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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 15:27

 Afrique Centrale - Politique



23/04/2009 10:03:44 - Jeune Afrique- Par : François Soudan -



La zone Cemac, si on la compare aux autres espaces politico-économiques de l’Afrique subsaharienne, est celle où le pouvoir conserve et se conserve le plus longtemps. Les six chefs d’État en exercice totalisent ensemble près d’un siècle et demi – 140 ans très exactement – aux affaires, avec de fortes disparités bien sûr, mais une même tendance rétive à l’alternance. Ce que la région y gagne en stabilité, elle le perd en renouvellement de ses élites, et les progrès réalisés sur la voie de la bonne gouvernance ne s’accompagnent pas assez de leur corollaire
: l’avancée vers une démocratie libérale. Attention à l’effet cocotte-minute!


Teodoro Obiang Nguema

GUINÉE ÉQUATORIALE

66 ans, au pouvoir depuis août 1979, soit bientôt trente ans. Militaire de formation comme ses homologues du Tchad, du Congo et de Centrafrique, il devrait se représenter à la fin de cette année pour un nouveau mandat de sept ans. Son État est le plus riche et le plus prometteur, en matière de développement, des six de la Cemac.

Principale force: son patriotisme économique.

Principale faiblesse: son déficit d’image extérieure.

 

Denis Sassou Nguesso

CONGO

66 ans, au pouvoir depuis octobre 1997 après l'avoir été une première fois de 1979 à 1982, soit près de vingt-cinq ans au total. Il est le seul à avoir accepté le verdict des urnes, mais c'est à l'issue d'une guerre civile que le fauteuil présidentiel lui est revenu. Il sollicitera en juillet prochain les suffrages de ses concitoyens avec de bonnes chances de l'emporter, bien que le climat préélectoral soit tendu.

Principale force : avoir ramené et maintenu la paix et la stabilité au Congo.

Principale faiblesse : des difficultés à gérer son entourage.

 

Omar Bongo Ondimba

GABON

73 ans, au pouvoir depuis décembre 1967, soit un peu plus de quarante et un ans. Ce qui fait de lui l'incontestable doyen des chefs d'Etat de la région, et même du continent. En 2012, lors de la prochaine élection présidentielle, il en sera, si Dieu le veut, à sa quarante-cinquième année d'exercice. Est-il envisageable qu'il s'y présente ?

Principale force : une expérience inégalable, une sagesse éprouvée et une habilité hors pair de politicien madré.

Principale faiblesse : l'usure du pouvoir.

 

François Bozizé

CENTRAFRIQUE

62 ans, au pouvoir depuis mars 2003, soit six ans. Arrivé par un coup de force, puis élu démocratiquement, il repassera devant les urnes en 2010. Son « Dialogue national », fin 2008, a été une réussite et il attend beaucoup de l'avenir minier de son pays. Lequel demeure pour l'instant le plus pauvre de la Cemac.

Principale force : la détermination.

Principale faiblesse : une propension à l'isolement.

 

Paul Biya

CAMEROUN

76 ans, au pouvoir depuis novembre 1982, soit vingt-six ans et demi. Elu à de multiples reprises, il est le plus âgé des chefs d'Etat de la région. Prochaine échéance : octobre 2011. Se représentera-t-il ? La Constitution lui en donne désormais le droit.

Principale force : une connaissance intime de son pays et de sa classe politique, qui lui permet de fonctionner en pilotage automatique.

Principale faiblesse : l'absence de toute visibilité quant à sa propre succession.


 

Idriss Déby Itno

TCHAD

57 ans, au pouvoir depuis décembre 1990, soit un peu plus de dix-huit ans. Sa prochaine échéance présidentielle est prévue en mai 2011, mais son fauteuil a vacillé à deux reprises ces trois dernières années sous les coups de boutoir d'une rébellion soutenue par son voisin soudanais.

Principale force : le courage physique.

Principale faiblesse : une tendance à considérer l'Etat comme un domaine réservé.



«Le transport de marchandises entre Douala et N’Djamena coûte six fois plus cher qu’entre Shanghai, en Chine, et le port de Douala. Il dure également deux fois plus longtemps

: soixante jours, contre trente jours. » Ce constat sans concession, et quelque peu désolant, n’émane pas d’un investisseur étranger – novice quant à l’environnement économique en Afrique centrale et volontiers donneur de leçons – mais d’un Centrafricain, Anicet Georges Dologuélé, président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC). « L’état des routes est parfois désastreux. En saison des pluies, cela devient très compliqué pour les pays enclavés. Il faut également compter avec les tracasseries policières. Les camionneurs sont plus souvent à l’arrêt qu’au volant », ajoute le banquier, qui écarte toutefois un manque de volonté politique pour expliquer une telle situation. Diplomate, prudent, il préfère retenir « une pénurie de financements dans les infrastructures ». De fait, l’espace de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) – qui compte 38,6 millions d’habitants – demeure une construction avant tout théorique. Quant à l’institution, elle tente depuis son siège de Bangui d’accélérer un chaotique processus d’intégration. En dépit des raidissements identitaires et des affirmations de souveraineté.


Lancée le 16 mars 1994, la Communauté est en fait l’héritière de l’Union douanière des États de l’Afrique centrale (Udeac), créée en décembre 1964 pour harmoniser les politiques économiques et monétaires du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, du Gabon et du Tchad, rejoints vingt ans plus tard par la Guinée équatoriale. Si l’union monétaire est à ranger du côté des acquis, sous la haute protection d’un franc CFA placé sous la tutelle du Trésor français, pour le reste, le bilan est mince. « L’intégration est peu avancée et la compétitivité de la zone est faible », reconnaît la présidence de la Commission de la Cemac dans un rapport publié en janvier dernier. Et si on ne devait donner qu’un seul chiffre, choisissons celui-ci
: le commerce intracommunautaire représente moins de 2 % des échanges régionaux. Plus grave, cette part est en diminution par rapport aux années 1990 alors que les six États ont, entre-temps, instauré une union douanière. « La levée des barrières tarifaires intracommunautaires a eu un effet contre-productif. Les recettes publiques étant pour l’essentiel douanières, les gouvernements privilégient les importations extracommunautaires qui, elles, remplissent les caisses de l’État. Ce phénomène s’accentue actuellement avec la crise économique et nous ne sommes pas loin d’un protectionnisme déguisé », explique un entrepreneur présent dans plusieurs pays d’Afrique centrale.

Le passeport Cemac, officiellement institué en 2000, traduit également cette marche laborieuse vers une véritable communauté de destin (voir encadré p. 28). Des exemplaires du précieux document ont été remis aux États membres en 2003, mais leur mise en circulation n’a cessé d’être retardée. « Les vieux réflexes policiers sont encore à l’œuvre », tempête un entrepreneur camerounais. « En fait, nous étions prêts pour généraliser la mise en circulation, mais nous avons préféré passer au biométrique. C’est en cours, et nous espérons y parvenir fin 2009 », assure un responsable de la Cemac. Les exemples comme celui-ci sont nombreux. Cela va des fortes turbulences qui ont accompagné le lancement de la compagnie aérienne Air Cemac à la rivalité entre la Bourse de Libreville et celle de Douala. Le premier dossier, initié en décembre 2001, semble enfin en phase de décollage. Après l’échec des pourparlers avec Royal Air Maroc et Brussels Airlines, la compagnie sud-africaine South African Airways va entrer à hauteur de 40 % au capital du futur pavillon. Le partenaire technique est trouvé et le lancement est prévu avant 2010. En revanche, le second dossier résonne encore comme une dérisoire bataille d’ego. La coexistence de deux places financières, qui comptent moins d’une dizaine de cotations dans une zone dont la richesse représente 2 % du PIB de la France, relève du non-sens économique.


Conscient de ces travers, la Cemac a, semble-t-il, décidé de passer à la vitesse supérieure. En cela, les coups de boutoir de la Guinée équatoriale – qui s’estime sous-représentée au sein des institutions sous-régionales – auront été utiles (voir pp. 29-30). Lors du tumultueux sommet de N’Djamena, le 25 avril 2007, le Secrétariat exécutif de l’organisation a été remplacé par une Commission avec un président, le Camerounais Antoine Ntsimi, devant rendre des comptes à toutes les capitales. Et si Malabo n’a toujours pas obtenu une rotation des postes – le consensus de Fort-Lamy adopté en 1973 tient toujours –, la réforme des institutions se poursuit. À commencer par la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), où l’omnipotent gouverneur gabonais Jean-Félix Mamalepot a laissé la place à un compatriote, Philibert Andzembé, mais « cornaqué » par trois directeurs généraux
: un Centrafricain, un Camerounais et, bien sûr, un Équato-Guinéen.


« Plus la Guinée équatoriale devient riche, plus elle revendique une place à la hauteur de ses revenus. Nous allons devoir accepter de lui donner des postes, mais il ne faut pas tout mettre par terre. Antoine Ntsimi n’est pas menacé »,

 

assure un ministre camerounais. Il n’empêche, une certaine obligation de résultat semble s’être emparée des fonctionnaires régionaux basés à Bangui. Un programme économique régional 2009-2015 a été élaboré et doit servir de base de travail. Cinq piliers de croissance ont été identifiés: l’énergie, l’agriculture, la forêt, l’élevage et la pêche, et la métallurgie. Projets ciblés, demandes de financement engagées… les choses vont dans la bonne direction. Et comme le diagnostic d’Anicet Georges Dologuélé est frappé au coin du bon sens, les routes sont placées au rang de priorité absolue. Grâce notamment à des aides européennes, plusieurs tronçons devraient faire l’objet de travaux: Maroua (Cameroun)-N’Djamena (Tchad), Sangmélima (Cameroun)-Souanké/Ouesso (Congo), Bata (Guinée équatoriale)-Kribi/Douala (Cameroun), Mouila/Ndendé (Gabon)-Dolisie/Brazzaville (Congo)…querelles pour le leadership« Il faut admettre que les projets d’intégration ont été insuffisants.

Résultat, les réalisations concrètes font défaut, reconnaît un ministre gabonais. Mais il est réducteur d’expliquer ces retards par les rivalités entre chefs d’État, ajoute-t-il. Les considérations claniques ou ethniques sont le fait d’observateurs étrangers. Et l’Europe ne s’est pas construite en un jour. » Reste que le jeu de fleuret moucheté entre le « doyen » Omar Bongo Ondimba – toujours aux avant-postes sur le terrain diplomatique – et « l’énigmatique » Paul Biya – souvent absent lors des sommets – n’est pas franchement de nature à accélérer la cadence. Les revendications de « l’offensif » Teodoro Obiang Nguema remettent en cause les équilibres et les contours du leadership régional. Quant aux contentieux territoriaux, dont celui opposant le Gabon et la Guinée équatoriale sur l’îlot de Mbanié potentiellement riche en or noir, ils sont autant de venins qui empoisonnent l’esprit communautaire.
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 17:39




Arrivé au pouvoir grâce à la France et à la Libye, Idriss Deby n'a manqué de rien. Appui financier exceptionnel, jamais un régime n'a été autant aidé à la fois par la France et la Libye, soutien diplomatique tout azimuts pour régler tous les problèmes qui se posaient à lui. Complicité médiatique sans pareilles, ses problèmes de santé sont passés sous silence, les exécutions sommaires sont tues, bref c'était Idriss Deby il est beau, Idriss Deby il est gentil.
 

Des Conseillers français furent placés à la douane, ceux des services fiscaux, à la présidence, au sein de l'armée nationale ceci afin de soutenir et de démontrer que Deby était à même de gérer l'Etat. S'arrachant presque les cheveux, ils durent tous battre en retraite de tous les secteurs clés de l'économie tchadienne.


Aujourd'hui 15 ans après son accession au pouvoir, le Tchad est un pays ruiné, où sa capitale vit sans eau, ni électricité où Deby n'en a cure, sa devise reste inchangée depuis 15 ans, la répétant régulièrement à ses proches : « je n'ai pas à m'inquiéter dès lors que j'obéis à la France et à la Libye  », c'est parait-il le secret de sa longévité.
 

Zoom sur quinze années de règne, à un moment où l'on parle de fin de règne.


Les Zaghawas soudanais qui ont combattu contre le gouvernement de Hissein Habré furent remerciés par Deby, ce dernier les aida à organiser le pillage systématique des biens des populations tchadiennes. C'est ainsi que des convois de camions ont sans cesse envoyé vers les villes frontalières du Soudan El djenene, le Darfour, tous les biens matériels pillés (argents, voitures, motos, mobiliers, divers équipements,

De la politisation des crimes


L'érection des crimes politiques comme méthode de gouvernement est une pratique jamais vue au Tchad. Cela a commencé par le démantèlement des camps de réfugiés au Cameroun, et par la corruption des autorités régionales camerounaises. Les réfugiés furent obligés pour certains, de rentrer au pays, pour d'autres de quitter le Cameroun pour le Niger.


Installés dans un premier temps à Diffa, ils furent réinstallés à 1500 Km de la frontière tchadienne à Gouré, un trou perdu. Mais ce n'était pas suffisant, Deby a conclu l'accord d'aide militaire (pour démanteler la rébellion Touareg) contre réfugiés (enlèvement d'anciens officiers proches de l'ancien président Hissein Habré et livrés à Deby par feu le président Baré Maïnassara).


Il y a eu l'affaire des centaines de réfugiés Tchadiens au Nigeria qui ont été raflés dans les quartiers, emprisonnés, parqués, attachés puis livrés par camions entiers à Deby. Ces convois de la mort ont été l'œuvre des hommes de main de Deby à savoir le tandem Ahmat Hassaballah Soubiane

Après la liquidation à grande échelle des opposants à l'extérieur du Tchad, ce fut le tour des opposants légaux. C'est ainsi que des membres influents du RDP, parti de M Lol Mahamat Choua, furent assaillis dans leur domicile et liquidés froidement. (citons feu Mamadou Bissau).


Ce genre de pratiques ne se sont jamais passées au Tchad, depuis des décennies, les différentes guerres ont obligé les Tchadiens à s'installer dans les pays limitrophes (Cameroun, Nigeria, Niger, RCA, Libye) ou autres Bénin, Burkina Faso, la majorité d'entre eux ont vécu avec des problèmes liés avant tout à leur situation d'exilés.

La troisième étape a été la liquidation systématique des opposants avec lesquels le régime a signé des accords de réconciliation nationale, lesquels accords étaient tous parrainés par les pays facilitateurs (Libye, Soudan, Burkina Faso).


Abbas Koty Yacoub a signé des accords parrainés par la Libye et le Soudan, il fut abattu en plein jour à son domicile. Puis Bichara Digui, Moïse Ketté, Laokein Bardé Frison, furent tous tués à bout portant, assis devant les émissaires de DEBY, envoyés pour sceller la paix avec eux.

Le Commandant Moussa Bachar Houno, Chef d'état major général est mort mystérieusement à Paris, sa famille a contesté la version de la mort par accident automobile, elle s'est réfugiée à Paris où elle a obtenu le statut de réfugié politique.


Guetty Mahamat, représentant de l'Asecna au Tchad, s'est investi dans la création d’un parti politique d'opposition, il a sauté sur une mine devant sa propre maison, absolument fou !

Ajoutons à la liste macabre, Youssouf Togoïmi dont les circonstances de sa mort n'ont pas encore été élucidées. Des pratiques ignobles qui foulent au pied toutes les valeurs chères aux Tchadiens à savoir : le respect de la parole donnée, le sens de l'honneur.


De la criminalisation de la politique
 

Quelques années plus tard, le régime de Déby a monté en corrélation avec le régime de Baré Maïnassara et une maffia internationale, l'affaire des faux dinars de Bahreïn, dont le monde entier a entendu parler. Les institutions tchadiennes comme les banques ont été utilisées pour blanchir cette fausse monnaie (Lire dans la partie Contribution du site l'article du journal le Monde du mercredi 23 juin 1999).

L'un des hommes clé de cette affaire à savoir M Hassan Fadoul Kitir, a préféré jouer à la balance, sauver sa peau et planquer ses milliards qui lui assurent aujourd'hui une retraite dorée au Togo. L'aubaine était trop belle, ce fut la planche à billets. Des millions de francs Cfa ont été fabriqués au jardin du président, cette monnaie de singe fut utilisée lors des campagnes électorales, mais aussi pour escroquer des commerçants à qui on devait payer d'importants travaux de construction. Les faux Cfa du Tchad ont envahi l'Afrique centrale et il a fallu l'intervention musclée des présidents Chirac et Bongo pour que cette pratique cesse.


De la fausse monnaie, on est passé à la drogue dure. C'est ainsi que la plus grosse prise de cocaïne en Europe, est le fait d'un Conseiller de Déby à savoir M Adoum Aganaye, frère du très connu Tidjani THIAM, actuel Conseiller de Deby. M Adoum Aganaye, muni des papiers diplomatiques, ordre de mission de la présidence tchadienne a transporté dans ses bagages de Colombie jusqu'à Bonn 130 kg de cocaïne, plaqués dans des malles estampillés « présidence de la République tchadienne ». Le convoyeur se croyait couvert d'une immunité diplomatique parce que détenteur d'un passeport diplomatique. Il fut arrêté à l'aéroport et condamné à 30 ans de prison ferme. Le « mulet » fut lâché par Deby et son équipe, Ali Abderamane Haggar a été dépêché auprès des autorités allemandes pour sacrifier l'agneau Aganaye sous le prétexte que les documents en possession du dealer l'impliquant lui-même et Deby, étaient faux.

Autre trafic mis en place par ces gens décidemment insatiables ; ce sont les passeports tchadiens vendus par les autorités tchadiennes elles-mêmes, on ne compte pas le nombre de Soudanais Zaghawas qui sont aujourd'hui installés au Canada avec des papiers tchadiens.


Du bradage des intérêts nationaux à l'abandon de toute souveraineté
 

Il serait fastidieux d'énumérer tous les dégâts causés au Tchad par l'équipe Deby. Le plus grand scandale est bien entendu la négociation des accords pétroliers par Deby. L'équipe Deby a bradé tous les intérêts nationaux dans les négociations des accords pétroliers. Cette équipe a tout cédé même le droit de gérer comme elle le souhaite la minime part qui lui revenait. Deby a mis le pétrole du Tchad sous la double tutelle de la Banque mondiale et du Consortium. Le baril tchadien est cédé au consortium au prix de 32 dollars alors que le cours normal frôle les 70 dollars.


 

Le régime Deby est passé à la vente de tout l'arsenal militaire récupéré par les FANT durant la guerre contre la Libye (avions, chars, missiles, canons, fusils, munitions). Tout a été bradé, les fruits de ces ventes sont allés directement dans leurs comptes bancaires à l'étranger.


Ensuite, tout le patrimoine foncier du Tchad a été vendu, c'est ainsi que certains camps militaires, et de grandes zones au centre de la ville de N'djamena ont été cédés à vil prix à la Libye, sans qu'on puisse justifier l'opportunité pour le pays de telles opérations. Aujourd'hui, des bruits courent qu'une grande partie de Farcha a été bazardée à une société russe. Même la faune tchadienne n'a pas été épargnée, des safaris pour amuser des richissimes princes arabes en mal de sensations ont été organisés dans lesquels les gazelles sont mitraillées par les fusils automatiques à infra rouge.
 

Puis dans le cadre de la privatisation, des secteurs de l'économie nationale comme les banques, l'imprimerie nationale, ont été pratiquement donnés au milliardaire Camerounais Fotso.
 

A l'étranger, tout le monde a appris, effaré, la vente ou plutôt le bradage de l'ambassade du Tchad à Washington par son ex-ambassadeur Ahmat Hassaballah Soubiane sans qu'on puisse là aussi nous justifier la nécessité de cette opération de dépossession de l'état tchadien au profit des barons du MPS.


De l'enrichissement d'une élite à la paupérisation des masses.


C'est la descente aux enfers pour le peuple, tout le monde manque de tout et se plaint sans cesse. C'est la croix et la bannière pour un Tchadien d'assurer les 3 repas quotidiens. L'exode rural s'est amplifié à cause de l'abandon du reste du Tchad, quant à N'djaména, c'est un gros village sale où il n'y a ni eau ni électricité où l'anarchie est à chaque coin de rue. Mais comble de paradoxe, une certaine élite au pouvoir tirant profit de tous les trafics en tout genre énoncés plus haut, de tous les fruits de multiples bradages, cette élite qui gouverne est la plus riche que le Tchad n'ait jamais eu.


En 15 ans, le nombre de personnes qui possèdent des biens en France, aux USA, au Canada, est hallucinant. Jugez-en :

Idriss Deby est le premier président Tchadien à posséder en France, plus précisément à Nice un hôtel particulier, une grande résidence à Monaco et une autre en grande banlieue parisienne. Son épouse Halimé est installée à Courbevoie. M Abderahmane Moussa a acquis un pavillon, M Raymond Batchiret ex-président de la Cour suprême et par ailleurs époux de la belle sœur de Deby installé à Blois, l'ex-ambassadeur du Tchad à Paris M Mahamoud Hissein, ainsi que son frère ex-trésorier général M Hissein Mahamoud, M Babikir Korom époux de la belle soeur de Deby, eh bien tout ce beau monde a aujourd'hui qui des appartements qui des pavillons en France, aux USA. Nous pouvons citer M Ahmat Hassaballah Soubiane, les frères Erdimis et bien d'autres, par exemple les hommes d'affaires proches du régime, Abakar Manani Conseiller pour les affaires présidentielles a aussi un pavillon.


Du Tchad pays respecté au Tchad de la dignité bafouée.


Aujourd'hui très peu de Tchadiens à l'étranger peuvent s'enorgueillir, discuter, parler fièrement de leur pays, oeuvre de tant d'années en un jour effacée, si l'on nous permet de paraphraser Corneille. Comment ce régime a-t-il pu à ce point « casser » et avilir l'homo-tchadontropus. Tout le monde a en tête l'énergie dépensée par ce régime pour mobiliser toutes les composantes du Tchad profond pour applaudir un Kadhafi, synonyme de tant de souffrances pour le peuple Tchadien ; que rien que pour la couverture satellitaire, la location du satellite Arabsat pour les besoins de sa promenade au Tchad, Kadhafi a payé rubis sur ongle la somme de 5 milliards de francs Cfa, tel que Jeune Afrique l'Intelligent l'a relevé.

Extraordinaire, il y a des symboles comme celle des prisonniers libyens, comme celle de la déroute de l'armée libyenne qui pèseront longtemps dans le conscient et l'inconscient collectif du peuple libyen.

A ces images traumatisantes, il convenait d'en substituer d'autres, celle d'un peuple Tchadien criant, chantant, dansant, acclamant le grand Kadhafi, montrer des Tchadiens se battre, tomber, se relever pour courir derrière des boîtes de macaronis, montrer des Tchadiens se disputer jusqu'à l'épuisement pour un petit tapis de prière, montrer ce peuple où on islamise des chrétiens en leur donnant 50.000 F Cfa.

Passer en boucle des images où l'on voit un Premier ministre Tchadien et son épouse, qui se mettent à genou pour saluer Kadhafi faisant le bonheur de la télévision libyenne qui s'en est littéralement régalée.

Des Tchadiens tous engagés et qui se sont sacrifiés pour défendre leur pays, ce régime en a fait des mercenaires en Centrafrique, au Congo, au Zaïre, pour des contrats en diamant dont ils n'ont jamais vu l'éclat. Beaucoup sont morts de maladies, certains ont été tués par les gens qu'ils ont été aider ; par exemple au Zaïre : le corps expéditionnaire du Général Allatchi Tchiri a été ainsi décimé par les zaïrois.
 

En Centrafrique, les Tchadiens ont été utilisés comme des spécialistes du sale boulot (en attaquant et éliminant les militaires centrafricains insurgés), le ministre des affaires étrangères Mahamat Saleh Annadif s'en félicitait en déclarant à RFI : «  On ne peut faire une omelette sans casser des œufs ». Il faut rappeler que le Tchad faisait partie d'une force neutre, que les autres contingents ont refusé catégoriquement de « nettoyer » les insurgés car soucieux de l'image de leur pays et de leur armée.


Des Tchadiens déterminés à relever tous les défis, on en a fait des hommes-zombies, fatalistes et fatigués de tout. Alors que le Tchad est parait-il devenu démocratique, que les gens lui ont apporté la liberté, mais aussi le pétrole, eh bien c'est ce même Tchad qui se vide aujourd'hui de toute sa jeunesse, jamais les jeunes n'ont autant fui le pays, même pendant la guerre, il n'y a pas eu un exode aussi lointain (Canada, USA, Taiwan, etc.).


Ce qui caractérise avant tout le régime Deby, c'est sa formidable capacité à tout détruire, à produire et encourager des cas hybrides. On a vu l'émergence sur ses flans, d'une élite à son image, c'est la « génération tube digestif », je suis un cadre, je suis avant tout un tube digestif, je m'en fous de ce que fait le régime, je veux remplir mon tube digestif et vite. Qui suis-je ? Je suis un partisan de Deby.


Du viol comme arme de guerre


Eh oui ! C'est aussi le cauchemar vécu par les familles tchadiennes. Tout le monde en parle au Tchad où les gens n'ont que leurs yeux pour pleurer en ce qui concerne les femmes, tandis que les hommes, la rage au cœur et au ventre en sont mortifiés.

Jamais auparavant au Tchad, le viol et le rapt quasi quotidien de jeunes filles n'ont été utilisés pour exprimer toute la brutalité d'un pouvoir pour soumettre et humilier certaines franges de la population. Ce cauchemar qui est désormais un crime contre l'humanité se déroule à N'djaména, à Faya, à Moundou, à Sarh, à Abéché, à Moussoro, dans les hameaux périphériques de N'djaména, dans les campements des arabes nomades où de toutes jeunes filles sont kidnappées et violées.

Comment de tels faits aussi dramatiques et ignobles sont passés sous silence par l'ensemble de la diaspora tchadienne qui a pourtant des possibilités d'alerte et de dénonciation de tous ces actes criminels ?


De l'incapacité à gouverner au naufrage d'un pays.


Autre record battu par le Tchad de Deby, notre pays a été classé, pays le plus corrompu au monde, selon un rapport de Transparency International. Idriss Deby miné par sa maladie est aujourd'hui pratiquement en cessation de ses fonctions présidentielles, englué qu'il est dans la crise qui l'oppose aux insurgés à l'Est du pays, il est en sursis.


Le pays est dans une impasse totale, le régime quant à lui survit grâce à l'implication des deux co-gestionnaires du destin du Tchad c'est-à-dire la France et la Libye. Ces deux pays ont un avis très réservé sur le leader du FUC et potentiel successeur de Deby.


La France estime qu'elle ne le connaît pas, et se méfie. La Libye quant à elle pense qu'il n'est pas non plus son « homme », qu'il serait plus proche du Soudan ; d'où tous les efforts qui sont déployés de part et d'autre pour empêcher Deby de couler. Ce dernier, tous les horizons sont bouchés, il sait que son destin n'est plus entre ses mains, alors c'est la fuite en avant ; changement de nom, nomination de sa nouvelle épouse à la présidence, celle-ci convoque les Conseillers spéciaux et leur passe des savons, bouscule l'ordre protocolaire. Le pays dérive comme un bateau ivre

.. à quand le naufrage ?


Source : www.zoomtchad.com
L'affaire du pétrole tchadien a montré au monde entier, l'incurie, l'incompétence, le manque de patriotisme de Deby et de tous ceux qui ont constitué le Staff qui « a négocié » ces accords. Obsédé par son arrivée et son maintien au pouvoir, lui et son équipe ont signé sans se soucier d'intérêts nationaux. Abderahmane Moussa et Daoussa Deby, etc. qui ont négocié avec les autorités nigérianes la livraison de ces hommes à Deby. Cette affaire incroyable est passée comme une lettre à la poste et c'est là où réside toute l'ignominie des Ong des droits de l'homme. Seules les Ong nigérianes se sont mobilisées pour dénoncer ces crimes. Il va sans dire que cette affaire rebondira un jour ou l'autre. etc.). Ces villes n'ont rien à envier à N'djaména.
 
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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 00:15



Rousseau-Joël Foute

16 Avril 2009


Une enquête de l'hebdomadaire international « indépendant » dresse un état des lieux peu reluisant. Pour ceux qui suivent les dossiers liés au processus d'intégration en zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale), les résultats de l'enquête menée par Jeune Afrique (édition Afrique subsaharienne), dans sa dernière livraison, sont un secret de polichinelle. Mais cela vaut le détour, compte tenu de l'audience de ce média.

 

Et surtout, parce que les faits et les chiffres mis à nu sont révélateurs du retard pris dans plusieurs domaines, et résonnent pour ainsi dire comme une sonnette d'alarme. Illustrations : d'après le président de la BDEAC, Anicet Georges Dologuélé, le transport de marchandises entre Douala et N'Djamena coûte six fois plus cher qu'entre Shanghai, en Chine, et le port de Douala.


Il dure également deux fois plus longtemps, à savoir soixante jours, contre trente jours. En cause, l'état parfois désastreux des routes, les tracasseries policières, etc. Bien plus, notre confrère relève que malgré l'union monétaire et douanière, l'intégration est peu avancée et la compétitivité de la zone faible.


En témoigne, le commerce intracommunautaire représente moins de 2% des échanges régionaux. Une part en diminution par rapport aux années 1990, affirme-t-on. La libre circulation des personnes et des biens est loin d'être vécue dans les faits


En outre, la mise en circulation du passeport CEMAC - institué en 2000, et dont des exemplaires ont été remis aux Etats membres en 2003 - n'a cessé d'être retardée. Les querelles pour le leadership tout comme la rivalité entre la bourse de Libreville et celle de Douala sont également évoquées.


Au sujet du lancement toujours attendu de la compagnie aérienne Air CEMAC, le journal note une avancée dans ce dossier initié en 2001. En effet, la compagnie arienne sud-africaine South Africa Airways, en tant que partenaire technique, va entrer à hauteur de 40% au capital du futur pavillon, après l'échec des négociations avec Royal Air Maroc et Brussels Airlines.


Le décollage est maintenant prévu avant 2010. En ce qui concerne l'institut d'émission, J.A. relève que la perte de 16,4 milliards de F CFA par la BEAC remet à l'ordre du jour la bataille pour la répartition des postes au sein de l'institution.


Au final, la CEMAC, fondée il y a quinze ans, et consciente des maux qui la minent, semble décidée de passer à la vitesse supérieure, observe J.A. Le secrétariat exécutif a été remplacé par une commission et la réforme des institutions se poursuit. Le programme économique régional 2009-2015 a été élaboré et doit servir de base de travail.


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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 01:27




Géant jaune
| mercredi, 15 avril 2009 | par Xavier Monnier Bakchich.info

 

Pour manier l’uranium africain, l’Elysée utilise de rayonnants intermédiaires. Fabien Singaye, conseiller présidentiel centrafricain et Georges Forrest, diplomate et exploitant de mines français.

L’objectif du speed dating de Sarko (26-28 mars) en Afrique était rayonnant. Vendre Areva, le géant nucléaire français, au continent et lui ouvrir la voie vers les gisements existants et à venir, au Congo-Kinshasa, au Niger et…finaliser l’accord avec la Centrafrique.


Mission réussie. À la manœuvre pour aider
Anne Lauvergeon, gentille accompagnatrice du chef de l’Etat lors de sa tournée, deux étranges loustics…Qu’elle côtoie depuis des mois et dont le rôle dans la signature des différents accords a été essentiel : Fabien Singaye et Georges Forrest.


Chemise ouverte, chaîne en or qui brille dans les fauteuils du Sheraton Charles de Gaulle, Singaye ne fait ni ses 51 ans, ni toutes ses vies. Au moins 3 pour le Rwandais. Celle d’avant
le génocide de 1994. Proche de la famille du président Habyarimana, en poste à l’ambassade de Kigali à Berne au moment des massacres, le Hutu sourit quant à son appartenance aux services de renseignement rwandais.

« J’étais diplomate, je servais mon pays », lâche-t-il dans un sourire. Le génocide, pour lequel son beau-père, Félicien Kabuga, est encore recherché par la justice rwandaise, lui tire des larmes. « 180 personnes de ma famille et des amis ont péri ».Quant à sa filiation avec l’homme d’affaires soupçonné d’avoir été le financier de la Radio génocidaire des milles collines « avoir un beau père ne fait pas de moi un génocidaire ».


Déjà l’homme avait des relations. Paul Barril notamment, l’ancien du Gign et des Irlandais de Vincennes, qu’il fit venir au Rwanda pour enquêter sur l’attentat qui a coûté la vie au président
Habyarimana…et qui au passage marqua le début du génocide. Le 6 avril 1994.


La deuxième vie a été de bric et de broc, « consultant » divers et variés. « Ouvreur de portes ». On en saura pas plus. Jusqu’à l’accession au poste de conseiller du président centrafricain Bozizé…Et de ses réserves d’uranium. « Areva a eu des problèmes avec la Centrafrique, j’ai proposé de les régler ».

 C’était en 2007, et Lauvergeon a mordu à l’hameçon. Ce jour-là, le 7avril, il sort tout juste d’un nouveau petit déjeuner au Ritz avec la boss d’Areva, et l’acolyte Georges Forrest. 3e larron de cet improbable trio, lié à Singaye depuis l’époque helvétique.


Néo-zélandais d’origine, belge de nationalité, consul honoraire de France au Katanga de représentation, entrepreneur spécialisé dans les mines de profession.A 61 ans, le bonhomme a fait l’objet de multiples enquêtes journalistiques, pour son côté « pro-consul » de la riche province de RDC. Sans qu’aucun trop lourd dossier ne lui soit imputé. Soupçons de ventes d’armes, de trafics de diamants, d’exploitation illégale de gisements, de contrats léonins passés dans un Etat en guerre et faillite perpétuel…

Ami avec le maréchal
Mobutu, le madré patron-diplomate a su se faire adoubé par les successeurs du maréchal président. Tant Kabila père, que Kabila fils l’actuel président. Un malin que protège la cellule Afrique de l’Elysée, un brin inquiète quand l’homme s’est rapproché de…Patrick Balkany.


Le député-maire de Levallois-Perret a fait partie de la délégation du Sarko-tour en Afrique. Après avoir fait, tout seul le tour du propriétaire, à l’été 2007, époque à laquelle il a sympathisé avec Singaye et Forrest.

Avec des tels parrains, Areva est entre de bonnes mains.

 

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 02:18




COMMUNIQUE DE PRESSE DE l’UFR

L’UFR informe l’opinion nationale et internationale des intentions belliqueuses de pouvoir de N’Djamena qui, chaque jour, tourne le dos à une solution pacifique de la crise.

Devant ce refus obstiné, les forces de la résistance nationale se réservent le droit de répondre à toute agression et restent déterminées à débarrasser le Tchad du pouvoir déliquescent de Deby.

Notre peuple paie un lourd tribut à la dictature et nous ne pouvons plus rester insensibles à son appel au changement et pour un Tchad nouveau, débarrassé du despotisme et de l’injustice.

Aussi l’Union des Forces de la Résistance (UFR) invite les populations tchadiennes de se tenir éloignées des zones de conflit et principalement celle de N’djamena à prendre rapidement ses dispositions.

En effet le pouvoir sanguinaire de N’djamena concentre actuellement l’ensemble de ses forces dans la capitale cherchant à prendre en otage les tchadiens pour en faire un bouclier humain dans le seul but de perpétuer son règne calamiteux.

L’UFR lance un appel à la France et à tous les pays amis du Tchad et les exhorte à ne pas s’impliquer dans le conflit inter tchadien.

Elle les invite plutôt à mettre leur puissance au service d’une médiation pour éviter une confrontation devenue inéluctable et garantir un véritable dialogue entre les tchadiens pour l’avènement d’un Tchad libre et démocratique.


Fait à Moudeina le 10 avril 2009


KOULAMALLAH ABDERAMAN

 

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 14:22



LOME, 3 avril (Xinhua) -- Un contingent de 130 militaires togolais a quitté Lomé vendredi pour le Tchad où il sera déployé  pour la sécurité des populations et des forces basées à Abéché,  dans le cadre de la mission de maintien de la paix des Nations Unies pour le Tchad et la République centrafricaine (MINURCA), a rapporté vendredi la radio nationale. 

     Ce contingent vient suivre un autre de 70 hommes qui avaient  quitté le Togo le 14 mars dernier, pour une mission de six mois. 

     Dans le cadre de cette mission, le Togo avait positionné 200  hommes basés dans un nouvel Centre d'entraînement aux opérations  de maintien de la paix, inauguré le 19 février dernier par les  autorités togolaises.  

     Ce centre sert de « base unique d'entraînement et de cohésion » d'une compagnie à un bataillon pour toutes les opérations de  maintien de la paix dans lesquelles le Togo s'engagera.  

 Le matériel d'équipement du contingent togolais avait fait  objet « d'une inspection d'une mission du Département de la Paix  de l'ONU » dépêchée au Togo, avait souligné le chef d'Etat major  général des Forces armées togolaises (FAT) 

     Selon des sources proches des Forces armées togolaises, une  autre vague pourra quitter le Togo dans quelques semaines pour la  Centrafrique.

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 14:26




LIBREVILLE 2 avril 09 (AFP) — La compagnie sud-africaine South African Airways (SAA) va acquérir 40% des actions du futur transporteur des six pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac), Air Cémac, a rapporté jeudi le quotidien national gabonais L'Union.


Les dirigeants de SAA "se sont engagés au terme de l'aboutissement des négociations à prendre 40% du capital de la compagnie" Air Cémac, selon le vice-président de la Commission de la Cémac, le Gabonais Jean-Marie Maguena, cité par le journal.


D'après L'Union, SAA sera l'actionnaire majoritaire du transporteur régional, devant les six Etats membres de la Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) qui disposeront ensemble de 30% des actions (5% pour chaque Etat).

La Banque des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), institution de la Cémac, "s'est engagée à hauteur de 15% dans la compagnie".


"C'est donc 85% du capital qui est déjà libellé. La Cémac souhaite que les 15% des actions restantes soient souscrites par les opérateurs privés de la sous-région" selon des modalités à définir prochainement, a précisé le journal.


Aucune date n'a été fournie pour le démarrage des activités d'Air Cémac, dont le lancement était initialement annoncé pour 2005.

Fin janvier, le président en exercice de la Cémac, le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé, avait indiqué à la presse à Libreville que les dirigeants devaient régler "une question de siège" pour l'aboutissement du projet.


Selon L'Union, le Congo et le Tchad sont en lice pour accueillir le siège d'Air Cémac. De même source, la compagnie Royal Air Maroc (RAM) avait été citée comme "partenaire stratégique" et des négociations avaient été menées avec Bruxelles Airlines, mais les discussions n'avaient pas abouti.

Il est généralement ardu de relier par des vols directs les six pays de la Cémac. Billets à prix prohibitifs, liaisons peu régulières ou tronçonnées font partie des entraves au développement du transport aérien intra-régional.


Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés

 

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 15:27



APA N’Djamena (Tchad) 31-03-2009 - Le leader de l’opposition radicale tchadienne, M. Ngarlejy Yorongar, est hospitalisé depuis trois jours dans une clinique de N’Djamena pour une paralysie des membres inférieurs et supérieurs, a constaté APA.


Yorongar qui souffre de sciatique et de nombreux problèmes neurologiques, dues aux multiples tortures subies dans les geôles du président Déby Itno, a été hospitalisé à son retour d’Afrique du Sud où il s’est rendu récemment pour assister à une rencontre sur l’impunité.


Terrassé par un mal qui a paralysé ses membres, Yorongar a été admis au service des urgences d’une clinique de la capitale tchadienne. Il aurait déjà retrouvé l’usage d’une bonne partie de ses jambes et de ses mains.


Yorongar avait été enlevé par les forces gouvernementales après le retrait des rebelles le 3 février 2008, avec Ibni Oumar, porte-parole de l’opposition modérée, qui n’a jamais réapparu depuis lors.

Malade, il a été évacué en France par les autorités de ce pays pour y subir des soins appropriés. Le 26 février dernier, l’opposant a déposé une demande de visa à l’ambassade de France pour honorer un rendez-vous avec son médecin français au début du mois de mars.


Convoqué le 29 février dernier par le consul qui lui a signifié que l’ambassade attendait l’avis de Paris, Yorongar a saisi la direction générale du protocole d’Etat et le ministère des Affaires étrangères. Il attend toujours une suite à sa demande de visa.


Interrogé par APA, Yorongar s’est dit étonné que l’avis de Paris soit d’abord sollicité pour lui octroyer un visa alors qu’il a un rendez-vous ferme avec son médecin en France.

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 15:12



APA-Ouesso (Congo) 31-03-2009 - Le président congolais Denis Sassou Nguesso a inauguré lundi une agence de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) à Ouesso, capitale économique du département de la Sangha en pleine forêt équatoriale primaire, à plus de 800 km au nord de Brazzaville.


A cette occasion, le ministre congolais des finances, M. Pacifique Issoebeka, a déclaré que l’implantation d’une agence de la BEAC dans la Sangha, où sont basés les sociétés forestières les plus importantes du pays, «va redynamiser l’économie en facilitant un bon flux financier, aussi bien au Congo que dans les pays limitrophes (Cameroun, Gabon et Centrafrique)».


L’implantation de la BEAC dans la Sangha fait aussi partie des mesures prises par le gouvernement pour redynamiser le secteur forestier qui subit actuellement de plein fouet les effets de la crise mondiale, a indiqué M. Issoebeka.


Elle doit également permettre de relancer d’autres secteurs de l’économie dans la région, notamment la culture du cacao dont la Sangha était le premier producteur ainsi que redynamiser des activités tels que l’écotourisme et l’exploitation d’autres ressources, a-t-il ajouté.


Le ministre des finances a annoncé que le gouvernement congolais envisageait de construire des routes pour relier Ouesso avec le Cameroun, le Gabon et la Centrafrique.

Les sociétés forestières ont accueilli avec soulagement l’ouverture d’une agence de la BEAC à Ouesso, qui jusque-là étaient obligées de se rendre à Douala, au Cameroun, pour leurs transactions financières.


«Nous allons enfin effectuer nos transactions sur place. Dans le passé, nous devions parcourir de longues distances pour le faire», a confié à APA le secrétaire général de la Congolaise Industrielle du Bois (CIB), la plus importante société forestière du pays, M. Dissot Bakonga.


«La Sangha réalise plus de 90% des recettes forestières du pays»,
a ajouté M. Bakonga.

Plus d’une dizaine de sociétés forestières sont installées dans le nord du Congo. La moitié d’entre elles est basée dans le département de la Sangha qui fournit plus de 90% des recettes forestières du pays, a indiqué M. Bakonga.


Le bois est la deuxième ressource du Congo après le pétrole et participe pour au moins 30% au PIB.

Les travaux de construction de l’agence BEAC de Ouesso ont démarré en juillet 2005.

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 03:25




Reuters, 26/03/2009 à 21:50 - BRAZZAVILLE - Nicolas Sarkozy a plaidé jeudi pour la démocratie et les droits de l'homme en Afrique et réaffirmé sa volonté de mettre en place une "relation renouvelée" entre la France et le continent noir.


Nicolas Sarkozy a plaidé jeudi pour la démocratie et les droits de l'homme en Afrique et réaffirmé sa volonté de mettre en place une relation renouvelée entre la France et le continent noir. (Reuters/Eric Feferberg/Pool)
Nicolas Sarkozy a plaidé jeudi pour la démocratie et les droits de l'homme en Afrique et réaffirmé sa volonté de mettre en place une "relation renouvelée" entre la France et le continent noir. (Reuters/Eric Feferberg/Pool)


S'exprimant devant le parlement du Congo, il a en outre invité Denis Sassou Nguesso, président de ce pays emblématique de la "Françafrique", à gagner d'autres batailles que le retour de la sécurité dans l'ancienne colonie française.

"La démocratie et les droits de l'homme font partie de notre héritage commun", a dit le président français, soulignant qu'il ne s'agissait pas de valeurs occidentales "artificiellement plaquées" sur les sociétés africaines.


Un an après s'être engagé, à l'occasion d'une visite en Afrique du Sud, à agir pour une refondation des relations entre la France et l'Afrique, il a estimé qu'il fallait en particulier se "débarrasser des pesanteurs du passé (...) qui alimentent trop souvent méfiance et soupçon".


Cette situation se traduit selon lui par une opinion publique française qui éprouve une grande sympathie pour l'Afrique mais qui "se désintéresse pourtant d'une relation trop souvent caricaturée comme opaque ou affairiste".


A l'inverse, l'Afrique peut se plaindre d'un désengagement de la France tout en continuant à lui reprocher "de prétendues ingérences néocoloniales ou la persistance de je ne sais quels intérêts inavouables".


S'il ne veut pas la "liquidation d'une relation ancienne, fraternelle" à laquelle la France tient avec le continent, Nicolas Sarkozy a exprimé son ambition de lui conférer "une légitimité nouvelle".


ADHÉSION PARTAGÉE


"Cette relation privilégiée doit susciter une adhésion partagée, pas seulement des gouvernants mais surtout des nouveaux acteurs majeurs que sont les sociétés civiles", a-t-il dit.

Brazzaville était la deuxième étape d'une brève tournée africaine du président français entamée jeudi matin à Kinshasa et qui s'achèvera vendredi à Niamey, au Niger.


Il a rencontré des représentants de l'opposition congolaise alors que le pays se prépare à des élections présidentielles en juillet, souhaitant montrer par ce geste que cette "visite d'amitié" ne signifie pas que la France soutient Denis Sassou Nguesso, qui est candidat à sa propre succession.

"Que cela soit clair : la France ne soutient aucun candidat ! Elle n'a pas à le faire et je ne suis pas venu pour cela", a-t-il dit devant le parlement.


Plus tard, lors d'un dîner officiel, il a souligné qu'il était important que le processus électoral "se déroule dans la sérénité et la transparence", ajoutant : "Rien ne serait pire qu'un réveil, même très partiel, des vieux démons de la violence politique."


Il avait salué auparavant l'action de Denis Sassou Nguesso depuis son retour au pouvoir après la guerre civile de 1997 qui a permis, selon lui, au Congo de retrouver la stabilité et la sécurité.

"Voir Brazzaville reconstruite, Brazzaville apaisée, c'est dire que cette bataille-là vous l'avez gagnée. Ne vous arrêtez pas en chemin. Il faut gagner toutes les autres et le chemin est encore long", a-t-il déclaré à l'adresse du président congolais.


Le président français a encore estimé qu'avec les importantes ressources pétrolières du Congo, son potentiel agricole, forestier et minier, "la réussite ne peut être qu'au rendez-vous et le peuple congolais devrait pouvoir en sentir les bénéfices".


Ces propos ont une résonnance particulière dans un pays qui fait l'objet de longue date de nombreuses critiques sur la gestion des revenus de l'or noir.

Avec le Gabonais Omar Bongo, Denis Sassou Nguesso est au nombre des dirigeants africains qui ont été visés en France par des plaintes pour recel de détournement de fonds publics en raison notamment de l'importance de leurs investissements immobiliers privés à l'étranger.

http://logp.xiti.com/hit.xiti?s=370118&s2=15&p=Page_a_imprimer::imprimer.asp&hl=22x40x0&vrn=1&lng=fr&jv=1&r=1280x800x32x32&re=1280x587&ref=http://www.lexpress.fr/actualites/2/nicolas-sarkozy-plaide-pour-la-democratie-en-afrique_749703.html

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