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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 15:55

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 12-02-2019

 

Une violente manifestation de militaires fraîchement retraités lundi en plusieurs endroits de la capitale centrafricaine, Bangui, a été critiquée par le Premier ministre Simplice-Mathieu Sarandji, dénonçant des revendications irraisonnables.

Au sortir d'une réunion de crise, M. Sarandji a parlé de manipulation au sujet de ce troisième mouvement de revendication qui a vu ces ex-militaires exiger du gouvernement centrafricain et de ses partenaires, les Etats-Unis en particulier, la régularisation de "mesures d'accompagnement" se rapportant à leur départ à la retraite.

D'après le Premier ministre, ces mesures prévoiraient de verser à chaque officier général de l'armée admis à la retraite 35 millions de francs CFA (60.000 dollars), 30 millions pour chaque officier supérieur (51.500 dollars), 25 millions pour chaque officier (43.000 dollars) et 20 millions (34.400 dollars) pour chaque sous-officier et soldat du rang.

Selon lui, les manifestants ne veulent pas discuter de cette question avec lui ou leur ministre de tutelle, mais directement avec le président Faustin-Archange Touadéra.

M. Sarandji a noté que si les Etats-Unis ont aidé la Centrafrique à faciliter le départ à la retraite d'environ 800 militaires, l'accord signé avec Washington ne prévoit que l'apurement des arriérés de solde, ce qui a été fait, au dire d'un responsable de la mission européenne chargé de la formation des militaires (EUTM/RCA). Donc, a-t-il conclu, ces "mesures d'accompagnement" sont un chantage et n'existent nulle part dans l'accord.

Un représentant de l'EUTM/RCA présent à la réunion de crise a indiqué qu'en date du 13 septembre dernier, les arriérés normaux de 629 militaires répondant aux critères ont été entièrement apurés, à hauteur de près de 1,5 milliard de FCFA (2,5 millions de dollars).

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : le PM dénonce une manifestation de militaires à la retraite
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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 15:54

 

 

Par RFI Publié le 12-02-2019 Modifié le 12-02-2019 à 06:22

 

de notre correspondante à New York, Marie Bourreau

 

En Centrafrique, des forces militaires et/ou paramilitaires russes, étroitement liées aux forces armées nationales, se seraient rendues coupables de tortures à l’égard d’au moins un civil centrafricain. Selon un rapport confidentiel des Nations unies, et auquel RFI a pu avoir accès, un homme originaire de Bambari aurait été torturé pendant cinq jours à la mi-janvier. L’organisation a jugé les informations suffisamment sérieuses et crédibles pour lancer une enquête et alerter les autorités à Bangui.

Sur les photos l’homme, âgé de 38 ans et qui dit être un simple commerçant, présente des plaies sur le corps. Sa main gauche est bandée, son auriculaire a été coupé. Dans la déposition, qu’il fait aux enquêteurs de l’ONU, il assure avoir été torturé par des militaires russes qui pourraient appartenir à la société militaire privée Wagner.

Un passage à tabac qui se déroule sur cinq jours entre le 11 et le 16 janvier dernier sur une base partagée avec les Forces armées centrafricaines à Bambari selon les informations de RFI.

L'homme raconte avoir été arrêté alors qu’il faisait son marché, pris à partie par d’autres civils qui l’accusent d’être un membre des ex-Seleka, ce qu’il nie. La situation était alors particulièrement tendue à Bambari et des affrontements opposaient des éléments de l’UPC à l’armée.

L’ONU a pu interroger la victime le 16 janvier avant qu’elle ne soit transférée à Bangui. Son témoignage a été jugé suffisamment sérieux pour que l’organisation décide de diligenter rapidement une enquête sur place. Un porte-parole indique que les autorités centrafricaines ont été alertées de ce cas de torture commis par des individus de nationalité russe. Selon une source, les cas pourraient cependant être plus nombreux.

 

RCA: enquête de l'ONU sur des accusations de torture portées contre des Russes
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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 15:50
Centrafrique : Cinq colonels de l’armée promus généraux de brigade
Centrafrique : Cinq colonels de l’armée promus généraux de brigade

 

 

Bangui, Centrafrique 2019-02-12 (ADV) – Cinq officiers supérieurs de l’armée nationale sont promus généraux de brigade par décret présidentiel du 8 février 2019.

Cette promotion à titre normal des officiers des Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour l’année 2019 entre dans le processus de la refondation et de la redynamisation de l’armée qui prend de plus en plus la forme d’une armée de garnison.

Le Décret qui porte le n°19.031, concerne le Colonel MAMADOU Zéphirin, (N°Mle: 1985-2-1267), actuellement chef d’Etat-major des armées, le Colonel YACOUB Victor, (N°Mle: 1882-2-1117), le Colonel BOGUIN Grégoire, (N°Mle: 81-2-1079), le Colonel LENGBE Thierry, (N°Mle: 1987-1-1010) et le Colonel YEAUMBI-DEMOIDI Gatien Richard, (N°Mle: 1980-1-1006).

« Les intéressés prennent droit à la solde inhérente au grade et échelon qu’ils détiennent », précise l’article 2 de ce présent Décret, signé par le président de la République, le chef suprême des armées, Faustin Archange Touadera.

L’armée Centrafricaine, pourtant frappée par l’embargo de l’ONU sur l’importation des armes bénéficie de diverses formations de la mission européenne (EUTM-RCA) mais aussi des instructeurs russes qui accompagnent son redéploiement et la reconquête des villes occupées par les groupes rebelles depuis 2013.

 

© Bur-csa – A.H – N.A / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 15:32

 

Clôture du 32e sommet de l'Union africaine

 

ADDIS-ABEBA -- La 32e session ordinaire de l'Assemblée de l'Union africaine (UA) s'est achevée lundi soir au siège de l'UA à Addis-Abeba, capitale éthiopienne. Pendant deux jours, les chefs d'Etat et de gouvernement africains se sont échangés sur divers sujets dont les déplacements forcés en Afrique et la Zone de libre-échange continentale (ZLEC). Ces problématiques, ainsi que les infrastructures et la jeunesse, seront les priorités de l'UA de cette année, a affirmé le nouveau président de l'organisation pan-africaine, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

- - -

 

Centrafrique : l'accord de paix ne prévoit pas d'amnistie, mais des examens au cas par cas (gouvernement)

 

BANGUI -- Le gouvernement centrafricain a confirmé lundi que l'accord de paix conclu entre le gouvernement et 14 groupes armés, dont la publication serait imminente, ne comprendrait pas d'amnistie, même si les actes de chacun seront examinés au cas par cas. Selon le ministre de la Communication et des Médias, Ange-Maxime Kazagui, on n'attend plus que la signature des dernières personnalités avant que son contenu ne soit dévoilé. Ces signatures devaient être apposées à la fin lundi du 32e sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba (Ethiopie) par des diplomates des pays voisins de la Centrafrique et impliqués dans la mise en œuvre dudit accord.

 

 

Centrafrique : l'accord de paix ne prévoit pas d'amnistie, mais des examens au cas par cas (gouvernement)

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 12-02-2019

 

Le gouvernement centrafricain a confirmé lundi que l'accord de paix conclu entre le gouvernement et 14 groupes armés, dont la publication serait imminente, ne comprendrait pas d'amnistie, même si les actes de chacun seront examinés au cas par cas.

Selon le ministre de la Communication et des Médias, Ange-Maxime Kazagui, on n'attend plus que la signature des dernières personnalités avant que son contenu ne soit dévoilé. Ces signatures devaient être apposées à la fin lundi du 32e sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba (Ethiopie) par des diplomates des pays voisins de la Centrafrique et impliqués dans la mise en œuvre dudit accord.

Pour donner un avant-goût du contenu de l'accord, M. Kazagui a évoqué les engagements pris par les deux parties.

Du côté du gouvernement, a-t-il indiqué, il est question de tout mettre en œuvre pour éradiquer les causes profondes générant les crises, citant davantage de décentralisation, les collectivités territoriales et les circonscriptions administratives afin que tout ne soit plus concentré à Bangui, la capitale.

Les réformes prévues concernent, entre autres, des recrutements dans la fonction publique et dans l'armée. Sur le plan politique, M. Kazagui a souligné la nécessité pour le chef de l'Etat Faustin-Archange Touadéra de réaménager le gouvernement conformément aux nouvelles exigences.

Appelés à être dissous, les groupes armés, selon le ministre, se sont pour leur part engagés à respecter l'ordre constitutionnel, l'intégrité du territoire, ainsi qu'à renoncer aux armes et à la violence pour faire valoir leurs revendications. Ils sont de plus appelés à ne plus occuper ou à détruire des biens publics et privés.

Afin d'aider au redéploiement de l'Etat, ces groupes armés sont sommés de ne pas faire obstacle au déploiement de l'administration, à lever tous les barrages illégaux, à cesser de collecter illégalement des impôts et à tout faire pour encourager le retour des déplacés.

Dans le souci de faire la différence avec les accords de paix antérieurs, M. Kazagui a mis en exergue l'engagement de toutes les parties, à savoir le gouvernement centrafricain, les chefs des groupes armés, les pays limitrophes, l'Union africaine et l'ONU, qui se mêleront dans la mise en œuvre de l'accord de paix.

Le ministre a par ailleurs annoncé la mise en place d'un comité conjoint de suivi, tant au niveau national qu'au stade préfectoral, chargé de préparer le terrain à une Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CVJRR). Mais il a martelé qu'il n'y aurait pas d'amnistie et que les actes des uns et des autres seront examinés au cas par cas.

Ange-Maxime Kazagui a prévenu que des annexes du l'accord comprenaient des mesures coercitives applicables par les casques bleus de la mission onusienne en Centrafrique (MINUSCA) en cas de violation des dispositions.

L'accord de paix sanctionnant les pourparlers inter-centrafricains est une initiative de l'Union africaine. Il a été négocié à huis clos du 24 janvier au 2 février dernier à Khartoum au Soudan. Il a été paraphé par les parties le 5 février dans la capitale soudanaise, puis signé par les mêmes acteurs le lendemain à Bangui.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Centrafrique : l'accord de paix ne prévoit pas d'amnistie, mais des examens au cas par cas (gouvernement)
Centrafrique : l'accord de paix ne prévoit pas d'amnistie, mais des examens au cas par cas (gouvernement)
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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 19:12

 

 

https://www.radiondekeluka.org  dimanche 10 février 2019 12:37

 

Plus de 1000 candidats venus des huit arrondissements de Bangui ont composé ce dimanche 10 février 2018 les épreuves écrites de recrutement dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Le test s'est déroulé dans trois lycées retenus comme centres d'examens. Il s'agit des lycées Technique, Martyrs et Barthélémy Boganda.

Ces candidats ont mesuré leurs capacités intellectuelles dans trois épreuves écrites : la dictée, la culture générale et les mathématiques. Chaque matière a duré 2 heures et tout a commencé par la dictée.

Sorti de la salle, ce candidat du lycée Barthélémy Boganda s'est réjoui de son travail. "Nous avons composé les épreuves de français, de culture générale et des mathématiques. Elles sont faciles et je suis très sûr d'avoir la moyenne", a-t-il déclaré.

"Tout se passe dans de très bonnes conditions. Et avec la petite expérience du passé, nous avons pu mieux gérer les situations qui se sont présentées à nous", s'est félicité Emmanuel Mbok, l’un des superviseurs de la Minusca.

De nombreuses absences ont été enregistrées ce dimanche. Mais aussi les organisateurs ont laissé composer certains candidats qui n’ont pas vu leurs noms sur la liste affichée. "Naturellement, il y a des absents et il y a beaucoup de gens que nous n'entendions pas mais qu'il a fallu gérer. Ce matin, j'ai pratiquement 500 candidats qui n'étaient inscrits nulle part mais qu'il fallait faire composer pour éviter les risques de trouble à l'ordre public",

Les épreuves se sont déroulées sans incident majeur dans les trois centres d'examens. Ce recrutement a été organisé par le Gouvernement centrafricain avec l’appui de la Minusca et de l’EUTM.

 

Bangui : Plus de 1000 candidats ont composé ce dimanche le test d'entrée dans les FACA
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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 19:00
DES ACCORDS DE KHARTOUM  par David KOULAYOM-MASSEYO

            

                                                        

       Ayant déjà écrit ici même sur l’inutilité d’un autre sommet sur le Centrafrique, je ne peux que me répéter ou me contredire (Seignebos) . Le sommet s’est finalement tenu non pas à Addis Abéba mais à Khartoum ; mais les acteurs étaient sensiblement les mêmes plus les Russes et la très forte délégation centrafricaine dont on se demande si elle est partie faire la claque ou des selfies avec les tueurs du peuple centrafricains !

        On attendra de lire les cent quatre ( 104 ) pages du document final avant de se prononcer sur le fond . Dores et déjà, on peut pointer les ambiguïtés qui ont accompagné le sommet et qui n’ont jamais été levées :

-Aucun moyen coercitif n’est prévu pour contraindre les récalcitrants.  Connaissant la mauvaise foi des rebelles ( taqqiya oblige) d’une part et d’autre part sachant que leur seule force réside dans les armes, on se demande pourquoi ce silence coupable . Ce point est lourd de conséquences .

-Le Président élu Touadéra est mis sur un même pied d’égalité avec des rebelles sans foi ni loi qui ne représentent que leurs intérêts dans un pays qu’ils ont mis en coupe réglée ! Le précédent ivoirien avec les accords de Marcoussis imposant Guillaume Soro comme Premier Ministre du Président élu Gbagbo ne nous a rien appris . Quand l’histoire se répète, elle se répète tragiquement .

-Un flou entoure la question capitale de l’impunité rejetée par tous les Centrafricains cf Forum de Bangui . Là aussi, nous jugerons sur pièce . Rien ne vaut la paix, mais nous ne l’achèterons pas à n’importe quel prix non plus .

-Le Soudan, pays hôte, qui a trouvé là une occasion en or pour redorer le blason de son Président El Béchir qui traîne un mandat d’arrêt international  et une situation sociale tendue, a-t-il pris au moins l’engagement de ne plus armer les séditieux centrafricains ? 

        Le peuple centrafricain martyrisé, soumis à tous les tourments, exilé, animalisé …sera un juge exigeant et intraitable après ce huitième sommet consacré à son pays . Nous l’espérons . VIVEMENT .

 

                                Le 6 Février 2019

                                David KOULAYOM-MASSEYO .

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 18:54
Le pays africain hostile à l’Algérie que Messahel ne veut pas citer
Le pays africain hostile à l’Algérie que Messahel ne veut pas citer

Lu pour vous

 

https://www.moroccomail.fr  Rédaction février 9, 2019

 

L’Algérie vient d’être réélue membre du Comité de Paix et Sécurité de l’Union Africaine. Son président actuel, l’algérien Ismaïl Chergui dont les efforts de paix en République Centrafricaine ont abouti à la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés.

A cette occasion, le président centrafricain, Faustin Touadéra, a déclaré que M. Chergui « a été un digne messager de la solidarité africaine portée par l’UA à l’égard de mon pays ».

« Monsieur le Commissaire Chergui, vos talents de fin négociateur ont donné à la RCA un bel Accord. Je tiens à vous rendre hommage appuyé au nom du peuple centrafricain », a-t-il ajouté en guise de remerciement pour ses bons offices qui ont permis à ce pays d’ouvrir la porte de l’espoir et l’optimisme.

Ces paroles ont été prononcées au lendemain du vote pour le renouvellement des membres du Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA dans lequel la RCA a voté, aux côtés du Maroc, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, contre l’Algérie.

Ces trois pays constituent les derniers vestiges de la Françafrique. Leur diplomatie est téléguidée depuis le Quai d’Orsay et c’est Paris qui a donné l’ordre de voter contre le renouvellement du membership de l’Algérie au conseil panafricain.

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 18:43
Le Français arrêté à Madagascar renvoyé vers Paris
Le Français arrêté à Madagascar renvoyé vers Paris

 

 

Par RFI Publié le 10-02-2019 Modifié le 10-02-2019 à 00:18

 

À Madagascar, le Français Christophe Raineteau a été renvoyé du territoire malgache vers la France samedi soir, selon son avocat. Arrivé le 5 février à Antananarivo, l’homme avait été dans la foulée arrêté par la police de l’air et des frontières (la PAF) puis placé en garde à vue pendant 48h à l’aéroport d’Ivato. Christophe Raineteau est en effet sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la Centrafrique.

 

C’est une curieuse histoire que celle de Christophe Raineteau. Après un premier séjour à Madagascar en décembre 2018, le quinquagénaire y est retourné cette semaine pour un voyage d’affaires, mais la police de l’air et des frontières l’a placé immédiatement en garde à vue à son arrivée, en vertu d’un mandat d’arrêt international émis à son encontre par les autorités centrafricaines le 21 décembre 2018.

Il est sous le coup de 11 chefs d’accusation parmi lesquels acte de terrorisme, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, association de malfaiteurs ou encore trouble à l’ordre public.

Après sa garde à vue de 48h, l’homme a été déféré au parquet, puis maintenu en garde à vue à l’aéroport d’Ivato. Une décision qui n’a pas été comprise par son avocat, Maître Solo Ratsimoarivony, puisque les autorités malgaches ont recommandé le renvoi du quinquagénaire en France, en vertu de l’accord de coopération judiciaire existant entre les deux pays.

Une source judiciaire malgache affirme que des magistrats centrafricains auraient atterri à Antananarivo samedi après-midi. On ignore à ce stade s’ils ont pu l’auditionner.

 

RCA: incertitude sur le sort d'un Français arrêté à Madagascar

 

Par RFI Publié le 09-02-2019 Modifié le 09-02-2019 à 15:24

 

En République centrafricaine (RCA) le président Faustin-ArchangeTouadéra avait menacé de le traîner en justice, en mai dernier : le Français Christophe Raineteau a été arrêté à Madagascar et pourrait être renvoyé en Centrafrique. C'est en tout cas ce que redoute son avocate. Christophe Raineteau et Bernard Cousin avaient été accusés, au cours d'une interview accordée à France 24, par le chef de l'Etat centrafricain, d'être parmi les commanditaires de l'attaque du 1er mai à Bangui. Cette attaque avait fait des dizaines de morts. L'affaire semblait, depuis quelques mois, s'être tassée mais, coup de théâtre, lundi dernier, Christophe Raineteau est interpellé à l'aéroport d'Antananarivo.

Les conseillers et la famille de Christophe Raineteau pensaient que la justice malgache n'allait pas appliquer le mandat d'arrêt et préférerait l'expulser vers la France. Cependant, depuis quelques heures, rien n'est plus sûr. Jointe par RFI, maître Stéphanie Le Meignen, avocate française de Christophe Raineteau dit ne plus rien comprendre.

« Ce qu’il faut savoir, c’est que le mandat d’arrêt transmis par les autorités centrafricaines, d’après mes informations, n’était transmis avec aucune des pièces qui sont jointes habituellement, et qui sont surtout une condition de validité de ce mandat d’arrêt. En tout état de cause, les autorités judiciaires malgaches nous ont informées que monsieur Raineteau serait expulsé vers la France. Cela a été confirmé par le Quai d’Orsay notamment jeudi matin. Retournement de situation hier soir. On nous indique que tout est suspendu. Les autorités malgaches nous informent que monsieur Raineteau ne serait pas expulsé vers la France, que sa garde à vue allait être prolongée une fois de plus, pour 24 heures, et que dans ce laps de temps, des représentants des autorités centrafricaines allaient se déplacer sur le territoire malgache », précise-t-elle avant d’exprimer son inquiétude.

« Donc, à juste titre, nous sommes extrêmement inquiets. Mon client est retenu manifestement en dehors de tout cadre légal. En tout cas, je ne comprends absolument pas ce qui se passe depuis jeudi matin et c’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, on en appelle notamment aux médias, mais aussi aux autorités françaises pour qu’ils interviennent parce qu’on ne peut pas laisser monsieur Raineteau entre les mains des autorités centrafricaines, avec les accusations qui sont portées à son encontre et dans les conditions dans lesquelles cela semble intervenir », souligne maître Stéphanie Le Meignen, avocate française de Christophe Raineteau.

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 18:33
Centrafrique: un accord de paix pour accélérer la justice et sécuriser le territoire
Centrafrique: un accord de paix pour accélérer la justice et sécuriser le territoire
Centrafrique: un accord de paix pour accélérer la justice et sécuriser le territoire

 

 

afp , le 08/02/2019 à 22h27 Mis à jour le 08/02/2019 à 22h27

 

Accélérer la réconciliation et la justice en Centrafrique tout en sécurisant son territoire occupé à 80% par des groupes armés, qui y feront des patrouilles avec l'armée régulière: tels sont les principaux objectifs d'un accord de paix dont l'AFP a obtenu copie vendredi.

Cet accord de paix signé mercredi à Bangui, le 8e depuis le début de la crise en 2013, prévoit la mise en place sous 90 jours d'une Commission vérité, justice, réparation et réconciliation (CVJRR).

En attendant, une "Commission inclusive" composée des parties en conflit est "immédiatement" créée avec la lourde tâche de "qualifier et de proposer toute action susceptible d'être prise en matière de justice".

La principale inconnue sur le contenu de l'accord était celle de l'amnistie exigée par les chefs des groupes armés, mais toujours refusée par Bangui.

L'amnistie n'est pas mentionnée dans le texte qui stipule néanmoins que le président Faustin-Archange Touadéra garde un "droit discrétionnaire de grâce" qui pourra être utilisé pour "soutenir la dynamique de réconciliation".

De même, la "réintégration" des dirigeants de groupes armés - pour la plupart sous mandats d'arrêt ou cités dans des rapports d'ONG pour violations des droits de l'homme - sera étudiée au "cas par cas" par une Commission mixte.

Les groupes armés sont issus de l'ex-rébellion hétéroclite de la Séléka en majorité composée de musulmans qui a renversé le président François Bozizé en 2013 et des milices d'autodéfense qui s'y opposaient, les antibalaka.

La France, qui a critiqué l'immixtion russe en Centrafrique, a salué la signature de l'accord et "le rôle décisif" de l'Union africaine dans les négociations.

"Nous appelons toutes les parties à mettre en œuvre rapidement et de bonne foi cet accord de paix (...) Sa mise en œuvre nécessitera l'appui politique, financier et technique de la communauté internationale", a souligné le ministère français des Affaires étrangères.

- Gouvernement inclusif -

Les ex-présidents, dont François Bozizé et Michel Djotodia, le chef de la Séléka, bénéficieront d'une loi garantissant leur statut d'anciens chefs de l'Etat.

MM. Bozizé et Djotodia vivent tous deux en exil et sont poursuivis dans leur pays pour leurs liens présumés avec des rebelles armés.

 

Comme pour chacun des sept accords précédents, les 14 groupes armés signataires se sont engagés à "renoncer au recours aux armes" et à procéder à un cessez-le-feu immédiat.

Eux qui pour la plupart demandaient le départ de M. Touadéra doivent désormais "respecter la légitimité des institutions démocratiques" de Centrafrique.

Des patrouilles mixtes de militaires et de membres de groupes armés seront mises en place pour une "période initiale" de deux ans en vue de rétablir la sécurité sur l'ensemble du territoire.

Un gouvernement inclusif sera en outre nommé "immédiatement après signature de l'accord".

Les groupes armés ont longtemps réclamé qu'un Premier ministre issu de leurs rangs soit nommé, en tant que symbole d'un partage équitable du pouvoir, ce qui ne figure pas dans l'accord.

Plusieurs hommes forts des groupes armés sont déjà soit ministres, soit conseillers à la présidence.

 

Ces groupes, qui ont placé 80% du territoire sous leur coupe, s'engagent à "mettre immédiatement et irrévocablement fin à toute obstruction au redéploiement des autorités" en province.

Un point important, car les principaux groupes armés ont à plusieurs reprises menacé de s'en prendre aux préfets et aux autorités locales redéployés dans les régions.

- Loi de décentralisation -

Les groupes armés estiment que Bangui a "abandonné" une partie du pays, un argument notamment mis en avant par l'ex-coalition de la Séléka pour expliquer le coup d'Etat de 2013.

Aucune élection municipale n'a eu lieu en Centrafrique depuis l'abolition du régime du parti unique, au début des années 1990.

En guise de réponse, le gouvernement s'engage dans l'accord de paix à "faire adopter, sans délai, une nouvelle loi sur la décentralisation".

Les questions d'un possible fédéralisme ou d'une décentralisation des pouvoirs sont au coeur des débats depuis plus de vingt ans en Centrafrique.

Finalement, "un transfert des compétences et des ressources requises au niveau préfectoral et local" va être mis en place, prévoit l'accord.

D'après ce texte, des "processus appropriés de recrutement" des fonctionnaires seront mis en place pour représenter "toutes les composantes de la nation".

La Centrafrique, une ancienne colonie française qui compte aujourd'hui 4,5 millions d'habitants, est classée parmi les pays les plus pauvres du monde, malgré la richesse de son sous-sol en diamants, en or et en uranium. Les groupes armés s'y affrontent pour le contrôle de ces ressources.

Ils s'opposent régulièrement aux quelque 12.000 soldats et policiers de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) qui tentent en vain d'empêcher les violences.

 

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 18:23
Fin de mission diplomatique de l’ambassadeur russe en Centrafrique

 

 

Bangui, Centrafrique2019-02-08 (ADV) — Le président Faustin Archange Touadera a décerné à Sergueï Lobanov, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie près de République centrafricaine, la cravate de commandeur dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine. Ceci s’est déroulé jeudi 7 février à Bangui pour marquer la fin de son séjour dans ce pays.

Le diplomate russe a été accrédité depuis 2011 en Centrafrique. Son séjour a coïncidé avec les crises militaro-politiques que la RCA connait depuis de 2012. Sa présence aux côtés des autorités centrafricaines durant les moments difficiles jusqu’à ce jour témoigne de la preuve indéniable de la coopération entre la Fédération de la Russie et la République centrafricaine.

C’est dans ce contexte que pour témoigner la reconnaissance du peuple centrafricain au diplomate russe Sergueï Lobanov après les 08 années de services en terre centrafricaine, le président Touadéra a décerné à Sergueï Lobanov la cravate de commandeur dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine.

« Témoins de la crise militaro-politique, déclenché en 2012 avec pour conséquence le coup d’Etat de 2013 et la transition de 2013-2015, M. Sergei Lobanov a eu la chance d’assister au retour à l’ordre constitutionnel en 2016 à la suite de l’élection démocratique du président Touadéra. La présence russe en terre centrafricaine pendant ces moments difficiles ont permis d’entamer une nouvelle étape de coopération bilatérale très prometteuse entre la RCA et la Russie », commente la presse présidentielle centrafricaine.

Selon le diplomate russe, cette nouvelle étape s’est matérialisée par l’assistance des instructeurs russes aux côtés des autorités centrafricaines pour la restructuration des Forces de sécurité intérieure et des Forces Armées Centrafricaines. M. Sergueï Lobanov n’a pas manqué de féliciter les autorités centrafricaines pour le dialogue politique de Khartoum qui, a abouti à la signature d’un Accord de paix à Bangui.

La présidence centrafricaine relève qu’autre succès à mettre à l’actif de l’ambassadeur Lobanov est le renforcement de la coopération bilatérale entre son pays la Russie et la RCA dans le domaine humanitaire et économique.

Chancel Sékode, ministre délégué aux Affaires étrangères chargé du protocole d’État a souligné qu’entre 2011 et 2019, beaucoup de choses se sont passées en terre centrafricaine sous le regard de l’ambassadeur Sergei Lobanov, mais la Fédération de Russie était toujours présente aux côtés du peuple centrafricain.

« Cette présence, s’est matérialisée aujourd’hui par des actes concrets tels que le renforcement des relations entre la RCA et la Russie à travers la formation de plus d’un millier d’éléments des Forces Armées Centrafricaines par les instructeurs russes, la mise à disposition de l’armée centrafricaine des équipements militaires, l’implication de la Russie aux côtés du peuple centrafricain sur le plan humanitaire et économique, l’appui de la Fédération de Russie pour la levée partielle de l’embargo sur les armes à destination des FACA, l’appui diplomatique de la Russie dans le processus ayant conduit à la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés… », a énuméré le membre du gouvernement centrafricain, Chancel Sékode.

C’était le 15 janvier que le président russe Vladimir Poutine a nommé Vladimir Titorenko ambassadeur en Centrafrique en remplacement de Sergueï Lobanov en poste depuis huit ans à Bangui.

 

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

 

Le président Faustin Archange Touadera a décerné à Sergueï Lobanov, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de #Russie près de République centrafricaine, la cravate de commandeur dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine...

Fin de mission diplomatique de l’ambassadeur russe en Centrafrique
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