montrant leur détermination à mettre la main sur le rebelle ougandais. Un sénateur y déclare: «Cela peut prendre du temps, il faut comprendre que la région où nous croyons qu’il se trouve est recouverte d’une végétation très dense, avec peu de routes, pas de relais téléphoniques…» Mais aussitôt, un autre élu assure: «Ils se rapprochent de plus en plus [d’une arrestation de Kony], on peut espérer que cette année est la bonne.»

De son côté, l’administration Obama montre la même détermination. Cette semaine, un représentant du Secrétariat d’Etat a affirmé que «l'administration est déterminée à faire tout ce qu'elle peut (...) pour livrer Joseph Kony et le reste de son mouvement à la justice(…). Nous avons clairement aidé à affaiblir la LRA, à la disperser mais nous n'avons pas terminé la mission».

Nicolas Bégasse

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 22:59

 

 

 

RCA-sud-Est.JPG

 

Human Rights Watch : Il faut renforcer les mesures pour protéger les civils

« L’intensification des attaques de la LRA montre que le groupe rebelle n’est pas affaibli et qu’il constitue toujours une menace sérieuse pour les civils. L’Union africaine, les Nations Unies et les gouvernements de la région doivent prendre des dispositions urgentes pour mettre en œuvre des mesures complètes de protection des civils et s’impliquer véritablement pour qu’elles portent leurs fruits. »

Anneke Van Woudenberg, chercheuse senior pour la division Afrique à Human Rights Watch.

 (Nairobi, le 20 avril 2012) – Les attaques du groupe rebelle ougandais Armée de résistance du Seigneur (Lord’s Resistance Army, LRA) se sont intensifiées en République centrafricaine (RCA) depuis le début de l’année 2012, plaçant les civils des zones affectées dans une situation de nécessité urgente de protection, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Les attaques se poursuivent également en République démocratique du Congo.

Entre janvier et mars 2012, la LRA a mené au moins 53 nouvelles attaques en RD Congo et en RCA, au cours desquelles elle a enlevé 90 civils et en a tué neuf autres, d’après les dernières recherches de Human Rights Watch en RCA et des informations publiées par les Nations Unies. Le nombre d’attaques dans le sud-est de la RCA a considérablement augmenté par rapport aux attaques signalées en 2011.

« L’intensification des attaques de la LRA montre que le groupe rebelle n’est pas affaibli et qu’il constitue toujours une menace sérieuse pour les civils », a expliqué Anneke Van Woudenberg, chercheuse senior pour la division Afrique à Human Rights Watch. « L’Union africaine, les Nations Unies et les gouvernements de la région doivent prendre des dispositions urgentes pour mettre en œuvre des mesures complètes de protection des civils et s’impliquer véritablement pour qu’elles portent leurs fruits. »

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                        deux soeurs d'Agoumar enlevées par la LRA  

 

Au cours d’une mission de recherche de trois semaines en République centrafricaine et en Ouganda en mars et en avril 2012, Human Rights Watch s’est entretenu avec 23 victimes et témoins des attaques, ainsi qu’avec des dirigeants locaux, des représentants de la société civile, des responsables militaires et des représentants de l’ONU et de l’Union africaine (UA).

Deux sœurs de la ville d’Agoumar, âgées de 43 et 62 ans, ont raconté à Human Rights Watch qu’elles étaient parties pêcher le 27 février dernier lorsque la LRA les a enlevées. Elles ont été capturées par un groupe de trois combattants, qui les ont forcées à transporter du miel, des cacahouètes et de lourds sacs de farine qui avaient été volés dans un grenier à céréales voisin.

« Nous étions totalement chargées de marchandises et nous avons dû marcher dans la forêt pendant trois jours et trois nuits sans nous arrêter », a raconté l’une des femmes. « Ils nous ont battues de manière atroce, et lorsque ma sœur est tombée gravement malade après la troisième nuit, les soldats ont décidé de nous laisser partir. Notre frère et notre neveu qui ont aussi été enlevés le même jour sont toujours portés disparus et nous craignons qu’ils n’aient été tués. »

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                        une victime de la LRA blessée à la tête

 

Les civils dans la région visitée par Human Rights Watch ont expliqué qu’ils vivaient dans la peur de la prochaine attaque de la LRA. Plus de 400 000 personnes sont toujours déplacées du fait des attaques de la LRA, dont au moins 2 000 personnes récemment déplacées en 2012. De nombreux civils ont indiqué à Human Rights Watch qu’ils ont désespérément besoin de protection.

Dans la région voisine de Ngouyo, un village à 30 kilomètres au sud de Djema, la LRA a mené 12 attaques au cours des deux dernières années, y compris deux attaques en décembre 2011 et trois en mars 2012. Seuls deux soldats des forces armées de la RCA sont basés à Ngouyo. Depuis les attaques de décembre, l’armée ougandaise a déployé des soldats à Ngouyo, mais les villageois ont peur de quitter le village et craignent le possible départ prochain des soldats ougandais, qui les laisserait à la merci de la LRA.

« Il est très difficile pour nous de cultiver nos terres et maintenant les villageois souffrent de la faim », a expliqué un dirigeant local de Ngouyo à Human Rights Watch. « Depuis que les attaques ont commencé, nous nous rendons dans nos champs uniquement en groupes et seulement dans les fermes à moins de cinq kilomètres du centre du village. Mais depuis les récentes attaques dans la région, personne n’a quitté le village pour aller dans les champs depuis deux semaines. »

Il n’y a pas de réseau téléphonique à Ngouyo ni de communication par radio. Les villageois n’ont donc aucun moyen de signaler les attaques de la LRA.

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village Tékipandé près de Ngouyo abandonné du fait des attaques répétées de la LRA

 

Le 8 mars, des soldats soupçonnés d’appartenir à la LRA ont attaqué un groupe de sept personnes de Ngouyo qui était en train de pêcher dans la rivière Ouara, à environ 15 kilomètres au nord du village. Une femme âgée, mère de 10 enfants, qui a été témoin de l’attaque a décrit à Human Rights Watch ce qu’il s’est passé : « Ils ont dit à mon fils de s’allonger sur le sol, ils lui ont lié les mains derrière le dos. Ils ont pillé tous nos biens et sont partis avec mon fils et les biens volés. Lorsque j’ai crié pour protester, ils m’ont frappée au bras avec une baïonnette et m’ont dit de ne pas les suivre. » Son fils, âgé de 29 ans, est toujours porté disparu.

Human Rights Watch a documenté d’autres attaques dans la région qui ont peut-être été menées par la LRA, notamment le massacre de 13 chercheurs d’or artisanaux dans la zone du camp Cawa Safari autour du 20 mars. Des recherches plus approfondies sont nécessaires pour déterminer si l’attaque a été réalisée par la LRA ou par d’autres acteurs, bien que le massacre présente des similitudes avec les précédentes attaques de la LRA en RD Congo. Les victimes ont été battues à mort avec des machettes et des bouts de bois. Certaines ont été attachées ou déshabillées avant d’être tuées. La LRA est le seul groupe armé soupçonné d’avoir été actif dans la zone du camp dernièrement.

Les autorités judiciaires de la République centrafricaine enquêtent actuellement sur le massacre.

Localisations des dirigeants de la LRA

Joseph Kony, le dirigeant de la LRA, est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis entre 2002 et 2004 en Ouganda. L’armée ougandaise a indiqué qu’elle suspecte Joseph Kony de se cacher dans la région du Darfour au Soudan avec environ 100 à 150 combattants, des membres de sa famille, ainsi que des enfants et adultes que la LRA a enlevés. Deux autres dirigeants de la LRA également visés par des mandats d’arrêt de la CPI, Dominic Ongwen et Okot Odhiambo, se cacheraient, selon l’armée ougandaise, dans des forêts reculées, autour des rivières Vovodo et Chinko en RCA avec environ 100 combattants divisés en petits groupes. Joseph Kony et les autres dirigeants de la LRA détiennent par la force un nombre inconnu d’enfants et d’adultes enlevés.

Le colonel Binansio Okumu (également connu sous le nom de Binany) et un autre commandant de la LRA connu sous le nom d’Obol sont soupçonnés d’être en RD Congo, vraisemblablement près du Parc national de la Garamba, où la LRA était auparavant basée. Ces commandants sont responsables du massacre de Makomboen décembre 2009, qui a fait 345 victimes et plus de 250 captifs.

« Aucun gouvernement ne doit offrir un refuge sûr ni apporter une aide à Joseph Kony ou aux autres dirigeants de la LRA recherchés pour atrocités de masse », a déclaré Anneke Van Woudenberg. « Si Joseph Kony se trouve au Darfour, le gouvernement soudanais doit s’allier aux efforts régionaux pour l’appréhender et le transférer à La Haye. »

Dans les récents mois, la LRA a principalement opéré par petits groupes, menant des raids dans les champs et enlevant des civils pour transporter les biens volés. Certains des captifs qui ont réussi à s’échapper ont raconté à Human Rights Watch que Joseph Kony et les autres hauts dirigeants de la LRA ont peut-être ordonné à leurs combattants d’éviter les massacres à grande échelle afin de ne pas révéler leur localisation aux forces armées qui les poursuivent.

Human Rights Watch a recueilli le témoignage d’une jeune femme de 19 ans du sud-est de la RCA, qui a passé plus d’un an avec la LRA avant de s’échapper en janvier. Elle a expliqué que la stratégie actuelle de la LRA vise à piller lorsque des approvisionnements sont nécessaires, mais à ne pas tuer puisque la LRA subit la pression constante de l’armée ougandaise et que ses dirigeants ne veulent pas révéler la localisation des groupes.

Mais la violence de la LRA à l’encontre des personnes enlevées n’a pas cessé, a déclaré Human Rights Watch.

« Dès que j’ai été capturée, la LRA nous a appris sa langue, l’acholi, et nous a exposé ses règles », a raconté la jeune femme à Human Rights Watch. « Nous devions nous laver trois fois par jour, bien préparer des repas pour les combattants, laver leurs vêtements, et en cas de tentative d’évasion, nous serions tués. Deux personnes qui ont été enlevées à Agoumar ont tenté de s’échapper et la LRA nous a forcés, nous les autres enfants, à les battre à mort avec des bâtons lourds. Les combattants de la LRA nous ont traités de manière horrible. Si nous commettions une erreur, ils nous frappaient violemment et nous risquions même d’être tués. C’est pourquoi je devais m’échapper. J’ai réussi à m’enfuir alors qu’ils m’avaient envoyée chercher de l’eau. »

D’autres groupes armés, des gardiens de troupeaux armés et des bandits opèrent aussi dans cette région de la RCA, ce qui accroît l’insécurité dans la région et ne permet pas toujours aux résidents d’identifier les auteurs des attaques. Par exemple, depuis le début de l’année 2012, le Front populaire pour le redressement (FPR), un groupe rebelle tchadien dirigé par Baba Laddé et précédemment basé dans le nord de la RCA, s’est déplacé vers le sud, d’après les rapports des autorités militaires en RCA, vers des zones dans lesquelles la LRA mène également des opérations.

Manque de protection des civils

Les forces armées de la région et les Nations Unies ont adopté quelques mesures pour protéger les civils qui vivent dans les zones d’action de la LRA, principalement en RCA. Seule une centaine de soldats de la RCA est déployée dans la vaste région orientale. Dans de nombreuses villes, il n’y a que deux à cinq soldats peu équipés avec des moyens de transport et de communication limités. Dans certains villages et villes, aucun soldat n’est présent.

L’armée ougandaise compte environ 600 à 800 soldats déployés en RCA dans le cadre d’une opération commune contre la LRA, mais peu d’entre eux sont déployés dans les zones peuplées pour protéger les civils et, au lieu de cela, ils s’attachent à suivre la trace des dirigeants de la LRA.

À la fin de l’année 2011, les États-Unis ont déployé 100 agents des forces spéciales dans la région affectée par la LRA en tant que conseillers militaires auprès des forces armées menant des opérations contre la LRA. En RCA, ces conseillers sont basés à Djema et à Obo. Le déploiement américain a aidé à améliorer les relations entre les civils et les militaires, la coordination entre les armées des différents pays et le comportement des soldats ougandais, qui ont été précédemment accusés d’inconduite en état d’ébriété et de quelques cas d’agressions sexuelles. Les officiers de l’armée ougandaise ont indiqué à Human Rights Watch que les renseignements collectés récemment à partir de la surveillance aérienne américaine ont aussi permis de déployer les troupes plus précisément dans les zones de présence de la LRA, et que ces renseignements sont désormais partagés avec les Forces de défense du peuple ougandais (UPDF) de manière plus efficace.

L’impact des conseillers militaires américains sur la protection des civils a cependant été limité par l’absence d’autorisation du ministère américain de la Défense de quitter les villes où ils sont déployés pour évaluer l’impact des attaques de la LRA sur les communautés, faciliter l’assistance humanitaire, élargir les activités de démobilisation et accompagner les forces régionales en patrouille.

Human Rights Watch a appelé les conseillers américains à développer, dans le cadre de la planification militaire commune, des mesures concrètes pour protéger les civils contre les attaques en représailles de la LRA.

« Malgré la présence d’armées étrangères en République centrafricaine et des propres forces de sécurité de ce pays, il est choquant de voir que les civils de la RCA ne bénéficient que d’une protection limitée contre les attaques brutales de la LRA », a déclaré Anneke Van Woudenberg. « Il est urgent de remédier à ce manque de protection et d’appréhender les dirigeants de la LRA sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI pour mettre un terme aux abus de la LRA. »

Les Nations Unies mènent une mission de consolidation de la paix en RCA, connue sous le nom de BINUCA, qui a été mandatée par le Conseil de sécurité des Nations Unies en décembre pour établir des rapports sur les attaques de la LRA et soutenir les activités de démobilisation et de désarmement des combattants de la LRA. Mais aucun personnel du BINUCA n’a été déployé dans les zones affectées par la LRA jusqu’à présent.

En mars, l’Union africaine a annoncé une initiative de coopération régionale pour renforcer les efforts de lutte contre la LRA, y compris le déploiement d’une force d’intervention régionale (Regional Task Force, RTF) de 5 000 personnes, regroupant des soldats de l’Ouganda, de la RD Congo, de la RCA et du Soudan du Sud qui sont, pour la plupart, déjà déployés dans la région. L’Union européenne et les autres donateurs ont indiqué qu’ils soutiendraient cette initiative.

On ne sait pas encore clairement comment les forces militaires actuelles menant des opérations contre la LRA passeront le relais à une nouvelle structure de commandement commune, ni si cette structure aura la capacité de déployer les troupes nécessaires pour protéger les civils de manière appropriée. Même si des efforts ont été réalisés pour améliorer la coordination et le partage d’informations entre les forces armées, ils sont loin d’être adaptés, notamment en ce qui concerne l’organisation de la protection des civils. Les tensions entre les armées congolaise et ougandaise ont entravé les opérations. À la fin de l’année 2011, avant les élections nationales en RD Congo, le gouvernement congolais avait ordonné à tous les soldats ougandais de quitter ce pays. Ils n’ont toujours pas eu l’autorisation d’y retourner.

Human Rights Watch a également appelé l’UA et ses partenaires à améliorer les infrastructures de communication et de transport, et à accroître les efforts de démobilisation des combattants de la LRA, notamment en RCA.

« Ce sont les civils qui paient le prix lorsque les gouvernements de la région ne sont pas capables de résoudre leurs différends ou de coordonner leurs efforts », a expliqué Anneke Van Woudenberg. « Les promesses de l’UA et de l’ONU d’aider à coordonner et renforcer ces efforts doivent se concrétiser sans plus attendre. »

  Source : http://www.hrw.org/fr/news/2012/04/20/r-publique-centrafricaine-les-attaques-de-la-lra-s-intensifient

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 23:39

 

 

 

 

Sud Est RCA

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 20 Avril 2012 14:14

La Mission de la paix de l’Union Africaine-Nations Unies (MINUAD) au Darfour dans l'ouest du Soudan, entend enquêter sur l’attaque survenue mardi dernier près de la frontière centrafricaine. Une attaque où des rebelles soudanais assurent avoir tué des soldats soudanais dont 11 soldats de l’Armée centrafricaine.

Selon la porte-parole de la MINUAD, Susan Manuel, « une patrouille a été envoyée  dans la région reculée d'Umm Dafog où se sont déroulés les combats, sans préciser quel groupe rebelle avait mené l'attaque ».

Toutefois, la faction SLA-Minni Minnawi a revendiqué cette attaque menée mardi: « Dans ces combats, nous avons fait usage d'armement lourd et bombardé la zone à distance », a déclaré à la presse internationale le porte-parole de cette faction, Abdoullah Moursal. Selon lui, « l'armée soudanaise a subi « de lourdes pertes » et plusieurs soldats ont été faits prisonniers. Aussi, la zone est désormais sous contrôle rebelle ».

Le porte-parole de l'Armée soudanaise n'était pas joignable dans l'immédiat pour livrer toutes informations précises sur cette première attaque. Une attaque que la force Tripartite République Centrafricaine, Soudan et Tchad vient d’essuyer, a indiqué les sources de cette presse.

Jeudi dernier, le Mouvement pour la Justice et l'Egalité (JEM), le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour (ouest du Soudan), a annoncé avoir pris 2 postes militaires soudanais à une quarantaine de kilomètres au nord de Heglig, une ville soudanaise conquise le 10 avril par l'armée sud-soudanaise.

L'année dernière, le JEM et plusieurs mouvements du Darfour avaient créé un front commun avec des rebelles des Etats soudanais du Kordofan-Sud (où se trouve Heglig) et du Nil Bleu, pour renverser le régime de Khartoum. Un régime accusé de ne pas représenter la diversité du pays. Mais les rebelles darfouris ont démenti combattre au côté de l'armée sud-soudanaise.

En 2003, le JEM, le SLA et d'autres mouvements issus des tribus non-arabes du Darfour s'étaient soulevés contre le gouvernement soudanais, dominé par des Arabes.

Le pouvoir de Khartoum avait réagi en envoyant des milices Janjawids, entraînant une guerre civile. Une guerre qui a fait au moins 300.000 morts selon l'Organisation des Nations Unies et, 10.000 selon Khartoum.

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 22:54

 

 

 

Kony

 

WASHINGTON AFP / 18 avril 2012 23h24 - Les jours en liberté du rebelle ougandais Joseph Kony, accusé de crimes contre l'humanité, sont comptés, a affirmé mercredi un sénateur américain de retour d'un voyage en Ouganda la semaine dernière.

Début mars, une campagne lancée par une ONG américaine pour que M. Kony soit traduit devant la justice internationale s'est répandue sur internet. La vidéo de 30 minutes Kony 2012 sur Joseph Kony, a été vue plusieurs millions de fois.

Joseph Kony est en vie, a déclaré mercredi le sénateur républicain Johnny Isakson lors d'une audition au Sénat à la sous-commission des Affaires étrangères sur les affaires africaines. Ses jours en liberté sont comptés, a-t-il dit avant d'ajouter que le jour de son arrestation sera une bonne journée pour l'Afrique.

Le sénateur a rendu hommage aux 100 conseillers militaires américains présents dans la région pour aider l'Ouganda et les autres pays de la région à mener la chasse à Joseph Kony et aux autres membres de l'Armée de résistance du Seigneur, la LRA.

Interrogé par l'AFP après l'audition, le sénateur a déclaré: Je dis que l'étau se resserre. Je ne dis pas que nous l'avons, mais nous déployons tous les efforts que nous pouvons pour aider à son arrestation. L'élu n'a toutefois pas souhaité entrer dans les détails quant aux renseignements dont disposent actuellement les forces lancées à la recherche de Joseph Kony.

De son côté, le secrétaire d'Etat adjoint américain chargé des Affaires africaines, Johnnie Carson, a estimé que Joseph Kony et son mouvement ont trop longtemps erré en Afrique en se livrant à des exactions.

L'administration est déterminée à faire tout ce qu'elle peut (...) pour livrer Joseph Kony et le reste de son mouvement à la justice, a dit M. Carson.

Nous avons clairement aidé à affaiblir la LRA, à la disperser mais nous n'avons pas terminé la mission, a dit M. Carson qui a énuméré tous les efforts déployés dans la région par Washington pour aider directement ou indirectement à retrouver Joseph Kony.

M. Carson a notamment cité des agents du renseignement déployés dans la région et une coopération avec la république Centrafricaine, où Joseph Kony pourrait se cacher, selon l'ONU.

Il est inculpé de viol, mutilations, meurtres et recrutement d'enfants par la Cour pénale internationale (CPI) et plusieurs armées de la région sont à sa poursuite depuis 2008.

Lors de l'audition --consacrée aux chefs d'Etat africains qui se maintiennent au pouvoir en modifiant parfois les règles constitutionnelles-- le président de la commission, le sénateur démocrate Chris Coons, a dénoncé les situations de l'Ouganda, de l'Ethiopie et du Soudan qui sont gouvernés par des responsables qui sont au pouvoir depuis des années sans permettre l'émergence d'une opposition politique réelle.

Mais le responsable de l'agence fédérale américaine d'aide au développement USAID chargé de l'Afrique Earl Gast a estimé que même si les Mugabe (président du Zimbabwe) et les Béchir (président du Soudan) du continent dominent notre impression générale de l'Afrique, en réalité, les dirigeants se maintenant au pouvoir deviennent l'exception plutôt que la règle.

La démocratie est en marche en Afrique, a même lancé M. Carson qui a cité l'exemple récent du Sénégal qui a opéré une transition démocratique sans heurt.


(©)

 

NDLR : C’est curieux quand on dit que Joseph Kony se cacherait sur le territoire centrafricain mais c’est surtout de Kampala et de Washington que proviennent la plupart des informations le concernant. Les prétendues autorités centrafricaines observent elles, un silence assourdissant qui cache mal leur incapacité et leur inefficacité dans la traque de ce criminel qui a fait tant de mal aux compatriotes du Haut-Mbomou et du Mbomou.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 00:16

 

 

 

 

baba laddé gl

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 16 Avril 2012 10:56

« Nous vivons dans une insécurité totale. Car, les éléments de Baba Ladé prolifèrent dans nos localités avec des armes de guerre. Cela provoque une psychose généralisée au sein de la population. Nous ne pouvons plus vaquer à nos occupations quotidiennes ». Ces propos sont tenus sur les ondes de Radio Ndeke Luka ce 15 avril par les habitants des localités de Libi et Galafondo, des villes situées à plus de 80 kilomètres de nord de Bangui.

Ces réactions font suite à la récente incursion des éléments du Général rebelle tchadien Baba Ladé dans la région de Libi. Après cette incursion la population s’est lancée dans une contre-offensive soldée par 2 personnes tuées côté des assaillants et 1 du côté villageois.

Selon les populations de ces régions interrogées par Radio Ndeke Luka, « Libi, Galafondo et d’autres localités où sévissent en maitre les rebelles du Front Populaire Républicain (FPR) sont abandonnées à leur triste sort par le pouvoir de Bangui ».

Pour elles, « même les Forces de défense et de sécurité présentes dans ces localités assistent souvent impuissantes aux raids de ces rebelles. Il s’agit des militaires sans moyens logistiques et parfois avec un effectif réduit ».

Il est à mentionner que la population  de ces régions affectées par ces rebelles ne vit que  de l’élevage, d’agriculture de la pêche et de la chasse. Elle est même la ceinture nourricière de la ville de Bangui.

A titre de rappel, les rebelles du FPR ont été chassés en janvier dernier par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et Tchadiennes dans leurs bases de Ouandago et Gondava (nord). Ces rebelles sont désormais éparpillés dans plusieurs régions du pays. Ils pillent, violent et tuent la population civile.

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 15:20

 

 

 

 

 

JJD

RFI vendredi 13 avril 2012

 

Jean-Jacques Demafouth est libre depuis ce 11 avril 2012. L'ancien ministre de la Défense et chef de file des ex-rebelles de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) est en liberté provisoire. Il avait été arrêté le 6 janvier dernier, puis inculpé d'« atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat » pour avoir voulu prendre la tête d'une coalition rebelle afin de renverser le président centrafricain François Bozizé.

Jean-Jacques Demafouth était soupçonné d'avoir animé au moins une réunion séditieuse avec des représentants d'autres mouvements politico-militaires et notamment de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), le groupe présent dans le nord-est du pays.

Remis en liberté provisoire, Jean-Jacques Demafouth n'est pas encore blanchi mais il se dit confiant pour la suite : « Je suis un homme serein et soulagé mais combatif. Il faut que le procès ait lieu afin qu'il y ait un acquittement et que cette affaire puisse être enterrée d'une manière définitive et que je puisse marcher dignement. Pour le moment, la mesure de libération qui est provisoire ne suffit pas. Un acquittement voudrait dire que je n'ai rien fait et que j'ai été arrêté pour rien !»

Gontran Djono Ahaba, ancien ministre proche de l'UFDR et actuel député de Birao, a passé trois mois à Bossembélé, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale, Bangui : « J'ai le sentiment que la justice fait son travail parce que je suis innocent dans cette affaire. J'ai été arrêté sur la base d'une fiche mensongère, anonyme, non signée. Il faut vraiment qu'il y ait un procès sur cette affaire pour que tout le monde sache [ce qui s'est passé, NDLR] ».

Et leur avocat, Maître Mathias Morouba, de s'exclamer : « avec ces fiches anonymes, n'importe qui peut écrire n'importe quoi sur n'importe qui ». Cela pose, selon lui, un problème de liberté en Centrafrique.

Deux autres leaders de l'UFDR, arrêtés dans le cadre de l'affaire, sont toujours en prison.

 

NDLR : Les auteurs dans l’ombre des fiches mensongères pour Bozizé notoirement connus sont l’actuel ministre de la sécurité publique Claude Richard Gouandja et Aristide Reboas qui ont œuvré et oeuvrent encore sans doute dans le tristement célèbre Bureau National de Documentation (BND) qui coiffe les fichistes du régime. Après avoir été pendant quelque temps victime du système et de sa boulimie de prédation, Aristide Reboas a connu la prison une période de disgrâce pour s’être confronté au demi-dieu Firmin Findiro. Il serait actuellement à Tours en France pour recharger ses batteries.

Claude Richard Gouandja quant à lui, est devenu ministre et continue de sévir. A titre de rappel, c’est lui qui a monté de toute pièce une fiche mensongère contre le président Ange-Félix Patassé et qui a permis à Bozizé de créer toutes les entraves ayant empêché le défunt président de rejoindre la Guinée équatoriale où il espérait être soigné.

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