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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 18:24




 


Source : (7sur7.cd 10/11/2009)



La Fédération internationale des droits humains jure ses grands dieux qu’à l’ouverture de son procès, le 27 avril 2010, Jean-Pierre Bemba Gombo ne sera pas seul dans le box des accusés. La Fédération Internationale des Droits de l’Homme, tient à voir d’autres suspects devant la Cour Pénale Internationale. La FIDH accule Ange-Félix Patassé, Abdoulaye Miskine et François Bozizé.


Le premier était le chef d’Etat élu à l’époque des faits. Le second, l’ancien chef de l’Unité de Sécurité Présidentielle, tandis que François Bozizé, actuel président de la République Centrafricaine, était le chef de la rébellion qui cherchait à renverser le pouvoir légitimement établi, avec l’appui de la France et du Tchad. De plus, la FIDH viserait d’autres cadres du Mouvement de Libération du Congo, MLC, qui ont activement participé aux opérations sur terrain en République Centrafricaine et dont certains ont été récupérés dans le camp du Pouvoir de Kinshasa. La chambre préliminaire III de la CPI s’est engagée dans la voie de lancer des mandats d’arrêt contre toutes ces personnalités avant l’ouverture du procès le 27 avril 2010, indiquent certaines sources.


Cette démarche risque de compliquer davantage cette affaire à cause des procédures «alambiquées, complexes» de la CPI. De plus, par rapport aux charges, l’on devra accorder le temps nécessaire à l’examen de chaque incrimination: produire les preuves à charge et à décharge. C’est à ce niveau que l’on voudra voir s’afficher l’équité de la CPI, qui a semblé s’acharner sur Jean-Pierre Bemba. Pourtant, l’intervention des éléments du Mouvement de Libération du Congo, MLC, en Centrafrique, n’était pas un fait isolé.

 
Elle était couverte de l’appui de certains chefs d’Etat africains qui ont donné les moyens et la logistique, affirment les avocats de la défense. Selon des écrits de presse, le procureur de la CPI, Luis Moreno O’Campo, risque de buter à plusieurs obstacles dans la recherche de la manifestation de la vérité sur tout ce qui s’est passé à Bangui et sur le rôle joué par chacun. En Centrafrique, on le sait, les dirigeants de ce pays ont mis le cap vers la réconciliation nationale. C’est dans ce cadre qu’Ange-Félix Patassé a regagné Bangui après 6 mois d’exil. Et cet ancien président de la République a annoncé sa volonté de se porter candidat aux prochaines présidentielles.

 
Quant à Bozizé, il est Chef de l’Etat en fonction. Depuis la création de la CPI, cette instance n’a pas encore démontré sa capacité de poursuivre et de détenir un président de la République en exercice. Et l’on se demande comment l’on pourrait prendre le risque de déstabiliser le processus engagé en Centrafrique en inquiétant ses principaux protagonistes. Cette Centrafrique connue comme un pays fragile où les rébellions se présentent toujours comme des volcans en veilleuse.


Le dossier est d’autant plus malaisé que Jean-Pierre Bemba ne peut pas ne pas répondre des actes qui lui sont reprochés sans impliquer Ange-Félix Patassé lequel n’a jamais nié avoir demandé à son «fils» de lui porter secours face aux rebelles qui menaçaient un système démocratiquement élu. A Kinshasa, des membres du MLC chargent plutôt le Pouvoir en place d’avoir monté un «coup» contre l’ancien vice-Président de la République, en complicité avec les organisations de défense des droits de l’homme centrafricaines, soutenues par la FIDH. Tout le monde semble jouer sa crédibilité dans cette affaire : la CPI, dont beaucoup de pays hésitent encore à ratifier le Statut de Rome et objet de beaucoup de critiques de la part de bon nombre de chefs d’Etat africains ; la FIDH, dont l’implication dans le dossier ne donne pas suffisamment de preuves d’indépendance ; le Pouvoir de Kinshasa, qui n’a pas levé le petit doigt pour compatir aux malheurs de son sénateur et ex vice-président de la République, alors qu’il n’hésite pas à défier la communauté internationale par le refus de livrer un présumé criminel , Bosco Ntaganga, réclamé par la CPI. Qui vivra verra !



D. Baïta

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 13:08




09/11/2009 08:47:47 | Jeune Afrique | Par : Marianne Meunier

 

Détenu depuis un an et demi, l’ex-vice président du Congo et chef de guerre n’a toujours pas été jugé. La CPI ne veut rien négliger, son procès est aussi celui où se joue la crédibilité de la justice internationale.

De notre envoyée spéciale à La Haye et Bruxelles

Deux tours crénelées, des murailles de brique, un ciel toujours gris: devant la prison de Scheveningen, même la plus blanche des oies se sent coupable. La forteresse pourrait être le palais d’un dictateur paranoïaque. C’est la nouvelle maison de Jean-Pierre Bemba.

Depuis le 3 juillet 2008, le bouillonnant patron du Mouvement de libération du Congo (MLC) n’en a franchi les portes que pour deux raisons: des comparutions à la Cour pénale internationale (CPI), à quelques kilomètres de là, dans le centre de La Haye, et les obsèques de son père, Jeannot Bemba Saolona, en juillet 2009. Le reste de son temps – c’est-à-dire la majeure partie –, Jean-Pierre Bemba le passe entre ces murs fouettés par le vent du nord.

 La prison de Scheveningen a la réputation d’un bon hôtel: cellules individuelles, salles de sport, plateaux-repas – ou possibilité de cuisiner soi-même. Les visites sont autorisées et, tous les dimanches, Bemba passe quelques heures avec son épouse Liliane et leurs cinq enfants. Ils viennent en voiture de Rhode-Saint-Genèse, dans la banlieue de Bruxelles. Son épouse lui apporte des magazines – Le Point, L’Express, J.A., Gala –, son fils aîné, des DVD.

Richissime seigneur de l’Équateur pendant la deuxième guerre du Congo, à quelques centimètres de la victoire à la présidentielle de 2006 (Bemba a obtenu 42 % des voix au second tour), l’ex-vice-président (2003-2006) rêvait cependant d’un autre château.

Ses avocats et ses partisans parfois idolâtres le répètent: la bastille de Scheveningen n’est pas la dernière demeure de « Jean-Pierre ». Pour eux, les accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité sont farfelues. Et le dossier de Luis Moreno-Ocampo, le procureur de la CPI, un mille-feuille de mensonges. Les rebondissements du « feuilleton Bemba » les confortent. En juin, les juges retiraient trois chefs d’accusation de la liste. Actuellement, ils examinent la possibilité d’une mise en liberté provisoire. Détenu depuis un an et demi, Bemba n’a toujours pas été jugé… « Nous nous interrogeons sur l’implication des adversaires de Jean-Pierre Bemba pour l’empêcher de jouer un rôle de leader politique au Congo », en conclut Aimé Kilolo, l’un de ses avocats.

Du côté du procureur, l’analyse est bien différente. Normal que le procès n’ait pas commencé, répète-t-on. La CPI, créée en 1998, est encore un laboratoire. L’examen tatillon du dossier par les juges n’inquiète pas. Au contraire, ils sont, aux yeux du procureur, la marque de l’impartialité de la justice et ne rendront le procès et son issue que plus crédibles.

Comme dans les parties de ping-pong qui occupent Bemba dans sa prison, défense et accusation se renvoient toutes les balles. Un petit jeu inhérent à toute affaire judiciaire. Mais dans celle-ci se jouent la crédibilité de la justice internationale et la fin de l’impunité pour les puissants. Retour sur un casse-tête.

 Les crimes 2002-2003

En octobre 2002, le président centrafricain Ange-Félix Patassé affronte une rébellion menée par son ancien chef d’état-major, le général François Bozizé. Les troupes loyalistes ne font pas le poids. Bemba met 1500 hommes du MLC – les « Banyamulenge » – à disposition de Patassé, son allié. Ils quitteront la Centrafrique défaits, à la victoire de Bozizé, en mars 2003. Et laisseront derrière eux un massacre: des hommes, des femmes et des enfants ont été violés, torturés et tués, souvent en public; des maisons ont été dépouillées. Bangui et ses alentours sont traumatisés.

 Les débuts de l’enquête mai 2007-mai 2008

Saisi par la Centrafrique en 2004, Luis Moreno-Ocampo ouvre une enquête en mai 2007. S’appuyant sur des rapports de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), son équipe va chercher des témoignages de victimes à Bangui. D’ex- « insiders » – les membres du premier cercle de Bemba – parlent aussi. Leur identité, comme celle des victimes, est ultra-protégée.

Le dossier de Moreno-Ocampo s’épaissit. Certains passages sont accablants. Notamment les propos rapportés par le témoin 36, qui a entendu un commandant parler à ses hommes: « Vous n’avez pas de parent, vous n’avez pas d’épouse, vous allez là-bas et vous détruisez tout. C’est la guerre. […] Jean-Pierre Bemba vous a envoyés pour tuer et pas pour vous amuser. »

Au final, Moreno-Ocampo en est sûr: Bemba et Patassé ont ordonné à leurs soldats de terroriser les civils pour les dissuader de s’allier aux rebelles de Bozizé. Ils ont commis un massacre à grande échelle. Plus de 500 victimes sont concernées. Pour le procureur, il s’agit de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

 L’arrestation 24 mai 2008

Craignant pour sa sécurité après les affrontements entre ses hommes et ceux de la garde présidentielle de Joseph Kabila, Bemba quitte le Congo en avril 2007. Il se partage alors entre ses opulentes villas de Faro, au Portugal, et de Rhode-Saint-Genèse, en Belgique. Les deux États sont membres de la CPI, donc tenus de coopérer. Les services secrets locaux transmettent leurs informations à La Haye.

Au bureau du procureur, une petite cellule traque les faits et gestes de Bemba: les mouvements sur ses comptes bancaires et ceux de sa famille, ses voyages, aux États-Unis ou en France, ses rendez-vous, ses appels. Les limiers disposent d’une visibilité de deux semaines sur son emploi du temps. Lui se sait surveillé.

Il faut prouver deux choses aux juges pour qu’ils émettent un mandat d’arrêt: que le suspect risque de se soustraire à la justice et de porter atteinte aux témoins. Le 22 mai, une opportunité surgit pour le procureur: à La Haye, les enquêteurs ne voient plus clair dans l’agenda de Bemba. Va-t-il se rendre au Congo pour l’élection du porte-parole de l’opposition? Ou dans un État africain qui n’a pas signé le statut de Rome donnant naissance à la CPI, la Libye par exemple, soutien de Bemba pendant la rébellion? Le doute est suffisant pour convaincre les juges d’agir. Le 23 mai, dans le plus grand secret, ils émettent un mandat d’arrêt pour trois crimes de guerre et cinq crimes contre l’humanité.

Dès le lendemain, des policiers sonnent au portillon en bois de la villa de Rhode-Saint-Genèse, dans la banlieue de Bruxelles. À l’intérieur, Jean-Pierre Bemba, Liliane et deux de leurs cinq enfants se préparent pour retrouver Jeannot, le grand-père, et leurs trois autres enfants dans un restaurant italien. La petite soirée en famille tourne court.

À la nuit tombée, Bemba est embarqué. Il fera un premier séjour avec des détenus anonymes à la prison Saint-Gilles de Bruxelles, avant d’être transféré, le 3 juillet, à Scheveningen. Un pénitencier beaucoup plus « sélect »: là, les voisins de cellule de Jean-Pierre Bemba s’appellent Charles Taylor (l’ex-président du Liberia) ou Thomas Lubanga (chef de milice congolais). Dès lors, les partisans de Bemba s’interrogent. Pourquoi Patassé n’est-il pas arrêté lui aussi? Argument du procureur: il dispose d’un plus grand nombre de preuves contre le chef du MLC. La défense n’est toujours pas convaincue: pour Aimé Kilolo, la saisie de la CPI par Bangui et la non-arrestation de Patassé prouvent que « cette affaire est une cabale politico-judiciaire contre Jean-Pierre Bemba ».

 Audiences décisives

12-16 janvier 2009

Pour sa défense, le nouveau pensionnaire de Scheveningen a essayé de se constituer une équipe de choc: le Britannique Karim Khan, ancien défenseur de Charles Taylor, les Belges Aimé Kilolo (fils d’un ministre de la Fonction publique de Mobutu) et Pierre Legros, le Congolais Nkwebe Liriss. Lors de « conversations privilégiées » – des visites sans gardien – ou au téléphone, ils élaborent une stratégie avec leur client, « très participatif », selon Aimé Kilolo.

Après plusieurs reports, l’heure de vérité a lieu en janvier, quand commencent les « audiences de confirmation des charges ». Les deux camps déroulent leurs arguments pour convaincre les juges, qui doivent décider si procès il y aura. De chaque côté, les lignes sont claires. Pour le procureur, Bemba a élaboré un plan commun avec Patassé. Il s’est très rarement rendu à Bangui, mais savait ce que faisaient ses hommes. Riposte de la défense: il n’y a pas eu de plan commun, les Banyamulenge n’étaient pas sous la responsabilité de Bemba mais de celui qui les avait appelés, c’est-à-dire Ange-Félix Patassé; quand Bemba a eu vent de viols, il les a fait punir par une cour martiale. Les juges ont soixante jours pour rendre leur décision.

 Le procureur doit revoir sa copie 3 mars 2009

Dix jours avant l’échéance, coup de théâtre: les juges prient le procureur de modifier le document de « notification des charges ». Ils supposent que Bemba est responsable des exactions commises par ses hommes en Centrafrique, mais la thèse du « plan commun » ne les convainc pas. Pour eux, c’est la seule responsabilité du chef militaire qui est en jeu: Bemba savait mais n’a rien fait pour empêcher les massacres. Ils demandent donc au procureur de présenter un autre acte d’accusation, dans ce sens.

Selon la défense, c’est un camouflet pour Luis Moreno-Ocampo. « Les juges lui ont signifié qu’il y allait un peu trop fort », estime Aimé Kilolo. En face, on affiche toujours la même sérénité: « Nous avons aussi des preuves pour montrer que Bemba savait et n’a rien fait, dit Béatrice Le Fraper, conseillère politique du procureur. Les gens qui lui envoyaient des rapports viendront témoigner. »

 Bemba devient « l’accusé » 15 juin 2009

Deux mois et demi après avoir reçu la nouvelle copie du procureur, les magistrats annoncent leur décision, en juin: l’affaire sera jugée et Bemba devient « accusé ». Mais c’est pour sa responsabilité de supérieur hiérarchique, et non de coauteur, qu’il comparaîtra. Trois chefs d’accusation ont été retirés de la liste des charges (sur un total de huit): deux pour « tortures » et un pour « atteinte à la dignité de la personne ». « Une grande réhabilitation morale », estime Aimé Kilolo. Autre interprétation possible: les viols, pour lesquels les accusations ont été maintenues, comprennent déjà les tortures et les atteintes à la dignité.

 Liberté provisoire? 14 août 2009

Tous les cent vingt jours, les juges doivent se demander si l’incarcération est nécessaire. L’audience a lieu fin juin. En août, ils rendent leur décision: Bemba doit être mis en liberté provisoire. Pour eux, le patron du MLC est un prisonnier modèle. Il ne se soustraira pas à la justice et ne se comportera pas en criminel. La preuve: aux obsèques de son père, auxquelles il a été autorisé à assister à Bruxelles, aucun incident n’a été déploré.

Ses avocats crient victoire. Reste un casse-tête: le pays d’accueil. La Belgique, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Portugal et l’Afrique du Sud sont sollicités. Membres de la CPI, ils sont tenus de coopérer. Mais aucun n’a intérêt à prendre ce risque diplomatique.

Autre embûche: le procureur a immédiatement fait appel de la décision des juges. « Une erreur en droit », dit Béatrice Le Fraper. Pour le bureau du procureur, les conditions nécessitant l’incarcération de Bemba n’ont pas changé. Il prétend que certains témoins, dont les noms ont filtré, ont déjà subi des intimidations. L’appel suspend la mise en liberté. La réponse de la Cour est attendue fin novembre.

D’ici là, les avocats et les soutiens de Bemba feront du lobbying auprès de certains États pour qu’ils acceptent le paria. Ils comptent faire appel à des pays « plus neutres », en Europe du Nord, par exemple, et envisagent de demander au Congo d’accueillir son ancien « vice-président ». Après tout, le pays est membre de la CPI et ne peut interdire son sol à l’un de ses ressortissants.

À Bangui, les victimes ne comprennent pas: « De leur point de vue, une libération, même provisoire, vaut acquittement », explique Mariana Pena, représentante de la FIDH à La Haye.

 Le procès bientôt

Un procès aura lieu. La question est maintenant: quand? Le procureur doit encore interroger quelques témoins et achever la transmission du dossier – 12000 pages pour le moment – à la défense. Théoriquement, ce sera fait fin novembre. Les avocats de Bemba termineront ensuite leur enquête. Ils pensent en avoir pour quatre mois. Peut-être un début de procès en avril, avance Aimé Kilolo. Il faudra d’ici là résoudre la question de l’identité des témoins – faut-il ou non la révéler?

Autre sujet: les frais de la défense. Depuis son arrestation, les biens et les avoirs de Bemba sont gelés. Officiellement, il n’a pas les moyens de payer ses avocats. Pierre Legros et Karim Khan ont d’ailleurs démissionné. Nkwebe Liriss et Aimé Kilolo disent travailler gracieusement. Ils seront bientôt payés. Le greffe a décidé la semaine dernière d’avancer 30150 euros par mois pour sa défense, frais qu’il devra rembourser à l’issue de la procédure.

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 00:41




 

Source : Syfia 03-11-2009

Centrafrique

Jules Yanganda

(Syfia Centrafrique) Une Centrafricaine, enlevée à 16 ans à Bangui et enrôlée de force dans la rébellion de Jean-Pierre Bemba, est de retour dans son pays. Au moment où ce dernier comparaît devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, elle témoigne des atrocités qu’elle a endurées et qu’elle aussi parfois été obligée de commettre.

En septembre dernier, Christine* a regagné la Centrafrique après six ans passés dans la rébellion du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba en RD Congo et dans l’armée régulière congolaise dans le cadre du programme DDR (Désarmement, démobilisation, réintégration). Enlevée à Bangui à 16 ans par le MLC venu en Centrafrique à la rescousse du régime d’Ange-Félix Patassé, elle a été violée, contrainte de prendre les armes, de tuer et de se nourrir de chair humaine.

Syfia International : Dans quelles circonstances avez-vous été enlevée ?

Christine : J’ai été kidnappée en 2003 par quatre éléments du MLC alors que je vendais de la bouillie au bord de la route à Bangui. Tous les quatre m'ont violée et m'ont traînée dans l’une de leur base à Damara (ville située à 75 km au nord de la capitale centrafricaine). Nous avons ensuite traversé le fleuve Oubangui pour rejoindre Jean-Pierre Bemba à Gbadolite, dans le nord-ouest de la RDC.

S.I. : Pour quoi faire?

Christine : Avec d’autres Centrafricaines enlevées et enrôlées de force dans le MLC, nous avons ensuite été conduites à l’est de la RDC, où la guerre faisait rage. Pendant quatre mois, nous avons combattu les "Rwandais" de Laurent Nkunda.

S.I. : Avez-vous tué ?

Christine : (Elle baisse la tête et fond en larmes). J’ai abattu six personnes et blessé plusieurs autres… Je l'ai fait pour me défendre.

 S.I. : Quelle était votre vie au front ?

Christine : Les viols étaient monnaie courante. Pour éviter d’être constamment abusée par plusieurs éléments, j’ai été obligée de m’accrocher à un adjudant avec qui j’ai fait trois enfants. Deux sont morts à cause du froid.

Chaque soldat ne percevait que 10 000 Francs congolais (8 €) par semestre. Nos soins de santé n'étaient pas payés. Les éléments du MLC punissaient toute désobéissance. Il leur arrivait d'enterrer vivant l’élément fautif jusqu'au cou et il finissait par mourir. À Zongo, en RDC, ville frontalière de Bangui, et à Gbadolite, des Centrafricains et des Tchadiens enlevés en Centrafrique étaient tabassés à mort. La nourriture était difficile à trouver. On buvait de l’eau sale. Lorsqu’on avait fini de tuer tous les cabris et les volailles dans les villages, nos chefs envoyaient des éléments capturer des hommes et des femmes pour les traîner jusqu'au camp. Ces captifs étaient d’abord soumis aux corvées. Puis, on les ligotait, leur bandait les yeux et les conduisait hors du camp où ils étaient tués à coups de gourdin sur la nuque. Ensuite, nous préparions leur chair pour la manger.

S.I. : Comment vous êtes-vous échappée ?

Christine : Les combats à l’est de la RDC étaient très durs. Nos ennemis, les "Rwandais" de Laurent Nkunda, étaient très aguerris. Ils nous ont causé de nombreuses pertes en vies humaines. Beaucoup de nos éléments ont déserté. Puis, Jean-Pierre Bemba a décidé de nous amener à Kinshasa pour intégrer l'armée régulière (Programme Désarmement, démobilisation, réintégration (DDR), Ndlr). Mais il m’était très difficile d'y vivre avec mon enfant. Un jour, j’ai décidé de fuir. Certaines personnes m’ont aidée à traverser le fleuve Congo et je me suis retrouvée au commissariat du port de Brazzaville où les policiers m’ont confiée au capitaine d’un bateau qui m’a ramenée à Bangui en septembre 2009.

 S.I. : Que retenez-vous de ces années-là ?

 Christine : Je garde un souvenir traumatisant du MLC. Je souhaite que la Justice internationale condamne Jean-Pierre Bemba, car il a fait trop de mal aux civils. Il a détruit ma vie. J’étais au lycée quand on m’a enlevée. Aujourd’hui, je ne peux plus étudier, car j’ai pris de l’âge et je souffre de maux de ventre. Je plaide pour que le gouvernement centrafricain cherche à retrouver les filles qui sont encore dans l’armée congolaise régulière afin qu’elles retrouvent la liberté et la paix.

Source : http://www.syfia.info/printArticles.php5?idArticle=5206

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 19:13




 

LA HAYE, 05 novembre 2009—(AFP) –  Le procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité de l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba s'ouvrira le 27 avril 2010 devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, a annoncé jeudi celle-ci.

"La Chambre de première instance III de la Cour pénale internationale (CPI) a fixé la date d’ouverture du procès dans l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo au mardi 27 avril 2010", a indiqué la CPI dans un communiqué.

Jean-Pierre Bemba, 47 ans, est accusé notamment de meurtres, viols et pillages commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), entre octobre 2002 et mars 2003 en Centrafrique. La milice était venue y appuyer le président centrafricain de l'époque, Ange-Félix Patassé, pour contrer un coup d'Etat.

Une juge de la CPI avait ordonné le 14 août la libération provisoire de M. Bemba dans l'attente de son procès mais ordonné son maintien en détention à La Haye tant que la Cour n'aurait pas décidé quel Etat l'accueillerait.

Le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo avait immédiatement interjeté appel de cette décision. Le 3 septembre, la remise en liberté provisoire de M. Bemba a été suspendue par la chambre d'appel, dans l'attente d'une décision sur le fond.

Des audiences destinées à recueillir les "observations" de six Etats (Belgique, France, Portugal, Italie, Allemagne et Afrique du sud) proposés par M. Bemba pour l'accueillir, et à déterminer les conditions de son séjour sur leur territoire, ont été reportées.

Jean-Pierre Bemba, qui a fui la RDC en avril 2007 après avoir perdu la présidentielle de 2006 face au président actuel Joseph Kabila, avait été arrêté le 24 mai 2008 à Bruxelles par les autorités belges en exécution d'un mandat d'arrêt délivré par la CPI. Il avait été remis à la Cour et transféré à son siège à La Haye le 3 juillet 2008.

Au cours des audiences de confirmation des charges du 12 au 15 janvier, ses avocats avaient exclu toute responsabilité de l'ancien vice-président congolais dans les crimes commis par sa milice. Ils avaient mis en cause l'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé.

Le procès de Jean-Pierre Bemba devrait être le troisième procès de la CPI, le premier tribunal international permanent chargé de juger les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocides.

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 18:37





 PARIS, France, 5 novembre 2009/African Press Organization (APO)/ — L’ancien président de la République et chef des armées, Ange-Félix Patassé, au pouvoir lorsque des crimes d’une extrême gravité, notamment des viols massifs, ont été commis contre la population civile en 2002/2003, revient en République centrafricaine (RCA) après 6 années d’exil au Togo. La FIDH souligne à cette occasion sa responsabilité présumée, ainsi que celle d’Abdoulaye Miskine, chef de l’Unité de la sécurité présidentielle, de Jean-Pierre Bemba Gombo, président du Mouvement de Libération du Congo (MLC) et de François Bozizé, chef rebelle, pour les exécutions, viols, pillages et autres graves violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire commis par des hommes placés sous leur autorité à cette époque. La FIDH soutient que Jean-Pierre Bemba Gombo ne doit pas être le seul suspect à répondre devant la Cour pénale internationale (CPI) des crimes les plus graves commis en République centrafricaine.


La FIDH souligne qu’à l’occasion de l’audience de confirmation des charges contre Jean-Pierre Bemba Gombo, le Bureau du Procureur de la CPI a notamment mis en lumière la responsabilité d’Ange-Félix Patassé dans certains crimes commis en RCA : « Ensemble Jean-Pierre Bemba et Patassé ont coordonné la conduite des troupes du MLC en République centrafricaine et ensemble, malgré leur connaissance, en déployant des régiments supplémentaires pour attaquer la population civile dans cinq villes, on ne peut que conclure que Jean-Pierre Bemba et Patassé souhaitaient que ces crimes aient lieu et ce dans le cadre de leur plan commun »(1).


Dans ses rapports d’enquête intitulés « Crimes de guerre en République centrafricaine (2) », et « Quelle justice pour les victimes de crimes de guerre? (3) », la FIDH avait stigmatisé l’existence de graves crimes commis contre la population civile par l’ensemble des belligérants à l’occasion du coup d’Etat de Bozizé en 2002/2003.


« Afin de démontrer le sérieux et l’impartialité de son travail sur la RCA mais également pour prouver que nul grand criminel ne peut échapper à la justice, le Procureur de la CPI doit délivrer d’autres mandats d’arrêts contre les présumés auteurs des crimes les plus graves commis en RCA. Ceci répond au souhait des centrafricains, victimes de toutes les parties au conflit »,
a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.


SOURCE 

International Federation of Human Rights (FIDH)

 

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 15:05




Source : Courrierinternational.com samedi, 24 octobre 2009

C'est du côté de Bangui, la capitale centrafricaine, qu'il faut regarder pour comprendre l'imminence de la tenue du procès de Jean-Pierre Bemba devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. Une opération de séduction et d'information à grande échelle est lancée ce mois-ci, en Centrafrique, par la CPI. Une importante campagne télévisée vise à s'assurer de la collaboration de la population à l'enquête contre de l'ex leader congolais et à faire accélérer le procès. Plusieurs sources, proches de l'enquête, confirment que le procès de Jean-Pierre Bemba débuterait au premier trimestre 2010.

La coïncidence est en troublante. Comment expliquer le démarrage de cette campagne de sensibilisation de la population, si ce n'est pour annoncer le prochain procès de Jean-Pierre Bemba ? Dans cette instruction, de nombreux témoignages importants sont encore attendus et la CPI cherche ainsi à éviter les désistements et rétractations de dernière minute. Ce programme de sensibilisation est aussi destiné à recueillir de nouveaux témoignages au sein de la population, principale victime des exactions imputées aux troupes de Bemba.

Rappelons que le leader du MLC et ancien vice-président de République démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba, est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité commis par sa milice entre 2002 et 2003 en République centrafricaine. A l'époque, les troupes de Jean-Pierre Bemba étaient venues en aide au président Ange-Félix Patassé. Patassé est pourtant le grand absent du procès. Mais les Centrafricains ne voient pas comment Ange-Félix Patassé pourraient échapper au procès Bemba... au moins en tant que témoin. En Centrafrique, on ne comprend en effet pas pourquoi la justice internationale s'en prend au Congolais Bemba, alors que celui qui l'a invité à venir se battre dans le pays, n'est pas inquiété.

Tous les efforts de communication de la CPI n'arriveront donc pas à masquer les ambiguïtés de l'affaire Bemba. Alors qu'Ange-Félix Patassé, de retour dans son pays, sera libre de revenir aux affaires en se présentant aux élections présidentielles de 2010 en Centrafrique ; Jean-Pierre Bemba, va bientôt entamer sa deuxième année en prison, loin des préparatifs de la présidentielle de 2011 en République démocratique du Congo.

Christophe Rigaud

 

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 18:09




 

 

Kinshasa, 21/10/2009 digitalcongo.net Politique

La Cour pénale internationale organise à son bureau de Bangui un programme de sensibilisation du public centrafricain sur ses actions, compétences et méthodes de travail, manière perçue comme une démarche de favoriser la collaboration de ces populations à la bonne instruction du dossier de JP Bemba pour en accélérer ainsi le procès.

Le bureau de la « CPI à Bangui vient de lancer, le lundi 13 octobre 2009, un nouveau programme de sensibilisation dénommé « demandez à la Cour. Ce programme met en combinaison une série de visites dans l’arrière pays ainsi que la diffusion, à travers les médias audiovisuels, de 13 épisodes de 4 à 5 minutes portant sur le dialogue entre les membres de la CPI et le public centrafricain.

Destinées à la diffusion

Les vidéos diffusées ont d’abord été visionnées par un groupe de journalistes centrafricains. Elles seront lancées à la télévision nationale entre octobre 2009 et janvier 2010. Elles montrent, entre autres, le président de la CPI, M. Sang Hyun Song, le greffier Silvana Arbia et le chef de la division compétence Béatrice Le Frapper en train de répondre à une série de questions directement posées par des personnalités et des anonymes.

Les questions concernent principalement le président El Béchir du Soudan et Jean-Pierre Bemba. En rapport avec le premier, la CPI s’échine à expliquer comment le président soudanais continue à voyager à travers le monde, en dépit du mandat d’arrêt délivré contre lui. Ensuite, vient une autre série d’explications en liaison avec la comparution des personnes qui exercent des fonctions officielles devant la Cour Pénale Internationale. En ce qui concerne le second cas, il est question de Jean-Pierre Bemba, de ses complices, de la réparation attendue pour les victimes ainsi que d’une longue série de détails, dont le lieu de détention  d’un criminel après condamnation.

Le programme « demandez à la Cour » fait suite à un premier programme radio intitulé « Mieux comprendre la Cour Pénale Internationale ». Ce dernier a fait l’objet, de juillet à octobre 2009, d’une longue diffusion en sango (langue nationale de la Centrafrique). Des estimations avancent qu’environ 700 mille personnes ont été touchées par ce programme.

Le chant du cygne

Ce retour un peu musclé de la CPI à Bangui laisse présager que le procès Bemba est imminent. Le délai choisi pour la sensibilisation coïncide assez curieusement avec les prévisions chronologiques de plusieurs experts en rapport avec le délit du procès de Bemba. Beaucoup avaient avancé le premier trimestre de l’année prochaine. Cela paraît probable. La Haute Cour ayant donné le signal d’une campagne de sensibilisation de grande envergure au pays de Bozizé.

Le but de cette grande activité est nul ne l’ignore, de préparer l’opinion publique centrafricaine à l’échéance du procès Bemba. Dans cette affaire,    des témoignages décisifs sont attendus de la population, principale victime des exactions imputées aux troupes du Mlc. Pour éviter des rétractions, des parjures et des reniements comme on a eu à le constater dans le cas du procès Lubanga, la Cour Pénale Internationale voudrait parer contre toute éventualité.

C’est là tout le sens du contenu des vidéos destinées à la diffusion publique. Par exemple, à travers le décryptage du cas El Béchir, la cour voudrait rassurer la population centrafricaine sur le pacte de l’impunité qui fonde le statut de Rome. Car au-delà de ce cas, c’est toute une jurisprudence qui s’impose sur le plan international. Partant, les Centrafricains craignent de tomber dans le piège de l’absurdité. Ils savent que Ange Felix Patassé devra, d’une manière ou d’une autre, répondre un jour, comme témoin à charge et à décharge, dans l’affaire Bemba. Pourtant, à la faveur de la présidentielle de 2010 qui s’annonce à Bangui, rien n’exclut un retour en force de l’ancien président. Surtout que Kadhafi a pris le parti de le défendre sans réserve.

Pourtant, toute l’opinion centrafricaine tient le président déchu pour complice de Jean-Pierre Bemba. Que se passerait-il si ce dernier revenait aux affaires? Ne tentera-t-il pas, tout le long du procès Bemba, de brouiller toutes les pistes au grand dam des populations? Il suffit de déclencher une chasse impitoyable à l’homme pour faire taire tous les témoins à charge au sein de la population. C’est toute la raison de la question se rapprochant, primo, au sort réservé aux complices de Bemba, et secundo, à la comparution des autorités en fonction. Comme on peut le constater, la CPI sait qu’il y a beaucoup de zones d’ombre qui risquent d’éteindre sur le bon déroulement du procès Bemba. Elle essaie donc de les éclaircir en amont.

Pas dupes

En vérité, les Centrafricains ne sont pas des enfants de choeur. Tant qu’ils n’auront pas la garantie que Patassé sera poursuivi dans l’affaire Bemba, ils ne pourront croire à la justice internationale. Car, quel que soit l’angle où l’on prend le problème, il serait absurde de s’en prendre au vice-président congolais pendant que celui qui l’a invité à Bangui se la coule douce ou à tout le moins, n’est pas entendu sur l’affaire. La situation prendrait tout de suite l’allure d’une vilaine comédie. Cela reviendrait à arrêter le fumeur de chanvre pendant que le fournisseur effectue une promenade de santé dans la cité. La Cour Pénale Internationale a du pain sur la planche.


Le Palmarès

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 15:13





 

 BANGUI, République Centrafricaine, 19 octobre 2009/African Press Organization (APO)/ — ICC-CPI-20091019-PR467

 Ce lundi 19 Octobre 2009, la Cour pénale internationale (CPI) lance son deuxième programme de sensibilisation, intitulé « Demandez à la Cour », en République centrafricaine. Ce programme sera diffusé à la télévision publique (TV Centrafrique), ainsi que sur les radios partenaires de la CPI : la radio Centrafrique, la radio ICDI, La radio Ndeke Luka, la radio Tropique, la radio Néhémie (AMMICA), la radio Voix de la Paix, la radio Voix de la Grâce (ESCA), la radio Linga et la radio Notre-Dame. Les radios communautaires basées à l’intérieur du pays participent également au projet. Il s’agit de la radio Maria (Bossangoa), la radio Zoukpana (Berberati), la radio Maïgaro (Bouar), la radio Siriri (Bouar), la radio Bé Oko (Bambari), la radio Kuli Ndunga (Nola).

 Ce programme  « Demandez à la Cour », est composé de 13 épisodes : chaque épisode sera diffusé pendant une semaine entre le mois d’octobre 2009 et le mois de janvier 2010.

 Ce deuxième programme fait suite au premier programme radio qui était intitulé « Mieux comprendre la Cour pénale internationale ». Ce premier programme, en sango, a fait l’objet d’une large diffusion de juillet à octobre 2009. On estime qu’il a touché environ 700.000 personnes dans le pays, et a représenté au final plus de 270 heures de diffusion d’information en sango concernant la CPI.

 Dans ce deuxième programme, la parole est donnée aux Centrafricaines et Centrafricains afin qu’ils posent directement leurs questions aux hauts fonctionnaires de la Cour, basés à la Haye. Le Président de la Cour (M. le Juge Sang-Hyun Song), le Greffier de la Cour (Mme Silvana Arbia), la Directrice de la division de la compétence, de la complémentarité et de la coopération au sein du Bureau du Procureur (Mme Béatrice Le Fraper du Hellen) ont ainsi répondu aux questions posées par la population centrafricaine.

 Pour de plus amples informations, veuillez contacter Fabienne Chassagneux, Coordinatrice chargée de la sensibilisation sur le terrain, à Bangui, au + 236 75 76 36 09 ou par courriel à l’adresse suivante : InfoRCA@icc-cpi.int. 

SOURCE : International Criminal Court (ICC)

 

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 01:30




              Bozizé et Ndoutingai




                           Emmanuel Touaboy

NDLR C.A.P. Selon des informations de sources dignes de foi, le jugement dans le contentieux opposant l’Etat centrafricain à Jack Grynberg patron de la société Grynberg Petroleum,  porté devant le Centre international de la Banque mondiale pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), aurait été rendu le 20 août dernier et Bozizé, l’ex ambassadeur de Centrafrique aux USA, Emmanuel Touaboy ainsi que le ministre d’Etat chargé des mines Sylvain Ndoutingai, auraient été condamnés à verser la somme de (6) six millions de dollars US au plaignant, Grynberg Petroleum. Toujours d’après notre source, c’est vraisemblablement la raison pour laquelle Bozizé a préféré renoncer à se rendre à la 64ème Assemblée générale des Nations Unies à New York où il pourrait s’exposer à quelques ennuis suite à ce jugement. C’est le premier ministre Faustin Archange Touadera et plusieurs ministres qui l’ont remplacé. Ci-dessous, quelques coupures de presse sur l’affaire ainsi que des extraits d’une interview accordée par Bozizé à jeune Afrique l’Intelligent en février 2005 sur le contentieux avec Grynberg Petroleum.

 

CENTRAFRIQUE - 5 février 2006 DU 5 AU 11 FEVRIER 2006- PROPOS RECUEILLIS À BANGUI PAR FRANÇOIS SOUDAN (JAI)

Outre le diamant - dans l’exploitation duquel vient de s’engager la major sud-africaine De Beers - l’uranium, l’or, le bois et quelques autres matières premières, la Centrafrique recèlerait du pétrole dans sa partie nord-ouest. Où en est-on de ce dossier ?


Depuis les forages prometteurs réalisés par Conoco en 1979, rien ou presque n’a progressé. Nous savons qu’il y a du pétrole, c’est tout. Le régime Patassé a certes accordé à la compagnie américaine Grynberg, dans des conditions opaques, un permis d’exploration sur tout le Nord-Ouest, mais cet accord est arrivé à expiration fin novembre 2004, sans que Grynberg ait démarré la moindre activité. J’ai rencontré les dirigeants de cette société en septembre 2005 à New York, et nous nous sommes mis d’accord pour que nos techniciens examinent en détail les tenants et aboutissants de ce permis - lequel n’avait même pas été traduit en français. Depuis, et sans que nous sachions très bien pourquoi, Grynberg a intenté un procès à l’État centrafricain. Nous en sommes là.


D’autres sociétés vous ont-elles approché ?

Tout à fait. Des Russes, des Chinois, des Malaisiens, des Libyens, etc. Mais tant que l’hypothèque Grynberg n’est pas levée, il est difficile d’aller plus loin. Et puis, ce n’est pas mon genre de bercer les Centrafricains avec des perspectives à long terme. Pour l’instant, le pétrole n’existe pas. Nous verrons bien s’il jaillit un jour.

 

Emmanuel Touaboy a servi comme ambassadeur de la République centrafricaine à l'US depuis le 14 Février, 2001. Né le 4 août 1951, Touaboy obtenu un diplôme de bachelier en géographie à l'Université d'Abidjan en Côte-d'Ivoire et d'un doctorat en relations internationales à l'Institut des relations internationales du Cameroun. Bien que Touaboy travaillé pour l'ancien Président centrafricain Ange-Félix Patassé, il était également bien placé lorsque Patassé a été renversé en 2003 par François Bozizé, et l'un de ses jeunes frères Landry Touaboy était un garde du corps de Bozizé. Au début de son mandat aux États-Unis, Touaboy a été un partisan de premier plan de la firme pétrolière américaine Grynberg Petroleum. En Mars 2008, Touaboy s'est joint au conseil consultatif du Groupe de gestion Jarch, qui espère mettre au point les réserves de pétrole dans le sud du Soudan. Touaboy va quitter son poste à Washington, DC en Juillet pour devenir ambassadeur de la RCA en Chine.

 

Jack Grynberg


Premier "pétrolier" à s'implanter en Centrafrique sous le régime du président Ange-Félix Patassé, l'américain Jack Grynberg, patron de Grynberg Petroleum, s'est rendu lui-même le mois dernier à Bangui pour faire valoir ses droits sur le permis qu'il avait obtenu le long de la frontière centrafricano-tchadienne..   

  Centrafrique : À quand le pétrole ?

Le contentieux qui oppose le gouvernement centrafricain à la compagnie pétrolière américaine RSM Production Corporation, que dirige Jack Grynberg, continue de bloquer toute reprise des explorations dans le nord-ouest du pays. À l’origine du différend, un contrat - qualifié aujourd’hui à Bangui de « léonin » - signé en décembre 1999 à Denver (Colorado) entre Grynberg et des représentants du régime, aujourd’hui déchu, d’Ange-Félix Patassé.



Bientôt un arbitrage sur le Nord

En souffrance depuis un an et demi, le différend qui oppose l'Etat centrafricain et la junior pétrolière  Grynberg   Petroleum  va enfin être examiné par l'International Centre for Settlement of Investments Disputes (ICSID), l'instance d'arbitrage qui dépend de la Banque Mondiale. 



Bozizé affronte Grynberg

LA LETTRE DU CONTINENT N°512 - 22/02/2007


Le 18 janvier 2007, RSM Production Corporation a déposé plainte contre l'Etat centrafricain à l'International Centre for Settlement of Investments Disputes (ICSID), un tribunal d'arbitrage qui dépend de la Banque mondiale.  

Bangui tente de chasser Grynberg - AFRICA ENERGY INTELLIGENCE

Jack Grynberg s'est vu attribuer son permis en 1999 par le président Ange-Félix Patassé. ... au pouvoir François Bozizé, Grynberg a placé son permis sous force majeure. ... a déposé en octobre dernier une demande d'arbitrage devant l'International ... un homme d'affaires noir sud-africain très actif dans l'immobilier. Avec l'aide du sud-africain PanAfrican, Bangui a essayé sans succès de trouver de nouvelles firmes prêtes à développer le permis de Grynberg Petroleum, au nord du pays.

Une société américaine, Grynberg Petroleum, a demandé un arbitrage par le Centre international de la Banque mondiale pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), dans les différends relatifs aux investissements entre sa filiale, RSM Production Corporation (RSM), et le gouvernement. Le différend a trait à l'incapacité du gouvernement à reconnaître

Nouveau blocage avec Grynberg

N°541 - 20/09/2006


Lors d'une rencontre en juin dernier à New York entre  Jack   Grynberg  et le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé, les deux hommes ont convenu de proroger de trois ans le permis de RSM Production, filiale de  Grynberg  Petroleum, dans les bassins de Doseo et de Salamat, au nord de la Centrafrique (AEI nº538).   

  Golfe et investisseurs chinois Joignent leurs forces

Intelligence Online N ° 45107/11/2007

Dans leur recherche de possibilités de pétrole en Afrique et ailleurs, il était probablement inévitable que les investisseurs des pays du Golfe et les compagnies pétrolières chinoises pourraient un jour unir leurs forces. Et c'est effectivement ce qui se passe dans le nord de la République centrafricaine, où un groupe chinois a acquis une concession avec un conglomérat palestiniens opérant à partir du Qatar.

 

 

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 02:08




Source: Cour pénale internationale (CPI)

Date: 22 septembre 2009


ICC-CPI-20090922-PR453

Situation: République centrafricaine

Affaire: Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo

Le 18 Septembre 2009, la Présidence de la Cour pénale internationale a rendu une décision constituant la Chambre préliminaire III. Selon la décision, la Chambre préliminaire III sera composée de la juge Elizabeth Odio Benito, la juge Joyce Aluoch et le juge Adrian Fulford. L'affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo a été renvoyée devant la nouvelle Chambre de première instance.

Le compte rendu complet de la procédure, y compris la décision confirmant les accusations dans cette affaire, a été transféré à la Chambre préliminaire III.

Arrière-plan

Jean-Pierre Bemba a été arrêté le 24 Mai 2008, par les autorités belges, en vertu d'un mandat d'arrêt délivré par la Chambre préliminaire, et a été remis à la CPI, le 3 Juillet 2008. Il est accusé d'être pénalement responsable pour avoir agi effectivement en tant que commandant militaire, pour crimes de guerre (assassiner, le viol et pillage) et les crimes contre l'humanité (assassiner et viol).

Ces crimes auraient été commis pendant un conflit armé qui a eu lieu en République centrafricaine du 26 Octobre, 2002 à 15 Mars, 2003. Dans le contexte de ce conflit, les forces du MLC, dirigée par M. Bemba, qui auraient dirigé une attaque généralisée et systématique contre la population civile, en particulier, à Bangui, Boy-Rabe, point kilométrique 12 (PK 12), point kilométrique 22 (PK 22) et Mongoumba, qui cible un nombre important de victimes civiles.

Décision constituant la Chambre préliminaire III et s'y référer l'affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo

Pour plus de renseignements s'il vous plaît contacter Mme Sonia Robla, chef de l'information et de la documentation au +31 (0) 70 515-8089 ou (0) 6 46 44 87 26 ou au sonia.robla @ icc-cpi.int

 

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