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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 17:26





 


LE MONDE | 27.08.09 | 15h38  •  Mis à jour le 27.08.09 | 15h53


Pour la première fois de leur histoire, les électeurs gabonais devraient pouvoir désigner, dimanche 30 août, le président de la République de leur choix. Moins de trois mois après la mort d'Omar Bongo, qui régna sans partage pendant quarante-deux ans avec la bénédiction de la France, les 800 000 électeurs de ce petit pays pétrolier iront aux urnes pour choisir son successeur parmi pas moins de 23 candidats, dont 3 femmes.

Habitués à une série de plébiscites orchestrés par le pouvoir, parfois au prix d'une fraude manifeste, ils avaient fini par déserter les scrutins.


La ruée sur les listes électorales observée à la mi-juillet, pendant leur courte réouverture, a confirmé l'engouement pour cette élection présidentielle. "Avant, on payait les gens pour qu'ils aillent se faire inscrire. Cette fois, les gens se sont levés spontanément, remarque Dieudonné Minlama Mintogo, de l'Observatoire de la démocratie, une association qui se veut l'expression de la société civile. Depuis la mort de Bongo, ils se disent que c'est le moment de se réveiller."


Cette fois en effet, il s'agit non pas de renouveler le sempiternel mandat d'Omar Bongo, mais de lui trouver un successeur et, au-delà, de répondre à la question : une élection libre est-elle possible au Gabon ? Le "système Bongo" continuera-t-il de contrôler les richesses du pays (pétrole, bois, manganèse) et la répartition des revenus qu'elles procurent ? La France, présente notamment avec le groupe pétrolier Total, restera-t-elle neutre ? Autant de questions qui taraudent les Gabonais.

Le vote de dimanche, ouvert comme aucun ne le fut, est d'autant plus crucial que l'élection, à un seul tour, autorise la victoire d'un candidat avec un faible score.


Il est encore renforcé par la tournure prise par une campagne électorale où Ali Ben Bongo, 41 ans, le fils du président disparu, apparaît en majesté, seul contre tous, disposant de leviers politiques et de moyens financiers sans commune mesure avec ses adversaires. Ses affiches dominent largement la campagne et il est le seul à sillonner le Gabon en hélicoptère, avantage décisif dans un pays largement dénué de routes. Il contrôle une chaîne de télévision privée - Télé Africa - tout comme son ancien ami aujourd'hui adversaire, André Mba Obame, avec TV+.


Si les candidats sont nombreux, les véritables opposants sont rares. Parmi les deux principaux concurrents d'Ali Ben Bongo figurent deux anciens premiers ministres de son père (Casimir Oyé Mba et Jean Eyéghe Ndong) et plusieurs de ses anciens ministres : Zacharie Myboto, Paul Mba Abessole, et surtout André Mba Obame, ministre de l'intérieur jusqu'en juillet, longtemps présenté comme le "frère" d'Ali Bongo en politique.


Seul Pierre Mamboundou, qui se pose en "alternative à un système néocolonial défaillant et antidémocratique fondé sur la corruption de prédateurs", présente un itinéraire d'opposant opiniâtre, encore qu'il ait esquissé sur le tard un rapprochement avec Omar Bongo. Quant à Bruno Ben Moubamba, militant contre les "biens mal acquis" et nouveau venu sur la scène politique, il poursuit une grève de la faim à Libreville depuis le 15 août pour dénoncer "un coup d'Etat électoral".


Ecoles, hôpitaux, routes, allocations familiales : les candidats rivalisent pour jurer qu'ils réaliseront les promesses jamais tenues en quatre décennies de régime Bongo. Ali Bongo a choisi trois axes : "paix, partage développement". "Fini avec le favoritisme, fini avec les postes réservés aux parents ! Place au mérite, place à ceux qui travaillent !", s'est-il exclamé lors d'un récent meeting, en promettant de "punir les corrupteurs et les corrompus", comme l'avait fait son père en décembre 2007, lorsqu'il avait dénoncé "l'enrichissement illicite" comme principale cause du retard du Gabon.


MANQUE DE TRANSPARENCE


Si l'ambiance générale est celle d'une campagne électorale populaire animée et sans trop de violence, les apparences sont trompeuses, dans un pays pauvre où il suffit de distribuer quelques billets de banque et des T-shirts pour remplir un meeting.


D'autres éléments reflètent un manque de transparence et des irrégularités, alimentant des tensions qui pourraient s'aggraver d'ici au vote et surtout après la proclamation des résultats.


Les adversaires du fils Bongo se retrouvent pour dénoncer les "trucages flagrants" dans la constitution du corps électoral. Ils soulignent l'étrangeté, pour un pays jeune de 1,3 million d'habitants, étrangers compris, de compter plus de 800 000 électeurs. "Tous les candidats qui ont appartenu au gouvernement disposent d'un énorme avantage : ils avaient mis à profit les législatives de 2006 pour battre le rappel de leurs partisans et les inscrire sur les listes électorales", indique un responsable politique. De nombreux Gabonais admettent qu'ils sont inscrits "à la fois au village et en ville".


Le ministre de l'intérieur lui-même a reconnu l'existence de 120 000 "doublons". L'argument de la fraude nourrit le slogan de l'opposition selon lequel Ali Bongo, impopulaire, "ne peut pas se faire élire à la régulière", comme l'a répété Casimir Oye Mba, mercredi sur Radio France Internationale (RFI).


Anticipant implicitement l'annonce d'une victoire de M. Bongo, ses adversaires agitent la menace de manifestations dans cette hypothèse. "Nous saurons défendre notre victoire, y compris dans la rue", prévient Paul Mba Abessole, tandis que Pierre Mamboundou estime que "toutes les conditions de la contestation des résultats sont réunies".


L'avocat Robert Bourgi, conseiller officieux de Nicolas Sarkozy et chaud partisan de son client Ali Bongo, dont la victoire à ses yeux ne fait aucun doute, pronostique aussi dans tous les cas de figure "des violences contre les Français et leurs intérêts".


Officiellement, cette stratégie de la tension n'inquiète pas l'Elysée. "Depuis la mort d'Omar Bongo, tous les Cassandre se sont trompés, souligne-t-on dans l'entourage de Nicolas Sarkozy. La campagne se passe dans un bon climat et la France observe une stricte neutralité." L'effectif des soldats de la base française de Libreville, prend-on le soin de préciser, n'a pas été renforcé.

 

Philippe Bernard

 

Les précédentes élections présidentielles


1961 Léon M'Ba, candidat unique à la présidence du Gabon.


Mars 1967
Alors que M. M'Ba est hospitalisé à Paris, un simulacre d'élection donne 99,5 % des voix à un "ticket" où Omar Bongo (alors prénommé Albert-Bernard) est candidat à la vice-présidence. Moribond, M. M'Ba prête serment à l'ambassade du Gabon en France avec M. Bongo.


28 novembre
1967 Léon M'Ba meurt ; Omar Bongo est président à 32 ans.


1968
Omar Bongo supprime le multipartisme et crée le Parti démocratique gabonais (PDG).

1993 Première élection présidentielle pluraliste. Omar Bongo est déclaré élu avec 51,07 % des suffrages, contre 27,48 % au Père Paul M'Ba Abessole.


1998
Omar Bongo est proclamé élu avec 66,55 % des voix devant Pierre Mamboundou (16,54 %) et M. M'Ba Abessole (13,41 %).


2005
M. Bongo est proclamé élu avec 79,21 % des suffrages. L'opposant Pierre Mamboundou est crédité de 13,57 % des suffrages et Zacharie Myboto de 6,58 %.


Article paru dans l'édition du 28.08.09



Réaction d’un internaute
: « Il suffit de consulter la presse (Jeune Afrique l’intelligent...) et les chaînes de télévision privées émettant sur le câble en France (télésud notamment) pour réaliser qu’Ali Bongo n’a pas lésiné sur les moyens financiers pour parvenir à ses fins: perpétuer par la fraude électorale, l’achat des consciences et la terreur policière... le système crapuleux et tyrannique légué par Omar Bongo au Gabon. Y parviendra-t-il? une partie de la réponse se trouve à l’Elysée. Le pire est à venir au Gabon... »

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 15:04




 



Bien curieux mode de dévolution du pouvoir que celui qui s’opère de plus de plus sur le continent noir ! Un procédé qui ne fait franchement pas honneur à l’Afrique et à ses fils ! Alors que sous d’autres cieux, n’est pas président qui veut, en Afrique, la règle générale veut qu’on parvienne au pouvoir comme par ... effraction.

 

De fait, en Europe, et dans une moindre mesure, en Amérique, ce sont les idées qui priment et dans la conquête du pouvoir, l’on ne s’impose que par et à travers cela. En Afrique, c’est la force, dans toutes ses acceptions, qui fait de plus en plus loi ! Comme si on avait renoué avec un certain passé, même si, aujourd’hui, les coups d’Etat nouvelle formule se veulent plus sophistiqués, "propres" et sans effusion de sang ! Assurément, l’Afrique n’est pas l’Occident où l’on parvient généralement au sommet après une longue et riche carrière politique sur fond de persévérance et de combativité, d’espoirs déçus, de sacrifice, de patience et de foi. Bref, sauf quelques rares exceptions récentes, on ne devient pas président en Afrique. On prend le pouvoir ! Pour le reste, c’est-à-dire, la reconquête de la communauté internationale, ce n’est toujours qu’un jeu d’enfant, et une question de temps. Des élections où les dés sont pipés d’avance, puis le tour est joué !


Combien de chefs d’Etat d’Afrique seraient aujourd’hui à leurs fonctions si l’accession au pouvoir était conditionnée à un dépôt de candidatures où seuls n’auraient été retenus que les candidats les plus méritants à tous points de vue ? Mais, après tout, nous sommes en Afrique où même un certain … Dadis Camara, dont le niveau d’instruction peut être sujet à caution, préside aux destinées de la Guinée et est tenté de troquer son costume de président de régime d’exception contre celui de président de la République. Moussa Dadis Camara peut-il valablement et dignement représenter la Guinée à l’extérieur ? C’est une question non dénuée de sens, même si, bien sûr, pour les Etats qui n’ont que des intérêts, cela importe moins.

Evidemment, à cette question, la meute de courtisans répondra par l’affirmative. Elle qui continue à crier à tue-tête que Dadis Camara est l’homme qu’il faut à la place qui a été jusque-là la sienne comme par hasard, et à laquelle il est de plus en plus tenté de s’accrocher. Ah l’Afrique ! La tragi-comédie qui voit l’entrée en scène de dirigeants d’un genre nouveau, prendra-t-elle jamais fin, pour que l’Afrique n’ait plus honte d’elle même ? Dire que ce triste spectacle donne à rire à l’Occident pour qui l’essentiel est de savoir toujours compter sur "ces petits nègres" !


La démocratie ? Y en a rien à f… tant qu’il aura la garantie que ses intérêts sont saufs dans tel ou tel pays. Le Guide libyen saurait-il dire le contraire ? Au total, la démocratie s’apparente à un marché de dupes auquel quelques dirigeants africains n’acceptent d’y aller, malgré tout, que par pure conviction. Les démocrates sincères y vont, en effet, non pas pour les beaux yeux de l’Occident, mais par intime conviction.


Par Cheick Beldh’or SIGUE


© Copyright Le Pays

 

(Le Pays 27/08/2009)
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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 16:46




APA-Londres 2009-08-26 14:24:03 (Grande Bretagne) Le chef de la mission conjointe de maintien de la paix de l’ONU et de l’Union africaine dans la région soudanaise du Darfour en proie à une crise, Rodolphe Adada, a rendu le tablier, a annoncé l’ONU mardi à Beijing. Les fonctionnaires de l'ONU ont indiqué qu'ils travaillent en étroite collaboration avec l'Union africaine pour trouver un remplaçant à Rodolphe Adada que de nombreux diplomates ont qualifié d’ «inefficace ».


Selon un porte-parole de l'ONU, Marie Okabe, la force de maintien de la paix au Darfour (MINUAD) a également publié une déclaration en ce sens, indiquant que la démission de M. Adada a pris effet lundi.  Les spéculations vont bon train dans le milieu de certains cercles diplomatiques étrangers indiquant que l'ancien ministre des Affaires étrangères du Congo « retourne dans son pays pour faire de la politique».


Un ressortissant ghanéen, le général Henry Anyidoho, chef adjoint de la force de maintien de la paix, sera en charge de la mission onusienne jusqu'à ce qu'un remplaçant permanent soit trouvé.

Le conflit dans la région occidentale du Soudan a duré plus de six années, faisant près de 300.000 morts selon les Nations Unies. Environ 4,7 millions de personnes au Darfour dépendent de l'aide internationale pour survivre, selon l'instance dirigeante mondiale.


 La force de maintien de la paix a été créée par une résolution du Conseil de sécurité en juillet 2007, mais les difficultés et les lenteurs notées dans le déploiement des troupes de maintien de la paix ont été largement déplorées.


À la fin de juin 2009, environ 60% des effectifs complets prévus pour la MINUAD, environ 26.000 soldats et policiers, sont arrivés au Darfour. Quelque 90% des troupes seront sur le terrain d'ici la fin de cette année, indique-t-on en réponse aux critiques sur les lenteurs notées dans le déploiement des forces de maintien de la paix.

Les diplomates et les activistes se sont aussi plaints que les Nations Unies ont fait trop peu pour relancer l'effort de paix bloqué au Darfour. John Prendergast, un ancien fonctionnaire du Département d'Etat américain et co-fondateur du projet Enough, un groupe anti-génocide, a déclaré que la force de maintien de la paix est largement perçue comme un échec. Il a exprimé l'urgence de construire un processus de paix plus crédible et efficace.

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 16:38




Le 19 août 2009, les Tchadiens apprennent le retour au Tchad de l’ancien -Président Goukouni Weddeye en compagnie de quelques fidèles. Rien de plus normal car tout Tchadien à le droit de rentrer dans son pays quand il veut, et d’en sortir quand il le souhaite. Cela fait partie des libertés fondamentales d’un peuple.


Toutefois, le Président Goukouni n’est pas n’importe quel Tchadien.
C’est tout de même le seul Président de notre pays désigné par consensus à l’issue des accords de Lagos en 1980, pour ramener la paix dans un pays meurtri par la déferlante haineuse des forces armées du Nord de Hissein Habré.

 
Cela ne lui enlève pas le droit d’aller et venir dans son pays, de s’y installer définitivement s’il le veut. Mais cela lui impose une responsabilité particulière lorsqu’il est amené à s’exprimer sur la question essentielle de la restauration de la paix dans notre pays

J’ai été et je reste persuadé que Goukouni Weddeye est l’un des hommes idoines autour desquels on peut amorcer un processus de réconciliation inter-tchadienne.


Lors de la rencontre de Libreville et N’djamena en juillet 2007, j’ai beaucoup aimé sa réactivité à l’égard des présidents Bongo et Déby chaque fois que l’un ou l’autre s’écartait des conditions indispensables au consensus inter tchadien et à la réalisation d’une paix juste.

Son voyage actuel semble se situer dans le prolongement de l’initiative de Libreville, avec semble-t-il l’engagement de s’installer au Tchad. Il s’agit là d’une requête constante de la partie gouvernementale Tchadienne. Cette demande maintes fois réitérée ne me parait pas scandaleuse en soi.


Elle traduit simplement le souci du pouvoir de contrôler la manœuvre et les éventuelles démarches à réaliser pour la conciliation.


Compte tenu de sa stature, de ses anciennes prises de position, du rôle qu’il peut jouer, l’ancien -président nous doit des propositions plus justes, plus en adéquation avec la gravité de la situation du pays Il ne doit pas parler de mécontents de l’extérieur et de l’intérieur «qui doivent ouvrir leur cœur à partir de maintenant, la main dans la main, pour construire leur pays plutôt que de faire la guerre». Goukouni Weddeye connaît les problèmes qui se posent au pays, notamment des déchirements qui entravent la recherche d’une paix juste.

Il ne peut ignorer les menaces sérieuses exercées sur le régime en place par les groupes politico- militaires organisés à l’est de notre pays qui auraient pris le pouvoir en l’absence du bouclier Français.


Sait-il aussi, que beaucoup de chefs de ces groupes sont condamnés à mort et qu’ils risquent leur tête s’ils suivaient son adorable conseil ?


A quels Tchadiens de l’intérieur s’adresse-t-il ?- A ceux d’en-haut qui ont tous les privilèges et pour qui Ndjamena est un véritable chantier expérimental ?

 
- A ceux d’en bas qui croulent sous le poids de la misère et regardent hébétés les fréquents défilés de machines de guerre achetées à prix d’or ?


Ceux là subissent les déguerpissements arbitraires, les conséquences sociales de décisions politiques inappropriées.


La société tchadienne reste violente par la faute des gouvernants, qui porte en eux la guerre comme la nuée dormante porte l’orage.


C’est pourquoi la réalisation d’une paix non exclusive est la revendication principale des populations tchadiennes qui souffrent de la guerre mais n’en vivent pas.

 
Faites rentrer tous les tchadiens de la diaspora et cela ne suffira pas pour avoir la paix véritable.

Par contre sa réalisation nécessite quelques conditions indispensables :

 
1 - Négociation et établissement d’un accord sans leurre avec l’opposition militaire. Rôle particulier de la communauté internationale dans l’organisation des pourparlers et la garantie d’application des accords


2 - Prise en compte et satisfaction des revendications de la société civile et des partis politiques


3 - Rétablissement de relations cordiales avec le Soudan et signature d’accords crédibles de non ingérence.

 
Le Président Goukouni est un des rares hommes susceptibles de faire entendre raison au président Idriss Déby, de lui rappeler quelques idées simples telles que :

 
1 - Lorsque notre Dieu tout puissant vous donne la grâce de conduire votre pays pendant presque 20 ans, c’est à vous de prendre la main comme au jeu, de proposer des solutions réalistes pour réunir la communauté nationale


2 - Les accords partiels ne mènent à rien ou conduisent à des drames

 
3 - L’unité nationale, le travail, le progrès, la liberté, l’égalité, sont des valeurs, cardinales et fondatrices de notre République. Et donc de la réconciliation nationale, de la paix. Leur respect l’honore.

 
4 - S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tout le monde.


Voilà ce que le Tchad est en état d’attendre de Goukouni Weddeye. Qu’il reste celui qu’il fût, conscient des véritables défis, avec le courage de dire à Idriss Déby les vérités parfois désagréables, qui sont toutefois le prix de la paix.




                               
                               Fidel MOUNGAR 

                     Ancien Premier Ministre

 

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 16:27




 

 

La IIIème Rencontre du Rassemblement de la Diaspora Africaine (RDA) aura lieu le 29 août 2009, au Collège Georges MELIÈS dans le 19ème arrondissement, 45-47 rue de TANGER (Métro RIQUET ou STALINGRAD) .
 

Modérée par M. Lucien Brice GBAGUIDI, co-initiateur du RDA, cette réunion sera l'occasion de présenter les conclusions de la Commission de Réflexion et d'Orientation par Mme Naomi SADENG, Conseillère municipale, avec l'appui de M. Robert FOPA, Président de l'Association internationale pour la Culture Sans Frontières.


Fidèle à notre orientation de débats ouverts, nous souhaiterions la consolidation de l'esprit constructif qui a été une constante jusqu' à maintenant. De ce fait, nous comptons sur chacun d'entre vous pour aller de l'avant dans la construction du Rassemblement de la Diaspora en faisant preuve de maturité. C'est de là que découleront la crédibilité et les ressources nécessaires pour la préparation de la Journée des Tirailleurs Africains du 11 Novembre 2009 à Paris.


En effet, il n'y a pas l'engagement de se doter d'outils qui garantiraient la viabilité du RDA coupé des initiatives et actions en dehors de nos conditions de vie, de notre rapport avec les pays d'accueil et de l'Afrique. C'est la même dynamique qui créée les bases d'une appropriation collective par une compréhension commune de nos responsabilités et tâches, ici et là-bas. D'ores et déjà, des Présidents d'Associations et d'organisme ont rejoint le mouvement en cours, tout comme des élus de toutes obédiences. Des intellectuels de première main du monde de la culture, de l'économie et de la communication ont aussi marqué un intérêt certain non seulement en parole mais dans leurs actes quotidiens.


Tout cela ouvre un cycle nouveau dont l'aboutissement dépendra de nous toutes et tous, dans la transparence et l'implication. Oui il est fini le temps où on décidait à notre place. Il est venu le temps du positionnement autour de nos préoccupations en tant que force consciente de ses intérêts et des enjeux de sa double vie d'« ici et de là-bas » car ce « ce qui est fait pour nous sans nous est contre nous ». C'est autant de raisons qui nous appellent à nous rencontrer et discuter sereinement autour de l'ordre du jour suivant:

  1. Compte rendu du rapport de la Commission Réflexion et d'Orientation
  2. Définition de l'étape de la légalisation
  3. Initiatives et actions
  4. Moyens de fonctionnement
  5. Divers

Sachez que cette invitation vous est adressée personnellement mais que vous avez le devoir de partager avec vos associations et organisations, vos réseaux et vos contacts à tous les échelons...

Enfin, une contribution de cinq (5) euros (ou plus vous) sera demandée pour faire face aux frais d'organisation.

 

Fait à Paris, le 20 Août 2009

 

Contact:

Sékou DIABATÉ

Coordinateur général du Rassemblement de la Diaspora Africaine

Tél.: 06 85 72 30 38

E-mail: espacerda@gmail.com

 

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 21:15




APA-Libreville 25-08-2009 (Gabon) L’ancien Premier ministre gabonais, Jean Eyéghé Ndong, candidat indépendant, a appelé mardi dans une conférence de presse, à Libreville à une candidature unique de l’opposition à cinq jours du scrutin présidentiel anticipé.


« J’appelle tous les candidats à l’élection présidentielle du 30 août prochain opposés à la perpétuité du système PDG (Parti démocratique gabonais, au pouvoir), à adhérer à une candidature unique »,
a déclaré M. Eyéghé Ndong.


Le dernier Premier ministre de feu Omar Bongo Ondimba n’a cependant pas annoncé quel sera ce candidat qui devra affronter le candidat du Parti démocratique gabonais, Ali Bongo Ondimba.


M. Eyéghé Ndong avait démissionné de son poste de Premier ministre et du parti au pouvoir au lendemain de la désignation par cette formation politique, du fils du défunt président comme porte étendard à ce scrutin à tour unique.


Une désignation qui avait également entraîné la sortie du parti et du gouvernement d’un autre ancien Premier et ministre et ministre du Pétrole, Casimir Oyé Mba et de l’ancien ministre de l’Intérieur, André Mba Obame, tous deux également candidats à cette élection.


A quatre jours de la fin de la campagne électorale, au moins une dizaine de candidats battent véritablement campagne tant à Libreville que à l’intérieur du pays.


Au total, 23 candidats brigueront les suffrages des gabonais, dimanche prochain, dont trois femmes, une première dans l’histoire de ce petit pays du Golfe de Guinée, riche en Pétrole.


 

NDLR : Une candidature unique de l’opposition au PDG aurait été l’idéal et la seule chance pour elle de l’emporter, compte tenu que cette élection gabonaise est à un seul tour, feu Omar Bongo ayant fait ficeler ainsi les choses pour ne pas avoir à affronter le candidat d’une coalition de l’opposition au second tour. C’était aussi cela, un des secrets de son exceptionnelle longévité au pouvoir. Pour revenir à une situation normale, l’opposition gabonaise doit exiger et obtenir une réforme constitutionnelle sur la nature du scrutin. Pour l’heure, il faut craindre que le souhait de l’ancien premier ministre et candidat lui-même ne soit qu’un coup d’épée dans l’eau, juste à la veille du scrutin du 30 août prochain.

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 22:19




 

APA-Ndjamena 2009-08-20 12:51:19 (Tchad) L’ancien président tchadien Goukouni Weddeye, rentré au pays mercredi après 27 ans d’exil en Algérie, se rend ce jeudi à Bardaï, sa ville natale, dans le Nord-est du Tchad, a appris APA de sources concordantes.


Le Président Goukouni Weddeye dit rentrer pour apporter sa contribution au retour de la paix au Tchad.

 Après une rencontre il y a deux ans avec feu Omar Bongo Ondimba, le Président Goukouni Weddeye et une vingtaine de personnalités tchadiennes exilées à l’étranger se sont donné la tâche de réunir autour d’une table de réconciliation les différents belligérants de la crise tchadienne.


 Le Président Goukouni dit être venu discuter avec le Président Déby Itno de son initiative et surtout requérir son soutien.


Fils du Derdei du Tibesti, chef spirituel et traditionnel des Toubou, peuple à cheval entre le Tchad, le Niger et la Libye, Goukouni Weddeye est un ancien rebelle qui a guerroyé longtemps contre les troupes du premier président tchadien François Tombalbaye et de son successeur Félix Malloum.


 En 1979, à l’issue de la guerre civile, Goukouni Weddeye est porté à la tête du Tchad. Il présidera alors le GUNT (Gouvernement d’union nationale du Tchad), né des accords de Kano I et Kano II au Nigeria.

En juin 1982, son bras droit et ministre de la Défense, Hissein Habré le chasse du pouvoir avant d’être lui-même démis par son bras droit Idriss Déby Itno en 1990.


 Réfugié en Algérie, Goukouni Weddeye, à la tête du Front national de libération du Tchad, a oscillé entre la lutte armée et l’appel à la paix.


En 1993, il regagne le pays pour assister à la conférence nationale souveraine, en brûlant symboliquement des armes pour signifier la fin de la guerre au Tchad. Mais quelques mois après la fin de la conférence nationale, il regagna son pays d’exil, à cause d’incompréhensions avec le régime d’Idriss Déby Itno.


Des sources officielles confirment que le Président Goukouni Weddeye est rentré définitivement au Tchad pour s’atteler au retour de la paix.



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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 00:03




 
APA-Niamey 2009-08-18 20:30:43 (Niger) Le Président Mamadou Tandja a promulgué mardi la nouvelle constitution, qui lui accorde un bonus de trois ans à la tête du pays, alors que son deuxième quinquennat s’achève en décembre prochain, a appris APA de source officielle.
La promulgation de la nouvelle loi fondamentale consacre également l’entrée dans une sixième république, marquée par la non limitation des mandats présidentiels.

L'opposition, qui a boycotté le référendum constitutionnel du 4 août dernier, a affirmé rejeter la nouvelle Constitution qui doit permettre au président Tandja « d’instaurer la dictature dans le pays ».

« Nous allons continuer à défendre la Constitution du 9 août 1999 parce que le peuple nigérien en a manifesté son attachement en rejetant la nouvelle que lui a proposée le président Tandja », avait indiqué Elhadj Mahamadou Issoufou, le chef de file de l’opposition réunie au sein de la Coordination des forces démocratiques de la république (CFDR).

Les Nigériens ont approuvé l'adoption d'une nouvelle Constitution par 92,50% des votes lors d'un référendum décrié par la Communauté internationale, parce que plusieurs fois jugé illégal par la Cour constitutionnelle du Niger.

Cette nouvelle loi fondamentale accorde davantage de pouvoirs au chef de l’Etat, en même temps qu’elle permet au Président Tandja de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2012, à la fin de son mandat en décembre prochain.

Certains des 160 articles du nouveau texte s'inspirent quasiment de la précédente constitution, adoptée en août 1999, à la seule différence que celle-ci institue entre autre un régime de type semi-présidentiel contrairement à la nouvelle qui dispose d’un régime présidentiel.

De même, la nouvelle constitution du Niger accorde au Président de la république, déjà chef de l'Etat, chef du gouvernement et chef suprême des armées et de la magistrature, plusieurs prérogatives dans la nomination des membres dans les plus hautes institutions du pays.

Parmi ces institutions, figurent le Sénat où le Président nomme le tiers de ses membres tout comme il désigne les cinq des neuf membres de la Cour constitutionnelle. S’ajoutent le Conseil supérieur de la Communication et la Haute cour de justice.

Dans ce nouveau régime, le gouvernement ne pourra être démis par motion de censure et le chef de l'Etat ne pourra pas non plus dissoudre l'Assemblée nationale, qui sera désormais suivie par un Sénat dont la loi désignera le nombre des membres.

A l’instar du précèdent, le nouveau texte constitutionnel comporte des articles verrouillés. Il s’agit notamment de la disposition qui prévoit une prolongation de 3 ans du mandat actuel de M. Tandja, visé en filigrane par l’article 154 qui dit : « le président de la République en exercice reste en fonction jusqu'à l'élection présidentielle qui aura lieu en décembre 2012. Cet article ne peut faire l'objet d'aucune révision ».

Déjà verrouillé dans la présente constitution sous le numéro 141, l’article qui consacre l'amnistie aux auteurs des coups d'Etat de 1996 et 1999, revient tout fermé, sous le numéro 159.


 Tandja met fin à ses pouvoirs exceptionnels pris pour organiser le référendum constitutionnel
 

APA-Niamey 2009-08-18 20:30:43 (Niger) Le Président Mamadou Tandja a mis fin mardi soir à la mise en œuvre des pouvoirs exceptionnels qu’il s’est adjugés fin juin dernier pour diriger le pays par décrets et ordonnances devant le refus de la Cour constitutionnelle et du Conseil de la république d’entériner son projet de référendum ainsi que son droit à prendre des ordonnances, en l’absence du parlement dissous.
Au terme d’une ordonnance signée ce mardi, le chef de l’Etat nigérien a décidé de mettre fin à la mise en œuvre de l’article 53, qui permet au Président de la république de s’accorder des pouvoirs exceptionnels.

Ces mesures, désapprouvées par l’opposition et plusieurs juristes, ont été prises au lendemain du refus, le 19 juin dernier, par le Conseil de la république, d’ordonner au Président Tandja la possibilité de légiférer par ordonnance pour prolonger le mandat des élus municipaux, qui expire le 30 juin prochain ainsi que la faculté de ratifier les accords de financements entre le Niger et les bailleurs de fonds.

Ce conseil avait regroupé autour de lui, le Premier ministre, le chef de file de l'opposition, les présidents des institutions nationales, à l'exception du président de l'Assemblée nationale qui a été dissoute et du président de la Haute cour de justice décédé le 14 juin dernier.

En vertu de l’article 53, le Président Tandja a dissous la Cour constitutionnelle et modifié la loi électorale, pour convoquer un référendum, qui a adopté le projet d’une nouvelle constitution, qui lui permettra de rester au pouvoir jusqu’en 2012, au terme de son deuxième quinquennat.

Agé de 71 ans, le dirigeant nigérien, élu en 1999 puis réélu en novembre 2004, ne pouvait plus se représenter après deux quinquennats successifs, selon les dispositions de la constitution du Niger. Mais le nouveau texte qu’il a promulgué ce mardi ne comporte pas de limitations de mandats.
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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 23:53




(Misna) 18/8/2009 - L'Afrique n'est pas vouée à dépérir "si elle se prend résolument en mains dès à présent", a déclaré Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo, dans le cadre de son discours d'investiture à un nouveau mandat de chef de l'État.

Devant les présidents du Mali, du Bénin, de Cap-Vert, du Burkina Faso, de la Namibie, de la Guinée Équatoriale, du Burundi, de l'Angola, de Sao-Tomé-et-Prince, de la République Démocratique du Congo, de la République Centrafricaine et du Tchad, M Sassou Nguesso a affirmé que l'intégration physique et économique de l'Afrique dépendait largement de la détermination des gouvernements et de ses millions d'habitants à changer les destinées du continent.

"Mieux nous serons organisés pour subvenir efficacement à tous nos besoins, moins nous serons vilipendés par quelques moralisateurs et autres donneurs de leçons", a ajouté le président congolais, réélu le 12 juillet dernier par 78,61% des voix pour un nouveau septennat, avant de préciser qu'"il dépend de nous de changer complètement le sort de notre continent". M Sassou Nguesso a conclu son discours en se déclarant "optimiste" quant à l'avenir de l'Afrique.
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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 16:42






(Le Figaro 18/08/2009)

Les Gabonais redoutent que la succession d'Omar Bongo, en théorie très ouverte, se fasse dans la violence le 30 août prochain.

Les gabonais sont circonspects. Trois jours après le début officiel de la campagne électorale pour désigner un successeur à Omar Bongo, mort début juin, le pays demeure étrangement calme. «Il y a une psychose qui se répand dans la population, une vraie peur que tout le processus tourne au désastre et à la violence», explique un observateur local.

Le scrutin prévu le 30 août prochain suscite encore de nombreuses interrogations. À commencer par la capacité pour le Gabon d'organiser une élection vraiment libre. La présence d'Ali Bongo dans la liste pléthorique des candidats - 23 en tout -, fils du défunt président et favori autoproclamé du vote, n'y est pas pour rien. Au Gabon, comme dans tant d'autres pays africains, la tentation d'une succession dynastique est bien réelle.

«Passage en force»

Peu populaire, Ali Bongo possède en revanche des moyens financiers sans rapport avec ceux de ses rivaux et de puissants leviers de pression sur les administrations et les médias locaux. Sa démission à contrecœur vendredi du poste de ministre de la Défense, sous la pression de ses opposants et de la présidente par intérim Rose Francine Rogombé, n'a pas vraiment rassuré. «On redoute un passage en force du clan Bongo», souligne l'observateur.

Les rumeurs de fraudes sont également nourries par le mode de scrutin à un seul tour et surtout par des listes électorales peu fiables - toujours pas arrêtées à deux semaines du vote. De l'aveu même du premier ministre, elles compteraient 120 000 doublons. Et on y trouverait au moins 700 000 électeurs, un chiffre étonnamment élevé pour un pays de 1,5 million d'habitants.

Les questions s'accumulent aussi sur la position de la France dans ces élections. La rue imagine volontiers l'ex-métropole, très présente au Gabon au cours des quatre décennies de règne d'Omar Bongo, accordant un soutien actif à Ali Bongo. Les dénégations de Nicolas Sarkozy lors de son passage à Libreville, affirmant que «la France n'avait pas de candidat», n'ont pas levé les soupçons. Ni surtout les déclarations de Robert Bourgi, un avocat franco-libanais très influent, conseiller officieux du président français, ayant assuré «qu'à titre personnel» il soutenait Ali Bongo.

Risque de troubles

Les grands rivaux du candidat du pouvoir, les anciens ministres Casimir Oye Mba et Jean Eyéghé Ndong, ou les opposants Pierre Mamboundou Zacharie Myboto et Paul Mba Abessole tirent depuis lors à boulets rouges sur Ali Bongo et sur cette Françafrique qui manipulerait le Gabon. Tous s'accordent aussi pour dénoncer le risque de troubles si l'élection devait laisser la place à la contestation. Un danger que personne ne sous-estime.

Le mode de scrutin à un tour semble en effet garantir un éparpillement des voix. L'élu, quel qu'il soit, sera-t-il mal élu ? L'absence de véritable passé politique à l'aune duquel juger les prétendants complique tout pronostic sur les lendemains de l'élection. «On peut redouter que certains n'acceptent pas la défaite, surtout si le vote est entaché de fraudes», souligne un diplomate.

Dans cette atmosphère de méfiance, la campagne pourrait devenir plus tendue. Lundi, lors d'un discours à l'occasion de la fête nationale, la présidente par intérim a tenté de calmer les esprits. Elle a prévenu que «les fauteurs de troubles, où qu'ils soient et quels qu'ils soient, seront punis conformément à la loi».

Tanguy Berthemet

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