Cœur-Sacré MACKPAYEN
Opérateur Culturel en République Centrafricaine
Reims
le 23 novembre 2012
A
Monsieur le Procureur de la République
de Bangui
République Centrafricaine
Objet: Affaire « Le Centrafricain MACKPAYEN »
Monsieur le
Procureur de la République,
A propos de l’affaire citée en objet, « Le Centrafricain MACKPAYEN », je viens bien respectueusement,
vous faire part du sentiment d’incompréhension que cette affaire suscite en moi.
Le Centrafricain MACKPAYEN serait accusé d'atteinte à la sureté de l'état. Le retentissement que
connait cette affaire et la diligence avec laquelle vous vous en êtes saisi viendraient-ils de sa gravité ou du patronyme de « l’accusé » ?
Nous savons que depuis 2003, date d’accession au pouvoir du Général Bozizé, notre pays a connu
de nombreuses affaires relevant « d’atteinte à la sûreté de l’état ». Les précédentes affaires de cette nature, me semble-t-il, n’ont pas
fait l’objet d’autant d’acharnement ni de votre part, ni de la part des pouvoirs publics. Pour preuve, je citerais « l'affaire du coup-d
‘état de Sylvain Ndoutigaye et ses complices Firmin Feindiro, et le malheureux Serge Magna
qui, selon les presses de chez nous, croupit arbitrairement à Bossembélé sans omettre ceux qui seraient portés disparus». C’est tout à votre honneur monsieur le Procureur de la
République.
Des sources (mal informées peut-être, mais
vous, vous ne l’êtes pas) soutiennent même que Monsieur Ndoutigaye, qui, lui n’est pas un citoyen lambda de Centrafrique, bien
que soupçonné d'atteinte à la sureté de l'état, quitta Bangui en toute quiétude et doté en plus d'une cagnotte venant de la trésorerie de Bangui.
Qu’en est-il en réalité ?
Tout citoyen centrafricain qui croit en
la justice de son pays a le droit de réclamer la vérité que le Procureur recherche en son nom puis qu’il la recherche au nom de la société centrafricaine.
Au nom de cette vérité, au nom de cette
clarté, au nom également de la séparation des pouvoirs, vous avez, nous le savons, les prérogatives utiles pour empêcher que la justice de notre pays ne véhicule le spectacle du «deux poids, deux mesures ».
Même si les pouvoirs
publics dans cette affaire, se déchainaient pour des raisons qui sont les leurs, je ne comprends pas que la justice, dont vous êtes en charge, par la sérénité qui doit être la sienne ne traite
pas l’affaire de manière pondérée et impartiale.
Je reste convaincu que
vous demeurez la première personnalité dont le devoir est de lutter contre l’arbitraire et dont la mission est de veiller à ce que les personnes reconnues coupables à travers des preuves
matériellement incontestables n’échappent pas la justice d’une part, d’autre part, que des personnes sur lesquelles pèsent des soupçons injustifiés, infondés, abusifs parfois, ne croupissent pas, sans aucune forme de procès transparent dans les
maisons de correction comme ce serait le cas, pour beaucoup, dans les prisons de Bossembélé, de Bossangoa, de Bérengo, de la SRI, du Camp de
Roux, et de Ngaragba.
Votre tâche qui sollicite immensément une
conscience droite et un courage peu commun, est rude, je sais, mais elle est noble et nécessaire.
La nation entière sait
compter sur votre ardeur et sur votre abnégation pour placer, sans aucune discrimination, la justice de notre pays au-dessus des ressentiments
sectaires et des malveillances indignes.
Assuré de votre diligente saisine de toutes les instances requises pour traiter et conclure cette affaire
« Le Centrafricain MACKPAYEN » ainsi que toutes celles qui lui sont semblables, je vous dis merci, par avance de vos très prochaines instructions.
Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Procureur de la République, l’expression sincère de mon
profond respect.
Cœur-Sacré MACKPAYEN