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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 01:25
Centrafrique: des hommes armés attaquent la ville de Bocaranga  .

 

 

 

 

24/09/17 (AFP)

 

Des hommes armés ont attaqué samedi Bocaranga, ville du nord-ouest de la Centrafrique et frontalière avec le Cameroun, a-t-on appris de sources concordantes, l'une d'elles évoquant "des victimes" au nombre indéterminé.

 

"Des hommes armés, considérés comme étant des rebelles des 3R, ont lancé une attaque tôt ce matin (samedi) contre la ville de Bocaranga. Des tirs nourris d'armes automatiques ont été entendus partout. Ces hommes ont quasiment occupé les points stratégiques, faisant fuir les habitants", a déclaré à l'AFP une source militaire à Bangui.

 

"Il ne fait aucun doute qu'il y a des victimes. Mais il est encore bien difficile de connaître le nombre exact", a ajouté la source. Contactées par l'AFP, des sources humanitaires n'étaient pas en mesure non plus de fournir un bilan samedi soir.

 

Un prêtre a fait état également de "tirs". Quant à un autre habitant de Bocaranga, joint par l'AFP, il a signalé qu'après l'attaque des 3R, les éléments d'autodéfense anti-balaka avaient riposté.

 

Des centaines de personnes ont fui Bocaranga, selon cette même source,qui a raconté avoir aussi quitté la ville.

 

La ville de Bocaranga, corridor de transhumance abritant des Peuls, a été la cible d'une attaque similaire du groupe 3R en février.

 

Apparu fin 2015 dans le nord-ouest de la Centrafrique, le mouvement armé 3R prétend protéger la communauté des peuls contre les attaques des milices anti-balaka.

Le conflit en Centrafrique a commencé avec le renversement en 2013 de l'ex-président François Bozizé par les milices Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, entraînant une contre-offensive des anti-Balaka majoritairement chrétiens.

 

L'intervention de la France (2013-2016) et la Mission des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes) ont permis la tenue d'une élection présidentielle début 2016 et le retour d'un calme relatif à Bangui, mais pas dans l'intérieur du pays victime d'un regain de violences des groupes armés.

 

Mi-septembre, le nombre de réfugiés et de déplacés ayant fui les violences en Centrafrique a atteint son "plus haut niveau" 1,1 million de personnes sur 4,5 millions d'habitants selon l'Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

 

En marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a appelé mardi la communauté internationale à "ne pas oublier" la Centrafrique.

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 00:51
«Impunité zéro»: pourquoi les violences sexuelles sont rarement condamnées?
«Impunité zéro»: pourquoi les violences sexuelles sont rarement condamnées?

 

 

«Impunité zéro»: pourquoi les violences sexuelles sont rarement condamnées?

Par Tirthankar Chanda RFI

 

 

Le viol est aujourd’hui considéré comme un crime partout dans le monde. Et pourtant, les militaires, les dictateurs et autres politiques qui l’utilisent comme instrument de répression, de vengeance ou de domination, surtout en temps de guerre, sont rarement sanctionnés par la justice. Pourquoi ? Comment ? A travers d'enquêtes appronfondies, le projet transmédia Impunité zéro, raconte et analyse ces conflits contemporains.

« Impunité zéro » est un projet transmédia (film, journalisme, livre, réseaux sociaux) avec pour thème central les violences sexuelles en temps de guerre. Dans la version livre du projet qui vient de paraître, cette thématique est illustrée par six grandes enquêtes d’investigation. Elles ont été menées par neuf journalistes femmes dans des pays en guerre comme la Syrie, l’Ukraine, la Centrafrique, mais aussi dans les prisons de Guantanamo et Abu Gharib ainsi qu’auprès de l’ONU et la CPI. Au travers de témoignages exclusifs des bourreaux et des victimes, des bureaucrates et lanceurs d’alerte, les enquêtes expliquent les intérêts politiques, les rapports de force qui rendent impossibles les sanctions contre les auteurs des violences. RFI a recueilli les propos de trois des neuf auteurs de ce livre aussi important que passionnant sur les défaillances des hommes, des Etats et des institutions.

 

Sur les routes cahoteuses de la République centrafricaine

 

Enquête sur les accusations de viol qui pèsent sur les soldats de la force « Sangaris » et leur traitements judiciaires.

 

RFI: Justine Brabant et Leïla Minano, vous avez travaillé sur l’affaire « Sangaris », qui est, vous écrivez, « le plus important scandale sexuel de l’histoire de l’armée française ». Pourriez-vous nous rappeler le contexte dans lequel ces violences se sont déroulées ?

 

Justine Brabant : Cette affaire tire son nom de l’opération militaire « Sangaris » (du nom d’un papillon rouge africain) que la France a lancée dans la République centrafricaine en décembre 2013. Cette opération a duré trois ans et s’est arrêtée à la fin de l’année 2016. Elle est intervenue dans un contexte de spirale de violences, suite à la prise de pouvoir à Bangui par un mouvement de rébellion en mars 2013. La mission de l’armée française était double : rétablir la stabilité en Centrafrique et protéger les populations civiles qui fuyaient les combats. Pour ce faire, elle s’est positionnée notamment autour de l’aéroport de M’Poko, le principal aéroport de Bangui. A côté des pistes, s’est très vite formé un énorme camp de réfugiés où des familles se sont entassées par dizaines de milliers, fuyant les violences extrêmes qui ensanglantaient le pays. Les Centrafricains se sont réfugiés à côté de la base parce qu’ils croyaient que les soldats français allaient les protéger. Or, le 29 avril 2015, le scandale éclate avec le quotidien britannique The Guardian révélant que depuis plusieurs mois, dans ces abris de fortune, des réfugiés auraient été cibles de violences d’un autre genre - des violences sexuelles et des viols perpétrées par ceux-là même qui étaient censés les protéger.

 

Que s’est-il réellement passé dans le camp de M’Poko ?

 

Leïla Minano : En s’appuyant sur des témoignages qui lui ont été transmis par un lanceur d’alerte onusien, The Guardian révéla que des soldats de Sangaris étaient visés par des accusations de viol sur plusieurs mineurs centrafricains. Les faits se seraient déroulés très rapidement après l’arrivée des Français. Si le grand public a eu connaissance de ces agressions sexuelles seulement en 2015, les autorités françaises étaient au courant de l’affaire depuis l’été 2014. Elles avaient été averties par plusieurs canaux, notamment par le lanceur d’alerte onusien Anders Kompass qui, avant de transmettre les rapports de l’ONU sur ce sujet à la presse, avaient alerté le gouvernement français. Le ministère français de la Défense, qui était le destinataire de ce rapport explosif, l’avait immédiatement transmis au parquet de Paris. Lorsque le grand public a eu vent de l’affaire, le bureau de la vice-procureure en charge des affaires pénales militaires au tribunal de grande instance de Paris enquêtait depuis presque un an déjà sur les accusations de violences sexuelles et de viols contre les soldats de Sangaris.

 

Les ONG ont parlé à l’époque d’une centaine de plaintes pour viols et agressions sexuelles. Dans votre enquête, vous faites état de quarante et une victimes. Connaît-on le nombre exact de ces victimes?

 

Justine Brabant : En fait, ni la justice française ni le ministère de la Défense n’ont souhaité nous communiquer leur décompte à eux, tout en précisant dans nos échanges de mails que, pour les cas d’abus « avérés », des sanctions disciplinaires ont été appliquées. Ce qui revient à avouer implicitement que des cas d’agression ont bel et bien eu lieu. Quant au nombre exact de victimes, ce que l’on sait, c’est que dans les premiers comptes rendus des Nations unies les enfants sont au nombre de 3 ou 4. A la fin, en cumulé, le décompte s’élève à beaucoup plus parce que de nombreux nouveaux témoignages sont venus s’ajouter.

 

Rappelons pour les lecteurs, qui se sentent un peu perdus dans cette bataille de chiffres, qu’il y a eu trois affaires distinctes d’abus sexuels mettant en cause les militaires français de l’opération Sangaris. L’affaire dont on a le plus parlé, c’est l’affaire des réfugiés de M’Poko, qui concerne des enfants très jeunes, âgés de 9 à 13 ans, dont les témoignages ont été réunis dans des comptes rendus d’entretiens menés notamment par des agents des Nations unies. Selon les avocats qui défendent les victimes de M’Poko, 41 enfants auraient été victimes d’agressions sexuelles et de viols de la part de militaires français dans la capitale, Bangui.

 

Deuxième dossier, il concerne une jeune femme vivant dans la ville minière de Boda et qui a la particularité d’avoir eu un enfant avec un militaire de l’opération Sangaris. La jeune fille était mineure au moment des faits, et l’enquête ouverte par Paris suite à la plainte déposée par la famille faisait état de « viol commis par une personne abusant de l’autorité conférée par ses fonctions ». Cette affaire-là a été classée sans suite par la justice.

 

Enfin, la troisième affaire dont on a aussi beaucoup parlé, notamment sur les antennes de RFI, concerne la région de Dékoa qui se trouve plus au nord et où une centaine de filles disent avoir été violes ou agressées sexuellement. Cette affaire ne concerne pas que des militaires français, elle concerne aussi des contingents envoyés par d’autres pays africains, notamment le Burundi et le Gabon.

 

Malgré l’émotion suscitée par la médiatisation de ces affaires, le tribunal de Paris qui en a été saisi depuis 2014 va vraisemblablement prononcer un non-lieu. Pourquoi ce non-lieu est-il choquant ?

 

Justine Brabant : Le non-lieu n’a pas encore été prononcé, mais il a été requis par le parquet dans l’affaire des réfugiés de M’Poko. Tout laisse à penser que les juges du Tribunal de grande instance de Paris vont suivre la recommandation du parquet, étant donné qu’aucun militaire français n’a été jusqu’ici mis en examen. Ce non-lieu est d’autant plus frustrant que la justice ne dit pas qu’aucun abus sexuel n’a été commis, mais l’instruction ne permet pas de mettre en cause les soldats français. Suite à la contre-enquête que nous avons menée dans le cadre du projet Impunité zéro, nous sommes en mesure de pointer du doigt les failles dans l’instruction du dossier.

 

Quelles sont ces failles ?

 

Justine Brabant : Prenons l’exemple de l’argument avancé par l’équipe de gendarmes dépêchée par le bureau de la vice-procureure en charge des affaires pénales militaires, selon lequel les victimes n’auraient pas pu accéder au camp militaire inaccessible au public. Or, cet argument qui a pour but de décrédibiliser les témoignages des victimes est contredit par ce que les soldats nous ont dits, mais aussi par une série de documents qui figurent dans le dossier de l’instruction. Dans ces documents, les gradés se plaignent que le camp de M’Poko est un « véritable gruyère » où les gens peuvent pénétrer sans être préalablement contrôlés. Leur hiérarchie avait même alerté Paris demandant que l’imperméabilité du camp militaire soit une priorité.

 

Leïla Minano : Voici un autre exemple, cette fois pour illustrer le traitement judiciaire particulier réservé aux victimes civiles qui sont traitées en accusées. C’est le cas de ce jeune garçon qui se plaint d’avoir dû faire une fellation à un militaire contre des rations de nourriture. Très vite, le gendarme instructeur met en doute le témoignage, alléguant que le garage de mécanique, où s’est déroulée l’agression selon la victime, ne correspond pas à la description de l'enfant. En lisant avec attention le rapport du gendarme instructeur, on comprend que certaines des pièces décrites par l'enfant ne se trouvent pas au rez-de-chaussée, comme ce dernier l'avait indiqué pendant son audition, mais au premier étage. L’instruction ne tient pas compte du fait qu’il s’agit d’un mineur, que l’incident avait eu lieu plusieurs mois auparavant et que l’enfant ayant subi un traumatisme suite à la violence de l’agression, avait peut-être du mal à se souvenir parfaitement du lieu où il avait été agressé. Ces appréciations discutables sont pour le moins problématiques car c’est sur la base du rapport d’instruction que la justice va se prononcer. Les gendarmes prévôtaux qui sont seuls chargés d’enquêter les délits commis à l’étranger par les militaires français, sont réellement les yeux et les oreilles des juges sur place. Or trop proche des militaires, ce corps d’enquêteurs qui est une unité militaire lui-même, est formé pour, comme nous l’avons écrit, « contribuer au succès des opérations que conduit la France à l’étranger ». L’armée est juge et partie.

 

Quelle leçon peut-on tirer de cette malheureuse opération Sangaris ?

 

Leïla Minano : Que les militaires français pourront continuer en toute impunité de perpétrer des violences sexuelles chaque fois qu’ils sont à l’étranger. Lorsque le scandale éclate, comme dans le cas de l’opération Sangaris, l’armée fait tout pour que l’affaire ne s’ébruite pas. Quand certaines des affaires arrivent devant la justice, les auteurs de violences sont dans leur immense majorité condamnés à des peines avec sursis. Il y a une vraie responsabilité politique de l'exécutif français dans la perpétuation de ce système.

 

Justine Brabant : Pour compléter les propos de Leïla Minano, signalons qu’en enquêtant sur les sanctions dont sont parfois frappés au sein de l’armée les délinquants sexuels avérés, nous nous sommes aperçus que les sanctions prononcées sont en général trop faibles. C’est par exemple le cas du militaire français déployé à Ouagadougou, au Burkina Faso, dans le cadre de l’opération Barkhane. L’homme, jugé pour viols sur deux petites filles, avait été condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis. A sa sortie de prison, il a été affecté à la base militaire de Villacoublay, lui permettant d’intégrer les équipes chargées de l’escorte présidentielle aérienne. On a vu des mises au rencart plus infâmantes au sein de l’armée, mais jamais pour des viols perpétrés en Afrique !

 

Quand les casques bleus écornent l’image de l’ONU

 

Delphine Bauer est journaliste, membre du collectif Youpress. Elle a enquêté, avec sa consoeur Hélène Molinari, sur l’Organisation des Nations unies dont la crédibilité est régulièrement entachée par des abus sexuels commis lors des missions de maintien de la paix. Propos.

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 00:19
CRISE EN CENTRAFRIQUE : Le Rwanda déploiera plus de soldats

 

 

 

CRISE EN CENTRAFRIQUE

 

Le Rwanda déploiera plus de soldats

 

http://www.lexpressiondz.com  Dimanche 24 Septembre 2017

 

Le Rwanda devrait déployer 140 soldats supplémentaires pour renforcer la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine (Minusca), a annoncé le ministère rwandais de la Défense. «Suite à la demande des Nations unies, le gouvernement du Rwanda a accepté le déploiement d'une force supplémentaire d'une compagnie d'infanterie motorisée avec 140 soldats au bataillon d'infanterie déjà déployé à Bangui», a déclaré le ministère dans un communiqué publié jeudi.

 

«Une fois déployée, la force supplémentaire devrait s'attaquer aux attentats récurrents contre les populations», a-t-il précisé. Le déploiement a commencé samedi dernier avec des équipements d'aviation avant le déploiement de troupes le 26 septembre, a indiqué le communiqué, ajoutant que les nouvelles troupes seront temporairement déployées pour quatre mois en attendant un nouveau déploiement.

 

Le Rwanda, l'un des plus grands pays contributeurs de troupes et de police au maintien de la paix des Nations unies, a commencé à déployer des forces de maintien de la paix en RCA en 2014. Les Casques bleus rwandais sont en charge du maintien de la sécurité en général dans différentes parties de Bangui et de la protection en particulier du président de la RCA ainsi que des principales installations nationales, selon le ministère de la Défense.

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 23:55
DISCOURS DU PRÉSIDENT  FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA A LA TRIBUNE DE L'ONU

 

 

 

NEW YORK LE 22 SEPTEMBRE 2017

 

• Monsieur le Président ;

 

• Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat
et de Gouvernement ;

 

• Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies ;

 

• Distingués délégués ;

 

• Mesdames et Messieurs.

 

Je voudrais joindre ma voix à celle de tous ceux qui m’ont précédé à cette tribune, pour vous adresser Monsieur le Président, mes vives et chaleureuses félicitations pour votre élection à la Présidence de la 72e Session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies, tout en vous souhaitant plein succès dans l’accomplissement de cette noble tâche.

 

Vos riches expériences sur les grandes questions internationales et votre sens élevé du devoir ainsi que vos grandes qualités personnelles, sont, j’en suis convaincu, un gage de succès de nos travaux.

Qu’il me soit aussi permis d’exprimer à l’endroit de votre prédécesseur, Monsieur Peter THOMSON, ma profonde admiration pour l’énorme travail qu’il a abattu et les résultats remarquables obtenus durant son mandat.

 

C’est ici le lieu de saluer les actions déjà accomplies par Son Excellence Monsieur Antonio GUTERRES, Secrétaire Général des Nations Unies, depuis son arrivée à la tête de notre Organisation commune.

 

• Monsieur le Président,

 

La 72e Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies se tient au moment où, notre planète est confrontée à de nombreux défis parmi lesquels, la question du terrorisme international, qui s’impose avec acuité. 


Du Proche au Moyen Orient en passant par l’Afrique jusqu’en Europe, la sécurité internationale est en permanence menacée par les sévices des groupes terroristes dont Al Qaïda et l’Etat Islamique.
A cela s’ajoute, les groupes terroristes du sahel et BOKO HARAM au bord du Lac Tchad, qui commettent des attentats meurtriers sans oublier les affres de la LRA dans le Sud-Est de la République Centrafricaine. 


D’autres foyers de tensions sévissent dans la région du Pool en République du Congo et à l’Est de la République Démocratique du Congo, avec ses répercussions néfastes sur les pays voisins.
Dans la corne de l’Afrique, la situation n’est guère reluisante. En outre, les côtes africaines sont régulièrement menacées par la piraterie maritime. 


C’est pourquoi, j’interpelle solennellement toute la communauté internationale à doubler d’efforts et à mutualiser nos forces et nos moyens en vue de venir à bout de ce fléau.
En ce qui concerne la question de la migration, le Nord du continent africain est bouleversé par de nombreuses victimes abandonnées dans le désert ou disparues en mer. Ce phénomène sur la méditerranée avec ses conséquences funestes, reste un défi majeur qui doit nous interpeler tous.

Par ailleurs, la question des réfugiés n’a cessé ces dernières années, de s’aggraver au point de constituer l’une des préoccupations prioritaires de la communauté internationale et qui nécessite une attention toute particulière.

 

Sur le changement climatique et le développement durable, notre planète continue de subir les conséquences des phénomènes naturels à savoir : le séisme, les précipitations, la sècheresse, l’avancée fulgurante du désert et le réchauffement de la terre, qui constituent une véritable préoccupation.
A cet effet, je rappelle à nous tous, Etats signataires de l’Accord de Paris sur le changement climatique, à tenir les engagements pris lors de la Conférence des Parties (COP 21) quant au nécessaire effort que nous devons mutualiser pour préserver notre environnement commun. 
S’agissant de la réforme de l’ONU, la République Centrafricaine en tant que membre de l’Union Africaine soutient la position commune des Etats membres, adoptée à Malabo par le G11 sur la nécessité d’élargir le Conseil de Sécurité en faveur de l’Afrique.

D’autres enjeux se posent à notre planète entre autre, le respect des droits humains, l’Etat de droit et la bonne gouvernance qui sont les conditions incontournables du bien-être social.

Je puis vous rassurer que la République Centrafricaine, mon pays, continuera d’apporter sa modeste contribution à notre œuvre commune en faveur de la paix, de la sécurité et du développement durable auxquels nous aspirons tous.

 

• Monsieur le Président,

 

Je salue le choix du thème de la présente session intitulé : « Priorité à l’être humain : paix et une vie décente pour tous, sur une planète préservée », qui traduit à suffisance l’importance de la place de l’homme dans l’agenda de notre organisation et qui s’inscrit dans la droite ligne des Objectifs de Développement Durable (ODD) adoptés ici même en 2015 et ayant pour ambition la réduction de la pauvreté de moitié à l’horizon 2030.

 

Aujourd’hui, dans le cadre de la politique de reconstruction nationale, le Programme de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA), place au centre de ses priorités, le centrafricain en tant qu’être humain. 
Ce Programme avec l’appui des partenaires techniques et financiers de la République Centrafricaine, a pu permettre au Gouvernement de mettre en place un cadre institutionnel approprié pour la conduite et le suivi – évaluation des ODD, avec un accent particulier sur les objectifs qu’il a retenus comme actions prioritaires.


C’est ici, l’occasion de vous remercier vous tous partenaires et amis de la République Centrafricaine pour les appuis financiers déjà apportés audit programme ainsi que pour les promesses en cours de réalisation.
Je voudrais aussi lancer un vibrant appel à l’endroit de tous ceux qui ont pris des engagements lors de la Conférence de Bruxelles en faveur d’un appui à la reconstruction de mon pays, de tenir leur promesse à cet effet.


• Monsieur le Président,

 

Puisque cette session de l’Assemblée Générale de l’ONU m’offre l’opportunité pour que je parle de la situation de la République Centrafricaine, permettez-moi d’en dire quelques mots. 
En effet, lors de la Conférence des donateurs en novembre 2016 à Bruxelles j’avais évoqué le rêve que je partage avec mes compatriotes. 


Le rêve d’une Centrafrique qui saura éduquer, nourrir, soigner, loger et protéger tous ses enfants, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest dans la quiétude d’une Nation diverse et réconciliée. 
Notre plaidoyer a conduit, comme je viens de l’indiquer, à une mobilisation sans précédent de la solidarité internationale en faveur de la RCA pour assurer la réalisation du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en République Centrafricaine, le RCPCA. 
Et pour assurer le suivi de la mise en œuvre de ce Plan, nous avons conclu un Accord servant de nouveau cadre d’engagement mutuel entre la République Centrafricaine et la communauté internationale. 


C’est dans cette optique de concertation permanente entre partenaires que j’ai présenté ici, à New York le mardi 19 septembre 2017, les avancées enregistrées au titre de la mise en œuvre de nos engagements pour la réalisation du RCPCA. 


L’évaluation commune que nous avions faite de nos engagements nous a permis d’identifier les forces à consolider ainsi que les domaines à améliorer, voire à corriger. 


Malgré toutes les faiblesses structurelles inhérentes à la situation spécifique de mon pays, j’ai rassuré tous les partenaires de ma farouche détermination et de celle de mon gouvernement à redoubler d’effort afin d’atteindre tous nos objectifs stratégiques et permettre à nos compatriotes de jouir pleinement des dividendes du retour à la légitimité et à la légalité constitutionnelle.
 

• Mesdames et Messieurs,


• Distinguées personnalités,

 

En matière d’engagement sur la problématique Paix et Sécurité, le Gouvernement de la RCA a mobilisé toutes ses énergies pour consolider le processus menant à l’arrêt de toutes les hostilités sur le territoire national. C’est au prix de laborieux efforts que nous avons pu obtenir la participation active et permanente aux travaux du Comité Consultatif et de Suivi (CCS) des 14 groupes armés engagés dans le Programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (PNDDRR) . Ledit Comité vient de tenir avec succès sa 7ème session (03-04 août 2017).


Dans notre quête assidue de paix, nous avons accepté la contribution de la Communauté de Sant ’Egidio qui a mené à l’Entente de Rome du 19 juin 2017. A cette occasion, tous les groupes armés ont eu à réaffirmer leur attachement à l’intégrité du territoire national, à nos valeurs communes ainsi qu’aux principes constitutionnels de la République. Malgré cette avancée importante, nous déplorons la violation par certains groupes armés de leur engagement à une cessation immédiate des hostilités sur toute l’étendue du territoire national. Mon gouvernement condamne sans réserve ces violences insensées qui continuent d’endeuiller d’innocentes populations civiles.


Pour donner toute sa vigueur au processus de paix, renforcer la cohérence de notre démarche et fédérer les appuis de nos amis, nous avons soutenu le travail d’harmonisation de tous les efforts de paix en RCA qui a abouti à l’adoption de la Feuille de route pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine. C’était à Libreville, le 17 Juillet 2017. Nous voulons saluer cette avancée majeure qui marque l’engagement indéfectible des pays voisins, de l’Union Africaine, de la CEEAC et de la CIRGL au succès de notre quête inlassable de paix. 


C’est ici le lieu de me réjouir des résultats fort prometteurs de la première rencontre du Panel de facilitation de l’initiative africaine à Bangui, le 11 septembre dernier. Devant vous, je réaffirme mon ferme attachement à l’Initiative africaine de même que mon engagement à en assurer le plein succès au bénéfice de mes compatriotes et à la satisfaction des pays amis et des organisations qui nous soutiennent. D’ores et déjà, elle s’impose comme l’unique cadre fédérant toutes les actions en faveur de la paix et de la réconciliation sous le leadership déterminé du Gouvernement Centrafricain. Je souhaite donc une chaleureuse bienvenue au nouveau Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine en RCA, Monsieur Bédializoun Moussa Nebié, et l’assure de notre pleine coopération et appui au succès de son importante mission.


Sur le plan de la mise en œuvre du DDRR, les travaux du CCS se poursuivent et le programme a connu un coup d’accélérateur avec le projet pilote que j’ai lancé le 30.08.2017. Il concerne, dans cette première phase, 40 ex-combattants de chacun des 13 sur les 14 groupes armés. Nous mettons tout en œuvre pour que le succès de ce projet pilote soit l’expression éclatante de notre réel engagement pour la paix, car notre foi en la paix est inébranlable! 


Dans le même temps, nous œuvrons à la reconstruction d’une armée nationale, représentative, professionnelle et républicaine dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité, s’inspirant d’une Politique Nationale de Sécurité fondée sur les acquis du consensus politique et prenant compte des menaces sur la sécurité, des valeurs et des principes républicains devant guider l’Etat dans sa mission régalienne de garantir la sécurité pour tous. Dans cet esprit, l’appui offert par l’EUTM-RCA a permis la formation de deux(2) bataillons prêts à être déployés. Et des pays amis et frères nous ont manifesté leur solidarité agissante en accueillant certains éléments centrafricains en formation, en conformité avec les dispositions pertinentes du Conseil de sécurité. Pour les besoins de renforcement de la sécurité intérieure, 500 policiers et gendarmes ont été recrutés avec le concours de la MINUSCA. (A suivre....!)

 

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 23:49
Suite du discours du Président Faustin Archange TOUADERA à la tribune de l'ONU

 


• Distinguées personnalités,


• Mesdames, Messieurs,

 

Tous ces efforts, nous les menons avec le souci permanent de corriger les faiblesses et autres manquements qui, par le passé, ont alimenté frustrations et rancœurs à la base des conflits sanglants qui ont endeuillé la RCA. Si certaines actions n’ont pas pu se faire plus tôt, c’est essentiellement dû au fait qu’il fallait créer le cadre institutionnel qui en assurerait le succès et la pérennité. Cela exigeât surtout la mise en place de réformes visant notamment un ajustement des instruments de gouvernance politique, économique et financière. Patience et abnégation seront indispensables à la réussite de cette entreprise fondatrice.


Le redéploiement de l’administration dans les préfectures est une des plus grandes et urgentes priorités dont la réalisation a bénéficié de l’appui de la communauté internationale. Je me félicite du redéploiement de plusieurs fonctionnaires dans les diverses localités du pays, ainsi que des considérables moyens déjà investis dans la réhabilitation des infrastructures publiques afin d’améliorer les conditions d’accueil et de travail des agents de l’Etat dans les préfectures. Toujours avec l’appui de nos amis et à travers les Nations Unies, le gouvernement a initié le projet pilote de Bambari pour marquer la restauration de l’autorité de l’Etat. C’est dans cet élan de redéploiement de l’administration sur toute l’étendue du territoire que nous sommes en train de procéder par étapes pour assurer que la démarche soit la plus inclusive possible. A cet effet, seize nouveaux préfets ont été nommés et une formation leur a été donnée pour les doter des outils techniques devant leur permettre de remplir avec impartialité et rigueur leur mission républicaine, il en est de même pour les préfets qui viennent d’être nommés. Les impératifs sécuritaires et l’urgence de rassurer les populations sont deux facteurs qui nous ont guidés dans ces nominations. Nous voulons aussi que notre administration soit à l’écoute des populations. C’est ensemble que autorités et citoyens doivent travaillent à l’amélioration de la sécurité et à la création de conditions rendant les services de base accessibles au plus grand nombre. 


Cependant, je me dois de rassurer les uns et les autres, que des ajustements se feront avec flexibilité et réalisme pour que chacun de nos actes soit en parfaite conformité avec nos engagements d’édifier une nation généreuse avec tous ses citoyens et accueillante des étrangers l’ayant choisie pour y élire leur domicile. La mise en place de l’administration locale a tenu compte des impératifs de représentativité et d’inclusion à tous les niveaux des sphères de la vie publique nationale de manière à ce que toutes les composantes de la société centrafricaine sentent qu’elles sont véritablement prises en compte dans l’effort national de reconstruction. Car, c’est grâce à cette puissance publique retrouvée que l’Etat sera en mesure de répondre à ses obligations de satisfaire les attentes de la population. Dans la même veine, j'ai instruit mon Premier Ministre de former un gouvernement d'ouverture et représentatif de la diversité sociologique nationale incluant les principaux acteurs de la vie politique centrafricaine.


Cette démarche que nous voulons mener avec méthode et rigueur trouve sa traduction dans la stratégie nationale de restauration de l’Etat, assortie d’une feuille de route du redéploiement des services financiers dans les localités stabilisées qui vient tout juste d'être validée et qui nous servira de guide dans la réalisation de cet objectif cardinal.


En ce qui concerne la gouvernance financière, les efforts menés par le Gouvernement donnent des résultats encourageants qu’il faut poursuivre avec davantage de rigueur dans le contexte d’un pays qui n’est pas encore totalement sorti de la crise aiguë qui l’a déchiqueté. Depuis l’accord signé avec le FMI en Juin 2016, plusieurs actions ont été mises en œuvre pour accroître les performances de l’Etat. Le renforcement des mécanismes de gestion des finances publiques a été matérialisé par l’adoption de mesures de rationalisation de la parafiscalité, d’accroissement de la transparence budgétaire pour faire face aux déficits de recettes. Des efforts aussi ont été accomplis pour la publication régulière des rapports d’exécution budgétaire, et la consolidation du compte unique du Trésor. Les résultats de la deuxième revue du FMI de Juillet 2017 confirment que nous reprenons de manière résolue, la voie de la bonne gouvernance financière.


• Distinguées personnalités, 
 

• Mesdames, Messieurs,

 

La relance économique est un autre domaine qui retient toute notre attention. En effet, la longue crise a eu un impact désastreux sur la production, induisant un taux élevé de paupérisation. L’absence d’opportunités économiques et de perspectives a conduit certains de mes compatriotes à rejoindre les rangs des entrepreneurs de la violence. 


La reconstruction de la RCA restera un leurre aussi longtemps que la production restera aléatoire, informelle et échappant à tout contrôle de la puissance publique. Pour le moment, nous comptons parmi les mesures palliatives l’engagement de mon Gouvernement à bâtir le programme de DDRR de manière à ce que toutes ces énergies qui ont été négativement sollicitées soient réinvesties de manière plus rentable au service de la Nation, dans les actions de relèvement communautaire. Et à ce titre, le secteur primaire, l’agriculture et l’élevage sont ainsi au cœur de nos efforts.


L’exploitation des ressources naturelles qui est un secteur nécessitant une action vigoureuse, doit passer entièrement sous le contrôle de l’Etat. En effet, s’il est reconnu que la RCA regorge d’immenses ressources, cela ne restera qu’un vain slogan si leur exploitation n’a pas d’impact positif sur le quotidien de chacun de mes concitoyens. Dans le secteur des mines, la promotion du code éthique porté par l’ITIE doit être poursuivie et appuyée. Nous voulons, au cours des douze prochains mois, avec nos partenaires, mettre en place un dispositif encourageant la transformation sur place pour créer davantage de valeur ajoutée qui est un des indicateurs concrets de la création de richesses.


• Distinguées personnalités,


• Mesdames, Messieurs,

 

Toutes ces actions et avancées ne sauraient faire oublier la situation humanitaire qui s’est gravement dégradée dans plusieurs localités de mon pays, suite à la recrudescence des violences dont le vrai mobile reste la prédation et la compétition féroce pour le contrôle et l’exploitation illégales des richesses du sol et du sous-sol de la RCA. Ces marchands de la mort, auxquels s’ajoutent dans une alliance macabre, tous ceux qui continuent d’avoir des visées déstabilisatrices menaçant nos nouvelles institutions démocratiques, n’hésitent pas de manipuler nos populations en exploitant d’une manière criminelle la riche diversité de notre population plurielle, en attisant la haine et en exacerbant les tensions intercommunautaires et le rejet de l’autre. 


Aujourd’hui, l’activité des groupes armés a réduit plus de la moitié de mes concitoyens à l’indigence complète. C’est ainsi que 2,4 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire d’urgence. Nous faisons face à 600.000 personnes déplacées internes qui doivent être soutenues et assistées pour regagner leurs foyers pour reprendre leurs activités de production. De plus, la RCA compte 500.000 de ses citoyens réfugiés essentiellement dans les pays voisins et nous devons mobiliser tous les moyens pour les rapatrier. La crise humanitaire que connaît la RCA est un facteur qui vient aggraver la complexité de la donne politique. C’est un péril que nous devons conjurer.
 

• Distinguées personnalités, 


• Mesdames, Messieurs,

 

Pour les jours et les mois à venir, je voudrais partager avec vous les grands axes de mon action inscrite dans le Cadre d’Engagement Mutuel. 


Sur le chapitre Paix et Sécurité, à partir du moment où la feuille de route pour la paix et la réconciliation en RCA est mise en œuvre, je veux mobiliser toutes les énergies pour que d’ici à la fin de cette année 2017, nous ayons franchi des pas significatifs en termes de dialogue avec les groupes armés et de mise en œuvre du programme national de DDRR. La fermeté de mon engagement est sans équivoque. Néanmoins, pendant que le dialogue est en cours, personne n’ignore que l’Etat doit continuer à fonctionner. Et, notamment, à assurer la sécurité de tous les citoyens. Les efforts de redéploiement des FACA et des forces de sécurité intérieures requièrent que les moyens d’action suivent. C’est pourquoi, je voudrais, au nom de peuple centrafricain, inviter de manière solennelle le Conseil de sécurité, organe politique des Nations-Unies à vocation de veiller sur la paix mondiale, d’user des voies et moyens utiles dont l’allègement des conditions d’équipement de nos Forces de défense et de sécurité républicaines, pour créer les conditions d’un retour rapide de la paix et de la sécurité en RCA, afin de consolider les acquis démocratiques.
En termes de gouvernance politique, administrative et financière, nous allons nous atteler à renforcer le dialogue avec tous les acteurs nationaux en apportant un soutien politique accru à la mise en œuvre de la Feuille de route pour la paix et la réconciliation en RCA. Notre vœu le plus ardent est de pouvoir conclure ce dialogue en 2017 afin que la nouvelle année soit celle des perspectives de paix véritable. A cet effet, j’en appelle à l’Union Africaine, à la CEEAC et à la CIRGL pour que nous pressions le pas et que nous accélérions les travaux du Panel de facilitation.


Parallèlement à cela, nous allons mettre en place des mécanismes de dialogue locale pour animer la trilogie administration-population-forces de défense et de sécurité dans le sens de créer des dynamiques de dialogue local qui promeuvent la paix et la sécurité. 


Pour doter l’administration de compétences, Je veux mobiliser nos partenaires pour un programme de formation accélérée pour un premier groupe de 200 cadres centrafricains de toutes les confessions et de toutes les régions pour recréer un socle solide de l’administration nationale. La réussite de tout notre programme de relèvement repose aussi sur les capacités nationales de mise en œuvre. Sans délais, nous apporterons les soutiens nécessaires à l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature pour que ce programme soit rapidement mis en œuvre dans les domaines de l’administration publique, de la décentralisation, de la gestion des finances publiques et de développement local.


Et pour renforcer la promotion des bonnes pratiques en matière de gouvernance, Je vais engager chacun des membres du Gouvernement à répondre à un contrat de performance qui nous permettra d’évaluer de manière objective et transparente l’atteinte des objectifs sur lesquels Je me suis engagé devant le peuple centrafricain. Dans ce même ordre d’idée, la Haute autorité de la bonne gouvernance sera appelée à jouer pleinement son rôle pour veiller au respect des règles de bonne gouvernance et appuyer la lutte contre la corruption.


Etant conscient que toute œuvre de paix ne saurait prospérer dans un contexte de pauvreté, nos efforts de relance économique seront mieux organisés pour cibler toutes les préfectures où des activités de production peuvent être menées. L’intention est de procéder à des réformes qui soient un appel clair à la promotion du secteur privé en RCA. En effet, l’Etat centrafricain est appelé à rationaliser ses modestes ressources pour faire moins d’Etat mais offrir le mieux de l’Etat. C’est en ce sens qu’il est de son devoir d’offrir un cadre favorable au secteur privé, générateur de richesses et d’emplois. Force nous est de constater que le dialogue entre l’Etat et le secteur privé est essentiellement porté sur la fiscalité. D’une part, l’Etat cherche à maximiser ses recettes pour répondre à ses obligations. Et, d’autre part, les opérateurs économiques se plaignent de la forte pression fiscale. Pour ma part, je veux initier un dialogue orienté sur les solutions aux problèmes que nous connaissons tous. Les instructions idoines seront incessamment données pour structurer un cadre de discussion qui mette l’Etat et le secteur privé autour de la table, pour identifier des mesures simples, fonctionnelles, équilibrées permettant d’améliorer le climat des affaires en RCA sans léser aucune des parties. Il serait mal venu de décourager ces opérateurs qui, malgré les pertes subies, ont continué à croire en la RCA.


Je vais également m’engager sur le grand chantier de la justice et de la réconciliation. Les préparatifs de la mise en œuvre des mécanismes de justice transitionnelle doivent nous permettre de faire de l’année 2018, une année qui sera consacrée à cette œuvre immense de donner à mes compatriotes centrafricains l’opportunité de se parler entre eux, de manière authentique pour faire éclater la vérité et décider de sceller un nouveau départ vers des horizons plus radieux. Personne ne sera exclu de cet exercice de catharsis nationale. La mise en place de la Commission Justice, Vérité, Réparation et Réconciliation sera effective en 2018. Toute la phase préparatoire sera cependant marquée par l’animation des espaces de dialogue à travers les comités locaux de paix et de réconciliation
 

• Distinguées personnalités, 


• Mesdames, Messieurs,

 

Telle est brièvement présentée la situation des actions que nous menons inlassablement pour la paix, la réconciliation et la reconstruction en République Centrafricaine. Mon engagement plein et entier est assuré pour le succès des efforts de paix. En revanche, vous n’êtes pas sans savoir que l’Etat centrafricain souffre de capacités limitées.


Aujourd’hui, en plus de la faible puissance de riposte de l’Etat, nous regrettons que même les effectifs de la MINUSCA ne soient pas suffisants pour faire face aux défis de protection des populations civiles. L’augmentation des périls sécuritaire liés à la violence imposée par les groupes armés recommande que des dispositions soient prises afin de juguler les risques de généralisation de la crise.


En même temps que je plaide pour un allègement des conditions d’équipement des FACA en matériel militaire, j’en appelle à la communauté internationale pour revoir à la hausse les effectifs militaires de la MINUSCA, au vu de l’immensité du territoire. Je demande aussi que son mandat qui arrive à terme très bientôt soit revu pour qu’elle aide le gouvernement légitime à reprendre le contrôle des zones disposant de ressources naturelles objets de convoitises de plusieurs groupes incontrôlés. 


J’aimerais exprimer toute la gratitude du peuple centrafricain aux pays frères ayant consenti de contribuer des soldats de la paix dans mon pays. Je salue la mémoire de ceux qui sont tombés dans l’exercice de leur périlleuse et noble mission de paix. À travers vous, Monsieur le Président, permettez que j’exprime notre reconnaissance aux agents des Nations Unies en République centrafricaine pour leurs sacrifices et leur dévouement à la cause de la paix dans mon pays, et tout particulièrement à leur Chef, le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, Monsieur Parfait Onanga-Anyanga, 
 

Plein succès à nos travaux


Je vous remercie pour l’occasion que vous m’avez donnée de parler de mon pays, la République Centrafricaine.

 

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 23:42

 

 

 

 

Par Le360 (avec MAP) le 23/09/2017 à 21h15 (mise à jour le 23/09/2017 à 22h35)

 

Un militaire du contingent des Forces Armées Royales (FAR) de la Mission multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies (MINUSCA) en Centrafrique, a été grièvement blessé, vendredi, lors d'un échange de tirs avec un groupe armé anti-Balaka, indique une source militaire.

 

Le groupe armé anti-Balaka a attaqué vers 15H16 une patrouille du contingent des FAR qui était en mission d’escorte d’un convoi logistique onusien, précise la même source.

 

L’attaque a eu lieu à 100 km à l’ouest de Bangassou, lieu d’implantation du contingent des FAR en République Centrafricaine.

CENTRAFRIQUE : UN MILITAIRE MAROCAIN DU CONTINGENT DES FAR DE LA MINUSCA GRIÈVEMENT BLESSÉ
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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 23:41

 

 

                                                   

 

Au lendemain du discours d'investiture qui a vu naître la notion de rupture, un vent d'espoir a soufflé sur l'étendue du territoire national. Même les groupes armés qui ont accepté de surseoir leurs agitations pour faciliter l'organisation des élections ont aussi cru. Compte tenu des contraintes et exigences liées à la profondeur de la crise, le peuple centrafricain dans son ensemble a signé tacitement un chèque en blanc aux nouvelles autorités en prolongeant l'état de grâce au-delà de trois semestres. Ces contraintes et exigences sont multiformes au point que chaque geste ou action des nouvelles autorités doit être méticuleux, réfléchi et rationnel afin de rapprocher la crise d'une solution et paix durable.

 

S'agissant de la paix, on ne peut rechercher éperdument la paix sans maîtriser et circonscrire le concept et les différents attributs. La paix, concept très abstrait est une notion qui évoque un état de tranquillité, de calme sans oublié l'absence de perturbations, de guerre et de conflits. Cette fameuse paix tant recherchée par nos autorités ne peut être acquise que par la contribution sans exclusive de tous les centrafricains. Après trois semestres de gouvernance, le Président de la République a effectué plusieurs sorties médiatiques avec des affirmations redondantes et surtout diamétralement opposées des réalités centrafricaines.

 

L'autosatisfaction, corollaire de l'amateurisme et la non maîtrise des réalités socio-politiques ont conduit le Président de la République a affirmé ce qui suit sur les ondes de Radio France Internationale : "Nous sommes à un point charnière du développement". Cette affirmation infondée, erronée car ne reposant sur aucun indicateur plausible a fait bondir le citoyen lambda qui s'interroge : A propos de cette affirmation, le Président de la République faisait-il allusion à notre chère nation déchirée par la guerre ou d'un autre État ? La communauté internationale et nos partenaires au développement ne sont-ils pas étonnés d'une telle affirmation ? Cette affirmation n'a pas fait sourire le patron de la Minusca ? Il est important de rappeler qu'une époque charnière suppose un changement important et décisif, un pas vers la résolution durable de la crise ou alors un moment de sûreté, de quiétude.

 

En dehors du calme latent de la capitale, observez-vous ces ingrédients dans le quotidien des centrafricains ? Le nouveau locataire du palais de la renaissance a t-il fait le suivi-évaluation des différents processus en faveur de la paix avant d'avancer cette affirmation ? Une autopsie ou un diagnostic de la crise centrafricaine avait fait l'objet d'une étude ? Pensez-vous qu'intégrer les représentants des groupes armés dans le gouvernement constitue une phase charnière de développement de la Centrafrique. Pensez-vous que la paix sociale passera nécessairement par le programme DDRR qui est son cheval de bataille ? Êtes-vous informé que la moyenne de fréquence alimentaire des centrafricains correspond à un repas par jour ? Le chef de l'Etat doit redescendre sur terre et d'affronter les réalités centrafricaines car ce n'est que de cette manière qu'il va l'affranchir. Le remaniement gouvernemental attendu comme salvateur a accouché d'une souris. L'erreur de reconduire le premier ministre s'est ajoutée aux précédentes.

 

Fort de ce qui précède, le président de la République réussira-t-il avec cette équipe à forcer la main des bailleurs qui ont donné de promesses de fond lors de la conférence de Bruxelles ? Qu' adviendrait notre chère patrie si ces promesses ne seront pas tenues ? Heureusement que les salaires sont versés depuis toujours par nos partenaires au développement. Et cela jusqu'à quand ? Ils ne se lasseront pas ? Nous espérons que le professeur des mathématiques qui a l'habitude de résoudre des équations beaucoup plus complexes dans les amphithéâtres saura se remettre en cause et appliquer la formule adéquate. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c'est moi.                                                                                                              

 

Paris le 22 septembre 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

CENTRAFRIQUE : LA GOUVERNANCE DES NOUVELLES AUTORITÉS RÉPOND T-ELLE AUX CONTRAINTES DE LA CRISE ? par Bernard SELEMBY DOUDOU
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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 17:51

 

 

 

 

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 22/09/2017 à 12:06 , mis à jour à 12:51

 

Ce triple-antiviral, testé sur des singes, procure une meilleure protection que tous les autres anticorps testés jusqu'alors, neutralisant 99% des plus de 200 différentes souches du VIH.

 

Trois groupes de huit singes ont servi de cobayes aux chercheurs. Les deux premiers groupes ont été traités avec de simples anticorps et le troisième avec le triple anticorps qui vient d'être créé. Cinq jours après, les 24 singes ont été exposés à deux souches du virus simien du sida et à une combinaison de VIH. La majorité des animaux dans les deux premiers groupes, cinq et six sur huit respectivement, ont été infectés. Mais dans le troisième, il n'y en a aucun. 

 

Cet antiviral a été développé par des chercheurs du groupe pharmaceutique français Sanofi et des Instituts nationaux américains de la santé (NIH). Il est présenté comme extrêmement prometteur pour la prévention et le traitement du virus du sida, après avoir protégé le groupe de singe du virus simien du sida (VIS) et des souches du virus de l'immunodéficience humaine (VIH). 

 

Efficace sur 99% des souches

 

Selon les chercheurs, cet antiviral "à trois têtes" a procuré une meilleure protection que tous les autres anticorps testés jusqu'alors, neutralisant 99% des plus de 200 différentes souches du VIH-1.  

 

La grande diversité génétique des VIH de par le monde constitue la principale difficulté pour produire des anticorps capables de combattre efficacement la pandémie actuelle. Testé sur des cellules humaines en laboratoire, ces nouveaux anticorps ont été produits grâce à l'ingénierie génétique pour détecter et neutraliser plusieurs cibles infectieuses simultanément. 

 

"A la différence des anticorps naturels, ce triple antiviral frappe des cibles infectieuses multiples dans une seule molécule", explique Gary Nabel, responsable scientifique de Sanofi, directeur général adjoint de l'entreprise et principal auteur de ces travaux. "Cette approche a le potentiel d'améliorer la protection contre le VIH et constitue également une fondation pour de nouveaux traitements contre le cancer et des maladies auto-immunes et infectieuses", estime le chercheur, qui rappelle que "la combinaison de thérapies a déjà montré son efficacité contre le VIH et le cancer". 

 

Une première phase d'essai clinique en 2018

 

Sanofi produit actuellement ce triple anticorps pour mener un essai clinique de phase 1 qui devrait débuter en 2018 à l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Il sera effectué sur des volontaires en bonne santé et des personnes infectées par le VIH. Il devrait ainsi permettre de déterminer l'innocuité et l'efficacité de cette nouvelle molécule. 

 

"Une combinaison d'anticorps qui, chacun, frappent des sites distincts de l'enveloppe du VIH pourrait bien être la meilleure approche pour neutraliser les défenses du virus et parvenir à produire un traitement anti-infectieux et une prévention", juge le Dr Anthony Fauci, directeur du NIAID. 

Lu pour vous : Sida: des chercheurs développent un antiviral capable de bloquer le VIH
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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 17:40

 

 

 

 

Avec notre envoyée spéciale à New York, Laura Martel

 

Par RFI Publié le 21-09-2017 Modifié le 21-09-2017 à 15:10

 

Le financement du G5 Sahel a été au cœur d’une réunion de haut niveau, lundi, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Il s’agissait pour les chefs d’Etat concernés de parler d’une voix forte et unanime pour convaincre la communauté internationale de se mobiliser. Mais contrairement à ce qui avait été annoncé, les cinq chefs d’Etat du G5 Sahel n’étaient pas tous présents. Il manquait le président tchadien Idriss Deby.

 

A l’origine, Idriss Deby n’avait pas prévu de se rendre à l’Assemblée générale de l’ONU, tout comme le président nigérien Issoufou. Des doutes planaient aussi pour le président mauritanien.

 

Mais persuadé qu’il était important de montrer la mobilisation des cinq pays au plus haut niveau pour convaincre la communauté internationale de mettre concrètement la main à la poche, le président malien s’était lancé la semaine dernière dans une mini-tournée auprès de ses homologues, avec une étape à Ndjamena où il avait rencontré Idriss Deby.

 

A l’issue de cette offensive diplomatique soutenue par la France, Ibrahim Boubacar Keïta avait annoncé avoir convaincu tous ses homologues de faire le déplacement ; une information confirmée par Paris.

 

Irrité

 

Finalement, le président tchadien est donc resté à Ndjamena, officiellement pour des raisons de calendrier. Mais selon une bonne source tchadienne, le chef de l’Etat serait particulièrement irrité de la tendance de la communauté internationale à reléguer au second plan les urgences africaines par rapport aux autres foyers de crise dans le monde. Frustré également du manque d’avancées concrètes en matière de financement, le président tchadien n’aurait pas voulu avoir à expliquer une nouvelle fois par A+B la nécessité du déploiement de la force antiterroriste pour la sécurité des pays du Sahel et au-delà, de l’ensemble de la communauté internationale. « Pas question de devoir aller mendier l’aide financière nécessaire », selon les mots de notre source.

 

Cette absence d’Idriss Déby apparaît donc comme un geste politique fort pour pousser la communauté internationale à moins de débat et plus d’action.

 

Lors d'un point de presse, Emmanuel Macron a lui indiqué avoir eu Idriss Deby au téléphone qui l'avait averti qu'il ne pourrait aller à New York pour des questions logistiques. Le Tchad reste pleinement mobilisé pour la mise en place de la force G5, a-t-il assuré.

 

En marge de cette Assemblée générale de l'ONU, le président américain Donald Trump a déjeuné avec plusieurs chefs d'Etat africain. Il a salué « l'énorme potentiel commercial » de l'Afrique et a indiqué qu'il avait « plein d'amis qui se rendaient sur le continent pour devenir riche ».

G5 Sahel: l'absence d'Idriss Déby à la réunion de l'ONU, un geste politique fort
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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 17:26
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique Quatre personnes tuées et enterrées dans une fosse commune à Ngaoundaye

 

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 22 SEPTEMBRE 2017

 

 

NGAOUNGAYE, 22 Septembre 2017 (RJDH) –Quatre personnes sont tuées et enterrées dans une fausse commune à Ngaoundaye au nord-ouest du pays. Acte attribué aux éléments Bahar, un leader des groupes armés de la localité.  L’information a été confirmée au RJDH par Bernard Dillah député de Ngaoundaye ce 22 septembre.

 

Selon des sources locales, ces personnes tuées sont des commerçants venant de Berberati et de Bocaranga. « Ils sont des originaires de Berberati et de Bocaranga qui partent pour le Cameroun voisin en vue de s’approvisionner en produit de première nécessité. Ils sont tombés dans le piège des éléments armés qui leurs ont demandé de creuser leur tombe avant d’être tués » a indiqué au RJDH un habitant de Ngaoundaye sous couvert de l’anonymat.

 

L’honorable de Ngaoundaye Bernard Dilla a qualifié ces crimes de drame humanitaire, « les éléments du général Bahar commettent des hostilités sur la population au vu et su de la Minusca. Début septembre, 11 personnes ont été tuées, la semaine dernière quatre personnes ont été tuées et enterrées dans une fosse commune. Le jeudi 21 septembre, des femmes et des filles de 9 et de 12 ans ont été violées par ce même groupe armé de Bahar », a regretté le député Bernard Dillah.

 

Il a condamné ces violations des droits humains par des groupes armés et relève qu’ « au village Mann à quelques kilomètres de Ngaoundaye, ces groupes armés ont installé leur base. Ils ont encore passé les habitants de ce village au tabacs, pillé leurs biens et violé  les femmes d’autrui, des filles. La population est traumatisée suite à ce regain de violence», a-t-il insisté.

 

Bahar n’a pas été joignable. Une source proche de ce groupe armé de la Séléka rejette ces accusations et les attribue à des groupes non identifiés.

 

Les exactions sont signalées à Ngaoundaye alors que plusieurs  groupes armés sont signataires des accords de cessation des hostilités de Rome et sont parties prenantes au processus DDRR dont la phase pilote vient d’être lancée

 

 

Centrafrique : Les leaders religieux de Bria réclament le départ des milices venus d’autres régions

 

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 22 SEPTEMBRE 2017

 

 

BRIA, 22 Septembre 2017(RJDH)—Les discussions menées par les leaders religieux et les élus de Bria sanctionnées par un accord de cesser le feu, alors que les leaders religieux appellent au retrait des combattants étrangers et l’accélération du processus DDRR dans la région.

 

Les négociations intragroupes armés à Bria sont un succès selon des sources religieuses. Mais les facilitateurs appellent à une solution durable à travers le retrait des combattants étrangers mobilisés par les forces en présence.

 

L’équipe des envoyés spéciaux est arrivée à Bria et est composée des députés de la région 5, des sultans de Ndélé et Birao  pour discuter  avec les groupes en conflit et religieux. Selon eux, le retour de la paix dans cette localité ne dépend que du respect de ces trois (3) points par les groupes armés « nous voulons que les milices qui sont venus en appoint à celles de Bria, puissent regagner leurs régions, le respect des lieux de culte et des leaders religieux, la facilitation de la libre circulation des personnes et des biens pour permettre le retour très rapide des déplacés », a souligné un religieux.

 

D’autres recommandations ont été formulées à l’endroit de la Minusca. Les leaders sollicitent plus d’engagement et de l’impartialité, «  nous réclamons de la Minusca plus d’engagement et l’application correcte de leur mandat dans  l’impartialité et la protection des civils dans les quartiers et non sur les sites », a souhaité un autre ministre de culte.

 

Les informations recueillies par le RJDH auprès de la population de la ville de Bria, la seule préoccupation de ces habitants est le désarmement immédiat des combattants, « notre seul soucis c’est le désarmement. On ne peut pas vivre avec les gens en arme tout peut découdre pour un rien. Que le gouvernement accélère le processus du DDRR à Bria », propose un chef de quartier interrogé sur la situation.

 

Nos dernières informations en provenance de Bria confirment la signature d’un accord de cessation des hostilités entre les forces en présence. Difficile d’entrer en contact avec les leaders de ces groupes.

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