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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 14:13

 

 

 

 

Me Nicolas Tiangaye

 

 

Libération avec AFP 23 mars 2013 à 13:05

 

Face à l’arrivée des rebelles de la Séléka aux portes de Bangui, le Premier ministre Nicolas Tiangaye, figure de l’opposition au président François Bozizé, a lancé samedi un ultime appel à négocier «pour éviter un bain de sang» dans la capitale centrafricaine.

 

Les rebelles de la Séléka avaient toutefois déclaré peu auparavant ne plus vouloir négocier avec le président Bozizé, un ancien général au pouvoir depuis 2003. Ils ont déclaré vouloir mettre en place un gouvernement de transition s’ils prenaient Bangui, où une équipe d’union nationale a été formée en janvier pour mettre fin à une première crise.

 

«Le Premier ministre demande à nos frères de la Séléka de se mettre en rapport avec le gouvernement d’union nationale pour trouver une solution pacifique et éviter un bain de sang», a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement, M. Crépin Mboli Goumba.

 

«Il y a eu la déclaration des Nations unies, du département d’Etat américain, du président tchadien Idriss Deby, tous rappellent l’importance de l’application des accord de Libreville (signés le 11 janvier antre pouvoir, rebelles et opposition politique) et le rôle du gouvernement d’union nationale», a précisé M. Mboli Goumba, opposant au président Bozizé.

«On peut gagner ou perdre une guerre mais il est extrêmement important de gagner la paix», a-t-il conclu.

 

La rébellion a toutefois paru décidée à imposer une nouvelle donne à la faveur de ses nouveaux succès militaires.

 

«Négocier avec le général Bozizé, non. Combien de fois avons-nous négocié avec lui? Ca ne donne jamais rien», a déclaré le colonel Djouma Narkoyo, un des chefs militaires de la Séléka joint au téléphone par l’AFP depuis Libreville.

 

L’accord de paix prévoit que M. Bozizé reste au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat en 2016.

Le responsable n’a pas voulu dire quand la rébellion marcherait sur Bangui, notant seulement que «la nuit a été calme. Il n’y a pas eu de coups de feu».

Mais il a ajouté que si elle prenait le pouvoir la rébellion installerait un nouveau gouvernement.

 

«Nous mettrons en place un gouvernement de transition. Notre chef reste Michel Djotodia», a déclaré le colonel Narkoyo.

 

La rébellion avait retenu M. Djotodia, chef politique du Séléka et vice-Premier ministre du gouvernement d’union nationale ainsi que quatre autres ministres issus de ses rangs dimanche à Sibut, à 160 km de Bangui où ils étaient allés rencontrer les rebelles.

On ignore actuellement où se trouvent les ministres.

 

«Ne pas verser de sang»

 

Des responsables de l’ONU ont prévenu que les exécutions sommaires et violations des droits de l’homme se généralisaient à mesure que les tensions s’intensifiaient entre les rebelles et le président Bozizé.

 

Le président tchadien, puissant voisin, a lui aussi averti sur RFI que «nous ne pouvons accepter une prise du pouvoir par les armes, nous ne pouvons pas accepter non plus la remise en cause du gouvernement qui a été formé après Libreville.

 

«Il faudra arriver à une solution sans verser du sang», a-t-il dit. Mais il a dit ne pas vouloir intervenir en RCA, soulignant les différences avec l’envoi de soldats tchadiens au Mali en début d’année contre les jihadistes dans le cadre d’une opération validée par l’ONU.

 

«Il ne faut pas faire l’amalgame» entre le Mali et la Centrafrique, a-t-il souligné, «il faut qu’ils (les Centrafricains) se comprennent entre eux, qu’ils arrêtent la violence, surmontent les difficultés et mettent en exécution les accords de Libreville».

 

Accusant le président Bozizé de ne pas respecter les accords, la coalition rebelle a repris les hostilités et a dit avoir franchi vendredi le verrou de Damara, à 75 km au nord de Bangui.

 

Le colonel Narkoyo a souligné que la Séléka était prête à négocier avec la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale qui avait envoyé des soldats au secours du président Bozizé après le succès de la première offensive rebelle en décembre.

 

«Si les chefs d’Etat de la CEEAC le demandent nous sommes prêts à les rencontrer et discuter», a-t-il dit.

Il a appelé «les habitants de Bangui à rester chez eux et ne pas avoir peur. Nous n’en avons pas après les populations; Nous en avons après les militaires».

 

Il a aussi demandé au président sud-africain Jacob Zuma qui dispose aussi d’hommes en Centrafrique «de retirer ses troupes» dont on ignore le nombre.

A Bangui, la situation était calme mais les habitants vivaient dans l’angoisse. «La nuit a été été pénible. On était sur le qui-vive guettant toutes les informations», a expliqué un employé de bureau.

La France a 250 militaires à Bangui avec pour mission de protéger la communauté française de cette ville de moins d’un million d’habitants.

 

 

 

Les rebelles de la Seleka affirment combattre les forces sud-africaines à 55 km de Bangui

 

 

RFI samedi 23 mars 2013

 

Les troupes de la coalition rebelle de la Seleka semblent rapidement progresser vers la capitale, Bangui, ce samedi 23 mars à la mi-journée. Les troupes de la rébellion progressent depuis le nord du pays sur deux axes routiers menant à la capitale centrafricaine. Sur l'axe Bangui-Damara-Sibut, les rebelles affirment qu'ils sont en train de combattre les forces sud-africaines à hauteur du PK 55. Ce samedi matin, le Premier ministre Nicolas Tiangaye, a appelé une nouvelle fois la Seleka à négocier.  

 

En République centrafricaine, les événements sont-ils en train de s'accélérer ? Sur l'axe Bangui-Damara-Sibut, la chaussée qui conduit à la capitale, les rebelles affirment qu'ils sont en train de combattre les forces sud-africaines à hauteur du PK 55, donc à 55 km de Bangui. Comme hier, les forces pro-Bozizé bénéficient d'un soutien aérien. Le porte-parole de la présidence, lui, affirme que les combats ont lieu bien plus en arrière par rapport à la capitale, entre Damara et Sibut.

 

Les rebelles et les forces armées centrafricaines reconnaissent s'être affrontés ce matin à Bossembélé, une localité sur le corridor qui mène du Cameroun à la capitale. Là aussi, les deux camps donnent deux versions différentes de l'issue des combats. Selon nos informations, un hélicoptère des Forces armées centrafricaines (Faca), a touché lors des combats une position de la force d'Afrique centrale, la Fomac, tuant un civil et blessant six militaires de la sous-région.

 

Ce samedi 23 mars au matin, le Premier ministre du gouvernement d'union nationale, Nicolas Tiangaye, a appelé une nouvelle fois les rebelles à négocier. Il l'a fait par l'intermédiaire de son porte-parole : « Le Premier ministre demande à nos frères de la Seleka de se mettre en rapport avec le gouvernement d'union nationale pour trouver une solution pacifique et éviter un bain de sang », a indiqué Crépin Mboli Goumba, qui a réaffirmé « l'attachement » du gouvernement et de la communauté internationale aux accords de paix de Libreville signés le 11 janvier 2013.

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 02:51
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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 02:21

 

 

 

 

combattants Séléka près de Damara

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 22 Mars 2013 14:06

 

« Débandade, services d’Etat et privés vidés, circulation perturbée, achats de dernières minutes ». Tel est le constat fait par Radio Ndeke Luka dans la mi-journée de ce vendredi 22 mars 2013 dans la ville de Bangui. Les rebelles de la coalition Séléka auraient franchi la « ligne rouge » située à Damara (75 kilomètres au nord de Bangui). Une source diplomatique à Bangui confirme l’information.


La situation reste très confuse a constaté Radio Ndeke Luka. Une situation intervenue après que les rebelles aient pris dans les premières heures de ce vendredi la ville de Bossangoa (305 kilomètres nord-ouest de Bangui).

 

La ville de Bossangoa a été prise après Bouca et Batangafo par la Séléka, dirigée par le 1er vice Premier ministre et ministre de la Défense nationale Michel Am Nondroko Djotodia.

 

Les autorités de Bangui n’ont pas encore officiellement réagi sur l’avancée fulgurante et sans résistance des éléments de la Séléka vers la capitale. Selon une source militaire, le 1er ministre Me Nicolas TIANGAYE se serait réfugié à la base de la FOMAC à Mpoko.

 

Les dernières occupations de ces villes font suite à l’expiration d’un ultimatum de 3 jours lancé par ces rebelles à l’endroit du pouvoir de Bangui. Ils ont exigé entre autres la libération des détenus politiques, l’intégration dans l’armée régulière de plus de 2000 soldats, la confirmation de leurs grades, le départ des militaires sud-africains et le démantèlement des barrières illégales.

 

Jeudi dernier, l’Opposition démocratique centrafricaine a pointé du doigt le président François Bozizé. Une accusation liée au non-respect de l’accord de Libreville signé en Janvier dernier.

 

« Nous étions surpris de constater que l’esprit et la lettre des Accords de Libreville n’étaient plus observés surtout par le pouvoir public donc le président de la République », a indiqué sur les ondes de Radio Ndeke Luka Gabriel Jean Edouard Koyambonou, 1er vice- président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).


Pour lui, « On est allé de violation en violation mais par esprit de patriotisme, tout le monde s’est tu, pensant que l’erreur étant humaine et que les hommes qui étaient choisis et les différents acteurs signataires des accords de Libreville allaient rectifier au fur et à mesure… ».


Selon Gabriel Jean Edouard Koyambonou, les ministres qui étaient choisis depuis le 13 février 2013 pour faire partir du Gouvernement d’ Union Nationale (GUN) jusqu’à ce jour, la plupart  n’ont même pas renouvelé leur propre cabinet et il se pose la question de savoir : « comment ces ministres  vont-ils travailler d’autant plus que le directeur de cabinet dans une structure ministérielle est la cheville ouvrière ».

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 00:00

 

 

 

combattants Séléka à Sibut

 

 

Le Monde.fr | 22.03.2013 à 17h51 • Mis à jour le 22.03.2013 à 22h58

 

Le traité de paix de Libreville qui avait mis un terme à la poussée des rebelles de la Séléka en direction de la capitale, Bangui, menaçant le pouvoir de François Bozizé n'aura tenu qu'un peu plus de deux mois. Vendredi 22 mars, des éléments de la rébellion ont forcé le dernier verrou militaire sur la route menant à Bangui, tenu jusqu'alors par des soldats tchadiens et gabonais de la force africaine de stabilisation.

 

La présidence de la république a démenti à la radio cette poussée rebelle : "Le verrou de la Ceeac [Communauté économique des Etats d'Afrique centrale] à Damara n'a pas sauté. Je viens au nom du président de la République demander aux habitants de Bangui de garder le calme, la tranquillité et de vaquer à leurs occupations. Ils ne doivent pas céder à la panique."


Mais le ministère des affaires étrangères français a annoncé vendredi soir que les rebelles centrafricains "ne seraient plus qu'à quelques kilomètres de Bangui". "Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter les populations civiles", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Philippe Lalliot.

 

Plusieurs témoignages recueillis par téléphone auprès d'habitants de la ville, et d'expatriés français confirment cette avancée. "L'ambassade de France nous a dit que les rebelles se trouvent à une vingtaine de kilomètres de la capitale", a témoigné un Français installé de longue date en Centrafrique.

 

FORCES MAL ÉQUIPÉES

 

 

"Ils nous ont conseillé de rester chez nous et de mettre nos voitures en panne. Les rebelles sont friands de 4×4", ajoute-t-il, décrivant des rues de Bangui désertée par la population.

 

Plusieurs barrages de l'armée et de la gendarmerie centrafricaines sont installés sur la route menant de Damara à Bangui. Mais ces forces centrafricaines sont notoirement mal équipées et peu efficaces. Elles avaient été balayées lors de la précédente offensive de la Séléka, à la fin de décembre et au début de janvier, dans le nord du pays. Les forces de la rébellion s'étaient arrêtées à 70 km de Bangui, dissuadées par le déploiement de plusieurs centaines de soldats étrangers. Paris avait ainsi envoyé en renfort environ quatre cents parachutistes pour protéger les ressortissants français. Environ deux cent cinquante soldats français sont stationnés dans la zone de l'aéroport, situé au nord de la ville.

 

Le Tchad voisin y avait également dépêché des troupes. Des éléments sud-africains avaient été appelés par le président François Bozizé dans le cadre d'un accord de défense. Ils sont aujourd'hui positionnés au nord de la capitale, près du "PK 12" (point kilométrique 12), qui est la véritable porte d'entrée de la ville. Enfin, la Fomac, constituée de Tchadiens, Gabonais, Camerounais et Congolais (Brazzaville) compte environ cinq cents soldats.

 

Malgré cela, la Séléka est donc repartie à l'attaque. Dimanche, la rébellion avait donné soixante-douze heures au pouvoir pour respecter les accords de Libreville du 11 janvier. Parmi les points d'achoppement figurent la libération de prisonniers politiques, la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants de la Séléka dans l'armée.

 

Mercredi soir, le président Bozizé avait signé deux décrets portant sur ces revendications, et a notamment fait libérer "tous les prisonniers politiques et de guerre mentionnés dans les accords de Libreville". Un geste jugé insuffisant par le colonel Djouma Narkoyo, importante figure de la rébellion. Parallèlement à l'offensive sur Bangui, la rébellion a pris le contrôle, vendredi, de Bossangoa, importante ville de quarante mille habitants, dans le nord-ouest du pays.

 

Par Christophe Châtelot

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 23:16

 

 

 

Yangouvonda et Bafatoro en amoureux

 

Le début de la fin du règne de Bozizé?


http://www.slateafrique.com  

 

Le président centrafricain n'a toujours pas réagi à l'avancée des troupes rebelles vers la capitale.

 

Depuis le début d’après-midi du 22 mars, les nouvelles parvenant de Centrafrique disent toutes que les rebelles de la Séléka sont aux portes de Bangui.

 

Seulement,  François Bozizé, le président centrafricain resté «invisible» et «inaudible» depuis le début de l’attaque. Aucune déclaration de la part de celui dont les troupes rebelles exigent aujourd'hui, purement et simplement le départ.

 

Selon une source gouvernementale citée par RFI, il serait de retour dans son pays, après avoir effectué une visite-éclair en Afrique du Sud, comprenant une escale en Angola, afin de solliciter l'appui du président sud-africain Jacob Zuma.

 

Des troupes sud-africaines, constituées de 400 soldats, appelées par le président François Bozizé dans le cadre d’un accord de défense, sont positionnées au nord de la capitale, près du «PK 12» (point kilométrique 12) qui est la véritable porte d’entrée de la ville. Leur rôle est de protéger Bozizé en cas d’attaque des rebelles. 

 

 

 

Prendre Bangui risque de ne pas être si simple

 

http://www.slateafrique.com   22/03/2013 à 19:09

 

Les rebelles du Séléka devront encore affronter des forces postées autour et dans la capitale centrafricaine.

 

Avec l’avancée des rebelles du Séléka vers la capitale Bangui, le président François Bozizé est de toute évidence dos au mur. Si les forces armées centrafricaines, mal équipées et peu efficaces, n’ont pas pu stopper l’avancée des rebelles, il reste tout de même que le président Bozizé peut encore tenir, un moment, grâce à la présence aux portes de Bangui et à l’intérieur, de forces de la Cemac (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale),  qui fournit l’essentiel des troupes de la Fomac (Force multinationale d’Afrique centrale), des soldats sud-africains et d’un continent français. 


La Fomac est constituée de 500 soldats environ (Camerounais, Tchadiens et Congolais du Congo-Brazzaville). 400 soldats sud-africains sont  positionnés au nord de Bangui (à 12 km, véritable entrée de la ville). L'objectif manifeste est de protéger Bangui et le président Bozizé, même si l’accord de défense en vertu duquel ces forces sont présentes en territoire centrafricain prévoit simplement la «formation des soldats» de la RCA.

 

Puis, il y a les 250 soldats français  déployés dans la zone de l’aéroport de Bangui, toujours au nord de la ville. Seulement, comme le rappelle le site du quotidien Libération, «lors de la précédente offensive rebelle en janvier dernier, le président français François Hollande avait précisé qu’ils n’étaient là que pour défendre les «ressortissants et intérêts français».

 

Lu sur Libération

 

 

 

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19h30: « Les accords de Libreville, quoiqu’il arrive, restent valables. La transition doit se continuer. Le gouvernement actuel est issu d’un consensus », a déclaré Idriss Déby, président tchadien, en exclusivité à RFI. Le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), a également prévenu que « La Seleka n’a pas le droit de mettre en cause les accords de Libreville ou de violer ces accords. »

 

Interrogé sur la non-intervention des forces de la FOMAC, il a expliqué que ces troupes étaient présentes « pour aider le gouvernement de la transition, dont la Seleka fait partie, à mettre en place l’accord. Il n’appartient pas à la force de la Fomac de tirer sut tel ou tel côté », a-t-il déclaré, jugeant que « l’essentiel est que les accords de Libreville soient la base des négociations. »

 

En janvier dernier, Idriss Déby avait prévenu que la ville de Damara, dont les rebelles de la Seleka revendiquent la prise ce vendredi, était « la ligne rouge à ne pas franchir. »

 

 


Source: RFI

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 23:08

 

 

 

 

Djouma Narkoyo

Christian Djouma NARKOYO

 

 

Centrafrique les rebelles à quelques kilomètres de Bangui



PARIS AFP / 22 mars 2013 21h01- Les rebelles centrafricains ne seraient plus qu'à quelques kilomètres de Bangui, a indiqué vendredi le ministère français des Affaires étrangères, en appelant toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter les populations civiles.

 

Selon nos informations, les rebelles de la Séléka ne seraient plus qu'à quelques kilomètres de Bangui. Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter les populations civiles, a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Philippe Lalliot.

 

Un message d'alerte a été adressé à nos compatriotes les invitant à restreindre leurs déplacements. Les Français sont invités à être attentifs aux messages communiqués par notre ambassade. Les dispositions relatives à leur protection seront adaptées en fonction de l'évolution des événements, a-t-il ajouté.

 

Un millier de Français, dont un tiers de binationaux, résident en Centrafrique, selon le Quai d'Orsay.

 

Quelque 250 militaires français sont actuellement stationnés dans le pays, selon la même source. Mais lors de la précédente offensive rebelle en janvier, le président français François Hollande avait précisé qu'ils n'étaient là que pour défendre les ressortissants et intérêts français.

 

Dimanche, la rébellion avait donné 72 heures au pouvoir pour respecter les accords de Libreville, signés le 11 janvier dernier.



Parmi les points d'achoppement figurent la libération de prisonniers politiques, la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée.

 


Le Conseil de sécurité de l'ONU devait se réunir à partir de 19H00 GMT vendredi pour évoquer la situation.



(©) 

 

 

 

Centrafrique: les rebelles aux portes de Bangui

 

LIBREVILLE (AFP) - 22.03.2013 20:40 - Par Patrick FORT et Xavier BOURGOIS

 

Les rebelles centrafricains du Séléka qui ont forcé vendredi à la mi-journée le dernier verrou sur la route de Bangui, sont aux portes de la capitale "à quelques kilomètres", et l'attaque pourrait être imminente.

 

Les rebelles centrafricains du Séléka qui ont forcé vendredi à la mi-journée le dernier verrou sur la route de Bangui, sont aux portes de la capitale "à quelques kilomètres", et l'attaque pourrait être imminente.


"Nous sommes aux portes de Bangui. Je ne peux pas vous dire où, c'est un secret militaire de même que nos effectifs, mais Damara (75 km de Bangui, dernier verrou) est derrière nous. La dernière barrière, ce sont les Sud-Africains", a déclaré l'un des chefs militaires du Séléka Djouma Narkoyo, joint au téléphone depuis Libreville, affirmant toujours être "en progression".


Selon le ministère des Affaires étrangères français, les "les rebelles de la Séléka ne seraient plus qu'à quelques kilomètres de Bangui"


"Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter les populations civiles", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Philippe Lalliot.


Sur le terrain, les rebelles affirment ne pas avoir rencontré de résistance des Forces armées centrafricaines (FACA): "Ils sont démoralisés. Les FACA ne peuvent plus combattre pour (le président François) Bozizé".


En début d'après-midi, l'un des porte-parole du Séléka, Eric Massi avait appelé depuis Paris "tout le monde, civils et militaires, au calme en attendant l'arrivée de nos troupes à Bangui, afin d'éviter des combats inutiles".


Les rebelles ont franchi Damara (75 km de la capitale) le dernier verrou avant Bangui vers 12H00 (11H00 GMT), forçant un barrage tenu par par la Force militaire des Etats d'Afrique centrale (Fomac), selon une source au sein de la Fomac.


"Il y a eu des tirs sans faire de blessés", n’a-t-elle précisé.


Toutefois, un porte-parole de la présidence centrafricaine a démenti à la radio nationale l'arrivée des rebelles demandant "aux habitants de Bangui de garder le calme, la tranquillité et de vaquer à leurs occupations. Ils ne doivent pas céder à la panique".


Le président Bozizé "est disposé à faire la paix et non à faire couler le sang. Il tend toujours la main au Séléka", a-t-il conclu.


Situation inquiétante

 

Le président centrafricain, arrivé au pouvoir par les armes en 2003, ne s'est pas prononcé. Selon l'opposition centrafricaine à Paris et de source aéroportuaire à Bangui, François Bozizé a effectué un voyage éclair en Afrique du sud, l'un de ses principaux soutiens, mais ce voyage n'a été confirmé ni par Bangui ni par Pretoria.


L'annonce de l'arrivée probable des rebelles a semé un début de panique dans Bangui.


Au port de Bangui, des "centaines de gens" tentaient de traverser le fleuve Oubangui pour rallier la République démocratique du Congo (RDC) voisine, à bord des pirogues qui font régulièrement la navette, selon un piroguier sur place.


Toutefois en fin d'après-midi, la situation s'était calmée, selon un habitant.

Des troupes sud-africaines, appelées par le président François Bozizé dans le cadre d'un accord de défense, sont positionnées à l'entrée nord de la capitale.


Interrogé par l'AFP, un porte-parole du ministère de la Défense sud-africain a réagi dans un langage diplomatique: "Notre opération reste la même. Nous sommes là pour nous protéger ainsi que notre équipement et faire en sorte qu'il ne tombe pas dans de mauvaises mains. Le mandat est le même: formation (des soldats centrafricains), comme le prévoit l'accord".


Le colonel Narkoyo a lui fait état d'une attaque par un "hélicoptère sud-africain". "Il a survolé notre position, ils nous ont tiré dessus mais il n'y a pas eu de victimes". Cette attaque n'a pas été confirmée de source indépendante.


Quelque 250 soldats français se trouvent actuellement à Bangui, dans la zone de l'aéroport, situé au nord de la ville. Mais lors de la précédente offensive rebelle en janvier, le président français François Hollande avait précisé qu'ils n'étaient là que pour défendre les "ressortissants et intérêts français".


Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a jugé "inquiétantes" les informations sur la situation et annoncé que des mesures seront prises pour protéger les ressortissants français.


Le Conseil de sécurité de l'ONU devait se réunir à partir de 19H00 GMT vendredi pour évoquer la situation.


Dimanche, la rébellion du Séléka avait donné 72 heures au pouvoir pour respecter les accords de Libreville, signés le 11 janvier dernier.


Parmi les points d'achoppement figurent la libération de prisonniers politiques, la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée.


Parallèlement à l'offensive sur Bangui, la rébellion a mené vendredi une offensive sur Bossangoa, importante ville de 40.000 habitants dans le nord-ouest du pays, qu'elle affirme avoir prise. De source militaire centrafricaine, les combats se poursuivaient vendredi.


© 2013 AFP

 

 

Centrafrique: protéger les ressortissants

 

AFP Publié le 22/03/2013 à 19:31

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a jugé aujourd'hui "inquiétantes" les informations sur la situation en Centrafrique en marge d'une réunion avec ses homologues de l'Union européenne à Dublin, et annoncé que des mesures seront prises pour protéger les ressortissants français.


"Nous prenons des dispositions pour que, en tout état de cause, les ressortissants français soient protégés", a-t-il ajouté, sans donner de détails. Les rebelles du Séléka ont forcé vendredi à la mi-journée le dernier verrou sur la route de Bangui, avec l'intention d'entrer dans la capitale centrafricaine. Le Conseil de sécurité de l'ONU va se réunir à partir de 19heures ce soir pour évoquer cette aggravation de la situation.

 

 

 

Centrafrique: "Nous sommes aux portes de Bangui", affirme un chef rebelle


LIBREVILLE 22/03/2013 à 19h46 (AFP)  Les rebelles centrafricains de la coalition Séléka, qui ont annoncé vouloir prendre la capitale, sont "aux portes de Bangui" et affirment n'avoir devant eux que "la barrière" des soldats sud-africains, a affirmé à l'AFP à Libreville un des chefs militaires de la rébellion, le colonel Djouma Narkoyo.

 

"Nous sommes aux portes de Bangui. Je ne peux pas vous dire où, c'est un secret militaire de même que nos effectifs, mais Damara (75 km de Bangui, dernier verrou) est derrière nous. La dernière barrière, ce sont les Sud-Africains", a déclaré M. Narkoyo, joint au téléphone depuis Libreville.


Interrogé sur le moment où ils comptaient attaquer, le colonel Narkoyo a répondu: "C'est le programme de Dieu. On est en progression".


Il a précisé que les rebelles n'avaient pas rencontré de résistance des Forces armées centrafricaines (FACA): "Ils sont démoralisés. Les FACA ne peuvent plus combattre pour (le président François) Bozizé".


Ce chef rebelle a fait état d'une attaque par un "hélicoptère sud-africain". "Il a survolé notre position, ils nous ont tiré dessus mais il n'y a pas eu de victimes". Cette attaque n'a pas été confirmée de source indépendante.


Selon une source de l'opposition centrafricaine en France et aéroportuaire à Bangui, le président Bozizé a effectué un voyage éclair en Afrique du sud dans la journée.


 
Les rebelles, dont l'ultimatum au président Bozizé avait pris fin mercredi, demandaient notamment le respect des accords de paix de Libreville, le départ des troupes sud-africaines du pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée. Ils ont lancé leur offensive vers midi, forçant le barrage tenu par la Force multinationale des Etats d'Afrique centrale (Fomac).

 
Ce barrage, à Damara, était considéré par les Etats d'Afrique centrale comme la "ligne rouge" à ne pas franchir par les rebelles.


Parallèlement à l'offensive sur Bangui, la rébellion a mené vendredi une attaque sur Bossangoa, importante ville de 40.000 habitants dans le nord-ouest du pays, qu'elle affirme avoir prise. Selon une source militaire centrafricaine, les combats se poursuivaient vendredi.

 

 

L’Union Africaine condamne l’offensive militaire des rebelles en République Centrafricaine

 

Addis Abéba, 22 mars 2013 : La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr Dlamini Nkosazana Zuma, est particulièrement préoccupée par la reprise des affrontements armés en République centrafricaine (RCA), qui remet en cause les progrès qu’avait marqués la signature des Accords de Libreville du 11 janvier 2013 négociés sous les auspices de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).


La Présidente de la Commission rappelle l’opposition ferme de l’UA à toute tentative de prise du pouvoir par la force et au recours à la rébellion armée pour faire valoir des revendications politiques. A cet égard, elle exprime la ferme condamnation par l’UA de la reprise des hostilités et demande instamment aux dirigeants de la Seleka de faire cesser immédiatement l’offensive en cours et de s’inscrire résolument dans une dynamique de règlement politique dans le cadre des Accords de Libreville. 

 

La Présidente de la Commission demande à tous les Etats membres de l’UA et aux partenaires internationaux d’œuvrer à l’arrêt immédiat des hostilités et d’envoyer un message de fermeté aux dirigeants de la Seleka quant à la nécessité de rechercher une solution politique, y compris en envisageant des sanctions et toutes autres mesures légitimes, et ce en appui à la légalité constitutionnelle et aux Institutions de la RCA.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 14:51

 

 

 

éléments-de-la-séléka-sur-la-route-de-sibut-le-18-mars-

 

 

RFI  vendredi 22 mars 2013

 

En Centrafrique, les rebelles de la Seleka ont forcé, ce vendredi 22 mars 2013, un barrage de la force africaine au nord de Bangui dernier verrou menant à la capitale. Une information relayée par la Fomac, la Mission militaire des Etats d'Afrique centrale. Dans la capitale centrafricaine, c'est l'inquiétude.

 

Ce matin, la Seleka a poursuivi son offensive en deux directions. Tout d'abord, les rebelles ont attaqué la ville de Bossangoa, le fief du président Bozizé, à 250 kilomètres de Bangui. Mais beaucoup plus préoccupant, ils ont poussé leur avantage sur un autre axe. Ils sont entrés dans Damara, le verrou stratégique qui était contrôlé par la Fomac, à 75 kilomètres de Bangui.

 

Les rebelles ont forcé le passage aux soldats d'Afrique centrale puis ils ont affronté directement les soldats centrafricains. « Maintenant Damara est sous le contrôle d’éléments de la Seleka, il y a eu des combats un peu plus tôt mais pas avec des militaires tchadiens mais contre les forces centrafricaines gouvernementales. Maintenant la Seleka est décidé à rentrer dans Bangui », déclare le général Arda Harkouma, le chef d'état-major chargé des opérations de la Seleka.

 

Le porte-parole de la présidence confirme que les rebelles ont attaqué Damara. « J’ai ouïe dire de source militaire qu’il y a des combats à Damara. La ligne rouge de démarcation n’existe plusexplique Gaston Mackouzangba. Mon message ne varie pas, il est en direction de nos frère de la Seleka pour qu’ils reviennent à la raison et soient de retour à la table de négociations ».

 

Alerte sur Bangui

 

Jeudi, la coalition rebelle se disait prête à discuter mais aujourd'hui, le général Arda Harkouma, le chef d'état-major chargé des opérations, considérait que des négociations n'étaient plus à l'ordre du jour. Désormais l'objectif c'est Bangui dit-il. Des sources, au sein de la Fomac ne cachent plus leur inquiétude. « On est en état d'alerte maximum mais nous n'aurons pas les moyens de contenir les rebelles s'ils arrivent sur Bangui », admet un officier de la force d'Afrique centrale. Pour bloquer la Seleka, le président Bozizé ne peut désormais compter que sur ses troupes qui jusque - là ne sont pas arrivées à contenir les assauts rebelles.

 

Reste maintenant une inconnue : Quelle sera l'attitude des troupes sud-africaines, appelées par le président centrafricain dans le cadre d'un accord de défense ? Les soldats sud-africains sont positionnées au nord de Bangui, près du PK 12, soit à 12 kilomètres du centre-ville et font figure de dernier verrou capable d'empêcher les rebelles d'entrer dans Bangui.

 

Inquiétude à Bangui

 

En fin de matinée, les bureaux administratifs ont fermé, les élèves ont été libérés des établissements scolaires, les stations-services sont fermées, et les marchés se vident. Dans les principales artères de la capitale, les éléments de l’armée se déploient et la circulation s’est intensifiée, vu que les personnes se pressent pour rentrer à la maison.

 

Les troupes sud-africaines se sont massées à douze kilomètres à l’entrée nord de Bangui, chemin que doivent emprunter les rebelles pour rentrer dans la capitale. Dans les quartiers et au bord des principales avenues, on aperçoit les badauds qui sortent pour scruter le déploiement des forces de l’ordre et de défense.

 L’espoir des habitants de la capitale se focalisent sur l’armée qui continue toujours son déploiement à travers la ville et sur les deux principales sorties nord de Bangui menant vers la ville stratégique de Damara.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 02:19

 

 

 

Des-membres-du-mouvement-de-rebellion-Seleka-le-9-janvier-2.jpg

de gauche à droite, GAZAM-BETTY, NOURREDINE et DHAFFANE de Séléka à Libreville

 

Source : http://gabonreview.com  jeudi 21 mars 2013 à 23:49

 

Le président François Bozizé qui était sous l’effet d’un ultimatum de la rébellion Séléka, expiré le 20 mars 2013, a tenté de calmer le jeu à travers la promulgation de deux décrets. Des mesures jugées insuffisantes par les rebelles qui exigent le départ pur et simple du numéro un Centrafricain.

 

La nouvelle tournure prise par la crise centrafricaine depuis le 17 mars dernier, avec le retrait des membres de la Séléka du gouvernement d’union nationale née des accords de Libreville, vient de franchir une nouvelle étape avec la demande du départ pur et simple du président Bozizé, malgré son acte de promulgation de deux décrets sur les onze points de revendications qu’ils ont soumis au représentant du médiateur.

 

Selon le porte-parole de la présidence, Gaston Mackouzangba, le premier décret, signé vers en fin d’après-midi du 20 mars 2013, par le président François Bozizé, prévoit que toutes les barrières érigées à travers le pays lors de l’instauration du couvre-feu sont désormais levées.

Le second décret prévoit que toutes les personnes arrêtées, détenues ou condamnées depuis le 15 mars 2012 recouvrent leur liberté. Cette dernière mesure de libération s’applique également aux prisonniers politiques et aux prisonniers de guerre, ainsi que toutes les personnes qui ont été interpellées dans le cadre de la récente crise qu’a connue le pays.

 

Des résolutions qui selon le colonel Oumar Bordas, l’un des porte-parole de la Seleka, arrivent trop tard. «C’est François Bozizé, qui entraîne l’insécurité et les grands problèmes qui sévissent sur le territoire national», fustige-t-il. «Nous avons pour l’instant nos armes au pied, mais François Bozizé sera chassé par les armes. Il n’y a que ça : c’est le canon qui va le chercher», a-t-il indiqué.

 

À cette nouvelle étape de la crise centrafricaine, la situation semble inquiéter la population Banguissoise et celle des périphéries à double titre, puisque s’il y a combat, ce sera à Bangui. Et à l’allure où vont actuellement les choses, l’affrontement devient de plus en plus imminent, étant donné que le président Bozizé ne compte qu’avec son énergie et l’appui de ses alliés pour terrasser le séléka, qui s’inscrit dans une dynamique du tout ou rien. Toutefois, de la majorité présidentielle à l’opposition démocratique, en passant par la société civile, les responsables ne désarment d’espoir, ils appellent tous à une résolution pacifique de la crise.

«Toutes les parties, et particulièrement la Seleka, qui est un mouvement de rébellion, doivent s’abstenir de pouvoir mener des actions qui sont de nature à mettre en péril cet accord, qui est un gage de paix pour le peuple centrafricain. Le peuple souffre véritablement», affirme ainsi Cyriaque Gonda, président du Parti national pour un Centrafrique nouveau et membre de la majorité présidentielle dans les colonnes de RFI.

 

«Notre patrie est en danger. C’est pour cela que nous insistons, pour qu’ils fassent appel à la raison. Qu’ils utilisent les instruments juridiques qui sont à notre disposition pour une paix durable pour notre chère République centrafricaine», réclame Gabriel Koyambounou, l’un des leaders des partis de l’opposition.

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 15:36

 

 

 

 

Bozyangou

 

 

Source : RFI jeudi 21 mars 2013

 

La rébellion avait lancé un ultimatum de 72 heures au président François Bozizé afin que les accords de Libreville soient intégralement appliqués. Au terme de cet ultimatum qui a expiré mercredi 20 mars, le président François Bozizé a promulgué deux décrets pour tenter de calmer le jeu. Des mesures jugées insuffisantes par la Seleka.

 

En début de soirée, mercredi, quelques heures après l'expiration de l'ultimatum lancé par la Seleka au président François Bozizé, celui-ci a promulgué deux décrets, qui sont une réponse directe aux exigences de la Séléka.

 

Barrières levées et prisonniers libérés

 

Le premier décret, signé vers 17h30 TU par le président François Bozizé, prévoit que toutes les barrières érigées à travers le pays lors de l'instauration du couvre-feu sont désormais levées.

 

Le second décret prévoit que toutes les personnes arrêtées, détenues ou condamnées depuis le 15 mars 2012 recouvrent leur liberté. Cette dernière mesure de libération s'applique également aux prisonniers politiques et aux prisonniers de guerre. Toutes les personnes qui ont été interpellées dans le cadre de la récente crise qu'a connu le pays, a expliqué Gaston Mackouzangba, porte-parole de la présidence.

 

Mais pour le colonel Oumar Bordas, l'un des porte-parole de la Seleka, ces décrets arrivent trop tard. La rébellion exige désormais le départ pur et simple du président Bozizé.

 

« C'est lui [François Bozizé, ndlr] qui entraîne l'insécurité et les grands problèmes qui sévissent sur le territoire national », juge le colonel Oumar Bordas. « Nous avons pour l'instant nos armes au pied », précise-t-il. Mais, pour lui, François Bozizé « sera chassé par les armes. Il n'y a que ça : c'est le canon qui va le chercher. »

 

Il faut dire que l'une des exigences les plus importantes de la Seleka, le départ des troupes sud-africaines du pays, n'est pour l'heure pas à l'ordre du jour.

 

Les rebelles mécontents, retiennent cinq ministres issus de la rébellion à Sibut, depuis dimanche. Pour le colonel Bordas, « ils ne servent à rien dans un gouvernement, où ils n'ont pas les coudées franches pour travailler. A quoi bon y rester ? ».

 

Les acteurs politiques veulent une nouvelle concertation

 

De la majorité présidentielle à l'opposition démocratique, en passant par la société civile, les responsables appellent à une résolution pacifique de la crise.

 

« Toutes les parties, et particulièrement la Seleka, qui est un mouvement de rébellion, doivent s'abstenir de pouvoir mener des actions qui sont de nature à mettre en péril cet accord, qui est un gage de paix pour le peuple centrafricain. Le peuple souffre véritablement », affirme ainsi Cyriaque Gonda, président du Parti national pour un Centrafrique nouveau et membre de la majorité présidentielle.

 

L'opposition démocratique, qui s'est réunie en urgence ce mercredi après-midi à Bangui, a appelé les protagonistes à la raison. « Notre patrie est en danger. C'est pour cela que nous insistons, pour qu'ils fassent appel à la raison. Qu'ils utilisent les instruments juridiques qui sont à notre disposition pour une paix durable pour notre chère République centrafricaine », réclame Gabriel Koyambounou, l'un des leaders des partis de l'opposition.

 

Pour Fulgence Zeneth, membre du groupe de travail de la société civile sur les accords de Libreville, l'urgence voudrait que tous les acteurs puissent se réunir pour se parler franchement : « [Il faudrait que] le représentant du médiateur puisse réunir urgemment tous les acteurs au lieu de les rencontrer un à un, ce qui est une perte en terme de temps. L'urgence voudrait que tous les signataires de Libreville se retrouvent et qu'on commence à poser des actes concrets ».

 

Condamnation de l'ONU

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné ce mercredi les menaces de la rébellion Seleka de reprendre les combats en Centrafrique. Il s'est inquiété au cours d'une réunion d'urgence de l'échec à appliquer les accords de Libreville de janvier dernier.

 

La déclaration du Conseil de sécurité est un rappel à l'ordre, non seulement à la rébellion Seleka, mais aussi au gouvernement centrafricain pour ne pas avoir sérieusement appliqué les accords de Libreville. Le Conseil condamne à la fois les attaques des combattants de la Seleka et les menaces que les milices pro-gouvernement font peser sur les civils.

 

Le texte contient également une mise en garde à peine voilée au président François Bozizé : le Conseil de sécurité se félicite de la nomination du Premier ministre Nicolas Tiangaye et rappelle qu'en vertu des accords de Libreville c'est lui qui dirige le gouvernement d'union nationale.

 

Margaret Vogt, la représentante de l'ONU en Centrafrique, a appelé les membres du Conseil de sécurité, dont la plupart n'ont pas d'ambassades à Bangui, à ne pas négliger ce conflit.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 23:58

 

 

 

Djouma-Narkoyo.JPG

Djouma NARKOYO de Séléka


 

LIBREVILLE (AFP) - 20.03.2013 22:28 - Par Patrick FORT

 

L'annonce mercredi par la rébellion centrafricaine Séléka qu'elle reprenait les armes en raison du non-respect des accords de paix de Libreville fait planer la menace de nouveaux combats, notamment à Bangui, malgré des concessions tardives du président François Bozizé en soirée.

 

L'annonce mercredi par la rébellion centrafricaine Séléka qu'elle reprenait les armes en raison du non-respect des accords de paix de Libreville fait planer la menace de nouveaux combats, notamment à Bangui, malgré des concessions tardives du président François Bozizé en soirée.

 

"L'ultimatum est terminé. Nous allons retourner aux armes", a affirmé à l'AFP le colonel Djouma Narkoyo, un des chefs militaires rebelles, soulignant que le président Bozizé, au pouvoir depuis 2003, n'avait pas respecté les accords de paix signés à Libreville le 11 janvier.

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné mercredi "les attaques menées récemment par les rebelles de la coalition Séléka, en particulier à Bangassou (sud) et dans ses environs, et la menace de reprise des hostilités".

 

Dimanche, la rébellion avait donné 72 heures au pouvoir pour respecter les accords et retient depuis à Sibut (160 km au nord de Bangui), cinq ministres issus de la rébellion et membres du gouvernement d'union nationale formé après les accords de Libreville. Parmi les ministres retenus, jusqu'ici chef officiel de la rébellion, le vice-Premier ministre Michel Djotodia, et le ministre des Forêts, le général Mohamed Dhaffane.

 

Mercredi soir, le président Bozizé a signé deux décrets portant sur les revendications du Séléka. Il a notamment fait libérer "tous les prisonniers politiques et de guerre mentionnés dans les accords de Libreville" et levé le couvre-feu à Bangui, ouvrant ainsi la voie à la suppression des barrages mis en place par ses partisans. Ceux-ci contrôlaient de nombreux axes dans la capitale et étaient accusés de racket voire d'arrestations illégales de sympathisants présumés de la rébellion.

 

Toutefois, le colonel Narkoyo a estimé en soirée: "Ce n'est pas encore ça. Ca ne suffit pas (...) Il (Bozizé) a fait semblant de signer des décrets mais il n'a pas parlé du recrutement de nos éléments dans l'armée centrafricaine (...) ni du départ des troupes centrafricaines et ougandaises".

 

Il n'a toutefois pas fermé la porte. S'il a souligné que le Séléka étudiait encore sa "stratégie", il a concédé: "On peut lui (Bozizé) accorder une chance s'il accepte d'exécuter les revendications. Ces revendications existent depuis le 11 janvier mais on peut encore lui donner un délai: il faut qu'il mentionne sa volonté de ramener la paix dans le pays".

 

Les deux principaux points d'achoppement sont la présence des troupes sud-africaines et ougandaises dans le pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée. La rébellion estime que ces troupes ont été appelées par le président Bozzizé pour se maintenir au pouvoir. Elle réclame l'unique présence de forces sous-régionales.

 

Actuellement, l'effectif de la Fomac (la force mixte) composée de Tchadiens, Congolais, Camerounais et Gabonais est estimé à environ 500 hommes alors que la France dispose dans le cadre de l'opération Boali de 250 hommes qui ne sont pas intervenus pendant l'offensive rebelle entamée le 10 décembre et qui s'est achevée aux portes de Bangui le 11 janvier sous la pression internationale. Le président français François Hollande avait clairement indiqué que ces troupes n'étaient là que pour défendre les ressortissants et intérêts français.

 

La veille, le Premier ministre issu de l'opposition Nicolas Tiangaye avait aussi donné des gages à la rébellion lançant "un appel pressant (...) pour que l'esprit de dialogue qui a prévalu à Libreville puisse demeurer". Il avait souligné que l'intégration des combattants Séléka n'étaient pas prévus dans l'accord de Libreville.

 

De sources proches de l'opposition et du pouvoir, le départ des troupes étrangères non sous--régionales étaient, selon les termes de l'accord, un principe acquis mais conditionné par l'évaluation de la situation sécuritaire.

 

"Le dialogue" est la "seule solution à la crise actuelle (...). 1,5 million de nos concitoyens sont devenus déplacés internes et vivent dans des conditions nécessitant une assistance humanitaire urgente. Les populations civiles sont victimes de graves violations des Droits de l'Homme: assassinats, viols, pillages et vols", a-t-il souligné.

 

 

Une source proche du président François Bozizé a indiqué à l'AFP que "toutes les revendications de la rébellion ont été acceptées. Alors, ils n'ont plus aucune raison de jouer les va-t-en-guerre".

 

© 2013 AFP

 

 

 

 

Centrafrique: la Séléka va reprendre les armes

 

http://www.45enord.ca

 

Retenant depuis trois jours cinq de leurs ministres dans la localité de Sibut, les rebelles de la Séléka ont décidé de reprendre les armes, ce mercredi, suite à la fin de leur ultimatum lancé au régime du président centrafricain, François Bozizé.

 

20/03/2013 à 16h10

 

Le président Bozizé a tenté de calmer les tensions avec les rebelles de la Séléka en promulguant, ce mercredi, deux nouveaux décrets allant dans le sens des revendications des insurgés. Le premier décret indique que toutes les barrières érigées à travers le pays lors de l’instauration du couvre-feu sont désormais levées. Pour le second, il prévoit la libération des personnes arrêtées, détenues ou condamnées depuis le 15 mars 2012, y compris les prisonniers politiques et de guerre.

 

Des mesures qui ne suffisent pas, selon le colonel Djouma Narkoyo, un des chefs militaires de la Séléka. Cité par l’AFP, il a néanmoins évoqué la possibilité de laisser un délai au président Bozizé pour appliquer les revendications des rebelles, rappelant notamment qu’avec ces deux décrets, le chef d’État centrafricain n’a pas évoqué le recrutement des troupes de la Séléka dans l’armée centrafricaine, ni du départ des troupes sud-africaines et ougandaises.

 

Le colonel Djouma Narkoyo a été très clair. Pour ce chef militaire de la coalition de la Séléka, l’ultimatum lancé il y a trois jours arrive à expiration. Sans avancée des négociations de la part du régime, les rebelles vont donc reprendre les armes, comme il l’a assuré à l’AFP.

 

S’il a précisé que de nouvelles attaques imminentes n’étaient pas forcément prévues, il a également ajouté que la stratégie de la Séléka est en cours d’élaboration pour mettre à exécution les menaces proférées, ce dimanche.

 

Profitant d’un déplacement d’une délégation internationale dans la localité de Sibut, à 160km au nord de la capitale centrafricaine, Bangui, les rebelles avaient alors décidé de retenir cinq de leurs ministres présents dans le cortège, parmi lesquels Michel Djotodia, pourtant l’une des figures de proue de la rébellion et actuel vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale.

 

Pour l’un des chefs militaires de la Séléka, le colonel Michel Narkoyo, «ce n’est pas ce que l’on souhaite mais si nous n’avons d’autre choix, alors nous reprendrons les armes», comme il l’a affirmé ce mardi. Dans un entretien accordé à l’agence de presse Chine Nouvelle, il a également témoigné sa préoccupation vis-à-vis des agissements du régime actuel.

 

«Bozizé [Le président centrafricain, ndlr] a envoyé deux porte-chars à Damara. Nous aussi, on prend nos dispositions, on se prépare. D’après notre vision, lui-même n’est pas prêt pour la paix», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter qu’il ne pouvait pas libérer les otages. «Si on le fait, ils vont rejoindre ceux qui sont à «Guantanamo» [la prison gouvernementale, ndlr], à Bassangoa. Ils sont toujours à Sibut avec nos éléments. S’il n’y a pas une solution, il y a un grand risque de recours aux armes», a-t-il conclu.

 

La Séléka attend un geste du régime du président Bozizé

 

Car parmi les revendications récurrentes des rebelles de la Séléka, figure la libération des prisonniers politiques, actuellement détenus dans le pays. Des revendications qu’ils ont pu rappeler, ce dimanche, à Sibut, après avoir décidé de retenir cinq ministres du gouvernement d’union nationale, issus de leur coalition.

 

Ils demandent également le retrait des troupes sud-africaines du territoire centrafricain, sous peine de poursuivre leurs hostilités au cœur du pays. Si les accords de Libreville, signés le 11 janvier dernier, avait débouché sur la formation d’un gouvernement d’union nationale, incluant des membres de la Séléka, cette dernière considère que leur représentativité est encore trop faible.

 

Interrogé par RFI, l’un des porte-parole de la rébellion, le colonel Bordas, a assuré qu’aucun contact n’a pour l’heure été établi avec le régime du président Bozizé. «On attend, on attend, on ne nous a pas contactés. C’est au président, François Bozizé, de prendre l’initiative et de donner une réponse à nos revendications», a-t-il déclaré.

 

Une vision que ne partage absolument pas la médiation internationale, représenté par le président congolais, Denis Sassou Nguesso. Assurant que «les rebelles de la Séléka ne répondent pas aux coups de fil que nous leur avons donné», le général Noël Léonard Essongo, Haut représentant du médiateur, a également ajouté que le président Nguesso «demande que la Séléka ne puisse pas entreprendre quoi que ce soit pouvant compromettre les accords de Libreville».

 

La séquestration «crée un problème de plus à régler»

 

De son côté, la présidence centrafricaine assure prôner «le dialogue et la paix». Ce mardi, le ministre de l’Equipement et porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli Goumba, a évoqué les revendications des insurgés, assurant les examiner «à la lumière de l’accord de Libreville du 11 janvier». Mais selon lui, la séquestration « crée un problème de plus à régler. Il y a eu cinq signataires de l’accord de Libreville, l’une des parties ne siège pas. Ce sont des frères que nous avons en face de nous. J’espère qu’ils ont eux aussi le souci d’épargner à notre peuple des épreuves supplémentaires».

 

En pleine impasse diplomatique, cette situation inquiète jusqu’aux États-Unis. La porte-parole du département d’État américain, Victoria Nuland, a ainsi tenu à témoigner sa préoccupation à l’égard «de la dégradation continue de la sécurité en République centrafricaine».

 

«Nous appelons le président Bozizé et les dirigeants de l’alliance de la Séléka à mettre fin immédiatement aux hostilités et à appliquer l’accord de Libreville», a-t-elle déclaré, ajoutant que «le gouvernement d’union nationale est l’unique entité représentative, qui a fait l’objet d’un accord entre toutes les parties à Libreville et qui est à même de diriger le pays dans cette période critique de transition».

 

Mais face aux divergences récurrentes et à l’absence de dialogue constructif entre les deux parties, ce gouvernement d’union nationale apparaît bien fragile quant au respect des accords de paix. Alors que chacun campe sur ses positions et ses revendications, les prochaines hostilités pourraient bien semer un peu plus le trouble dans un pays déjà meurtri.

 

 

 

 

Centrafrique : les ministres de la coalition Séléka seraient des otages volontaires

 

http://www.lavoixdelamerique.com  jeudi, mars 21, 2013 Heure locale: 00:02

 

Les rebelles de la coalition Séléka « retiennent » depuis dimanche cinq ministres de leur propre coalition, pour appuyer leurs revendications.

 

Les ministres de la coalition Séléka seraient complices de leur propre « prise en otage » par les hommes de Djouma Narkoyo à Sibut.

 


L’ultimatum des rebelles de la coalition Séléka arrive à terme mercredi matin. Ils « retiennent » depuis dimanche cinq ministres de leur propre coalition, les ministres Séléka qui font partie du gouvernement d'union nationale.

 


Alors qu’ils n’ont jamais déposé la moindre arme jusqu’ici et ont même progressé vers d’autre localités, ils menacent une nouvelle fois de « reprendre les armes », si leurs revendications ne sont pas respectées, a dit le colonel Narkoyo, un des chefs militaires de Séléka, coalition signataire des accords de Libreville du 11 janvier dernier. 

 


Le vice-Premier ministre Michel Djotodia, chef de Séléka, et le ministre des Forêts, le général Mohamed Dhaffane, chef militaire de la coalition, profitent de cette prise d’otages truquée pour discuter avec leurs hommes de terrain.


Selon Romary Gonessa du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme en Centrafrique, les informations recueillies par la presse sur le terrain montre que la présumée prise d’otages n’en est pas une. « Leurs représentants qui sont dans le gouvernement ont accepté volontairement de rester pour que la majorité présidentielle puisse commencer à mettre en exécution les clauses des accords de Libreville » explique M. Gonessa.

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