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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 01:24




Au départ, un petit article publié vendredi dernier dans le quotidien français Ouest France… A l’arrivée, une tempête médiatique au Cameroun. Il faut dire que l’information, telle que formulée par Ouest France, est assez saisissante : « Alors que la France vient de réitérer son aide au Cameroun, écrit le journal, en confirmant le versement de 537 millions d’euros sur cinq ans (…), Paul Biya et son épouse prennent du bon temps à La Baule. Voilà déjà deux semaines qu’ils résident aux hôtels Royal et Hermitage du groupe Barrière. 43 chambres, précise Ouest France, soit 42 000,00 euros par nuit, thalasso, casino et séances de shopping : les dépenses se chiffrent en millions. »


Entreprise de démolition ?


L’information est reprise par quelques médias locaux, et surtout, déboule sur le net. Hier, colère des autorités camerounaises qui accusent les médias français de mentir pour ternir l’image de Paul Biya qui serait victime d’un complot médiatique. Une colère relayée par le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune : « sous prétexte d’exercer leur sacro-saint devoir d’impertinence, fulmine le journal, des journalistes français se livrent depuis quelques jours à une entreprise de démolition en règle de la crédibilité d’un homme d’Etat, ami de la France. (…) A travers la toile et les colonnes des journaux, voici donc créée de toutes pièces une énième affaire Biya, celle des +vacances à tout prix+. Le scénario est le même, s’indigne Cameroon Tribune : à la base, des pseudo-faits, narrés et déformés, de manière à monter en épingle un aspect +scandaleux+ en l’occurrence la taille de la délégation et le coût du séjour. Puis c’est la reprise mécanique et servile de ce ramassis de colportages. »


« Secret… dépense »


Analyse tout à fait différente dans Mutations. Mutations qui note la réaction vigoureuse des autorités camerounaises. Mais, constate le journal, celles-ci n’apportent pas d’éléments de réponse aux accusations portées par la presse française. Et Mutations s'interroge : « le chef de l’Etat séjourne-t-il effectivement à La Baule avec une quarantaine de personnes ? » Et quel est le montant de la facture ? « Le communiqué du gouvernement, remarque le quotidien camerounais, ne répond à aucune de ces questions, n’apporte aucun démenti officiel. » Pour Mutations, il s’agit donc là d’un « secret… dépense ».  


Gabon, l’insoutenable suspense


« Libreville retient son souffle » : c’est le grand titre des Dépêches de Brazzaville, au Congo. Un grand titre qui traduit bien tout le formidable suspense de cette élection présidentielle gabonaise. « Qui va l’emporter ? », titrait hier L’Union, principal quotidien gabonais, avec la photo des trois prétendants. On devrait avoir la réponse ce mercredi. En tout cas, pour le site d’information GabonEco, « quel que soit l’élu, il est impératif que la patrie soit l’unique vainqueur de cette élection. » Le futur président, précise le site, ne devra pas « se lancer dans une chasse aux sorcières. » Et les deux candidats battus « devront faire preuve de fairplay. (…) Le Gabon d’aujourd’hui, comme celui de demain, conclut GabonEco, a besoin de dirigeants capables de discernement, de dépassement et de sursaut patriotique pour sauvegarder l’essentiel, c'est-à-dire l’intérêt supérieur de la Nation. »


« Ce 2 septembre est à la fois un jour attendu et redouté au Gabon, constate Le Pays au Burkina. (…) Les deux perdants accepteront-ils leur défaite ? Vont-ils simplement se contenter de crier à la fraude ou appeler leurs partisans à descendre dans la rue pour contester ce qu’ils considéreront comme la confiscation de leur victoire ? », s’interroge Le Pays. Le Pays qui lui aussi, lance une forme d’appel au calme : « les prétendants à la magistrature suprême gabonaise se sont montrés démocrates depuis le début de la vacance du pouvoir. Ils doivent le rester jusqu’au bout. Cela suppose que ceux qui seront battus doivent être bons perdants et prendre leur défaite avec philosophie et fairplay. »


Des fraudes à quelle échelle ?


Enfin, en France, le quotidien La Croix fait le point sur le compte-rendu très attendu des observateurs étrangers. « Plusieurs organisations internationales, souligne le journal, ont pointé les nombreuses irrégularités de l’élection présidentielle, sans rapporter toutefois de cas de fraudes organisées. »


Les critiques les plus vives sont venues des observateurs camerounais et… gabonais qui ont dénoncé pêle-mêle « l’absence de scrutateurs dans certains bureaux de vote, l’absence de représentants de tous les candidats, ou encore l’absence de scellés sur certaines urnes… » Enfin, remarque La Croix, cette confession d’un observateur anonyme : « le plus grave, affirme-t-il, ce sont les listes électorales. Il est impossible qu’un pays de 1,2 million de citoyens compte 813 000 électeurs. C’est de là, poursuit cet observateur, que peut provenir une fraude éventuelle à grande échelle. »

 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:55


(afriquecentrale.info) - 1 September 2009 - L'avion du vice-président d'Afrique du Sud, de retour de Libye, a dû atterrir d'urgence, sans encombre, lundi sur un aéroport non balisé du nord-ouest de la RD Congo, à la suite d'un problème de carburant, a-t-on appris mardi auprès des autorités congolaises. L'avion, un DC9 qui devait se rendre en Afrique du sud, n'a pu faire une escale technique prévue à Bangui, en Centrafrique, pour cause de mauvais temps.


"Il ne lui restait plus que 35 minutes de vol
.


Le pilote était donc obligé d'atterrir dans l'aéroport le plus proche", ce qu'il a fait en "urgence sur la piste non balisée de Gbadolite", près de la frontière avec la Centrafrique, a expliqué le ministre congolais des Transports, Matthieu Pita. Il n'y a eu ni dégât ni blessé, a-t-il ajouté.


Le vice-président sud-africain Kgalema Motlanthe qui voyageait notamment avec son ministre de la Défense Lindiwe Sisulu, revenait du sommet extraordinaire de l'Union africaine à Tripoli.


"Ils ont passé la nuit à Gbadolite et seront acheminés soit à Kinshasa soit à Bangui par un jet que nos avons mis à leur disposition en attendant le ravitaillement de l'avion par la Mission de l'ONU en RDC", selon M. Pita.


L'aéroport de Gbadolite (province de l'Equateur), utilisé en son temps par l'ex-dictateur Mobutu Sese Seko qui avait une résidence dans la ville, n'est plus balisé depuis plus de dix ans.

 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 15:58





Koaci.com La rédaction


Nous avons reçu ce matin le témoignage exclusif d’un des membres de la CENAP qui, pour des raisons de sécurité à tenu à garder l’anonymat, l'ordre a été donné de ne pas communiquer de tendance.


Ce dernier nous a révélé : « Nous avons quasiment reçu la totalité des pv et le décompte est je dirais au 4/5eme des votes. La tendance Mamboundou se confirme, Mba Obame le suit mais je ne peux dire précisément si l’écart est important mais ça en a l’air. Ali Bongo se retrouve en troisième position mais là apparemment avec un écart important, je pense que le résultat sera proclamé demain mercredi, ici tout le monde est à pied d’œuvre pour ça si je parle et prend ce risque c’est pour l’amour de mon pays ».


Tous les sondages récents donnent effectivement cette tendance qui n’est pas sans provoquer des remous et une ambiance particulière entre joie et crainte dans le pays « ici à la CENAP règne une tension terrible, moi-même je stress, je n’ose même pas sortir dehors on se croirait dans un cimetière tellement c’est calme… » ajoute notre source.


En attendant la proclamation des résultats officiels par la CENAP, le pays retient son souffle pour connaitre le nom de celui qui aura le destin de la nation dans les mains pour les sept années à suivre.

 



Koaci.com Libreville 2 sept 2009  : Le favori, Pierre Mamboundou de l'UPG déterminé à ce que l'on s'en tienne objectivement aux décomptes des pv


C’est peut être vers une paralysie du pays que l’on s’achemine au Gabon, au regard de la détermination de l’opposition à refuser une nouvelle victoire électorale volée.


L’heure est grave, a notamment déclaré à la presse devant plusieurs centaines de ses partisans l’opposant Pierre Mamboundou, qui a lancé une invitation au peuple à la mobilisation derrière l’ensemble de leurs représentants pour mettre en déroute le coup tordu électoral, qui consisterait pour la commission électorale nationale autonome et permanente CENAP, de proclamer ce mercredi soir Ali Bongo Ondimba vainqueur de la présidentielle de dimanche dernier avec plus de 52% des suffrages exprimés. Des résultats, précisait Pierre Mamboundou, qui sont très loin de refléter les données contenues dans les procès verbaux des représentants des candidats dans les bureaux de vote.


La principale stratégie adoptée, est la mobilisation monstre des politiques et de la population jusqu’à la proclamation des résultats officiels, devant les préfectures dans les départements, devant chaque gouvernorat au niveau des provinces et pour la capitale Libreville, le lieu de mobilisation est le rond point de la démocratie, non loin du siège de la commission électorale nationale autonome et permanente, histoire de faire pression pour que soit respecté le verdict des urnes. Une proposition de pression accueillie avec allégresse les partisans du changement, visiblement prêts à ne faire machine arrière, face à tout artifice de trafic d’influence.


L’opposant Pierre Mamboundou a dénoncé avec la dernière énergie, les manœuvres d’intimidation qui se multiplieraient ces derniers jours, citant au passage, le domicile à Libreville de maître Séraphin Ndaoh Rembongo, directeur de campagne de la plate forme politique qui l’a investi à la présidentielle, Alliance pour le Changement et la Restauration, domicile qui a été criblé de balles dans la nuit du mardi 1 au mercredi 2 Septembre en cours. L’une des balles recueillies à même été solennellement présentée à la presse nationale et internationale, lors d’un échange visant à réfuter tous résultats truqués en faveur du candidat du parti démocratique gabonais au pouvoir, le PDG, Ali Bongo Ondimba.

De source digne de foi selon les opposants, les responsables de maisons de téléphonie mobile subiraient des pressions visant à interrompre momentanément le service de la messagerie téléphone, un outil souvent très sollicité en pareille circonstance pour prévenir des magouilles en cours d’exécution. De membres de état majors politiques de l’opposition, déclarent avoir reçu des menaces de poursuites judiciaires, s’ils utilisaient le service de leur messagerie téléphonique à des fins électorales.


La tension monte de plus belle, alors que l’on reste encore dans l’attente de la proclamation des résultats officiels de la présidentielle anticipée à un tour du dimanche 30 Août dernier. Plus que jamais engagés à ne plus cautionner de hold up électoraux, jeunes, moins jeunes et adultes des deux sexes font montre de vigilance accrue. Ces mobilisations contre des résultats électoraux truqués, s’organisent sous le sceau’’ Les force de l’ordre avec nous’’, toute chose qui est une sorte de clin d’œil à l’endroit des hommes habillés, qui eux également ne sont à l’abri de l’héritage social légué après 42 ans de gestion du parti démocratique gabonais.

Si rien n’est fait pour respecter la sincérité du vote de dimanche dernier, dont les données issues des procès verbaux des bureaux de vote placent en tête les candidats Pierre Mamboundou et André Mba Obame, le Gabon pourrait basculer dans un avenir proche ou lointain, dans des lendemains sombres qui ne profiteront malheureusement à personne. Plus que quelque temps, et les gabonais seront édifiés sur l’identité de leur prochain chef de l’Etat élu ou coopté au détriment de la volonté du peuple.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 02:47
 



Les Brèves de N’djaména : Deby très affairé à Amdjeress


Que fait notre IdI national dans son réduit d’Amdjeress à plus de 1500KM de la capitale ? Selon nos infos, Deby est entouré des éléments de la garde rapprochée et du protocole d’Etat, triés sur le volet et appartenant uniquement à son clan. Amdjeress est pratiquement interdit aux autres tchadiens.


Pas question de déranger le chef. Les membres du gouvernement et autres conseillers n’ont qu’à se débrouiller avec le PM, il ne leur est pas permis de faire de déplacement à Amdjeress. Le perroquet national en a fait l’amère expérience : arrivé sans être invité pour soumettre quelques dossiers à son patron, il a été refoulé comme un mal propre. Seuls les envoyés spéciaux ou les personnalités du genre l’ex Président Goukouni, ont droit à un bref séjour à Amdjeress.

Alors, de quoi sont-elles faites les journées de notre guide éclairé ? Il semblerait que deux sujets le préoccupent énormément et il passe tout son temps à les débattre : Premier sujet, l’avenir du MJE. Le champ d’action de ce dernier se rétrécie, ainsi que ses éléments militaires. L’UFR ayant abandonné Hadjer Marfaïn (attention à ceux qui, derrière leurs ordinateurs en Europe ou en Amérique, pompent des communiqués « fait » à Hadjer Marfaïn, il n’y a personne à H M !) et rapproché d’avantage des positions de l’armée et du MJE sur la frontière beaucoup plus au NE.

Ainsi le MJE est obligé de se replier en profondeur au Tchad et traverser la frontière pour mener des opérations au Soudan lui est devenu très risquant. Il y a des interminables réunions entre Idi et le Chef du mje. Plusieurs scenarii seraient proposés : intégrer les éléments du Mje dans l’armée tchadienne, ou faire déplacer ses éléments au nord de la RCA de Bozizé à partir duquel ils peuvent harceler les forces soudanaises et combattre aussi les rebelles centrafricains. Dans ce cas Bozizé prendra entièrement en charge tous les frais y afférant avec un petit bonus à Deby en tant qu’intermédiaire. La base du Mje serait farouchement opposée à tous les deux scenarii.


Second sujet de préoccupation, celui là accessoire, le cas d’Eldjineidi, son Cemga. Depuis qu’il l’a nommé à ce poste, il y a semble t il un enrôlement massif dans l’armée des jeunes arabes venant de tous les coins du Tchad. « C’est pour combattre les rebelles ou c’est pour autre chose », se sont demandés Deby et son entourage. Le cas d’Eldjineidi est désormais sur le tapis. Des noms sont avancés : Tahir Erda, Dirmi Haroun, etc.

Enfin une dernière préoccupation serait aussi à l’ordre du jour. YSA étant sur la sellette, le moment est propice pour sonder les potentiels candidats loin des curieux yeux des N’djaménois.


Beremadji Félix


N’djaména
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 02:15




APA Libreville 2009-09-01 21:33:23 (Gabon) De fortes présomptions de fraude pèsent sur l’élection présidentielle qui s’est déroulée dimanche au Gabon alors que la commission électorale nationale autonome et permanente poursuit la centralisation des résultats qui seront rendus publics mercredi soir.


Le Parti démocratique gabonais (PDG) est accusé de vouloir falsifier les procès verbaux en faveur de son candidat Ali Bongo Ondimba, crédibilisant la thèse du coup d’état électoral, dénoncé par le candidat indépendant André Mba Obame, au cours d’une conférence de presse lundi à Libreville.


Selon des sources concordantes, les présidents des bureaux de vote auraient été convoqués dans les gouvernorats pour apposer leurs signatures sur de nouveaux procès verbaux, différents de ceux signés après le vote.


La fraude se déroulerait surtout dans la province de l’Estuaire où se trouve Libreville la capitale ainsi que dans le Woleu-Ntem (nord), le Moyen-Ogooué (centre) et l’Ogooué-Ivindo (nord-est).

Mba Obame en faveur de qui se sont désistés quatre candidats indépendants dont deux poids lourds de la scène politique gabonaise, l’ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, et le leader du Rassemblement pour le Gabon (RPG), le père Paul Mba Abessole, serait largement en tête dans ces quatre provinces à forte population Fang, le groupe ethnique auquel appartient le candidat indépendant.


Dans les provinces de l’Ogooué-Lolo et du Haut-Ogooué, la province natale du président Omar Bongo Ondimba dans le sud-est du pays, les représentants des candidats indépendants et de l’opposition n’auraient signé aucun procès-verbal, ce qui aurait donné libre court à une fraude massive.

Ces deux provinces seraient aujourd’hui les plus peuplées du Gabon, une astuce qui pourrait permettre à Ali Ben Bongo Ondimba de refaire son retard sur Mba Obame.


Le code électoral gabonais a prévu quatre étapes dans la procédure conduisant à la désignation des élus dont la première se passe au niveau des bureaux de vote ou chaque candidat dispose d’un représentant.


La 2ème étape commence après la proclamation des résultats par les présidents des bureaux de vote et consiste en leur centralisation par les préfets au niveau des départements alors que la 3ème se déroule dans les chefs-lieux de provinces, la centralisation des les résultats et leur proclamation par les gouverneurs de provinces.


Enfin, quatrième et dernière étape intervient lorsque les résultats de tous les bureaux de vote, de tous les départements et de toutes les provinces sont convoyés à la Commission nationale électorale autonome et permanente (CENAP) qui invite ensuite le ministre de l’intérieur à venir les publier, un exercice auquel la Cour constitutionnelle doit se prêter en dernier ressort, bouclant le processus électoral. 



Gabon : Le dépouillement se poursuit sous haute tension


Ouest-France  mardi 01 septembre 2009


Selon le site d’information pan-africain koaci.com, une source au sein de la Commission électorale gabonaise 4/5 a confirmé que 80 % des bulletins de vote ont désormais été dépouillés. Le « podium » précédemment donné par plusieurs médias, dont Ouest-France, se confirme : Pierre Mamboundou arrive en tête, suivi d’André Mba Obame et d’Ali Bongo.

Bongo aurait demandé le poste de ministre de la Défense

La situation est actuellement calme à Libreville. Mais les rumeurs d’un possible coup de force se multiplient. Des informations font état de la tentative d’Ali Bongo de se faire réattribuer le poste de ministre de la Défense, ce qui lui donnerait le contrôle de toutes les forces de sécurité gabonaise. Tentative contrecarrée par la présidente de la Cour constitutionnelle qui serait bien décidée à tenir tête au candidat du parti au pouvoir, le PDG.

Un mur humain

Selon l’UPG, le parti de l’opposant Pierre Mamboundou, des menaces pèsent désormais sur le siège des partis d’opposition où il est procédé à un décompte parallèle des votes et où sont conservées des copies des procès-verbaux qui attesteraient de la défaite d’Ali Bongo. Dans la nuit de lundi à mardi, des centaines de partisans de l’UPG ont constitué un mur humain autour des locaux pour déjouer un possible raid.

Les partisans de Mba Obame, qui a mis en garde contre « un coup d’État électoral », ont pris des mesures similaires de protection devant le domicile de leur candidat.
France 24 expulsée ?

Aujourd’hui, en début d’après-midi, une autre rumeur a fait état de l’expulsion d’une équipe de la chaîne française France24, dont la couverture des événements aurait été jugée biaisée et récemment trop favorable aux candidats de l’opposition.

Paris prudent

Selon le secrétaire d’État à la Coopération, Alain Joyandet, « le nouveau président devra exercer un mandat de rupture ». Dans un entretien accordé au journal Le Parisien, il explique qu’« avec Omar Bongo le pays a accédé à la stabilité et à la paix civile. C’était, bien sûr, positif. Il me paraît nécessaire, à présent, d’engager davantage des programmes socio-économiques et de répartir les richesses de façon plus équitable ». « Dans cette élection la France n’avait pas de favori », a-t-il répété, alors que Paris a été soupçonné, notamment au Gabon, de favoriser la candidature d’Ali Bongo, le fils du président décédé en juin après 41 ans au pouvoir

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 02:11




 

AFP
01/09/2009 | Mise à jour : 14:44


Le scrutin présidentiel organisé dimanche au Gabon pour trouver un successeur au défunt président Omar Bongo s'est déroulé "conformément aux dispositions légales" mais avec des "irrégularités" et des "faiblesses", selon les observateurs de l'Union africaine (UA). Parmi les irrégularités recensées, les 35 observateurs de l'UA ont cité des "urnes non scellées par endroits", "l'absence de représentants de tous les candidats dans certains bureaux de vote visités", "la présence remarquée des forces de sécurité".


L'UA a noté aussi des "faiblesses" dans le déroulement du scrutin, dont "la non maîtrise des opérations de vote par certains membres des bureaux de vote" et "l'absence de scrutateurs dans certains bureaux de vote lors du dépouillement".



NDLR : L'Union Africaine fait visiblement des progrès. Espérons que d'ici là, ses observateurs au Gabon ne rendront pas plublic un communiqué pour dire que "malgré toutes ces irrégularités et faiblesses qu'ils ont relevées - et qui sont très graves - qu'elles ne sont pas de nature à remettre en cause la validité du scrutin", c'est la phrase tarte à la crème dont les observateurs tant de l'UA que l'OIF sont généralement coutumiers.



Gabon: présidentielle conforme à la loi, mais des irrégularités


LIBREVILLE - La présidentielle de dimanche au Gabon pour élire le successeur du défunt président Omar Bongo s'est déroulé "conformément aux dispositions légales" mais avec des "irrégularités" et "faiblesses", selon les observateurs de l'Union africaine (UA) et d'une ONG panafricaine.


"Les opérations de vote se sont déroulées conformément aux dispositions légales", affirme la mission d'observation de l'UA, qui relève cependant des "irrégularités".


Parmi les irrégularités recensées, les 35 observateurs de l'UA ont cité des "urnes non scellées par endroits", "l'absence de représentants de tous les candidats dans certains bureaux de vote visités", "la présence remarquée des forces de sécurité".


L'UA a noté aussi des "faiblesses" dans le déroulement du scrutin, dont "la non maîtrise des opérations de vote par certains membres des bureaux de vote" et "l'absence de scrutateurs dans certains bureaux de vote lors du dépouillement".


L'antenne gabonaise du Groupe d'études et de recherches sur la démocratie et le développement économique et social (Gerddes-Gabon), ONG panafricaine, a abouti à des conclusions similaires, selon son communiqué remis à l'AFP.


Ses observateurs déployés dans les neuf provinces du pays "considèrent que le scrutin anticipé (...) s'est déroulé de manière régulière et continue, dans le calme, la liberté d'expression et ce, dans des conditions globalement satisfaisantes", affirme ce texte, qui déplore toutefois plusieurs "faiblesses et insuffisances".


Il cite notamment "l'ouverture tardive de certains bureaux de vote", la "qualité de l'encre indélébile qui laisse à désirer", "la disproportionnalité des affiches lors de la campagne électorale" ainsi que des "incidents" relatifs à une "tentative de vote des étrangers qui ont été appréhendés par les forces de l'ordre".


Le Gerddes-Gabon déplore par ailleurs "la non-participation au vote de certains électeurs de nationalité gabonaise originaires d'autres pays". Selon l'ONG, "une Gabonaise d'origine sénégalaise a été refoulée par les électeurs eux-mêmes, bien que détentrice de tous ses papiers d'identification".


Dans leurs communiqués, l'UA et le Gerddes-Gabon exhortent les différents acteurs à préserver la paix dans le pays et les candidats à se soumettre au verdict des urnes.

Les résultats officiels de ce scrutin à un tour doivent être communiqués mercredi soir, selon la commission électorale.


Sans attendre ces chiffres, trois favoris parmi 17 candidats demeurés en lice ont clamé victoire: Ali Bongo, ex-ministre de la Défense et fils du défunt président Omar Bongo Ondimba, l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame et l'opposant historique Pierre Mamboundou.



(©AFP / 02 septembre 2009 01h12)

 

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 00:35




Source : gaboneco 31-08-2009   


Au nom de l’Alliance pour le changement et la restauration (ACR), une coalition de cinq partis politiques de l’opposition regroupés autour de Pierre Mamboundou, Louis Gaston Mayila a tenu une conférence de presse en début d’après-midi du 31 août, pour se prononcer sur les tendances des résultats fournis par les trois candidats favoris du scrutin de dimanche.


Le porte-parole de l’ACR, Louis Gaston Mayila, s’est exprimé depuis le siège de l’Union du peuple gabonais (UPG, opposition) sur la «guerre des tendances» que se sont livrés les trois candidats favoris de l’élection présidentielle de dimanche dernier, Pierre Mamboundou, André Mba Obame et Ali Bongo Ondimba.

Selon Louis Gaston Mayila, au vu des chiffres qui prennent appui sur les procès verbaux de l’ensemble des bureaux de vote sur toute l’étendue du territoire national et même de l’étranger, il est impossible qu’«Ali Bongo Ondimba ou André Mba Obame soit l’un ou l’autre vainqueur de cette élection».

Selon Louis Gaston Mayila,
«contrairement aux autres candidats qui se déclarent vainqueur de cette élection, l’Alliance a des chiffres qui prouvent le contraire et qui démontrent clairement que c’est Pierre Mamboundou qui est le vainqueur de cette élection et les chiffres en sont la preuve».

A l’appui des chiffres qu’il avance, le porte-parole de l’ACR a indiqué que les «procès verbaux ont été signés par l’ensemble des représentants de tous les candidats».

Sur la base des chiffres fournis à la presse par Louis Gaston Mayila, le candidat de l’ACR Pierre Mamboundou, serait le vainqueur de cette élection. Le tableau suivant récapitule les chiffres avancés par M. Mayila concernant les principaux candidats à cette élection :

-
Pierre Mamboundou 44 729 voix soit 39,15%
- Ali Bongo Ondimba 32 557 voix soit 28,50%
- André Mba Obame 30 579 voix soit 26,77%

Province de l’Estuaire :
- Pierre Mamboundou 26 403 voix soit 31,94%
- Ali Bongo Ondimba 24 352 voix soit 29,42%
- André Mba Obame 27 527 voix soit 33,30%

Province du Haut-Ogooué :
- Pierre Mamboundou 129 voix soit 3,51%
- Ali Bongo Ondimba 2 492 voix soit 67,90%
- André Mba Obame 157 voix soit 4,28%

Province du Moyen-Ogooué :
- Pierre Mamboundou 2198 voix soit 54,99%
- Ali Bongo Ondimba 886 voix soit 22,17%
- André Mba Obame 753 voix soit 18,84%

Province de la Ngounié :
- Pierre Mamboundou 4587 soit 62,37%
- Ali Bongo Ondimba 2 005 voix soit 27,26%
- André Mba Obame 278 voix soit 3,78%

Province de la Nyanga :
- Pierre Mamboundou 2 959 voix soit 80,15%
- Ali Bongo Ondimba 571 voix soit 15,47%
- André Mba Obame 53 voix soit 1,44%

Province de l’Ogooué-Ivindo :
- Pierre Mamboundou 121 voix soit 33,99%
- Ali Bongo Ondimba 145 voix soit 40,73%
- André Mba Obame 90 voix soit 25,28%

Province de l’Ogooué-Maritime :
- Pierre Mamboundou 7843 voix soit 69,91%
- Ali Bongo Ondimba 1668 voix soit 14,87%
- André Mba Obame 1432 voix soit 12,77%

Province du Woleu-Ntem :
- Pierre Mamboundou 1 voix soit 1,47%
- Ali Bongo Ondimba 2 voix soit 2,94%
- André Mba Obame 65 voix soit 95,59%

Le conférencier a par ailleurs précisé que les suffrages exprimés sont de 114 241 et que les votes blancs sont de 5080.

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 23:52




 

Bangui, 31 août (Acap)- M. Ali Ben Bongo Ondimba, fils du défunt président gabonais, Omar Bongo Ondimba, a obtenu la majorité des suffrages exprimés par les Gabonais de Centrafrique, lors du scrutin pour l’élection présidentielle du dimanche 30 août, selon les résultats rendus publics, lundi, par le Consul honoraire du Gabon en République Centrafricaine, M. José Perrière.


Sur les 75 suffrages exprimés, le candidat Bongo Ondimba obtient 55 voix (73,33%), contre 9 à Pierre Mamboundou (12%) et 7 à André Mba Obame (9,33%), tandis que Casimir Marie-Ange obtient 2 voix (2,66%) devant Jules Aristide Bourdès et Zacharie Myboto, qui ont chacun une voix (1, 34%).

 Les 12 autres candidats n’enregistrent aucun des suffrages valablement exprimés.

Il convient de préciser que 97 électeurs se sont fait enregistrer au consulat du Gabon à Bangui, mais seulement 87 se sont rendus aux urnes dimanche.


NDLR : Il n'y a rien d'étonnant dans ces résultats. La plupart des citoyens gabonais en Centrafrique sont essentiellement des fonctionnaires de la CEMAC dont Bangui abrite le siège. Quoi d'étonnant aussi que ceux-ci aient peur pour leur poste étant entendu que c'est le régime PDG qui les a affectés à la CEMAC à Bangui.
 

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 00:19






De notre envoyé spécial à Tripoli Amirouche Yazid


http://www.latribune-online.com/evenement/21768.html


Le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika est attendu aujourd’hui dans la capitale libyenne, Tripoli, pour prendre part aux travaux du sommet de l’organisation. Tripoli a pris, pour la circonstance, les habits de la capitale du continent africain en abritant une nouvelle rencontre des dirigeants africains. La capitale de la Jamahiria s’est parée de toutes les couleurs, non seulement pour accueillir les chefs d’Etat et autres représentants des pays membres de l’Organisation de l’Union africaine, mais pour clôturer l’événement continental par un autre événement d’envergure nationale, à savoir la fête du 1er Septembre. Les responsables africains ont ainsi un programme chargé pendant des journées de travail qui déboucheront sans doute sur des séances nocturnes.


Avant le rendez-vous important qui réunira les chefs des Etats membres, les ministres des Affaires étrangères devront aborder l’une des questions les plus cruciales qui engagent l’avenir de toute l’Afrique. Il s`agit des guerres et des conflits qui ne cessent de ruiner la vie des enfants du continent. C’est dans la perspective de comprendre les vrais motifs de ces conflits qu’une session spéciale a été programmée. Baptisée session spéciale de la conférence du l’Union africaine, consacrée à l’examen et à la résolution des conflits, la rencontre sera assurée par les ministres des Affaires étrangères qui commençaient, depuis hier, à arriver à Tripoli. Une telle session revêt une grande importance si l’on se réfère au nombre de conflits et de zones d’instabilité existant en Afrique.


Une situation dramatique qui ne fait que perdurer le sous-développement de plusieurs pays du continent qui possèdent incontestablement les conditions d’un essor économique et d’un développement social. Il s’agit manifestement de passer à une nouvelle étape dans la vie des peuples du continent. Une étape qui sera dominée par paix et la stabilité. Du côté des dirigeants, il est plus question de s’engager de ne plus se lancer dans des conflits fratricides qui mettent en péril la vie de millions de frères et sœurs africains, quel que soit le motif ou l’alibi de l’agression. Des informations, ici a Tripoli, indiquent que, même si la session spéciale qui traitera des conflits de l’Afrique sera présidée par le guide libyen, beaucoup d’autres dirigeants ne seront pas de la partie, dans la mesure où leur arrivée en Libye est annoncée pour aujourd’hui pour participer aux travaux du sommet.


C’est à travers cette donne qu’il n’est pas permis de s’attendre à des résolutions Importantes concernant la question des guerres et autres conflits qui déchirent les enfants de l’Afrique. Pourtant, les urgences ne manquent pas, vue la multiplication des zones de troubles et d’affrontements meurtriers, aussi bien pour des causes ethniques, religieuses, de frontières et du contrôle du pouvoir. Après avoir fait le tour de la question des guerres et l’examen des résolutions qui seront éventuellement proposées, les premiers responsables de l’Afrique traiteront de sujets qui engageraient le continent dans les rapports de décision aussi bien dans les thèmes liés à l’ordre mondial qu’en ce qui concerne l’état des économies à travers le monde.   


A. Y.



Conflits et crises en Afrique


Somalie :
le pays est ravagé par une guerre civile depuis 1991. Les islamistes des shebab et la milice Hezb al Islamiya luttent contre le gouvernement de l’islamiste modéré Sheikh Sharif Ahmed, qui ne contrôle qu’une faible partie de la capitale et du pays. Au large du pays, les actes de piraterie font rage.


Soudan :
le Darfour est en proie depuis 2003 à un conflit opposant une pléthore de groupes rebelles au gouvernement central de Khartoum.


République démocratique du Congo :
l’est du pays est le théâtre de violences. L’armée mène des opérations dans le Nord et le Sud-Kivu contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). En Province orientale (nord-est), elle traque les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA).


Nigeria :
des groupes armés multiplient depuis 2006 les attaques contre les infrastructures pétrolières et les enlèvements de centaines d’employés locaux et étrangers.


Tchad :
le pays a été le théâtre de violences entre mouvements rebelles, venus notamment du Soudan, et l’armée, avec de fréquents combats depuis 2005.


Madagascar :
une crise politique affecte l’île, actuellement dirigée par Andry Rajoelina, après le départ forcé en mars, sous la pression de la rue, de Marc Ravalomanana.


Niger :
une crise politique secoue le Niger, où le président Mamadou Tandja vient d’obtenir, lors d’un référendum constitutionnel, la possibilité de rester au pouvoir.


Mauritanie :
un an après le coup d’Etat qu’il avait lui-même mené, Mohamed Ould Abdel Aziz a été investi président en août. Le pays est la cible depuis 2007 d’attaques ’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).


Guinée :
une junte a pris le pouvoir en décembre, au lendemain de la mort de Lansana Conté, qui dirigeait le pays depuis 1984.


Centrafrique :
des affrontements ont été enregistrés ces derniers mois dans le Nord entre nouveaux groupes armés ou milices.


Guinée-Bissau :
le pays, devenu plaque tournante du trafic de cocaïne d’Amérique latine vers l’Europe, a connu des assassinats politiques, dont son président Joao Bernardo Vieira.


Côte d’Ivoire :
le pays est coupé en deux depuis qu’une rébellion a éclaté en septembre 2002.

 

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 18:53




      La terrasse de l'hôtel L'Hermitage, à La Baule

Par David Servenay | Rue89 | 28/08/2009 | 17H51


Le président camerounais aime la thalasso à La Baule. Facture estimée pour trois semaines de détente : près d'un million d'euros.


Après les biens mal acquis, voici les vacances à tout prix ! France Inter et Radio Fidélité Nantes ont révélé vendredi matin que le président du Cameroun se repose dans un palace de La Baule. Paul Biya et sa suite : soit 43 chambres occupées pour un montant journalier de 42 000 euros. Mieux que les vacances de Sarkozy, Bush et Obama réunis.


La chic clientèle des habitués de La Baule connaît bien les deux palaces.
L'Hermitage, un cinq étoiles en bord de mer avec ses colombages normands et le Royal, juste quatre étoiles, mais une thalassothérapie à vous déstresser n'importe quel chef d'Etat surmené. En fait, Paul Biya a découvert La Baule grâce à une amie qui y possède un appartement et il y revient pour la qualité des soins thalassos…


Comme en 2006, Paul Biya et sa suite ont donc pris le chemin de la station balnéaire, le 15 août, pour prendre leur quartier dans ces deux hôtels du groupe Lucien Barrière, dont le PDG, Dominique Desseigne, est un ami de Nicolas Sarkozy.


Honoré par la médaille de la ville


Paul Biya n'est pas venu seul : d'après France Inter, sa suite occupe 43 chambres dans les deux établissements, pour un montant global estimé à 42 000 euros par jour. Soit une facture totale qui devrait approcher le million d'euros, puisque la délégation présidentielle reste trois semaines sur place.


A 13h, le président Biya, son épouse Chantal et quinze personnes de la délégation ont fait leur apparition à l'hôtel de ville. Discours, échange de cadeaux (une statue africaine contre un livre illustré sur le partrimoine architectural et arboré de la ville). Devant quelques journalistes de la presse locale, Paul Biya a assuré :

« Votre ville est très confortable. Je reviendrais sans doute. »


Pourquoi Paul Biya aurait-il hésité ? Il a reçu le meilleur accueil des autorités locales. A commencer par le maire UMP de La Baule, Yves Metaireau, qui ce vendredi a décoré en personne son présidentiel touriste de la médaille d'honneur de la ville en tant que « nouveau résident secondaire ».

Le maire, comme tous les commerçants du coin, apprécient ces généreux touristes qui ne lésinent pas à la dépense. Pas négligeable en temps de crise.


Evidemment, pas question à la Baule de rapprocher cette information de la crise sociale et économique qui ravage le Cameroun ces dernières années. Inutile de rappeler que les émeutes de Douala, en février 2008, avait démarré suite à la baisse jugée trop faible (un centime d'euro) du litre d'essence…


D'autres présidents africains ont senti le vent tourner


Paul Biya serait-il devenu une exception parmi les dictateurs africains ? Ces deux dernières années, le défunt président gabonais Omar Bongo comme le président congolais Denis Sassou N'guesso et l'équato-guinéen Téodoro Obiang boycottent la France.


Tout trois ont pour point commun d'avoir été la cible de l'enquête sur les biens mal acquis, réalisée par les limiers de l'Office central de lutte contre la grande délinquance financière. Hôtels particuliers, châteaux, appartements et belles voitures : tout le patrimoine de ces chefs d'Etat et de leurs proches a été répertorié.


Résultat : ils s'arrêtent désormais au Maroc, où le soleil est plus chaud et les palaces tout aussi confortables.





Le président camerounais en vacances à La Baule : des dépenses de plusieurs millions


Ouest- France vendredi
28 août 2009





         Paul Biya et le maire de La Baule

En visite officielle en France le 24 juillet pour pour rencontrer Nicolas Sarkozy, Paul Biya a prolongé son séjour à La Baule. Il a reçu, aujourd’hui, des mains du maire Yves Métaireau, la médaille de la ville. « C’est un ami que nous recevons », précise la mairie, qui s’est gardée de tout commentaire sur les Droits de l’Homme et la politique camerounaise.


Pendant la réception donnée à son honneur, Paul Biya s’est dit satisfait de son voyage : « C’est la troisième fois que nous venons à La Baule. Nous y sommes très attachés et c’est sûr nous reviendrons. »


Il est ensuite revenu sur sa rencontre du mois dernier avec le président français : « C’est un succès sur tous les plans. Je respecte la France qui a su s’illustrer en matière de démocratie, de paix et dans le développement des pays pauvres. Face à la crise, il est nécessaire que les pays industrialisés renforcent la solidarité internationale. »


42 000 euros par nuit


Alors que La France vient de réitérer son aide au Cameroun en confirmant le versement de 537 millions d’euros sur cinq ans pour le désendettement et le développement du pays, Paul Biya et son épouse prennent du bon temps à La Baule.


Voilà déjà deux semaines qu’ils résident aux hôtels Royal et Hermitage du groupe Barrière. 43 chambres, soit 42 000 € par nuit, thalasso, casino et séances de shopping : les dépenses se chiffrent en millions. Retour au pays prévu au début du mois de septembre.

 

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