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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 18:29




(Le Nouveau Réveil 01/10/2009)

Ce qui vient de se passer en Guinée n'est pas propre à ce pays. Ce sont des pratiques militaires spécifiques à certaines armées. Ces phénomènes qui se répètent nécessitent un véritable débat public sur la question militaire en Afrique. Du Soudan au Zimbabwe en passant par la Côte d'Ivoire, on note des dérives militaires qui appellent de sérieuses réflexions. L'acte qui vient d'être posé en Guinée devient malheureusement une spécialité militaire africaine. Quels que soient le pays, le régime, le gouvernement, la nationalité; la composition ethnique de l'armée, l'acte politique de barbarie contre la population civile est la même. Pourquoi les armées africaines quelles qu'elles soient posent des actes infractionnels aussi semblables d'un pays à un autre. Le mépris démesuré de la personne humaine, le mépris de ses droits les plus élémentaires. Les armées africaines produisent une forme de violence qui a pour caractéristique essentielle d'être méthodique et organisée contre les personnes quant il s'agit d'une certaine action. Et cette violence à la particularité d'être très sanglante et dirigée contre ceux-là mêmes pour lesquels elles ont été conçues, instruites et équipées.

L'armée est créée pour protéger la population nationale et non pour la supprimer.

A moins que nos armées africaines n'aient pas les mêmes vocations que les autres armées du monde. Sans faire une littérature scientifique qui serait ennuyeuse pour le lecteur moyen, ce qu'il faut retenir c'est l'échec des politiques de construction de nos armées nationales africaines. En Afrique, nous n'avons pas réussi à installer une armée nationale (je précise bien nationale) qui se distingue par son organisation juridictionnelle, structurelle, procédurale, éthique etc. Même sur le plan esthétique elle est la plus lamentable. Dans la littérature scientifique militaire très abondante, les armées africaines sont analysées comme des forces publiques de maintien de l'ordre très peu structurées dans lesquelles on dénote une inobservation frappante du règlement de service et de la discipline, un déficit de scrupules et de valeurs morales, des chaines de commandements ou des organigrammes sans cohérence, des recrutements anarchiques sans rapport avec les critères physiques, intellectuels, moraux ou spécifiques liés au métier des armes. Le recrutement est très souvent tribal, claniques. Les notions de mérite et de compétence fortement liées aux métiers des armes sont ignorées etc.....

Encore plus intéressant, la force publique n'est pas au service de la Loi ou du bien commun mais au profit personnel de ceux qui la détiennent. Si l'armée n'a pas formé le gouvernement qu'elle contrôle (c'est le monde en envers), elle prête main forte généralement à un gouvernement civil souvent illégitime qui s'éternise au pouvoir. Ces gouvernements, d'ailleurs, ne se gênent pas à la maintenir dans des conditions de travail inhumaine afin de refuser son émancipation nécessaire et utile à la nation. Très souvent, les ressources générées sont redistribuées vers des activités paramilitaires de pérennisation du pouvoir et occasionnant par ailleurs des frustrations structurelles au sein du système militaire ainsi qu'une insécurisation à la fois criminogène et victimogène. Les premières victimes sont les populations civiles une fois l'impôt payé. Les populations guinéennes ne seront pas hélas les dernières victimes sur un continent qui refuse la modernité. Des Etats se sont passé d'armées nationales, ils n'ont pas disparus de la carte des Nations unies pour autant. Pourquoi donc conserver des armées nationales coûteuses qui ont du mal à offrir une paix positive et durable aux populations?

Nos armées sont souvent impliquées dans des missions illégales

Nos armées sont impliquées dans tous les conflits inutiles. Si elles ne sont pas dressées contre l'opposition démocratique, elles sont dirigées contre un groupe ethnique ou une partie de la population nationale ou contre des élections démocratiques ou l'Etat de droit. Combien sont-ils les militaires africains qui connaissent le contenu des textes juridiques qui fixent la création, l'organisation, le fonctionnement, les missions de leurs armées ? Combien sont-ils les militaires africains qui maîtrisent encore les droits et obligations des responsables d'application des lois ou encore les principes de base relatifs au recours à la force et à l'utilisation des armes à feu? Dans ces conditions, il serait difficile d'éviter des actes de barbaries militaires tels que la Guinée vient d’en connaître. Ce drame vient s'ajouter aux drames soudanais, congolais, rwandais, togolais, kenyan, ivoirien, zimbabwéen, pour ne citer que les cas les plus actuels.


Dr Kouassi-Lenoir Emmanuel

Secrétaire national chargé des questions militaires Pdci-Rda

© Copyright Le Nouveau Réveil

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 18:14




François Lonseny Fall ici avec Colin Powell

PAR YANN LIBESSART Libération 01/10/2009 à 17h46

François Fall, ancien Premier ministre de Guinée, fait partie des favoris pour la prochaine présidentielle. Il livre son témoignage sur le massacre de Conakry, auquel il a assisté.

François Lonsény Fall, 60 ans, fut ministre des affaires étrangères puis Premier Ministre de Guinée en 2004. En désaccord avec le Président Lansana Conté sur les réformes à mener, il démissionna au bout de 2 mois avant d'entamer une carrière de diplomate. Représentant spécial de l'ONU en Somalie, puis en République Centrafricaine, il est revenu à Conakry en mars 2009 pour mener son parti, le Front uni pour la démocratie et le changement (FUDEC), vers les élections présidentielles.

Qu'avez-vous observé lundi à Conakry ?

Notre manifestation, tout à fait pacifique, est rentrée dans le stade. Quant tout le monde était coincé à l'intérieur, les bérets rouges, la garde présidentielle de Dadis Camara, ont commencé à frapper tout le monde avec leurs armes et des matraques. J'ai moi même été blessé à la tête et à la main. La majorité des femmes présentes ont été agressées sexuellement. Les militaires les ont violées avec le canon de leur fusil. Presque toutes sont sorties nues du stade, humiliées.

Le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, a déclaré ne pas contrôler ses troupes. Qu'en dites-vous ?

Il ment. L'ordre de sévir est venu de la présidence. Son ministre de la sécurité était présent et c'est son propre aide de camp, le lieutenant Toumba, qui commandait les bérets rouges. Ces derniers, recrutés en Guinée Forestière, sont des anciens miliciens de l'ULIMO, le groupe rebelle impliqué dans la guerre civile au Liberia. On reconnaît leur méthode : se droguer, boire, et violer les femmes.

Qu'attendez-vous de la communauté internationale ?

Après les condamnations officielles, nous attendons maintenant la mise en place d'une commission d'enquête internationale pour faire toute la lumière sur les assassinats et les viols collectifs perpétrés lundi. Nous demandons également le déploiement d'une force d'interposition de l'Union Africaine, comme au Burundi, pour assurer la sécurité civile jusqu'à la tenue des élections. Le Nigéria pourrait par exemple jouer ce rôle.

L'opposition refuse d'intégrer un gouvernement d'union nationale, tel que proposé hier par Dadis Camara, car nous ne voulons rien avoir à faire avec lui. Evidemment, nous continuons d'exiger qu'il ne soit pas candidat à ces élections.

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 01:26





 

LIBREVILLE - Le nouveau comptage des voix de l'élection présidentielle du 30 août au Gabon, entamé mercredi matin par la Cour constitutionnelle, a été interrompu peu après minuit et reprendra jeudi à 09H30 (08H30 GMT), a appris l'AFP auprès de la Cour.

La Cour, saisie de recours par plusieurs candidats contestant l'élection d'Ali Bongo, avait commencé le recomptage mercredi dans la matinée mais n'a pu terminer son travail en soirée.

La présidente de la Cour, Marie-Madeleine Mborantsuo, avait averti qu'il s'agissait d'un travail "fastidieux": "On peut aller jusqu'à 23H00-minuit et reprendre demain (jeudi), ça dépendra de la difficulté".

Ce nouveau comptage des voix, réclamé par plusieurs candidats battus, devait initialement commencer mardi après-midi mais n'avait pu débuter en raison de différends entre la Cour et l'opposition sur la procédure.

La Cour estimait que les auteurs de recours - neuf candidats battus et une citoyenne - devaient désigner des huissiers qui soient à la fois auxiliaires de justice et représentants du requérant.

La plupart des requérants réclamaient la présence à la fois d'un huissier et d'un représentant de chaque candidat dans la salle de comptage.

Parmi les auteurs de recours, figurent l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, officiellement classé 2e, et l'opposant historique Pierre Mamboundou (officiellement 3e), qui revendiquent tous les deux la victoire

Dans la matinée, Mme Mborantsuo a indiqué que le nouveau décompte ne consistait pas en une confrontation des résultats des procès-verbaux (PV) de chaque bureau avec ceux de l'opposition.

"Le Code électoral prévoit que les pièces utiles doivent être jointes à la requête (...) Les PV auraient pu être remis au greffier ou au magistrat rapporteur au moment des auditions. Ces PV n'ont pas encore été déposés. La Cour ne dispose pas de ces PV dont ils (requérants) font état à l'extérieur", a-t-elle affirmé.

L'opposition a affirmé à plusieurs reprises qu'elle comptait notamment sur la confrontation des PV des 2.815 bureaux de vote utilisés pour le comptage et ceux remis à chaque parti dans chaque bureau, pour établir les preuves de fraude électorale.

Le nouveau comptage, qualifié de travail "fastidieux" par Mme Mborantsuo, pourrait durer. "On peut aller jusqu'à 23H00-minuit et reprendre demain (jeudi), ça dépendra de la difficulté".

Les principaux candidats de l'opposition, dont MM. Mba Obame et Mamboundou, espèrent que ce nouveau comptage va conduire la Cour à annuler l'élection d'Ali Bongo (41,73%), fils du président Omar Bongo décédé en juin après 41 ans au pouvoir.

(©AFP / 01 octobre 2009 01h44)

 

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 16:40




 

Par Vincent Hugeux, publié le 29/09/2009 15:15 - mis à jour le 29/09/2009 15:30

La répression sanglante du meeting de ce lundi jette une lumière crue sur la dérive d'un capitaine putschiste étrangement ménagé par l'Elysée.

Implacable ironie de l'Histoire: le carnage de Conakry a été perpétré le 28 septembre dans l'enceinte et aux abords du Stade du 28-Septembre. Arène ainsi baptisée en mémoire du "Non" guinéen au référendum de 1958, censé instaurer la "Communauté" franco-africaine. Désormais, cette date renvoie moins au cinglant camouflet infligé jadis par Ahmed Sékou Touré au général de Gaulle qu'au sanglant naufrage d'une coterie de putschistes: 87 civils tués lundi par balles, selon une source policière.

Bilan minimaliste, tant les mili-tueurs se sont employés à soustraire les cadavres au macabre décompte. Le crime des manifestants du "Forum des Forces vives" ainsi fauchés? Avoir osé dénoncer la l'ambition du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, de "candidater" lors du scrutin présidentiel du 31 janvier 2010, après avoir juré de n'en rien faire et étendu ce serment à tous les membres de son "Comité national pour la démocratie et le développement"(CNDD).

Recalé aux portes de l'Académie militaire de Meknès (Maroc), ce sous-officier aux états de service confidentiels -il orchestrait l'approvisionnement en hydrocarbures de l'armée guinéenne- a hérité le 23 décembre dernier du trône laissé vacant par le défunt autocrate Lansana Conté. Et ce, au prix d'un coup d'Etat mené "sans effusion de sang", comme se plaisait à le souligner "MDC".

Très franchement parlant, je suis très désolé, très désolé

Son purisme révolutionnaire - haro sur les corrompus et les trafiquants de drogue- aura séduit un temps les Candides, prompts à l'élever à la dignité de fils naturel du Burkinabé Thomas Sankara. Foutaise. Le massacre de lundi offre à ce "forestier", issue de l'ethnie minoritaire guerzé, l'occasion de donner la pleine mesure de ses "talents".

Pour preuve, les propos incohérents tenus par un Dadis hagard et déboussolé peu après la tuerie. "Très franchement parlant, je suis très désolé, très désolé", a-t-il ainsi ânonné dans la soirée sur les ondes de RFI. Peu après avoir confié ceci à la radio sénégalaise RFM: "Je voulais sortir pour aller... tellement que j'étais vraiment écoeuré... je préfère alors mourir, parce que je n'ai pas pris cette Nation pour un affrontement."

(1) Lire le récit de Cheikh Yérim Seck dans Jeune Afrique du 20 septembre 2009.

La dérive du sous-off' lui a déjà valu un terrible sobriquet : Idi Amin Dadis, référence au dément despote Ougandais disparu voilà six ans en son exil saoudien, ainsi qu'une popularité paradoxale de clown tragique dans les pays voisins, où les internautes se ruent sur le "Dadis Show" (1).

Il faut dire que "MDC", reclus d'ordinaire au camp militaire Alpha-Yaya-Diallo, a plongé son pays, déjà bien mal en point, dans un chaos ubuesque. Colérique, vindicatif, il admoneste, blâme, révoque et humilie publiquement ministres, ambassadeurs et investisseurs, de préférence sous l'oeil des caméras de la Radio-Télévision guinéenne (RTG). Au palmarès de la brimade, l'infamant oscar revient sans nul doute à son Premier ministre, Kabiné Komara, rabroué et désavoué plus souvent qu'à son tour. Guetté par l'autisme, providence des marabouts de toutes obédiences, Dadis s'est peu à peu entouré d'une garde prétorienne où les parents guerzés côtoie les crocodiles galonnés.

Le Quai d'Orsay a comme il se doit condamné avec "la plus grande fermeté" le massacre de Conakry. Reste que l'ancienne puissance coloniale n'est pas plus en Guinée qu'au Gabon, en Mauritanie ou au Niger, exempte de griefs.

Si la France officielle a maintes fois invité le satrape en treillis à respecter sa parole, donc à s'effacer à l'heure des urnes, des entremetteurs très en cour à l'Elysée ont là encore parasité le message. A commencer par l'ineffable Patrick Balkany, intime de Nicolas Sarkozy, dont le bêtisier africain s'enrichit de mois en mois. "La candidature de Moussa Dadis Camara, a ainsi décrété le maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), cité par guinee24.com, ne pose pas de problème. C'est un citoyen guinéen comme les autres. Ce qui est important, c'est le respect de la forme. La régularité. La transparence des élections." Jugement livré au "ministre d'Etat" Boubacar Barry, ami d'enfance de "MDC"et membre d'une délégation reçue à Paris à la mi-septembre, un temps conduite par le général Sékouba Konaté. Lequel Konaté, n°2 de la junte et détenteur du portefeuille de la Défense, a verrouillé l'appareil sécuritaire du "système Dadis".

Il y a plus grave: déjà fort peu inspiré sur les fronts mauritaniens ou gabonais, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a lui aussi traité les envoyés de Conakry avec beaucoup d'égards. Au point de recevoir en audience le même Konaté. Simple fait du hasard? Le groupe de Vincent Bolloré, l'un des capitaines d'industrie préférés de la Sarkozye, persiste à guigner la concession du terminal portuaire de Conakry. Ecarté en mars 2008 au profit de Getma International, Bolloré aurait selon La Lettre du Continent fait parvenir un plaidoyer pro domo de trois pages à l'incoutournable Konaté, lors de sa récente escale sur les bords de Seine.

On connaissait le dadaïsme, défi artistique aux conventions artistiques et littéraires. Voici que, pour son malheur, la Guinée découvre le "dadisme".

 

Guinée : la population manifestera jusqu’au départ du "pouvoir criminel"

DAKAR - Un des leaders de l'opposition en Guinée, Alpha Condé, a estimé mardi, au lendemain du "massacre" par les forces de sécurité d'au moins 157 personnes, que le mouvement de manifestations allait se poursuivre jusqu'au départ du pouvoir militaire "criminel".

"Nous allons continuer les manifestations jusqu'à ce qu'on obtienne satisfaction. Il ne s'agit même plus de la question des élections (prévues début 2010, ndlr) mais de faire partir ce pouvoir criminel qui n'hésite pas à faire tirer sur des jeunes à bout portant" a déclaré, depuis New York, Alpha Condé, qui dirige le parti Rassemblement du peuple de Guinée (RPG).

"Ce sont les mêmes tueries (qu'en 2007, ndlr) qui recommencent, cela veut dire qu'ils sont prêts à tout pour imposer une dictature militaire, mais nous nous sommes prêts à tout pour mobiliser le peuple jusqu'à imposer le changement, car plus personne ne veut d'un régime militaire" a assuré M. Condé.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées lundi dans le plus grand stade de Conakry, pour rejeter une éventuelle candidature du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, à la présidentielle de janvier. La répression de ces manifestations a fait au moins 157 morts et 1.253 blessés, selon l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme.

"Même pendant les évènements de 2007 (la répression de manifestations durant plusieurs semaines, qui avait fait 186 morts selon les ONG, ndlr), on n'en était pas arrivés à ce stade de barbarie", a jugé M. Condé, qui avait été un farouche opposant au régime du défunt président Lansana Conté.

Le capitaine Dadis Camara et d'autres officiers avaient pris le pouvoir le 23 décembre 2008, peu après la mort du général Conté qui dirigeait la Guinée depuis 1984.

Interrogé sur la responsabilité du chef de la junte, qui s'est dit "très trés désolé" lundi soir d'apprendre les massacres, M. Condé a interrogé: "Comment pourrait-on dire qu'il est dépassé quand c'est son propre aide de camp qui a dirigé les tueries?"

"Le capitaine peut raconter ce qu'il veut. Tout le monde l'a vu: c'est l'aide de camp du président, Toumba Diakité, qui est entré dans le stade avec les bérets rouges et a fait tirer sur les gens", a-t-il insisté.

"A partir du moment où on a massacré, il faut que non seulement le capitaine se retire de la course à la présidentielle et du pouvoir, mais que ces gens soient jugés devant un tribunal pénal international: on ne peut pas tirer sur des jeunes et que cela reste impuni!", a poursuivi M. Condé.

L'opposant se trouvait encore à New York où il était allé, il y a quelques jours, "expliquer aux chefs d'Etat réunis pour l'Assemblée générale de l'ONU la gravité de la situation en Guinée".

(©AFP / 29 septembre 2009 17h30)

 

 

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 02:26




par  RFI

le 29/09/2009 Dernière mise à jour le 29/09/2009 à 01:11 TU

Les militaires ont utilisé lundi leurs armes et tiré à balles réelles sur les manifestants qui s'étaient regroupés dans le plus grand stade de Conakry pour dénoncer la possible candidature du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, à la présidentielle prévue en janvier. Le bilan est très lourd : au moins 87 morts, selon une source policière. Ancienne puissance coloniale, la France a condamné « avec la plus grande fermeté » cette « répression violente » et les Etats-Unis se sont déclarés « profondément inquiets ».

Des tirs à balles réelles

Selon des témoins que nous avons contactés, des personnes ont été abattues à bout portant et des femmes ont été violées par des soldats.

Une fois dehors, les manifestants étaient encore poursuivis par les militaires. Des coups de feu étaient toujours signalés dans divers quartiers de la capitale plusieurs heures après ces événements.

Plusieurs leaders de l'opposition ont été blessés dans la répression. Ils ont été hospitalisés et placés sous la surveillance des militaires.

Dans un entretien accordé à RFI, le chef de la junte Moussa Dadis Camara a déclaré attendre qu'on lui donne les chiffres des morts.

Le chef de la junte, Moussa Dadis Camara

« Effectivement, il y a eu des morts, mais j'attends encore les chiffres [...] J'attends qu'on me fasse le point de la situation pour voir comment nous allons procéder. Mais très franchement, je suis très désolé. »

 

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 01:04




 

Une manifestation a été réprimée dans le sang par les forces de l'ordre lundi à Conakry, en Guinée. Au moins 87 personnes hostiles à la junte au pouvoir ont été tuées par balles, selon une source policière.

C'est la première fois que la junte écrase une manifestation dans la violence depuis qu'elle a pris le pouvoir il y a neuf mois. La journée de lundi a été la plus meurtrière de ces dernières années en Guinée.

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) a appelé la communauté internationale à "réagir fermement". Ancienne puissance coloniale, la France a condamné "avec la plus grande fermeté" cette "répression violente" et les Etats-Unis se sont déclarés "profondément inquiets".

Lundi à la mi-journée, plusieurs dizaines de milliers de manifestants s'étaient rassemblés dans le plus grand stade de Conakry pour dire leur opposition à l'éventuelle candidature du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, à la présidentielle prévue en janvier.

Après l'intervention des forces de sécurité, venues évacuer le stade, "il y a 87 corps qui ont été ramassés dans et autour du stade après le passage des militaires", a indiqué un responsable de la police sous couvert de l'anonymat.

(ats / 29 septembre 2009 01:53)

 

Guinée: au moins 87 morts lors de la manifestation réprimée

CONAKRY - Au moins 87 personnes ont été tuées lundi à Conakry lors de la très violente répression d'une manifestation de l'opposition par les forces de sécurité, selon un nouveau bilan donné lundi soir à l'AFP de source policière.

"Il y a 87 corps qui ont été ramassés dans et autour du stade (du 28-septembre de Conakry) après le passage des militaires", a indiqué un responsable de la police sous couvert de l'anonymat. Le précédent bilan faisait état de 58 morts.

"En ce moment, il y a 47 corps au camp (militaire) Samory Touré (à Conakry), dont quatre femmes, qui seront enterrés cette nuit (de lundi à mardi)", a précisé cette source.

(©AFP / 29 septembre 2009 00h13)

 


NDLR : Des Guinéens qui tuent d'autres Guinéens ! Il faut que ce genre de spectacle au macabre bilan  cesse un jour en Afrique. Qu'est ce qui finalement différencie le déséquilibré mental de Moussa Dadis Camara du défunt Lansana Conté ? Il vient de franchir la ligne jaune et porte une lourde responsabilité devant un tel bilan. Que diront à présent ceux qui comme Abdoulaye Wade, se faisaient des illusions sur ce capitaine sorti du néant, illustre inconnu, devenu maintenant un vulgaire dictateur sanguinaire ? La réaction de la communauté internationale doit être d'une grande fermeté dans la condamnation et dépasser le cadre de simples inquiétudes et préoccupations à caractère diplomatique que certains pays commencent déjà à exprimer.

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 19:15




Guinée: près de 60 tués après un rassemblement de l'opposition

Au moins 58 personnes ont été tuées dans la capitale guinéenne Conakry après un grand rassemblement de l'opposition réprimé par les forces de l'ordre, a-t-on appris de sources médicales. L'armée tenterait de "dissimuler" les corps des victimes.

Selon un membre de la Croix-Rouge, "les dirigeants de l'armée ont demandé que tous les cadavres collectés soient apportés au camp (militaire Alpha Yaya Diallo, siège de la junte, ndlr) et non pas dans les morgues". Pour cet humanitaire, il y a "une volonté de dissimuler les corps des victimes" de la répression.

Dans un autre établissement sanitaire de Conakry, l'hôpital Ignace Deen, une source médicale avait auparavant assuré qu'un camion militaire était venu pour ramasser des "dizaines de corps", emmenés vers "une destination inconnue".

(ats / 28 septembre 2009 19:49)


 

PARIS - La France a condamné lundi "avec la plus grande fermeté" la "répression violente" exercée par l'armée guinéenne au cours d'une manifestation pacifique à Conakry, et appelé les militaires à réaffirmer leur volonté de rendre le pouvoir aux civils.

"Si l'on ne veut pas que la situation dégénère, cela nécessite que soit réaffirmée par les militaires leur volonté de rendre le pouvoir aux civils le plus rapidement possible en organisant les élections et en n'y participant pas", a déclaré le secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie Alain Joyandet à l'AFP.

"La France condamne avec la plus grande fermeté la répression violente exercée par l'armée contre les forces vives de Guinée au cours d'une manifestation pacifique organisée à Conakry", selon un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.

Le quai d'Orsay a relevé que "cette répression sanglante aurait fait plusieurs dizaines de morts parmi les manifestants" et que "plusieurs responsables de l'opposition et de la société civile auraient été blessés".

La France appelle "à la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées au cours de cette manifestation".

Paris "consulte ses partenaires au sein de l'Union européenne et du Groupe international de contact sur la Guinée afin d'"étudier les conséquences à tirer rapidement de ces événements", a conclu le Quai d'Orsay.

(©AFP / 28 septembre 2009 19h52)

 

Guinée: Washington "inquiet" appelle la junte au pouvoir à la modération

WASHINGTON - Les Etats-Unis sont "profondément inquiets" des violences survenues lundi en Guinée et appellent la junte au pouvoir à faire preuve de modération, a indiqué un responsable du département d'Etat.

"Nous sommes avant tout profondément inquiets (...) nous demandons instamment au gouvernement guinéen de faire preuve de modération et d'assurer la sécurité des Guinéens et des étrangers", a déclaré à l'AFP un diplomate américain ne souhaitant pas être cité nommément.

"Nous appelons aussi les autorités à conduire une enquête crédible et, si les faits l'exigent, à punir les responsables de cet usage excessif de la force", a-t-il poursuivi.

"Finalement, nous appelons la junte à tenir sa promesse d'organiser dans le délai prévu des élections libres, justes et transparentes, auxquelles ne participera aucun membre de la junte", a conclu ce responsable américain.

Au moins cinquante-huit personnes hostiles à la junte au pouvoir en Guinée ont été tuées par balles lundi, selon une source médicale, et deux chefs de l'opposition blessés lors d'une sanglante répression par les forces de l'ordre d'une manifestation à Conakry.

Ces violences interviennent au moment où la communauté internationale fait pression sur le chef des putschistes, au pouvoir depuis le coup d'Etat du 23 décembre 2008, pour qu'il respecte ses engagements de ne pas se présenter à l'élection et de laisser le pouvoir aux civils.

C'est la première fois que la junte militaire réprime dans le sang une manifestation d'opposants, depuis son arrivée au pouvoir il y a neuf mois.

(©AFP / 28 septembre 2009 22h54)

 

Guinée: "je n'ai pas pris cette nation pour un affrontement"

DAKAR - Le capitaine Moussa Dadis Camara, à la tête de la Guinée depuis neuf mois, a affirmé lundi qu'il n'avait pas pris le pouvoir pour aboutir "à un affrontement", après la répression sanglante de manifestations d'opposants ayant fait au moins 58 morts.

"Je voulais sortir pour aller (sur le terrain), tellement que j'étais vraiment écoeuré quand on m'a informé", a-t-il déclaré dans une interview accordée à la radio sénégalaise RFM.

"J'ai dit que je vais aller (sur le terrain) si effectivement les gens... je préfère alors mourir, parce que je n'ai pas pris cette Nation pour un affrontement", a dit le chef de la junte, qui s'exprimait d'une façon décousue et confuse, sans finir la plupart de ses phrases.

Sans pouvoir confirmer le bilan de 9 morts alors avancé par RFM, le capitaine a semblé dépassé par les évènements: "A un certain moment donné, j'ai demandé à aller sur le terrain pour voir ce qui s'est passé, mais les gens m'ont dit de rester et qu'ils sont en train de faire le point de la situation".

"Le matin, vers 10H00 (locales et GMT), je me réveille, j'apprends qu'il y a des gens qui sont en train d'aller vers le stade en masse (...) Ils ont défoncé le portail du stade du 28-septembre, ils ont saccagé le commissariat de police où ils ont pris même certaines armes" a-t-il dit.

"Les leaders (de l'opposition) sont tous partis pour le stade (...) Ils (les manifestants) ont saccagé, il n'y avait plus d'ordre (...) J'ai dit de ne rien faire à ces leaders, que je ne voudrais pas qu'il y ait une goutte de sang", a assuré le chef de la junte.

Un rassemblement de plusieurs dizaines de milliers d'opposants, que la junte avait interdit, a été réprimé lundi dans le sang par les forces de l'ordre, dans le plus grand stade de Conakry.

Au moins 58 manifestants ont été tués par balles, selon une source hospitalière, et deux dirigeants de l'opposition blessés par les militaires.

La foule de manifestants exprimait notamment son opposition à une éventuelle candidature du capitaine Dadis Camara à la présidentielle prévue en janvier.

Le chef de la junte a jugé de son côté que le "seul problème, c'est le simple fait qu'une bonne partie de la population demande ma candidature: ça ne met pas à l'aise les leaders (de l'opposition) et c'est ce qui fait qu'ils ont coupé le dialogue".

"Ils disent que le président Dadis ne doit pas être candidat (...) mais je ne me suis même pas encore officiellement déclaré candidat" a-t-il insisté.

Ces derniers mois, le capitaine Dadis Camara soulignait sans cesse que l'armée avait pris le pouvoir "sans effusion de sang", le 23 décembre 2008, au lendemain du décès du président Lansana Conté qui régnait sans partage sur le pays depuis 1984.

(©AFP / 28 septembre 2009 21h50)

 

 

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 15:23




 

CONAKRY - Au moins une dizaine de personnes ont été tuées par balles lundi à Conakry par les forces de l'ordre qui sont intervenues dans un stade pour évacuer des manifestants opposés à la candidature du chef de la junte à la présidentielle, a constaté le correspondant de l'AFP.

(©AFP / 28 septembre 2009 16h17)


CONAKRY - Au moins une dizaine de personnes ont été tuées par balles lundi à Conakry par les forces de l'ordre qui sont intervenues pour évacuer de force un stade où s'étaient réunis des opposants à l'éventuelle candidature du chef de la junte à la présidentielle, a constaté l'AFP.

Au moins une dizaine de cadavres portant des traces de balles étaient couchés à même le sol, dans l'enceinte du stade du 20-septembre, après que la garde présidentielle ait évacué par la violence les opposants qui y étaient rassemblés, a-t-on constaté sur place.

Auparavant de nombreux tirs avaient été entendus provenant du stade du 28-septembre, où plusieurs dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées selon une estimation de l'AFP.

Alors qu'il couvrait l'évènement, le correspondant de l'AFP, qui travaille également pour Radio France Internationale (RFI), Mouctar Bah, a lui-même été forcé de se mettre à genoux par un militaire de la garde présidentielle.

Son matériel (micro, magnétophone) a été confisqué et brisé par des militaires. Son confrère de la BBC, le journaliste Amadou Diallo, a également été brutalisé.

(©AFP / 28 septembre 2009 16h37)

 

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 12:50




 

CONAKRY - 28 septembre 2009 13h02 (AFP) - Au moins 11 opposants ont été blessés lundi à Conakry, dont trois gravement, lors de la dispersion par les forces de l'ordre d'un rassemblement contre une éventuelle candidature du chef de la junte à l'élection présidentielle de janvier, a constaté un journaliste de l'AFP.

Trois jeunes étaient couchés devant le commissariat du stade, près du lieu du rassemblement qui avait été interdit par la junte. L'un d'eux présentait une double fracture à une jambe.

Un correspondant de l'AFP a vu également huit autres personnes blessées, dont certaines à la tête et une trentaine ont été arrêtées et emmenées dans des fourgons vers une destination inconnue.

Les forces de l'ordre ont violemment dispersé les opposants à l'aide de matraques et de grenades lacrymogènes mais en fin de matinée plusieurs jeunes revenaient aux alentours du stade.

Le correspondant de l'AFP, qui travaille également pour Radio France Internationale (RFI), Mouctar Bah, a été brièvement interpellé. Des hommes en uniforme ont pris son matériel (un micro et un magnétophone) avant de le fracasser par terre.

Plusieurs leaders de l'opposition qui souhaitaient se rendre au rassemblement près du stade ont été bloqués par des policiers au niveau de l'université, selon des témoignages. Il s'agit notamment de Cellou Dalein Diallo, Sydia Touré et François Fall.

Les jeunes avaient commencé à se rassembler, avec des pancartes où on pouvait lire "non à Dadis" et "à bas l'armée au pouvoir", devant le plus grand stade de la ville, qui avait été fermé et aux alentours duquel un important dispositif de forces de l'ordre avait été déployé.

La junte avait interdit dimanche ce rassemblement pour ne pas troubler l'ordre public avant la fête de l'indépendance le 2 octobre mais les "forces vives" (partis politiques, syndicats et société civile) avaient maintenu le mot d'ordre.

Lundi matin, un important dispositif avait été déployé dans tous les grands carrefours de la capitale, avec des voitures de police et des véhicules militaires.

Seuls de de rares véhicules circulaient, les stations services était fermées tout comme de nombreuses boutiques.

Le gouvernement a par ailleurs décrété ce lundi comme jour férié, en commémoration du 28 septembre 1958 où la Guinée à voté non à la proposition française de rester dans la communauté française, selon un communiqué lu sur les médias d'Etat.

(©AFP /)

 

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 01:11




27-09-2009    Source : gaboneco

La Cour constitutionnelle vient d'accéder à l'une des revendications principales de l'opposition qui conteste les résultats du scrutin du 30 août. Elle va procéder le 29 septembre à un nouveau décompte des suffrages du scrutin présidentiel, dans le cadre des recours en annulation introduit par plusieurs candidats.

Dans une interview à Radio France Internationale(RFI), la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo, a indiqué que «les membres de la Cour ont estimé qu'ils pourraient procéder au recomptage des voix en présence des huissiers désignés par les requérants».

«Il s'agit pratiquement d'un dépouillement» mais «cette fois-ci des procès verbaux de chaque bureau de vote. (…) s'il y en a 2800, ce sont les 2800 qui seront recomptés» a précisé Mme Mborantsuo.

Pourtant, cette revendication exprimée par l'opposition dès la proclamation des résultats du scrutin, le 4 septembre, avait été balayée d'un revers de la main par la Cour constitutionnelle. Sa présidente avait clairement indiqué que cette demande «n’obéit à aucune disposition de la loi».

Devant l'insistance de l'opposition, elle avait revu sa position, en concédant que «le décomptage des voix ne peut plus avoir lieu, du moins au niveau de la CENAP. Il leur appartient de saisir la haute juridiction et d’apporter des preuves en leur possession et le juge constitutionnel appréciera».

Le «recomptage des suffrages» qui va débuter ce 29 septembre sonne comme une réponse à l'opposition, regroupée au sein du Front de refus du coup de force électoral, qui avait demandé à la Cour constitutionnelle, dans sa déclaration du 24 septembre, à «lire le droit, rien que le droit». Pourquoi ce revirement de la Cour?

Depuis la proclamation des résultats de l'élection présidentielle du 30, qui a été suivie par des violentes émeutes qui ont défiguré la capitale économique Port-Gentil, le climat social est très tendu à travers le pays.

Le gouvernement et l'opposition se rejettent la responsabilité de ce climat délétère, ponctué chaque jour d'actes de «provocation» et d'«appels à la violence», selon le gouvernement et d'un «glissement insidieux» vers «l'autoritarisme» affirme l'opposition.

Face à une telle responsabilité et à l'absence d'une autorité morale susceptible de rapprocher les deux camps, la Cour a dû reconsidérer sa position pour accéder à la requête de l'opposition, sans doute pour rapprocher les points de vue des protagonistes. Une posture qui la placerait à l'équidistance des ces protagonistes pour lui permettre d'examiner avec sérénité les recours.

Par ailleurs, selon des sources proches du dossier, l'opposition aurait demandé dans ses recours le recomptage des procès verbaux qui ont conduit à l'élection du candidat du PDG. Selon ces sources, 67% de ces procès verbaux regorgent d'irrégularités. La validité d'une telle thèse conduirait inévitablement à l'invalidation de la victoire du président élu.

Plutôt que d'examiner uniquement les procès verbaux qui ont donné vainqueur Ali Bongo Ondimba, la Cour a certainement jugé utile de procéder à un nouveau décompte de tous les procès verbaux.

Cette posture permet à la Cour de baisser d'un cran la tension sur ce dossier brulant et de travailler dans une nouvelle disposition d'esprit. Elle a un mois pour dire le droit et surtout trancher ce nœud gordien qui étouffe chaque jour un peu plus la Nation gabonaise.

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