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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 00:01




 

LEMONDE.FR | 04.09.09 | 15h34  •  Mis à jour le 04.09.09 | 15h45

Odile Biyidi, présidente de l'association Survie


La commission électorale gabonaise a désigné Ali Ben Bongo comme vainqueur de l'élection présidentielle. Il succédera à son père qui avait dirigé le pays pendant 41 ans. Des émeutes ont eu lieu dans plusieurs villes du pays, dénonçant des fraudes lors du vote. Les manifestants s'en sont aussi pris à des symboles de la présence française dans le pays, en attaquant une station essence Total et le consulat français à Port-Gentil. Odile Biyidi, présidente de l'association Survie – qui mène des campagnes d'information pour une réforme de la politique de la France en Afrique – dénonce elle aussi un coup de force et la perpétuation d'un système d'influence entre la France et l'Afrique.

Pour vous, l'élection d'Ali Ben Bongo à la place que tenait son père depuis 1967 est entachée d'irrégularité ?

Oui. Les premières constatations dans les bureaux montraient une avance considérable des deux candidats d'opposition (Pierre Maboundou et Andre Mba Obame) et Ali Bongo arrivait assez loin en troisième position. Ce résultat est un coup de force. Il n'a même pas été annoncé à l'unanimité car le procès verbal n'a pas été signé par tous les membres de la commission. Il y a eu beaucoup d'affrontement au sein de cet organe qui a longtemps tergiversé pour remettre les résultats. Quoi qu'il en soit, la décision finale n'apparaît pas très correcte et légale. Mais aujourd'hui, il n'y a pas de possibilité de vérification car rien n'est transparent dans la procédure de dépouillement ou dans les chiffres. Ces derniers apparaissent très partiels et on n'a même pas de chiffre de la participation. Rien n'est correct dans ces résultats.

Après 41 ans de règne sans partage, on attendait beaucoup de la première élection réellement pluraliste du Gabon. Est-ce un espoir déçu ?

On a le témoignage de Marc Ona, un leader tout à fait reconnu de la société civile, qui dit que la victoire d'Ali Bongo était déjà annoncée avant même le dépouillement. C'est dans la continuité totale des années précédentes. C'est ça qui est le plus désolant, l'absence de changement dans les pratiques de fraude, de mainmise sur tous les organes du pouvoir, de la justice à la commission électorale. Avant les élections, Ali Bongo ne voulait même pas démissionner de son poste de ministre de la défense. Il a fallu qu'il y soit contraint, mais en fait c'est resté formel. Il détenait toujours tous les rouages du pouvoir pendant la campagne.

Les manifestants s'en prennent notamment aux "intérêts français" au Gabon. Pourtant Paris s'est défendu de toute ingérence.

Les Français peuvent croire les déclarations d'Alain Joyandet [secrétaire d'Etat chargé de la coopération et de la francophonie] selon lesquelles la France est restée neutre. Mais les Gabonais y voient une sacrée plaisanterie. Pour eux la présence des intérêts français est tellement évidente dans leur pays. La présence écrasante du contingent français reste intimidante pour les manifestations de l'opposition. Il y a aussi des intérêts dans le pétrole, le bois et l'uranium. Bolloré vient par exemple de créer une société de service et de transport pour aider les entreprises à venir exploiter les ressources du Gabon, notamment les entreprises chinoises. Et c'est Pascaline Bongo qui est présidente de cette société. On voit bien là les intrications d'intérêt des Français avec le clan Bongo.

Là encore, pour vous on est dans une certaine continuité, mais quel est l'intérêt de la France à voir au pouvoir un candidat plutôt qu'un autre ?

La France a envoyé des observateurs complaisants qui ont déclaré avant même le moindre contrôle que les élections s'étaient bien passées. Un certain nombre de proches de Bongo sont venus se faire "briefer" en France avant les élections. De toute façon se sont des gens qui passent toutes les semaines en France, qui y ont des résidences, des proches. Leur staff est français. Tout ceci est dans la continuité d'une complicité qui repose sur beaucoup de trafics inavouables. Il n'y a pas que les activités commerciales "normales" comme le bois où le pétrole. Il y a tout le système occulte des commissions et rétro-commissions. S'il y avait un changement, beaucoup de choses pourraient être déterrées. Avec Bongo, il n'y aura aucun changement.

 

Propos recueillis par Antonin Sabot

 

Au Gabon les dernières convulsions de la Françafrique

Isabelle Lasserre Le Figaro
04/09/2009 | Mise à jour : 07:


Cent cinquante militaires français ont pris position jeudi devant le consulat général incendié dans le sud-ouest du pays. Les Français résidant sur place sont invités à rester chez eux.

 

Malgré les tentatives récentes de l'Élysée pour défaire les liens intimes qui ont si longtemps uni le pouvoir français à ses an­ciennes colonies africaines, les vieilles habitudes de la «Françafrique» sont tenaces… Les violences qui ont éclaté jeudi au Gabon viennent de le rappeler.

Quatre-vingts militaires français ont dû intervenir jeudi matin pour secourir le consul de France de Port-Gentil, dont les bureaux avaient été incendiés par des opposants à Ali Bongo, déclaré vainqueur de l'élection présidentielle. Les installations de Total et de Schlumberger ont également été prises à partie. Une employée du groupe franco-américain a été «sérieusement blessée» par des partisans du candidat Bruno Moubamba, qui accusent la France d'avoir imposé le fils de l'ancien président Omar Bongo, dont ils contestent l'élection. Cent vingt soldats français, appartenant pour l'essentiel au 6e bataillon d'infanterie de marine, étaient toujours en alerte jeudi soir dans cette ville du sud-ouest du pays. Alors que la situation restait très volatile, certains craignaient que les intérêts nationaux ne soient à nouveau pris pour cible, dans ce pays qui héberge environ 9 500 résidents français. Vendredi matin Bernard Kouchner a exhorté les Français habitant au Gabon à la prudence. "Nous leur disons de rester chez eux pour le moment", a-t-il déclaré sur RTL.

 Ce n'est pas la première fois que les forces armées françaises doivent intervenir à Port-Gentil, la deuxième ville du pays et le fief de l'opposition. En 1990, de violentes émeutes avaient ébranlé le pouvoir du président Omar Bongo. C'est François Mitterrand qui avait alors ordonné aux soldats français de rétablir l'ordre…

 Redéfinir les accords de défense

 Le Gabon a toujours été le meilleur allié de la France sur le continent africain et, de tous les présidents de la région, Omar Bongo - 41 ans de règne - fut celui qui entretint les liens les plus intimes avec les cercles du pouvoir français. «L'Afrique sans la France, c'est la voiture sans le chauffeur. La France sans l'Afrique, c'est une voiture sans carburant», avait-il coutume de dire.

En arrivant à l'Élysée, Nicolas Sarkozy avait promis de mettre fin à ces relations quasi incestueuses. Il avait notamment promis de redéfinir les accords de défense conclus entre Paris et ses anciennes colonies, dont certaines clauses secrètes autorisaient les forces armées françaises à se porter au secours des régimes en cas de crise grave. La France, estime le président français, ne doit plus se comporter en «gendarme de l'Afrique».

Deux de ces accords jugés «obsolètes» et qui ont trop souvent servi à justifier des interventions controversées dans les années 1980 et 1990, ont d'ores et déjà été renégociés, au Togo et au Cameroun. En ouvrant une base militaire à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, Nicolas Sarkozy a également opéré un recentrage stratégique de la présence française à l'étranger. Au détriment de l'Afrique : l'implantation militaire en Côte d'Ivoire a été ramenée à 900 hommes et l'une des deux bases françaises d'Afrique de l'Ouest - au Sénégal ou au Gabon, justement - doit être fermée. À terme, la France ne devrait plus maintenir que trois bases militaires permanentes en Afrique : une dans l'Ouest, une dans le centre, l'autre dans l'Est.

Si la situation dégénère…

 En attendant, l'élection gabonaise pourrait rattraper une nouvelle fois la France, au moins momentanément. Un petit millier de militaires français sont basés au Gabon et ce contingent pourrait être renforcé s'il fallait évacuer les résidents français. Mais que se passera-t-il si la situation dégénère vraiment et que le président officiellement élu, Ali Bongo, demandait l'aide des militaires français, alors que l'accord de défense liant Paris à Libreville n'a pas encore été renégocié ?

 




Gabon Déclaration de presse de l’Union du Peuple Gabonais (UPG)

Alfred MBA ASSEKO
Vendredi, 04 Septembre 2009 17:41

DECLARATION DE PRESSE


Mesdames, Messieurs,

Déterminés à installer définitivement au GABON, l’ordre héréditaire du clan BONGO, une unité de bérets rouges, composée par des éléments spécialement choisis au sein de la frange la plus conservatrice de l’ethnie TEKE, et dirigée par les généraux Roch ONGANGA et Paul OPERA, a engagé, le 3 septembre 2009, une opération militaire aux conséquences incalculables.

Pour faire échec au coup d’Etat électoral élaboré dans les officines du candidat du Pouvoir, qui entendait dépêcher un commando au siège de la Commission Electorale Nationale Autonome et Permanente, les partisans du changement on entrepris de faire pression sur ladite commission, en occupant pacifiquement le chemin d’accès à cette institution.

Cette manifestation citoyenne, parfaitement encadrée par les forces de gendarmerie nationale et les éléments de la garde républicaine de faction, n’a connu, toute une nuit durant, aucun débordement.

C’est dans ces conditions et contre toute attente, que l’unité de bérets rouges, dirigés par le colonel ONGANGA Roch, a débarqué sur des lieux parfaitement sécurisés, pour agresser de paisibles manifestants, parmi lesquels Messieurs Pierre MAMBOUNDOU, André MBA OBAME, mais aussi plusieurs candidats à la dernière élection présidentielle, ainsi que des personnalités politiques éminentes.

Au regard des brutalités infligées sans ménagements, y compris aux premiers responsables politiques présents sur les lieux, les militants de l’Union du Peuple Gabonais expriment aujourd’hui leurs plus grandes préoccupations pour la vie de leur leader, celle de ses collaborateurs et celle de ses collègues.

L’Union du Peuple Gabonais qui n’a aucune information au sujet de Monsieur Pierre MAMBOUNDOU, s’inquiète des conséquences du traitement dont il a été l’objet, traitement qui de l’avis de nombreux témoins, peut aujourd’hui nous faire craindre la mort.

Face à une telle issue, l’Union du Peuple Gabonais lance un appel pressant à toutes les forces du changement ainsi qu’à tous les démocrates sincères, afin qu’ils se mobilisent partout ils le peuvent, pour défendre l’ordre républicain, désormais apprivoisé par les tenants de l’ordre héréditaire.

Dans l’urgence et pour des raisons humanitaires, l’Union du Peuple Gabonais lance, ici et maintenant, un appel urgent à l’endroit de la communauté nationale et internationale, aux fins d’identifier le lieu où se trouve le Président MAMBOUNDOU, lui apporter les soins nécessaires, et surtout, le sécuriser d’avantage du comportement imprévisible des auteurs du coup d’état électoral, qui répondront de toutes les conséquences fâcheuses devant le Peuple gabonais.

D’ores et déjà, l’Union du Peuple Gabonais réfute les résultats annoncés par la CENAP, qui ne reflètent en aucune manière la vérité des urnes.

A ce propos et sans délai, l’UPG va engager une concertation générale au sein de l’Alliance pour le Changement et la Restauration, pour envisager de manière collective, toutes les mesures qu’exigent la situation du moment.

Face à l’oppression imposée par les forces héréditaires, l’UPG se prévaut de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du Citoyen, qui en pareille circonstance, légitime le recours à la résistance.

Ensemble nous vaincrons.

Fait à Libreville le 3 septembre 2009

Le Secrétaire Politique chargé des Questions électorales et des organes locaux

Vendredi 04 septembre à 19h59

 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 23:52




 

Edito du Monde | 04.09.09 | 14h54  •  Mis à jour le 04.09.09 | 14h54


Après quarante-deux ans de règne de l'autocrate Omar Bongo, les Gabonais méritaient d'élire librement son successeur. L'annonce, jeudi 3 septembre, de la victoire de son fils Ali n'est une bonne nouvelle ni pour eux ni pour la démocratie en Afrique.

Tout porte à croire que le score de 41,73 % attribué à M. Bongo junior ne reflète nullement le véritable verdict des urnes de cette élection à tour unique. Alors que, dans ce petit pays assis sur une nappe de pétrole, les résultats auraient normalement dû être connus dans la soirée de dimanche, jour du vote, il aura fallu trois longs jours de tractations entre les tendances du clan Bongo pour rendre public un score à la fois sans appel et considéré comme présentable.

De bout en bout, le processus électoral aura montré à quel point le Gabon reste marqué par les travers de l'ère Bongo. Médias publics accaparés par le "candidat Ali", disparité abyssale des moyens financiers, listes électorales gonflées, achat des voix : rien n'aura été négligé pour que rien ne change dans le système de captation des richesses du pays, qui, avec la bénédiction de la France, maintient les habitants de cet "émirat pétrolier" dans la misère depuis un demi-siècle.

Certes, les adversaires d'Ali Bongo, incapables de dépasser leurs querelles d'ego, de s'unir et de présenter une plateforme commune en faveur du développement, ont facilité l'avènement de ce qu'ils prétendaient combattre : une succession quasi monarchique, sous couvert de processus électoral. Certes, la démocratie ne peut surgir spontanément dans un pays qui ne l'a jamais connue, surtout après quatre décennies de système Bongo : celui-ci a perverti profondément le débat politique en pratiquant, à grande échelle et avec succès, l'achat des opposants, leur offrant postes, revenus et honneurs pour les soumettre et les faire taire. Malheureusement, l'intronisation de Bongo II et les proclamations simultanées de victoire de ses deux challengers confortent l'opinion répandue selon laquelle l'Afrique n'est pas mûre, voire pas faite, pour la démocratie.

La France, officiellement neutre, a oeuvré pour obtenir le résultat proclamé jeudi, au nom de la préservation de la stabilité. Une occasion de mettre en oeuvre les nouveaux rapports avec l'Afrique revendiqués par Nicolas Sarkozy a été manquée, et le régime gabonais, qui symbolise caricaturalement la "Françafrique", va donc perdurer. Pour combien de temps ?

 

Article paru dans l'édition du 05.09.09

 


Formé en France, Ali Bongo l’héritier, est "africain dans l'âme" selon un de ses proches

LE MONDE | 04.09.09 | 11h44

Libreville, envoyé spécial


Omar Bongo s'était bien gardé de désigner publiquement un dauphin. Depuis des lustres, méthodiquement, il n'avait pourtant rien négligé pour que son fils aîné, Ali, prenne sa suite.

Dans sa corbeille d'enfant gâté, l'héritier avait trouvé le poste de ministre des affaires étrangères alors qu'il n'avait pas atteint la trentaine.

Pour ses quarante ans, il avait reçu le très stratégique ministère de la défense, qu'il a conservé jusqu'à ces dernières semaines. Jeune quinquagénaire, il vient d'être élu président du Gabon.

Son père avait soigné les détails : un mandat de député dans le berceau paternel de Bongoville, un poste dirigeant au sein de l'ultradominant Parti démocratique gabonais (PDG). Sans oublier une rencontre avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée, en décembre 2008, perçue comme un adoubement.

Lorsqu’Ali Bongo entame ce parcours rectiligne, il ne se prénomme pas Ali mais Alain, prénom qu'il abandonnera en se convertissant à l'islam, en même temps que son père, en 1973.

Né le 9 février 1959 à Brazzaville (Congo), il a hérité de sa mère, Patience Dabany, chanteuse de talent, un goût prononcé pour la musique. Formé entièrement en France – une école protestante à Alès, le collège Sainte-Croix de Neuilly-sur-Seine, puis le droit à l'université Paris-I (Panthéon-Sorbonne) –, il esquisse une carrière musicale, enregistre quelques disques et acquiert une réputation de fêtard, avant de rentrer dans le rang en intégrant le cabinet de son père comme "représentant personnel".

PROCHE DE MOHAMMED VI

Avec son ami André Mba Obame, son rival à l'élection présidentielle, il fait partie des jeunes loups, les "rénovateurs" chargés par Omar Bongo de renouveler les cadres du PDG.

Attiré à la fois par le monde arabe – il est proche depuis longtemps du roi du Maroc Mohammed VI – et par les Etats-Unis – il a organisé le passage de Michael Jackson au Gabon –, Ali Bongo est présenté par l'un de ses proches comme "un personnage cultivé mais austère, de culture française mais africain dans l'âme".

Longtemps, nombre de Gabonais ont estimé que son manque de charisme, son ignorance des langues locales et son impopularité lui laisseraient peu de chance d'accéder à la magistrature suprême. La dispendieuse campagne électorale qu'il vient de mener – un budget de 90 millions d'euros est évoqué – a révélé un homme qui, derrière une image pataude, sait mener un meeting et répondre à ses adversaires.

L'avenir dira si la population gabonaise, en pleine paupérisation, parviendra à s'identifier à un homme qui, d'après l'enquête sur les "biens mal acquis" menée par la police française en 2008, possède un appartement avenue Foch, à Paris, et deux Ferrari.

Peu avare de promesses, il a juré, pendant la campagne présidentielle, de "mettre fin définitivement au règne de l'impunité, du laxisme, du laisser-aller, de la paresse, des magouilles, des combines" et de construire "un Gabon où les fruits de nos richesses communes sont partagés entre tous équitablement".

 

Philippe Bernard

Article paru dans l'édition du 05.09.09

 

 

 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 18:35




 

 

PORT-GENTIL (Gabon) (AFP) - jeudi 03 septembre 2009 - 18h06 - Des éléments de l'armée française ont pris position au Consulat de France de Port-Gentil, incendié par la foule dans la matinée après l'annonce de la victoire d'Ali Bongo à la présidentielle au Gabon, a constaté un journaliste de l'AFP.


Des hommes du 6e Bataillon d'infanterie de marine ont pris place devant le bâtiment où la situation était calme.


Des partisans de l'opposant Pierre Mamboundou, arrivé 3ème au scrutin, s'étaient dirigés peu avant 11h00 locales (10H00 GMT) vers le consulat de France. Ils ont forcé le portail d'entrée et ont mis à sac la partie administrative du consulat avant d'y mettre le feu et de partir. Le bâtiment a subi d'importants dommages. La partie arrière du consulat n'a pas été touchée.


Les boxes de petits commerces attenant au grand supermarché à proximité du consulat ont aussi été pillés.

Les manifestants qui s'en sont également pris aux commerces d'immigrés ouest-africains dans le quartier jouaient au chat et à la souris avec les forces de l'ordre à 16H00 locales.


Ces manifestants avaient commencé par libérer dans la matinée les détenus de la prison de Port-Gentil avant de se diriger vers le Palais de justice, protégé par un important dispositif policier.


A Libreville, la présence de forces de l'ordre était plus importante mais des troubles ont eu lieu dans de nombreux quartiers populaires alors que le Bord de mer, où se situent la Présidence, les principaux ministères et commerces, faisait l'objet d'une protection particulière.

 


Gabon : La Chancellerie de l’Ambassade du Gabon à Dakar incendiée

Libreville, 3 septembre (GABONEWS) – La Chancellerie de l’Ambassade du Gabon à Dakar au Sénégal est en flamme ce jeudi à la suite d’un incendie causé par les proches de l’opposition gabonaise, a-t-on appris de sources concordantes.


L’Ambassadeur aurait été informé d’une descente de ces partisans à la représentation diplomatique.

Dès lors, le diplomate aurait alerté et solliciter l’aide des autorités sénégalaises qui n’ont malheureusement réagit qu’après les faits.



Sénégal: feu à l'ambassade du Gabon


AFP  03/09/2009 | Mise à jour : 21:46


Un incendie s'est produit ce soir dans l'enceinte de l'ambassade du Gabon à Dakar, après un rassemblement d'étudiants gabonais protestant contre l'élection d'Ali Bongo à la présidence, a-t-on appris de sources concordantes. Les sapeurs-pompiers sont "intervenus dans l'enceinte de l'ambassade du Gabon à Dakar à 15H35 (locales et GMT), pour un feu qui a été éteint", a déclaré à l'AFP leur porte-parole.


Le gardien de l'ambassade du Gabon, cité par la chaîne de télévision sénégalaise Canal Info, a relaté qu'une vingtaine d'étudiants gabonais, protestant contre l'élection d'Ali Bongo, avait provoqué cet incendie. Le gardien a assuré avoir été ligoté par ces étudiants qui ont lancé un cocktail Molotov à l'intérieur des locaux.

Le porte-parole de la police a confirmé qu'un incendie s'était produit dans l'ambassade mais s'est refusé à tout commentaire.


Devant l'ambassade du Gabon: «On ne peut plus accepter ça»





REPORTAGE Libération  03/09/2009 à 14h23


Les opposants au nouveau président gabonais Ali Bongo, rassemblés devant leur ambassade à Paris, bouclée par les forces de l'ordre, dénoncent un «coup d'Etat».

Pour eux, c'est une évidence: la victoire d'Ali Bongo est un coup d'Etat. Une vingtaine de Gabonais, réunis devant l'ambassade de leur pays dans le XVIe arrondissement de Paris, ont laissé éclater leur colère, jeudi. Ali Bongo, fils d'Omar, président décédé en juin après 40 ans de pouvoir, a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle en début d'après-midi à Libreville. Aux dépens de Pierre Mamboundou et de Mba Obame, qui avaient revendiqué la victoire, lundi.


Ambassade fermée


Sous la fine pluie parisienne, la colère des Gabonais est double: non seulement ils refusent catégoriquement l'élection d'Ali Bongo, qui selon eux a «volé ces élections», mais ils voient se dresser devant eux une barrière de CRS, qui bloque l'accès à l'ambassade, fermée. La rangée de fonctionnaires de police est vécue comme le symbole de la complicité de l'Etat français. «On ne peut même pas rentrer sur notre territoire», s'emporte Michael, exaspéré. Plus tôt dans la journée, l'étudiant avait profité de la faible présence policière du moment pour tenter de pénétrer dans le bâtiment, bravant les grilles dressées devant l'ambassade. Il avait été rattrappé illico, provoquant l'arrivée de renforts policiers conséquents. «Ce qui se passe chez vous, ça reste chez vous», explique calmement un responsable de la police aux manifestants.


Accusations de fraude


Depuis dimanche, jour des élections, la tension n'est pas redescendue. D'étranges manoeuvres ont été observées au sein de l'ambassade, dimanche, provoquant l'ire des Gabonais, qui avaient placé beaucoup d'espoir dans cette élection présidentielle. Selon le vice-président de la commission consulaire électorale de Paris, Jean-Claude Kombila, cité par l'AFP, une fraude aurait été organisée au sein même de l'ambassade: 143 cartes d'électeurs factices se trouvaient au cinquième étage de l'immeuble, et auraient été proposées à des partisans d'Ali Bongo pour gonfler les urnes en sa faveur. L'incident avait provoqué une bagarre, d'où le dispositif policier.


«On sera là tous les jours», promet Philippe, désespéré. S'il contient sa colère, une jeune femme s'emporte. «Comment on peut ne pas s'énerver?» rétorque la femme à ceux qui tentent de l'apaiser. Au téléphone, un autre cherche à remonter le moral d'un membre de sa famille, à Libreville: «Ne restez pas chez vous, sortez dans les rues!». A 5450 kilomètres de là, Ali Bongo est le nouveau président du Gabon, et les bérets rouges dispersent la foule. «Qu'ils vous tuent, s'ils doivent vous tuer, continue-t-il. Quoi qu'il arrive, Ali Bongo sera le président des cadavres et des pierres tombales».

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 15:38




 

03/09/2009 à 00h00 Libération (Analyse) Par THOMAS HOFNUNG


Les Kabila, les Gnassingbé, et demain les Bongo ? Après le multipartisme, le continent s’en remet à la filiation


Premier, deuxième ou troisième ? Le résultat d’Ali Bongo, le fils de feu Omar, resté au pouvoir durant quarante-et-un ans à Libreville, a focalisé toutes les attentions lors de la présidentielle au Gabon. S’il s’imposait - par les urnes ou par la force - dans cette ancienne colonie française, cet homme trapu et massif viendrait renforcer le camp des successions dynastiques sur le continent noir. S’il perdait - et acceptait sa défaite -, son échec donnerait, à l’inverse, un coup d’arrêt à un phénomène qui apparaît, à certains égards, comme la maladie infantile du multipartisme en Afrique.


«Greffe».
«Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle a dû expérimenter des systèmes importés et que, parfois, la greffe n’a pas pris», analyse Jean-Paul Ngoupandé, ancien Premier ministre de Centrafrique, faisant allusion à des pays où la compétition, matinée d’ethnicisme, a dégénéré en conflits sanglants, notamment en Afrique de l’Ouest. La fin du parti unique, quand elle se conjugue avec le dénouement du long règne d’un dirigeant, apparaît aussi comme un moment des plus périlleux. Le déclin du maréchal Mobutu au Congo-Zaïre a ainsi débouché sur des années de guerre.Après les indépendances, acquises au début des années 60 dans l’ancien «précarré» colonial français, nombre de pays ont connu soit une période d’instabilité chronique (comme au Niger) soit, au contraire, le long règne d’un seul homme (Houphouët-Boigny en Côte-d’Ivoire, Omar Bongo au Gabon ou Gnassingbé Eyadéma au Togo). Mais, après la chute du mur de Berlin, tous ont dû accepter, bon gré mal gré, l’instauration du multipartisme.


C’est dans ce pays, rebaptisé république démocratique du Congo, que l’Afrique subsaharienne a expérimenté sa première succession dynastique. En 2001, le tombeur de Mobutu, Laurent-Désiré Kabila, est assassiné. Aussitôt, son fils Joseph, illustre inconnu, assure l’intérim. Une promotion validée par les urnes que bien plus tard, en 2006, avec la bénédiction de la communauté internationale. En 2005, le fils d’Eyadéma, Faure Gnassingbé, a été propulsé dans le sang à la tête du Togo par son clan, désireux de préserver ses avantages acquis. Dans d’autres pays, comme en Libye ou au Sénégal, les dirigeants actuels ont mis sur orbite leurs rejetons. A Tripoli, Seif el-Islam (37 ans) et Saadi (36 ans) tiennent la corde. A Dakar, malgré un échec retentissant lors des dernières municipales, Karim Wade s’est vu confier un super ministère par son père de président.


«Fierté».
Nommé à la Défense par son père en 1999, Ali Bongo a eu le temps de se préparer à prendre les rênes. Mais, note Jean-Paul Ngoupandé, «la longévité de son père, synonyme de stabilité, a créé un sentiment national fort, une vraie fierté d’être gabonais». Paradoxalement, cette fierté pourrait se retourner contre son fils, les Gabonais refusant une dérive monarchique dans leur pays.

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 14:17



«En Afrique on n'organise pas une élection pour la perdre», dit-on à Libreville.


jeudi 3 septembre 2009


Quatre jours après la fermeture des bureaux de vote, le président de la Commission électorale a annoncé la victoire d'Ali Bongo. Le temps où les présidents gabonais se faisaient élire avec des scores soviétiques est bel et bien révolu, mais au final, le résultat reste le même: c'est toujours un Bongo qui est élu.


A la mort du patriarche, en juin 2009 dans un hôpital de Barcelone au pouvoir depuis 41 ans, beaucoup s'étaient empressés d'enterrer la Françafrique dont Omar Bongo était devenu un symbole, sinon «le symbole». Trois mois plus tard, le défunt ne se porte pas si mal. Nombre d'Africains considèrent même cette élection comme son triomphe.

«Sous le parapluie de la Françafrique»
, titre ainsi l'action républicaine de Parakou. Ce quotidien béninois n'est guère surpris: « Les Africains dans leur immense majorité ne se faisaient pas trop d'illusions sur l'issue qui paraissait évidente, à savoir la victoire d'Ali Bongo. A la notable exception des démocrates gabonais et autres rêveurs d'une autre époque qui croyaient dur comme fer en un véritable changement après la mort de Bongo.»


Si, fatalistes, à Libreville comme ailleurs, on persiste à répéter qu'«en Afrique on n'organise pas une élection pour la perdre», la victoire d'Ali Bongo paraît d'autant plus étonnante qu'il est détesté par un grand nombre de Gabonais. Ministre de la défense de son père pendant dix ans, il est devenu un symbole des errances du régime. Un régime qui aurait pu développer des infrastructures et qui est accusé d'avoir surtout enrichi ses comptes en banque.


Baby Zeus


Selon Paul Mba Abessole, ex Premier ministre, «la moitié du budget national est détournée». «La spirale est encore implacable dans bien des régimes, poursuit le journal du jeudi: le pouvoir est synonyme d'accès aux richesses et les richesses sont synonymes d'accès au pouvoir. Le Gabon, qui ne manque pas de sous-sols monnayables, a été généreux avec la famille Bongo que des organisations non gouvernementales internationales accusent de posséder tant de «biens mal acquis». Le sigle du parti majoritaire, P.D.G., pouvait-il ne pas suggérer que l'exercice du pouvoir est aussi un business privé?».


Ali Bongo, surnommé «baby Zeus» est un piètre orateur. Il ne soulève pas l'enthousiasme des foules. Tout au long de sa carrière, il a eu très peu de contacts avec les populations. Il est par ailleurs considéré par beaucoup comme trop occidentalisé. «Il ne parle aucune langue africaine. Même pas celle de sa propre ethnie», s'emporte Alain, un juriste, qui s'exprime sous couvert d'anonymat, comme beaucoup de Gabonais et ne parle jamais politique au téléphone. Il est persuadé d'être sur écoute, comme nombre de ses compatriotes influents. Drôle de démocratie... Même les journalistes locaux ont très souvent peur de parler.


A quelques jours de la mort d'Omar Bongo, une reporter de Libreville m'avait fait cette réponse étonnante à la question: «Comment se porte votre Président?». «Ah bon, il est malade? Je n'en ai jamais entendu parler». «Beaucoup se méfient de Bongo parce qu'ils pensent que ce n'est pas un vrai Gabonais, qu'il est d'origine biafraise. Et les Fangs, ethnie principale, ont voté pour des candidats de leur ethnie. Je ne comprends pas comment Ali Bongo a pu remporter cette élection», m'affirme un journaliste sénégalais, qui revient du Gabon. Mais demande, lui aussi, à ne pas être cité: «Sinon, la prochaine fois, je n'aurai pas de visa». Au Gabon, l'obtention des visas des journalistes est souvent une affaire d'Etat, étudiée au plus haut niveau.


«Les Français pourraient payer les pots cassés»


Officiellement la France ne soutenait pas de candidat. «Mais son appui à Ali Bongo est un secret de polichinelle, explique un diplomate occidental. La famille Bongo, les Français la connaissent. Ils savent qu'ils peuvent travailler avec elle. D'autre part, cette famille détient beaucoup de secrets sur la France, notamment sur le financement de la vie politique. Des secrets qui ne doivent pas tomber entre toutes les mains».


La France est toujours le principal partenaire économique du Gabon. Plus de 10.000 de ses ressortissants vivent dans ce pays. Elle contrôle près de 30% de l'économie gabonaise. Libreville reste une des places fortes de la France sur le continent et la base militaire française - 800 hommes - est l'une des plus importantes d'Afrique. «Les Français contrôlent encore la vie politique gabonaise, affirme l'écrivain Marcus Boni Teiga. Mais ce n'est pas à eux de mettre fin à la Françafrique, ils n'y ont aucun intérêt. C'est aux Gabonais eux-mêmes de se battre pour obtenir leur indépendance. Seuls les Africains eux-mêmes ont le devoir de décapiter la Françafrique et de réaliser une véritable indépendance économique et politique».


Mais cette victoire de la Françafrique est des plus fragiles. «On ne se laissera pas manipuler une fois de plus. Nous allons descendre dans la rue et défendre nos droits. Et les Français, considérés comme complices, pourraient payer les pots cassés», s'emporte Joseph, un universitaire gabonais. Ali Bongo va goûter au pouvoir absolu de la Présidence. Mais il n'est pas prêt d'égaler le record de longévité de son père et de savourer l'automne des patriarches. Car la rue n'a pas fini de faire entendre sa voix...


Pierre Malet

 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 14:03




Koaci.com Libreville 03/09/2009 | 13:44:40


La situation est de plus en plus explosive au Gabon après l’annonce de la victoire du candidat du PDG Ali Bongo Odimba par le ministre de l’intérieur Jean François Ndougou sur les antennes de la RTG1.


Les informations et témoignages nous parviennent progressivement, l'embrasement du pays est probable.

Des militaires dont un bon nombre cagoulés et surarmés avec des équipements lourds de guerre sillonnent la capitale politique du Gabon.


Le feu a été mis dans de nombreux magasins ou stations, des voitures incendiées et on annonce déjà plusieurs victimes du côté de l'opposition.


A Port-Gentil, la deuxième ville du pays ce serait selon nos informations l’embrasement total, le Consulat de France viendrait même d’être incendié par des manifestants.


A Oyem dans le nord du pays, les scènes de violences se multiplient, des magasins sont incendiés la foule surexcitée dénonce un "putsch" du parti au pouvoir pendant plus de quarante ans.


L'annonce de la victoire du fils du défunt président fut comme un électrochoc pour tout ceux qui attendaient qu'une page se tourne dans l'histoire du Gabon.

 

Koaci.com Libreville 3 sept 2009

 
Ali Bongo vient de remporter l’élection présidentielle, il devient le 3ème Président élu de la République Gabonaise.

Le ministre de l’intérieur Jean François Ndougou vient de l’annoncer sur la RTG1 après avoir détaillé province par province les résultats.


Ali Bongo
remporterait le scrutin selon la CENAP avec 41,73% des voix suivi d'André Mba Obame et Pierre Mamboundou tous les deux crédités de 25% des voix.


Scène de liesse dés l’annonce des résultats la dans le camp du PDG, les supporters d'Ali Bongo laissent éclater leur joie, l'opposition quant à elle crie au scandale et annonce qu'elle portera réclamation, les rumeurs annoncent que l'on aurait tiré sur les opposants Mba Obame et Mamboundou, l'armée ayant préalablement dispersé les partisans de l'opposition à coup de lacrymogène.

Malgré les craintes de fraude ou de putsch des derniers jours c’est apparemment bel et bien la démocratie qui l’aurait emporté mais les inquiétudes quant à la fiabilité du résultats sont grandes et laissent présager des débordements et autres manifestations.


 On parle déjà d'un embrasement à Port Gentil la capitale économique et Oyem dans le nord du pays. A Libreville les partisans de l'opposition commencent à sortir on craint, malgré un important dispositif de sécurité, le pire.


Fils du Président défunt né le 9 février 1959 à Brazzaville, Ali Bongo hérite d’une stabilité mais avec beaucoup de problèmes à résoudre, les attentes des gabonais sont nombreuses tant au niveau social qu’économique espérons que le nouveau Président saura trouver les solutions

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 13:47




APA Libreville 2009-09-03 10:34:00 (Gabon) Le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) Ali Ben Bongo Ondimba a remporte l’élection présidentielle de dimanche dernier avec 41% des suffrages, selon les résultats du scrutin rendu publics jeudi à Libreville par le ministre de l’intérieur Jean François Ndongou.


Le candidat du PDG a réalisé ses meilleurs scores dans les provinces sud-est du Haut Ogooué et de l’Ogooué Lolo, totalement acquise à la cause du parti au pouvoir, où il a obtenu respectivement 90,86% et 65,80 %.

Ali Bongo Ondimba a réalisé son plus mauvais score dans la province du Woleu Ntem, dans le nord du pays, où il a obtenu 12,8 pour cent des suffrages.


Les résultats de la CENAP sont cependant fortement contestés par Pierre Mamboundou, le leader de l'Union du peuple gabonais (UPG) et André Mba Obame, candidat indépendant, qui ont campé toute la nuit de mercredi à jeudi, avec leurs partisans, à l'entrée de la Cité de la démocratie, siège de la CENAP, pour attendre le verdict des urnes.


La manifestation a été violemment dispersée par les forces de l'ordre, notamment les bérets rouges, une unité d'élite des forces armées gabonaises, basée non loin de l'aéroport international de Libreville.


Quelques minutes après, le président de la CENAP René Aboghe Ella et le ministre de l'intérieur Jean François Ndongou sont apparus à la télévision nationale pour proclamer les résultats de la présidentielle, un exercice auquel se livre maintenant le ministre de l'intérieur depuis bientôt plus de trente minutes.





Gabon: Ali Bongo remporte la présidentielle avec 41,73 % des voix



LIBREVILLE - Ali Bongo, 50 ans, fils du défunt président Omar Bongo, a remporté l'élection présidentielle anticipée du 30 août au Gabon avec 141.952 voix, soit 41,73 % des suffrages, a déclaré jeudi le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou.


Ali Bongo


Ces deux candidats revendiquaient la victoire à cette élection, estimant impossible l'élection du fils du président Omar Bongo, décédé en juin. La Cour constitutionnelle doit encore valider le résultat du scrutin. Au total, 357.402 des 807.402 inscrits ont voté, selon les chiffres donnés par le ministre.


André Mba Obame
avait ironisé, déclarant que le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG, pouvoir) ne pouvait être élu que si "les règles de l'arithmétique ont changé" alors que Pierre Mamboundou avait estimé que la victoire d'Ali Bongo serait "une supercherie". devance l'ancien ministre de l'Intérieur André Mba Obame qui a obtenu 88.028 voix et 25,88% des suffrages et l'opposant historique Pierre Mamboundou qui a recueilli 85.797 voix et 25,22% des suffrages.


Des incidents se sont produits pendant l'annonce des résultats à Libreville et à Port-Gentil, la capitale économique fief de l'opposition. A Libreville, des groupes ont fait brûler des voitures et ont cassé des kiosques dans les quartiers de Plein-Ciel et de Nkembo, selon l'AFP et un habitant du quartier.


A Port-Gentil, des partisans de l'opposant Pierre Mamboundou ont attaqué la prison et libéré les prisonniers avant de se diriger vers le centre où des barricades ont été dressées Des barricades ont été dressées à l'aide de carcasses de voiture dans plusieurs rues de la ville, selon le correspondant de l'AFP. Des pneus ont été brûlés sur la chaussée. Un bâtiment était en feu à Port-Gentil, selon le correspondant de l'AFP.


Ali Bongo, qui s'est fait un prénom, a un grand défi devant lui. Le pays est au bord de l'implosion sociale. Professeurs, travailleurs de santé et de nombreux autres fonctionnaires avaient ouvert une fronde sociale, relayée par certaines parties du secteur privé, avant le décès d'Omar Bongo.


Le nouveau président devra aussi réformer 41 ans du système clientéliste mis en place par son père et qui n'a pas apporté un développement à la hauteur des recettes pétrolières (4e producteur subsaharien) et minières, selon de nombreux observateurs.


Dans sa campagne, Ali Bongo a promis, comme tous ses rivaux, une meilleure redistribution des richesses tout en mettant l'accent sur l'industrialisation du pays qui doit, selon lui, devenir "un pays émergeant".


(©AFP / 03 septembre 2009 13h28)

 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 03:10




Koaci.com Libreville. 03/09/2009 | 03:20:21 - Le nom du futur Président se fait attendre, ici des partisans de l'UPG ce mercredi devant le siège de la CENAP

L’information a été transmise par la télévision nationale, la RTG1 ce mercredi soir, les résultats de l’élection présidentielle devraient être proclamés ce jeudi sans pour autant donner plus d’indication précise quant à l’heure.

La CENAP qui devait initialement proclamer les résultats de l’élection présidentielle, tant attendus par les gabonais, ce mercredi soir a demandé une rallonge de temps. Des retards dus, selon nos informations, à un processus de comptage des voix qui ne serait pas totalement achevé seraient à la base de ce changement de planning.

Ce mercredi se tenait une réunion plénière au siège de la CENAP à la cité de la démocratie de Libreville. Des centaines de personnes, dont pour la plupart des sympathisants de l’UPG rejoints ensuite par ceux d’André Mba Obame, s’étaient massés à l’appel du parti de Pierre Mamboundou pour dénoncer et prévenir de toute forme de sabotage du processus électoral au profit du candidat du parti au pouvoir Ali Bongo.

Le suspens continue, les gabonais devront donc encore attendre pour connaitre le nom de leur nouveau président. A cette heure beaucoup d'interrogations de tout genre, on s'attend même à un autre report. Une situation inhabituelle, à l’époque du Président Bongo , les résultats étaient donnés le soir même, ce scénario annoncerait t’il déjà le changement tant attendu par le peuple ?

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 01:34





Ouest-France mercredi 02 septembre 2009


A Libreville, la Commission électorale (CENAP) vient de commencer la réunion de synthèse au terme de laquelle elle devrait proclamer les résultats officiels de l’élection présidentielle de dimanche dernier.

« Nous sommes rassemblés autour du siège de la Commission pour éviter que la Commission ne soit investie par la force et qu’on l’oblige à donner des résultats falsifiés », a expliqué, au téléphone, Pierre Mamboundou, l’opposant qui revendique la victoire avec 39,8 % des voix, devant Ali Bongo (28 %) et André Mba Obame (27 %). « Les soldats sont tout autour, dans toutes les rues adjacentes »


Ces militaires, qu’on avait vu un peu plus tôt quitter les artères principales de la ville, se sont donc massés autour du siège de la CENAP. S’agit-il de le protéger en assurant une mission de maintien de l’ordre ? S’agit, comme l’affirment les opposants, de tenter un coup de force ?

Si cette deuxième hypothèse devait se vérifier, il est clair que des affrontements avec les manifestants seront inévitables.


"Il y aura des mauvais perdants"


« Quel que soit le nom du nouveau chef de l’Etat, il y aura des mauvais perdants, expliquait, hier après-midi, un fonctionnaire gabonais. Si c’est Ali Bongo qui est élu, les militants de l’UPG ou les jeunes Fang qui soutiennent André Mba Obame vont descendre dans la rue. Si Ali ne l’emporte pas, son camp risque de tenter un coup de force ».


Les plus virulents des militants anti-Bongo ont d’ailleurs appelé à une paralysie du pays en cas d’annonce d’une victoire d’Ali Bongo. Coupure des lignes électriques, mise en place de barrages dans les rues, préparation de cocktails Molotov pour riposter aux forces de l’ordre : le spectre des actions envisagées était à la mesure de la détermination des opposants à rompre avec 42 années de règne Bongo.
 


Est-ce que le Gabon peut s’embraser ce soir ?


France24.com


Les résultats de la présidentielle gabonaise devraient être annoncés tard dans la soirée. L'un de nos Observateurs dans le pays nous explique que les trois jours qui ont séparé le vote de l'annonce des résultats ont pu donner l'occasion de commettre des fraudes. Il s'inquiète par ailleurs des violences qui pourraient surgir après l'annonce de ce soir.


Nicaise Moulombi
est le président de l'ONG Croissance saine environnement. Il vit à Libreville.


Il est vrai qu'il aurait été difficile d'annoncer les résultats de l'élection plus rapidement. Le Gabon est un pays assez vaste, avec neuf provinces, et où les infrastructures de transports ne sont pas bonnes. Il faut donc du temps pour que les résultats arrivent à Libreville. Et puis il y avait 18 candidats et 4 000 bureaux de vote : le dépouillement est forcément long.


Mais trois jours avant d'annoncer les résultats, cela laisse le temps de distribuer des 'sandwichs chargés'. C'est-à-dire de verser des pots-de-vin à ceux qui transmettent les procès-verbaux. Pourquoi n'a-t-on pas communiqué les tendances par province pour rassurer les citoyens sur le fait que l'élection se déroule sans fraude ? Mon inquiétude, c'est que des fraudes soient commises lors de la transmission des résultats au niveau national. Mais il est vrai que, cette fois, les candidats avaient anticipé les tripatouillages possibles. Ils avaient demandé à leurs équipes de leur faire parvenir les photos des PV de dépouillement en province. Il sera donc plus difficile de falsifier les résultats à Libreville.


La situation est très tendue ici et il va falloir que les trois principaux candidats contrôlent leurs militants au moment de l'annonce des résultats. Je pense qu'ils devraient se parler dès maintenant et qu'ils adoptent une position commune pour éviter l'embrasement. J'espère qu'ils ne feront pas passer leurs intérêts individuels avant l'intérêt du peuple gabonais. 


Marc Ona, héros de la société civile, fustige la "mascarade" électorale au Gabon


LE MONDE | 02.09.09 | 14h29  •  Mis à jour le 02.09.09 | 16h30


Libreville Envoyé spécial


A quelques heures de la publication des résultats de l'élection présidentielle gabonaise, Marc Ona est en alerte. "Si on proclame la victoire d'Ali Bongo, ce sera un mensonge. Le clan Bongo est prêt à tout pour conserver ses privilèges, et ça risque de se passer mal", lançait, mardi 1er septembre, cette figure de proue de la société civile – militant de la transparence des revenus pétroliers, défenseur de la forêt tropicale et pourfendeur des "biens mal acquis".


L'"homme de paix" qu'il dit être ne masque pas son inquiétude. Dans une ville livrée à d'incessantes rumeurs aussi alarmantes qu'invérifiables, où les Cassandre ressemblent souvent à des pyromanes stipendiés, l'avertissement serait à négliger s'il ne venait pas d'une des rares personnalités dont les proclamations d'indépendance ne prêtent pas à sourire.


Alors que le pays s'est mobilisé dimanche pour participer au premier scrutin ouvert de son histoire, ce père de famille de 46 ans, qui dit se battre pour la démocratie, n'a pas été voter. "Je n'ai pas voulu jeter ma voix dans cette mascarade", explique-t-il, en stigmatisant l'organisation précipitée du scrutin, les listes électorales gonflées, l'énorme déséquilibre financier et médiatique, ainsi que la fraude.


"CONSCIENCES ENDORMIES"


Aucun des trois principaux candidats ne trouve grâce aux yeux de Marc Ona. Ni André Mba Obame, ancien ministre de l'intérieur, "un fin démagogue qui ose demander pardon dans ses meetings pour ce qu'il a fait sous Bongo". Ni Pierre Mamboundou, "un homme à l'ego surdimensionné, pris en otage par les Eglises pentecôtistes". Ni surtout Ali Bongo, "cet arrogant qui croit avoir tous les droits sous prétexte qu'il est le fils d'Omar Bongo".


Un rejet général qui reflète la difficulté, pour un pays sortant de quatre décennies d'un régime expert en débauchage d'opposants, à générer des hommes politiques intègres. "Pendant quarante-deux ans le "bongoïsme" a pillé le pays, confisqué les libertés, endormi les consciences, résume-t-il. Nos dirigeants sont incapables de choisir entre les affaires et la politique."


L'homme qui joue ainsi les procureurs n'a rien d'un provocateur. Mais il entend tenir le rôle de "trouble-fête". En l'écoutant et en le regardant, on est tenté de relier sa défense des libertés au combat d'un homme qui a perdu l'usage de ses jambes à la suite d'une polio contractée à l'âge de 6 ans, et se trouve cloué dans un fauteuil roulant. Mais qui, à force de dextérité, relève le défi qu'il s'est donné : "Faire oublier à mes interlocuteurs qu'ils ont un handicapé en face d'eux."


Le handicap, lui, ne l'a pas oublié, marquant chaque étape de sa vie. Son enfance, avec un père, petit cultivateur de cacao, qui le portait pour l'emmener en classe. Sa scolarité d'élève méritant dans une des meilleures écoles de Libreville. Son renoncement au métier d'avocat, la faculté de droit n'étant pas accessible à son fauteuil. "Je passe ma vie à relever des défis", glisse ce chrétien non pratiquant en souriant derrière d'épaisses lunettes.


Dès la fin des années 1990, Marc Ona comprend le rôle que va jouer Internet dans le débat politique. Employé par l'ONU, il anime un forum sur la gouvernance qui déplaît aux autorités gabonaises. Alors que les organisations non gouvernementales (ONG) peinent à trouver à Libreville des relais fiables et indépendants, il multiplie les engagements. Président de l'ONG environnementale Brainforest, Marc Ona a mis sur la place publique en 2007 le contrat léonin accordé à un consortium chinois pour l'exploitation de la mine de fer de Bélinga, et obtenu la révision de ce projet, aujourd'hui suspendu.


Avec la coalition "Publiez ce que vous payez", il a révélé le montant des recettes que le Gabon tire de l'exploitation pétrolière. Et soutenu la plainte en cours d'examen à Paris, destinée à obtenir la restitution à l'Etat gabonais des appartements parisiens dont plusieurs membres de la famille Bongo - dont Ali - sont propriétaires.

 

Philippe Bernard

 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 01:28




Europe 1 02/09/2009 | Mise à jour : 21:15


Le Collectif des associations et citoyens gabonais de France a dénoncé ce soir des tentatives de fraude en faveur du candidat Ali Bongo dans les bureaux de vote installés à l'ambassade du Gabon à Paris
, lors du scrutin du 30 août.


Nous "avons assisté à une tentative de fraude électorale impliquant personnellement notre ambassadrice, Félicité Ongouori-Ngoubili", écrit dans un communiqué le collectif. Le vice-président de la Commission consulaire électorale de Paris, Jean-Claude Kombila, a déclaré à l'AFP qu'un sac contenant "143 cartes d'électeurs" avait été saisi le 30 août à l'ambassade.



Gabon : tension avant les résultats de l'élection présidentielle


03.09.2009, 00h16 | Mise à jour : 00h17


Les Gabonais étaient dans l'expectative à l'approche de la publication, initialement prévue pour mercredi soir, des résultats de l'élection présidentielle, tandis que la détermination des camps de trois candidats revendiquant la victoire fait craindre des troubles.


André Mba Obame
, ex-ministre de l'Intérieur (indépendant), Pierre Mamboundou, opposant historique, et Ali Bongo, ex-ministre de la Défense et fils du président défunt, Omar Bongo, devront veiller pour connaître ces chiffres officiels.


L'assemblée plénière de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap), instance de décision de la Cénap en période électorale, devait initialement publier vers 1 heure du matin. Le début de
la réunion a été décalé et l'annonce des résultats pourrait n'intervenir qu'en pleine nuit de mercredi à jeudi, entre 3 h et 5 h (heure française).


Des centaines de partisans de l'opposant Pierre Mamboundou, qui s'affirme victorieux de la présidentielle gabonaise, se sont rassemblés dans l'après-midi Libreville devant la commission électorale. Jusqu'à mercredi soir, aucun heurt n'avait émaillé le sit-in, organisé en présence d'un important dispositif de gendarmes antiémeutes pendant que la Garde républicaine, qui gère l'accès aux lieux, avait fermé le grand portail et en interdisait l'accès.


La tension était palpable dans la ville comme le soulignait en Une le quotidien national L'Union, évoquant la faiblesse des activités à Libreville depuis le jour du scrutin, dimanche. «Peur» et incertitude étaient les sentiments les plus exprimés dans le pays où les appels à l'apaisement se sont multipliés et dont les autorités se sont portées garantes de la sécurité. Lundi, des forces de l'ordre ont été mises en place aux carrefours stratégiques de Libreville.


Ces appels et assurances semblaient cependant avoir peu convaincu, en l'absence de résultats officiels. La
France a, elle, «appelé au calme», demandant aux candidats de «respecter ce qui va être dit par la commission».


»Il faut absolument que les candidats qui n'auront pas gagné respectent les résultats du scrutin, et que celui qui a gagné appelle au rassemblement des forces gabonaises. En tout cas, la
France appelle au calme et vraiment au respect des institutions«, a déclaré le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet sur la chaîne de télévision LCI.


Le camp de Mba Obame a assuré dans un SMS avoir gagné avec »50,1%« des voix. Celui de Mamboundou a déclaré à la presse être en tête avec »39,15%« des voix. Bongo fils a affirmé être »largement gagnant ».


Mercredi, l'envoi de SMS a été suspendu chez les trois opérateurs de téléphonie mobile du Gabon.

Une station satellitaire mobile de la télévision Go Africa, à vocation internationale appartenant à Mba Obame, a été mitraillée par des hommes cagoulés dans la nuit de mardi à mercredi à Libreville, selon Go Africa.


Les jours précédents, les entourages d'André Mba Obame et de Pierre Mamboundou avaient indiqué avoir pris les dispositions pour »protéger« leurs procès-verbaux des quelque 3.000 bureaux de vote ouverts dans le pays et à l'étranger.


Des observateurs de l'Union africaine et d'une ONG panafricaine ont jugé mardi le scrutin conforme à la loi, en dépit d»'irrégularités« et de »faiblesses«.


Leparisien.fr



Gabon : faire échec par tous les moyens au hold-up électoral


Koaci.com Libreville. Le désormais favoris des tendances, Pierre Mamboundou de l'UPG, déterminé à ce que l'on s'en tienne objectivement aux décomptes des pv


C’est peut être vers une paralysie du pays que l’on s’achemine au Gabon, au regard de la détermination de l’opposition à refuser une nouvelle victoire électorale volée.

L’heure est grave, a notamment déclaré à la presse devant plusieurs centaines de ses partisans l’opposant Pierre Mamboundou, qui a lancé une invitation au peuple à la mobilisation derrière l’ensemble de leurs représentants pour mettre en déroute le coup tordu électoral, qui consisterait pour la commission électorale nationale autonome et permanente CENAP, de proclamer ce mercredi soir Ali Bongo Ondimba vainqueur de la présidentielle de dimanche dernier avec plus de 52% des suffrages exprimés. Des résultats précisait Pierre Mamboundou, qui sont très loin de refléter les données contenues dans les procès verbaux des représentants des candidats dans les bureaux de vote.


La principale stratégie adoptée, est la mobilisation monstre des politiques et de la population jusqu’à la proclamation des résultats officiels, devant les préfectures dans les départements, devant chaque gouvernorat au niveau des provinces et pour la capitale Libreville, le lieu de mobilisation est le rond point de la démocratie, non loin du siège de la commission électorale nationale autonome et permanente, histoire de faire pression pour que soit respecté le verdict des urnes. Une proposition de pression accueillie avec allégresse les partisans du changement, visiblement prêts à ne faire machine arrière, face à tout artifice de trafic d’influence.

L’opposant Pierre Mamboundou a dénoncé avec la dernière énergie, les manœuvres d’intimidation qui se multiplieraient ces derniers jours, citant au passage, le domicile à Libreville de maître Séraphin Ndaoh Rembongo, directeur de campagne de la plate forme politique qui l’a investi à la présidentielle, Alliance pour le Changement et la Restauration, domicile qui a été criblé de balles dans la nuit du mardi 1 au mercredi 2 Septembre en cours. L’une des balles recueillies à même été solennellement présentée à la presse nationale et internationale, lors d’un échange visant à réfuter tous résultats truqués en faveur du candidat du parti démocratique gabonais au pouvoir, le PDG, Ali Bongo Ondimba. De source digne de foi selon les opposants, les responsables de maisons de téléphonie mobile subiraient des pressions visant à interrompre momentanément le service de la messagerie téléphone, un outil souvent très sollicité en pareille circonstance pour prévenir des magouilles en cours d’exécution. De membres de états majors politiques de l’opposition, déclarent avoir reçu des menaces de poursuites judiciaires, s’ils utilisaient le service de leur messagerie téléphonique à des fins électorales.


La tension monte de plus belle, alors que l’on reste encore dans l’attente de la proclamation des résultats officiels de la présidentielle anticipée à un tour du dimanche 30 Août dernier. Plus que jamais engagés à ne plus cautionner de hold-up électoraux, jeunes, moins jeunes et adultes des deux sexes font montre de vigilance accrue. Ces mobilisations contre des résultats électoraux truqués, s’organisent sous le sceau’’ Les force de l’ordre avec nous’’, toute chose qui est une sorte de clin d’œil à l’endroit des hommes habillés, qui eux également ne sont à l’abri de l’héritage social légué après 42 ans de gestion du parti démocratique gabonais.

Si rien n’est fait pour respecter la sincérité du vote de dimanche dernier, dont les données issues des procès verbaux des bureaux de vote placent en tête les candidats Pierre Mamboundou et André Mba Obame, le Gabon pourrait basculer dans un avenir proche ou lointain, dans des lendemains sombres qui ne profiteront malheureusement à personne. Plus que quelque temps, et les gabonais seront édifiés sur l’identité de leur prochain chef de l’Etat élu ou coopté au détriment de la volonté du peuple.

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