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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 21:19




 
Bangui commet un acte indigne et cruel contre le leader du FPR, Baba Laddé, extradé vers Ndjaména


Vendredi 16 octobre 2009

Selon une source indépendante en provenance de Bangui (RCA), le Général Baba Laddé, serait expulsé vers le Tchad, après son arrestation par les autorités centrafricaines.

Nous sommes profondément consternés par cet acte inhumain, cruel et indigne d'un Etat  qui se réclame de Droit à l'instar du  Gouvernement centrafricain, qui, après avoir arrêté le leader du FPR, a fini par l'extrader vers le Tchad où il es considéré comme  opposant politique au régime de Ndjaména.

Nous sommes fortement  préoccupés par  cette nouvelle alarmante qui met en péril la vie,  l'intégrité physique et morale du leader du Front Populaire pour le Redressement (FPR-Forces positives), une fois, qu'il soit  remis dans les mains des autorités tchadiennes.

Désormais, il nous revient  le droit légitime d'entreprendre la saisine de  toute voie judiciaire contre  le Gouvernement de Bangui, pour conspiration, acte de kidnapping et de séquestration d'opposant tchadien puis d'expulsion vers son pays d'origine où sa vie est en  danger.

Notre blog se verra dans l'obligation de saisir toute institution sous-régionale et internationale judiciaire afin d'interpeller officiellement  le Gouvernement centrafricain et tchadien devant leurs responsabilités collectives pour ce qui arrivera à l'opposant et leader du FPR,
Baba Laddé.

Makaila Nguebla

 

NDLR : Nos inquiétudes semblent se confirmer s'agissant du pays de destination où Baba Laddè allait être expulsé. Selon en effet des informations parvenues à notre rédaction d’une source souhaitant garder l’anonymat, Baba Laddè, de son vrai nom Mahamat Abdoul Kadre, aurait été discrètement acheminé - sous la responsabilité de Francis Bozizé ministre délégué chargé de la défense qui avait d’ailleurs convoqué Baba Laddè à son cabinet au camp Beal - à Bozoum chef lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé où existe un consulat du Tchad puis remis aux autorités tchadiennes qui devaient le conduire jusqu’à Ndjaména. Quel marché Bangui et N’djaména ont-ils secrètement conclu sur le dos de ce monsieur ?

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 18:35



 

LIBREVILLE - Ali Bongo Ondimba, qui a prêté serment vendredi comme président du Gabon, a annoncé à la presse qu'il avait nommé Premier ministre Paul Biyoghé Mba, qui occupait déjà cette fonction depuis trois mois, durant la période de transition.

"J'ai décidé de nommer ce jour Premier ministre M. Paul Biyoghé Mba. J'ai estimé qu'il était la personne idoine pour conduire la prochaine étape", a affirmé Ali Bongo, 50 ans, dans une déclaration à la presse au palais présidentiel, quelques heures après son investiture.

M. Biyoghé Mba, 53 ans, qui était présent lors de la déclaration, a le "profil d'un manager" et est "un haut cadre expérimenté", a ajouté M. Bongo, fils du président Omar Bongo Ondimba décédé en juin, après 41 ans à la tête du Gabon.

"J'ai tenu à faire cette annonce moi-même pour montrer l'importance que j'attache à ce moment (...) pour ouvrir une nouvelle page de notre histoire", a souligné Ali Bongo, précisant: "Et nous allons nous mettre au travail immédiatement."

Le Premier ministre devrait former son équipe dans les prochaines heures.

Paul Biyoghé Mba avait été nommé pour la première fois chef du gouvernement le 17 juillet, après la démission de Jean Eyéghé Ndong du poste de Premier ministre pour se porter candidat à l'élection présidentielle.

Avant sa nomination comme Premier ministre, il était ministre de l'Agriculture et de l'Elevage, de la Sécurité alimentaire et du Développement rural.

Membre du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), il en est devenu un des vice-présidents il y a quelques mois, y remplaçant également Jean Eyéghé Ndong qui a été exclu après l'annonce de sa candidature à la présidentielle, en tant qu'indépendant, comme d'autres barons du PDG.

D'ethnie fang, Paul Biyoghé Mba est né en avril 1953 dans un département de la province de l'Estuaire, qui abrite Libreville. Il a notamment travaillé comme conseiller à la présidence, avant d'être au milieu des années 1980 directeur adjoint du cabinet présidentiel, alors dirigé par Jean Ping, actuel président de la Commission de l'Union africaine (UA).

Depuis 1989, il a occupé plusieurs postes ministériels dans différents gouvernements (Commerce, Contrôle d'Etat, Petites et moyennes entreprises...).

Paul Biyoghé Mba a activement soutenu Ali Bongo pendant la campagne électorale en vue du scrutin du 30 août.

La Cour constitutionnelle, saisie de nombreux recours, a validé lundi l'élection d'Ali Bongo, finalement donné vainqueur avec 41,79% des voix lors de l'unique tour du scrutin.

(©AFP / 16 octobre 2009 19h11)

 


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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 16:32






 



Paris, 16 octobre 2009 - La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Human Rights Watch (HRW) et la Ligue des droits de l’Homme (LDH) appellent Nicolas Sarkozy à exiger du président tchadien Idriss Deby Itno, lors de leur entretien privé cet après-midi à l’Elysée, qu’il mette fin à l’impunité au Tchad et fasse toute la lumière quant aux graves violations des droits de l’homme perpétrées lors de la tentative de coup d’état à Ndjamena le 2 février 2008.

 

Selon ces organisations, N. Sarkozy s’est engagé auprès d’elles, avant sa visite au Tchad en février 2008, à plaider pour une accélération du processus démocratique et pour que toute la lumière soit faite sur le sort des opposants disparus.  Il a ensuite affirmé, le 27 février 2008 à Ndjamena : "La France veut la vérité et je ne céderai pas sur ce point. Ce n'est pas parce que le gouvernement du Tchad est légitime qu'il peut se permettre de faire n'importe quoi".

 

Une Commission d’enquête, mise en place pour faire la lumière sur les événements de février 2008 à Ndjamena a clairement établi la responsabilité de la garde présidentielle tchadienne dans la disparition forcée de M. Ibni Mahamat Saleh. Le comité des droits de l’Homme des Nations unies a par ailleurs rappelé au Tchad son obligation internationale de mettre fin à l’impunité et de traduire en justice tous les auteurs de violations des droits de l’Homme sur son territoire. Les ONG s’indignent qu’à ce jour les autorités tchadiennes n’aient pas donné suite aux conclusions de la Commission et qu’aucune réponse n’ait été apportée quant au sort de M. Saleh.

 

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Human Rights Watch et la Ligue des droits de l’Homme (LDH) demandent donc à la France d’appeler le gouvernement tchadien à mettre en œuvre le plus rapidement possible les recommandations du Comité des droits de l’Homme comme celles de la Commission nationale d’enquête de 2008.

 

Citations ONG

·         Jean Pierre Dubois, Ligue des Droits de l’Homme : « La disparition non-élucidée d'Ibni Oumar Mahamat Saleh est un obstacle majeur à la résolution de l'instabilité politique au Tchad. Comme elle l'avait promis par la voix du président Sarkozy, la France doit mettre tout son poids dans la balance pour que la lumière soit faite sur le cas d'Ibni Mahamat Saleh, mais aussi pour débloquer les pourparlers politiques en intégrant les politico-militaires sous peine de voir les attaques contre le régime d’Idriss Deby Itno se répéter avec leur lot de violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. »

·         Jean Marie Fardeau, Human Rights Watch : « Nicolas Sarkozy a exigé la vérité au Tchad et Carla Bruni a rencontré la veuve d’Ibni Mahamat Saleh lui assurant l’engagement de la France. Plus d’un an et demi après les faits, aucune avancée n’a été réalisée depuis la remise d’un rapport accablant de la commission tchadienne d’enquête. Personne ne sait ce qu’il est advenu de M. Saleh. Il est du devoir de Nicolas Sarkozy de demander à nouveau des comptes au président Déby.»

 

Personnes disponibles pour interview :

-          Massalabaye Tenebaye, Président de la Ligue Tchadienne des droits de l’Homme

-          Jean Pierre Dubois, Président de la Ligue des Droits de l’Homme

-          Souhayr Belhassen, Président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme

Contact : Florent Geel, responsable programme Afrique, 06 48 05 93 23

 

 

------------ --------- --------- --------- --------- -

Aldine FURIO

Crisis Action (France)

 

Tel: +33 (0)9 63 53 73 14

Mob: +33 (0)6 68 12 11 53

Skype: aldine_furio

www.crisisaction. org

 

Crisis Action est une ONG internationale travaillant à la prévention et à la résolution des conflits armés, la défense des droits humains et la protection des populations civiles.
Crisis Action soutient un large éventail d’ONG partenaires travaillant sur les effets immédiats ou les conséquences à long terme des conflits armés.

 

 
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 15:55







 

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 16/10/2009 10:23

Le Quai d'Orsay recommande aux 2500 Français recensés en Guinée de quitter le pays où "la situation sécuritaire s'est détériorée", notamment depuis la répression sanglante d'une manifestation de l'opposition le 28 septembre dernier.

Paris a demandé aux Français résidant en Guinée de quitter le pays en raison de la détérioration de la situation notamment à Conakry, a-t-on appris vendredi auprès du ministère français des Affaires étrangères.

"Il est formellement déconseillé de se rendre en Guinée et il est recommandé aux Français présents sur place de quitter le pays", souligne le site internet du Quai d'Orsay dans un avis aux voyageurs concernant ce pays. Le nombre de Français en Guinée est estimé à quelque 2500 personnes.

"Il n'y a pas de perspective d'amélioration à court terme", ajoute le ministère dans cette note. Il explique que "la situation sécuritaire s'est détériorée à Conakry" et que "des actes de banditisme se sont multipliés, en particulier des attaques à main armée", après la répression par l'armée de la manifestation de l'opposition le 28 septembre, qui a entraîné "de nombreuses victimes parmi la population guinéenne".

 

La junte au pouvoir affirme que 56 civils ont été tués et 934 personnes blessées lors de cette manifestation, tandis que l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme estime que plus de 157 personnes ont été tuées et 1200 blessées, dont de nombreuses femmes violées.

La Cour pénale internationale de La Haye a annoncé l'ouverture d'une enquête sur ces événements. La junte et son leader, le président autoproclamé Moussa Dadis Camara, font déjà l'objet de critiques croissantes de la part de l'Union européenne, des Etats-Unis et de l'Union africaine.

 

Guinée: fin de l'ultimatum de l'UA samedi, les Français partent

CONAKRY — La tension montait en Guinée avant l'expiration samedi d'un ultimatum de l'Union africaine (UA) et un sommet des chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest, qui devraient déboucher sur des sanctions ciblées contre une junte de plus en plus isolée.


La France a dans le même temps demandé à ses ressortissants résidant en Guinée de quitter le pays en raison de la détérioration de la situation, notamment à Conakry.

"La tension prévaut. Il y aurait une manifestation samedi à Conakry en faveur de la junte, comme une sorte de défi à la communauté internationale", a déclaré à l'AFP le responsable de la branche guinéenne de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho).


"C'est ressenti comme une insulte par une partie de la population, j'ai peur que cela dégénère",
a ajouté M. Mamadi Kaba, joint au téléphone depuis Dakar. Aucun responsable de la junte n'a pu être joint vendredi par l'AFP.


L'UA a donné jusqu'à samedi minuit aux membres de la junte, notamment à son chef le capitaine Moussa Dadis Camara, pour s'engager par écrit à ne pas se présenter à l'élection présidentielle de janvier, comme ils l'avaient promis lors de leur coup d'Etat du 23 décembre 2008.


Le même jour, à Abuja, les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) doivent se réunir pour examiner d'éventuelles poursuites de la justice internationale après le massacre de plus de 150 opposants, selon l'ONU, par les forces de sécurité le 28 septembre.

Selon le responsable de la Raddho, les membres de la junte "sont déterminés à défier la communauté internationale, cela va être très grave et pourrait entraîner des conséquences que personne ne peut prévoir".


Mais des dissensions apparaissent au grand jour et depuis le début de la semaine les ministres de l'Agriculture, de la Fonction publique et le porte-parole du gouvernement ont démissionné pour protester contre la tuerie du 28 septembre.

De son côté, l'opposition réclame des décisions fortes: "Nous souhaitons que des mesures draconiennes soient prises, nous demandons le départ du capitaine (Dadis Camara) et de toute son équipe", a déclaré à l'AFP l'opposant Mouctar Diallo.


"Nous demandons la mise en place d'un autre organe qui va gérer la transition et la mise en place d'une commission d'enquête interne qui va faire la lumière sur le massacre du 28 septembre, nous voulons que des sanctions soient appliquées",
a-t-il ajouté.

"Nous demandons qu'une force de protection soit déployée en Guinée car la population est en danger face aux militaires guinéens", a-t-il poursuivi.


La France, qui a vivement condamné le massacre du 28 septembre et critiqué la junte, a "formellement déconseillé" à ses ressortissants de se rendre en Guinée et "recommandé aux Français présents sur place de quitter le pays". Le nombre de Français en Guinée est estimé à quelque 2.500 personnes.

"Il n’y a pas de perspective d’amélioration à court terme", indique le ministère, soulignant que "la situation sécuritaire s’est détériorée à Conakry" et que "des actes de banditisme se sont multipliés, en particulier des attaques à main armée".


Pour l'instant, les Français quittent le pays par des vols réguliers vers l'Europe, selon une source proche du dossier.

Le ministre français de la Défense Hervé Morin a estimé qu'il n'était pas nécessaire "à l'heure actuelle" de mettre en oeuvre les plans militaires d'évacuation des Français de Guinée.

Amnesty International s'est pour sa part déclarée "très inquiète quant au sort de plusieurs civils et militaires dont on est sans nouvelles depuis plusieurs jours et qui risquent d'être soumis à la torture ou de disparaître".

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 15:52




  

16-10-2009 Au terme d’un contentieux électoral de plusieurs semaines qui a été riche en rebondissement à la suite de la présidentielle du 30 Août dernier, c’est finalement ce vendredi 16 Octobre que le nouveau chef de l’Etat proclamé élu, Ali Bongo Ondimba, a prêté serment à la faveur d’une cérémonie officielle organisée au palais présidentiel.

 Cette cérémonie a permis à Ali Bongo Ondimba, d’être paré des attributs liés à sa nouvelle fonction, citons notamment le collier de grand maître des ordres nationaux, et la constitution gabonaise qui lui a été remise, pour la dernière citée, par la présidente de la cour constitutionnelle Marie Madeleine Mboratsuo, dont l’institution a validé la victoire du candidat du parti au pouvoir au dernier scrutin présidentiel.

Le nouveau chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, déclare ne ménager aucun effort, dans sa vision de construction d’un Gabon émergent à laquelle il entend associer toutes les bonnes volontés. Une vision d’un Gabon émergent, qui reposera sur trois principaux piliers qui prennent en compte, la revalorisation des ressources et la diversification de l’économie, citant au passage, Gabon vert qui inclut la protection de l’environnement et la promotion de l’écotourisme, Gabon industrie pour la valorisation sur place des matières premières du pays, et Gabon services, pour la mise à contribution efficiente des ressources humaines, dans le challenge de construction nationale.

Ali Bongo Ondimba, qui dit placer son mandat sous le sceau de la lutte contre la corruption et une meilleure redistribution des richesses du pays, annonce pour bientôt, la formation de la nouvelle équipe gouvernementale, qui aura la lourde mission de répondre au mieux aux aspirations légitimes des gabonais.

Cette entrée en fonction, consacre la fin de la période de transition conduite depuis le 10 Juin dernier par la présidente du Senat Rose Francine Rogombe, qui conformément à la loi fondamentale, a dirigé le pays après le décès le 8 Juin de cette année, du président Omar Bongo Ondimba.   Elle s’est déroulée en présence d’un parterre de chef d’Etat africains, dont Denis Sassou Nguesso du Congo, Faure Gnassingbe du Togo, Amadou Toumani Touré du Mali, Théodoro Obiang Nguema de Guinée Equatoriale, Joseph Kabila de la République Démocratique du Congo, François Bozizé de la Centrafrique, et Fradiquez de Menezes de Sao Tomé et Principé.

 

Ali Bongo veut un "Gabon exempt de corruption" et "en paix"

 

LIBREVILLE (AFP) - vendredi 16 octobre 2009 - 15h20 - Ali Bongo, 50 ans, fils du chef de l'Etat Omar Bongo Ondimba décédé en juin, a promis lors de son discours d'investiture comme nouveau président gabonais vendredi à Libreville un "Gabon exempt de corruption" et vivant "en paix".

"Je veux un Gabon exempt de la corruption et de l'injustice. Je veux un Gabon où les élites circulent et se renouvellent. Je veux un Gabon où la justice est au service de tous", a-t-il martelé lors du moment le plus fort de son discours, très applaudi par les invités à la cérémonie au palais présidentiel.

De nombreux observateurs estiment que le développement du pays, producteur de pétrole, a été considérablement ralenti par la corruption très répandue.

"Je veux un Gabon où les plus méritants sont récompensés et où la sanction juste est infligée à ceux qui commettent des fautes", a-t-il poursuivi.

Le nouveau président s'est également posé en digne héritier de son père en se présentant comme un garant de la paix et de l'union, au-delà des clivages ethniques auxquels il a fait allusion sans jamais les citer.

"Le respect de nos traditions nous impose des équilibres, mais l'excellence, la compétence et le travail primeront au-delà de toutes considérations géographiques et politiques", a-t-il déclaré.

"Je ne serai en paix que si je sais que le pays vit en paix et dans la sécurité", a-t-il dit.

L'appartenance ethnique a été un des éléments importants de la campagne électorale gabonaise, certains observateurs estimant qu'il y a eu une "ethnicisation du scrutin" et craignant que le débat politique ne se dessine en fonction d'un repli identitaire.

La présidente par intérim, Rose Francine Rogombé, avait aussi évoqué la question lors de son discours de fin de transition jeudi soir.

M. Bongo a aussi beaucoup insisté sur le développement économique du Gabon dont il a assuré vouloir faire un pays "véritablement émergent". "La diversification de notre économie s'appuiera sur trois piliers: le Gabon vert avec la protection de l'environnement, l'écotourisme et la valorisation de la forêt; le Gabon industriel en valorisant sur place nos matières premières; le Gabon des services".

"J'ai bien compris qu'il y avait urgence d'agir vite pour redonner confiance et favoriser l'émergence d'un nouvel espoir. L'espoir de voir disparaître le chômage, la précarité et toutes les inégalités (...), l'espoir d'aller dans de bonnes écoles, se faire mieux soigner, d'être bien logé, de circuler sur nos routes en toutes saisons, de recevoir sa juste part des fruits et des richesses", a-t-il notamment dit.

"Cela ne peut se concrétiser que grâce à des réformes courageuses et ambitieuses afin d'opérer une véritable révolution de nos mentalités", a-t-il prévenu.



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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 15:50




LE MONDE | 15.10.09 | 10h42  •  Mis à jour le 15.10.09 | 10h55


Le pillage des ressources minières de la République démocratique du Congo (RDC) se poursuit. Telle est, en résumé, la conclusion du rapport d'enquête sénatorial rendu public début octobre à Kinshasa, la capitale. "Le secteur minier, qui repose pourtant sur des ressources minérales immenses et variées, n'a pas encore, du fait de la mauvaise gouvernance, contribué un tant soit peu à trouver les réponses aux cris des populations congolaises vouées à vivre dans des conditions infrahumaines", écrivent les auteurs du document riche de plus d'une centaine de pages.

A l'origine du rapport, il y a le constat fait par les sénateurs, lors de la présentation du projet de budget 2008, que "les recettes prévues pour le secteur minier étaient très faibles". D'où la création d'une commission d'enquête dont les membres, au fil des mois, ont arpenté les Etats miniers de la RDC –un pays aussi vaste que l'Europe occidentale– et exploré les textes législatifs avant de s'immerger dans les méandres de l'administration congolaise.

FAIBLES MOYENS

Premier constat : il est impossible de recenser les entreprises minières et de collecter leurs statistiques. "Celles-ci ne sont pas tenues selon les exigences de la loi. Aucun service de l'Etat impliqué dans la gestion du secteur minier n'est à jour pour rassembler des données fiables et connaître le nombre des opérateurs miniers, leurs productions, la qualité de celles-ci et la quantité des produits exportés. Les statistiques sont différentes dans un même Etat, d'un service à un autre. Maints opérateurs exploitent nos ressources minérales sans être en règle avec les exigences du Code minier; certains n'ont ni adresse ni numéro téléphonique connu", peut-on lire dans le rapport.

Les services de l'Etat n'ignorent rien de cette situation, constatent les rapporteurs, avant d'ajouter : "Ils donnent l'impression d'être déterminés à ne pas [y] remédier." Le manque à gagner est pourtant très important pour l'Etat. Celui-ci n'encaisse que le tiers des taxes dues par les sociétés minières au titre de la concession des terres. Depuis trois ans, ce taux de recouvrement baisse régulièrement.

S'agissant de l'impôt sur les sociétés, le bilan est pire : les entreprises ont versé en 2008 à peine 1 % de ce qu'elles devaient acquitter.

En tout et pour tout, peut-on lire dans une note de synthèse, le Trésor public n'a encaissé que 92 millions de dollars (près de 60 millions d'euros) sur les 205 millions dus, "soit un manque à gagner de plus de 55 %".

La commission d'enquête avance plusieurs explications à cette situation qui handicape le développement d'un pays souvent qualifié d'"anomalie géologique" tant ses richesses minières sont importantes, mais dont le revenu par habitant ne dépasse pas 158 dollars, selon le Fonds monétaire international. Le rapport pointe du doigt la faiblesse des moyens matériels de l'administration. La direction des mines, chargée de la compilation et de la publication des statistiques, ne dispose que d'un vieil ordinateur. Et les archives du service ont disparu.

En charge de l'inspection des exploitations, cette même direction des mines n'a pu effectuer qu'une seule mission sur le terrain depuis 2007. Mais le rapport met également en avant "la modicité de la rémunération des fonctionnaires et des agents", qui fait de ceux-ci une proie facile face à des entreprises parfois peu scrupuleuses.

Venue à la frontière entre le Katanga, l'Etat de la RDC qui détient près de 10 % des réserves mondiales de cuivre, et la Zambie, par où est exporté le minerai, la commission d'enquête a touché du doigt l'ampleur de la fraude. "La Commission a pu constater, écrivent les sénateurs, que sur une période de plus d'un mois les quantités transcrites en kilogrammes sur les attestations de transport des substances minérales étaient systématiquement réduites dix fois pour certains exportateurs. (…) Une quantité de produits pesant 33tonnes peut, par la volonté d'un fonctionnaire, être réduite à 3,3 tonnes."

Au poste frontière de Kasumbalesa, observent-ils, la construction d'un bâtiment moderne pour percevoir les taxes n'est toujours pas achevée. Les travaux ont pourtant commencé il y a quatre ans.

 

Jean-Pierre Tuquoi

 

Un trésor dilapidé

Secteur minier. La République démocratique du Congo recèle 10 % des réserves mondiales de cuivre et 30 % des réserves de cobalt. Elle est également riche en or, argent, diamant, coltan, cassitérite. Fin 2008, 4 234 permis miniers avaient été accordés, dont près de 1 500 dans le seul Etat du Katanga. La même année, le poids brut des produits marchands exportés était de 1,1 million de tonnes.

Revenus de l'Etat. En 2008, il a encaissé 14 millions de dollars au titre des "droits superficiaires", assis sur la taille des concessions, alors qu'il aurait dû toucher 30 millions. Au titre de l'impôt sur les sociétés minières, il a récupéré 814 000dollars (près de 540 000 euros), contre 74 millions de dollars attendus.

Article paru dans l'édition du 16.10.09

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 15:22




 

 

LIBREVILLE (AFP) - mercredi 14 octobre 2009 - 16h15 - La coalition des principaux candidats de l'opposition à l'élection présidentielle du 30 août au Gabon a exprimé mercredi "rejet" et "dégoût" après la décision de la Cour Constitutionnelle de valider l'élection du fils du défunt président Omar Bongo.

"Nous (...) exprimons notre rejet de ces décisions (de la Cour constitutionnelle) et le dégoût qu'elles nous inspirent, tant elles rappellent les sombres heures de notre Histoire récente et nous désolent du crédit à accorder aux institutions de notre pays", a affirmé l'ancien Premier ministre et candidat malheureux Jean Eyeghe Ndong, président de la coalition.

La coalition rassemble les principaux candidats dont l'opposant historique Pierre Mamboundou et l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, arrivés respectivement 2e et 3e, selon le nouveau comptage, ainsi que l'opposant Zacharie Myboto (4e) ou un autre ancien Premier ministre Casimir Oye Mba.

L'élection d'Ali Bongo comme successeur d'Omar Bongo Ondimba décédé en juin après 41 ans au pouvoir, a été confirmée lundi soir par la Cour constitutionnelle gabonaise. Elle a rejeté ou déclaré irrecevables les 11 recours en annulation du scrutin déposés par neuf candidats et une citoyenne.

D'après la Cour, M. Mamboundou arrive en deuxième position avec 25,64% des voix devant l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, crédité de 25,33% des suffrages.

 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 23:52




 

 LIBREVILLE (AFP) - mardi 13 octobre 2009 - 0h19 - La Cour constitutionnelle gabonaise a validé lundi l'élection d'Ali Bongo à la présidence de la République du Gabon à l'issue de l'examen des 11 recours en annulation du scrutin du 30 août déposés par 9 candidats et une citoyenne, a annoncé sa présidente.


"L'élection de Monsieur Ali Bongo Ondimba en qualité de président de la République gabonaise est confirmée",
a déclaré Marie-Madeleine Mborantsuo, à l'issue d'une heure et trente minutes de lecture de la décision de l'institution.

Selon la Cour, qui avait procédé fin septembre à un nouveau recomptage des voix, Ali Bongo, le fils du président Omar Bongo décédé en juin après 41 ans au pouvoir, a remporté le scrutin avec 41,79% des voix.

L'opposant historique Pierre Mamboundou est désormais 2e du scrutin, avec 25,64% des voix et passe ainsi devant l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, crédité de 25,33% des suffrages.

D'après les résultats annoncés le 4 septembre par la Cour, Ali Bongo avait été élu avec 41,73% des suffrages devant M. Mba Obame avec 25,88% et M. Mamboundou avec 25,22%.

La Cour constitutionnelle a rejeté onze requêtes en annulation du scrutin, déposées par une citoyenne et neuf candidats, dont MM. Mba Obame et Mamboundou qui s'estiment chacun vainqueur.




Ali Bongo succède officiellement à son père

RFI 12/10/2009 Dernière mise à jour le 12/10/2009 à 22:08 TU

La Cour constitutionnelle a finalement validé lundi soir l'élection d'Ali Bongo à la tête du pays. Il y avait eu 11 requêtes en annulation déposées par 9 candidats et une citoyenne.

Jusqu'au bout, Ali Bongo a essayé de légitimer sa victoire contestée par les principaux opposants. En effet, onze recours en annulation du scrutin avaient été déposés par neuf des dix-huit candidats. Ils invoquaient des fraudes massives.

Ali Bongo avait à l'époque deux possibilités. Soit  passer en force et se faire investir rapidement, au risque de rallumer l'incendie de la contestation, ou alors gagner du temps, en jouant la carte constitutionnelle. Il a choisi la seconde solution.

Si le fils du défunt président, Omar Bongo, a choisi d'aller jusqu'au bout de cette logique constitutionnelle des recours, c'est sans doute pour faire oublier la polémique consécutive à sa victoire.

Pendant deux semaines, la Cour constitutionnelle a compté et recompté les suffrages du 30 août. Elle a examiné les procès-verbaux des 2 815 bureaux de vote. Mais à Libreville, les adversaires d'Ali Bongo ne se faisaient guère d'illusions sur le verdict de cette cour. Ils avaient même réclamé la démission de la présidente de cette cour, jugée trop proche du régime et de l'ancien président.

La victoire d'Ali Bongo est donc confirmée. Mais dans l'opposition, l'ancien ministre de l'Intérieur ne pourra pas se prévaloir du statut de premier opposant au régime. André Mba Obame a été rétrogradé par la Cour constitutionnelle de la deuxième à la troisième place. André Mba Obame qui a décidé de gâcher la fête de l'investiture en annonçant qu'il entamait ce lundi une grève de la faim.

 

 
NDLR : Pouvait-il en être autrement. Quelqu'un avait dit avec justesse qu'au Gabon, la cour constitutionnelle penche toujours du même côté comme la Tour de Pise en Italie. Obliger les contestataires à recourir à la constitutionnelle en sachant bien que cela ne changerait rien sur le fond.Pourquoi organise même -t-on des élections en Afrique lorsqu'on connaît d'avance les vainqueurs ? C'est ainsi qu'on réunit malheureusement les conditions de rébellions qui empoisonnent la vie de certains pays africains. Le Gabon n'a pas encore vu le bout du tunnel. 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 16:02




 

LIBREVILLE - L'ex-ministre de l'Intérieur gabonais, André Mba Obame, arrivé 2e à l'élection présidentielle du 30 août dont il ne reconnaît pas le résultat et dont il se dit victorieux, a annoncé lundi qu'il entamait une grève de la faim, selon un communiqué diffusé par son entourage.

"Je ne peux me résoudre à continuer à voir ce pays être transformé en dictature sécuritaire. J'ai entamé depuis ce matin, 12 octobre 2009, une grève de la faim qui durera tant et aussi longtemps que l'intimidation, la force et la violence seront utilisées comme les seules voies pouvant permettre de régler la grave crise socio-politique que traverse actuellement le Gabon", a affirmé M. Mba Obame dans son communiqué.

"Je suis prêt à sacrifier ma vie pour que le Gabon ne sombre pas dans la dictature, la guerre civile et le génocide", a-t-il poursuivi.

Dans le communiqué, M. Mba Obame estime que le Gabon est victime "d'un coup d'État électoral" et il dénonce "une dérive dictatoriale que connaît insidieusement notre pays".

M. Mba Obame ne s'est pas rendu lundi aux audiences publiques de la Cour Constitutionnelle dans le cadre de l'examen des recours en annulation de la présidentielle, officiellement remportée par Ali Bongo, fils du président Omar Bongo décédé en juin après 41 ans au pouvoir..

(©AFP / 12 octobre 2009 16h53)

 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 13:18




 

APA-Cotonou (Bénin) 12-10-2009Cinq chefs d’Etat africains ont, dans la nuit de dimanche à lundi, foulé le sol béninois pour participer aux côtés du président béninois Yayi Boni, et de l’ancien président français Jacques Chirac, au lancement ce lundi à Cotonou d’un "Appel contre les faux médicaments".

Il s’agit des présidents Blaise Compaoré du Burkina Faso, Mamadou Tandja du Niger, François Bozizé de Centrafrique, Denis Sassou Ngesso du Congo et Abdoulaye Wade du Sénégal.

De source proche du protocole d’Etat du Bénin, d’autres chefs d’Etat, ont annoncé leur arrivée dans les prochaines heures à Cotonou.

« A travers cet appel, ces hautes personnalités politiques vont s’engager à endiguer la banalisation de la production et de la vente de faux produits pharmaceutiques, à soutenir les acteurs publics et privés déjà engagés dans cette lutte et éveiller les consciences sur les risques encourus par la prise de ces faux médicaments », indique un communiqué.

Selon ce document dont une copie est parvenue à APA, cet acte fondateur de la mobilisation est la première étape du processus de demande d’un vote d’une Convention d’interdiction de la production et du commerce de faux médicaments devant les Nations Unies.

« L’accès aux médicaments est un problème moral et un problème de sécurité : les pandémies, qu’elles soient anciennes ou nouvelles, menacent en effet la survie de sociétés entières dès lors que les traitements ne sont pas disponibles à des coûts accessibles au plus grand nombre, dès lors que l’accès à des médicaments de qualité n’est pas garanti pour tous », a estimé l’ancien président français Jacques Chirac.

Selon la direction nationale de la protection sanitaire du Bénin, plus de 85 % des Béninois s’approvisionnent en médicaments au marché parallèle.

 « Malgré les efforts déployés pour déconseiller l’utilisation de ces médicaments, médecins et associations n’arrivent pas à freiner le phénomène. La population est consciente du danger qu’ils présentent, mais n’a pas les moyens d’acheter les médicaments en pharmacie » déplore la même source.

 

NDLR : Qui sont les fabricants des faux médicaments ? Le président du Nigéria, pays qui abrite les manufactures de faux médicaments, est soigneusement mis de côté dans ce sommet. Est-ce un problème de francophonie ? Par ailleurs, la corruption et les pratiques  de mafia internationale, le manque d’une réelle volonté politique et la faiblesse des Etats concernés par ce fléau à faire respecter les règles en la matière, expliqunte aussi en grande partie la persistance de cette calamité qui apparaît comme quelque chose d’insurmontable.

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