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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 22:38



                      Ali Ben Bongo

LEMONDE.FR | 09.06.09 | 17h43  •  Mis à jour le 09.06.09 | 17h50


Les internautes du Monde.fr décrivent l'ambiance à Libreville au lendemain de l'annonce de la mort du président gabonais, Omar Bongo.

 

Une sorte de psychose a gagné Libreville, par Marcel Obiang
 

Après l'annonce officielle du décès du président Bongo, une sorte de psychose a gagné Libreville. Tout le monde a cessé ses activités pour regagner son domicile. En rentrant chez moi, j'ai aperçu plusieurs centaines de militants réunis devant le siège de l'Union du peuple gabonais (UPG), le principal parti d'opposition. Ils étaient venus, m'ont-ils expliqué, pour soutenir le leader de l'opposition, Pierre Mamboundou dont la sécurité serait potentiellement en danger.


Tout le monde fait des provisions
, par A. Fernandez
 

J'ai enfin pu avoir ma sœur, qui habite au Gabon, par téléphone. Là-bas, Internet est coupé depuis dimanche matin, ce qui peut vouloir dire deux choses : soit le président était mort depuis un bon moment quand son décès a été annoncé à 23 heures en France, soit sa mort paraissait tellement évidente que les autorités ont préféré couper le réseau. Pour l'instant tout est calme, mais une Gabonaise qui travaille avec ma sœur lui expliquait qu'elle s'était barricadée chez elle hier soir. Tout le monde a fait des provisions au cas où les magasins resteraient fermés pendant les trente jours de deuil.


Bongo est mort, on ne veut pas de son fils
, par Pierre
 

Un tyran est mort et c'est une grande joie. Mais beaucoup de Gabonais ont peur que le fils d'Omar Bongo, Ali, prenne la tête du pays. Le peuple souhaite une élection libre, que la loi soit respectée dans tout son ensemble. Beaucoup déplorent que la presse française parle tant de son fils, Ali Bongo, comme successeur.


Entre peur et incompréhension,
par Francois Ndong Mba
 

Les Gabonais sont dans la crainte. ils redoutent qu'Ali Bongo, le fils d'Omar Bongo, ne prenne le pouvoir par la force alors qu'il n'a aucune légitimité populaire. Je ne comprends pas pourquoi la presse française le présente comme le dauphin de son défunt père, alors qu'elle se refuse à parler de Pierre Mamboundou, le principal opposant chez qui des Gabonais se sont rendus par centaines ces dernières heures.


L'avenir du Gabon est plus flou que jamais,
par Louis
 

Le Gabon a été officiellement "mis en quarantaine" pour un minimum de trente jours, mais à quoi cela peut-il bien servir ? [Les frontières ont été rouvertes mardi 9 juin, selon le ministère gabonais de la défense, NDLR.] Organiser le départ des proches d'Omar Bongo pour l'étranger ? Assurer la transition vers un régime similaire composé des proches du président défunt ?
Démarrer le processus de transition vers un gouvernement adhérent à des chartes d'éthiques et de responsabilités ainsi qu'au respect de la Constitution ? Une seule chose est sûre : l'avenir du Gabon est plus flou que jamais.


Tout le monde attend d'en savoir plus
, par François Carré


La ville est calme. Je n'ai observé aucun déploiement des forces de l'ordre et c'est même assez surprenant. Seules quelques stations-service étaient closes ce matin. Mais la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes a créé un certain malaise dans la population. Tout le monde attend d'en savoir plus sur les candidats à la succession. Certains craignent de voir le pays voler en éclats. Heureusement, la majorité des Gabonais reste sereine quant au déroulement des obsèques et aux futures élections.


Spéculateurs et successeurs,
par Gérald Obiang
 

Il y a trop d'incertitudes autour de la mort du président. Certains disent qu'il est décédé il y a longtemps, d'autres qu'il n'est pas encore mort. [Omar Bongo est mort lundi 8 juin en début d'après-midi, selon les autorités gabonaises, NDLR.] Il est intéressant de rappeler que feue Edith-Lucie Bongo, sa femme, a connu le même sort : l'annonce de sa mort a été repoussée maintes fois pour des raisons floues. Selon certaines spéculations (dans les milieux politiques, ainsi qu'au sein de la population), le gouvernement chercherait un moyen de glisser un "successeur" à la tête du pays et de faire passer la pilule aux Gabonais. Mais les candidats potentiels semblent oublier qu'il existe quand même une opposition dans ce pays, aussi silencieuse soit-elle. Elle pourrait bien leur rappeler que le peuple en a plus qu'assez d'avaler des couleuvres.

 

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 18:50

LE MONDE | 09.06.09 | 14h54 Edito du Monde




Avec le décès du président gabonais Omar Bongo, annoncé officiellement lundi 8 juin, c'est un chef d'Etat à la longévité politique exceptionnelle qui disparaît. Fils de cultivateur, il était arrivé au pouvoir alors que le général de Gaulle se trouvait encore à l'Elysée. Il aura su s'y maintenir pendant plus de quarante ans, ce qui en fit le chef d'Etat en exercice le plus ancien, en usant d'un clientélisme dont il avait fait, dans son pays, un mode de gouvernement et, à l'extérieur, un instrument d'influence.


Le clientélisme, il en a d'abord appliqué la recette chez lui. A la tête d'un pays très faiblement peuplé mais riche de ressources pétrolières, ce qui lui valut d'être surnommé à juste titre le Koweït de l'Afrique, Omar Bongo n'a pas hésité à détourner la manne pétrolière pour acheter ses adversaires politiques. Tous ou presque ont fini par rentrer dans le rang, faisant des scrutins électoraux organisés après la disparition du parti unique au début des années 1990 une vaste comédie. En contrepartie, le Gabon n'a pas connu de coup d'Etat.


Sur le continent africain aussi, le président Bongo a usé du clientélisme. Devenu, depuis la disparition du président ivoirien Houphouët-Boigny, le "vieux sage" que l'on venait consulter, il a été le juge de paix, l'arbitre dont ses pairs sollicitaient l'avis lorsqu'une guerre civile menaçait ou qu'un putsch éclatait en Afrique francophone. Grâce à son aura, et encore plus grâce à l'argent du pétrole qu'il n'hésitait pas à distribuer pour acheter les uns et apaiser les autres, des conflits ont été évités ou circonscrits, notamment en Côte d'Ivoire.


Mais c'est en France que le système Bongo a été le plus flamboyant. Le chef de l'Etat disparu incarnait la "Françafrique", cette mécanique complexe où s'entremêlent raison d'Etat et intérêts commerciaux, connivences politiques et lobbies en tout genre. Que Nicolas Sarkozy, si sévère pendant la campagne présidentielle lorsqu'il s'agissait de dénoncer les compromissions africaines de son prédécesseur, ait choisi, une fois élu, le Gabon, après le Sénégal, pour son premier déplacement sur le continent noir en dit long sur le réseau tissé par Omar Bongo au fil des décennies. Le président gabonais disparu, la "Françafrique" va-t-elle lui survivre ? Le simple fait qu'Omar Bongo ait été hospitalisé en Espagne et non en France, où il était l'objet d'une plainte - comme d'autres chefs d'Etat du continent noir - pour avoir, toujours et dans des proportions massives, confondu les caisses de l'Etat et ses biens propres, prouve qu'une page de l'histoire de la "Françafrique" vient d'être tournée.

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 18:45




LE MONDE | 09.06.09 | 14h54  •  Mis à jour le 09.06.09 | 14h54


Véhicules tout-terrain flambant neufs, hôtels de luxe, casinos, panneaux publicitaires à foison... Le long de la corniche qui longe Libreville, c'est le spectacle d'une ville opulente qui s'offre au visiteur. Mais la vitrine est trompeuse. Elle est le reflet d'une richesse cantonnée aux seuls beaux quartiers de la capitale. Qu'on les quitte et c'est un Gabon misérable qui s'impose.

Deux chiffres donnent la mesure du fossé : avec un revenu par habitant de l'ordre de 12 000 dollars par an (environ 8 500 euros), le pays sur lequel a régné sans partage le président Omar Bongo pendant plus de quarante ans figure parmi les mieux lotis du continent africain. Mais en matière de développement humain, il traîne en queue de peloton. L'espérance de vie n'y dépasse pas 53 ans. Près d'une femme sur deux n'a pas accès à l'éducation. Un adulte sur cinq en âge de travailler est au chômage.


Le pays, de taille moyenne - un peu moins de la moitié de la superficie de la France - a pourtant été bien servi par la nature. Exploitées depuis près d'un demi-siècle, ses ressources pétrolières (avec une production moyenne de 12 millions de tonnes de brut par an) sont faibles, mais plus que suffisantes pour assurer à la population, très clairsemée (1,5 million de personnes), un niveau de vie décent. D'autant que s'y ajoutent des ressources minières (manganèse, fer) et forestières importantes. Mais comme le note avec une grande prudence le dernier rapport d'Economic Intelligence Unit, un consultant britannique, "l'absence de transparence a alimenté des rumeurs selon lesquelles les revenus pétroliers avaient été détournés du gouvernement au profit d'officiels bien placés".


Convenablement gérées, ces richesses auraient dû faire du Gabon "le Koweït de l'Afrique", et permettre la création d'un tissu industriel. On en est loin. En 2004, Libreville, membre de la zone franc, a été contraint de rééchelonner sa dette bilatérale dans le cadre du Club de Paris avant de négocier, trois ans plus tard, avec le Fonds monétaire international (FMI) un plan de réformes structurelles.

Pour quels résultats ? Selon l'étude "Doing business 2008", publiée par la Banque mondiale, ils ne sont guère probants. Le Gabon est placé à la 144e place sur 178 pays étudiés pour leur capacité à favoriser l'initiative privée. Les pesanteurs de la bureaucratie, le peu de valeur des contrats signés, l'absence de protection juridique sont au centre des critiques. Résultat, en dehors du secteur pétrolier, les usines sont rares.

OUVERTURE À LA CHINE


Pour peser sur les Occidentaux (en particulier la France, le premier fournisseur du pays) et diversifier ses partenaires, le Gabon se tourne depuis quelques années vers la Chine. Pékin s'est vu confier, en 2006, l'ouverture et l'exploitation du gisement de fer de Belinga (nord-est), l'un des plus importants au monde. En contrepartie, la Chine s'est engagée à construire une ligne de chemin de fer, un port en eau profonde et une centrale hydraulique pour un coût global d'investissement de 3 milliards de dollars.

La mine de Belinga est devenue une affaire d'Etat. Située au coeur d'un parc national protégé, son ouverture se heurte à l'opposition des protecteurs de l'environnement. Le plus connu d'entre eux, Marc Ona Essangui, célèbre pour son combat en faveur de la transparence des revenus pétroliers, a pris la tête de la contestation. Ce qui lui a valu d'être arrêté fin 2008 et traduit en justice. Le sort de M. Ona sera un premier test pour le successeur d'Omar Bongo.

 

Jean-Pierre Tuquoi

Article paru dans l'édition du 10.06.09

 

 

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 18:07




Louanges du gouvernement français après la mort d’Omar Bongo :
le CCFD-Terre Solidaire appelle au contraire à tourner une page sombre de la relation entre la France et l’Afrique.

 

Suite au décès du président du Gabon, la France doit agir avec l’Union européenne, en faveur d’une transition réellement démocratique. En écho aux aspirations des sociétés civiles africaines, le CCFD-Terre Solidaire appelle le gouvernement français à s’engager dans une relation radicalement différente avec le Gabon et l’ensemble des pays africains, fondée sur la promotion de la démocratie, des droits humains et la solidarité.

 

Dans un appel publié le 13 février 2007 dans Le Monde, des associations, des syndicats et des réseaux citoyens en Afrique, avec lesquels travaille le CCFD-Terre Solidaire, avaient exprimé aux candidats à l’élection présidentielle française leur volonté de construire une autre relation entre la France et l’Afrique, tout en avertissant : « un tel renouveau n’est concevable que si les fondements de cette relation sont assainis. La France doit assumer son passé en Afrique : il faut en finir avec les heures noires de la Françafrique , avec le soutien aux régimes autoritaires et avec l’impunité ».

Malgré les engagements pris par M. Sarkozy à ce sujet lors de la campagne électorale, la « rupture » annoncée dans la gestion des relations franco-africaines se fait encore attendre.

 

Dans l’immédiat, le CCFD-Terre Solidaire demande qu’une attention particulière soit apportée aux défenseurs des droits humains et aux militants anti-corruption du Gabon, particulièrement exposés dans cette période de transition.

Au Gabon, les rares personnes qui osent critiquer le pouvoir sont soumises à une répression de plus en plus tangible, marquée par l’arrestation, le 30 décembre 2008, de deux journalistes et trois militants anti-corruption, pour avoir soutenu ou relayé la dénonciation des biens mal acquis de la famille Bongo. La communauté internationale doit être extrêmement vigilante quant à leur situation, dans le contexte de tensions autour de la succession d’Omar Bongo.

 

Le CCFD-Terre solidaire continue de dénoncer l’enrichissement personnel du clan Bongo, et les responsabilités françaises dans cette situation.

Ces avoirs détournés sont une cause majeure de la pauvreté au Gabon, pays dans lequel 40 % de la population vit sous le seuil de grande pauvreté. Le Gabon compte à peine 20 médecins pour 100 000 habitants ; un enfant sur sept meurt avant l’âge de cinq ans. Aucune procédure de restitution de ces avoirs, placés à l’étranger, n’est pour l’instant engagée faute de volonté politique notamment en France.

Le CCFD-Terre solidaire détaille ces injustices dans une étude sur les « Biens mal acquis »[1], publiée en 2007. Cette étude a servi de fondement aux plaintes déposées par plusieurs organisations à Paris à l’encontre notamment d’Omar Bongo, visant à engager une procédure de restitution des avoirs détournés. Le CCFD-Terre solidaire publiera dans les prochains jours un nouveau Rapport actualisé et enrichi.

 

Contacts : Véronique de La Martinière  : 01 44 82 80 64 - Nathalie Perramon : 01 44 82 80 67

 

Première ONG française de développement, avec 40 millions d’euros de budget et plus de 500 initiatives soutenues chaque année dans 80 pays du sud et de l’est, le Comité catholique contre la faim et pour le développement  (CCFD- Terre Solidaire) a acquis depuis près de 50 ans un savoir faire et de nombreuses références dans le dialogue avec les sociétés civiles de ces pays. Cette expertise est utilisée aujourd’hui dans de nombreuses activités de communication, de plaidoyer et d’éducation au développement en direction du public français et européen, grâce à un réseau de 15 000 bénévoles militants. Site : www.ccfd.asso. fr


Comité catholique contre la faim et pour le développement : 4, rue Jean Lantier – 75001 PARIS - 01 44 82 80 00


 [1] « Biens mal acquis… profitent trop souvent. La fortune des dictateurs et les complaisances occidentales », mars 2007.

Cf. http://www.ccfd. asso.fr/e_ upload/pdf/ biens-mal- acquis.pdf. Nouvelle version à paraître très prochainement.

 

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 12:12




LE MONDE | 09.06.09 | 08h55  •  Mis à jour le 09.06.09 | 09h00


La proximité et l'ambiguïté des relations qu'entretenait Omar Bongo avec la France apparaissent au fil des affaires judiciaires dans lesquelles son nom a été évoqué, qu'il ait lui-même été partie ou qu'il ait seulement été cité dans la procédure.

 

L'affaire Elf. L'enquête ouverte en 1994 à Paris par la juge d'instruction Eva Joly met au jour les considérables "bonus" (commissions occultes) versés par la compagnie pétrolière française à Omar Bongo et à d'autres dirigeants africains afin de sécuriser ses approvisionnements.

Outre ce mécanisme de corruption, l'enquête révèle l'existence de comptes domiciliés en Suisse, aux Etats-Unis et de sociétés immatriculées dans un paradis fiscal, autant de caisses noires destinées à faire financer, en retour, par les responsables africains, de somptuaires dépenses personnelles des dirigeants de la compagnie, des salaires de complaisance versés à des proches du président Mitterrand ainsi que des subventions aux partis politiques français de droite comme de gauche.


Pour la première fois, le secret de Polichinelle du financement de la vie politique française par l'argent du pétrole africain était évoqué publiquement. S'il a été qualifié de "chef d'une association de malfaiteurs" en 1997 par le procureur général de Genève, Omar Bongo n'a jamais été ni partie ni témoin dans le spectaculaire procès qui, en 2003, puis en appel en 2004, allait aboutir au prononcé de lourdes peines à l'encontre des dirigeants d'Elf.
Bien que protégé par l'immunité accordée aux chefs d'Etat, M. Bongo avait multiplié les pressions sur l'Elysée pour tenter d'enrayer une enquête qui étalait au grand jour de multiples opérations financières suspectes.


Cependant, le président gabonais a régulièrement été cité comme l'un des bénéficiaires des détournements de fonds publics (305 millions d'euros) reprochés aux prévenus. L'affaire a aussi éclairé le fonctionnement des réseaux africains d'Elf animés par André Tarallo, le "M. Afrique" de la compagnie pétrolière simultanément président d'Elf-Gabon et conseiller du président Bongo.

Tout au long de la procédure, M. Tarallo s'était abrité derrière Omar Bongo en affirmant qu'il n'était que son "mandant", désignant ainsi le président gabonais comme le véritable propriétaire des biens financés par les détournements.


Cette défense, sans conséquences judiciaires pour M. Bongo, protégé par son immunité, avait fini par ulcérer l'intéressé. "Le parapluie Bongo, à force de servir, a fini par se trouer. Et Tarallo est trempé maintenant", avait-il déclaré, en constatant que M. Tarallo n'avait pas convaincu les juges.

Prenant au mot son ancien conseiller, Omar Bongo avait demandé en 2007 à récupérer un appartement du quai d'Orsay (Paris-7e) et une somptueuse villa corse. Cette prétention, que les autorités françaises hésitaient à contrarier pour ne pas froisser l'allié de Libreville, se heurtait aux intérêts du fisc français. L'administration comptait en effet sur la vente de ces biens pour percevoir les énormes amendes pénales (2 millions d'euros) auxquelles M. Tarallo a été condamné et qu'il n'a pas acquittées.


L'affaire Francesco Smalto.
En pleine campagne présidentielle de 1995, alors que s'opposaient Jacques Chirac et Edouard Balladur, le couturier Francesco Smalto fut jugé à Paris pour avoir procuré à Omar Bongo des call-girls accompagnant la livraison de costumes, pour un montant de 3 millions de francs par an.


"On s'était aperçu qu'une présence féminine facilitait les commandes"
, devait déclarer M. Smalto lors du procès, où il fut condamné pour "proxénétisme aggravé". Le dossier devint une affaire d'Etat lorsque la présidence gabonaise dénonça une "ignoble" agression "par la droite française", liée à la présidentielle. Le Gabon rappela son ambassadeur à Paris.


Dans un livre d'entretiens publié en 2001 (Blanc comme Nègre, Grasset), Omar Bongo affirme que cette affaire, et les fausses rumeurs sur sa séropositivité qui l'avaient accompagnée, avait été montée en épingle par l'"entourage" d'Edouard Balladur. Implicitement, le président suggérait l'hypothèse d'une vengeance de M. Balladur destinée à sanctionner son choix en faveur de Jacques Chirac.

L'affaire "Noir silence". En 2000, Omar Bongo s'est estimé offensé par le contenu du livre Noir silence. Qui arrêtera la Françafrique ?, de François-Xavier Verschave, qui le traitait de "dictateur criminel, corrompu et mafieux".


Aux côtés des présidents tchadien, Idriss Déby, et congolais, Denis Sassou-Nguesso, M. Bongo a porté plainte à Paris pour "offense à chef d'Etat étranger", un délit dérivé du "crime de lèse-majesté" de l'ancien régime et maintenu au nom des "bonnes relations diplomatiques".


Les trois plaignants ont été déboutés par une décision de principe. Le tribunal a en effet estimé que le délit reproché était contraire à la liberté d'expression reconnue par la Convention européenne des droits de l'homme. Conséquence indirecte de ce procès, le délit d'"offense à chef d'Etat étranger" fut supprimé en 2004.


L'affaire des "biens mal acquis".
"La France peut-elle rester une terre d'asile pour l'argent volé aux Africains ?" En pleine campagne présidentielle française, trois associations – dont Sherpa et Survie – ont porté plainte en mars 2007 à Paris pour soulever cette question. Sur la base d'un rapport du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) recensant les avoirs détournés par plusieurs chefs d'Etat, elles ont accusé Omar Bongo et quatre autres présidents africains de "recel de détournement d'argent public".


Contre toute attente, le parquet de Paris, au lieu de classer la plainte, a ouvert une enquête préliminaire en juin 2007. Cette décision, intervenue au moment de l'élection de Nicolas Sarkozy, avait été interprétée comme symbolique d'un désir de rupture avec la "Françafrique".


L'enquête de l'Office central de répression de la grande délinquance financière, révélée par Le Monde en février 2008, dresse l'inventaire impressionnant des biens possédés en France par ces chefs d'Etat et leur famille. Au total, 33 biens immobiliers (appartements, maisons, hôtel particulier) situés dans des quartiers cossus appartiennent à Bongo ou à ses proches. Le président gabonais est titulaire de onze comptes et ses proches sont à la tête d'une considérable flotte de voitures de luxe dont certaines ont été financées par la "paierie du Gabon en France".


Cette première plainte ayant été finalement "classée sans suite" en novembre 2007, une deuxième, assortie d'une constitution de partie civile, a été déposée en décembre 2008 par l'organisation non gouvernementale (ONG) Transparence International France, par Sherpa, ainsi que par un contribuable gabonais, Gregory Ngbwa Mintsa. Ce dernier a été interpellé et incarcéré au Gabon pendant douze jours à la fin de 2008 tandis qu'Omar Bongo dénonçait une "campagne de calomnies" contre le Gabon.


Le 5 mai, la doyenne des juges d'instruction du pôle financier de Paris a jugé recevable la deuxième plainte, permettant l'ouverture d'une information judiciaire. Dès le surlendemain, le parquet a fait appel de cette décision qualifiée d'"historique" par les plaignants en ce qu'elle reconnaît pour la première fois l'"intérêt à agir" en justice contre des chefs d'Etat, d'une ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption.

 

Philippe Bernard


Article paru dans l'édition du 10.06.09


Réaction d’uninternaute


Olivier J. :
Impressionnant article sur une partie des malversations, escroqueries, détournements de fonds publics, menaces en tout genre de cette crapule de Bongo, et son allié familial Sassou. Hélas, il ne s’agit pas seulement de lui, mais de tout un pan de la prétendue honnête classe politique française, qui a largement bénéficié des cadeaux africains. Pendant ce temps, l’armée française appuyait ses alliés pour la reconquête du pouvoir au Congo en 1997. Mais qui a encore une conscience dans ce pays ?  

 

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 11:16



Paris (Associated Press) 9/6/09 - "On ne va pas pleurer sur une crapule de plus qui disparaît de la planète", a déclaré le député Vert Noël Mamère, au lendemain de l'annonce du décès du président gabonais Omar Bongo.


"Tous ceux qui sont attachés à la démocratie ne pleureront pas la mort du président Bongo",
a déclaré M. Mamère, dans une interview diffusée mardi sur France Inter. "C'était le symbole de tout ce que nous dénonçons depuis 30 ans, c'est-à-dire la Françafrique, ces relations incestueuses, mafieuses entre quelques gouvernements africains et la France, de gauche comme de droite d'ailleurs".

"Et Bongo faisait partie de ces gens qui étaient installés au pouvoir depuis très très longtemps, soutenus continûment par la France et qui détournaient l'argent de leur peuple", a-t-il ajouté. "C'est un pan de l'histoire de la Françafrique qui s'effondre".



AP

 
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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 02:41



  Joseph Kony de la LRA
 


APA-Kinshasa (RDCongo)
2009-06-03 20:50:15 - Cinq centrafricains, anciens combattants dans la rébellion ougandaise de l'armée de résistance du Seigneur (LRA), ont été remis mardi à Bangui, au Bureau des Nations unies en Centrafrique (BUNOCA) par la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC), a appris APA mercredi de source sure.

 

Selon le porte-parole de la MONUC, Madnodje Mounoubai qui a confirmé la nouvelle au cours d'une conférence de presse, les cinq anciens de la LRA arrivés le même jour dans la capitale centrafricaine ont été officiellement remis au BUNOCA.


A leur arrivée à Bangui, ils étaient accompagnés par deux fonctionnaires du programme Désarmement, démobilisation, rapatriement, réinsertion et réinstallation (DDRRR) de la MONUC.

Du 14 décembre 2008 à mi-mars, les rebelles de la LRA ont fait l'objet d'une opération de traque menée dans la province Orientale (Nord-Est de la RDC) conjointement par les armées de la RDC, de l'Ouganda et du Sud-Soudan et qui aurait permis de réduire à près de 90 % la capacité de résistance de ces rebelles ougandais, selon le commandement conjoint des trois armées.

Depuis mi-mars coïncidant avec le rapatriement des troupes étrangères, la traque des FDLR se poursuit avec la seule armée congolaise, les FARDC (Forces armées de la RDC) appuyées par la MONUC.


Des Congolais sont souvent enrôlés de force pour combattre aux côtés de la LRA.

En réaction à ces attaques, la LRA a souvent mené des actions de représailles contre les populations civiles du Nord-Est de la RDC où ils auraient tué près de 1000 personnes depuis décembre dernier.__._,_.___

 

NDLR : Il y a lieu de dire ici pour le déplorer que les autorités de Bangui n'ont jamais fourni quelque effort que ce soit pour lutter réellement contre les bandits de la rébellion de la LRA du criminel Joseph Kony. Même lorsque l'Ouganda avait décidé de concert avec les autorités de Kinshasa de lancer une grande offensive terrestre contre la LRA fin 2008, seul l'Ouganda a cru bon solliciter à la France, une couverture et un appui aériens. Une telle idée n'a même pas effleuré l'esprit des pseudos dirigeants de Bangui qui demeurent totalement insensibles aux fréquentes exactions criminelles des troupes de Joseph Kony qui font pourtant régulièrement des incursions en territoire centrafricain dans la région d'Obo, tuant ou enlevant souvent des jeunes filles et  jeunes gens pour en faire des esclaves sexuels et autres. 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 00:10




INVITATION

 

REUNION CONSTITUTIVE DU COMITE VERITE ET JUSTICE

POUR MAITRE GOUNGAYE WANFIYO NGANATOUWA

 

 

 

Madame, Monsieur

Cher(e) ami(e)

 

Nous avons le plaisir de vous convier à la réunion en vue de la constitution du Comité Vérité et Justice pour Maître GOUNGAYE WANFIYO NGANATOUWA.

 

Cette réunion aura lieu :

 

le 20 juin 2009 de 10h00 à 14h00 

au Restaurant SEYWA

4, Rue CONDORCET – 38000 Grenoble (France)

 

Pour une meilleure organisation, nous vous serons très reconnaissant de confirmer votre participation à la réunion par retour de mail ou par téléphone (voir contacts ci-dessous) de préférence, avant le 13 juin 2009.

 

Comptant beaucoup sur votre présence effective,

 

Veuillez accepter l'expression de nos sentiments les meilleurs ainsi que notre amitié.

 

 

Contacts

 

- Moala GOUNGAYE

Téléphone : 04 76 40 00 39 ou 06 19 50 20 86

Mail : moala03@hotmail.fr

 

- Julien POUKO

Téléphone : 06 82 31 35 08

Mail : julien.pouko@sfr.fr

 

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 22:28




lundi, 25 mai 2009


1 an déjà ! Jean-Pierre Bemba vient de commémorer le premier anniversaire de son incarcération par la Cour pénale Internationale (CPI) de La Haye. Accusé d'avoir diligenté une campagne de tortures, de meurtres et de viols massifs en République Centrafricaine. Depuis, Jean-Pierre Bemba rejette en bloc les accusations de la CPI. Retour sur 1 an d'incarcération.


Les procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) accusent l'ancien chef de guerre et ex-vice-président congolais Jean-Pierre Bemba d'avoir ordonné des viols en série en République centrafricaine pour terroriser des civils. L'ancien chef rebelle, arrêté en mai 2008 en Belgique en vertu d'un mandat de la CPI, encourt cinq chefs d'inculpation pour crimes contre l'humanité et cinq autres pour crimes de guerre commis en Centrafrique en 2002 et 2003.


Il est accusé d'avoir mené, à la tête de rebelles de la République démocratique du Congo (RDC), une campagne d'exactions marquée par des tortures, des meurtres et des viols massifs dans la République centrafricaine voisine. Les accusations qui le visent portent sur la période 2002-2003, durant laquelle Ange-Félix Patassé, alors président de la République centrafricaine, avait demandé au Mouvement de libération congolais (MLC) de Bemba d'écraser des tentatives de coups d'Etat dans son pays.


Pour l'accusation, les combattants de Bemba avaient reçu pour instructions de "traumatiser et terroriser" la population pour l'empêcher de soutenir la moindre résistance au gouvernement de Patassé.


Karim Asad Ahmad Khan, avocat de la défense, a rejeté les accusations portées contre Jean-Pierre Bemba en faisant valoir qu'il ne pouvait être tenu responsable de crimes commis par ses soldats parce que ceux-ci étaient placés sous "le commandement et le contrôle" du gouvernement de Patassé. "Les uniformes, la nourriture et l'argent, tout cela était fourni aux soldats du MLC, non par les autorités de la RDC, non par M. Bemba (...), mais par le chef d'Etat de la République centrafricaine", explique son avocat, ajoutant que l'accusation n'avait pas pu établir d'intentions criminelles imputables à l'accusé.

Jean-Pierre Bemba espère un non-lieu fin juin.



F. Mwamba et J. Bemba : l’Opposition républicaine de la sagaie ?


Digital Congo Kinshasa, 25/05/2009 / Politique


La commémoration, le week-end dernier du premier anniversaire de l’incarcération de Jean-Pierre Bemba dans les installations de la Cour pénale internationale à La Haye a donné lieu, samedi 23 mai à Kinshasa, à une matinée politique organisée à cet effet par les dirigeants de son parti, le Mouvement de libération du Congo.

Que les partisans du « Chairman » aient pensé que la conjoncture se prêtait à une manifestation de témoignage de leur solidarité et d’adresse de vœux en vue de sa relaxation, il ne serait à  personne, même pas au pouvoir en place l’idée de leur en refuser ce droit. Les deux orateurs du jour, en l’occurrence François Mwamba Tshisimbi et Jeannot Bemba Saolona ayant dernièrement visite au détenu de La Haye, on comprend pourquoi l’assistance a été particulièrement nombreuse. Et, dans les rangs des invités, un parterre de leaders de l’Opposition de tous bords et de tous poils : les JB Bomanza, Eméry Okundji, JC. Mvuemba, R. Lumbala, Lisanga Bonganga – sauf erreur de notre part, nous ne garantissons pas la présence effective de toutes les pointures de l’Opposition – et autres à cette manifestation.

Seulement voilà : comme il fallait s’y attendre et le craindre, la manifestation a tourné en une messe noire et les deux concélébrant ne se sont pas fait faute de viriliser leur discours en glissant sans transition dans une diatribe particulièrement acrimonieuse et pour le moins inattendue contre le pouvoir. La démagogie et l’intox ont fait un retour occasionnel samedi à cette rencontre politique du Mlc.

En effet, plutôt que d’éclairer la lanterne de leurs militants sur l’ensemble des problèmes et des questions qui entourent l’incarcération de Jean-Pierre Bemba, dont entre autres la complexité et la lourdeur de la machine administrative de la Cpi, l’un et l’autre intervenants à cette rencontre politique des militants et des sympathisants du Mlc ont décoché des flèches empoisonnées sur le gouvernement en place qu’ils ont accusé de tous les péchés d’Israël.

Le gouvernement a fossoyé l’économie du pays, le peuple congolais connaît une situation de paupérisation tellement catastrophique qu’il doit utiliser de tous les moyens légaux pour se sortir de cette calamité, et patati et patata ! Très monté, François Mwamba a même imprudemment fait allusion au passé militaire de son mouvement dont il a dit qu’il n’a déposé les armes qu’à contre-cœur en 2002, parce qu’ « on nous l’a demandé » avant d’aller au Dialogue inter congolais !  dixit le secrétaire général du Mlc .

 « Qui » a demandé au Mlc de déposer les armes alors que  ses troupes se dirigeaient sans doute victorieusement vers Kinshasa  pour  prendre le pouvoir ? Dommage que le secrétaire général du Mlc ait subitement compris l’énormité des propos séditieux qui venaient de sortir de sa bouche. Aussi, s’est-il, pour la suite de la harangue gardé de franchir le Rubicon, tout satisfait dans son fors intérieur d’avoir réussi à tenir en éveil l’ardeur belliqueuse qui nourrit le militantisme de ses hommes. A n’en pas douter, ceux-ci sont souvenus, nous ne pouvons que le penser en nous plaçant dans la logique des propos de François Mwamba, des démonstrations de force faites dans la capitale par leurs hommes.

Le 27 juillet 2006, alors qu’il rentrait à Kinshasa pour tenir son dernier meeting électoral à la veille de l’organisation du premier tour de la présidentielle, le « chairman » a plutôt poussé ses militants à faire une démonstration de force qui a tourné au drame. Le ministère de la Jeunesse et des Sports situé sur le Boulevard Sendwe à un doigt du stade Tata Raphaël où s’est tenu le meeting de JP Bemba a été mis à sac, et les femmes et filles y travaillant soumises à des traitements les plus dégradants. Même scénario le même jour et au moment à proximité de là, au siège de l’Eglise Armée de l’Eternel du pasteur Sony Kafuta Rockman. La rivière Kalamu qui borde le site du culte a même servi de lieu de supplice pour un agent de police contre lequel la horde des militants du Mlc s’est défoulée. Le malheureux qui s’était jeté dans la rivière pour échapper à ses bourreaux a été achevé à coups de grosses pierres !

Deux mis plus tard, alors que les hauts magistrats de la République siégeaient à la Cour suprême de justice pour examiner la requête introduite par Jean-Pierre Bemba en contestation des résultats du second tour de la présidentielle, les mêmes militants du Mlc ont encerclé les lieux qu’ils ont pillés de fond en comble avant de les incendier. Les magistrats n’ont eu leur salut qu’en prenant la poudre d’escampette, tandis que six agents de police appréhendés par les hommes du Mlc surexcités ont été exécutés sommairement.

Ce n’est pas tout. D’autres événements tout aussi dramatiques sont survenus les 22 et 23 mars 2007. Alors que l’Etat-major général des Forces armées de la Rdc lui intima l’ultimatum de reverser dans l’armée régulière tous les éléments de sa garde rapprochée estimée à plus de 2.000 hommes parqués dans ses résidences, pour ne se contenter que de la dizaine de policiers prévus pour la sécurité de chacun des quatre Vice-présidents de la République, le « chairman » avait refusé de se soumettre à cet ultimatum. On en connaît la suite. Deux jours durant, Kinshasa avait vécu les affres d’une situation de guerre que les habitants de la capitale ne sont pas prêts d’oublier, ni de voir se répéter.

Ce n’est qu’avec l’installation des institutions issues des élections démocratiques que la paix a refait surface, et que les esprits se sont mis à s’apaiser.

 Mais bien qu’il ne soit pas bon de le souligner, l’élément catalyseur de cette paix reste incontestablement la tournure prise par le dossier ouvert par le gouvernement centrafricain à charge du « chairman » auprès de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre commis par les soldats du Mlc en République de Centrafrique en 2002 partis à la rescousse du président centrafricain d’alors Ange-Félix Patassé et à son invitation.

C’est donc en exécution de cette plainte que Jean-Pierre Bemba avait été « mappé » par la Cpi et mis au frais, en attendant que soit fixée la date du procès. Et c’est donc cet anniversaire qui a donné à son paternel et à François Mwamba l’occasion de se livrer samedi dernier aux écarts d’un langage qui rappelle les douloureux événements dans lesquels s’étaient illustrés leurs hommes de troupe aussi bien à Kinshasa que dans la capitale centrafricaine.

Les harangues dont les deux orateurs de samedi ont abreuvé leurs militants samedi à l’occasion de l’anniversaire de l’incarcération du « chairman » montrent à l’évidence que l’Opposition républicaine par la sagaie sont à notre avis les termes qui illustrent le mieux le comportement de François Mwamba, lui qui se complait à dire que depuis qu’il est devenu parti politique, le Mlc entend faire une Opposition républicaine et apportant sa pierre de contribution à la construction de l’édifice. Mais comment peut-on concilier ces propos et ceux qu’il tient en dehors du Parlement ?

Incapable de résoudre cette contradiction, il ne nous reste plus qu’à nous contenter d’observer avec intérêt la dernière défection survenue au sein du brain-trust idéologique du Mlc avec le départ en douceur de Philippe Masegabio Zanzu. Brillant cerveau et l’un des cadres les plus en vue du Mlc, Masegabion a pris ses distances vis-à-vis de l’appareil du parti. Pour quelle raison ? Pour l’instant, bornons-nous de constater les faits, sans chercher à en connaître les mobiles, ce qui risquerait de nous mener jusque vers la découverte du sexe des anges.


Hamza/MMC

 

 

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 00:48

 


Le Conseil de sécurité a été exhorté à rejeter la demande du président visant à interrompre les enquêtes de la Cour dans son pays.


Par Katy Glassborow à La Haye et Mélanie Gouby à Londres (AR No. 197, 16-Jan-09)


Il est probable que le président de la République centrafricaine, RCA, François Bozizé ait suivi l’audience de confirmation des charges contre Jean-Pierre Bemba qui a eu lieu cette semaine à la Cour pénale internationale, CPI, avec un sentiment de réussite – mais aussi d’anxiété.

Bozizé a eu ce qu’il voulait – un de ses anciens ennemis est en procès à La Haye, accusé de crimes présumés à l’époque du renversement par Bozizé de l’ancien président du pays Ange-Félix Patassé.

Cependant, l’été dernier, Bozizé, craignant apparemment que la CPI puisse aussi lancer une procédure contre lui, a demandé au Conseil de sécurité des Nations Unies, CSNU, d’interrompre les enquêtes de la Cour qui avaient lieu dans le pays.


Dans une lettre datée d’août 2008, Bozizé, autrefois chef des armées, appelait le CSNU à déclarer les tribunaux de RCA compétents pour juger tout crime de guerre commis sur le territoire du pays depuis la fin du coup de 2003 au cours duquel il avait pris le pouvoir. La CPI est capable d’intervenir uniquement pour poursuivre les violations du droit international si un pays est dans l’incapacité ou n’a pas la volonté de le faire lui-même.


Mais des groupes locaux de défense des droits de l’Homme ont indiqué que le pays n’a pas la capacité de juger des crimes de guerre ou crimes contre l’humanité. Ils avertissent que la requête de Bozizé semble être ni plus ni moins qu’une tentative d’échapper à la justice pour les crimes commis par des troupes sous son commandement.


“Bozizé…a ce qu’il voulait – Jean-Pierre Bemba devant la Cour – et il pense qu’il pourrait peut-être avoir Patassé. Mais il ne veut pas que lui-même ou ses alliés soient jugés,”
a indiqué Marceau Sivieude de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme, FIDH.

En 2004, Bozizé avait demandé à la CPI d’enquêter sur des crimes prétendument commis par les alliés de Bemba et Patassé avant et pendant le renversement.

Son renvoi fut approuvé par la Cour de Cassation, la plus haute instance judiciaire du pays, qui a indiqué que le système judiciaire national était incapable de mener les procédures complexes nécessaires pour enquêter sur les crimes de guerre et les poursuivre.

En mai de l’année dernière, Bemba, ancien vice-président de la République démocratique du Congo, RDC, a été inculpé pour des crimes commis en RCA voisine entre 2002 et 2003. Les Procureurs de la CPI indiquent que son Mouvement pour la libération du Congo, MLC, aurait aidé Patassé à essayer d’étouffer le soulèvement contre lui – et aurait eu recours au viol, à la torture et semé la terreur parmi les civils pour ce faire.

Jusqu’à présent, Bemba est la seule personne inculpée pour des atrocités dans le pays, mais les enquêtes de la Cour continuent et d’autres actes d’accusation sont attendus.

LES ENQUÊTES DE LA COUR CONTINUENT EN RCA
 

Bien que les Procureurs de la CPI ne soient pas désireux de donner des détails au sujet des enquêtes en cours, les experts pensent qu’ils sont actuellement en train d’étudier des rapports faisant état d’atrocités qui auraient été commises par les troupes gouvernementales qui luttent contre un mouvement de révolte dans le nord du pays depuis 2005. Le conflit a éclaté parce que des rebelles ont accusé le gouvernement de négliger cette région tombée dans l’anarchie, qui manque de routes, d’écoles et de centres de soins.


“Nous savons qu’un grand nombre de violations des droits de l’Homme ont été commises par l’armée contre les rebelles, ou des gens perçus comme rebelles, dans des prisons ou centres de détention. Nombreux sont ceux qui sont détenus de manière arbitraire, torturés et maltraités,”
a indiqué Sivieude à l’IWPR.

“Il y a de nombreuses autres violations commises par l’armée qui ont été documentées dans des rapports par le BONUCA [mission de l’ONU en RCA].”


Godfrey Byaruhanga
d’Amnesty International, AI, a indiqué que le gouvernement craint d’être tenu responsable de ces crimes si les enquêtes de la CPI continuent.

“Nombre des personnes susceptibles d’être poursuivies sont des dirigeants au sein du gouvernement et des forces de sécurité,” a-t-il dit.


Erick Kpakpo
, coordinateur de l’Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse, OCODEFAD, a indiqué que Bozizé avait réalisé qu’il s’était exposé en invitant la CPI à enquêter sur les crimes commis en RCA.

“Il a pris une tronçonneuse, et il a coupé la branche sur laquelle il était assis. Il pourrait tomber maintenant,” a-t-il dit.


L’appel de Bozizé au CSNU visant à mettre fin aux activités de la CPI dans le pays est intervenu juste deux mois après que le chef de la CPI Luis Moreno-Ocampo lui ait écrit, demandant que les actes de violence continus dans le nord de la RCA fassent l’objet d’une attention particulière.

Le CSNU peut suspendre les procédures de la CPI en lien avec une situation particulière pour une durée d’un an maximum.


Le président du Soudan Omar al-Bashir – le premier chef d’État a avoir été accusé de crimes de guerre par les Procureurs de la CPI – a cherché à obtenir ce délai par rapport à la région agitée du Darfour, réclamant qu’une chance soit donnée aux efforts de paix avant qu’un mandat d’arrêt contre lui ne soit délivré.


Des avocats de RCA, activistes des droits de l’homme et journalistes indiquent que l’annonce par Moreno-Ocampo en juillet 2008 qu’il avait prévu de demander aux juges de la CPI d’inculper Al-Bashir a fait peur à Bozizé, dans la mesure où cela a clairement démontré qu’un président n’était pas à l’abri de poursuites.


Dans sa lettre envoyée au CSNU le mois suivant, Bozizé a indiqué qu’en 2004, il avait demandé à la CPI d’étudier les crimes commis à l’époque du changement de régime et souligné que les tribunaux de RCA avaient été déclarés inaptes à juger des évènements qui avaient eu lieu par la suite.


Employant des arguments utilisés par Al-Bashir, Bozizé a soutenu que les appels de Moreno-Ocampo à ce qu’une attention particulière soit portée à la violence en cours allaient mettre en danger l’Accord de paix global, APG – signé en juin 2008 entre le gouvernement et les mouvements rebelles – si les combattants étaient par la suite arrêtés.


 
Il a également dit que les lois d’amnistie mises en place par l’APG avaient mis fin à des différends entre le gouvernement et les rebelles, permettant aux autorités de tourner “une nouvelle page dans l’intérêt de la réconciliation nationale et de la paix”.


LES AMNISTIES DU GOUVERNEMENT IGNORENT LES DROITS DES VICTIMES

Alors que des amnisties ont été prévues pour Patassé et les chefs rebelles pour des crimes commis pendant et après le coup, des experts indiquent qu’elles ne s’étendent pas aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Les activistes des droits de l’Homme indiquent qu’en délivrant des amnisties, le gouvernement n’a pas abordé la question du droit des victimes à obtenir justice pour les crimes commis contre elles.

“Les amnisties ont déroulé le tapis rouge pour les criminels,” a indiqué l’avocat des droits de l’Homme de RCA, Mathias Morouba, qui travaille avec des victimes du conflit.

Renner Onana, chef de la section des droits de l’Homme au sein du BONUCA, a indiqué que les lois d’amnistie n’avaient pas permis d’aborder la question de la justice pour les crimes de guerre.

“Soit vous allez devant la CPI pour poursuivre ces crimes, ou vous construisez un système de justice transitionnelle. Vous ne pouvez pas dire que l’amnistie couvre tout. Elle doit être soutenue par un mécanisme de justice – soit un mécanisme de justice internationale comme la CPI ou un mécanisme de justice nationale,” a indiqué Onana.


Morouba doute également de la volonté affichée de Bozizé de juger les suspects en RCA, indiquant que s’il voulait convaincre le CSNU que les tribunaux de ce pays sont capable de le faire, les enquêtes et les poursuites auraient déjà du commencer à le démontrer.

“A ma connaissance, rien n’a encore été initié,” a-t-il dit.

“Je crains que [la lettre de Bozizé] n’ait pour objectif de satisfaire les criminels et de promouvoir l’impunité. Je crains qu’il ne s’agisse alors d’un travesti de justice – nous allons prétendre poursuivre et juger les gens, mais ils seront de retour dans les rangs des milices le jour suivant.”
 

TRIBUNAUX MILITAIRES INADAPTÉS


Actuellement, les soldats suspectés d’avoir commis des atrocités peuvent être jugés par les tribunaux militaires.

 Au fil des années, Bozizé a déclaré que ceux qui étaient responsables des crimes dans le nord – y compris les troupes de l’armée – seraient soumis à cette forme de justice.


Mais la FIDH indique que le tribunal – qui, en raison d’un manque de moyens, siège uniquement quelques fois par an – a principalement jugé des délits, tels que le vol, plutôt que des crimes graves.

Lorsque vous envisagez les crimes qui sont prétendument encore en train d’être commis par l’armée dans le nord – y compris les exécutions sommaires et les pillages – les poursuites qui ont eu lieu jusqu’à présent sont mineures en comparaison, a indiqué Sivieude.

Lors d’un récent voyage en RCA, un représentant de la FIDH a demandé au Procureur du tribunal militaire pourquoi les membres de la garde présidentielle n’avaient pas été inculpés pour les crimes présumés.

“Le Procureur a indiqué qu’il avait fait des annonces à la radio appelant les victimes à témoigner pour qu’il puisse ouvrir une enquête, mais aucune victime ne s’est manifestée ….alors le Procureur n’a jamais ouvert d’enquête,” a indiqué Sivieude.


PAS DE CAPACITÉ POUR JUGER LES CRIMES DE GUERRE
 

Entre temps, certains observateurs indiquent que les tribunaux nationaux du pays ne sont pas capables de poursuivre les personnes suspectées d’avoir commis des atrocités, parce que le gouvernement n’a toujours pas passé de loi relativement aux crimes de guerre.

“Etant donné que [ces] lois ne sont pas intégrées dans notre législation nationale, comment le système judiciaire peut-il avoir la compétence pour juger de tels crimes du jour au lendemain? Ce n’est pas possible,” a indiqué Marie-Edith Douzima-Lawson, qui coordonne un réseau d’ONG de défense des droits de l’Homme en RCA et représente aussi les victimes dans le procès Bemba à la CPI.


En raison d’un manque apparent de volonté politique, un projet de loi relative aux crimes de guerre qui est en attente devant le ministère de la justice depuis 2006, n’a pas encore été discuté par le cabinet.

Jean-Serge Bokassa, membre du Parlement de RCA et fils de l’ancien dictateur Jean-Bedel Bokassa, a indiqué qu’il reconnaissait l’importance d’insérer la législation sur les crimes de guerre dans les codes.
 

Un obstacle supplémentaire à la poursuite des crimes de guerre sur le plan national qui a été cité est l’état du système judiciaire national, particulièrement dans le nord agité où l’infrastructure est en ruines.

 “Dans le nord, les tribunaux ne peuvent pas fonctionner parce qu’ils ont été mal entretenus. Même à la meilleure époque, ils ne marchaient pas bien de toute façon, et plusieurs années de conflit ont détruit le peu qu’il restait,” a indiqué Byaruhanga.

“Les magistrats ont été mutés ou écartés ou ont fui ces zones pour leur propre sécurité.”


SYSTEME JUDICIAIRE RONGÉ PAR LA CORRUPTION


Le BONUCA, qui travaille avec le projet de développement de l’ONU, PNUD, à l’amélioration du système judiciaire de la RCA, cite la corruption endémique comme un autre problème frappant les tribunaux du pays.

Selon la mission de l’ONU, les politiciens interviennent dans le système judiciaire du pays, et il est de notoriété publique que le ministre de la justice interfère dans les procédures, en arrêtant des gens et en demandant expressément à ce que certains jugement ne soient pas passés.

“Le système judiciaire…est indépendant sur le papier mais en pratique, [il] doit souffrir des souhaits de l’exécutif. Il y a des gens au pouvoir qui ont commis des crimes et ne sont pas inquiétés. Ils ont un parapluie, ils sont protégés,” a indiqué Kpakpo.

Lambert Zokoezo, qui a travaillé comme juge pendant 12 ans, et est maintenant président de l’Organisation centrafricaine des droits de l’Homme, OCDH, a déclaré que les juges font souvent l’objet d’intimidations, “Si un juge regarde une affaire de trop près, il peut être menacé.”

Prospert Yaka Maide, journaliste de l’Agence Centrafrique Presse, pense également que l’intimidation est un sérieux problème dans le système judiciaire de la RCA.

Il explique que les avocats sont menacés par la garde présidentielle – qui est prétendument là pour protéger à la fois le président et les juges du pays – et sont aussi menacés de perdre leur emploi.

“[Les juges et les groupes d’avocats] envoient régulièrement des déclarations à la presse dénonçant de tels abus,” a-t-il dit.


Le BONUCA tout comme le PNUD reconnaissent ces problèmes et consacrent des fonds à reconstruire le système judiciaire de la RCA. Dans une initiative lancée ce mois-ci, les organisations vont surveiller les tribunaux, organiser des formations, et reconstruire les infrastructures qui sont tombées en ruines après des années d’abandon.


Sébastien Gouraud de l’Unité État de droit du PNUD a indiqué que le projet prévoyait la construction de salles d’audience, d’installations pour les archives, et le développement des casiers judiciaires pour les rendre accessibles à d’autres autorités telles que la police.

LES AUTEURS DE CRIMES DOIVENT ÊTRE TENUS RESPONSABLES
 

Entre-temps, des avocats et groupes de défense des droits de l’Homme demandent que la CPI continue ses enquêtes dans leur pays pour traduire les auteurs de crimes de guerre en justice.

“Les victimes marginalisées attendent que la CPI leur rende justice,” a indiqué Morouba.

Goungaye Wanfiyo*, président de la ligue centrafricaine des droits de l’Homme, a déclaré que la communauté internationale devait ignorer l’appel de Bozizé à bloquer les activités de la Cour et a exhorté la Cour à poursuivre ses enquêtes.

 Il a averti que si la CPI se retirait de RCA, les conséquences pourraient être dévastatrices.

“Si [la Cour] part, les gens vont perdre foi en la paix. Ils voient l’impact de la CPI parce que les dirigeants ont peur,” a-t-il dit.

“C’est encore une période troublée ici, il y a des tensions et si les gens ne sont pas protégés, si les rebelles et les factions voient qu’elles peuvent agir en toute impunité, cela va aller vraiment mal.”


L’IWPR a, à plusieurs reprises, approché le ministre de la justice de la RCA Monsieur Thierry Maleyombo, lors de l’audience de confirmation des charges contre Jean-Pierre Bemba à La Haye, pour des commentaires sur les affirmations faites dans cet article et les motifs ayant poussé Bozizé à demander à la CPI de suspendre les enquêtes dans son pays; la compétence du système judiciaire national ; et l’indépendance des juges.
 

Nous nous sommes vus à plusieurs reprises refuser notre demande d’interview, ou de détails par d’autres personnes au sein du ministère de la justice à Bangui qui auraient pu répondre à nos questions.

Cependant, l’IWPR a pu parler à Abakar Nyakanda, haut commissaire pour les droits de l’Homme en RCA, une institution soutenue par le gouvernement, au sujet de la requête de Bozizé. Nyakanda a indiqué que cela avait été fait dans l’intérêt du processus de paix.

“Il a demandé à la CPI de suspendre son travail, pour trouver un moyen pour sortir de la violence en cours. Je pense que la demande du président a du sens et la CPI aurait mis la paix en danger parce que le dialogue était basé sur les amnisties."


Concernant les allégations d’abus commis par les soldats dans le nord du pays, il a indiqué, “Nous sommes en temps de guerre – les droits de l’Homme sont quelque peu torpillés. Lorsque les gens se révoltent contre le pouvoir étatique, il doit répondre. Les forces étatiques ne font que se défendre. Ce sont les rebelles qui attaquent."


Katy Glassborow est reporter de justice internationale à La Haye. Mélanie Gouby est stagiaire auprès de l’IWPR à Londres.


* le 27 décembre, quelques jours à peine après avoir parlé à l’IWPR dans le cadre de ce rapport, Goungaye Wanfiyo a été tué lorsque la voiture qu’il conduisait a été percutée par un camion.

Goungaye devait représenter les victimes de RCA lors de l’audience de confirmation des charges contre Bemba cette semaine.

La présidence française de l’Union européenne avait alors indiqué que Goungaye était un “activiste courageux, dont le dévouement tenace pour la défense et la promotion des droits de l’Homme en République centrafricaine a été reconnu par tous.
 

“Il a notamment fait campagne en faveur de la justice pénale internationale pour les victimes de la violence par son soutien au travail de la CPI. Ce dévouement l’a également conduit à participer activement au forum sur le dialogue politique inclusif qui vient juste de se terminer à Bangui [capitale de la RCA].”


En raison de ses activités, Goungaye avait reçu des menaces de mort plusieurs fois, et avait également été arrêté il y a trois mois.

La FIDH, avec laquelle Goungaye était étroitement lié, a exigé une enquête impartiale et indépendante pour déterminer la cause exacte de sa mort.


“Goungaye Wanfiyo était un avocat d’une grande intégrité, quelqu’un qui travaillait [pour] une justice indépendante et équitable dans ce pays. La communauté des droits de l’Homme pleure la perte d’un défenseur irremplaçable des droits de l’Homme,”
a indiqué Sidiki Kaba de la FIDH.

 

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