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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 22:44




 

APA – Paris 26-09-2009 (France) Plusieurs centaines de ressortissants guinéens vivant en France ont battu le macadam, samedi après midi dans les rues de Paris, pour protester contre une éventuelle candidature de l’actuel chef de l’Etat, Moussa Dadis Camara, a constaté APA dans la capitale française.

A l’appel des ‘‘Forces vives de Guinée’’, une structure regroupant les acteurs politiques ainsi que ceux de la société civile, les manifestants qui s’étaient donnés rendez-vous à la Place de la République, en plein cœur de Paris ont arpenté les grandes artères de la capitale hexagonale pour s’arrêter dans la Gare de l’Est où des slogans hostiles à la junte militaire au pouvoir en Guinée ont été distillés par les différents orateurs.

« Non aux militaires », « A bas une troisième dictature militaire », « Vive la Guinée libre », « Dadis, la dictature ne passera pas », sont entre autres messages lisibles sur les nombreuses banderoles brandies par les manifestants encadrés tout au long de leur itinéraire par la police française.

Pour eux, il n’est aucunement question pour les Guinéens d’accepter une candidature du Capitaine Moussa Dadis Camara qui, à les en croire, devrait assurer la transition et passer ensuite la main à un civil à l’issue d’une élection démocratique libre et transparente.

« Nous sommes là pour faire passer deux messages. Le premier c’est de dire que nous sommes farouchement opposés à une candidature du Capitaine Dadis Camara chef de la jeunte. Ensuite nous demandons l’instauration d’une vraie démocratie en Guinée. L’ensemble des partis politiques et les acteurs de la société civile sont déterminés à barrer la route à la junte », a déclaré Gayo Diallo, président du Conseil national de la jeunesse de Guinée.

Pour ce dernier, cette première marche qui entre dans le cadre d’une série de manifestations à venir, se veut un message adressé à la communauté internationale qui devrait, selon lui, contraindre les actuelles autorités à passer le pouvoir.

« Ce message est d’abord adressé à la France et à travers elle la communauté internationale puisque la France est un acteur essentiel du groupe international de contact sur la Guinée pour qu’elle pèse de tout son poids afin d’empêcher une candidature de Dadis Camara et l’amener à respecter ses engagements », précise t-il.

« Nous ne sommes pas contre la candidature de Dadis en personne, mais c’est un militaire qui avait accepté de conduire la transition. Il est militaire, et les militaires sont là pour garantir la sécurité du pays et non pour assurer le pouvoir », ajoute t-il précisant qu’ « au vu de ce qui se passe actuellement, Moussa Dadis Camara n’a pas les capacités et les aptitudes pour gérer le pays ».

 « Si toutefois il insiste pour se présenter à l’élection présidentielle, les forces vives de Guinée vont se réunir pour créer parallèlement un gouvernement national et rendre le pays ingouvernable par le CNDD », avertit-il rappelant que concomitamment à la marche de Paris, une autre se tenait à Bordeaux.

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 22:40




 

AFP 26/09/2009 | Mise à jour : 23:18

La Cour constitutionnelle gabonaise va procéder mardi au "recomptage des suffrages" du scrutin présidentiel du 30 août, dans le cadre des recours de plusieurs candidats qui contestent les résultats du vote. Une source à la Cour constitutionnelle n'était pas immédiatement en mesure de confirmer cette information, annoncée par le porte-parole de l'opposant historique Pierre Mamboundou, classé 3e au scrutin. Ce recomptage a toutefois été confirmé sous couvert d'anonymat dans l'entourage d'un autre candidat battu.

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 14:54




APA Libreville 2009-09-26 11:43:40 (Gabon) Le gouvernement gabonais a, dans un communiqué publié samedi à Libreville, mis en garde deux candidats à l’élection présidentielle du 30 août dernier, MM. André Mba Obame et Jean Eyéghé Ndong, pour le contenu de leurs déclarations rendues publiques les 17 et 24 septembre derniers.

Le communiqué émanant du ministère de l’intérieur accuse M. André Mba Obame, arrivé 2ème avec 25,88% des suffrages à la présidentielle, d’avoir tenu des « propos désobligeants et menaçants à l’endroit d’une partie de la population gabonaise et des responsables des institutions de la République».

Selon le texte, l’ancien ministre de l’intérieur, qui conteste la victoire électorale du candidat du Parti démocratique gabonais (PDG), Ali Bongo Ondimba, et la qualifie de coup d'état électoral, «appelle délibérément une partie du peuple gabonais à se préparer à des actions de violence et de déstabilisation».

Pour sa part, l’ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, qui s’était désisté, avec quatre autre candidats indépendants en faveur de M. Mba Obame, est dans le collimateur du gouvernement pour avoir lu une déclaration le 24 septembre dernier, au nom du «Front du refus du coup de force électoral» dont il est le porte-parole.

Dans son communiqué, le ministère de l’intérieur estime que dans sa déclaration M. Eyéghé Ndong « a en particulier menacé individuellement les membres de la Cour constitutionnelle en rapport avec le traitement des recours déposés auprès de cette haute institution.

«Le gouvernement de la République condamne avec la dernière énergie les déclarations et les intentions de MM. André Mba Obame et Jean Eyéghé Ndong» et «les met vigoureusement en garde et avec eux leurs confrères, s’agissant de ces graves manquements », souligne le communiqué.

«D'ores et déjà, le gouvernement les rend responsables des éventuels dérapages qui pourraient survenir du fait de leurs déclarations et autres appels à la violence, dont par ailleurs ils répondront devant la justice gabonaise conformément aux dispositions en vigueur », conclut le communiqué.

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 21:34




 

Lundi 21 septembre 2009

 

L'information a été diffusée en primeur ce jour par une radio locale congolaise émettant dans la commune de Lemba à Kinshasa et relayée par Rfi. Il manquait probablement quelque détail pour faire du Congo une authentique monarchie, digne héritière des mauvaises aventures de l'histoire de ce géant d'Afrique meurtri par des conflits divers depuis des lustres. La commission d'« évaluation de la Constitution » mise en place par le président Kabila pourrait aboutir à réviser plusieurs dispositions constitutionnelles parmi lesquelles le mandat du chef de l'Etat et le découpage territorial.


Cette commission est composée d'une dizaine de membres, représentant la présidence, la primature, l'Assemblée, le Sénat et la Cour suprême de justice. Cette commission qui s'est réunie pour la première fois à la fin de la semaine dernière opère apparemment dans la plus grande discrétion affirme RFI.


En s’engageant à manipuler la constitution à son seul bénéfice, dans le vain espoir de s’éterniser au pouvoir, Joseph Kabila peut désormais se réjouir de rentrer dans le portrait robot des monarques des tropiques dans tout ce qu’il a de burlesque et d’inquiétant.

Ils ont tout en commun : la recherche de la longévité record ou de la présidence à vie, l’excès d’assurance, la rhétorique volontariste qui tranche avec les pratiques surannées, le culte de leur image, l’achat des consciences, le clientélisme politique, l’instrumentalisation de l’ethnie et des autres données sociologiques, les violations massives des libertés individuelles les plus élémentaires.


Selon nos confrères de RFI, la première  modification de la constitution congolaise viserait à renoncer à mettre en place les 15 provinces supplémentaires prévues par la Constitution d'ici le mois de mai prochain. La deuxième s'intéresse au mandat présidentiel, il est actuellement fixé à 5 ans et renouvelable une seule fois, il passerait à 7 ans et deviendrait illimité. Enfin, la troisième modification permettrait au président de la République de siéger au Conseil supérieur de la magistrature.


Sur ces deux derniers points ajoute notre source, la Constitution interdit tout projet de révision. L'article 220 est clair. Il stipule que le nombre et la durée des mandats du président de la République et que l'indépendance du pouvoir judiciaire ne peut faire l'objet d'aucune révision constitutionnelle.


Quelle sera la position de la  commission quand bien même la Cour constitutionnelle habilitée à statuer sur la constitutionalité ou l'anti-constitutionalité de telles propositions n'a jamais été mise sur pied ? Matière sujette à questions.


Cette recherche de l’inamovibilité est à l’origine d’une cascade de putschs constitutionnels sur le continent depuis quelques temps. D’autant plus que l’Union africaine, si elle est devenue prompte à réagir aux coups d’État militaires, s’accommode parfaitement de ces aggiornamentos civils. Cela n’émeut point leur syndicat continental que les présidents membres recoupent allègrement les constitutions pour les conformer à leur ambition de s’éterniser aux affaires. Il n’y a qu’à considérer la moyenne d’âge des chefs d’État de l’UA pour se rendre compte de la vanité du principe d’alternance au pouvoir dans les “démocraties” africaines.

Outre l’Algérie et son modèle tunisien, le Togo, le Gabon, le Tchad, ont éprouvé cette méthode de prolongation “constitutionnelle” de règne, présentée par cette espèce de régimes “persistants” comme un acte d’“approfondissement” de la démocratie.


Joseph Kabila, infecté par le virus de la "modification de la constitution" s'apprête déjà à reconsidérer la limitation introduite dans la constitution du Congo. Une manière de lorgner le règne de l'éternité de Paul Biya du Cameroun en 2011.


© Camer.be : Hugues SEUMO

 

 

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 21:12




Etats-Unis : Incendie à l’ambassade du Gabon à Washington

21-09-2009    Source : AGP

Un violent incendie s'est déclaré dans la nuit du 20 au 21 septembre à l'ambassade du Gabon aux Etats-Unis, sis à Washington, provoquant d'importants dommages matériels mais aucune perte humaine. L'origine de cet incendie n'a pas été identifiée, mais il intervient alors qu'une manifestation des Gabonais des Etats-Unis prévu ce 21 septembre, avait été empêchée par l'ambassade.

La succession d'incendies se poursuit avec l'ambassade du Gabon aux Etats-Unis dans la nuit du 20 au 21 septembre.

 Le feu se serait déclaré entre le sous-sol et le rez-de-chaussée de l'immeuble qui abrite la représentation diplomatique gabonaise aux Etats Unies, à Washington. L'intervention des pompiers a permis de circonscrire rapidement les flammes mais d'importants dégâts matériels sont tout de même à déplorer.

 Aucun indice n'a été trouvé pour déterminer l'origine des flammes, mais la thèse criminelle a été évoquée, en raison du contexte socio-politique tendu entre les ressortissants gabonais et l'ambassade.

Certains ressortissants avaient en effet programmé une manifestation ce 21 septembre, qui avait été empêchée par l'ambassade.

Après la proclamation des résultats officiels le 4 septembre dernier, les Gabonais du Sénégal s'en étaient pris à la représentation diplomatique à Dakar en y déclenchant un incendie qui avait embrasé toutes les archives.

Le 20 septembre dernier, c'est la maison de l'ambassadeur du Gabon auprès des Nations Unies à Genève, en Suisse, qui a pris feu.

 

Suisse : La villa de l'ambassadeur du Gabon à l'ONU prend feu

21-09-2009    Source : gaboneco

Alors que les incendies se succèdent à Libreville et dans l'intérieur du pays depuis deux mois, c'est la villa de l'ambassadeur du Gabon auprès des Nations unies à Genève, Hervé Blaise Nambo, qui a été victime d'un incendie le 20 septembre. Le feu a été rapidement maîtrisé mais une bonne partie du toit a été emportée par les flammes et l'eau a provoqué d'importants dégâts matériels.

Un incendie s'est déclaré dans la journée du 20 septembre dernier dans la villa de l'ambassadeur du Gabon auprès des Nations unies à Genève, en Suisse, Hervé Blaise Nambo.

Alerté par un enfant de six ans, l’ambassadeur est sorti indemne de sa demeure où le feu s'était déclaré sur la mezzanine où se trouvait l'enfant. Les pompiers ont certainement battu les records de rapidité d'intervention, arrivant sur les lieux seulement 3 minutes après l'alerte.

«C’est un garçon de 6
ans qui a alerté l’ambassadeur, en lui disant qu’il y avait le feu dans la mezzanine. L’alerte a été donnée à 12h59, les pompiers sont arrivés trois minutes plus tard. Ils revenaient à leur caserne, ils ont fait un crochet», a expliqué l’officier de police Jean-Philippe Brandt. Les pompiers revenaient justement d’une autre intervention proche du quartier où se trouve la villa de l'ambassadeur.

Cette intervention très rapide et le fort déploiement de moyens, neuf véhicules de pompiers sont intervenus, a permis de vite circonscrire l'incendie au toit, dont près d'un tiers a brûlé.

«Mais les dégâts d’eau sont importants», à ajouté Jean-Philippe Brandt, signalant au passage qu’un pompier a été légèrement blessé en recevant des braises sur la nuque au cours de l’intervention.

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 21:05





(Un Monde Libre.org 18/09/2009)


Si la vague d’essais démocratiques du début des années 90 a laissé entrevoir beaucoup d’espoir chez les peuples africains, force est de constater que les exemples probants d’alternance à la suite d’une élection libre et honnête demeurent rares (Ghana, Botswana). Même s’il ne s’agit pas d’une exclusivité africaine, les élections dans le continent noir sont souvent contestées et débouchent sur des vagues de violence (Kenya, Congo-Brazzaville, Gabon, etc.). Comment expliquer un tel phénomène ?

Afin de répondre à cette question, l’approche de l’économie des choix publics (Public Choice) semble pertinente. Dans cette approche, on considère qu’il n’y a pas d’Etat qui cherche l’intérêt général, mais seulement des hommes d’Etat (politiques et bureaucrates) qui se préoccupent en premier lieu de leur propre intérêt (recherche du pouvoir). Toujours dans cette approche, le processus des élections, est considéré comme un marché : les offreurs sont les hommes politiques et les demandeurs sont les électeurs. Contre les votes des seconds, les premiers échangent des promesses électorales dans des domaines spécifiques. Bien évidemment, pour que les résultats du scrutin soient admis par tous les participants, ces derniers doivent observer un certain nombre de règles relatives à la concurrence loyale, c’est-à-dire des règles qui garantissent le bon fonctionnement du marché politique. En conséquence, si les élections en Afrique sont souvent contestées c’est parce que les règles du bon fonctionnement du marché politique manquent ou lorsqu’elles existent elles ne sont pas respectées. De quelles règles s’agit-il ?

Qui dit marché politique dit échange entre les électeurs et les candidats, un échange qui ne peut avoir lieu sans le respect du droit de vote des premiers et du droit d’éligibilité des seconds. Malheureusement, les listes électorales sont souvent tripatouillées et le découpage électoral manipulé ce qui donne lieu à des listes fantaisistes et à des situations « coquasses ». A titre d’exemple, lors de la récente élection d’Ali Bongo, on a compté plus de 2 millions d’électeurs inscrits, alors que le pays ne compte qu’environ 1,4 million habitants. Par ailleurs, il a été relevé l’inscription sur les listes de personnes décédées et d’enfants. L’ingérence de l’appareil étatique, souvent au profit des candidats sortants, n’est pas autre chose qu’une violation du droit de vote des électeurs. Par conséquent, l’échange (l’élection) n’est plus bénéfique et la concurrence est faussée, ce qui explique le sentiment d’injustice des électeurs africains et par là-même les mouvements de violence post-électorale.

 Bien que les candidats soient de plus en plus nombreux à se présenter aux élections, notamment présidentielles, le candidat ne peut s’approprier totalement le fruit de son travail (campagne électorale) dans la mesure où son droit d’éligibilité est violé. En effet, les listes électorales sont souvent gonflées dans les zones partisanes du candidat de l’appareil étatique et dégraissées dans les zones hostiles. Cela va sans compter les intimidations, les menaces qui émaillent les scrutins. Ainsi, lorsque l’on viole le droit de vote ou d’éligibilité de quelqu’un la probabilité que celui-ci recoure à la violence augmente. Mais les violences post-électorales en

Afrique sont-elles une fatalité ?

Apparemment, il n’y a pas de raison a priori qui ferait que les africains soient violents par nature. Au fond, il s’agit d’un problème institutionnel dans la mesure où le règlement du contentieux dans les pays africains souffre du manque de règles et de mécanismes capables de trancher les litiges. Certes, les commissions électorales existent, mais la plupart du temps, elles se contentent de centraliser et d’annoncer les résultats sans aller au fond des choses. Leur indépendance est très limitée dans la mesure où en l’absence d’état de droit, et de séparation des pouvoirs, et avec un manque de moyens, la justice est trop dépendante du pouvoir en place pour aller à l’encontre des favoris de l’appareil étatique. Dès lors, la faiblesse de l’état de droit et l’absence d’une justice indépendante expliquent la méfiance des électeurs africains et donc leurs contestations violentes des élections.

Si les africains ont acquis une mauvaise image des élections, d’où leur méfiance, c’est parce que le processus de la compétition électorale a été faussé. On dit toujours que la concurrence profite aux consommateurs, en l’occurrence aux électeurs. Mais, comme les règles de la concurrence loyale n’ont pas été respectées les élections ont été souvent un moyen de contrôle des gouvernés par les gouvernants sans aucune réciprocité. Faute de choisir des personnes ou des programmes, les électeurs africains ont souvent été capturés par des entreprises de mobilisations ethno-régionales. L’instrumentalisation, par les politiciens, des identités locales et claniques a débouché sur des tensions électorales et dans de nombreux cas sur des violences, voire des guerres civiles comme au Congo-Brazzaville à partir de 1993.

Somme toute, la contestation des élections et la violence qui s’ensuit est un problème institutionnel de régulation de la concurrence politique : enregistrement des candidature des futurs élus, enregistrement des électeurs, le choix des emblèmes ou des symboles ainsi que des couleurs des partis politiques (en raison de l’analphabétisme des électeurs), accès aux médias et liberté de la campagne électorale, Les opérations du vote, du dépouillement des votes et de proclamation des résultats. La mauvaise gouvernance ne fait qu’accentuer ce problème de la régulation de la concurrence politique.

En conséquence, la prévention de la contestation électorale et la réhabilitation de la démocratie africaine passent par une réforme institutionnelle visant l’instauration et la consolidation de l’état de droit, de la justice et l’amélioration de la transparence de manière à protéger les droits de vote des électeurs comme les droits d’éligibilité des candidats.

Hicham EL MOUSSAOUI analyste sur UnMondeLibre.org


© Copyright Un Monde Libre.org

 

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 21:20




 

LE MONDE | 17.09.09 | 14h08  •  Mis à jour le 17.09.09 | 14h08


La Sierra Leone, le Nigeria et le Tchad ont été les premiers touchés. Puis, début septembre, c'est sur le Sénégal, le Niger, la Mauritanie, le Burkina Faso... que se sont abattues des pluies torrentielles. Même le Sud algérien n'a pas été épargné. En quelques heures, des quartiers entiers d'une douzaine de pays du continent africain ont été rayés de la carte, des routes détruites, des ouvrages d'art emportés tandis que les agriculteurs voyaient disparaître leur bétail. Le bilan humain est lourd : au moins 160 morts recensés à ce jour et près de 600 000 sans-abri.

C'est le Burkina Faso qui a été le plus atteint. Le 1er septembre, à Ouagadougou, la capitale, des dizaines de milliers d'habitations se sont écroulées. Le principal hôpital de la ville a dû être vidé de ses patients et les écoles réquisitionnées pour accueillir des familles. Même chose à Dakar, au Sénégal, où quinze des seize quartiers de la capitale ont été inondés. Au Niger, on redoute que le choléra fasse des ravages.

La communauté internationale a réagi promptement. L'Union européenne a débloqué en urgence 2 millions d'euros pour les fournitures de vivres, de médicaments et de moustiquaires. Le Japon, le Canada, l'Allemagne, Taïwan et la Côte d'Ivoire, un pays frontalier du Burkina Faso, ont annoncé l'octroi rapide de dons. La France a octroyé 100 000 euros à Action contre la faim (ACF), une ONG présente au Burkina Faso. "C'est ce que nous avions demandé pour les premiers secours. Ça suffira", note Patrick Andrey, responsable Afrique de l'Ouest d'ACF. L'ONU espère récolter 18 millions de dollars au profit des sinistrés. Les plus pingres ont été les Etats-Unis qui n'ont déboursé que 50 000 dollars.

De ces événements dramatiques, la presse française - et étrangère - n'a guère rendu compte. Les agences de presse ont pourtant donné l'alerte, mais sans susciter de réaction. Au mieux, l'affaire a été expédiée en quelques lignes, confirmant l'idée que l'Afrique intéresse peu les médias. L'annonce qu'un cyclone aurait ravagé les côtes de la Floride et affecté 600 000 personnes aurait suscité davantage d'écho...

Ce qui vient de se passer dans cette partie de l'Afrique méritait pourtant un meilleur traitement. Même si aucune certitude n'existe, il n'est pas exclu que le déluge qui vient de s'abattre soit lié au réchauffement climatique en cours. Saison des pluies ou pas, jamais, depuis un siècle, Ouagadougou n'avait reçu autant d'eau en si peu de temps. A l'autre extrémité du continent noir, en Afrique de l'Est, sévit une sécheresse.

Si les inondations sont bien une conséquence du changement climatique, le constat s'impose que l'Afrique est mal préparée à l'affronter. Ses villes, en plein essor, se sont développées sans plan d'urbanisme. L'occupation de l'espace y est anarchique, sans système d'évacuation des eaux. De nouvelles catastrophes sont à redouter. La presse en parlera-t-elle ?

Courriel : tuquoi@lemonde.fr.

 

Jean-Pierre Tuquoi

Article paru dans l'édition du 18.09.09

 

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 20:41




 

DAKAR (AFP) - jeudi 17 septembre 2009 - 21h43 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade, âgé de 83 ans et au pouvoir depuis 2000, a annoncé jeudi qu'il se représenterait pour un troisième mandat à l'élection présidentielle de 2012.

"J'ai le droit d'être président. Je crois qu'il y a des gens qui réclament la démocratie et qui ne sont pas des démocrates. Il faut laisser la voix au peuple sénégalais.", a-t-il dit dans un entretien diffusé jeudi soir par le service français de la Voix de l'Amérique (VOA).

"Que chacun se présente et que le jeu soit ouvert, qu'il n'y ait pas de tricherie", a-t-il ajouté.

Au journaliste lui demandant s'il était "partant" en 2012, le chef de l'Etat répond très clairement : "Absolument. Je suis candidat en 2012, Inch Allach (si Dieu le veut), si Dieu me laisse longue vie, me laisse mon cerveau et ma santé, je serai candidat".

L'entretien a été réalisé aux termes d'une visite du président sénégalais aux Etats-Unis.

Ces derniers jours, des proches du président Wade avaient multiplié les appels à une candidature en 2012.

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 19:01




 

APA-Yaoundé 2009-09-16 01:35:13 (Cameroun) Le transfert d’eau du fleuve Oubangui vers le Lac Tchad, dont les travaux devraient débuter cette année, nécessitera un apport financier de quelque 19,678 milliards FCFA, a appris APA de source autorisée.

Cette information a été annoncée en marge d’une réunion tenue d’experts de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) et de la Commission internationale du bassin du Congo Sangha (CICOS) à Douala, la métropole économique du Cameroun.

Le projet, qui doit être financé par les pays membres de la CBLT que sont le Cameroun, le Nigeria, la République centrafricaine, le Niger et le Tchad consiste en la création d’un canal de 1350 kilomètres partant du fleuve centrafricain.

La superficie du lac Tchad, de l’ordre de 25.000 kilomètres carrés au début des années 60, est aujourd’hui réduite de 90 % selon les experts.

Les principales raisons de ce rétrécissement, selon les mêmes sources, sont la faible pluviométrie, une utilisation intensive des eaux pour l'irrigation et le doublement de la population riveraine.


NDLR : Avec tout ce que les autorités tchadiennes engloutissent dans l'achat d'armes de guerre, il ne manque pas d'argent dans ce pays pour faire face à cette catastrophe écologique mais le bien être des populations est de loin hélas, le soucis de ces autorités.

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 18:53




 

APA-Yaoundé 2009-09-16 11:22:09 (Cameroun) Le lieutenant Luc Emane, ancien membre de la garde rapprochée du chef de l’Etat camerounais Paul Biya, a été condamné mercredi par le tribunal militaire de Yaoundé à 12 mois de prison pour «vol et violation de consigne», a constaté APA sur place.

Il devra aussi s’acquitter d’une amende de 100.000 FCFA au bénéfice du ministère public, mais aussi payer une autre amende de 65.000 FCFA.

Le 21 septembre 2008, alors qu’il faisait partie de la délégation du président Biya en bref séjour en Suisse, Luc Emane avait subrepticement récupéré une mallette appartenant au premier Camerounais et qui était sous la garde d’un collègue.

La malle, avec tout son contenu, sera plus tard retrouvée sous le lit de sa chambre d’hôtel et l’intéressé renvoyé sous bonne garde au Cameroun.

A l’audience du 1er septembre dernier, et alors qu’il avait tenté de se suicider dans une chambre d’hôpital où il subissait des soins, ce père de 6 enfants qui aura passé 23 ans dans l’armée, dont 22 aux côtés de Paul Biya, était passé aux aveux complets, refusant toutefois de justifier son geste parce que ne pouvant «pas affronter la République».

Le 1er décembre 2008, un décret du président de la République le mettait en retraite avec effet immédiat pour «faute lourde».

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