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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 17:15

 

 

 

Déby idriss


 

RFI  mercredi 03 avril 2013

 

L'Union africaine sera présente, ainsi que des délégués de l'Union européenne, ce mercredi 3 avril au Tchad pour le sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale. C'est le Premier ministre centrafricain qui représentera son pays. Michel Djotodia, l'ex-chef rebelle devenu président était pourtant pressenti pour participer à cette rencontre. Le Tchad est toujours incontournable lorsqu’il est question de Centrafrique et ce n’est pas un hasard si ce sommet se tient dans la ville de Ndjamena. 

 

Sauf invitation de dernière minute, Michel Djotodia ne fera pas le voyage de Ndjamena. Cela dit, le nouvel homme fort centrafricain est loin d’être en froid avec ses pairs de la région. D’après l’un de ses proches, il s’est encore entretenu par téléphone, lundi, avec le président tchadien qui ne supportait plus François Bozizé depuis déjà longtemps. Denis Sassou Nguesso et Ali Bongo étaient eux aussi lassés du président déchu.

 

Un ministre issu des rangs de la Seleka ne prend d’ailleurs aucun ombrage de ce défaut d’invitation. « C’est normal dit-il, les pays de la région ne peuvent pas officiellement aller à l’encontre des principes de l’Union africaine. Ce qui est important pour nous c’est d’éviter les sanctions. »

 

Donner de la légalité à ce coup de force ?

 

Pour plaider la cause de la Centrafrique et du coup d’Etat, c’est donc Nicolas Tiangaye qui a été envoyé à Ndjamena pour conduire la délégation. Le Premier ministre a pour lui son image et son adoubement par la communauté internationale.

 

Prudent, un diplomate occidental assure qu’il ne se prononcera qu’après le sommet. Alors qu’un autre estime qu’il faudra tenter de redonner un peu de légalité à ce coup de force. « La solution bricolée », estime cette source pourrait être de remettre en vigueur la Constitution pour amener au final Michel Djotodia à garder des prérogatives de chef de l’Etat mais à la tête d’un Conseil national de transition.

 

Un ministre dans le premier cercle de Nicolas Tiangaye considère, lui, que le plus important est de ne pas essayer de « déshabiller » Michel Djotodia, rappelant au passage qu’il y a encore au moins 3 000 éléments de la Seleka dans la capitale et qu’il ne faut surtout pas susciter leur colère.

 

 

Le Tchad, un pays clé dans l'affaire centrafricaine

 

Depuis son exil camerounais, François Bozizé mesure désormais son impuissance face à Idriss Déby. Lorsque le président tchadien a décidé de le lâcher, il est tombé. Les soldats tchadiens au sein de la Fomac (Force multinationale d'Afrique centrale) n’ont rien fait pour bloquer l’avancée de la Seleka et aujourd’hui leur complicité avec les ex-rebelles saute aux yeux.

 

Le Tchad n’a pas fait que lever les barrières, il a aussi contribué à les enfoncer. Au sein de la troupe de l’ex-rébellion, on retrouve de nombreux tchadiens, vétérans des guerres de la région. Par ailleurs, selon des notes ultra confidentielles vues au palais et confirmées par des sources au sein de la Seleka, Ndjamena a laissé transiter des armes achetées en Erythrée grâce aux subsides versés par Sylvain Ndoutingaye et Firmin Feindiro, deux-ex proches de François Bozizé tombés en disgrâce.

 

Le Tchad a, par ailleurs, changé le visage de la Seleka. En janvier, la rébellion de l’UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) était ultra dominante. Aujourd’hui, elle est toujours en position de force, pour preuve, Michel Djotodia est issu de ses rangs.

 

Cependant, Ndjamena a, ces dernières semaines, principalement utilisé comme relais deux autres rébellions jusque-là moins puissantes, la CPJP fondamentale et la CPSK. Leurs chefs respectifs sont désormais renforcés. Noureldine Adam et Mohamed Dafhane sont en troisième et quatrième position dans la liste du gouvernement.

 

Pour l’heure, la cohésion entre les différents groupes tient mais plusieurs observateurs inquiets se demandent quel sera le jeu de Ndjamena si Michel Djotodia venait à prendre des positions contraires aux intérêts de son puissant voisin.

 

 

 

NDLR : Firmin Findiro et Sylvain Ndoutingaï, dont d'insistantes rumeurs font état de leur nomination à de hautes fonctions auprès de Michel Djotodia, ont tellement usé et abusé du pouvoir de Bozizé qui les a fait roitelets qu'ils ne se sont pas fait que des amis dans le pays, bien au contraire. Le fait d'avoir versé des subsides à quelques chefs de Séléka, même si cela était établi, ne sera sans doute pas suffisant pour les absoudre de tous les maux qu'ils ont faits et méfaits qu'ils ont commis, non seulement à l'encontre du  pays mais surtout à l'égard de certains fils de Centrafrique. 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 16:10

 

 

 

Nicolas et Michel

 

 

 

De Martin ZOUTANE à N'Djamena et Patrick FORT à Bangui (AFP)

 

N'DJAMENA 3 août 2013 - Les chefs d'Etat d'Afrique centrale se sont réunis mercredi à N'Djamena pour un sommet sur l'avenir de la Centrafrique, à l'initiative de son influent voisin tchadien, dix jours après la prise du pouvoir par la rébellion du Séléka à Bangui.

 

Invité à se joindre aux discussions, le président sud-africain Jacob Zuma en personne a fait le déplacement avec trois de ses ministres (Relations internationales et Coopération, Défense, Sécurité d'Etat), signe de l'importance de cette épineuse affaire pour l'Afrique du Sud. Au moins 13 soldats sud-africains avaient été tués le 24 mars par la rébellion qui faisait alors son entrée dans Bangui, quelques heures avant de renverser le régime de François Bozizé.

 

Les présidents congolais Denis Sassou Nguesso, béninois Thomas Yayi Boni, gabonais Ali Bongo Ondimba et équato-guinéen Téodoro Obiang Nguema sont arrivés dans la matinée dans la capitale tchadienne. Ce sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) a été convoqué par le dirigeant tchadien Idriss Deby Itno, qui préside l'instance régionale.

 

Tous se sont se retrouvés pour un huis clos avant l'ouverture officielle de la rencontre, a constaté l'AFP.

 

Au programme des discussions figure la délicate question de "l'habillage constitutionnel" qui devra donner un semblant de légitimité au nouveau régime centrafricain, non reconnu par la communauté internationale.

 

Une des idées est de revenir, avec quelques aménagements, à la Constitution qui a été suspendue par le nouvel homme fort de la Centrafrique, Michel Djotodia.

 

Remettre "un peu de légalité internationale"

 

Il s'agirait de mettre en place "un Conseil national de transition dirigé par Michel Djotodia" et ainsi "retrouver un peu de légalité internationale", selon une source diplomatique.

 

La communauté internationale, à qui la Centrafrique a demandé une aide d'urgence, devrait presser M. Djotodia d'exiger des garanties quant à son départ du pouvoir, annoncé pour 2016, voire accélérer la transition censée mener à des élections libres et transparentes.

 

"La transition ne doit pas durer trois ans, on doit faire une courte transition. Et les bonnes transitions sont celles qui ne durent pas", a déclaré à l'AFP mercredi le Commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union africaine (UA), Ramtane Lamamra.

 

Un exercice qui a ses limites. "Il ne faudrait pas qu'on déshabille ou humilie M. Djotodia. Il ne faut pas oublier qu'il y a 3.000 (rebelles de la coalition) Séléka en ville", rappelle une source proche du gouvernement.

 

M. Djotodia ne devait pas participer à ce sommet, contrairement au Premier ministre Nicolas Tiangaye, avocat issu de l'ancienne opposition au régime de Bozizé et, pour le moment, seule personnalité "légitime" aux yeux de la communauté internationale.

 

L'ancien Premier ministre et opposant centrafricain Martin Ziguélé, ainsi que le très médiatique porte-parole du Séléka, Eric Massi, qui n'avait pas quitté Paris depuis le début des hostilités, sont également présents.

 

Ce sommet n'a pas lieu par hasard à N'Djamena, alors que le Tchad est habituellement un acteur incontournable dans les soubresauts politico-militaires de la Centrafrique, et que son rôle semble se confirmer dans la chute de François Bozizé.

 

Le président déchu a lui-même accusé mardi, sur BBC Afrique, le Tchad de l'avoir lâché et d'avoir même "mené l'opération du dimanche" 24 mars et "attaqué la base des Sud-Africains".

 

Des rebelles "à l'accent tchadien"

 

L'analyste sud-africain Helmoed Heitman, qui a publié dimanche dans le Sunday Independant un compte-rendu des circonstances du décès des 13 militaires sud-africains, assure qu'ils ont eu à combattre des rebelles mais aussi "des forces bien différentes des va-nu-pieds décrits initialement: la plupart portaient un uniforme standard avec sangle et gilets pare-balles, des AK47 tout neufs et des armes lourdes allant jusqu'au canon 23 mm".

Il était"clair que beaucoup n'était pas de la Centrafrique, certains parlant avec des accents du Tchad", a-t-il soutenu.

 

Dans son pays, M. Zuma est soumis à une pression croissante pour expliquer pourquoi il avait étoffé en janvier le contingent sud-africain en Centrafrique, venu en 2007 pour une mission d'instruction.

 

"Nous continuons nos consultations avec la région d'Afrique centrale et l'Union africaine" pour décider de la suite à donner à la mission militaire sud-africaine en Centrafrique, a simplement dit M. Zuma mardi.

 

Le porte-parole de l'armée sud-africaine Xolani Mabanga a refusé de révéler le nombre de soldats toujours stationnés à Bangui, disant "attendre les instructions du gouvernement" pour se retirer ou envoyer des renforts.

 

Des sources centrafricaines, proches de la présidence et des services sécuritaires, dénoncent l'existence d'un "deal" entre MM. Zuma et Bozizé, avec accès à la clé, pour des entreprises sud-africaines, à des richesses pétrolières, diamantifères et aurifères.

 

M. Zuma "a pris des risques avec la vie de ses soldats et a tout perdu avec la chute du régime. Mais il se peut qu'il demande réparation ou exige des compensations pour calmer les siens en Afrique du Sud", soutient une source proche du dossier.

 

Au Séléka, un responsable assure: "Les accords de Bozizé avec l'Afrique du sud n'étaient pas dans l'intérêt du pays mais du maintien au pouvoir de Bozizé. Ils ont perdu militairement. Ils doivent s'en aller et oublier".

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits réservés.

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 03:25

 

 

 

arrivée Boz à Malabo

 


LUANDA  02/04/13 16:31 - Le ministre angolais de Relations Extérieures, Georges Chikoti, a plaidé mardi,  à Luanda, pour un grand engagement de l'Union Africaine (UA) dans la solution de la crise politique que traverse la République Centrafricaine (RCA), après le coup d'état  qui a mis fin au mandat du président François Bozizé.

 

 

Le gouvernant angolais a fait cette déclaration à l'ANGOP, à l'aéroport International "4 defevereiro", peu avant de quitter pour N’djamena (Tchad), où il va prendre part au Sommet Extraordinaire de la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC), prévue pour mercredi, afin d'analyser la situation dans cet Etat membre de l'Afrique Centrale.

   

George Chicoty a précisé que l'intention est de ne "pas accepter que les rebelles restent au pouvoir durant un temps indéterminé".

   

De la même façon, "une fois qu'il y a eu coup d'Etat, les chefs vont tenter de chercher les voies et moyens pour voir former un gouvernement de transition qui va piloter le pays pendant un an, et après cette période de transition, procéder à la réalisation des élections ", a dit  le chef de la diplomatie angolaise.

   

Il a été péremptoire d'affirmer que, étant un coup d'Etat  l'"Angola et l'Union Africaine désapprouvent et vont chercher à rencontrer le meilleur chemin qui permet une transition, mais pas encourager le coup d'Etat. Ce qui veut dire qu'on ne peut pas accepter des gens qui font le coup d'Etat. »

    

Le Sommet de la capitale tchadienne, a sur son agenda, l'étude des possibilités de reprendre les Accords de Libreville (Gabon)  signés le 11 janvier 2013, entre le président François Bozizé, les rebelles de "Séléka " et l'opposition non-armée, après une offensive qui avait permis aux rebelles d'atteindre les localités voisines de la capitale, Bangui.

 

 

 

 

Centrafrique : Le pouvoir ne cèdera pas au « chantage » des ministres démissionnaires

 

gazambeti

 

 

YAOUNDE Mardi 2 avril 2013 | 18:21 UTC (Xinhua) - Le nouveau pouvoir centrafricain contrôlé par les rebelles de l'alliance Séléka n'entend pas céder aux revendications des huit ministres démissionnaires de l'opposition, qu'il qualifie de « chantage », a réagi mardi à Xinhua le ministre d'Etat chargé de la Communication, de la Promotion de la culture civile et de la Réconciliation nationale, Christophe Gazam-Betty.

 

« Les enjeux du pays aujourd'hui sont trop importants pour se préoccuper des états d'âmes de certains individus. S'ils ne veulent pas participer au gouvernement, ils seront remplacés par d'autres personnes qui veulent le faire. Nous avons beaucoup de demandes », a souligné Gazam-Betty qu'on entendait pour la première fois depuis le coup d'Etat du 24 mars.  

 

Titulaire du portefeuille de la Communication dans le gouvernement sortant du 3 mars, issu des accords de paix du 11 janvier à Libreville au Gabon, ce diplomate de formation qui affirme s'atteler à la normalisation de son pays, était aussi resté injoignable depuis la pseudo- séquestration des cinq ministres Séléka de ce cabinet par la branche armée de la rébellion une semaine auparavant.

 

Les huit ministres de l'opposition ont décidé de suspendre leur participation au nouveau gouvernement de Nicolas Tiangaye, reconduit par le nouvel homme fort de Bangui, pour protester contre leur faible représentativité dans cette équipe de 34 membres dont 5 ministres d'Etat au rang desquels Christophe Gazam- Betty.

 

Ils ont été reçus, a confié le ministre, mardi matin par le chef du gouvernement, chef de file de l'opposition démocratique jusqu'à sa nomination suite aux accords de Libreville et candidat à la présidentielle de janvier 2011 remportée par le président déchu François Bozizé, d'après les résultats officiels proclamés par la Cour constitutionnelle.

 

Outre les responsables de la Séléka, le nouveau gouvernement comporte des représentants de diverses formations de l'opposition, des proches du défunt président Ange-Félix Patassé renversé en mars 2003 par François Bozizé et des acteurs de la société civile. On y retrouve des anciens ministres du régime du chef de l'Etat déchu.  

 

 

 

Six ministres d'opposition restent en poste


http://www.20min.ch 

Contrairement aux annonces précédentes, au moins six des neuf ministre d'opposition, dont le Premier ministre Tiangaye, ont confirmé leur participation au gouvernement d'union.

 

Lundi soir, le collectif des partis et associations politiques de l'opposition au président déchu François Bozizé a annoncé dans une déclaration la suspension de sa participation au nouveau gouvernement formé après la prise du pouvoir par les rebelles le 24 mars.

 

Des représentants du parti du Premier ministre Tiangaye, mais aussi du Mouvement du Libération du peuple centrafricain (MLPC), principal parti d'opposition, ont signé ce document, affirmant agir au nom de leurs formations.

 

«Moi, président du parti de la Convention républicaine pour le progrès social, je ne suis pas au courant de la décision qui a été prise par ce collectif. Mon parti n'est pas concerné», a réagi M. Tiangaye.

 

Au moins «six des neuf ministres» représentant l'opposition au sein du gouvernement d'union nationale ont confirmé leur participation au cabinet, a assuré à l'AFP le Premier ministre.

 

Le vice-président du MLPC, Marcel Loudegué, a également confirmé à l'AFP qu'il prendrait part au gouvernement: «Je ne suspends pas ma participation pour la simple raison que ce n'est pas mon parti qui a pris la décision» de me faire rentrer au gouvernement.

 

«Les décisions qui seraient prétendument prises au sein du collectif n'ont pas été discutées» au sein de chaque parti concerné, a commenté M. Loudegué.

 

«Le collectif de l'opposition ne peut pas se substituer à chacun des partis isolément», a souligné le Premier ministre Tiangaye.

 

Le gouvernement d'union nationale dirigé par M. Tiangaye a été formé dimanche soir. Il est composé 34 ministres, dont neuf ministres issus de la coalition rebelle Séléka au pouvoir depuis une semaine, et huit issus de l'ancienne opposition (plus le Premier ministre).

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 03:23

 

 

 

Bozizé fait du sport

 

 

YAOUNDE Mercredi 3 avril 2013 | 00:03 UTC (Xinhua) - Dans une déclaration signée mardi à Yaoundé, la capitale camerounaise, le président déchu de la République centrafricaine (RCA), François Bozizé a dénoncé "le renversement des institutions de la République, la suspension de la Constitution et la dissolution de l'Assemblée nationale".

 

"Sous le regard des forces de la MICOPAX (Mission de consolidation de la paix en République centrafricaine) qui n'ont pu jouer leur rôle, la coalition Séléka a franchi la ligne rouge de Damara, attaquant ainsi Bangui pour renverser les institutions de la République, le chef de l'Etat fut alors obligé de se retirer évitant ainsi un bain de sang", selon la déclaration.

 

D'après la déclaration remise aux médias, François Bozizé, qui se revendique toujours "président démocratiquement élu de la République centrafricaine" prend à témoin la communauté internationale installé en RCA du "pillage systématique des biens des Centrafricains et étrangers résidant dans notre pays jusqu'à ce jour".

 

Tout en précisant que la communauté internationale n'a pas été épargnée par ces pillages, la déclaration regrette "l'acheminement systématique et barbare des biens volés vers certains pays voisins ".  

 

François Bozizé invite la classe politique et les représentants des forces vives du pays à participer au prochain sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEMAC) qui se tient ce mercredi à Ndjamena, la capitale tchadienne.

 

A Durban en Afrique du Sud, certains chefs d'Etat de l'Afrique centrale profité de leur participation au sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) pour examiner la crise centrafricaine.


La déclaration, qui exige un retour l'ordre constitutionnel, sollicite "davantage l'implication effective de l'Union africaine, des Nations unies et de la CEEAC pour une évaluation progressive et objective des accords de Libreville afin de garantir une paix durable en Centrafrique" et exclut "toute participation du KNK à l'actuel gouvernement d'union nationale de maître Nicolas TIANGAYE ".

 

Après la prise de Bangui le 25 mars par la coalition rebelle de la Séléka, François Bozizé a cherché refuge au Cameroun, et séjourne à Yaoundé en attendant son départ pour un pays d'accueil.

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 03:17

 

 

 

soldats-ougandais-a-Obo.JPG

 


2013-04-03 03:49:36  xinhua

 

L'armée ougandaise a annoncé mardi qu'elle avait suspendu ses opérations en République centrafricaine (RCA) pour traquer les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), qui ont provoqué le chaos dans la région des Grands Lacs.

 

Le colonel Felix Kulayigye, le commissaire politique de l'armée ougandaise a déclaré aux journalistes que la suspension fait suite au renversement du gouvernement centrafricain par la coalition rebelle de la Séléka.

 

« La chasse à la LRA et Joseph Kony, a été suspendue pour le moment en attente d'autres instructions de nos supérieurs. Cela fait suite à la chute du gouvernement de la République centrafricaine et parce que l'Union africaine (UA) fonctionnait en RCA sous le gouvernement du président Bozizé et comme la Séléka n'est pas reconnue par l'UA nous ne pouvions pas continuer ces opérations », a-t-il expliqué.

 

M. Kulayigye a déclaré que les troupes américaines qui ont également assisté à la chasse de Kony, que est recherché par la Cour pénale internationale pour répondre à des accusations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité ont également suspendu leurs activités.

 

Il dit que l'armée ougandaise ne travaillera qu'avec le nouveau gouvernement centrafricain après sa reconnaissance par l'UA.

 

Les militaires ougandais et d'autres armées régionales ont travaillé sous la force de l'UA pour traquer la LRA.

 

 

NDLR : Avec la complicité de Bozizé, l’armée ougandaise, sous prétexte de traquer le criminel Kony qui est toujours introuvable, a assez pillé les ressources naturelles du Sud-Est centrafricain depuis 2008. Cela suffit !

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 02:10

 

 

 

http://www.sudouest.fr  02/04/2013 à 06h00

 

Luce-Raymond-Bomongo.jpg 


Figure de la diaspora à Bordeaux, le président de l’Observatoire de la bonne gouvernance préconise le changement.

 

 

« Sud Ouest ». Entre le président déchu François Bozizé et celui qui s’installe, Michel Djotodia, soutenu par la rébellion Séléka, où se situent les démocrates de la diaspora centrafricaine que vous dites représenter ?

 

Lucé Raymond Bomongo (1). La diaspora, constituée surtout d’intellectuels, était à 80 % dans l’opposition. Aujourd’hui, c’est l’inverse : le parti KNK de Bozizé est majoritaire pour la simple raison que, pour faire des affaires au pays, il faut être encarté « majorité présidentielle ». En Centrafrique, le triptyque cyclique des dix ans - coup d’État, dictature du prolétariat et course à l’enrichissement rapide en paupérisant le peuple - nous offre son lot d’humiliations et de désolation. Notre Observatoire est là pour promouvoir la bonne gouvernance démocratique, judiciaire, économique, financière. À ce titre, nous ne pouvons que condamner la prise de pouvoir par la force. Les démocrates de la diaspora sont du côté de la raison, celle qui a prévalu le 11 janvier 2013, lors de la signature des accords de Libreville II. Lesquels accords ont été torpillés par l’ex-président Bozizé, ce qui a poussé Séléka à le chasser.

 

La communauté internationale a condamné le coup de force des rebelles. Qu’attendez-vous d’elle ?

 

La Centrafrique, en état de mort clinique, a besoin de soins intensifs. Je prends acte de l’application de la doctrine de l’Union africaine en matière de rébellions armées, de changement anticonstitutionnel de gouvernement et de ces voix qui condamnent le coup de force. Mais la Centrafrique est enclavée, son indice de développement humain, très bas. Les institutions internationales et régionales doivent éviter de l’isoler, car il y a urgence humanitaire. Nous ne demandons ni l’aumône ni l’acclamation de Séléka mais la prise en charge des attentes populaires : le retour de la sécurité et de l’ordre constitutionnel.

 

Quelle est la situation du pays ?

 

La Croix-Rouge qualifie de « catastrophique » la situation des hôpitaux de Bangui, avec 200 blessés, dont 40 qui doivent être opérés d’urgence. La ville manque d’eau courante, d’électricité, de carburant. Les entrepôts du CICR ont été pillés, mais aussi les bâtiments administratifs, des sociétés privées, les maisons des ex-dignitaires du KNK. On vole des véhicules et des objets précieux chez les particuliers. J’exhorte la communauté internationale à reconsidérer la condamnation de la Centrafrique. J’en appelle à la France, à l’Union européenne, à l’Union africaine, aux organisations humanitaires, pour sauver des vies.

 

Le pays peut-il profiter de la crise pour changer de gouvernance et améliorer le sort des habitants ?

 

Nous savons ce qu’il faudrait faire. Mais nos préconisations n’ont jamais été appliquées par les prédécesseurs de Michel Djotodia. Je pense au détournement des fonds réservés à la démobilisation, au désarmement et à la réinsertion (DDR), un élément déclencheur des hostilités contre Bozizé. Comment peut-on qualifier de pauvre un pays qui fait 9 % de croissance et dispose de ressources minières et minéralogiques si vastes ? Mauvaise gouvernance, corruption étatisée, régionalisme gangrènent le pays. La solution ? Mieux répartir la richesse, faire monter une nouvelle génération de jeunes intellectuels et de technocrates à des postes clés. Le gouvernement doit aussi reprendre la coopération militaire avec la France. L’urgence sociale appelle une tout autre politique.

 

Recueilli par Christophe Lucet

 

(1) Président de l’Observatoire centrafricain de la bonne gouvernance, basé à Bordeaux.

 

 

 

Le dernier coup d’Etat …

 

http://www.lejournalinternational.fr 

 

Bozizé heberlué


Tribune libre  Etienne Segnou, correspondant à Douala

 

Mardi 2 Avril 2013

 

Dimanche 24 mars 2013, le président centrafricain, François Bozizé, a été chassé du pouvoir par la rébellion nommée Séléka. Bozizé a été victime du même coup d’Etat qui l’avait fait arriver au pouvoir il y a exactement dix ans, confirmant une fois de plus qu’en politique, « qui tue par l’épée périt par l’épée ».

 

Cet énième putsch sur le continent africain mérite d’être fermement condamné comme l’ont fait l’Union africaine et l’Union européenne, puisque les négociations étaient en cours entre les parties en conflit. Mais on est aussi en droit de se demander pourquoi il n’y a pas eu cette même condamnation de la part de ces institutions lors des coups de force de Côte d’Ivoire et de Libye, perpétrés contre les régimes respectifs de Laurent Gbagbo et de Mohammar Kadhafi. 


Y aurait-il donc des coups d’Etat que l’on doit soutenir et d’autres que l’on doit dénoncer ?
 

Néanmoins, le nouvel homme fort de Bangui, Michel Djotodia, a rapidement, au cours d’une conférence de presse donnée cette fin de semaine, calmer l’opinion nationale et internationale en promettant qu’il ne sera pas candidat aux prochaines élections présidentielles prévues dans trois ans. Faudrait-il le croire ?

 
On se souvient en effet que le Général Robert Guei avait fait la même promesse en Côte d’Ivoire lorsqu’il prit le pouvoir suite à un putsch savamment fomenté contre Henri Konan Bédié. Il soutenait alors ne pas être « un ambitieux du pouvoir », et d’être « venu pour balayer la maison », et partir une fois ce travail fait. Pourtant, il s’est par la suite accroché au pouvoir, même après avoir perdu les élections contre Laurent Gbagbo en 2000. Michel Djotodia finira-t-il par faire comme le Général Robert Guei ? 


Quoi qu’il en soit, il est grand temps que la prise du pouvoir par les voies illégales cesse en Afrique, possédant le record des putschs. Quiconque voudrait conquérir le pouvoir devrait d’abord conquérir les masses par le suffrage universel. Autrement, l’Afrique continuera à garder l’image d’un continent où pour prendre le pouvoir, il suffit de prendre les armes. Or, tout pouvoir que l’on conquière par les armes et la force, on le dirige par les armes et la force.

 
Il est donc grandement souhaitable que le coup d’Etat de Bangui soit le dernier dans ce pays, mais aussi sur tout le continent africain afin de qu’il garde l’image d’un continent où le pouvoir se prend par les voies légales. 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 01:59

 

 

 

Boz centrafrique

 

 

BBC Afrique  2 avril, 2013 - 18:24 GMT

 

C'est une exclusivité BBC Afrique. François Bozizé brise son silence. En fuite au Cameroun, depuis la chute de son régime il y a près 10 jours, le président centrafricain exprime son amertume, il accuse le Tchad de l'avoir lâché, et d'avoir aidé les rebelles de la Séléka.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/nos_emissions/2013/04/130402_bozize.shtml 

 

 

Centrafrique : Bozizé accuse le Tchad d'avoir soutenu la rébellion

 

LIBREVILLE (AFP) - 02.04.2013 21:07 - L'ancien président centrafricain François Bozizé a accusé mardi, sur BBC Afrique, le Tchad de l'avoir lâché et d'avoir soutenu les rebelles du Séléka qui ont pris le pouvoir à Bangui le 24 mars.

 

"Le samedi 23 (mars) nous avons anéanti les forces de la Séléka mais cependant dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 nous pourrions affirmer qu'il a eu un soutien d'un pays africain, je crois bien inévitablement le Tchad", a affirmé M. Bozizé.

 

"C'était les forces spéciales des forces armées tchadiennes qui ont mené l'opération dans la matinée du dimanche puis ont attaqué la base des Sud-africains qui se trouvaient sur l'itinéraire" vers Bangui, a-t-il ajouté.

 

"Nous avions des relations fraternelles solides, entre le Tchad et la République centrafricaine (...) mais nous sommes surpris de ce comportement dû à quoi? Seules les autorités tchadiennes peuvent nous donner des explications", a également affirmé l'ancien président.

 

Le Tchad, puissant voisin, était un soutien de poids à François Bozizé, qui l'avait aidé à prendre le pouvoir par les armes en 2003 et à combattre des rébellions du Nord en 2010.

 

"La position du Tchad dans ce conflit est pour le moins ambiguë et le pouvoir tchadien est soupçonné d'entretenir des relations coupables avec le Séléka", a commenté, pour sa part, le groupe de recherches International crisis group (ICG) dans un récent rapport.

 

"J'ai téléphoné hier au président (congolais) Sassou (médiateur dans la crise centrafricaine) pour lui dire que je voudrais être présent au sommet extraordinaire de N'Djamena demain (mercredi) mais malheureusement il semble bien que le protocole de la présidence de N'Djamena a donné une réponse négative", a ajouté M. Bozizé.

 

Un sommet extraordinaire de la Communauté Economique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) consacré à la situation en Centrafrique se tiendra au Tchad mercredi.

 

Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye, reconduit dans ses fonctions par le nouvel homme fort du pays Michel Djotodia, est arrivé dans la soirée à N'Djamena pour représenter le nouveau pouvoir centrafricain.

 

François Bozizé, qui avait trouvé refuge au Cameroun après l'entrée des rebelles Séléka dans Bangui le 24 mars, a demandé l'asile au Bénin, selon le ministre béninois des Affaires étrangères Arifari Bako.

 

© 2013 AFP

 

 

Centrafrique: début de normalisation à Bangui avant un sommet régional au Tchad

 

BANGUI 02-04-2013 à 15h10 (AFP) - Un début de normalisation était en cours mardi à Bangui où la situation reste précaire alors que le gouvernement traverse quelques turbulences à la veille du très attendu sommet de N'Djamena sur la Centrafrique.

 

Les nouvelles autorités --le président Michel Djotodia issu de la rébellion, comme le Premier ministre Nicolas Tiangaye représentant de l'opposition-- avaient appelé à une reprise mardi de l'activité administrative et économique.

 

Des milliers de gens se déplaçaient à pied dans la ville, signe d'une reprise de la vie quotidienne. Néanmoins, cette reprise n'était que partielle à Bangui, où de nombreuses administrations sont restées fermées. Magasins et sociétés privées cherchaient plus à remettre leurs locaux en état qu'à servir les clients, a constaté un journaliste de l'AFP

 

"Nous voulons bien reprendre les activités mais la présence de ces hommes en armes nous inquiète encore", a confié à l'AFP le propriétaire libanais d'un magasin du centre-ville.

 

A la société publique d'électricité Enerca (Energie centrafricaine), un employé a expliqué: "Il y a beaucoup d'appels de clients nous demandant des interventions (de réparation) mais tous nos véhicules ont été volés".

 

Le secteur bancaire, jugé crucial par les opérateurs, n'est pas encore actif. Les succursales de Western Union ou la CBCA (Commercial Bank on Central Africa), ont ouvert leur porte mais promettent de distribuer de l'argent qu'à partir mercredi.

 

Quant à la sécurité, des tirs sporadiques continuaient à être entendus dans la capitale. Le cantonnement des troupes de la rébellion Séléka, toujours très présentes en ville, a commencé. Le président Djotodia a symboliquement visité mardi un commissariat, demandant à ses troupes de s'en retirer.

 

"Il faut qu'ils libèrent les locaux de la police parce que si on demande au gens de reprendre leur service et que les locaux sont occupés (...). Il faut qu'ils partent dans les différents sites de cantonnement", a déclaré M. Djotodia.

 

Des files d'attente étaient visibles à l'entrée de différentes casernes occupées par le Séléka. Il s'agissait à la fois d'hommes des troupes régulières regagnant leurs unités, comme demandé à la radio nationale, mais aussi de jeunes voulant intégrer les rangs du Séléka.

 

"Nous sommes dans une logique de désarmement", a souligné une source proche du Premier ministre, espérant que le Séléka ne continuera pas à recruter.

 

Sur le plan politique, le gouvernement a connu son premier accroc avec l'annonce de la coalition de l'opposition qu'elle suspendait sa participation au gouvernement d'union nationale.

 

Des représentants du parti du Premier ministre Tiangaye, mais aussi du Mouvement du Libération du peuple centrafricain (MLPC), principal parti d'opposition, ont signé ce document, affirmant agir au nom de leurs formations.

 

Cette déclaration a été aussitôt démentie par le Premier ministre Tiangaye, et plusieurs ténors de cette opposition au président déchu François Bozizé.

 

"Moi, président du parti de la Convention républicaine pour le progrès social, je ne suis pas au courant de la décision qui a été prise par ce collectif. Mon parti n'est pas concerné", a réagi M. Tiangaye.

 

Au moins six des neuf ministres issus de l'opposition (sur les 34 que compte le gouvernement) ont confirmé leur participation au cabinet, toujours selon le Premier ministre.

 

Le Premier ministre est arrivé dans la soirée à N'Djamena, chez le puissant voisin tchadien sans qui rien ne se fait en Centrafrique, pour le sommet mercredi de la Communauté Economique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC).

 

"Nous attendons que les chefs d'Etat de la CEEAC comprennent la situation extrêmement difficile dans laquelle se trouve le pays et aide la RCA à sortir de cette crise", a souligné Me Tiangaye.

 

Le président Djotodia, dont le coup de force a été condamné par la communauté internationale, ne devrait finalement pas s'y rendre. Le sommet pourrait permettre de trouver un cadre légal à la situation politique en Centrafrique où la Constitution est suspendue.

 

"Il ne faudrait pas qu'on déshabille ou humilie M. Djotodia. Il ne faut pas oublier qu'il y a 3.000 Séléka en ville", rappelle une source proche du gouvernement

 

 

 

Saleh Kebzabo, député, président de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR)

 

MARDI 02 AVRIL 2013

 

« Je crois que Bozizé a fini par exaspérer tous ses collègues d’Afrique centrale, parce que chaque fois qu’il signait des accords il ne les respectait pas. (…) Il faut dire que même certaines fins de mois en Centrafrique étaient assurées par les pays voisins. »

 

Quel avenir pour la Centrafrique ? C’est ce mercredi 3 avril, à Ndjamena, qu’on saura à quelles conditions le nouvel homme fort de Bangui sera reconnu par ses pairs. Michel Djotodia doit en effet se rendre au Tchad pour assister à un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, la CEEAC.


Dans cette affaire, le Tchad joue un rôle clé. Mais quel rôle exactement ? Le député Saleh Kebzabo est l’une des figures de l’opposition tchadienne. Il préside l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR). De passage à Paris, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

 


Afrique du Sud : l'opposition demande le retrait des troupes de Centrafrique

 

RFI  mardi 02 avril 2013

 

 

L'Alliance démocratique, l'opposition sud-africaine, a demandé ce lundi 1er avril 2013 au gouvernement de Pretoria de retirer immédiatement ses troupes de République centrafricaine. Par ailleurs, elle a déclaré son intention de déposer une motion parlementaire qui allait dans ce sens. Treize militaires sud-africains ont été tués après des combats contre des rebelles de la Seleka le 24 mars dernier. Ce sont près de 200 militaires sud-africains qui avaient été déployés dans le pays en janvier dernier pour soutenir les hommes du président François Bozizé.

 

 

David Maynier    Chargé des questions de sécurité à l'Alliance démocratique

 

« Nous pensons que le déploiement de la force de défense nationale sud-africaine doit être liée à notre propre sécurité nationale. [...] Et nous estimons que si nos forces doivent être impliquées dans des opérations de maintien de la paix, cela doit se faire dans le cadre des opérations sous-régionales de la SADC.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 00:29

 

 

 

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LIBREVILLE, Gabon Samedi, 30 Mars 2013 09:42 AEM - AFP- En fuite après la prise de Bangui par la rébellion du Séléka, l'ex-Président centrafricain François Bozizé semble avoir été "lâché" par les Tchadiens, qui l'avaient pourtant aidé à prendre le pouvoir en 2003 et à combattre des rébellions du Nord en 2010.

 

En janvier, une source occidentale parlait d'une relation "biodégradée au fil des années" entre le président déchu de Centrafrique et l'ami de toujours, le président tchadien Idriss Déby. Mais désormais, certaines sources n'hésitent pas à mettre directement en cause le Tchad dans la chute de Bozizé.

 

Selon une source proche de la rébellion, des sympathisants tchadiens ont participé au financement de la rébellion: "Il est difficile de croire que Déby n'ait pas été au courant. S'il ne l'a pas encouragé, il a en tout cas laissé faire".

 

"La position du Tchad dans ce conflit est pour le moins ambiguë et le pouvoir tchadien est soupçonné d'entretenir des relations coupables avec le Séléka", commente pour sa part l'International crisis group (ICG) dans un récent rapport.

 

Selon ICG, le "lâchage" de Bozizé est plus largement du ressort de tous les pays de la sous-région: "L'absence de réaction de la Micopax (la Mission de consolidation de la paix de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale en République centrafricaine) lors de l'avancée des rebelles sur Bangui peut être interprétée comme un abandon par la région".


"Lors de la réunion de Libreville (en janvier), Bozizé a été sermonné par ses pairs de la région qui l'ont forcé à accepter nombre de concessions et lui ont reproché de ne pas avoir ouvert d'espace de dialogue avec l'opposition", souligne l'ICG.

 

Pourtant, le Tchad a été le premier en décembre 2012 à projeter des "troupes d'interposition", alors que la crise ne faisait que débuter.

 

Un "jeu bizarre" juge une source militaire, rappelant que la colonne tchadienne de 400 hommes qui avait pénétré en Centrafrique dès le début des évènements avant de rejoindre la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac), n'a jamais affronté les rebelles.

 

Le président Bozizé, arrivé au pouvoir grâce au soutien massif du Tchad en 2003, croyait pourtant pouvoir compter sur eux.

 

Seule l'armée sud-africaine - dont un contingent de 200 hommes positionnés à Bangui depuis janvier dans le cadre d'accords de coopération - a payé un lourd tribut lors de l'entrée du Séléka dans Bangui le 23 mars, avec 13 morts dans des accrochages aux portes de la ville.

 

"L'armée tchadienne a laissé faire"

 

"Pour des questions de sécurité, le Tchad n'acceptera jamais qu'un régime qui ne lui est pas favorable s'installe à ses frontières sud", analyse un officier supérieur tchadien pour qui "le Tchad n'a pas soutenu militairement le Séléka, mais le Séléka a montré patte blanche, et l'armée tchadienne a laissé faire".

 

"Bozizé et quelques-uns de son entourage pensaient que le Tchad s'immisçait dans leurs affaires intérieures, surtout quand en mai 2012, le président Déby lors d'un séjour à Bangui, avait demandé au président Bozizé de négocier avec son opposition. C'était de trop pour les Centrafricains", a confié à l'AFP un proche collaborateur du Président Déby.

 

Du côté de la classe politique tchadienne, la chute de "Boz" semble ne pas beaucoup émouvoir.

 

"Personne ne se plaint de son départ, tant il n'a pas su capitaliser toutes les chances qu’il a eues à son arrivée au pouvoir alors qu'il a été aidé par le Tchad pour prendre le pouvoir. Il est le seul chef d'Etat à avoir bénéficié des moyens et du soutien des chefs d'Etats de la sous-région", estime un haut diplomate tchadien.

 

"C'est par lassitude que le Tchad a laissé tomber Bozizé", ajoute-t-il.

 

Bozizé, "l'ami embarrassant", pour l'instant réfugié au Cameroun, ne devrait pas y rester longtemps, et pourrait être accueilli très prochainement au Bénin où il a demandé asile.

 

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 22:54

 

 

 

 

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Le Parisien.fr 31.03.2013, 17h41

 

«Nous n'étions pas venus ici pour ça... tuer des gamins. Ça rend malade», a confié un soldat sud-africain au Sunday Times à son retour au pays après l'intervention de l'armée sud-africaine en Centrafrique. Et ils sont plusieurs à avoir témoigné de leur traumatisme après avoir combattu et tué des enfants-soldats pendant la prise de Bangui par les rebelles du Séléka le 23 mars. 
 

 

«Ils pleuraient, appelaient à l'aide, appelaient (leurs) mamans»,détaille le militaire sud-africain dans l'hebdomadaire dominica. 

 

«C'est seulement après que les tirs eurent cessé que nous avons vu que nous avions tué des enfants. Nous ne savions pas que ça se passerait comme ça. (...) Nous avons tué des petits garçons... des adolescents qui aurait dû être à l'école!».

 

Un autre soldat témoigne encore: «On nous avait dit que ces rebelles étaient des amateurs. On nous avait dit qu'il n'y avait rien à craindre, que les milliers de soldats (venus des pays voisins) d'Afrique centrale et ceux du gouvernement centrafricain nous aideraient. Mais ils ont été les premiers à s'enfuir. Quand les premiers coups ont été tirés, ils ont disparu».


En janvier, près de 200 soldats sud-africains ont été déployés en Centrafrique en soutien au président François Bozizé, pour tenter de restaurer la paix civile. Ils ont été attaqués par quelque 3 000 rebelles mieux armés. Treize d'entre eux sont mort dans les combats.

Une bonne partie des rebelles n'étaient «que des enfants»


Deux autres hebdomadaires dominicaux sud-africains, City Press et Rapport, publient des témoignages similaires et soulignent qu'une bonne partie des rebelles n'étaient «que des enfants».

De son côté, la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) n'a pas voulu commenter l'implication supposée d'enfants-soldats contre ses soldats. «Ce dont nous avons été informés, c'est que des groupes de rebelles ont ouvert le feu sur nos soldats et nos soldats ont répondu par auto-défense» a expliqué le porte-parole de l'armée sud-africaine. 


Les combats auraient duré dix heures. Aucun bilan précis de ces affrontements n'a été fourni. La Croix-Rouge centrafricaine a seulement indiqué que 78 corps ont été «ramassés» dans les rues de Bangui depuis la prise de la capitale par la rébellion.


En Afrique du Sud, l'implication des troupes dans les combats de Bangui fait polémique. Le président Jacob Zuma, considéré comme ayant été le dernier soutien à l'ex-homme fort de Bangui, François Bozizé, se trouve en porte-à-faux avec sa doctrine de non-intervention et de promotion du dialogue dans les conflits, comme en Libye en 2011.


Il doit se rendre mercredi 3 avril au sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) consacré à la situation en Centrafrique. Elle aura lieu à N'Djamena au Tchad.

 

Le Premier ministre a formé un gouvernement d'union nationale


Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a nommé dimanche un nouveau gouvernement d'union nationale composé de membres de la rébellion, d'anciens opposants et de la société civile, selon un décret lu à la radio nationale.


Composé de 34 membres, le gouvernement comprend neuf ministres issus de la coalition rebelle Séléka au pouvoir depuis une semaine, huit issus de l'ancienne opposition et un ex-proche du président déchu François Bozizé. Les 16 autres membres sont issus de la société civile et de différentes formations politiques. M. Tiangaye avait été reconduit par le président auto-proclamé, l'ex-rebelle Michel Djotodia

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 17:38

 

 

 

 

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http://www.mwinda.org   24 mars 2013 écrit par Langangui

 

« La France "prend note" du départ du président centrafricain François Bozizé et appelle tous les protagonistes de la crise en Centrafrique à la "plus grande retenue", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères ». On ne fait pas mieux en matière de communiqué nécrologique.

 

C'était le bon vieux temps...

 

C’est donc, semble-t-il, fini pour François Bozizé, le président de la Centrafrique et poulain, du moins en maçonnerie, du chef de l’Etat congolais Sassou Nguesso.

 

Le général Bozizé, qui était arrivé au pouvoir suite à un coup d’Etat a dû quitter précipitamment son palais suite à l’irrésistible avancée des hommes de la Séléka, présentés comme des rebelles venus du nord du pays. Le soutien de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) et d’un contingent de soldats sud-africains (dont plusieurs auraient péri dans les combats aujourd'hui) n’y a rien fait : habilement la Séléka a profité de la mobilisation des soldats français et tchadiens (1) au Mali pour porter l’estocade au régime moribond de Bozizé. Sassou Nguesso, qui se targuait d’un rôle de médiateur dans le conflit centrafricain (2) voit ses efforts réduits à néant et assiste, impuissant, à la chute de son poulain. Une vraie préoccupation désormais pour lui de ce côté de la frontière face à des hommes habitués à la guerre, et qui sont loin d’être ses amis...

 Où est à présent réfugié Bozizé ? En RDC ? Nul ne le sait pour l’instant, mais il nous étonnerait que son parrain Sassou lui offre le gîte dans son palais (3), de peur de se fâcher avec les nouveaux maîtres de Bangui.

 

A noter le rôle pour le moins trouble du Tchad dans ce pays, à voir les moyens et la capacité militaire dont dispose la Séléka qui, finalement, n'est à l'origine qu'un groupement de petits partis.

 

(2) Il présidait en fait le Comité de suivi de l'accord de paix de Libreville signé en janvier.

(3) Le ministre des Affaires étrangères congolais, Basile Ikouebe, s'est d'ailleurs empressé d'affirmer : « ni moi ni le président de la République(Sassou Nguesso) n’avons été informés de son arrivée sur le sol congolais ».

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