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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 01:34

 

 

 

Malabo (Guinée équatoriale) - AFP / 11 novembre 2017 18h37 - Un leader de l'opposition a appelé le président Teodoro Obiang Nguema au "dialogue" à la veille d'élections législatives, sénatoriales et municipales en Guinée équatoriale, où samedi a été décrété "journée de réflexion" par les autorités en vue du scrutin.



"J'appelle le président à s'asseoir et dialoguer (avec l'opposition) pour contribuer au développement et à la démocratie en Guinée équatoriale", a déclaré vendredi soir l'opposant Gabriel Nse Obiang, au cours d'un meeting devant près de 400 militants de son parti à Malabo pour marquer la fin de la campagne électorale.



Quelque 300.000 électeurs équato-guinéens sont appelés dimanche aux urnes pour des élections législatives, sénatoriales et municipales.



Le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), au pouvoir depuis 1987 et qui détient tous les rouages du pouvoir dans ce petit pays hispanophone d'Afrique centrale, est assuré de l'emporter, mais l'opposition espère cependant faire son entrée au Parlement (où le PDGE et ses alliés disposent de 99% des sièges).



Gabriel Nse Obiang, leader du parti d'opposition Citoyens pour l'innovation (CI), a été interdit par la justice de participer à ces élections, pour "injures graves" envers le parti du président Teodoro Obiang Nguema (74 ans, au pouvoir depuis 1979, un record de longévité en Afrique) ainsi qu'à l'interdiction d'exercer toute activité politique. Il avait été déjà exclu de la présidentielle d'avril 2016 pour n'avoir pas vécu cinq années consécutives dans le pays.



Vendredi soir, il a appelé ses militants au "civisme" et a souhaité que le vote soit conforme au suffrage universel, dans un pays verrouillé par le pouvoir PDGE, malgré l'introduction du multipartisme en 1991, et où les élections ont été souvent entachées de fraudes.



Le PDGE se présente à la tête d'une coalition comptant 14 autres partis alliés ou satellites, face une coalition d'opposition (regroupant l'Union du centre droit - UCD - et la Convergence pour la démocratie sociale - CPDS -), tandis que le parti CI se présente seul.



"Il faut choisir le bulletin de vote du PDGE et sa coalition; PDGE est le parti pionnier du développement de Guinée équatoriale", a martelé Jesusa Obono Engono, secrétaire générale adjointe du PDGE.



Le Premier ministre Francisco Pascual Obama Asue a également exhorté les électeurs à voter pour le PDGE, estimant que le parti au pouvoir était le garant de la paix dans le pays, a rapporté samedi la télévision d'Etat.



La campagne électorale pour les scrutins de dimanche s'est officiellement achevée vendredi soir, sans incident majeur, à l'exception d'échauffourées dimanche dernier au cours d'un meeting du CI, entre militants et policiers.



Les autorités ont décrété samedi "journée de réflexion", en prévision du vote de dimanche. La vente de boisson alcoolique a été interdite, de même que la circulation automobile à compter de samedi soir jusqu'à lundi matin. Les attroupements de personnes sont également interdits dimanche, selon un arrêté du ministère de l'Intérieur.


(©)

Guinée équatoriale/législatives: un opposant appelle le président Obiang au "dialogue"
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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 01:27
RCA: l'opération d'évacuation d’ex-seleka au point mort
RCA: l'opération d'évacuation d’ex-seleka au point mort

 

 

 

Par RFI Publié le 11-11-2017 Modifié le 11-11-2017 à 05:09

 

L'opération d'évacuation des anciens combattants de la seleka, cantonnés dans trois camps de Bangui, n'a toujours pas lieu bien que leur recensement ait débuté cette semaine. Alors que le gouvernement a besoin de ces terrains pour stocker du matériel et y établir ses militaires, la situation est tendue. En cause, une indemnité qui n'est pas suffisante pour ces anciens rebelles. Reportage dans l'un de ces camps à la rencontre des ex-combattants.

 

« Tu vois que les bâtiments sont détruits, c'est par rapport la situation des gens qui vivent ici. » Au milieu des vestiges des casernes du camp Béal, où il vit depuis maintenant plus de trois ans, Scheiker, le commandant du site, rappelle que les conflits avec le gouvernement ne datent pas d'hier.

 

Ils doivent partir, ils le savent et après négociation, le ministère de la Défense leur a proposé 100 000 francs pour quitter les lieux. Ce qui ne satisfait toujours pas l'ancien rebelle qui rêve de beaucoup plus. « La délocalisation, pour une somme de 100 000 francs je crois que c'est insuffisant. On a accepté, mais notre souci, c'est qu'un homme avec sa famille, qui a plusieurs enfants et avec la scolarité des enfants, si le gouvernement nous donne deux millions, je crois que je suis fier et que là je dois travailler pour mon pays. »

 

Dans un coin, à l'ombre du camp, une dizaine de jeunes seleka écoutent de la musique, fument des joints, passent le temps. Ils attendent de pouvoir intégrer le processus de DDR et de récupérer plus d'argent. Et Christophin redoute, ou menace, de tomber dans la délinquance si leurs revendications ne sont pas entendues : « Nous sommes malades, on n'a pas d'habits, nos parents souffrent. C'est à nous de satisfaire tous ces besoins. Le gouvernement n'a pas de capacités. Moi j'ai déjà une capacité militaire. Quand le gouvernement me donne 100 000 francs et que ça termine, je vais encore faire des braquages et ça va toujours amener de la guerre dans ce pays. Il faut que le gouvernement réfléchisse très bien sur ce qu'il fait. »

 

Cette escalade de la violence, un haut gradé du ministère de la Défense dit la redouter. Et que pour le moment, la piste privilégiée est celle de faire partir ces ex-combattants, petit à petit pour ne pas envenimer une situation déjà fragile.

 

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 01:03

 

 

source : Palais de la Renaissance

 

Le Président Touadera inaugure le Centre de formation agricole de la Jeunesse Pionnière Nationale de Bogoula une commune de la Sous préfecture de Boali. Ce Centre est doté d'un dortoir d'une capacité de 600 places, d'une porcherie, d'une bergerie, et des poulaillers.

 

Le Gouvernement centrafricain a obtenu de la Banque Africaine de Développement qui a financé ce projet, le financement d'un Centre similaire à Bambari, chef lieu de la Ouaka.

Le président Touadéra inaugure le Centre de formation agricole de la Jeunesse Pionnière Nationale
Le président Touadéra inaugure le Centre de formation agricole de la Jeunesse Pionnière Nationale
Le président Touadéra inaugure le Centre de formation agricole de la Jeunesse Pionnière Nationale
Le président Touadéra inaugure le Centre de formation agricole de la Jeunesse Pionnière Nationale
Le président Touadéra inaugure le Centre de formation agricole de la Jeunesse Pionnière Nationale
Le président Touadéra inaugure le Centre de formation agricole de la Jeunesse Pionnière Nationale
Le président Touadéra inaugure le Centre de formation agricole de la Jeunesse Pionnière Nationale
Le président Touadéra inaugure le Centre de formation agricole de la Jeunesse Pionnière Nationale
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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 01:00
Centrafrique: le retour à la terre pour faire oublier les armes
Centrafrique: le retour à la terre pour faire oublier les armes
Centrafrique: le retour à la terre pour faire oublier les armes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 00:55
Faire revenir la Commission de la Cemac à Bangui (DANIEL ONA ONDO)
Faire revenir la Commission de la Cemac à Bangui (DANIEL ONA ONDO)

 

 


 

http://ledefigabon.com  11 Nov 2017

 

L’une des priorités du nouveau président de la Commission de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) est de faire revenir le plus rapidement possible le  personnel et le siège de l’institution dans la capitale de la Centrafrique.

 

Daniel Ona Ondo souhaite mettre en œuvre le plus tôt possible la décision des chefs d’Etat de la zone Cemac de réinstaller à Bangui en République Centrafricaine les institutions de la Cemac et les membres du personnel.

 

L’ancien Premier ministre du Gabon veut accélérer la cadence, quelques temps seulement après son installation à la tête de la Commission de la Cemac.

 

Durant les derniers jours, Daniel Ona Ondo était en visite à Bangui. Son passage dans la capitale de la Centrafrique a été pour lui une occasion d’évaluer les possibilités du transfert. Il est actuellement persuadé que le processus doit être accéléré.

 

Le patrimoine de la Cemac doit toutefois être réhabilité. Un timing clair concernant le retour de tout le personnel à Bangui doit être également établi. L’équipe de la Commission est déjà à pied d’œuvre actuellement. Il faut noter que le patrimoine de la Cemac sur place a été endommagé à la suite de la crise violente en Centrafrique. Mais étant donné que la situation a plutôt évolué, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cemac a préconisé durant le dernier sommet de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale le retour des institutions à Bangui.

 

La Commission de la Cemac est déjà disposée, avec  sa nouvelle équipe dirigeante, à concrétiser la recommandation des chefs d’Etat.

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 00:53

 

 

 

http://www.linfodrome.com

 

La compagnie aérienne ivoirienne, Air Côte d'Ivoire, vient de béficier d'un important appui financier qui va lui permettre d'accroitre ses activités.

 

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (Bad) a approuvé, le mercredi 8 novembre 2017, un prêt de plus de plus 65 milliards de FCFA afin de permettre à Air Côte d'Ivoire de moderniser et d'étendre son réseau vers Nouakchott (Mauritanie), Bangui (Centrafrique) et Luanda (Angola). Cette aide financière est constituée de plus de 33 milliards de FCFA de prêt souverain, presque 30 milliards de prêt du secteur privé, 2,7 milliards de FCFA de Fonds africain de développement et 1, 11 milliards de FCFA d'une garantie partielle de risques (PRG) du Fonds africain de développement (FAD) au profit de la compagnie.

 

La Bad a décidé d'épauler la stratégie de développement de la jeune compagnie ivoirienne. Au total, la compagnie va bénéficier de 16 5,71 5 milliards de FCFA de capitaux qui doivent notamment permettre de générer 684 emplois directs et 5 000 emplois indirects.

 

Créée en 2012, Air Côte d’Ivoire enregistre un trafic de passagers qui est passé de 250 000 personnes en 2013, à 850 000 en 2017. Son directeur général, René Décurey, a assuré dans les colonnes de Jeune Afrique que le développement de sa compagnie passerait d’abord par une augmentation des fréquences, et l’obtention d’un financement de la Bad paraît à même d’accélérer les choses.

 

Dans son communiqué, la Bad indique qu’« encouragées par la garantie-risques, les banques commerciales participeront au projet à hauteur de plus de 62 milliards de FCFA, portant ainsi le financement total négocié dans le cadre du partenariat public-privé (PPP) à 16 5, 71 5 milliards de FCFA, en y ajoutant l’apport de plus de 28 milliards de FCFA d’Air Côte d’Ivoire ». Un afflux de capitaux qui devrait permettre à la compagnie de finaliser l’acquisition des cinq Airbus A 320 qui viennent renouveler sa flotte, de créer des emplois et de former ses personnels, pilotes comme techniciens. « La mise en œuvre du programme créera, d’ici à 2020, 684 emplois directs pour le personnel navigant et commercial et quelque 5 000 emplois indirects d’ici à 2029 dans les activités connexes tels que les voyages, le tourisme, la location de voitures et d’autres secteurs similaires », assure l’institution financière.

 

Par ailleurs, 77 pilotes et 120 techniciens de l’aviation supplémentaires, dont 35 % de femmes, seront formés.

 

Le trafic-passagers devrait passer à plus de 1,2 million de personnes d’ici à 2030. Le fret aérien, quant à lui, devrait augmenter de 35 % d’ici à 2026.

 

L'augmentation du capital de Air Côte d' , annoncée depuis plusieurs mois, a été finalisée à la mi-octobre. Selon les termes de l’annonce légale publiée le 30 octobre dernier, ce capital est ainsi passé de 63 milliards à 130 milliards de francs CFA, soit une augmentation de plus de 100 %. « Tous les actionnaires ont suivi : Air France, la Banque africaine de développement et la Banque ouest-africaine de développement, qui a participé à hauteur de 5,319 milliards de F CFA, les investisseurs privés… », expliquait en juillet René Décurey.

 

Arlette Gnacabi (Stg)

 

Source : jeuneafrique.com

Air Côte d'Ivoire reçoit un appui financier de la Bad, Nouakchott, Bangui et Luanda, de nouvelles destinations
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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 00:51
Centrafrique : Le groupe armé RDR appelle au retour des déplacés

 

 

 

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 11 NOVEMBRE 2017

 

 

BANGUI, 11 Novembre 2017(RJDH)—Les habitants du centre du pays sont sensibilisés sur la cohésion sociale, la libre circulation des personnes et des biens et le retour des déplacés. Une initiative du groupe armé RDR, un mois après la signature d’accord de cessation des hostilités par les mouvements rebelles à Ippy.

 

C’est une campagne d’une semaine menée par ce groupe à l’issue de laquelle ce mouvement armé tente de rassurer la population du centre à enterrer la hache de la guerre et à prôner les vertus de la paix. Cette action pacifique est lancée dans un contexte de paix relative après l’engagement des groupes armés signataires au centre et le centre-est théâtre des violents combats intergroupe armé notamment à Bria.

 

Christ Junior Kenguemba porte-parole de ce mouvement se félicite de l’adhésion de la population à cette après le mea-culpa des groupes armés. « Nous avons été à la commune de Danambodou, Urdjiafun et Mbaidoumoubrou. Nous avons été aussi à Tagbara, Maloum fief des peuhls et au village Agoundoumanga où nous avons sensibilisé la population sur le vivre ensemble, la paix, la libre circulation. Et la population est heureuse car nous leur avons demandé pardon pour tout le mal que nous leur avons fait. Certains habitants dans les sites ont accepté de regagner leurs domiciles », a expliqué au RJDH Christ Junior Kenguemba du RDR.

 

Un accord en gestation pour étendre la paix vers le sud récemment foyer de tension selon Christ Junior Kemguemba, « il y a des foyers de tension à Boyo, Mborogbake où nous allons nous rendre pour cette campagne de sensibilisation pour parler aux gens afin de trouver une solution durable et avec les autres groupes armés. Nous avons déjà reçu des émissaires envoyés par nos confrères de Bangassou pour qu’on s’unisse pour un retour définitif de la paix », projette-il.

 

Une habitante de la ville de Ippy contactée sur la question a confirmé la libre circulation dans la région, « après l’accord de cessation des hostilités et le démarrage de la campagne de sensibilisation du RDR, nous circulons librement dans les périphéries. C’est vraiment un acte à louer », a-t-elle encouragé.

 

Les régions de la Ouaka, Basse-Kotto, et Mbomou seront les prochaines cibles de cette campagne que mène le mouvement armé RDR./

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 00:48

 

                                                                                  

 

Après la prise du pouvoir par la coalition des groupes armés, les éléments incontrôlés (selon les propos du Président autoproclamé) ont enchaîné ou multiplié des exactions, assassinats, meurtres, viols, pillages avec un relent intercommunautaire ou religieux sur de paisibles citoyens. Des mouvements de résistance sanglante se sont organisés précipitant l'intervention de l'armée française sous la bannière d'une solide résolution de l'ONU. Ne pouvant collaborer avec un Président putschiste autoproclamé, une solution politique a été initiée par les chefs d'Etat de la sous-région avec la bénédiction de la communauté internationale.

 

En conséquence de ce qui précède, une transition politique a été mise en place sanctionnée par l'organisation des élections couplées c'est à dire les présidentielles et les législatives. Du moins, cette transition qui a aussi connu des soubresauts financiers et politiques occupait contre toute attente un classement non pas appréciable mais passable dans le concert des nations. À titre de rappel, les États Unis publient une fois par an un classement des États en fonction de leur prospérité pour ne pas dire en fonction de leur pauvreté. Nonobstant la levée des 30% de promesse de dons par la communauté internationale suite à la table ronde de Bruxelles, de la prise en charge des salaires et autres fardeaux de l'Etat par la communauté internationale, notre chère nation est la lanterne rouge de ce classement.

 

Au passage, il faut noter que le budget de l'Etat centrafricain est le dernier budget de la sous-région. Ce budget est comparable ou même en deçà du budget d'une entreprise et non d'un État. L'espérance moyenne de vie est limitée à 51 ans et le produit intérieur brut (PIB) par habitant et par an est de 581 dollars. Les routes sont en état de délabrement avancé, on assiste au quotidien à un saupoudrage d'électricité au rythme de tontine, l'absence ou le délabrement des écoles et structures médicales dans les zones rurales, la perte de contrôle sur les 2/3 du territoire national qui comporte 16 préfectures et 179 communes. À cela s'ajoutent le fait que la vieillissante classe politique est majoritairement corrompue avec de blanchiment d'argent et de pierres précieuses, la société civile muselée et inexistante.

 

En résumé, il n'y a pas un domaine où on est au pénultième rang en dehors du classement FIFA relatif au football. La nation de Boganda est l'unique pays au monde sans armée...bref, un État failli. La notion de l'Etat est devenue une fiction car il est présent là où on l'attend le moins mais très absent là où on le réclame. Logiquement, l'avènement de nouvelles autorités démocratiquement élues devrait verdir tous les indicateurs y compris celui de la croissance. Mais à la lecture honteuse du dernier classement de l'ONU, la chère patrie de Bokassa occupe malheureusement la dernière place. Surpris, le citoyen lambda qui ne dissimule plus ses inquiétudes, s'interroge publiquement : quel était le classement de notre pays avant l'avènement des autorités démocratiquement élues ? Comment expliquer un classement aussi médiocre nonobstant les innombrables offensives diplomatiques des autorités démocratiquement élues ? Le Président des pauvres a-t-il intérêt à entretenir le désordre et de maintenir le pays sous le seuil de pauvreté ? Quelles sont les actions entreprises par le pouvoir de Bangui pour inverser la courbe de ce classement ? Dans le souci d'appâter les éventuels investisseurs, comment pacifier le pays quand le pouvoir ménage les groupes armés dans le sens du poil ?

 

Dès lors que la justice nationale et internationale ne s'intéresse aux bourreaux connus du peuple, comment va faire le pouvoir pour les inquiéter, ne fusse que de leur interdire de souffler sur la braise ? En l'absence d'initiative gouvernementale, faut-il mettre d'office notre pays sous tutelle selon les prescriptions du chapitre 13 de la charte de l'ONU ? Ce dernier classement de l'ONU n'est autre que la résultante de mauvais choix de méthodes, d'approches et de stratégies des nouvelles autorités. S'entêter sur cette voie s'avérerait suicidaire. En conséquence, nous invitons humblement le Président de la République qu'il n'est pas tard de changer de cap en vue de verdir tous les indicateurs.

 

Pour finir, nous appelons à méditer la morale de ce classement : "accepter les résultats ambigus d'une présidentielle dans l'optique de sauver sa patrie, et quelques mois plus tard la retrouver lanterne rouge au prix du sang dans le concert des nations...un cauchemar qui nous hantera à jamais". Avons-nous des regrets ? Et si c'était à refaire ? Mais attention, ne le dite à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c'est moi.

 

Paris le 10 novembre 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections. 

CENTRAFRIQUE : HEUREUSEMENT QU'ON EST PAS DERNIER, ON EST CLASSÉ 188 ème SUR 188 ÉTATS... par Bernard Selemby Doudou
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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 23:56
Les investisseurs inquiets de l'instabilité en République centrafricaine
Les investisseurs inquiets de l'instabilité en République centrafricaine
Les investisseurs inquiets de l'instabilité en République centrafricaine

 

 

 

 

http://www.dw.com 10.11.2017

 

 

Alors que le forum des investisseurs vient de s'achever en RCA, les participants étaient moins nombreux qu'espérés. La faute, en partie, à la situation sécuritaire dans le pays toujours très incertaine.

 

Le forum des investisseurs de Bangui, ouvert depuis mercredi, s'est refermé ce vendredi. Plusieurs bailleurs de fonds venus de l'étranger ont effectué le déplacement, mais leur nombre est resté en deçà des attentes du gouvernement centrafricain. L'instabilité dans le pays, toujours partiellement aux mains des groupes armés, ne favorise pas le climat des affaires. L'absence de l'autorité de l'Etat et l'insécurité grandissante dans presque 70% du territoire est défavorable à Bangui. 

 

Une situation pas étonnante pour certains observateurs. "L'insécurité va de pair avec le quotidien en Centrafrique. Or il s'agit justement, au-delà des investissements, de donner les garanties permettant aux investisseurs d'être sûrs que leurs investissements ne vont pas être perturbés par l'activité des nombreuses milices qui s'affrontent quotidiennement en Centrafrique", explique Aboya Manassé Endong, professeur de Sciences politiques à l'Université de Douala au Cameroun. 

 

Investir pour améliorer la situation sécuritaire

 

Pourtant les Centrafricains se veulent rassurants et appelle les investisseurs à venir s'installer. "Nous ne pouvons pas attendre qu'il y ait une situation sécuritaire sur toute l'étendue du territoire pour jeter les bases de la relance économique", insiste Janvier Ngawen, secrétaire permanent adjoint de l'Observatoire centrafricain d'études économiques et sociales. Pour lui, la République centrafricaine a besoin d'être assistée de manière significative. "Si il y avait eu la possibilité de créer un certain nombre d'emplois et de disposer d'un peu de richesse, ça serait plus difficile pour les groupes armés de se multiplier", explique-t-il.

 

La Banque mondiale qui se pose en garante du potentiel de la Centrafrique a annoncé un versement de 25 milliards de Francs CFA pour la réalisation des infrastructures à l'ouverture de ce forum. Au total ce sont environ 70 investisseurs du secteur minier venus d'Europe, d'Amérique, d'Asie mais aussi des régions comme le Niger et le Tchad qui ont fait le déplacement. Des entreprises françaises et chinoises déjà présentes sur le sol centrafricain dans de nombreux secteurs tels que les télécommunications, le transport aérien, ainsi que le secteur des PME étaient aussi présentes. 

 

 

 

RCA: le Forum des investisseurs laisse un goût d'inachevé

 

Par RFI Publié le 10-11-2017 Modifié le 10-11-2017 à 05:03

 

En Centrafrique, le Forum des investisseurs s'est achevé jeudi 9 novembre et laisse un goût d'inachevé. Une trentaine d'entreprises étrangères étaient présentes. Pour la plupart, elles se sont dites enthousiastes à l'idée de s'implanter dans le pays. Mais certaines conditions, comme la sécurité, sont toujours à revoir.

 

C'était une vision  optimiste qu'a présentée le groupe Rougier, spécialiste dans la production de bois. Implantée depuis 2015 en Centrafrique, l'entreprise forestière ne voit que des avantages à venir s'installer dans le pays. « Dans le secteur forestier, il y a finalement peu de forêts qui restent accessibles dans le bassin du Congo aujourd'hui et pour nous Rougier, augmenter notre patrimoine forestier, c'était important en particulier dans cette région de la RCA, qui est dans le sud-ouest du pays, parce que c'est une forêt de belle qualité », raconte Marie-Yvonne Charlemagne, la directrice générale du groupe.

 

Parmi les curieux, nombre de miniers, d'entreprises d'infrastructures, ou encore des distributeurs comme le groupe Arno, implanté au Cameroun depuis 60 ans. Pour Yanis Arnopoulos, le directeur des ventes, les difficultés de la RCA sont surmontables : « Au moins on comprend mieux le marché, on comprend les problématiques qu'il y a. Le transport est une très grosse problématique. On connaît toutes ces difficultés-là, ces problématiques d'approvisionnement, de transport, de corruption, etc. Alors malheureusement c'est des choses qui font que les pays n'avancent pas.  Et on est là justement pour investir et faire évoluer les mentalités. »

 

Et pour tenter de continuer de séduire ces investisseurs, le président Touadéra a promis la fin des difficultés administratives et la nécessité de changement. Ce qui rend Ibrahim Fakhoury, le directeur général adjoint de la Sefca, premier employeur du pays, optimiste. « Je crois que quand on a vu les panélistes qui ont présenté certains codes d'investissement ici, dit-ilqui sont déjà élaborés, qui sont déjà sur la table de l'Assemblée pour ratification, je pense que si d'ici la fin de l'année on a ratifié ces codes, il y a beaucoup d'avantages surtout sur le plan fiscal dans ce pays. »

 

Désormais, les contacts ont été pris entre les acteurs économiques et les autorités. Reste à voir si, maintenant, ces engagements seront tenus et si le relèvement du pays deviendra une réalité.

 

 

RCA: des ONG soutiennent Guterres pour exiger le renforcement de la Minusca

 

Par RFI Publié le 10-11-2017 Modifié le 10-11-2017 à 10:22

 

Dans quelques jours, le 15 novembre, le Conseil de sécurité de l'ONU doit renouveler le mandat de la Minusca. On sait que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres demandera notamment un renforcement des capacités militaires de la Mission onusienne en RCA, avec 900 casques bleus supplémentaires en renfort des 11 000 déjà déployés sur le terrain. Après un groupe d'ONG françaises mi-octobre, 28 organisations internationales et centrafricaines appellent le Conseil de sécurité à suivre les recommandations du secrétaire général pour renforcer la Minusca.

 

Faire de la protection des civils la priorité du mandat, c'est la demande essentielle de ces 28 ONG qui constatent que l'insécurité est à la base de tous les problèmes : accroissement des déplacements de populations, difficultés d'accès des humanitaires aux civils,  danger pour les travailleurs humanitaires.

 

« On appuie la demande du secrétaire général sur l’augmentation en personnel qui pourra, on l’espère, contribuer à créer des conditions nécessaires à la protection des populations civiles, et aussi contribuer à des conditions qui permettraient l’acheminement de l’aide en toute sécurité », explique Eric Batonon, le directeur de l'ONG Norwegian Refugee Council (NRC) en Centrafrique.

 

Plus aptes à empêcher les attaques

 

Concrètement, ces organisations espèrent qu'une fois les effectifs renforcés, les casques bleus seront davantage qu'aujourd'hui, en mesure d'empêcher les attaques.

 

Si un consensus semble acquis à New York autour du renforcement des effectifs, les Etats-Unis, particulièrement sensibles aux allégations d'abus sexuels commis par des casques bleus, demandent des gages de bonne conduite  et d'efficacité de la part de ces nouveaux contingents. Ce que certains pays contributeurs de troupes voient déjà comme une forme de stigmatisation.

 

Autre probable sujet de débats, la réduction de budgets alloués à des tâches jugées désormais moins prioritaires, dans le nouveau mandat.

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Published by Centrafrique-Presse.com
10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 23:37
Centrafrique : le gouvernement annonce la réhabilitation des routes dans le nord

 

 

 

Xinhua | 10.11.2017 08h41

 

Avec un financement de 25 milliards de francs CFA (44,3 millions de dollars) de la Banque mondiale, le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) se propose de réhabiliter les routes reliant les régions du nord, frontalières avec le Tchad, a appris jeudi Xinhua auprès du Ministère de l'économie, du plan et de la coopération.

 

Au Forum international des investisseurs de Bangui, Noël Gbégba, coordonnateur du projet de connectivité rurale à la représentation de la Banque mondiale en RCA, a mis en valeur les opportunités qui existent dans les préfectures concernées et qui justifient ce projet de réhabilitation des routes.

 

Les préfectures de l'Ouham et de l'Ouham Pendé sont de grands producteurs de coton tandis que les préfectures de la Vakaga et du Bamingui Bangoran regorgent d'énormes curiosités touristiques, notamment de nombreux parcs nationaux.

 

Lorsqu'il s'était rendu dans la ville centrafricaine de Birao (extrême nord-est) le 2 novembre dernier, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra avait déjà fait allusion à ce projet de réhabilitation de routes, en l'annonçant à la population de la Vakaga.

 

"Je demande aux groupes armés de déposer les armes et de rejoindre le processus du Désarmement, démobilisation, reconversion et rapatriement (DDRR) et laisser libre-cours aux entreprises en charge des entretiens routiers de faire leur travail", déclarait M. Touadéra aux ex-combattants.

 

La réhabilitation des routes dans les préfectures du nord de la RCA est la conséquence de la conférence des bailleurs de fonds de la RCA de novembre 2016 dans la ville belge de Bruxelles. Elle s'inscrit dans le cadre du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA), un programme que le gouvernement centrafricain avait concocté, à l'occasion, avec les partenaires.

 

Depuis la crise militaro-politique qui a éclaté en RCA, en décembre 2012, toutes les routes, en majeure partie en terre dans les régions encore sous le contrôle des groupes armés, n'ont fait l'objet d'aucune attention. Actuellement, elles sont dans un état très avancé de dégradation. Un voyage entre la capitale centrafricaine Bangui et la ville centrafricaine de Bambari (centre), long de 388 kilomètres, qui s'effectuait par le passé en une journée peut prendre aujourd'hui plus de quinze difficiles journées.

 

(Rédacteurs :Wei SHAN, Guangqi CUI)

 

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Published by Centrafrique-Presse.com