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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 15:17
L'accord de Khartoum diffère des précédents selon Martin Ziguélé

 

 

jeudi 7 février 2019 05:18

 

Le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, MLPC, Martin Ziguélé, un des participants au dialogue, reconnait que ce 8ème accord diffère des autres par la mobilisation des groupes armés. Ce dialogue, facilité par l'UA en collaboration avec l'ONU et la CEEAC, tire les leçons des précédents. Sur la question de l'amnistie, Martin Ziguélé reste prudent sur le commentaire d'un document que l'on a pas sous les yeux. Il demande par ailleurs aux Centrafricains de se calmer et de se rappeler que la RCA a des engagements internationaux notamment dans le cadre du statut de Rome. 

 

https://www.radiondekeluka.org/actualites/politique/33174-l-accord-de-khartoum-differe-des-precedents-selon-martin-ziguele.html 

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 15:13
ONU : Omar Hilal reconduit à la Commission de la paix en Centrafrique
ONU : Omar Hilal reconduit à la Commission de la paix en Centrafrique

 

https://ecp.yusercontent.com/mail?url=http%3A%2F%2Flago2.egroup.netdna-cdn.com%2Fwp-content%2Fplugins%2Flazy-load%2Fimages%2F1x1.trans.gif&t=1549547279&ymreqid=77589ae7-0a15-649b-1c28-4d000c014100&sig=Cc742gqIaQZq_OYTgCvWBQ--~C

Le Maroc est réélu à la tête de la Commission de la consolidation pour la paix en Centrafrique.

Omar Hilal, ambassadeur Représentant permanent du Maroc à l’ONU, a été reconduit, ce mardi 06 février à New York, pour la 5e année à la tête de cet organe subsidiaire de l’AG et du Conseil de Sécurité. La Commission de la Consolidation de la Paix a 3 missions : la mobilisation des ressources, la mobilisation politique de la communauté internationale et l’élaboration de conseils et de recommandations, notamment au Conseil de Sécurité.

Pour rappel, le Maroc a été le premier pays à envoyer des troupes au sein de la mission de maintien de la paix en Centrafrique (MINUSCA) et ce depuis avril 2014.

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 15:01
Centrafrique: 14 groupes armés pour un seul territoire 

 

 

AFP, publié le mardi 05 février 2019 à 10h59

 

Chacun maitrisant une partie plus ou moins importante du territoire centrafricain, quatorze groupes armés sont parvenus à conclure avec les autorités de Bangui un accord de paix, paraphé mardi à Khartoum.

 

Depuis la chute du président François Bozizé en 2013, qui a marqué le début d'une profonde crise en Centrafrique, ces groupes contrôlent environ 80% du territoire, où une mission de l'ONU (Minusca) et l'armée tentent d'empêcher les violences quotidiennes.

 

- Deux influents groupes de l'ex-Séléka

 

Officiellement, la coalition de la Séléka (alliance en langue locale), à l'origine de la chute de François Bozizé, a été dissoute en 2013.

 

Mais deux groupes armés créés par d'ex-généraux de la Séléka ont aujourd'hui une grande influence: le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

 

Le FPRC, dirigé politiquement par Noureddine Adam et militairement par Abdoulaye Hissene, tous deux sous sanctions de l'ONU, est basé dans le nord du pays, à Birao et Ndele. L'influence du groupe s'étend jusqu'au centre du pays (de Kaga Bandoro à Bria), région riche en ressources minières.

 

L'UPC, emmené par Ali Darassa, est lui basé dans le centre, à Alindao et Bambari. Jusqu'en 2017, le FPRC et l'UPC combattaient pour le contrôle du centre de la Centrafrique.

 

Ils sont alliés depuis octobre 2017, période à laquelle ils ont signé un accord de cessation des hostilités à Ippy.

 

Un troisième ex-général de la Séléka garde une influence notable: le Tchadien Mahamat Al-Khatim, qui a créé en 2015 le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC).

 

Allié du FPRC et de l'UPC, le MPC est installé à Kabo et le long de la frontière tchadienne, dans le nord du pays.

 

- Groupes antibalaka épars

 

Les milices antibalaka, créées en 2013 en réaction à la prise de Bangui par la Séléka en s'autoproclamant d'"autodéfense", sont aujourd'hui divisées en deux branches.

 

L'une est emmenée par Patrice-Edouard Ngaïssona, l'ancien "coordinateur" des milices, toujours influent, qui a été transféré à la Cour pénale internationale (CPI) début janvier.

 

M. Ngaïssona est réputé proche de l'ex-président François Bozizé en exil.

 

L'autre branche dépend de Maxime Mokom (sous sanctions américaines) qui a créé une alliance avec des groupes de l'ex-Séléka en 2015 en signant les accords de Nairobi.

 

Cette alliance conclue de façon opportuniste pour assurer aux signataires le contrôle d'un large territoire, comprenait aussi le groupe armé Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), un petit groupe armé basé à Bria.

 

- D'autres petits groupes locaux

 

Dans l'ouest et le nord-ouest du pays, d'autres petit groupes armés à l'influence locale, composés de quelques centaines de combattants tout au plus, sont installés sur les couloirs de transhumance de bétail, aux frontières du Tchad et du Cameroun.

 

Parmi ceux-ci, se trouve le groupe armé Retour, réclamation et réhabilitation (3R), créé en 2016 par Abass Sidiki dans la préfecture de Nana-Mambéré.

 

Les groupes Révolution justice (RJ), le Mouvement national pour la libération de la Centrafrique (MNLC) de l'ex-officier de la Séléka Ahmat Bahar, ou encore le Front démocratique du peuple centrafricain (FPDC) sont aussi présents dans la zone, riche en or et diamants.

 

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 18:42
L’Ambassadrice Lucy Tamlyn en République centrafricaine.

 

 

L’ambassade des États-Unis est heureuse d’annoncer la venue de l’Ambassadrice Lucy Tamlyn en République centrafricaine.

 

L’Ambassadrice Tamlyn a hâte de travailler avec le gouvernement et le peuple centrafricains, ainsi qu’avec d’autres amis de la République centrafricaine, pour poursuivre des objectifs communs en matière de sécurité, d’avenir meilleur et d’une République centrafricaine unifiée et fière.

 Lucy Tamlyn a été assermentée Ambassadrice américaine en République centrafricaine le 11 janvier 2019. Membre de carrière du haut service des affaires étrangères, membre du groupe des ministres-conseillers, elle était dernièrement ambassadrice américaine en République du Bénin. Elle a également été directrice du bureau de l'envoyé spécial pour le Soudan et le Soudan du Sud au département d'État, chef de mission adjointe à l'ambassade des États-Unis à Lisbonne (Portugal); Conseiller économique, Mission américaine auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques, Paris, France; Chef d'équipe de reconstruction provinciale, Erbil, Irak; et chef de mission adjoint, ambassade des États-Unis à N’Djamena, au Tchad. Elle a été membre des missions américaines auprès des Nations Unies à New York, Rome et Vienne et a également travaillé au Brésil, au Mozambique, en Colombie et à Washington.

 

L'Ambassadeur Tamlyn a obtenu un B.A. du Saint John’s College d’Annapolis, dans le Maryland, et une maîtrise de la School of International Affairs de la Columbia University à New York.

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 18:31

Lu pour vous

 

https://www.lemonde.fr  Par Jeffrey Hawkins le 4 février à 17h02

 

Pour l’ancien diplomate américain Jeffrey Hawkins, les pourparlers entre le gouvernement et les groupes armés ne mettront pas fin à l’instabilité dans le pays.

 

Tribune. Après dix jours de pourparlers entre le gouvernement et quatorze groupes armés de Centrafrique, la conclusion d’un accord de paix a été annoncée à Khartoum, au Soudan, samedi 1er février, sous l’égide de l’Union africaine (UA) et des Nations unies. Cet accord devrait en principe mettre fin à des années de crise dans un pays meurtri. Sauf que plusieurs aspects appellent à la prudence, voire à la méfiance.

Sur l’accord lui-même, il reste des zones d’ombres importantes, puisque son contenu n’a toujours pas été rendu public. Ainsi, on ne sait pas comment Khartoum a traité les différends majeurs, notamment la question de l’amnistie pour les chefs de guerre. Dans ce conflit aux dimensions communautaires, ethniques et religieuses, de nombreux crimes de guerre ont été perpétrés depuis le déclenchement des violences en 2012-2013. La Cour pénale internationale (CPI) prépare un certain nombre de dossiers contre des grands criminels de guerre et, à Bangui, un tribunal hybride, financé en grande partie par la communauté internationale, se met en place pour juger les seconds couteaux.

Même s’il n’existe pas de sondages fiables en Centrafrique, il est clair que le peuple a soif de justice. C’était par exemple une des revendications importantes des consultations populaires – le Forum de Bangui – en 2015. Pour cette raison, le gouvernement du président Faustin-Archange Touadera a résisté à l’idée d’amnistie par le passé. Or une des demandes principales des groupes armés était justement d’être exemptés de poursuites. Les grands chefs ne vont pas faire la paix sans s’être assurés qu’ils ne seront pas inquiétés plus tard par la justice.

Une invitation permanente au pillage

Mais les faiblesses de l’accord vont bien au-delà des compromis qui auraient été faits à Khartoum. Il y a en effet peu de chances que ces négociations mettent définitivement fin à l’instabilité en Centrafrique. D’abord, il y a une asymétrie qui rend la fiabilité de tout accord de cette nature douteuse. Le gouvernement peut parler pour le peuple centrafricain ; les groupes armés ne parlent que pour eux-mêmes.

Les milices anti-balaka ont beau dire qu’elles défendent les populations chrétiennes, les soldats de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) les populations peules et les guerriers du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) les gens du nord-est du pays, la vérité est que les groupes armés ne représentent aucune idéologie, aucune aspiration régionale ou nationale, aucun projet pour l’avenir. Ce ne sont que des bandits et des coupeurs de route qui ont largement profité de la guerre. Les changements rapides d’alliances observés ces dernières années le montrent bien. Leur objectif était la violence et le butin. Et si eux « font la paix », d’autres viendront certainement après. L’absence de l’Etat à l’intérieur du pays est une invitation permanente au pillage.

L’Etat centrafricain est déjà très faible. Or cet accord pourrait l’affaiblir encore plus. Ce genre d’accord est le plus souvent conclu entre un gouvernement et un maquis qui prétendent tous les deux à la légitimité. En Centrafrique, il n’y a pas une telle crise de légitimité. Faustin-Archange Touadera a été élu en 2016 dans une élection surveillée par la communauté internationale. A cette époque, les groupes armés ne se sont pas opposés au déroulement du scrutin et M. Touadera a gagné le deuxième tour de façon convaincante. C’est le président de tous les Centrafricains. Mettre les groupes armés en face de ce gouvernement légitime, plus ou moins sur un pied d’égalité, c’est en quelque sorte nier la volonté de l’électorat centrafricain. L’idée de donner des postes à ces groupes, sans un soutien populaire, va à l’encontre de la démocratie centrafricaine.

Présence troublante d’une délégation russe

Par ailleurs, il n’est pas exclu qu’il y ait eu des pressions venues de l’extérieur, rendant l’accord suspect aux yeux des Centrafricains. Le président Touadera a longtemps insisté sur un processus de paix dirigé par son gouvernement. Celui-ci n’a pas abouti et l’UA a demandé à prendre le relais. Or les voisins de la Centrafrique qui ont donné l’impulsion à cette initiative régionale ne sont pas tous totalement désintéressés. Pour cette raison, il n’y a pas forcément une congruence totale entre les parrains régionaux de l’accord et les Centrafricains. Enfin, on note la présence plutôt troublante d’une délégation russe à Khartoum. Même si les Russes étaient là comme « observateurs », leur influence grandissante à Bangui peut laisser croire qu’ils étaient en mesure d’imposer leurs points de vue.

Il y a donc des raisons de s’interroger sur l’avenir de cet accord, en particulier lorsqu’on observe le rapport de forces entre le gouvernement et les groupes armés. Une question fondamentale se pose : pourquoi ces groupes se rendraient-ils ? Ils contrôlent des trafics lucratifs – diamants, or, bétail – qui leur sont très profitables et, dans un avenir proche, ni l’Etat ni l’opération de maintien de la paix des Nations unies ne seront capables de mettre fin à leurs déprédations à l’intérieur d’un grand pays incontrôlé et instable. Vont-ils vraiment échanger le contrôle des mines et les barrages sur les axes de transhumance contre une amnistie et quelques postes à Bangui ? Signer un accord, peut-être. Le respecter, c’est autre chose.

 

Jeffrey Hawkins, ancien ambassadeur américain à Bangui, est chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

 

Centrafrique : « On peut douter de la fiabilité de l’accord de paix annoncé à Khartoum »
Centrafrique : « On peut douter de la fiabilité de l’accord de paix annoncé à Khartoum »
Centrafrique : « On peut douter de la fiabilité de l’accord de paix annoncé à Khartoum »
Centrafrique : « On peut douter de la fiabilité de l’accord de paix annoncé à Khartoum »
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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 18:18
Centrafrique: un accord paraphé à Khartoum, nouvel espoir de paix
Centrafrique: un accord paraphé à Khartoum, nouvel espoir de paix
Centrafrique: un accord paraphé à Khartoum, nouvel espoir de paix
Centrafrique: un accord paraphé à Khartoum, nouvel espoir de paix
Centrafrique: un accord paraphé à Khartoum, nouvel espoir de paix

 

 

KHARTOUM (AFP) 05.02.2019 - 15:14 - Un accord de paix entre le pouvoir et 14 groupes armés qui contrôlent 80% du territoire de la Centrafrique a été paraphé mardi à Khartoum, relançant les espoirs de paix dans ce pays pauvre meurtri par des années de conflit.

Cet accord de paix, le huitième depuis 2012, avait été obtenu samedi après une dizaine de jours de négociations à Khartoum sous l'égide de l'Union africaine (UA).

Son contenu restait toujours inconnu mardi, le texte n'ayant pas été distribué aux journalistes présents à la cérémonie de paraphe. Il ne sera rendu public qu'après la signature proprement dite, prévue à Bangui dans les prochains jours, selon les autorités centrafricaines.

L'accord a été paraphé au nom du gouvernement centrafricain par le président Faustin Archange Touadéra, venu spécialement dans la capitale soudanaise, a constaté un correspondant de l'AFP.

Le président soudanais Omar el-Béchir, dont le pays a accueilli les négociations, était présent à la cérémonie, ainsi que le président de la Commission de l'UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat.

Après avoir paraphé le texte appelé "accord de Khartoum", les représentants des 14 groupes armés, pour la plupart issus de l'ex-rébellion musulmane Séléka ou des milices antibalaka (antimachettes, qui affirment défendre les chrétiens), ont serré la main à MM. Touadéra et Béchir, devant plusieurs ambassadeurs et diplomates étrangers.

"L'accord de Khartoum ouvre la voie au retour de la paix dans notre pays, il est maintenant temps d'ouvrir une nouvelle page pour la Centrafrique", a déclaré le président Touadéra qui a lancé aux représentants des groupes armés: "rentrons ensemble à Bangui pour construire notre pays ensemble".

Parlant au nom des groupes armés, Herbert Gontran Djono Ahaba, également ministre de l'Energie, a estimé que "les difficultés commencent maintenant avec l'application de l'accord (...) crucial pour la paix".

A Bangui, Ambroise Saraga, un habitant de la capitale centrafricaine, s'est dit "très enthousiasmé" par la conclusion de ce nouvel accord de paix à Khartoum: "C'est ce que nous attendions, que deux parties qui ne s'entendent pas, se retrouvent autour d'une table".

Il a dit espérer que l'accord retiendrait ce que de nombreux Centrafricains avaient exigé lors de rencontres et forums récents, à savoir une "tolérance zéro" pour les auteurs de crimes et de violences.

- Sept accords sans suite -

Les négociations de Khartoum, lancées le 24 janvier, ont rassemblé les principaux chefs des groupes armés et une importante délégation gouvernementale.

En Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants en guerre depuis fin 2012, pas moins de sept accords de paix ont déjà été signés depuis, sans qu'aucun n'aboutisse au retour de la stabilité.

Les pourparlers de Khartoum ont à un moment été suspendus à cause de désaccords, en particulier sur la question de l'amnistie des responsables de crimes et d'exactions, réclamée par les groupes armés.

Sous la pression de ses partenaires occidentaux, Bangui a toujours refusé une amnistie des chefs de guerre dont plusieurs sont sous sanctions de l'ONU ou cités pour violations des droits de l'homme dans des rapports d'ONG. D'autres sont sous la menace d'un mandat d'arrêt.

Une Cour pénale spéciale (CPS) a été créée à Bangui pour juger les crimes commis dans le pays depuis 2003, mais son activité est limitée.

Outre l'amnistie, les groupes armés exigeaient aussi "la dissolution du gouvernement et la formation d'un gouvernement de sortie de crise" dont le Premier ministre serait issu de leurs rangs.

Ils réclamaient également la mise en place de patrouilles mixtes avec les Forces armées centrafricaines (Faca) pour sécuriser le territoire qui est en grande partie placé sous leur coupe.

Ancienne colonie française classée parmi les pays les plus pauvres au monde, la Centrafrique est cependant riche en diamants, or et uranium. Les groupes armés, qui contrôlent 80% du territoire, s'y affrontent pour le contrôle de ces richesses.

Ils s'opposent régulièrement aux quelque 12.000 soldats et policiers de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) qui tente en vain d'empêcher les violences.

Depuis un an, la Russie a fait une entrée remarquée en Centrafrique en livrant des armes aux Faca et en assurant la sécurité du président Touadéra.

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 18:17

 

Centrafrique : « Le futur de notre coopération sera sur une base très solide », déclare le diplomate russe Sergey Labanov en fin de mission

 

Bangui, Centrafrique 2019-02-01 (ADV) – Après huit ans d’exercice en terre centrafricaine comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de la Russie, Sergey Labanov a fait ses adieux ce 31 janvier au premier ministre Mathieu Simplice Sarandji.

« Le futur de notre coopération sera sur une base très solide. La Russie sera toujours aux côtés du gouvernement centrafricain dans sa quête de paix et de sécurité sur toute l’étendue du territoire », a déclaré l’ambassadeur de la Fédération de la Russie au service de la communication de la primature.

Selon les informations ADV, lors de la rencontre, les deux personnalités ont fait le tour des relations agissantes entre les deux pays amis mais aussi une rétrospective des actions impulsées par le diplomate russe au profit du peuple centrafricain.

«J’ai exprimé en certitude que ces relations ont une très belle perspective parce qu’elle a pris une base très solide depuis plusieurs années », a déclaré Sergey Labanov.

Sergey Labanov se dit convaincu que la paix, la stabilité et la sécurité sont des facteurs qui sont nécessaires au développement sociaux économiques du pays. « La fédération de la Russie est un partenaire très fiable et nous allons faire le mieux possible pour accélérer le retour de la sécurité sur toute l’étendue du territoire. Pour atteindre cet objectif, il faut avoir une coopération très intensive et aux problèmes africains, les solutions africaines », a-t-il ajouté.

Le 15 janvier, le président Russe Vladimir Poutine a nommé Vladimir Titorenko ambassadeur en Centrafrique. Vladimir Titorenko est spécialiste des « questions relatives aux nouveaux défis et menaces » et succédera alors à Sergueï Lobanov, en poste depuis 2011.

© Bur-csa – A.H / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

Centrafrique : « Le futur de notre coopération sera sur une base très solide » Lobanov
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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 18:16
Orange milite auprès du président Touadera pour un cadre fiscal favorable

 

Orange milite auprès du président Touadera pour un cadre fiscal favorable à l’investissement dans le pays

 

(Agence Ecofin) vendredi, 01 février 2019 09:19 - Le groupe télécoms Orange veut améliorer ses investissements en République de Centrafrique. Pour cela, il sollicite un cadre fiscal réglementaire approprié. La question a été au centre des échanges qu’ont eu Alioune Diagne, le directeur Afrique et Moyen-Orient du groupe Orange et le président de la République, Faustin Archange Touadéra, le 31 janvier 2019 à Bangui. Au cours des discussions, il a aussi été évoqué l’établissement d’un partenariat entre la société télécoms et le gouvernement pour le développement du numérique dans le pays.

Orange revendique actuellement, la place d’opérateur leader du marché télécoms centrafricain  qu’il discute avec Telecel, Moov et Azur. La société qui y fournit la technologie 3G+ depuis 2017, entrevoit dans son partenariat évoqué avec le chef de l’Etat, l’opportunité de contribuer davantage à une plus forte dissémination des TIC et du numérique dans le pays.

Actuellement, la Centrafrique, pays en crise politique, affiche un taux de pénétration du mobile et de l’Internet en dessous de 30%. Orange voudrait devenir un partenaire privilégié pour réduire non seulement la fracture numérique, mais enregistrer également un chiffre d’affaires en croissance permanente.

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 18:03
RCA / Renouvellement du régime de sanctions

 

RCA / Renouvellement du régime de sanctions

Explication de vote par M. François Delattre, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Conseil de sécurité – 31 janvier 2019

 

Monsieur le Président,

 

La France, en tant que plume, salue l’adoption à l’unanimité de la résolution 2454 renouvelant le régime de sanctions sur la RCA. Dans un contexte marqué par la tenue du dialogue direct entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés à Khartoum, sous les auspices de l’Initiative africaine, cette résolution témoigne du consensus et de toute l’importance que le Conseil de sécurité porte à la situation en RCA, et nous le saluons.

 

Monsieur le Président,

 

Je souhaiterais souligner deux points concernant la résolution que le Conseil de sécurité vient d’adopter et qui envoie un message clair à nos partenaires centrafricains qui attendent beaucoup, à juste titre, de ce Conseil :

 

1/ D’abord cette résolution marque une vraie ouverture du Conseil de sécurité les demandes exprimées par les autorités centrafricaines concernant l’embargo sur les armes. Leur message a été bien entendu. Le Conseil de sécurité s’engage en effet à établir, pour le 30 avril 2019 au plus tard, une feuille de route précise et opérationnelle qui pourrait conduire, d’ici quelques mois, à un assouplissement de l’embargo sur les armes.

 

Cette ouverture se fonde d’abord sur le besoin, pour les autorités centrafricaines, de rééquiper et de former leurs forces de défense et de sécurité afin qu’elles puissent contribuer à la sécurité de l’ensemble des citoyens centrafricains. Cette ouverture se fonde également sur le constat des progrès réels réalisés par les autorités centrafricaines sur trois points : la réforme du secteur de la sécurité, le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration des anciens membres des groupes armés, ainsi que la gestion des armes et munitions. Cette ouverture se veut enfin réaliste dans le sens où le Conseil de sécurité reconnaît que certains progrès restent encore à réaliser, à court terme, par les autorités centrafricaines.

 

Monsieur le Président,

 

2/ Signe de l’engagement ferme que prend le Conseil de sécurité, cette résolution établit ensuite un calendrier précis en demandant à ce qu’un rapport du Secrétaire général soit présenté d’ici au 31 juillet prochain afin de faire le bilan des progrès réalisés par les autorités centrafricaines sur les trois points que j’évoquais à l’instant, c’est-à-dire en matière de RSS, de DDR et de gestion des armes et des munitions. Cette résolution prévoit également qu’à la suite de ce rapport, le Conseil de sécurité se réunira, le 30 septembre 2019 au plus tard, pour statuer sur l’opportunité d’un assouplissement de l’embargo sur les armes.

 

Au final, cette résolution ouvre donc explicitement une perspective d’évolution du régime de l’embargo sur les armes d’ici à l’été 2019. Bien entendu, d’ici au 30 juin, les autorités centrafricaines devront rendre compte au Comité de sanctions de l’avancée de leurs progrès. Les autorités centrafricaines pourront également continuer de bénéficier des exemptions à l’embargo sur les armes. Elles pourront enfin continuer de bénéficier du soutien de leurs partenaires pour le renforcement des capacités de leurs forces de défense et de sécurité.

 

Monsieur le Président,

 

Nous l’avons toujours affirmé, dans le cas de la RCA, les sanctions n’ont jamais été conçues comme une fin en soi mais toujours comme un moyen pour contribuer à notre objectif commun : celui de la stabilisation et du retour d’une paix durable en Centrafrique.

 

Avec l’adoption à l’unanimité de cette résolution, c’est donc un message plus large qui est envoyé par le Conseil de sécurité. Il s’agit tout d’abord d’un message clair de soutien au Président Faustin-Archange Touadéra dans ses efforts en faveur de la paix et de la réconciliation de tous Africains et d’un message clair de solidarité avec les populations centrafricaines qui sont les premières victimes des violences persistantes perpétrées par les groupes armés.

 

Il s’agit ensuite d’un message ferme de soutien à l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA car nous le savons tous, la solution à la crise centrafricaine ne pourra être que politique. Dans ce contexte, nous saluons la tenue des pourparlers de paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés à Khartoum, sous les auspices de l’Union africaine. Ce rendez-vous est en effet crucial pour le processus de paix et nous espérons qu’il aboutira à des résultats tangibles.

 

Avant de conclure et puisqu’il s’agit de la dernière session publique du Conseil de sécurité au mois de janvier, je souhaiterais vous remercier et vous féliciter chaleureusement, Monsieur le Président, vous-même ainsi que toute votre équipe, pour l’excellent travail que vous avez réalisé tout au long de votre présidence.

 

Je vous remercie.

 

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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 18:56
En Centrafrique, le cinéma reprend des couleurs
En Centrafrique, le cinéma reprend des couleurs
En Centrafrique, le cinéma reprend des couleurs

Lu pour vous 

 

https://www.lemonde.fr  Par Gaël Grilhot Publié aujourd’hui à 18h00

 

Une dizaine de réalisateurs formés, une salle inaugurée le 2 février. Le nouveau cinéma centrafricain veut donner une autre image du pays que la guerre et la division.

 

C’est le petit matin. Lentement, deux jeunes Pygmées marchent dans une rue embrumée de Bangui. Ils viennent vendre au marché des chenilles de la forêt. Elvis Sabin Nagibino suit les images qui défilent sur son écran, les premiers rushes de son futur film consacré à ces deux jeunes Aka.

A 32 ans, Elvis en est à son troisième film tourné en Centrafrique. Le premier a été réalisé « avec les moyens du bord » après ses études de géologie. Au chômage, il s’est lancé, porté par le rêve de devenir cinéaste. « Depuis longtemps j’avais envie de faire des films. Mon premier souvenir de cinéma, c’est Le Silence de la forêt, de Didier Ouenangaré. On le regardait à la télévision, en noir et blanc. On pensait qu’il y en aurait d’autres, mais cela n’a pas suivi. » Mort en 2006, le réalisateur a laissé son pays orphelin de création cinématographique pendant plus de dix ans.

« Gisement non exploité »

Mais, depuis 2017, ils sont une dizaine, comme Elvis, à avoir bénéficié d’une solide formation. Dix premiers films ont été réalisés et sélectionnés dans différents festivals internationaux. « Rafiki Fariala a été récemment à Biarritz pour le Fipadoc, pour présenter son film, Mbi na Mo », explique Olivier Colin, le directeur de l’Alliance française. Avant son arrivée à Bangui en octobre 2016, l’homme avait imaginé avec les Ateliers Varan et le réalisateur français Boris Lojkine, une série de stages destinés à de jeunes Centrafricains. Après sélection des candidats, une première résidence a eu lieu en 2017, intense et fructueuse.

« Nous avons eu sept semaines de formation, précise Elvis. On allait sur le terrain, on ramenait les rushes, et on les sélectionnait. Avant je ne savais pas vraiment me servir de la caméra, je m’occupais juste de l’écriture. Ça m’a permis de passer de l’autre côté. » Raconter le pays dans des documentaires ou de petites fictions, pour Christian Ousseine, un autre réalisateur, « cela crée une forme d’identification pour le public, et ça participe à la cohésion nationale ». Lui a réalisé son premier film sur les enfants des rues. Depuis, d’autres formations ont eu lieu, plus techniques, destinées à faire de ces réalisateurs de vrais professionnels de l’image et du son.

Treize autres films sont en tournage. Les réalisateurs, qui se réunissent régulièrement, s’entraident sur leurs projets respectifs. En parallèle, ils travaillent avec des institutions ou des ONG. Pour eux, l’objectif est de créer une société coopérative. « Notre ambition est d’être autonomes, souligne Elvis, on ne peut pas toujours dépendre d’une structure comme l’Alliance française. Personnellement, ajoute-t-il, mon rêve serait de mettre en place une structure de formation dédiée au cinéma. » Il en est convaincu, le cinéma africain est un secteur d’avenir, qui peut créer de l’emploi. « Un gisement non exploité », s’amuse l’ancien étudiant géologue.

Non loin du local, des ouvriers s’activent dans la cour de l’Alliance française. Derniers coups de pinceau, derniers réglages : la nouvelle salle de cinéma de Bangui sera inaugurée samedi 2 et dimanche 3 février. Là encore, c’est Olivier Colin qui a trouvé environ 100 000 euros de financements pour rénover ce bâtiment et en faire une salle moderne, pluridisciplinaire, « avec des caissons anti-réverbération pour une meilleure propagation du son. (…) Les cinémas qui existaient il y a des décennies fonctionnaient bien, insiste-t-il. Les Centrafricains aiment le cinéma. Je fais le pari que la culture et le cinéma sont les meilleures armes pour le vivre-ensemble. »

Salles transformées en églises

Un credo largement partagé par le directeur de la Cinématographie centrafricaine, Prince Koyagbele, qui veut faire du cinéma un outil pour améliorer l’image de son pays. Depuis la mort de son illustre prédécesseur, Didier Ouenangaré, le premier à avoir occupé ce poste de directeur, il y a eu peu d’évolution, reconnaît-il, mais « le ministère de la communication a des ambitions ». Avant la crise, il y avait cinq salles à Bangui et d’autres en province, mais elles ont progressivement fermé, pour la plupart « transformées en églises ». « Je suis en train de mener des démarches avec une salle privée appartenant à une famille. Elle contient encore tous les éléments pour diffuser des films. »

En parallèle, il travaille avec d’autres partenaires, comme le Cinéma numérique ambulant (CNA), qui a déjà permis de diffuser les dix premiers films produits par les jeunes réalisateurs à travers tout le pays, non sans difficultés, liées au climat sécuritaire incertain et à quelques problèmes techniques surmontés. Bien que manquant cruellement de financements, Prince Koyagbele est persuadé qu’avec les partenariats privés et institutionnels, cette dynamique va participer à la reconstruction du pays.

 

Le réalisateur Boris Lojkine, lui, est revenu en 2018 pour un projet plus personnel, consacré aux derniers moments à Bangui de la jeune photoreporter française Camille Lepage, tuée lors d’un reportage en 2014. Un tournage intégrant de nombreux acteurs locaux, mais aussi le recrutement d’assistants techniques choisis parmi les réalisateurs formés. Mais, pour Prince Koyagbele, qui souhaite à terme monter un Festival international du film centrafricain, « personne ne peut parler mieux de la Centrafrique qu’un Centrafricain. Nous voulons produire des films pour montrer la valeur intrinsèque de la RCA, ses paysages magnifiques, ses visages, montrer sa cohésion. »

Gaël Grilhot (Bangui)

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Published by Centrafrique-Presse.com