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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 19:49

 

 

Bozizé et Zuma


JOHANNESBURG, 25 mars 2013 (AFP) - L'Afrique du Sud, chantre d'une Afrique réglant ses conflits elle-même sans intervention non-africaine, a essuyé  en Centrafrique ses plus lourdes pertes militaires depuis 1994, avec au moins 13 morts, un disparu et 27 blessés, suscitant émotion et polémique.


Lundi devait être un jour faste pour le président Jacob Zuma. Il avait prévu de célébrer devant la presse ses succès diplomatiques en commentant par avance la visite officielle du président chinois Xi Jinping, attendu mardi à Pretoria, et le sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) organisé pour la première fois dans son pays, mardi et mercredi.


Mais la chute de Bangui, capitale de la Centrafrique prise dimanche par la rébellion du Séléka, a gâché la fête, faisant la Une de tous les médias et soulevant "de nombreuses questions" de l'aveu des experts, même les plus acharnées à défendre le "rôle de l'Afrique du Sud" sur le continent, selon Sylvester Maposa de l'institut Africa.


"Durant les combats (à Bangui), 13 de nos soldats sont tombés et l'un est porté disparu", a dû annoncer M. Zuma devant les médias étrangers, nombreux à son point presse. Vingt-sept autres soldats ont été blessés.


Un peu plus de 200 militaires sud-africains avaient été déployés en janvier pour aider à restaurer la paix en Centrafrique et épauler une vingtaine d'officiers formateurs déjà présents en vertu d'un accord de coopération de 2007, reconduit fin 2012 alors que le président François Bozizé était déjà sous la menace rebelle.


Selon M. Zuma, les soldats sud-africains, attaqués dans leur base par plus d'un millier de rebelles, se sont battus pendant neuf heures près de Bangui, infligeant de lourdes pertes aux hommes de la rébellion qualifiés de "bandits". "Nos soldats ont payé le prix ultime au service de leur pays, l'Afrique", a-t-il dit, alors que le commandement sud-africain est sous le feu des critiques et accusé de ne pas avoir retiré à temps ses hommes.


M. Bozizé, arrivé au pouvoir par les armes en 2003, avait fait un aller-retour éclair pour voir M. Zuma jeudi à Pretoria.


"Nous n'avons pas décidé de nous retirer de la Centrafrique, en raison de l'existence d'un accord entre nos pays", a également annoncé M. Zuma. "Quand la poussière sera retombée, nous évaluerons si notre présence est encore nécessaire".


"En tant que membre de l'Union africaine, l'Afrique du Sud rejette toutes les tentatives de prise de pouvoir par la force. Quel que soit l'endroit où nos troupes sont déployées, elles ont le devoir de se défendre et de défendre leur position", a ajouté M. Zuma.


En écho, le général Solly Shoke a déclaré que "partir n'était pas une option" tant que les autorités politiques n'en auraient pas décidé.


Des médias ont affirmé que deux avions s'étaient pré-positionnés en Ouganda pour évacuer les soldats restants et que les Sud-africains dépendaient des forces françaises tenant l'aéroport international de Bangui pour sécuriser leur retour à la maison.


Le général Shoke a souligné que les Sud-Africains n'étaient "pas là pour faire la guerre" mais pour "protéger du matériel destiné à renforcer les forces centrafricaines". Les rebelles "sont d'origine arabe, et clairement des étrangers, bien armés et motorisés mais ce sont également eux qui ont demandé la trêve", a-t-il affirmé.


"Depuis la création des forces de défense nationale sud-africaine (SANDF) en avril 1994, c'est le plus grand nombre de morts que nous ayons subi dans n'importe quel déploiement", a précisé à l'AFP un porte-parole de l'armée, Xolani Mabanga.


"Nos troupes n'étaient pas équipées et pas censées engager des combats (...) Maintenant elles sont en infériorité numérique, en infériorité en puissance de feu et piégées en République centrafricaine", a critiqué Pikkie Greef, secrétaire national du syndicat militaire Sandu, au micro de la radio 702.


Un expert militaire, Helmoed Heitman, grand pourfendeur des budgets militaires trop faibles selon lui depuis que le parti ANC dirige l'Afrique du Sud, a fustigé le manque d'hommes, d'équipements mais surtout de transport de troupes: "Nous n'avons la capacité ni de faire une exfiltration rapide (de nos troupes) ni de les renforcer".


Un autre syndicat de l'armée, Sasfu, a pointé du doigt le commandement de l'armée qui "aura à rendre des comptes".


Outre la Centrafrique, l'Afrique du Sud a des troupes déployées en République démocratique du Congo où elle compte en envoyer davantage pour stabiliser l'est du pays avec d'autres pays, mais également au Soudan et dans le détroit du Mozambique contre la piraterie. 

 

 

 

BANGUI : PRETORIA N’ENTEND PAS RAPATRIER SES HOMMES DE LA CENTRAFRIQUE

 

Bangui, 26 mars 2013 (RJDH) – En dépit de lourde perte affligée à la troupe sud-africaine par les éléments de la Séléka, lors de leur offensive finale sur Bangui, les autorités de Pretoria ont encore l’intention de garder leur troupe en Centrafrique, dans le but de participer au opération de paix et de sécurité.

 

Treize soldats sud-africains ont été tués, 27 blessés et un autre porté disparu, au moment de l’avancée des rebelles de la Séléka, vers la capitale centrafricaine. Les troupes sud-africaines étaient les seules à opposer une vive résistance aux rebelles, alors qu’ils étaient en train de faire tomber la capitale.

 

Dans une déclaration à la presse internationale lundi, le président sud-africain, Jacob Zuma, qui parle d’un « triste jour pour l’Afrique du Sud », a fait savoir qu’« un peu plus de 200 de nos soldats ont combattu des bandits animés de mauvaises intentions, mais leurs agissements ne nous ont pas fait renoncer à notre mission de paix et de sécurité ».

 

En 2007, un accord de coopération militaire était signé entre l’Afrique du sud et la Centrafrique. Avec le déclenchement de la crise en décembre dernier, Pretoria avait alors renouvelé cet accord pour une durée de cinq ans. Officiellement, les soldats sud-africains avaient pour mission de former les éléments des forces armées centrafricaines.

 

Après leur échec de dimanche, les soldats sud-africains ont été récupérés par les éléments de la force multinationale en Afrique centrale et gardés à la base de Bangui M’Poko. Les blessés sont admis à l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Au moment de la signature des accords de paix du 11 janvier dernier à Libreville, les rebelles de la Séléka avaient fait du rapatriement des hommes de Pretoria, un point de revendication. Le point a été validé par les signataires de l’accord de paix et inscrit dans le document. Seulement, le point n’est toujours pas appliqué.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 04:27

 

 

 

 

Djotodia vers Sibut



 

RFI  mardi 26 mars 2013

 

Le chef de la rébellion Seleka, Michel Djotodia, s’est posé ce lundi 25 mars en successeur du président François Bozizé qui s’est réfugié au Cameroun. Dans une allocution en fin de journée, il a indiqué vouloir organiser « des éléctions libres et transparentes avec le concours de tout le monde » d’ici trois ans et qu’il gardait à son poste l’actuel Premier ministre du gouvernement d’union nationale, Nicolas Tiangaye, opposant de François Bozizé.

 

Au lendemain du renversement du président François Bozizé, le nouvel homme fort du pays, Michel Djotodia, s'est autoproclamé président. Il a prononcé une allocution qui était très attendue par ses compatriotes et qui a été retardée de plusieurs heures, en raison manifestement de problèmes d'ordre technique.

 

Reconduction du Premier ministre

 

Au cours de son allocution, Michel Djotodia a commencé par justifier son coup de force en déclarant que François Bozizé a failli à sa mission. Il a fait son discours devant l’actuel Premier ministre, Nicolas Tiangaye, en présence des ministres de la Seleka mais sans la présence de diplomates.

 

Lors de cette déclaration, Michel Djotodia a annoncé la suspension de la Constitution, la dissolution du gouvernement et la reconduction du Premier ministre, Nicolas Tiangaye.

 

Le chef de la rébellion a également fait savoir qu’il restait au pouvoir dans le cadre de l’accord de Libreville. Il entend ainsi former un gouvernement d’union nationale, ce qui suppose qu’il y aura normalement des ministres issus de la mouvance favorable à l’ex-président François Bozizé.

 

« J’estime nécessaire de suspendre la Constitution du 27 novembre 2004, de dissoudre l’Assemblée nationale ainsi que le gouvernement. Pendant cette période de transition qui nous conduira à des élections libres, crédibles et transparentes, je vais légiférer par ordonnances », a déclaré Michel Djotodia.

 

Michel Djotodia a aussi annoncé une première mesure technique, à savoir l’instauration d’un couvre-feu de 19H00 à 6H30 du matin. 

 

Portrait de Michel Djotodia

 

C'est fin 2006 que le public découvre Michel Djotodia lorsque son mouvement rebelle, l'UFDR, a attaqué Birao, dans l’extrême nord-est du pays. Lui-même a dû s'exiler au Bénin et est arrêté en vertu d'un mandat international lancé par la Centrafrique. Il est mis en prison et ne sera libéré qu'en février 2008. Il disparaît alors des médias mais ses contacts avec les différentes tendances de la rébellion se poursuivent. Il revient sous le feu de l'actualité, en décembre dernier, avec les premières attaques lancées par la Seleka, une coalition qui permet, à plusieurs groupes rebelles, de se retrouver.

 

Cet ancien étudiant en ex-URSS a été fonctionnaire. Il a tenté par deux fois, d'être élu député de sa préfecture, la Vakaga, sans succès. « Ca l'a énervé et ça l'a encouragé à passer à la lutte armée », raconte un ex-cadre de la rébellion. « C'est un homme qui a des ambitions politiques », précise un de ceux qui ont travaillé avec lui.

 

Michel Djotodia a été consul de la Centrafrique au Darfour, à Nyala. Cet épisode a été décisif pour la suite de son parcours. Des rebelles tchadiens et soudanais circulent dans la zone, ce qui autorise de nombreux contacts. Djotodia parle plusieurs langues, notamment le russe et l'arabe. Son statut d'intellectuel l'a aidé à devenir la figure de proue de la Seleka : certains rebelles l'appelaient déjà, ces derniers mois, « le président Michel ».

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 03:54

 

 

 

Seleka-dans-Bangui.jpg

 

Parfait-Mbaye-et-Jean-Willybiro-Sako-a-Bouar.JPG

 

Yangouvonda et Bafatoro en amoureux

 

 

Par Libération avec AFP

 

Le coup de force des rebelles centrafricains qui ont chassé le président François Bozizé de Bangui, toujours en proie aux pillages, a été condamné lundi par l’ensemble de la communauté internationale, de l’Union africaine aux Nations unies, de l’Union européenne à la France.


Et plus de 24h après la chute de Bozizé, réfugié au Cameroun, le chef de la rébellion Michel Djotodia, qui se pose en successeur du président Bozizé, tardait à s’adresser publiquement à la Nation.


L’Union africaine a suspendu lundi la participation de la Centrafrique à l’organisation. Elle a également imposé des sanctions contre sept responsables de la coalition rebelle Séléka, dont Michel Djotodia.


Paris a condamné «le recours à la force ayant abouti à la prise de pouvoir» en Centrafrique.


L’Union européenne a qualifié d'«inacceptable» le changement «par la force» du gouvernement en Centrafrique et appelé à «cesser immédiatement toutes les hostilités, à faire preuve de retenue et à contribuer au rétablissement de l’ordre public».


«Cette remise en cause de l’ordre constitutionnel est inacceptable pour la communauté francophone attachée aux principes de la démocratie et de l’Etat de droit», a renchéri le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Abdou Diouf.


Et dès dimanche soir, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’était déclaré inquiet des violations de droits de l’homme, tandis que Washington appelait «de manière urgente» le Séléka à «rétablir la loi et l’ordre» dans Bangui, livrée aux pillages.


Un des porte-parole de la rébellion, Eric Massi, avait indiqué lundi matin depuis Paris qu’il était «en attente d’une déclaration solennelle qui officialise l’accès à la présidence de Michel Djotodia».


Mais depuis, ni le Séléka ni son chef ne sont intervenus publiquement pour s’adresser aux Centrafricains, et proclamer Djotodia président, comme il l’avait laissé entendre sur RFI.


Il a notamment annoncé vouloir organiser des élections libres d’ici trois ans, en soulignant: «Je n’ai pas dit que dans trois ans, je remettrai le pouvoir. J’ai dit que d’ici trois ans, nous allons organiser des élections libres et transparentes avec le concours de tout le monde».


«Nous resterons toujours dans l’esprit de Libreville», a-t-il promis, confiant qu’il garderait à son poste l’actuel Premier ministre du gouvernement d’union nationale Nicolas Tiangaye, figure de l’opposition à Bozizé.

 

Les pillages continuent


Dans la capitale centrafricaine, les incidents et pillages continuaient lundi selon plusieurs témoignages.

Un hôtel situé dans le quartier du palais présidentiel a été incendié dans la matinée, selon une source militaire au sein de la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac).


Toujours selon cette source, un incident a fait deux morts. Un ressortissant indien et un membre du Séléka qui l’escortait ont été tués alors qu’ils approchaient de l’aéroport, dont l’accès est interdit aux rebelles et sous contrôle de l’armée française. «Ils ne s’étaient pas annoncés», a expliqué cette source qui parle d’une erreur, sans préciser qui leur a tiré dessus.


Une journaliste d’une radio privée a rapporté que des rebelles étaient venus piller les locaux, repartant avec «du matériel, mais aussi des véhicules». «Nous ne pouvons plus travailler dans ces conditions», a-t-elle confié sous couvert d’anonymat.


«Le Séléka a donné des ordres pour récupérer les biens volés et assurer la protection des personnes, a-t-elle ajouté. Mais on entend toujours des coups de feu sporadiques».


De nombreuses patrouilles rebelles circulaient dans les rues de Bangui, tirant en l’air avec des kalachnikov, a constaté un journaliste de l’AFP. Les magasins restaient fermés et les habitants se déplaçaient à pied, souvent en petits groupes.


Bozizé réfugié au Cameroun

 

Le président déchu François Bozizé a fui Bangui pour se réfugier au Cameroun, «où il se trouve actuellement dans l’attente de son départ vers un autre pays d’accueil», a annoncé la présidence camerounaise lundi.


Sa famille a été prise en charge en République démocratique du Congo (RDC), a indiqué lundi le porte-parole du gouvernement et ministre des médias congolais, Lambert Mende.


Au moins treize militaires de la force sud-africaine qui avait été déployée en Centrafrique ont été tués et 27 blessés dans des combats pendant la prise de Bangui par les rebelles, a indiqué le président Jacob Zuma, en annonçant le maintien pour l’instant du reste des troupes sur place.


La rébellion avait lancé une première offensive le 10 décembre dans le nord du pays et enchaîné victoire sur victoire face aux forces gouvernementales désorganisées, avant de stopper sa progression sous la pression internationale à 75 km au nord de Bangui.


Un accord à Libreville, conclu en janvier, avait débouché sur la formation d’un gouvernement d’union nationale. Arguant du non-respect de ces accords, les rebelles ont déclenché à nouveau les hostilités vendredi et déclaré vouloir mettre en place un gouvernement de transition.

 

 

 

 

NDLR : Force est aussi de constater que pas grand nombre pleur sur le départ du pouvoir de François Bozizé Yangouvonda  pour qui l’exil et la galère vient de débuter. Parti précipitamment du palais sans même prendre sa trousse de toilette ni son pyjama, le voilà déjà refoulé de pays en pays comme un paria.

 

Un qui doit lui faire un clin d’œil depuis là où il se trouve, c’est bien Ange-Félix Patassé. Ainsi va la vie. Bozizé vient de payer cash sa cécité et son autisme. Parfait Mbay qui s’était beaucoup réjoui et enorgueilli « d’avoir fait mordre la poussière au régime Patassé » doit à présent avoir compris qu’il faut remuer sept fois la langue dans la bouche avant de balancer des conneries. Le voilà maintenant dans de beaux draps. C'en donc est fini des invraisemblables croisières sur l'Oubangui !

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 18:24

 

 

 

 

 

 

Bozizé seul

 

 

http://www.linfodrome.com  25 mars 2013


Les assauts répétés des rebelles du Séléka ont finalement eu raison du pouvoir de François Bozizé. Le fauteuil vermoulu sur lequel il s'était vissé, a fini par s'écrouler hier dimanche 24 mars 2013, 10 ans presque jour pour jour après sa prise du pouvoir le 15 mars 2003.

 

François Bozizé était un président en sursis, c’est le moins qu’on puisse dire. N’eut été l’interposition des soldats sud-africains et celle de la Force multinationale d’Afrique centrale, (Fomac), son pouvoir serait déjà tombé. L’offensive déclenchée le 10 décembre 2012 par la coalition rebelle du Séléka devait aboutir à sa chute, si ces forces étrangères n’étaient pas venues à sa rescousse. Ce sont elles qui ont stoppé les rebelles aux portes de Bangui la capitale. Mais malgré l’accord de paix signé à Libreville le 11 janvier 2013 et le gouvernement d’union qui en a résulté, le Séléka a toujours maintenu son projet de faire partir François Bozizé. Il l’a fait sans coup férir lors d’une offensive déclenchée le vendredi 22 mars dernier


. La rébellion qui reprochait au président le non-respect des accords de Libreville, lui avait donné un ultimatum qui était arrivé à son terme ce jour. La coalition exigeait entre autres, la libération de ses éléments encore détenus, la réintégration de ses soldats dans les rangs des Forces armées centrafricaines (Faca) ainsi que la prise en compte de leurs galons obtenus dans la rébellion. Devant les tergiversations de Bozizé à s’exécuter, la Séléka qui n’en demandait pas mieux a aussitôt mis sa menace à exécution dès l’expiration de son ultimatum. Le jeudi 21 mars, veille de la date fatidique, Bozizé s’est précipitamment rendu à Pretoria pour y rencontrer Jacob Zuma. Aurait-il demandé à son homologue sud-africain d’accroitre le nombre de ses soldats estimé à 400 hommes environ ? Visiblement aucun renfort n’est venu, ni du côté sud-africain, encore moins de Ndjaména dont les forces ont déjà fort à faire dans l’enfer des Ifoghas au nord Mali où elles sont aux prises avec des islamistes très déterminés. Revenu bredouille à Bangui, Bozizé s’aperçoit que le compte à rebours a commencé pour son pouvoir.


Le samedi 23 mars, les troupes de la coalition mettent le siège à une dizaine de kilomètres de la capitale et appellent le président à démissionner. Quelques-uns de leurs hommes qui ont infiltré la ville, l’ont plongée dans le noir, en sabotant les lignes électriques. Dès la levée du jour, les Banguissois qui se rendaient à la cathédrale située non loin de la présidence, tombent sur les premières colonnes des insurgés qui se dirigent vers le palais de Bozizé. Le verrou constitué par les soldats sud- Africains saute dès les premières canonnades. On annonce une quinzaine de morts et plusieurs blessés dans leurs rangs. La rébellion faisait ce 24 mars son entrée triomphale à Bangui. Coïncidence, en ce Dimanche dit des « Rameaux », les fidèles chrétiens célébraient l’entrée glorieuse du Christ à Jérusalem. Bozizé lui, faisait plutôt le mouvement contraire. C’est incognito, qu’il quitte la capitale pour une destination inconnue. Il a été annoncé successivement en RDC, au Congo ou encore au Gabon. La coalition qui lui a ravi le pouvoir, annonce un gouvernement de transition qui va diriger le pays. Mais qui sera le chef de ce gouvernement ? On pariait jusque-là sur deux hommes forts du Séléka : son président Michel Djotodia et le chef militaire qui a conduit les opérations sur Bangui, le colonel Djouma Narkoyo.


Aux dernières nouvelles, c’est Michel Djotodia qui s’est autoproclamé chef de l’Etat. Il a promis de reconduire le premier ministre Nicolas Tiangaye nommé à l’issue de l’accord de Libreville du 11 janvier dernier. La communauté internationale qui a eu une réaction très mitigée face à ce coup de force, observait jusqu’à hier la situation qui est calme dans l’ensemble, en dehors de quelques cas de pillages. La France par la voix de son président François Hollande, a « pris acte » de ce changement de régime. L’ancienne puissance coloniale a renforcé sa présence militaire, en portant le nombre de ses soldats à 650. Leur rôle à priori, est de veiller sur les quelque 1200 ressortissants français résidant en Centrafrique.


 Charles d’Almeida

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 02:05

 

 

 

Déby veste froissée

 

denis denguess 

 

 

RFI  lundi 25 mars 2013

 

Comme un éternel recommencement. Presque dix ans, jour pour jour, après avoir renversé l'ancien président Patassé, François Bozizé a, lui aussi, été chassé du pouvoir par les armes. La coalition rebelle Seleka est parvenue à ses fins après une offensive lancée il y a un peu plus de trois mois. Il faut dire qu'entre 2003 et 2013, François Bozizé a, semble-t-il, perdu des alliés de poids.

 

Quand, en mars 2003, François Bozizé entre à Bangui et en chasse Ange-Félix Patassé, il le fait avec la bénédiction et le soutien du Tchad, d'où il a lancé sa rébellion. Cinq cents militaires tchadiens sont même déployés à Bangui. Ils formeront le noyau dur de la garde présidentielle de François Bozizé.

 

Le Tchad, allié historique du général-président, lui apportera ensuite son aide pour repousser des offensives rebelles, en 2010, à Birao par exemple.

 

A l'époque, François Bozizé pouvait aussi compter sur le soutien de Paris. Ainsi, fin 2006, les Mirages F1 français jouent un rôle décisif dans la reconquête des localités du nord-est du pays, tombées aux mains des rebelles de l'UFDR.

 

Accusation de dérives autoritaires

 

 

Mais ces soutiens ont de toute évidence fait défaut en 2013. Avec le président tchadien Idriss Déby, les liens se sont distendus, surtout depuis que ces fameux militaires tchadiens chargés de la sécurité de François Bozizé ont été renvoyés à Ndjaména en octobre dernier.

 

François Bozizé, avec le temps, avait fini par être accusé des mêmes dérives que son prédécesseur : mal gouvernance et autoritarisme. L'an dernier, quand la Seleka est apparue, Paris et Washington sont restés sourds à ses appels au secours.

 

De plus en plus isolé, le chef de l'Etat centrafricain avait bien trouvé un appui du côté de l'Afrique du Sud, qui a dépêché en janvier au moins 400 soldats à Bangui. Mais visiblement, cela n'a pas suffi.

 

 

DANS LES ARCHIVES DE RFI


► « Bozizé: cent jours au pouvoir » (26/06/2003) : le point des première semaines de la présidence de François Bozizé, après le coup d’Etat de mars 2003.


► « Victoire confirmée pour Bozizé » (25/05/2005) François Bozizé obtient 65% des voix à l’élection présidentielle de 2005.


► « Bozizé réélu président en Centrafrique : l'opposition tente de s'organiser » (03/02/2011) : annonce des résultats d’un scrutin très contesté par l’opposition.

 

 

 

R.C.A : Bozizé lâché par les siens !

par Monsieur Duverger 24-03-2013 08:54

 

On ne court aucun risque ce dimanche matin  en pensant que François Bozizé passerait ses derniers moments au pouvoir. Car c’est depuis hier soir que les rebelles de la Seleka sont entrés dans Bangui. Et, selon la Radio France Internationale (RFI), les combattants de la Seleka ne seraient plus qu’à quelques kilomètres du palais Présidentiel. C’est donc une ville de Bangui très déserte ce matin qui vit ces événements tragiques. Tous les commerces sont fermés, l’électricité et l’eau potable suspendues.  Eric Massi, l’un des porte-paroles de la Seleka a tout de même rassuré ce matin sur Rfi depuis la France où il vit que le courant serait rétabli dans quelques heures.

En l’absence du courant dans la capitale centrafricaine, il est actuellement très difficile de joindre par téléphone un habitant de cette ville. Quelques rares témoins rapportent tout même avoir vu les rebelles de la Seleka au niveau de PK.12, à l’entrée nord de Bangui. Cependant, le camp du Président Bozizé continu de nier toute présence de la  Seleka dans la ville,  alors que le mouvement rebelle indique pour sa part être dans la capitale, et ne souhaiterais  plus qu’une seule chose à l’heure actuelle : « le départ immédiat de François Bozizé du Pouvoir ». Ce que refuse le Général Président, et appelle les insurgés une fois encore à la table des négociations.

Seulement, jusqu’ici, l’on se demande comment les insurgés ont pu avec une telle facilité rallier la capitale, surtout quand on sait que les Forces Armées Centrafricaines (FACA)  sont appuyés sur place par les troupes de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (FOMAC),  et surtout par un contingent Sud-africain. Aussi, l’on ne comprend toujours pas le silence qu’affichent  depuis quelques temps les chefs d’Etats de la région, et même Denis Sassou Nguesso, qui est pourtant le médiateur mandaté par  la CEEAC.

Même la France qui est souvent très active dans ce genre de choses  affiche plutôt un silence étonnant. Elle s’est juste contentée de demander à ses compatriotes de ne pas sortir, en attendant un éventuel rapatriement. Même chose côté Tchadien, alors que le Président Idriss Deby est souvent présenté comme le « mentor » du Général Bozizé !       

Face à ceci, Monsieur Bozizé devrait très vite saisir ce message que lui lancent ses ex-alliés, et prendre la poudre d’escampette, afin de ne pas se retrouver dans les mains des combattants de la Seleka.   

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 00:35

 

 

 

Dlamini Zuma

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE L'UNION AFRICAINE APPELLE À UNE ACTION UNIFIÉE ET DÉCISIVE POUR FAIRE FACE À LA REMISE EN CAUSE DE L'ORDRE CONSTITUTIONNEL EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ET À LA VIOLATION DES ACCORDS DE LIBREVILLE

 

Addis Abéba, le 24 mars 2013: La Présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, est profondément préoccupée par l'évolution négative de la situation en République centrafricaine (RCA) et ses conséquences dommageables pour ce pays, la région et le reste du continent. Elle réitère la ferme condamnation par l'UA de la reprise injustifiée des hostilités par le groupe armé Seleka, qui a abouti à l'entrée en force de ses éléments armés dans la capitale, Bangui, en violation flagrante des Accords de Libreville du 11 janvier 2013, conclus sous les auspices de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) et soutenus par l'UA et le reste de la communauté internationale, y compris le Conseil de sécurité des Nations unies. La décision des dirigeants de la rébellion armée Seleka de recourir à nouveau à la force constitue un sérieux défi à l'autorité individuelle et collective des chefs d'État de la région, qui se sont activement investis dans la recherche d'une solution politique, aggrave l'insécurité, ainsi qu'en témoignent les pillages en cours et autres actes de violence affectant la population civile, et éloigne encore davantage les perspectives de retour à la paix en RCA et de promotion d'une véritable gouvernance démocratique.


La Présidente de la Commission souligne que cette prise du pouvoir par la force constitue une violation caractérisée de l'Acte constitutif de l'UA, de la Déclaration de Lomé sur les changements anticonstitutionnels de Gouvernement et de la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, ainsi que des décisions de l'UA sur le rejet absolu du recours à la rébellion armée pour faire valoir des revendications politiques. La Présidente de la Commission appelle instamment à une action collective africaine unifiée et décisive pour faire face à cette grave remise en cause de l'ordre constitutionnel de la RCA, qui constitue également une atteinte aux acquis  des processus de démocratisation à travers le continent africain. Cette action africaine doit tendre à l'application scrupuleuse de toutes les dispositions des Accords de Libreville, qui demeurent valides en toutes circonstances. Dans ce contexte, elle rappelle que les instruments pertinents de l'UA prévoient notamment, dans les cas de changement anticonstitutionnel de Gouvernement, la suspension de la participation du pays concerné aux activités de l'UA, l'isolement total des auteurs du changement anticonstitutionnel et l'adoption de sanctions à leur encontre, en vue de parvenir à la restauration intégrale de la légalité.

 

La Présidente de la Commission se félicite de la décision du Conseil de paix et de sécurité de l'UA de se réunir dans la matinée du lundi 25 mars 2013 pour examiner la situation et prendre les mesures qui s'imposent, conformément aux textes pertinents de l'Union qui confèrent à cette dernière la responsabilité principale pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique dans le contexte de l'Architecture africaine de paix et de sécurité. Elle exhorte les partenaires internationaux de l'UA, notamment le Conseil de sécurité des Nations unies, à faire preuve de la fermeté requise et à prendre des mesures appropriées pour marquer leur détermination à rejeter le fait accompli et à tenir ses auteurs responsables de leurs actes, y compris les pillages, ainsi que les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire provoqués par l’entrée de la rébellion armée à Bangui.

 

 

 

Centrafrique: Hollande appelle au dialogue autour du gouvernement d'union nationale

 

Francois-Hollande-Elysee.jpg



PARIS AFP / 24 mars 2013 20h22 - Le président français François Hollande a pris acte du départ du président François Bozizé de Centrafrique et appelle toutes les parties au calme et au dialogue autour du gouvernement d'union nationale, selon un communiqué de l'Elysée publié dimanche.


Les rebelles centrafricains de la coalition Séléka ont pris dimanche le contrôle de Bangui au terme d'une offensive éclair lancée pour renverser le président au pouvoir depuis dix ans, François Bozizé, qui a fui la capitale.


Le président de la République a pris acte du départ du président François Bozizé. Il appelle toutes les parties au calme et au dialogue autour du gouvernement issu de l'accord de Libreville conclu le 11 janvier dernier, indique le communiqué.


Le gouvernement d'union nationale, mis en place début février à Bangui, est dirigé par l'avocat Nicolas Tiangaye, figure de l'opposition. Il comprend à la fois des ministres de la mouvance présidentielle, de l'opposition démocratique ainsi que cinq représentants de la rébellion.

Dans son communiqué, François Hollande appelle aussi les groupes armés à respecter les populations civiles et rappelle avoir renforcé la présence militaire française à Bangui afin d'assurer, si nécessaire, la protection des Français qui y résident.


Quelque 300 soldats français ont été envoyés en renfort à Bangui depuis Libreville au cours du week-end, selon l'état-major des armées, afin d'assurer la protection des ressortissants français et étrangers présents en Centrafrique, portant à environ 550 le nombre de militaires français présents sur place.


Le président français indique également s'être entretenu avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et son homologue tchadien, Idriss Déby, président en exercice de la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC), de l'évolution de la situation en Centrafrique.


Il a aussi parlé au téléphone avec le président sud-africain Jacob Zuma. Selon l'Elysée, les deux hommes ont appelé toutes les parties au calme, à l'arrêt des pillages et au respect des accords politiques de Libreville.


Le chef de l'Etat a présenté à Jacob Zuma ses condoléances pour les pertes humaines subies par les forces de défense sud-africaines en République Centrafricaine, a ajouté la présidence française.

Selon des informations non confirmées par Pretoria, des accrochages ont opposé les rebelles du Séléka à des troupes sud-africaines stationnées à l'entrée de la capitale centrafricaine, dans le cadre de la force multinationale d'Afrique centrale. Aucun bilan officiel n'a été fourni après ces heurts.



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Centrafrique: les rebelles prennent Bangui, le président en fuite

 

Yangouvonda Bozizé F


Les rebelles centrafricains de la coalition Séléka ont pris dimanche le contrôle de Bangui. Au terme d'une offensive-éclair, ils ont renversé le président François Bozizé, qui a pris la fuite après dix années au pouvoir.

 

"Les rebelles contrôlent la ville même s'il y a encore quelques tirs à gauche et à droite", a assuré une source au sein de la Force multinationale d'Afrique centrale (FOMAC).

 

Les rebelles sont "en train de (se) déployer dans l'ensemble de la capitale pour lancer les opérations de sécurisation et éviter les pillages", a affirmé un des porte-paroles du Séléka.

 

Cependant, de nombreux pillages de magasins, restaurants, maisons et voitures ont été rapportés à travers toute la ville. Ces scènes ont également été observées par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Président introuvable

 

Une source a par ailleurs affirmé que le président avait "quitté le territoire national en hélicoptère". Un conseiller présidentiel a indiqué qu'il avait franchi le fleuve Oubangui pour trouver refuge en RDC en République démocratique du Congo (RDC).

 

A Kinshasa, le porte-parole du gouvernement a cependant assuré que "le président Bozizé n'a pas demandé à venir en RDC". Le ministre congolais de l'Information a de son côté précisé que ce dernier ne se trouvait pas avec les membres de sa famille, qui ont été accueillis à Zongo.

 

Dispositif français renforcé

 

Paris a annoncé avoir "renforcé" son dispositif pour assurer la sécurité des Français sur place. Des renforts de troupes françaises arrivés de Libreville (Gabon) et quelque 250 soldats français "sécurisent" l'aéroport de Bangui, selon une source diplomatique française. En début de soirée, Paris a décidé d'envoyer 300 renforts supplémentaires sur place.

 

Le président français François Hollande a aussi indiqué en soirée s'être entretenu avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et son homologue tchadien, Idriss Déby, président en exercice de la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC).



(ats / 24.03.2013 20h51) 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 00:31

 

 

Boz seul

 

 

http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com     dimanche, 24 mars 2013

 

Les rebelles de la coalition Séléka, qui étaient entrés dans Bangui samedi soir, se sont emparés du palais présidentiel ce dimanche matin. François Bozizé reste introuvable. Selon plusieurs sources, il se serait enfui en République démocratique du Congo (RDC).

Les rebelles de la Séléka contrôlent depuis dimanche matin Bangui, la capitale centrafricaine. De nombreux tirs et détonations étaient entendus dans la matinée autour du palais présidentiel, que la Séléka a fini par investir. La rébellion a affirmé que le président François Bozizé ne s'y trouvait pas. Selon certains de ses proches, le président centrafricain aurait traversé le fleuve Oubangui pour trouver refuge en République démocratique du Congo, au niveau de Zongo.

 

Kinshasa a demandé dimanche l'aide du Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) pour transporter 25 membres de la famille de François Bozizé, de Zongo (à la frontière centrafricaine) à Gemena, dans la province de l'Equateur en RDC. Concernant le président centrafricain lui-même, le porte-parole de la République démocratique du Congo, Lambert Mende, a nié sa présence sur le sol congolais.

 

Christophe RIGAUD - Afrikarabia

 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 22:01

 

 

 

Conseil S ONU

 

 


PARIS AFP / 23 mars 2013 21h19 - Paris a demandé samedi une réunion d'urgence du conseil de sécurité des nations unies compte-tenu de l'évolution de la situation en Centrafrique, a annoncé à l'AFP Romain Nadal, porte-parole diplomatique à la présidence française.

M. Nadal a ajouté que Paris demandait à ses ressortissants de rester chez eux, une évacuation n'étant pas pour le moment ordonnée. Nous sommes vigilants, a-t-il souligné. Le plan de protection des ressortissants inclut ceux d'autres pays qui en feraient la demande, a précisé le porte-parole.

 

Environ 1.250 Français vivent en Centrafrique.


250 soldats français sont basés dans ce pays et il n'est pas prévu d'envoyer des renforts actuellement, a dit le porte-parole.


Il n'est pas question que la France s'ingère dans les affaires intérieures d'un pays, comme l'a dit à plusieurs reprises le président François Hollande, a-t-il poursuivi, en précisant que Paris avait pris contact avec l'Union africaine et les organisations régionales pour qu'elles apaisent la situation en Centrafrique.


Les rebelles centrafricains de la coalition Séléka ont annoncé samedi leur entrée dans Bangui, demandant aux Forces armées centrafricaines (Faca) de ne pas combattre et au président François Bozizé de quitter le pouvoir.


Le Conseil de sécurité de l'ONU, qui s'était déjà réuni vendredi, avait alors exprimé sa vive inquiétude face à l'avancée des rebelles. 



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Paris a envoyé des troupes pour sécuriser l'aéroport de Bangui

 

PARIS (Reuters) - La France a envoyé des troupes en Centrafrique pour sécuriser l'aéroport de Bangui face à l'avancée des rebelles qui affirment être entrés dans la capitale, a-t-on appris samedi de source diplomatique française.

 

"Une compagnie a été envoyée pour renforcer et sécuriser l'aéroport de Bangui. L'aéroport est désormais sécurisé", a dit cette source.

 

"Nous avons demandé à nos ressortissants de rester chez eux", a ajouté cette source.

 

La France a par ailleurs demandé la tenue en urgence d'une réunion au Conseil de sécurité de l'Onu "pour trouver une voie de sortie" en Centrafrique, a indiqué une autre source diplomatique française.

 

Les rebelles centrafricains du Séléka sont entrés samedi dans la capitale Bangui et se dirigent vers le palais présidentiel tout en menant des combats contre les forces gouvernementales, selon porte-parole des insurgés.

 Les rebelles ont relancé les hostilités cette semaine dans le pays et se sont fixé pour but de renverser le président François Bozizé qu'ils accusent de ne pas avoir respecté un accord de paix conclu en janvier, prévoyant leur intégration dans les forces armées.

 

John Irish, édité par Marine Pennetier

 

 

19h45 : Des habitants que RFI a pu joindre au PK 12, à l'entrée nord de Bangui, disent avoir vu passer les rebelles de la Seleka, sur la grand route, en direction du centre de la capitale. « Ils sont nombreux et lourdement armés », dit un témoin. Il précise qu'il y a eu auparavant des affrontements au PK 12 entre d'un côté, la rébellion, et de l'autre, les forces armées centrafricaines et soldats sud-africains.

 

Son témoin du quartier de PK 12 : « j'ai vu rentrer la Seleka dans Bangui »

 

Je suis un habitant de PK 12 (…) Je suis près du stade, certains rebelles sont stationnés à cet endroit, et d'autres se dirigent vers la ville (…) ils sont très nombreux et lourdement armés.

 

Source: RFI

 

 

 

Centrafrique: les rebelles annoncent leur entrée dans Bangui

 

Les rebelles centrafricains de la coalition Séléka ont annoncé samedi leur entrée dans Bangui. Ils ont demandé aux Forces armées centrafricaines (Faca) de ne pas combattre et au président François Bozizé de quitter le pouvoir.


"Nos éléments viennent d'entrer au PK 12 (point kilométrique 12 qui marque l'entrée dans Bangui). On appelle les populations à rester chez elles, les Faca à ne pas combattre, et le président Bozizé à partir", a annoncé l'un des porte-parole de la rébellion.

 

"Nous appelons toutes les forces sur le terrain à ne commettre aucune exaction, aucun pillage ou aucun règlement de compte contre les populations", a-t-il ajouté. "Il y a des détonations aux portes de Bangui", a affirmé de son côté le général gabonais Jean Félix Akaga, commandant de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac).

 

Un journaliste de Reuters a vu les combattants du Séléka repousser les unités de l'armée régulière et prendre position dans le quartier autour de la résidence personnelle de Bozizé. Selon un responsable, le chef de l'Etat se trouvait dans le palais présidentiel au centre-ville.

 

Mouvement de panique

 

Une source militaire centrafricaine sous couvert de l'anonymat a aussi indiqué que "des coups de feu ont été tirés autour du PK12". Ces coups de feu ont déclenché un mouvement de panique au sein de la population.

 

En soirée, la France a envoyé des troupes pour sécuriser l'aéroport de la capitale. Paris a par ailleurs demandé la tenue en urgence d'une réunion au Conseil de sécurité de l'ONU "pour trouver une voie de sortie" en Centrafrique.

 

La rébellion avait lancé une offensive le 10 décembre dans le nord du pays. puis enchaîné victoire sur victoire avant de stopper sa progression sous la pression internationale à 75 kilomètres de Bangui.

 

Des accords de paix signés le 11 janvier avaient débouché sur la formation d'un gouvernement d'union nationale formée par le pouvoir de François Bozizé, l'opposition et la rébellion. Cette dernière avait annoncé reprendre les armes mercredi. Selon elle, le clan Bozizé n'a pas respecté les accords.




(ats / 23.03.2013 21h58) 
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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 20:04

 

 

 

rebelles-de-Seleka-sur-le-terrain.jpg

 

 

samedi 23 mars 2013 à 18h36

 

Les rebelles centrafricains du Séléka sont entrés samedi dans les faubourgs nord de Bangui où des combats les opposent aux forces gouvernementales, rapporte un journaliste de Reuters sur place.

 

 

Nelson Ndjadder, porte-parole du mouvement, a confirmé l'information, ajoutant qu'un hélicoptère de l'armée utilisé depuis vendredi contre les insurgés avait été abattu. Un membre de la force africaine de maintien de la paix ayant requis l'anonymat a, lui aussi, fait état de combats entre les rebelles et l'armée à Bangui et indique également qu'un hélicoptère de combat a été abattu.

 

Le Premier ministre demande de négocier "pour éviter un bain de sang"

 

Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye, figure de l'opposition au président François Bozizé, a appelé samedi les rebelles de la Séléka, parvenus aux portes de Bangui, à négocier "pour éviter un bain de sang", a déclaré le porte-parole du gouvernement.

 

"Le Premier ministre demande à nos frères de la Séléka de se mettre en rapport avec le gouvernement d'union nationale pour trouver une solution pacifique et éviter un bain de sang", a déclaré à l'AFP le porte-parole, Crépin Mboli Goumba, réaffirmant "l'attachement" du gouvernement et de la communauté internationale aux accords de paix de Libreville de janvier dernier.

 

"Il y a eu la déclaration des Nations unies, du département d'Etat américain, du président tchadien Idriss Deby, tous rappellent l'importance de l'application des accord de Libreville (signés le 11 janvier antre pouvoir, rebelles et opposition politique) et le rôle du gouvernement d'union nationale", a précisé Crépin Mboli Goumba, opposant au président Bozizé.

 

"On peut gagner ou perdre une guerre mais..."

 

C'est "fort de la réaffirmation de cette légitimité" que le Premier ministre lance cet appel au Séléka, a souligné Crépin Mboli Goumba, également ministre de l'Equipement et des Travaux publics. "Il faut réaffirmer l'attachement du gouvernement aux accords de paix de Libreville".

 

"On peut gagner ou perdre une guerre mais il est extrêmement important de gagner la paix", a-t-il conclu.

 

Dans la nuit de vendredi à samedi, le Conseil de sécurité des Nations unies a exprimé sa "vive inquiétude" face à l'avancée des rebelles de la Séléka vers la capitale centrafricaine alors qu'il avait appelé cette semaine les deux parties à respecter les accords de Libreville.

 

Le président tchadien, puissant voisin, a lui aussi demandé "le respect de l'accord de Libreville".

 

AFP

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 17:10

 

 

 

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RFI  samedi 23 mars 2013

 

Les troupes de la coalition rebelle de la Seleka semblent rapidement progresser vers la capitale, Bangui, ce samedi 23 mars à la mi-journée. Les troupes de la rébellion progressent depuis le nord du pays sur deux axes routiers menant à la capitale centrafricaine. Sur l'axe Bangui-Damara-Sibut, les rebelles affirment qu'ils sont en train de combattre les forces sud-africaines à hauteur du PK 55. Ce samedi matin, le Premier ministre Nicolas Tiangaye, a appelé une nouvelle fois la Seleka à négocier.  

 

En République centrafricaine, les événements sont-ils en train de s'accélérer ? Sur l'axe Bangui-Damara-Sibut, la chaussée qui conduit à la capitale, les rebelles affirment qu'ils sont en train de combattre les forces sud-africaines à hauteur du PK 55, donc à 55 km de Bangui. Une information qui n’est pas confirmée de source indépendante, mais les soldats sud-africains auraient déjà fait le coup de feu, hier, contre les éléments de la Seleka. Comme vendredi, les forces pro-Bozizé bénéficient d'un soutien aérien. Le porte-parole de la présidence, lui, affirme que les combats ont lieu bien plus en arrière par rapport à la capitale, entre Damara et Sibut.

 

Les rebelles et les forces armées centrafricaines reconnaissent s'être affrontés ce matin à Bossembélé, une localité sur le corridor qui mène du Cameroun à la capitale. Bossembélé est une prise stratégique car la ville abrite une poudrière et permet donc à la Seleka de se renforcer en armes et en munitions. Depuis, la coalition rebelle a poursuivi sa route. Selon un habitant de Boali joint par RFI, cette colonne a traversé la ville vers midi. Boali est à une centaine de kilomètres de Bangui. Là aussi, les deux camps donnent deux versions différentes de l'issue des combats.

 

Eviter un « bain de sang »

 

Selon nos informations, un hélicoptère Mi-24 des Forces armées centrafricaines (Faca), a touché lors des combats une position de la force d'Afrique centrale, la Fomac, tuant un civil et blessant six militaires de la sous-région.

 

Au sein de la force d’Afrique centrale, on ne comprend pas les raisons de ce tir mais certains officiers se demandent s’il ne s’agit pas d’un tir délibéré car la position de leurs soldats était clairement identifiée. Au sein de la présidence centrafricaine, le porte-parole assure ne pas être au courant, mais « nous ne sommes pas en guerre contre la Fomac. Si cette information est vraie, c’est qu’il s’agit vraisemblablement de dégâts collatéraux », dit-il.

 

Ce samedi 23 mars au matin, le Premier ministre du gouvernement d'union nationale, Nicolas Tiangaye, a appelé une nouvelle fois les rebelles à négocier. Il l'a fait par l'intermédiaire de son porte-parole : « Le Premier ministre demande à nos frères de la Seleka de se mettre en rapport avec le gouvernement d'union nationale pour trouver une solution pacifique et éviter un bain de sang », a indiqué Crépin Mboli Goumba, qui a réaffirmé « l'attachement » du gouvernement et de la communauté internationale aux accords de paix de Libreville signés le 11 janvier 2013.

 

Situation tendue à Bangui

 

 

Il règne une forte inquiétude dans la capitale ce samedi matin. Il y avait un peu d’animation, quelques commerces étaient ouverts et les gens circulaient dans les rues. Mais depuis, la ville a commencé à se vider. Les convois militaires sont de plus en plus visibles. Des soldats armés de lance-roquettes et de mitrailleuses circulent sur des pick-up ou des camions. Les positions autour du palais présidentiel ont été renforcées.

 

Par ailleurs ce matin, quelques centaines de jeunes patriotes du Comité d’organisation d’action citoyenne (Coac) ont marché dans la ville pour dénoncer l’offensive de la Seleka, le rôle de la France, de la communauté internationale ainsi que des médias internationaux.

 

Un ministre proche de François Bozizé ne cache pas son pessimisme. D’après lui, les combats à Bangui risquent d’éclater d’un moment à l’autre. Par ailleurs, celui-ci a indiqué que le message d’Idriss Deby annonçant le report de sa venue ainsi que celle du médiateur Denis Sassou Nguesso le 3 avril, était clair. Pour ce ministre centrafricain, c’est la preuve que les chefs d’Etat de la région ont bien lâché le président Bozizé.

 

 


NDLR : L’interprétation et les conclusions de ce ministre boziziste du message du président Idriss Déby ainsi que du report de sa venue et celle du président Sassou Nguesso à Bangui, sont justes car depuis le vendredi, le plus que boziziste ministre des affaires étrangères Anicet Parfait Mbay, avait réclamé sur les antennes de RFI l’intervention de l’armée tchadienne en Centrafrique comme le fait déjà « ce pays de la CEEAC dont nous sommes fiers au Nord Mali » avait-il dit. Le soir, sur les mêmes antennes de RFI, le président tchadien répondait comme en écho à ce Parfait Mbay que la situation en Centrafrique n’avait rien à voir avec celle du Mali. Dans ce dernier cas, il est question de lutter contre des terroristes en vertu d’un mandat clair et officiel des Nations Unies. Dans le premier cas, il s’agit d’une affaire entre Centrafricains.  On ne peut être plus clair. Les carottes seraient donc déjà cuites pour Bozizé.

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