Centrafrique : Plusieurs cas de fraude enregistrés lors du baccalauréat session 2017
Par Judicael Yongo le 23 juin 2017
BANGUI, 23 Juin 2017(RJDH) —Plusieurs candidats au baccalauréat édition 2017 surpris en train de frauder pendant les épreuves à Bangui et à l’intérieur du pays. Un constat du RJDH après avoir effectué un tour dans les centres d’examens à Bangui et Bimbo où l’arrestation de certains fraudeurs par la police est enregistrée.
Les candidats au baccalauréat, malgré le système de code barre, trouvent moyens d’accéder à un à bon résultat aux épreuves de Bac en fraudant. A Bangui et Bimbo et dans bien d’autres localités, ces cas de fraude ont été enregistrés dans un contexte de lutte contre la fraude au sein de l’Education nationale en dépit de la présence des forces de l’ordre et des surveillants mobilisés pour la sécurisation dudit examen.
Il est 7h, les candidats se bousculent pour affronter les sujets de la direction des examens et concours, les téléphones et autres moyens technologiques interdits dans la salle d’examen, mais certains candidats contournent ces mesures en usant des fuites (sujets corrigés) a constaté le RJDH.
Nous sommes au lycée de Bimbo où un calme est constaté, certains candidats trouvent drastiques les mesures de contrôle, mais les responsables du centre déplorent ces cas de fraude. Par contre au lycée Marie Jeanne Caron dans le premier arrondissement de Bangui, les candidats sont en mouvement constant. Les responsables n’ont pas enregistré des cas graves mais reconnaissent avoir déjoué les tentatives de fraudes.
Au lycée Bimbo, centre n°12, la police a arrêté quatre fraudeurs « le troisième jour du Bac, nous avons mis la main sur quatre candidats en flagrant délit de fraude au sujet des mathématiques dont les sujets ont été traités déjà. Immédiatement, ils sont transférés à la gendarmerie de Bimbo pour audition » a confirmé Dr Timothée Mobima, président du centre avant d’indiquer que des mesures ont été renforcées pour empêcher de nouveau cas de fraude.
Le cas est aussi similaire au lycée Miskine de Bangui où un candidat a été arrêté pour cas de tricherie.
Certains candidats pointent du doigt le réseau de fraude dont fait partie certains professeurs « Oui les examens se sont bien déroulés mais comme vous le savez, certains surveillants aussi poussent les candidats à la tricherie et c’est vraiment regrettable » a dit un candidat sous couvert de l’anonymat.
Joint au téléphone sur les accusations des candidats, la Direction des Examens et Concours n’est pas joignable par rapport à notre sollicitation. Toutefois, elle a annoncé au lancement des épreuves, « des mesures pour le bon déroulement du Bac session juin 2017 ». Cette année, plus de 17.000 candidats ont été en lice pour le Bac. Les quatre préfectures sous tension vont composer dès que la situation sécuritaire s’améliore », a indiqué le ministère de l’Education nationale.
Les épreuves de baccalauréat session de juin 2017 interviennent dans un contexte de baisse de niveau d’éducation que les autorités s’engagent à lutter.
Centrafrique : L’état des routes complique l’intervention du HRC à Bria, selon le chargé de protection de l’organisation
Par Nina Verdiane Niabode le 23 juin 2017
BRIA, 23 juin 2017 (RJDH)—Après les violences de Bria à l’est du pays les humanitaires en particulier le HCR se plaint de l’état de dégradation des routes qui ne favorise pas l’action humanitaire. Propos avancé par Amah Tekpah Kemeth lors d’une interview accordée au RJDH.
RJDH : Madame Amah Tekpah Kemeth, bonjour !
Amah Tekpa Kemeth : bonjour chère journaliste
RJDH : vous êtes associée de protection au HCR travaillant au bureau du HCR à Bria, parlez nous de votre assistance aux personnes déplacées.
ATK : Les déplacés avaient besoin de beaucoup de choses depuis le début de la crise. Mais on n’avait pas pu répondre à leurs besoins et maintenant que le système a déclenché nous avons lancé cette action qui consiste à leur distribuer des kits de cuisine, d’hygiène et de protection.
RJDH : Pouvons-nous savoir le chiffre global des articles que vous avez distribué ?
ATK : Parler du chiffre global, nous amène à faire un calcul des kits reçus par ménage vue que l’urgence ne nous permet pas de faire une distribution par individu. Ici à Bria, nous comptons présentement 7423 ménages donc nous avons au total distribué 7423 bâches, 7423 seaux, 7423 kits de cuisine, 29692 morceaux de savon, 14846 nattes, 7423 jerricanes, et 22269 moustiquaires. Ce qui fait dire que chaque ménage a reçu un paquet minimum constitué de 1 bâche, 1 seau, 4 morceaux de savons, 2 nattes, 1 jerricane, 1 kit de cuisine et 3 moustiquaires.
RJDH : quelles sont les autres actions que vous envisagez mener dans le cadre de votre assistance humanitaire ?
ATK : Le HCR est aussi en charge de l’aménagement des sites qui accueillent les personnes déplacées. A Bria ici le plus grand site est le site du PK3 qui compte plus de 30000 personnes. Croyez-moi que le site octroyé auparavant par les autorités locales n’est plus suffisant vue l’augmentation des personnes déplacées à ce jour. Donc le HCR est entrain de morceler le site du Pk3 avec l’appui de la Minusca grâce à ses tracteurs qui ont pu déblayer le site, afin que les déplacés puissent avoir une parcelle pour chaque ménage. Nous sommes aussi entrain d’organiser le site à travers la mise en place des comités car tout ce monde ne peut rester sans organisation. Voilà entre autre quelques actions que nous avons menées en dehors de la distribution.
RJDH : madame l’associée, pouvez-vous nous dire quelles sont les difficultés auxquelles vous vous êtes confrontées ?
ATK : Les difficultés majeures que nous avons sont premièrement liées aux voies de communication. Vous conviendrez avec moi que la qualité des routes sont mauvaises dans les arrière-pays, ce qui a fait que nos camions ont passé presque trois semaines pour arriver à Bria et les personnes déplacées ont du attendre pour être assistées. Ce retard a eu aussi une conséquence négative sur le plan financier. Une autre difficulté se réside au niveau de l’élaboration des listes car certaines personnes ont été omises et pour cela nous sommes entrain de mettre un comité pour gérer ces cas de plaintes y relatives.
RJDH : madame Amah, je vous remercie !
ATK : merci infiniment à vous, madame.
Propos recueillis par Nina Verdiane Niabodé