Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:07

 

 

 

Histoire d’une domination française

 

15 avril 2016 par Yanis Thomas

 

Nouvelle publication de Survie ; la collection des Dossiers Noirs s’agrandit ! Le numéro 26 sort ce 15 avril.

 

Lorsque le 5 décembre 2013, François Hollande déclenche l’opération Sangaris en Centrafrique, il y a fort à parier que les français sont bien en peine de localiser ce pays sur la carte. Pourtant, la relation entre La France et la Centrafrique est des plus tragiques, et mériterait d’être mieux connu. C’est l’objet de ce nouveau Dossier Noir qui s’attache à mener une étude approfondie de l’action de la France et des Français dans ce pays marginalisé d’Afrique centrale.

 

Qu’a fait la France en Centrafrique, son ancienne colonie ? Que fait-elle encore dans ce pays marginalisé d’Afrique centrale ? Quel y est le jeu des ingérences étrangères ? Pour quelles raisons économiques et diplomatiques ?

 

Ce livre explicite la dynamique historique et les raisons de la domination de la France sur son ancienne colonie. Des compagnies concessionnaires au sacre de Bokassa, des mutineries des années 1990 au saut de l’armée française sur Birao en 2007, l’auteur s’arrête sur les temps forts de ce qui fait de la RCA un pays emblématique du système de la Françafrique. Ce faisant, il décrypte aussi les volontés d’influence et d’ingérence en Centrafrique d’autres nations, comme le Tchad, le Congo-Brazzaville ou l’Afrique du Sud, permettant par là même d’affiner l’analyse des crises successives qui secouent le pays, et notamment celle qui déchire le pays depuis décembre 2012. Une attention particulière est par ailleurs mise sur la question des enjeux économiques, et notamment ceux concernant les ressources naturelles (diamants, pétrole, bois…), tant est grande son importance pour comprendre les motivations des entités en lutte, au niveau national comme au niveau international.

 

Yanis Thomas

 

Centrafrique : un destin volé

 

Histoire d’une domination française

Parution : 15/04/2016

ISBN : 9782748902648

235 pages (11x17) 13.00 €

Vous pouvez le commander dès maintenant via la boutique en ligne de Survie.

 

Pour contacter l’auteur, organiser une conférence autour de ce livre, faire une interview :contact@survie.org / 0144610325

 

 

Sommaire

 

Préface, par Odile Tobner, auteure de « Du racisme français » (Les arènes)

 

Introduction

 

1. Histoire d’une ingérence

a. La razzia coloniale

b. Une fausse indépendance : de Barthélémy Boganda à André Kolingba

 

2. Tout changer pour que rien ne change

 

a. Ange Félix Patassé, des urnes à la répression b. François Bozizé, la couronne change de tête

 

3. La chute a. Fin de partie pour Bozizé

 

 b. La France dans le bourbier centrafricain

 

4. Qui veut une part du gâteau ?

 

a. Les richesses d’un pays « pauvre »

b. L’échiquier centrafricain

 

Conclusion

 

Résumé

 

Lorsque le 5 décembre 2013, François Hollande déclenche l’opération Sangaris en Centrafrique, il y a fort à parier que les français sont bien en peine de localiser ce pays sur la carte. Pourtant, la relation entre La France et la Centrafrique est des plus tragiques, et mériterait d’être mieux connue. C’est l’objet de ce nouveau Dossier Noir qui s’attache à mener une étude approfondie de l’action de la France et des Français dans ce pays marginalisé d’Afrique centrale.

 

Ce livre explicite la dynamique historique et les raisons de la domination de la France sur son ancienne colonie. Des compagnies concessionnaires au sacre de Bokassa, des mutineries des années 1990 au saut de l’armée française sur Birao en 2007, l’auteur s’arrête sur les temps forts de ce qui fait de la RCA un pays emblématique du système de la Françafrique.

 

Ce faisant, il décrypte aussi les volontés d’influence et d’ingérence en Centrafrique d’autres nations, comme le Tchad, le Congo-Brazzaville ou l’Afrique du Sud, permettant par là même d’affiner l’analyse des crises successives qui secouent le pays, et notamment celle qui déchire le pays depuis décembre 2012.

 

Une attention particulière est par ailleurs mise sur la question des enjeux économiques, et notamment ceux concernant les ressources naturelles (diamants, pétrole, bois…), tant est grande son importance pour comprendre les motivations des entités en lutte, au niveau national comme au niveau international.

 

Extraits

 

La réalité de « l’indépendance » (chapitre 2, p 36) : L’un des premiers actes posés par la jeune république indépendante est révélateur de la mise en place d’un véritable système néocolonial. Deux jours après la déclaration de l’indépendance, la Centrafrique signe avec la France, le CongoBrazzaville et le Tchad un accord de défense quadripartite visant au maintien de bases militaires françaises dans les anciennes colonies.

 

L’article 4 de l’accord stipule qu’« afin de permettre à la République française d’assumer ses responsabilités dans la défense commune et à l’échelle mondiale, la République centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad reconnaissent aux forces armées françaises la libre disposition des bases qui leur sont nécessaires ».

 

La France s’engage aussi à former et équiper les armées africaines naissantes (article 6).

 

En Centrafrique cette tâche sera en partie dévolue à un personnage de sinistre renom, le colonel Marcel Bigeard. Commandant de troupes parachutistes pendant la bataille d’Alger, durant laquelle l’armée française utilise massivement la torture, il est envoyé à Bouar, dans l’ouest du pays, à la fin de la guerre d’Algérie. Sous la houlette de Roger Barberot, tout juste nommé ambassadeur de France en Centrafrique avec le soutien de Jacques Foccart, secrétaire général de l’Élysée aux affaires africaines et malgaches et père du système de domination néocoloniale de la France en Afrique, Bigeard s’attachera à réorganiser l’armée centrafricaine durant les premières années du règne de Dacko.

 

Mais l’accord de défense quadripartite ne s’intéresse pas qu’aux questions de défense. Il porte aussi sur les ressources naturelles dont pourraient disposer les nouvelles républiques : le maintien d’une tutelle militaire se double d’un accaparement des richesses. L’article 4 de l’annexe III de l’accord stipule ainsi : « la République centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad réservent à la satisfaction des besoins de leur consommation intérieure les matières premières et produits stratégiques obtenus sur leur territoire.

 

Elles accordent à la République française une préférence pour l’acquisition du surplus et s’approvisionnent par priorité auprès d’elle en ces matières et produits. » L’article 2 de l’annexe III en précise la teneur : « sont considérés comme matières et produits stratégiques : —les hydrocarbures liquides ou gazeux —l’uranium, le thorium, le lithium, le béryllium, l’hélium, leurs minerais et composés. Des modifications pourront être apportées à cette liste par échange de lettres entre les Parties contractantes.»

 

La France s’octroie donc un droit de préemption sur les matières premières de ses anciennes colonies. Le pillage peut continuer. La position de la France dans les prémisses de la crise actuelle (chapitre 5, p 89) : De son côté, la France fera preuve d’une passivité complice. Alors que plusieurs membres de la Séléka agissent depuis le territoire français et que, au vu de l’enjeu et des personnalités impliquées, il est probable que les services secrets français aient été au courant des velléités de déstabilisation contre François Bozizé, force est de constater que les représentants de la Séléka n’ont pas vraiment été inquiétés par les autorités françaises. On note ainsi que les porte-parole de la Séléka Eric Neris Massi et François Nelson Ndjadder « vivent tous les deux en France, d’où ils informent les médias par voie de communiqués de presse et d’interviews sur le déroulement des opérations militaires sur le terrain».

 

Le premier est d’ailleurs manager dans un cabinet parisien de conseil en gestion et finance. De même, Jean-Paul Bagaza, autre porte-parole de la Séléka, expliquera en février 2013 dans les colonnes du site comment le principe d’une nouvelle rébellion en Centrafrique a été arrêté en partie depuis Paris par d'anciens ministres centrafricains en exil, Sylvain Ndoutingai (ex-ministre des Mines) et Firmin Findiro (ex-ministre de la Justice). Par ailleurs, on peut s’interroger sur la réelle teneur des discussions en tête-à-tête qui ont eu lieu entre François Hollande et Idriss Déby le 5 décembre, soit quelques jours à peine avant le déclenchement de l’offensive de la Séléka. Une décision a-t-elle été prise concernant l’avenir du régime centrafricain ? L’histoire le dira peut-être.

 

Entretien avec l'auteur

 

Pourquoi avoir écrit ce livre?

 

À la base, je n’ai pas d’affinité particulière avec la Centrafrique. Mon sujet d’étude est plutôt l’armée française et ses interventions militaires en Afrique. J’ai commencé à me pencher sur ce pays en décembre 2012, au moment où la Séléka, la rébellion qui renversera peu après François Bozizé (à la tête du pays depuis 2003), lance son offensive. De fil en aiguille, et en travaillant sur les raisons de l’émergence de cette énième rébellion, je me suis plongé dans l’histoire de la colonisation et de la néo-colonisation française dans ce pays. Et ce que j’en ai lu m’a profondément révolté.

 

D’où l’idée de rappeler au public la réalité de l’action de la France dans cette contrée. À cela s’ajoute la volonté de donner un éclairage sur les tenants et les aboutissants de la crise actuelle, et, là encore, sur la place de la France dans cette affaire. Le livre effectue une importante remise en contexte historique. Pourquoi parler de "l'histoire d'une domination"? S’il s’agit d’une « histoire d’une domination », c’est parce que le but est de montrer comment la France a pesé de façon déterminante à chaque période clef de l’histoire centrafricaine contemporaine. L’approche historique me paraît essentielle car elle permet de rappeler et de cristalliser une analyse des événements. Face au flot médiatique, c’est une sorte de barrage mémoriel. D’une certaine façon, ce livre est une lutte contre l’oubli.

 

Ce pays est méconnu, pourtant tu as travaillé uniquement avec des sources ouvertes. Effectivement, la Centrafrique est un pays plutôt méconnu des Français. C’est un pays peu touristique, à l’inverse de pays d’Afrique de l’Ouest comme le Sénégal. La diaspora centrafricaine en France n’est pas non plus très importante, comme peut l’être la diaspora malienne, ce qui ne concourt pas à le faire mieux connaître. Je serais tenté de dire qu’il y a un certain désintérêt pour cette région. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas d’informations sur ce qui s’y passe. C’est juste qu’elles n’intéressent pas grand monde. C’est un des enjeux de ce livre : éveiller la curiosité du lecteur pour un pays marginalisé mais dans lequel la France a une influence particulièrement néfaste. Il y a eu un soudain intérêt médiatique pour la Centrafrique avant l'intervention française. Quelle était la réalité du risque de "génocide" brandie par les autorités françaises?

 

C’est un classique : avant toute intervention militaire française, il est nécessaire de préparer nos concitoyens à une telle intervention. Il s’agit de gagner les cœurs et les esprits, afin de susciter l’approbation du public. Dans cette dynamique, tous les moyens sont bons. On se souvient comment George W. Bush avait construit sa propagande sur les armes de destruction massive avant d’intervenir en Irak en 2003. Dans le cas qui nous concerne, a été mis en avant l’idée d’un risque de génocide, notamment par Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, en novembre 2013. Ce qui est intéressant, c’est que celui-ci ne précise à aucun moment un génocide de qui contre qui…

 

En réalité, il s’agit d’une situation de guerre civile, mais c’est moins vendeur que « génocide » sur le marché de l’indignation. Il a aussi été question de "conflit inter-religieux". Qu'en était-il réellement? Quels étaient les enjeux réels de la crise? À mon sens, le fait religieux n’est pas à la base du conflit. On n’est pas dans la situation du nord du Mali, avec une déstabilisation du pays par des groupes armés se réclamant d’un islam rigoriste et violent. Concrètement, la Séléka composée de Centrafricains du nord-est du pays, de Tchadiens et de Soudanais, majoritairement d’obédience musulmane, s’en prend principalement, lors de sa prise du pouvoir et par la suite, aux populations du sud et de l’ouest du pays, considérées comme chrétiennes. Les milices villageoises d’autodéfense et les anciens soldats de l’armée centrafricaine restés fidèles à Bozizé, regroupés sous le terme « d’anti-balaka », qui s’opposent à la rébellion, sont aussi présentés comme chrétiennes et s’attaquent principalement aux membres de la communauté musulmane. Ce qui amène à une présentation réductrice du conflit en une lutte interconfessionnelle, occultant au passage ses aspects sociaux-économiques.

 

En réalité, les enjeux liés à la crise sont de deux ordres : politique et économique. Au niveau politique, il y a une volonté du Tchad, allié au Soudan, de renverser le régime de François Bozizé, avec, au moins, le consentement tacite de la France. Au niveau économique, se pose la question de l’exploitation des ressources naturelles présentes en Centrafrique. Le diamant bien sûr, mais aussi le bois et surtout le pétrole. En effet, le nord de la Centrafrique recèlerait des gisements d’hydrocarbures, lesquels seraient connectés aux zones pétrolifères mises en exploitation du coté tchadien de la frontière. Toute exploitation de cette ressource en Centrafrique pourrait réduire d’autant les réserves disponibles au Tchad… En quoi a consisté l'intervention française? A-t-elle au moins fait baisser le niveau de violence?

 

L’opération française Sangaris, lancée début décembre 2013 se veut une opération coup de poing, dans le style des opérations françaises historiques : le déploiement d’une poignée de parachutistes devait ramener le calme dans le pays. Or, son lancement est concomitant avec une offensive coordonnée des milices anti-balaka, fidèles à François Bozizé, le président déchu, sur Bangui le 5 décembre. La situation est particulièrement explosive.

 

La première action de ce corps expéditionnaire français est de désarmer et de cantonner les membres de la Séléka. Ce faisant, il va donner un net avantage aux milices anti-balaka, qui vont d’autant plus s’en prendre à la communauté musulmane, assimilée à la Séléka. Donc, bien loin de diminuer, le niveau de violence va sensiblement augmenter à la suite du déploiement français. Et ce qui était prévu pour être une opération de courte durée va se transformer en un bourbier. Quelle est la place des élections dans l'intervention française? Les élections ont une place centrale dans la stratégie française.

 

Le fait de tenir des élections, en l’occurrence présidentielles et législatives, permet de faire croire à une sortie de crise. C’est pourquoi la diplomatie française a pesé de tout son poids pour que celles-ci se tiennent au plus vite, alors même que la situation du pays n’est en rien stabilisée. L’enjeu est de pouvoir claironner que la France a réussi sa mission, qu’elle a œuvré au retour à un ordre constitutionnel, que l’opération Sangaris est un succès. La situation étant annoncée comme revenue à la normale, il est désormais possible de prévoir une réduction importante des effectifs sur place, sans que cela ne soit assimilable à une débâcle.

 

En clair, une façon de sortir du bourbier la tête haute. Si ce n'est pas une intervention dans le cadre de l'anti-terrorisme, quelle est la typologie de cette intervention? L’opération Sangaris s’inscrit pleinement dans le cadre de la « nouvelle doctrine » tel qu’explicité par Raphaël Granvaud dans son ouvrage « Que fait l’armée française en Afrique ? ». À l’inverse de ce qui a pu se passer pour l’opération Serval au Mali, où la France avait tordu le droit international pour pouvoir intervenir, la doctrine française habituelle a été appliquée au cas centrafricain.

 

L’armée s’est déployée en vertu d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, dans le but de soutenir une force africaine. La France a cherché à multilatéraliser son action en promouvant la mise en place d’une force européenne (qui sera au final de faible ampleur). Autant d’éléments visant à casser son image de gendarme de l’Afrique. Sur le terrain, l’armée française reste en réalité prépondérante et agit de façon totalement indépendante. Y-a-t'il eu des manifestations d'hostilité à l'intervention française en Centrafrique?

 

En effet, il y a eu à Bangui fin décembre 2013 des manifestations d’hostilité à l’égard de l’intervention française. Les membres de la communauté musulmane manifestaient pour dénoncer la partialité des troupes françaises, accusées de ne pas en faire assez pour désarmer les miliciens anti-balaka. Plus récemment, on a pu voir les troupes de Sangaris faire l’objet d’insultes suite à la révélation de viols sur de jeunes garçons du camp de réfugiés de l’aéroport de Bangui par des soldats français. Quel a été le jeu du Tchad, principal allié de la "lutte contre le terrorisme" de la France en Afrique, dans la crise? Depuis le début des années 2000, le Tchad a un poids considérable dans les affaires intérieures centrafricaines. On se souvient ainsi qu’Idriss Déby avait directement appuyé le général rebelle François Bozizé en 2002-2003 dans sa lutte pour renverser le président Ange-Félix Patassé. Le Tchad avait notamment servi de base arrière à la guérilla. L’action de ce pays dans la crise actuelle est tout aussi importante. Les principaux leaders de la Séléka, à commencer par Noureddine Adam, le plus virulent d’entre eux, ont de solides connexions à N’Djaména. De nombreux éléments témoignent par ailleurs d’une forte collusion entre les forces armées tchadiennes et les soldats de cette rébellion. Le jeu du régime tchadien est donc particulièrement trouble. Pour autant, cela ne semble pas avoir perturbé la diplomatie française, qui fait de celui-ci le pilier de son dispositif militaire en Afrique. Il est effarant de voir comment la France s’appuie pour sa « guerre contre le terrorisme » en Afrique de l’Ouest sur une dictature sanglante qui contribue à déstabiliser un de ses voisins.

 

Yanis Thomas

Centrafrique : un destin volé Histoire d’une domination française

 

Parution : 15/04/2016 ISBN : 9782748902648 235 pages (11x17) 13.00 €

 

Sortie nationale en librairies, le 15 avril 2016

 

Vous pouvez également le commander via la boutique en ligne de Survie

 

https://survie.pswebshop.com/15-livres

Vient de paraître : Centrafrique : un destin volé par Yanis Thomas (Survie)
Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com
16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 10:44

 

 

http://www.itele.fr/  15 avril 2016

 

Depuis plusieurs mois, des dizaines de dénonciations de crimes sexuels nous parviennent de RCA, dont certains mettant en cause des militaires français. Les ONG réclament plus de justice pour les victimes, tandis que les autorités tentent de faire le tri dans les accusations.

 

Le malaise est palpable parmi les militaires français, lorsque l’on évoque les accusations d’agressions sexuelles en Centrafrique. La plupart s’insurge au vu de la démesure de celles-ci, assurant qu’il faudrait que des dizaines de soldats soient impliqués ou ait laissé faire, sans que personne ne se manifeste. Mais la crainte d’une brebis galeuse au sein de l’opération Sangaris qui aurait échappé à toute surveillance hiérarchique reste omniprésente dans les esprits.

 

La première série de dénonciations portait sur des agressions pédophiles contre des enfants dans le camp de réfugiés de Mpoko, près de Bangui, entre décembre 2013 et avril 2014. Selon un rapport ayant fuité de l’ONU, quatre victimes et deux témoins auraient raconté comment quatorze soldats français leur auraient, entre autres sévices, fait « pipi dans la bouche ». L’enquête de la prévôté, les gendarmes chargés de faire régner la loi au sein des forces militaires, conclut selon le journal Libération qu’il n’y a « pas la moindre preuve à charge à l’encontre des militaires français ».

 

Depuis, une deuxième vague d’accusations récoltées par l’Unicef et révélées par l’ONG Blue Code, fait état de 88 femmes agressées ou exploitées sexuellement depuis 2013. Si ce sont principalement des casques bleus africains qui sont mis en cause, l’un des cas les plus sordides fait état de quatre filles « attachées et déshabillées par un commandant militaire de la force Sangaris et forcées d’avoir des relations sexuelles avec un chien ».

 

Le difficile ménage entre prostitution et armée

 

Aucun militaire ne parvient à imaginer que certains de ses collègues aient pu commettre de tels actes. Un soldat présent sur ce théâtre d’opération en 2014 se souvient de la situation tendue à ce moment et ne voit pas comment des hommes de Sangaris auraient pu avoir la marge de manœuvre nécessaire pour se prêter à ce genre d’exactions :

 

Se balader seul dans la rue à Bangui ? Impossible. Nous n’avions même pas de quartiers libres. Moi, j’ai longtemps été basé dans une autre ville. Là, le seul moment où nous avions le droit de sortir, c’était pour aller sur un petit marché à l’entrée du camp, toujours à deux ou trois. C’est vexant : quand on se dit qu’on a fait tout ce qu’on a fait, du mieux qu’on a pu… Et qu’on nous accuse de choses pareilles.

 

Les autorités militaires connaissaient les risques sexuels liés à la RCA. Certains officiers n’hésitaient pas, en plus des habituels conseils sur les maladies sexuellement transmissibles, à réclamer de leurs soldats d’éviter tout rapport sexuel avec des locaux, au risque de se voir accuser de viol en retour. Des prostituées parvenaient pourtant à approcher certains camps, moins exposés, notamment à la frontière avec le Cameroun. Un ancien soldat de Sangaris confie ainsi à iTELE que dans un campement français, quelques soldats s’autorisaient des rapports tarifés avec des riveraines qui les attendaient à proximité d’un local où ils jetaient leurs poubelles. Des pratiques totalement interdites, comme l’explique l’état-major des armées :

 

Les consignes de comportement sont relayées à tous les niveaux de la hiérarchie. Celles-ci sont précisées dans des documents réglementaires qui ont valeur d’ordres permanents. À cet égard, le règlement de service intérieur de l’opération Sangaris précise que « le recours à des relations sexuelles tarifées est rigoureusement interdit ». Le comportement des militaires est une préoccupation permanente du commandement. L’éducation du soldat, son accompagnement par ses chefs et le rappel des devoirs qui lui incombent sont des principes qui structurent l’exercice de l’autorité. C’est une des dimensions fondamentales du rôle de la hiérarchie.

 

Côté humanitaires, on insiste pourtant sur le besoin de prendre ces témoignages au sérieux. Si les accusations visant les Français n’ont pour l’instant jamais été étayées, des violences ont été largement avérées à l’égard des femmes. Des casques bleus de plusieurs pays et des Centrafricains de plusieurs groupes armés ont été directement identifiés dans des affaires d’agressions sexuelles. Un premier procès a été ouvert début avril en République Démocratique du Congo contre des soldats accusés de viols… Sans que les victimes ne puissent être présentes. Paula Donovan, chargée de campagne à Blue Code, n’hésite pas une seule seconde sur le sérieux des plaintes, en prenant l’exemple de l’agression impliquant un chien. Elle assure à iTELE qu’« il y a 0% de chances pour que trois filles différentes donnent une même vision d’une histoire qui les stigmatise de la pire des manières au sein de leur communauté ».

 

La malédiction des casques bleus

 

Au-delà des Français de Sangaris, ce sont surtout les casques bleus qui sont montrés du doigt. La question des violences sexuelles reste pour l’ONU une dérive majeure qu’elle peine à endiguer. En mars dernier, le secrétaire général Ban Ki-moon rappelait la politique de zéro tolérance à l’occasion de la publication du rapport annuel sur ces violences. L’organisation internationale comptabilisait alors pour l'année 2015 un total de 69 affaires impliquant des casques bleus ou des personnels civils de l’ONU, contre 52 l’année précédente. La dernière série de dénonciations a entraîné la publication d’une tribune émue de Parfait Onanga-Anyanga, le représentant spécial de l’ONU en Centrafrique. « Il n’y a pas de mots assez forts pour décrire ma détresse à la découverte de ces allégations atroces, écrit-t-il dans Le Monde. Je suis envahi d’un profond sentiment de désarroi mêlé de colère. »

 

Dans les documents publiés par l’ONU, on peut voir la triste liste des affaires en cours d’instruction. Des casques bleus burundais, camerounais, congolais ou encore gabonais sont accusés de toutes sortes de crimes : pédophilie, viols, exploitation sexuelle et prostitution. La plupart des agresseurs impliqués sont immédiatement rapatriés. Insuffisant pour les humanitaires qui réclament des enquêtes totalement indépendantes des acteurs impliqués. Pour Paula Donovan de Blue code, c’est l’ensemble de la démarche de l’ONU qui pose problème et ne réponds pas aux besoins des victimes :

 

Leur objectif n’est pas de s’occuper des victimes mais de trouver si les cas sont légitimes. Les dernières victimes ont subi un nouvel interrogatoire, par des gens qui n’ont pas été formés pour gérer des victimes de violences sexuelles. La plupart sont des hommes, issus de l’ONU : c’est éprouvant pour les victimes qui subissent un nouveau traumatisme.

 

Se contentant de diffuser des documents sans enquêter, l'ONG Blue Code, « inconnue au bataillon » selon les mots d’un humanitaire, ne fait pas l'unanimité. Sa représentante Paula Donovan mélange systématiquement casques bleus et soldats français de Sangaris, dépendant d'autorités et de régimes totalement différents. Elle n’hésite pas à dénoncer des affaires sans avoir enquêté dessus et voit l’enquête de la prévôté française comme forcément partiale : « Il est clair que la première loyauté des Français chargés d’enquêter est de protéger la réputation de la France. »

 

RCA, champs de bataille sexuel

 

La Centrafrique souffre de sa propre histoire. Au tournant des années 2000, plusieurs chefs de guerre, circulant entre la RCA et la RDC, ont largement recours au viol comme arme de guerre. Le 21 mars dernier, Jean-Pierre Bemba, le chef du Mouvement de libération du Congo, était reconnu coupable de crimes contre l’humanité pour la participation de son groupe à des agressions sexuelles contre 5200 victimes. Un contexte qui favorise la poursuite de tels crimes, estime Florent Geel, responsable du bureau Afrique de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) :

 

La RCA est touchée par des conflits presque ininterrompus depuis vingt ans. En 2003, ces conflits se sont caractérisés par la commission de crimes sexuels de masse. L’importation du viol comme arme de guerre depuis la RDC s’est répandue dans la société. Les guérillas ont continué à mener des exactions, notamment sexuelles.

 

L’humanitaire relève que là aussi, l’ONU n’a pas fait preuve de finesse en mobilisant en RCA des casques bleus venus de RDC, où ce type de crimes est largement répandu. Pour lui, le contexte d’impunité en RCA profite à beaucoup d’agresseurs. Florent Geel admets pourtant volontiers que certains des cas évoqués ces derniers mois ne sont pas toujours bien documentés, voir qu’ils pourraient être le fait d’une volonté d’instrumentalisation par des acteurs du conflit. Les mettre sur la table a au moins, pour lui, le mérite d’attirer l’attention sur le besoin de justice en RCA :

 

Même si certains témoignages m’ont paru solides, il ne faut pas non plus livrer à la vindicte populaire des soldats parce qu’ils sont soldats ou parce qu’ils sont Français. Mais le fait que ce soit très médiatisé, c’est tant mieux : ça fait bouger les choses. L’enjeu, ce ne sont pas ces accusations de viol à l’encontre des soldats français, mais le besoin de rendre justice à toutes les victimes centrafricaines, y compris celles de la Seleka et des anti-balaka, et pas seulement en ce qui concerne les crimes sexuels : tous les crimes doivent être punis.

 

Romain Mielcarek

Lu pour vous : Centrafrique : La chasse aux prédateurs sexuels
Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 18:26
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Les détenus de Ngaragba manifestent pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de vie

 

http://rjdh.org/ PAR CAROLE BYCEKOAN LE 15 AVRIL 2016

 

BANGUI, 15 avril 2016(RJDH) —Les détenus de la  maison d’arrêt de Ngaragba ont manifesté ce vendredi 15 avril 2016 pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de vie. Ils dénoncent l’injustice des autorités judiciaires qui auraient libérés certains ‘’criminels étrangers condamnés’’.

 

Melchisédech Liki, délégué des prisonniers de cette prison justifie cette manifestation en ces termes, « les conditions de vie ne sont pas réunies comme prévues dans les textes juridiques régissant les conditions de vie des prisonniers en Centrafrique. Ensuite, la justice de notre pays ne fait pas son travail comme son nom l’indique. Certains criminels étrangers qui sont condamnés ont été libérés par nos autorités judiciaires».

 

Simplice  Mapouka, régisseur à la maison centrale de Ngaragba, trouve leur manifestation légitime, « ces détenus ont revendiqué leurs droits qui ne sont pas respectés.  Ces derniers temps, il y a eu des sujets criminels étrangers qui étaient ici et qui ont été libérés par nos autorités judiciaires, c’est ainsi que les autres détenus qualifient de l’injustice », a-t-il dit.

 

Le régisseur a souligné que personne ne s’est évadé de la prison.  Sauf des  manifestations qui ont eu des conséquences sur les  cellules, « c’est regrettable par ce qu’ils ont cassé toutes les  nouvelles cellules qui ont été réhabilitées », a ajouté le Régisseur.

 

La dernière manifestation des prisonniers de Ngaragba remonte le 25 novembre 2015.

 

 

Centrafrique : L’équipe de la LRA fidèle à Dominic Ogwen se trouve un nouveau chef

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 15 AVRIL 2016

 

BANGUI, 15 avril 2016—Atiahi Docto, c’est le nom du nouveau chef de l’équipe de la LRA commandée par Dominic Ogwen, arrêté et transféré à la Cour Pénale Internationale. Le groupe fidèle à Ogwen serait en train de se renforcer.

 

Atiahi Docto, c’est le nom de celui qui a remplacé Dominic Ogwen à tête du groupe de la LRA que ce dernier commandait avant son arrestation. L’information a été confirmée par plusieurs entités et ONG basées à Obo et engagées dans la lutte contre la LRA.

 

Selon des sources proches de Invisible Children, une ONG américaine basée à Obo et spécialisée dans l’accueil et la réintégration des victimes de la LRA, plusieurs évadés de cette rébellion ougandaise opérationnelle en Centrafrique depuis février 2008, ont confirmé cette information après leur défection.

 

Atiahi Docto qui, selon nos sources, était garde du corps de Dominic Ogwen lorsque ce dernier était dans les maquis.

 

Atiahi Docto aurait trois adjoints aujourd’hui : Kedéga, Tiamon et Olanyou, tous des ougandais. De sources bien informées, le nouveau chef et ces trois acolytes sont tous des enfants enlevés depuis des années par la LRA, mouvement au sein duquel ils ont grandi et où ils ont appris le métier des armes.

 

Les évadés de la LRA précisément de l’équipe de Ogwen aujourd’hui commandée par Atiahi Docto, ont aussi fait savoir que l’effectif de ce groupe est  réduit à quelques fidèles décidés à renforcer l’équipe pour sa survie. C’est ce qui justifie les nombreux enlèvements opérés dans la région du Mbomou et du Haut-Mbomou, œuvre du groupe Owgen opérant dans ces régions.

 

Les attaques des villages et les kidnappings proches des villes de l’Est de la République Centrafricaine, sont perpétrées par le groupe de Dominic Ogwen aujourd’hui sous commandement de Atiahi.

 

Selon les informations du RJDH, le directeur de protocole de Joseph Kony, un certain Okot Odek a fait défection depuis le 06 mars 2016. Il se trouverait entre les mains des forces spéciales américaines basées à Obo, information non encore confirmée par l’ambassade des Etats-Unis à Bangui.

 

Dominic Ogwen, numéro 2 de la LRA arrêté et remis à la Cour Pénale Internationale le 16 janvier 2016, a comparu pour la première fois du 21 au 27 janvier de la même année. Son procès pourrait commencer dans les prochains mois

 

 

Centrafrique: La Plate-Forme religieuse signe un accord de partenariat avec CRS

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 15 AVRIL 2016

 

BANGUI, 15 avril 2016 (RJDH) —Un accord de partenariat a été signé ce matin entre l’ONG internationale Catholique Reliefs Service (CRS) et la Plate-forme des Confessions Religieuses de Centrafrique au siège de la dite Plate-forme. CRS a pris l’engagement à travers cet accord d’accompagner les actions en faveur de la paix, de la cohésion sociale et l’unité nationale.

 

L’Imam Kobine Layama définit les grands axes cet accord de partenariat en ces termes « le rôle que doit jouer chacun des signataires, c’est de mener des activités consignées dans l’accord pour un retour définitif de la paix ».

 

Pour la représentante résidente de CRS en Centrafrique Leann Hoger, leur choix est porté sur la Plate-forme parce qu’elle est le symbole de l’avenir de Centrafrique.

 

Leann Hoger a soutenu que la collaboration entre les trois leaders religieux est un symbole de cohésion sociale, de paix, de l’avenir, et de la réconciliation.

 

Les activités seront évaluées chaque trimestre lors de la réunion du comité des sages avec le comité de pilotage. Cet accord de partenariat va durer entre trois et cinq ans.

 

 

Centrafrique : La Commission Episcopale Justice et Paix lutte pour la reconquête de la paix en RCA

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 15 AVRIL 2016

 

BANGUI, 15 Avril 2016 (RJDH) — Une quarantaine de  professionnels des médias centrafricains et la Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP) ont  échangé le jeudi 14 avril dernier, sur les  concepts « Election et paix » au Centre Monseigneur Cucherousset à Bangui.

 

L’objectif de cet échange est d’impliquer les journalistes dans la reconquête d’une paix véritable en Centrafrique.

 

Abbé Frédéric Nakombo, secrétaire général de CEJP, a indiqué que le retour de la paix est important d’où la nécessité d’impliquer les médias qui jouent un rôle très capital dans le pays, « nous avons convié les journalistes centrafricains pour attirer leur intention sur la question brulante des élections et de la paix en RCA, surtout que nous avons maintenant un président démocratiquement élu », a –t-il justifié.

 

Selon lui, la page des  élections est aujourd’hui tournée et qu’il faut maintenant valoriser la paix, « la commission épiscopale justice et paix a beaucoup travaillé sur la paix et nous voudrions que les journalistes soient aussi associés à cette œuvre pour qu’ensemble, nous poissons unir le peuple centrafricain après ces élections », a confié l’Abbé Frédéric  Nakombo.

 

La Commission Episcopale Justice et Paix œuvre pour la justice et la paix en Centrafrique depuis plusieurs années.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 18:23

 

 

Depuis l’indépendance, l’histoire de la République Centrafrique est marquée par des soulèvements politico-militaires, des troubles politiques, des égos des personnes identifiées comme des politiciens, ou commendataire politique ajustent titre. Depuis lors affectent profondément notre société et les bons fonctionnements de l’Etat. Par la volonté de la communauté internationale, impulser par la volonté politique de madame Catherine Samba-Panza, la présidente de la transition avec son équipe durant les trois derniers années pour en finir par l’organisation de l’élection présidentielle de 2016.

 

 Le peuple Centrafricain dans son immense majorité a choisi un nouveau président pour tous les Centrafricains, a la personne de président Mr. Faustin Archange Touadéra sans doute par son tempérament d’homme apaisant, certainement aussi doté de son qualité d’homme de science mathématicien dont les réputations en ce terme (méthodique et rationnel). Un semblant sécuritaire et de stabilisation politique, en ce moment redonne un espoir au peuple Centrafricain. Ce « vent de la Liberté & d’Espoir » ne cesse de souffler de part et d’autre par la volonté de mes chers compatriotes confondus. Cette révolution conscientisée et populaire de choix du président Mr. Faustin Archange Touadéra doit interpeler les politiciens tapageurs, démagogues, affairistes ou leurs seuls intérêts comptes avant toutes autres choses que l’intérêt générale. Quoi qu’elle advienne le peuple a toujours le dernier mot au moment voulus. Par ailleurs, probablement notre Pays a besoin un dirigeant de cette carrure, pour tempérer les ardeurs, les prédations des uns, des autres. Ces événements multiples, cas connus notre Pays toutefois, que tout le monde connait l’émergence principale. La mauvaise gouvernance, le despotisme, le politico-ethnititisme à la méprise d’un développement endogène, exaspérant une frange de nos compatriotes soulèvent tant des incompréhensions.

 

Cependant, leur multiplication depuis l’indépendance, plus de cinquante années de régression sociale dans notre Pays en dit long. J’invite tous ceux qui se qualifies de politiciens à s’interroger sur nos échecs, les origines intellectuelles et culturelles de ces poussées révolutionnaires et les logiques économiques hasardeuses, sociales dévastatrices, politiques qui les portent ainsi que sur le poids des réalités nationales ou sur l’influence respective des politiques et les groupes politico-militaires. La renaissance de la République c’est maintenant, afin de faire mieux pour l’avenir. Non seulement sur les trois points soulevés un peu plus haut, doivent s’ajouter la compétence des acteurs politiques, la compassion pour la souffrance des Centrafricains en rupture avec les mauvaises pratiques, combinatoires du passé. Elles exigent, au nouveau président Mr. Faustin Archange Touadéra et son premier ministre Mr. Mathieu Simplice Sarandji, vu l’exigence de l’héritage des affaires, qui pousse aussi à mener une réflexion sur la dynamique politique de la gouvernance innovante, moderne. Certes, éminemment complexe afin de mieux canaliser entre révoltes et révolutions, notamment ce que tous les Centrafricains ont subies dans leurs chaires, les phénomènes, l’avènement et le déroulement de la Révolution ou Riposte des Anti-Balaka et la dévastatrice tragédie « Séléka ». Pour tout dire, l’ordre constitutionnel a été rétablir. Tout est à refaire sur le plan de l’autorité de l’Etat, de la gouvernance. Le peuple ne donne jamais un chèque en blanc. On peut se réclamer de Séléka ou d’Anti-Balaka, tous les prétextes sont bons, afin de braver l’autorité pour survivre. Alors c’est aux autorités dirigeantes maintenant à l’œuvre de montrer l’exemple, ainsi pour assoir leurs autorités. Un vent de bon augure doit souffler sur ce nouveau président et son premier ministre, ainsi que tous les membres de ce gouvernement.

 

Que la démocratie triomphe en Centrafrique, ainsi que la bonne gouvernance doive effacée les clientélismes laisser la place à des compétences réellement des fils & filles digne de ce Pays, afin de relever une Centrafrique émergeante.

 

Que Dieu Bénisse le peuple Centrafricain.

 

Fait à Lyon le 15/04/2016

 

Diaspora :  Aubin-Roger KOMOTO

Renaissance de la République c’est maintenant ?! par Aubin-Roger KOMOTO
Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com
14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 18:37

 

 

14/04/16 (La Voix de l'Amérique)

 

Le 7 avril 2016, l'Organisation des Nations Unies a été informée des accusations de viols contre des casques bleus en République centrafricaine, une information qui n'a pas été divulguée par l'ONU.

 

C'est encore une fois l'ONG AIDS-Free World qui publie des informations que l'ONU possède depuis le 7 avril. Selon l'organisation internationale, il y aurait eu 41 nouvelles allégations d'abus sexuel de casques bleus sur des femmes et des filles en République centrafricaine (RCA).

 

Les 41 autres cas de violences sexuelles qui auraient été perpétrés par des soldats de la paix ont été documentés par Minusca, la mission de maintien de la paix de l'ONU en RCA, suite à des entretiens avec des victimes dans Dekoa, une ville dans les environs de Kemo, préfecture du pays.

 

Dans une note d'avril, Minusca informe le siège de l'ONU qu'une «équipe intégrée», envoyée à Dekoa du 25 mars au 4 avril, a interviewé 59 femmes et filles.

 

Lors de la conférence de presse du 7 avril, le porte-parole adjoint Farhan Haq avait déclaré aux journalistes qui demandaient des détails sur la centaine de rapports d'abus sexuels en RCA :

"Nous avons fourni de nouveaux éléments sur ces derniers jours, comme vous le savez. Je n'ai rien à ajouter pour vous aujourd'hui, mais dès que nous avons plus d'informations, nous allons certainement les relayer."

 

L'ONU a passé sous silence 41 nouvelles accusations de viol en Centrafrique
Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com
14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 18:34
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

RCA : lancement de l'acquisition de nouveaux documents de circulation

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-04-14 15:53:37 Le directeur général de transports de surface, Silvère Yabanda, a annoncé, ce jeudi à la presse, le lancement de l’opération de changement de titres de transport en Centrafrique.


Les titres de transport visés sont les permis de conduire, les plaques d'immatriculation, les autorisations de conduire et les cartes grises de véhicules, a précisé Yabanda, expliquant que l'opération est préconisée par la convention de Vienne sur la circulation routière qui l'impose tous les dix ans.


En Centrafrique, les titres en circulation datent de 2006 et il est temps de les remplacer, a-t-il insisté avant de relever que certaines personnes pourront en profiter pour rentrer en possession de leurs biens perdus.


Selon le directeur général des transports, les concernés ont 6 mois pour se procurer de nouveaux documents.


Les violences qui ont secoué la RCA ont favorisé le pillage des biens des particuliers, dont certains, en plus de leurs titres de transport, ont perdu leurs voitures et engins.

Un opérateur a été sélectionné, selon le directeur général, après un appel d'offres, pour fabriquer des documents fiables que les faussaires ne pourront pas imiter. 

Pour la confection de nouveaux titres de transport, il faut des timbres fiscaux de 30.000 FCFA. Une occasion pour l'Etat de renflouer ses caisses.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=850881#sthash.8StkDJsP.dpuf

 

 

Exercice militaire conjoint casques bleus, Sangaris et forces régionales en vue en Centrafrique 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2016-04-14 14:13:31 Un exercice aérien conjoint aura lieu dans le ciel centrafricain dans la deuxième quinzaine de ce mois d’avril sous l’égide de la MINUSCA, de l’opération Sangaris et des forces sous-régionales, a indiqué jeudi une source proche de la mission onusienne en Centrafrique.


Les exercices permettront de montrer que la MINUSCA est effectivement dotée des capacités qui lui permettent de surveiller l'espace aérien centrafricain, sécuriser le territoire et protéger la population.


A cet effet, la MINUSCA utilisera ses hélicoptères de combat Mi35, les mêmes qui avaient été déployés lors de l'investiture du Président Touadéra le 30 mars dernier, et aussi dans la sécurisation des convois de la Mission.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=850878#sthash.v72SIDnB.dpuf

 

 

 

RCA : les législatives partielles fixées au 13 mai 

              

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-04-14 18:04:04 Les élections législatives partielles centrafricaines, prévues dans dix circonscriptions du pays, auront lieu le 13 mai, annonce l’Autorité nationale des élections (ANE) dans un communiqué rendu public jeudi à Bangui.


A ce propos, ajoute le communiqué, une réunion avec les candidats concernés a démarré ce jeudi en vue de permettre à l'ANE de discuter avec ces derniers des aspects logistiques du scrutin.


‘'L'Autorité nationale des élections invite les candidats aux législatives partielles ou leurs représentants, pour vérification et validation des spécimens des bulletins de vote avant l'impression'' de prendre part à la réunion qui durera trois jours, souligne le communiqué.


Ces législatives partielles seront organisées dans la 3ème circonscription du 3ème arrondissement de Bangui, la 3ème circonscription du 5ème arrondissement de Bangui, la 3ème circonscription de Bimbo, la circonscription de Bangassou 1, les circonscriptions d'Ippy 1 et 2, de Bossangoa 4, de Kaga-Bandoro 2, de Koui et de Sibut 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=850896#sthash.P84DVx95.dpuf

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com
14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 18:15
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La présidence de l’Assemblée Nationale divise les alliés de Touadéra

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 14 AVRIL 2016

 

Bangui, 14 avril 2016 (RJDH)—Les alliés du nouveau président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, ont aujourd’hui les yeux rivés sur la présidence du nouveau parlement. La bataille est rude dans le camp du nouveau président où deux prétendants multiplient les stratégies pour accéder au perchoir. Cette situation risque de faire exploser l’équipe du nouveau locataire du palais de la Renaissance. 

 

La présidence de la nouvelle Assemblée Nationale est fortement convoitée par deux alliés de poids de Faustin-Archange Touadéra. Il s’agit de Abdoul Karim Meckassoua et Martin Ziguelé, deux candidats malheureux à la dernière présidentielle.

 

Les manœuvres dans ces deux camps se sont multipliées, ces derniers temps même si la bataille a commencé peu après le premier tour des législatives du 14 février 2016.

 

Ecartés dès le premier tour de la présidentielle du 30 décembre, Abdoul Karim Meckassoua et Martin Ziguelé ont nourri l’ambition de prendre la présidence du nouveau parlement centrafricain. Les ambitions de ces deux hommes d’Etat se sont consolidés non seulement après l’échec de la présidentielle mais aussi avec leur élection comme députés dès le premier tour des législatives du 14 février 2016.

 

La présidence du nouveau parlement, est devenue un nouveau combat pour les deux alliés du nouveau président centrafricain. C’est une mini-présidentielle pour laquelle, les deux s’investissent à fond.

 

Depuis la publication des résultats provisoires par l’Autorité Nationale des Elections, les rencontres, les opérations séductions parfois par coup de billet de banque se sont multipliées voire accentuées. L’objectif, avoir le soutien d’un maximum de députés. Mais que ce soit du côté de Meckassoua ou de Ziguelé, on sait que le soutien Touadéra est indispensable dans cette lutte.

 

Dans l’entourage de Touadéra, on laisse les choses se faire puisque le nouveau président n’a apporté jusque là son soutien à personne. La stratégie actuelle pour le président, c’est de jouer sur et avec le silence espérant que le temps pourra faire le travail. De l’avis de nombreux observateurs, ce silence peut créer le désordre dans le camp présidentiel « la division est entretenue par le silence du président qui n’arrive pas à prendre position de manière claire » nous a confié un membre de la société civile, observateur de la vie politique centrafricaine.

 

Malgré ce silence, le cercle rapproché de Touadéra a sa petite idée des deux candidats à la présidence de l’Assemblée Nationale.

 

Martin Ziguelé, est celui que personne ne peut souhaiter avoir comme opposant à son régime. Dans l’entourage de Touadéra, beaucoup sont ceux qui pensent que cet ancien premier ministre mérite d’être récompensé pour son soutien parce que dans l’histoire du MLPC, c’est la première fois que cette formation apporte son soutien à un candidat à la présidentielle à laquelle le parti a pris part. Certaines sources dans l’entourage de Touadéra font savoir que Ziguelé peut d’ici demain changer de veste au nom de ses ambitions et celles de son parti pour déranger le pouvoir.

 

Le camp Touadéra veut compter avec le carnet d’adresse fourni de Abdoul Karim Meckassoua qui est considéré comme un homme de rigueur. Certains pensent qu’il le faut à ce poste pour créer l’équipe à la tête des principales institutions de la République. Mais il est considéré comme un homme assez flou qui ne dit jamais ce qu’il pense, ce qui constitue une menace pour le cercle restreint du chef de l’Etat qui pense qu’il n’a pas une assise politique réelle sur laquelle le pouvoir pourrait compter.

 

Face à cette bataille, Touadéra reste silencieux. De sources autorisées, il n’a pris aucun engagement jusque là sur ce combat qui mine son propre camp. C’est pourquoi que ce soit dans son entourage ou dans le camp des alliés, l’on continue de s’interroger qui de Meckassoua et Ziguelé sera officiellement soutenu par le nouveau chef d’Etat pour la présidence de l’Assemblée Nationale ?

 

La réponse pourrait être connue après la validation des résultats du second tour par la cour constitutionnelle de transition car selon certaines indiscrétions, Touadéra compte recevoir les élus de son camp après la décision de la cour.

 

En l’absence de consensus, Faustin-Archange Touadéra pourrait jouer la carte de moindre case en soutenant Béatrice Epaye, une indépendante qui s’est aussi positionné pour la présidence du nouveau parlement centrafricain.

 

Selon la constitution centrafricaine du 30 mars 2016, le président de l’Assemblée Nationale est la deuxième personnalité de la République, ce qui apparait comme un véritable rachat pour Meckassoua et Ziguelé qui ont raté la présidence de la République.

 

 

Centrafrique : Un journaliste aux arrêts à la Section de Recherches et d’Investigations

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 14 AVRIL 2016

 

Bangui, 14 avril (RJDH) — Serge Vikos, journaliste et Directeur de Publication du journal « l’expansion », a été arrêté ce matin sur ordre du parquet de Bangui. Cette arrestation a été ordonnée sur plainte Blandine Paulette Gohoro, présentée comme cousine du nouveau chef de l’Etat.

 

Ce journaliste est détenu depuis ce matin à la Section de Recherches et d’Investigations. Selon la rédaction du journal« l’expansion » contactée par le RJDH, le Directeur de Publication a été arrêté alors qu’il répondait à une convocation de la SRI « c’est hier qu’une convocation lui a été transmise. Ce matin, il s’est présenté pour y répondre et dans la foulée, il est arrêté » a confié un de ses proches collaborateurs.

 

Selon la même source, il est reproché à Serges Vikos d’avoir écrit sur les agissements d’une cousine au nouveau chef d’Etat « l’affaire concerne la cousine du nouveau président de la République. Celle qui travaille comme cadre au ministère de l’environnement. Selon les informations de la rédaction, elle faisait chanter les gens comme quoi, elle devrait passer ministre. Le journal a écrit dessus et elle a saisi le procureur qui l’aurait renvoyée à la SRI, voilà l’affaire » a précise ce journaliste.

 

A la SRI, on renvoie la balle dans le camp du parquet qui aurait ordonné, selon des sources proches du dossier, l’arrestation de ce journaliste. Le procureur de la République n’a pas été joignable pour donner des précisions sur cette affaire.

 

Le RJDH a tenté aussi en vain d’entrer en contact avec Blandine Paulette Gohoro pour sa version.

 

Emmanuel Cyrus Sandy, président du Groupement des Editeurs de la Presse Privée Indépendante de Centrafrique (GEPPIC), contacté n’a pas souhaité réagir à l’instant « il nous faut connaitre le mobile de l’affaire avant de nous prononcer. Notre réaction ne saurait tarder » a-t-il confié.

 

L’arrestation du Directeur de Publication du journal « L’expansion » intervient trois jours après la formation du premier gouvernement de Touadéra.

 

 

Centrafrique: Echec des opérations du retour des déplacés de l’arrière-pays organisées par le HCR

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 14 AVRIL 2016

 

BANGUI, 14 Avril 2016(RJDH)—Le retour des déplacés de l’arrière-pays organisé conjointement par le gouvernement et le HCR, a échoué ce matin. Ces déplacés ont protesté contre les moyens mis à leur disposition afin de faciliter leur retour.

 

Ce sont les déplacés de Damara, Sibut, Bossangoa, Kaga-Bandoro, Bozoum qui étaient concernés par ces opérations. Selon le HCR, ces déplacés ont lors d’une enquête, manifesté la volonté de repartir dans leurs villes. C’est ainsi que le HCR et le gouvernement ont organisé ces opérations.

 

Les déplacés de Damara, Sibut et Bozoum qui devraient partir aujourd’hui ont refusé de le faire.  Ces derniers ont indiqué que le montant remis à chaque ménage est dérisoire.

 

Germaine Tanambio déplacée de Bossangao regrette que le HCR a souligné les raisons de son refus en ces termes, «  avec le HCR, on s’était entendu sur 40.000fcfa par personne. Mais, aujourd’hui, le HCR nous donne entre 15.000 et 20.000 F cfa, deux (2) bâches et quelques ustensiles de cuisine. C’est pourquoi, nous avons refusé de partir ». Tous les déplacés sont descendus du bus de Sonatu qui devrait les amener.

 

Le Directeur Général des affaires sociales et de l’action humanitaire, Armand Gadenga présent sur les lieux a promis une concertation avec le HCR afin de trouver une solution à cette situation.

 

Le chargé de la réintégration du HCR à Bangui, Aimé Wata pense qu’il s’agit d’une incompréhension, « le transport et les ustensiles étaient inclus dans les 40.000fcfa promis. Je pense que c’est là où est parti l’incompréhension » a-t-il précisé.

 

Les opérations du retour de ces déplacés ont été suspendues. Le site de Votogbo a été démantelé ce matin après le départ des déplacés pour l’église notre dame d’Afrique où ils devraient prendre les bus.

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com
13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 22:43

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2016-04-13 12:05:00   Touadéra a été très dur avec les ministres de l’ex-transition, titre Le Citoyen, un quotidien indépendant, estimant que Faustin Archange Touadéra et Simplice Sarandji « ont réussi à nommer à la fois un gouvernement de remerciement et un gouvernement de compétence ».


Le Palmarès, un autre quotidien de Bangui, écrit à sa Une : « le premier gouvernement Sarandji mieux que Kamoun III ». Selon ce journal, c'est un gouvernement d'austérité composé de 23 membres pour réduire le train de vie de l'Etat contrairement au gouvernement dit de Kamoun III, composé de 30 membres dont 2 ministres d'Etat et 3 ministres délégués.


Medias+, un autre quotidien de Bangui, en mettant à sa Une les photos du Président Touadéra et de son Premier ministre Sarandji, titre : « carte d'identité des membres du premier gouvernement Touadéra qui exclut certaines préfectures ». 

Après moult tergiversations et manœuvres, écrit ce quotidien, le Président Faustin Archange Touadéra a finalement rendu publique la liste des membres du gouvernement Sarandji ce lundi 11 avril.

 
Seulement, poursuit ce journal, à la surprise générale, certaines préfectures ont été oubliées alors que le nouveau Président se déclare Président de tous les Centrafricains et de toutes les préfectures.


La proclamation du second tour des législatives, ce 5 avril, a aussi suscité le commentaire de certains journaux ce mercredi. 


Ainsi la Renaissance s'interroge : « la faible représentation féminine à la future Assemblée nationale ne remet-elle pas en cause la projection 50/50 à l'horizon 2030 ? ».


Selon la Renaissance, malgré les nombreuses candidatures féminines aux législatives, dix seulement sont parvenues à obtenir des sièges au futur parlement. Pour ce quotidien, cet effectif est moindre à tel enseigne que l'on se demande si les femmes reviendront un jour aux commandes de l'Etat.


Un autre sujet abordé par ce quotidien concerne le décès d'un sergent des forces mauritaniennes déployées en Centrafrique. 


Ce journal titre : « le Sergent Ahmed Massa Bougary tué par le paludisme ». Il indique que lors des services de garde et de patrouille, le sergent, comme d'autres, est exposé et malmené par ces bestioles indésirables qui l'ont terrassé.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=850783#sthash.xyN0Xpc8.dpuf

Les journaux centrafricains titrent sur la formation du premier gouvernement de Faustin Archange Touadéra
Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com
13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 22:18

 

 

http://rjdh.org/ PAR SAINT-CYR GBEGBE LE 13 AVRIL 2016

 

BANGUI, 13 Avril (RJDH)—L’Autorité Nationale des Elections a annoncé ce mercredi 13 avril la tenue des législatives partielles pour le 15 mai 2016. Cette annonce a été faite dans un communiqué de presse rendu public par cette structure qui a lancé les préparatifs de ces élections par une réunion avec les candidats.

 

C’est désormais connu, les législatives partielles dans les 10 circonscriptions se tiendront d’ici le 15 mai. L’ANE a commencé les préparatifs par une réunion de concertation avec les candidats. Cette rencontre de trois jours va permettre, selon le communiqué de l’ANE de discuter des aspects logistiques de ces élections « l’Autorité nationale des élections invite les candidats aux législatives partielles ou leurs représentants, pour vérification et validation des spécimens des bulletins de vote avant l’impression », a précisé le document.

 

Ces partielles vont concerner « les circonscriptions de la 3ème circonscription du 3ème arrondissement de Bangui, 3ème circonscription du 5ème arr de Bangui,  3ème circonscription de Bimbo, circonscription de Bangassou 1, circonscription d’Ippy 1 et 2, Bossangoa 4, Kaga-Bandoro 2, circonscription de Koui, et de Sibut », peut-on lire dans le communiqué.

 

Le Code électoral donne deux mois à partir de l’annulation des élections, pour organiser les partielles. La nouvelle Assemblée Nationale sera installée avant la fin de ces législatives partielles.

Centrafrique : Les législatives partielles fixées à la mi-mai par l’ANE
Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com
13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 21:55

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 13 avril 2016 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) salue la formation du nouveau Gouvernement dévoilée le lundi 11 avril 2016, a indiqué le Porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, lors de son point de presse hebdomadaire. «La constitution de cet Exécutif, moins de deux semaines après l’investiture du Président Faustin Archange Touadéra constitue une étape importante dans la mise en place des nouvelles institutions qui gouvernent désormais le pays » a-t-il déclaré.

 

La MINUSCA exprime ses encouragements aux nouvelles autorités eu égard à l’étendue des tâches auxquelles elles doivent faire face afin d’apporter, à travers un ensemble de réformes, les solutions pour une République Centrafricaine nouvelle.

 

La MINUSCA et l’ensemble des Nations Unies en République centrafricaine restent fermement déterminés à appuyer les efforts du peuple et des nouvelles autorités de la République centrafricaine en vue d’un nouveau départ du pays, fait de paix et sécurité. La Mission saisit cette occasion pour réitérer l’appel du Secrétaire général des Nations Unies, en mars dernier, aux partis politiques, à la société civile, aux associations de femmes et aux groupes religieux à jouer un rôle actif dans cette nouvelle phase.

 

A l’occasion de cette conférence de presse, le Porte-parole a annoncé la tenue d’un exercice aérien conjoint dans la deuxième quinzaine de ce mois d’avril par la MINUSCA, l’opération Sangaris et des forces sous-régionales. Les exercices permettront de montrer que la MINUSCA est effectivement dotée des capacités qui lui permettent de surveiller l’espace aérien centrafricain, sécuriser le territoire et protéger la population. La MINUSCA utilisera ses hélicoptères de combat Mi35, les mêmes qui avaient déjà couvert l’investiture du Président Touadéra le 30 mars dernier et interviennent dans la sécurisation des convois de la Mission. Les hélicoptères Mi35 de la MINUSCA assureront les missions jusqu’alors dévolues aux Tigre français.

 

S’agissant de la protection et de la promotion des droits de l’Homme, Vladimir Monteiro a fait état de 23 cas de violations et abus ayant entrainé au moins 52 victimes dont 6 femmes et un mineur. Dans le cadre de sa mission de surveillance de la situation des droits de l’Homme, la MINUSCA a effectué deux missions conjointes à Markounda (Ouham) et à Kombala (Haute Kotto). L’objectif était d’évaluer l’impact de la situation sécuritaire sur les droits de l’homme. Il était également question de sensibiliser les ex-Seleka. Il leur a été recommandé de laisser toute initiative relevant de la cohésion sociale sous la direction de l’autorité civile ou toute autre entité civile habilitée.

 

Le Porte-parole a également fait part des activités de prévention des conflits menées par la Mission à Bria et Kaga Bandoro. Elles porté notamment sur les questions de la transhumance et de la circulation des populations minoritaires. Ainsi, un atelier autour de la problématique des conflits agro-pastoraux a été organisé à Bria. Deux principales recommandations ont ainsi trouvé des suites favorables à savoir la délocalisation de l’abattoir et l’identification d’un espace pour la création d’un parc d’attente pour le bétail en transit vers le marché. Ces points avaient déjà fait l’objet d’une réunion en novembre 2015. A Kaga Bandoro, un atelier sur la cohésion sociale a réuni une soixantaine de jeunes leaders dont des anti-Balaka et des ex-Seleka, venus de Galafondo, Sibut et Ndjoukou. Les participants ont échangé sur les causes profondes des conflits et ont entamé la rédaction d’un plan d’action sur la cohésion sociale.

 

Dans la recherche d’une plus grande cohésion sociale et stabilisation communautaire, les travaux de reconstruction communautaire se poursuivent à Bangui, Kaga Bandoro, Bambari et Bouar. 463 jeunes vulnérables, dont 40% de femmes sont impliqués. A Bangui, 55 fabriquent des milliers de briques destinées à la reconstruction du marché, de la mairie de Boeing. A Bambari, 50 réhabilitent la maison d’arrêt et le stade municipal. A Kaga Bandoro, 270 jeunes vulnérables sont engagés dans la construction de la salle de réunion municipale et la réhabilitation de 20 km de piste rurale. Et à Bouar, ils sont 88 jeunes à travailler activement pour la réhabilitation du stade municipal et la reconstruction du marché Haoussa.

 

Le Porte-parole de la Police, le Lieutenant Salifou Konseiga, a fait l’inventaire des infractions et des actes de délinquance et de banditisme au cours de la semaine écoulée. Des enquêtes ont été ouvertes suite à aux infractions et ont permis que justice soit rendue. La composante Police de la MINUSCA poursuit ses missions d’escorte et de protection de hautes personnalités, les différentes patrouilles, les gardes statiques, les opérations de lutte contre la délinquance ainsi que la colocation dans les différents commissariats de police et brigades de gendarmerie. Dans le domaine du renforcement des capacités, un séminaire sur la planification stratégique et opérationnelle est organisé à l’intention de 30 hauts gradés de la Police centrafricaine et de la Gendarmerie nationale. Du 11 au 15 avril 2016, il a pour objectif de donner les connaissances et compétences nécessaires à la planification stratégique, et à la gestion des institutions sécuritaires, selon les normes standards de leadership et de management, dans le souci d’améliorer la qualité du service public.

 

S’agissant des activités, son Porte-parole, le Lieutenant-Colonel Rachid El Meckaoui, a indiqué que si l’Est du pays a été calme au cours de la semaine écoulée, des actes de banditisme et des confrontations entre des factions des groupes armés ont marqué le Centre et l’Ouest du pays. Dans ces secteurs la Force de la MINUSCA est intervenue afin de rassurer et de sécuriser la population civile. Enfin, La Force de la MINUSCA a assuré l’escorte de 559 véhicules commerciaux sur tous les axes dont 383 sur MSR1.

 

 

LA MINUSCA SALUE LA FORMATION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com