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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 17:56

 

https://www.afrique7.com  février 13, 2019 

 

Le gouvernement de la république de Centrafrique s’apprête à mettre en place un Comité pour la gestion des revendications des militaires retraités, qui se sont encore faits entendre ce mardi, en bloquant les grands axes de la capitale, Bangui.

Ce comité sera composé des ministres des Finances, de la Défense, de la Sécurité, de la Justice et de la Communication, et aura pour tâche d’«étudier dans le détail, avec les militaires retraités, leurs principales revendications», a décidé le gouvernement centrafricain, hier mardi à l’issue d’un conseil des ministres. Le comité sera également étendu au procureur de la république, indique un communiqué du conseil des ministres.

Quelque 800 militaires avaient été admis à la retraite en mars 2018, dans le cadre d’un projet du gouvernement visant à «rajeunir» l’armée. Depuis plusieurs mois, quelques dizaines de ces militaires retraités bloquent à intervalles réguliers, certains ronds-points de la capitale centrafricaine, estimant que ce processus ne suivait pas correctement son cours et qu’ils ne sont pas assez aidés dans leur reconversion.

Depuis lundi, ils avaient érigé des barricades en bois sur certains ronds-points de Bangui pour réclamer des «mesures d’accompagnement» qui doivent les aider à se reconvertir.

Mi-janvier, des blocages similaires avaient eu lieu, de même qu’en septembre 2018, lorsque plusieurs centaines de militaires retraités avaient manifesté dans la capitale et devant le Parlement pour exiger le paiement de plusieurs années d’arriérés de pensions et de primes.

 

Création en Centrafrique d’un Comité de gestion des revendications des militaires retraités
Création en Centrafrique d’un Comité de gestion des revendications des militaires retraités
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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 17:47
Tchad, un chef d’état fort à la tête d’un pays fragile
Tchad, un chef d’état fort à la tête d’un pays fragile

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com   La rédaction de Mondafrique 13 février 2019

 

L’intervention de la France pour porter secours d’Idriss Déby, attaqué par les rebelles armés du Nord du pays, révèle la fragilité du régime. Une analyse des experts de Crisis Group

 

Du 3 au 6 février 2019, des avions de l’opération française Barkhane ont procédé, à la demande de N’Djamena, à une série de frappes contre un groupe de rebelles tchadiens au nord-est du pays. L’Union des forces de la résistance (UFR), une coalition rebelle basée en Libye, entendait selon son porte-parole Youssouf Hamid Ishagh progresser jusqu’à la capitale N’Djamena pour renverser le président Idriss Déby et « mettre en place un gouvernement de transition réunissant toutes les forces vives du pays », projet avorté à la suite de l’intervention française. Ce mouvement majoritairement composé de combattants zaghawa, la communauté du chef de l’Etat, est dirigé par Timan Erdimi, neveu du président qui vit au Qatar et qui avait déjà essayé de renverser son oncle en 2008 d’abord, puis en 2009 après avoir créé l’UFR.

Selon un bilan annoncé dans un communiqué le 9 février 2019 par l’armée tchadienne, « plus de 250 terroristes, dont quatre principaux chefs » auraient été capturés et plus de quarante de leurs véhicules détruits. Un bilan démenti par Ishagh, qui le juge fantaisiste.

L’opposition politique tchadienne a critiqué l’intervention militaire française, la première au Tchad depuis 2008, qu’elle perçoit comme une nouvelle preuve du soutien inconditionnel de la France à Idriss Déby, tout en se disant opposée à une prise de pouvoir par les armes. Ces incursions ont eu lieu au moment où d’autres groupes armés tchadiens s’activent aux frontières et alors que le président est affaibli par une crise économique et une grogne sociale qui traverse le pays depuis plusieurs années. En demandant à la France d’intervenir militairement sur son territoire le président Déby a montré qu’il prenait ce risque très au sérieux. 

Pour sa part, Paris assume son intervention, menée « en réponse à la demande des autorités tchadiennes », et la justifie par le souci de préserver la stabilité aussi bien du Tchad que de la sous-région. « La France est intervenue militairement pour éviter un coup d’Etat », a déclaré à Paris le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, lors de la séance de questions d’actualités à l’assemblée nationale, le 12 février. Les autorités françaises ajoutent que le Tchad est un allié stratégique qui déploie son armée sur plusieurs théâtres d’opérations contre le terrorisme dans le Sahel et le bassin du lac Tchad.

Quel est le lien avec la situation intérieure du Tchad ?

En demandant à la France d’intervenir militairement sur son territoire, pour la première fois depuis 2008, le président Déby a montré qu’il prenait ce risque très au sérieux. Cela tient au contexte intérieur marqué par une colère sociale grandissante, mais aussi aux dissensions croissantes au sein de sa propre communauté, que les rebelles espèrent exploiter.

Le partage des ressources de l’Etat suscite depuis longtemps des tensions parmi les Zaghawa et au sein même de la famille présidentielle. Lors de l’accession au pouvoir de Déby en 1990, des cadres militaires et politiques zaghawa, dont Timan Erdimi et son frère Tom Erdimi, neveux du président, l’aident à organiser un système autocratique fort autour d’un nouveau parti politique, le Mouvement patriotique du Salut (MPS). Timam et Tom ont tous les deux été directeur de cabinet du président avant d’occuper des postes stratégiques – respectivement directeur de la Coton Tchad, alors entreprise publique, et à la tête de projets pétroliers. Mais au début des années 2000, le projet de Déby de réviser la Constitution pour se représenter en 2006 provoque une rupture avec les frères Erdimi, qui se voyaient comme ses successeurs « naturels ». Il en résulte d’importantes défections d’officiers de la garde présidentielle et de hauts cadres de l’administration et la formation de rébellions au Soudan. Plus tard, la famille présidentielle tentera sans succès de réconcilier Idriss Déby et Timam Erdimi.

D’autres événements provoquent des oppositions frontales au sein de la communauté zaghawa. En 2009, son rapprochement avec le Soudan coupe le président d’une partie des membres de son clan qui soutenaient la rébellion au Darfour. Enfin, ces dernières années, l’influence grandissante de l’épouse de Déby, Hinda, issue d’une ethnie arabe et originaire de la région du Ouaddaï à l’est du pays, et la nomination de ses proches à des postes à responsabilité, engendrent de nouvelles disputes dans la famille d’Idriss Déby.

L’UFR a voulu profiter de ces tensions pour encourager des défections au sein de l’armée, favoriser un soulèvement intérieur et provoquer des retournements d’alliance dans l’entourage du président. Le 6 février 2019, Tom Erdimi, frère de Timam qui vit en exil aux Etats-Unis, a adressé un message vocal en arabe aux militaires tchadiens, pour les appeler à rejoindre les rangs de l’UFR et renverser Déby. « Nous vous appelons à nous rejoindre. Nous ne sommes pas loin… Nous ne voulons pas vous tuer ; nous aussi nous ne voulons pas mourir. Le sang des Tchadiens a déjà trop coulé », a-t-il lancé. Quelques jours plus tard, il faisait écho à une plainte des familles de soldats lorsqu’il ajoutait dans une communication audio : « on envoie mourir les soldats tchadiens à l’étranger sans honneur et sans argent pour leurs familles ».

Bénéficiant d’un soutien fort au sein d’une partie des Zaghawa, les Erdimi ont aussi eu, à un moment donné, de bonnes relations avec des hommes politiques et des intellectuels du reste du pays, y compris du Sud. Alors que beaucoup de Zaghawa craignent que leur influence et leurs intérêts soient menacés et qu’ils puissent être la cible de violences une fois le président Déby parti ou décédé, les Erdimi promettent s’ils devaient arriver au pouvoir de les sécuriser et aussi d’ouvrir une période de transition et d’y associer des non Zaghawa. Mais une grande partie de la population tchadienne rejette un nouveau renversement par la force et les tentatives de l’UFR d’agréger à leur mouvement un consortium de mécontents plus large n’ont pas été fructueuses. 

L’incursion est partie de la Libye et l’UFR a des soutiens dans la région du Darfour au Soudan. En quoi la situation dans ces deux pays est-elle liée aux événements récents au Tchad ?

Cette crise intervient dans un contexte géopolitique régional particulier. En Libye, le Maréchal Khalifa Haftar essaie de rebattre les cartes stratégiques en menant une offensive majeure sur les villes du sud du pays, ce qui met sous pression les groupes rebelles tchadiens qui évoluent dans cette zone. Au Soudan, le président Omar el-Béchir, qui a tissé une alliance avec Déby en 2009, est apparu affaibli par des mois de soulèvements populaires.

Comme d’autres groupes rebelles tchadiens, notamment le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), le Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR) et l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), l’UFR est installée au sud de la Libye depuis son expulsion du Darfour, à l’ouest du Soudan, par Khartoum en 2010. Ces groupes ne sont pas d’accord sur les stratégies à adopter, sont divisés par des lignes de fractures ethniques et des ambitions personnelles et sont même entrés en compétition. Leurs combattants s’adonnent à divers trafics et travaillent parfois comme mercenaires pour des milices libyennes. Bien que la situation sécuritaire semble s’être normalisée au Tchad, l’appel à l’aide de Déby à la France montre que l’armée tchadienne, souvent présentée comme une armée forte, a aussi ses faiblesses. 

L’incursion de l’UFR au Tchad a sans doute été précipitée par l’offensive lancée mi-janvier par l’Armée nationale libyenne (ANL) de Khalifa Haftar qui cherche à étendre son emprise dans le sud de la Libye. Si le porte-parole de l’UFR affirme que l’entrée de ses combattants dans le nord du Tchad était prévue de longue date et n’a aucun lien avec l’opération de l’ANL, d’autres membres du groupe reconnaissent que la pression exercée par les forces d’Haftar les a poussés à passer la frontière promptement.

L’opération La colère du désert lancée le 20 janvier 2019 par l’ANL vise officiellement à combattre les terroristes, les bandes criminelles et les groupes armés étrangers qui sévissent dans la région. Bien que les alliances dans la guerre civile en Libye fluctuent constamment, l’UFR a un moment été proche des milices de Misrata et des brigades de défense de Benghazi, des mouvements rivaux d’Haftar. Proche de Paris et surtout allié stratégique de N’Djamena dans la région, Haftar a souvent frappé les positions des rebelles tchadiens au sud du pays. Il est possible que son avancée vise, entre autres objectifs, à les affaiblir davantage.

Dans les années 2000, des insurrections armées contre Déby à partir du Darfour, alors en proie à une guerre civile, ont, à deux reprises, atteint N’Djamena et failli le renverser. Depuis la signature d’un accord de paix entre N’Djamena et Khartoum fin 2009, el-Béchir a cessé de soutenir les groupes rebelles tchadiens, y compris l’UFR de Timan Erdimi. Toutefois, l’UFR conserve des contacts étroits avec des groupes darfouris, notamment le Mouvement pour la justice et l’égalité, et certains de ses combattants continuent de faire la navette entre la Libye et le Soudan. Si le pouvoir d’el-Bechir était menacé, l’accord entre les deux pays, qui repose in fine sur la parole des deux présidents, le serait aussi. Cela dit, bien que la situation reste précaire après des mois de manifestations, el-Béchir semble toujours bénéficier de l’appui des forces de sécurité.

Quelles sont les perspectives et quels risques peut-on identifier ?

Comme en 2008, la France est intervenue militairement pour soutenir les autorités tchadiennes et le président Déby. Si la plupart des Tchadiens rejettent toute prise de pouvoir par la force et condamnent les incursions des groupes rebelles sur leur territoire, beaucoup critiquent en même temps le soutien de la France et de la communauté internationale en général au pouvoir en place. Il est vrai que jusqu’ici, les acteurs internationaux n’ont pas réussi à exercer une pression suffisante sur les autorités tchadiennes pour les pousser à engager un dialogue politique véritablement inclusif.

Bien que la situation sécuritaire semble s’être normalisée au Tchad, l’appel à l’aide de Déby à la France montre que l’armée tchadienne, souvent présentée comme une armée forte, a aussi ses faiblesses. Selon plusieurs officiers rencontrés par Crisis Group, l’armée, présente sur plusieurs théâtres d’opérations (au Mali, dans les pays de la région du Lac Tchad et sur plusieurs fronts intérieurs dont le Tibesti, frontalier avec la Libye) est surmenée et certains soldats sont gagnés par une forme de démotivation. Celle-ci a été accentuée par les coupes dans les indemnités des soldats opérées ces dernières années (jusqu’en décembre 2018) pour faire face à la crise financière consécutive à la chute des cours du pétrole. Dans un tel contexte, les groupes comme l’UFR vont sans nul doute continuer à encourager les désertions. Plus généralement, ces évènements mettent en question la solidité du pouvoir tchadien qui repose principalement sur l’armée, et soulignent la fragilité de ce pays dirigé par l’« homme fort » de la région. Notes

 

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 17:45

 

Lu pour vous

 

https://www.radio.cz  13-02-2019 Guillaume Narguet

 

Malgré l’accord de paix signé dernièrement dans la capitale Bangui entre gouvernement et groupes armés, la situation sécuritaire en République centrafricaine reste particulièrement instable et précaire. Dans ce pays meurtri par les guerres et autres coups d’Etat, qui compte parmi les moins développés au monde, une organisation tchèque continue pourtant de mener sa mission, notamment éducative à travers un projet appelé « L’école en jouant ». Cofondatrice de SIRIRI, Ludmila Böhmová est revenue récemment d’une mission de contrôle d’un mois dans l’ouest du pays.

 

Si Ludmila Böhmová est revenue saine et sauve de ce séjour dans un pays qui compte très certainement parmi ceux dans le monde que les Tchèques connaissent le moins, son témoignage n’est cependant guère teinté d’optimisme :

« La situation s’est plutôt encore aggravée. Officiellement, la crise humanitaire causée par le coup d’Etat de 2013 s’est achevée en 2015-2016, et c’est la raison pour laquelle plusieurs organisations internationales ont arrêté leurs programmes d’aide. La réalité est que 85 % du territoire restent occupés par les groupes de rebelles, ce qui signifie qu’aucune aide humanitaire ne peut y être achevée. Or, on estime à près de 3 millions sur une population de 4,6 millions d’habitants, le nombre de gens qui sont directement menacés par la violence et auraient besoin d’une aide. »

Si SIRIRI continue de fournir son aide en Centrafrique, c’est parce que l’organisation opère dans une des rares régions du pays où cela reste encore possible, frontalière du Tchad et du Cameroun, comme l’avait expliqué son ancien directeur Fabrice-Martin Plichta lors d’un précédent entretien à Radio Prague :

 

« Nous intervenons dans une région qui est plus calme. Nous travaillons dans l’ouest du pays, qui est moins perturbé par les combats qui peuvent endeuiller le pays. Nous nous appuyons sur des partenaires locaux qui ont une bonne connaissance des lieux, du milieu, des personnes et intervenants divers qui pourraient se manifester. La situation semble suffisamment sûre pour que nous puissions réaliser cette formation. »

 

Depuis désormais quatre ans, SIRIRI envoie dans la ville de Bozoum des équipes de bénévoles chargés de former des instituteurs centrafricains à une méthode pédagogique en sango, la langue maternelle des enfants centrafricains, mieux adaptée aux besoins des élèves pour l’apprentissage de la lecture et de l’écriture que l’enseignement traditionnellement dispensé en français. Et si cette mission n’est pour l’heure pas remise en cause, Ludmila Böhmová affirme néanmoins que tout n’est pas simple pour autant :

 

En Centrafrique, l’action concrète d’une ONG tchèque

 

« L’année dernière, des groupes de rebelles sont arrivés jusqu’à la limite des deux préfectures dans lesquelles nous mettons en œuvre notre projet. Cela nous a empêchés de nous rendre dans certains endroits et d’aller rendre visite aux instituteurs que nous avions formés précédemment. Par exemple, lors de notre séjour en janvier dernier, alors que nous expérimentions une nouvelle méthode d’enseignement dans une classe, le père Aurélio, un missionnaire italien sur lequel nous nous appuyons sur place pour réaliser notre projet, est sorti d’une classe voisine où il venait d’abriter un groupe de femmes et d’enfants musulmans car il avait été informé qu’il y avait des tirs dans un village distant de dix kilomètres de Bozoum et que les hommes étaient partis se réfugier dans la brousse. Cela donne donc une idée de la tension qui règne malgré tout là-bas. Vous pouvez passer d’un état émotionnel à un autre en quelques instants. Ce qu’il est important aussi de souligner, c’est que ces femmes et enfants musulmans ont été accueillis dans une école catholique, ce qui montre bien la faculté d’entraide qui est celle des gens qui ne sont pas agressifs et ne sont pas armés. »

Malgré les risques et toutes les difficultés, SIRIRI, un mot qui signifie « paix » en sango et qui depuis peu est aussi le nom d’un groupe armé centrafricain, entend bien poursuivre une mission éducative dont l’important succès tant auprès des instituteurs, que des enfants et des autorités centrafricains, confirme le bien-fondé. Un succès presque même inespéré, comme Ludmila Böhmová l’expliquera plus en détail prochainement dans nos émissions.

 

EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, MALGRÉ LA GUERRE, UNE ONG TCHÈQUE POURSUIT SA MISSION
EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, MALGRÉ LA GUERRE, UNE ONG TCHÈQUE POURSUIT SA MISSION
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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 17:43
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

LA MINUSCA ET SES PARTENAIRES RESTENT ENGAGES DANS LA LUTTE CONTRE LA PROBLEMATIQUE DES ENFANTS SOLDATS 

 

Bangui, 13 février 2019 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont réaffirmé leur engagement, aux côtés d’autres partenaires, de poursuivre la lutte contre l’enrôlement et l’utilisation des enfants dans les groupes armés en République centrafricaine. Au cours d’une conférence de presse conjointe, mercredi à Bangui, les deux institutions ont aussi réitéré leur engagement à aider les autorités centrafricaines à lutter contre ce phénomène et à poursuivre l’engagement avec les groupes armés.

 

« Nous espérons qu’avec la signature de l’accord signé entre le Gouvernement et les groupes armés, les groupes réaffirmeront leur engagement à cesser de recruter ou à libérer les enfants en leur sein », a indiqué la Représentante de l’UNICEF en RCA, Christine Muhigana. La Représentante a par ailleurs énuméré une série de conditions nécessaires à la réintégration des enfants notamment un environnement de réintégration plus sécurisé, un système éducatif fonctionnel et accessible à tous, des opportunités de réintégration et d’un marché de l’emploi, des mécanismes de prise en charge spécialisés ainsi que des ressources financières suffisantes et de longue durée. 

 

De son côté, le conseiller à la Protection de l’Enfant de la MINUSCA, Charles Fomunyam, a rappelé que plus de 10.000 enfants séparés des groupes armés en RCA depuis 2014, dans le cadre du dialogue avec ces groupes. « Depuis 2016, la MINUSCA en collaboration avec l’UNICEF et les différents partenaires de la protection des enfants organisent des activités de sensibilisation à travers le pays pour maquer l’esprit sur les questions des enfants associés, surtout d’en dissuader les groupes armés de recruter et utiliser les enfants, les populations d’encourager leurs enfants à se joindre aux groupes armés et les enfants eux-mêmes », a-t-il rappelé.

 

Les deux responsables s’adressaient à la presse à l’occasion de la Journée internationale de la main rouge, célébrée le 12 février, et dont l’objectif est de sensibiliser l'opinion publique sur les souffrances subies par les enfants soldats dans le monde et notamment en RCA. Les activités se poursuivent jusqu’au 9 mars à Bangui, Bouar, Bambari, Bria, Kaga-Bandoro, Paoua, Grimari et Alindao.

 

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a annoncé le début d’une mission de haut niveau des Nations Unies, qui séjournera trois jours dans le pays. La délégation rencontrera les autorités centrafricaines et débattra des thèmes comme le processus électoral et le plan de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA). La délégation est composée des Sous-Secrétaires généraux aux opérations de maintien de la paix, Bintou Keita, celui de l’appui à la consolidation de la paix, Oscar Fernandez-Taranco, et de l’ambassadeur du Maroc auprès des Nations unies et président de la Configuration République Centrafricaine de la Commission de la consolidation de la paix des Nations unies (PBC), Omar Hilale.

 

Au cours de leur visite, la délégation visitera des projets financés par le Fonds de consolidation de la paix (PBF) dans le pays, à savoir un projet à l’intention des femmes parlementaires ainsi que les écoles de police et de gendarmerie récemment réhabilités pour permettre la formation des 500 policiers et gendarmes recrutés en 2018. Entre 2008 et 2018, le fonds a soutenu 45 projets en RCA pour une valeur totale de 71.483.285 millions de dollars (41.174 372.160 francs CFA).


Strategic Communication & Public Information Division


MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda
BP : 3338, Bangui, Central African Republic
Mail : 
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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 17:24
RCA : des soldats retraités manifestent pour des arriérés de salaire

 

 

Publié le 12.02.2019 à 16h18 par APA

 

Des dizaines d’anciens éléments de l’Armée nationale centrafricaine (Faca), admis à faire valoir leur droit à une pension de retraite depuis l’année dernière, ont poursuivi ce mardi leur deuxième jour de suite manifestations dans les rues de Bangui pour exiger le paiement immédiat de 11 mois d’arriérés de solde ainsi que l’application de mesures d’accompagnement.

Ces vétérans ont bloqué plusieurs ronds-points de Bangui, entraînant du coup la perturbation de la circulation dans la capitale, particulièrement au sud-ouest. Ces anciens militaires, qui n’en sont pas à leur premier mouvement d’humeur, ont refusé de participer à une rencontre où étaient présents le Premier Ministre, Simplice Mathieu Sarandji, les représentants des Etats-Unis et de la mission de formation militaire de l’Union européenne (UE).

Soulignant qu’il n’a jamais été question de « mesures d’accompagnement » pour les anciens militaires, le Premier-ministre centrafricain a indiqué que le paiement des arriérés de solde a été effectué grâce à l’appui financier des Etats–Unis par le truchement de l’Union européenne.

Abondant dans le même sens, le Major Aaron Testa, représentant militaire de l’Ambassade des USA en Centrafrique, a informé que la RCA et les USA ont signé un accord n’incluant pas des mesures d’accompagnement pour les militaires retraités mais uniquement le paiement des arriérés de solde.

 

 

Centrafrique : le PM dénonce une manifestation de militaires à la retraite

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 12-02-2019

 

Une violente manifestation de militaires fraîchement retraités lundi en plusieurs endroits de la capitale centrafricaine, Bangui, a été critiquée par le Premier ministre Simplice-Mathieu Sarandji, dénonçant des revendications irraisonnables.

Au sortir d'une réunion de crise, M. Sarandji a parlé de manipulation au sujet de ce troisième mouvement de revendication qui a vu ces ex-militaires exiger du gouvernement centrafricain et de ses partenaires, les Etats-Unis en particulier, la régularisation de "mesures d'accompagnement" se rapportant à leur départ à la retraite.

D'après le Premier ministre, ces mesures prévoiraient de verser à chaque officier général de l'armée admis à la retraite 35 millions de francs CFA (60.000 dollars), 30 millions pour chaque officier supérieur (51.500 dollars), 25 millions pour chaque officier (43.000 dollars) et 20 millions (34.400 dollars) pour chaque sous-officier et soldat du rang.

Selon lui, les manifestants ne veulent pas discuter de cette question avec lui ou leur ministre de tutelle, mais directement avec le président Faustin-Archange Touadéra.

M. Sarandji a noté que si les Etats-Unis ont aidé la Centrafrique à faciliter le départ à la retraite d'environ 800 militaires, l'accord signé avec Washington ne prévoit que l'apurement des arriérés de solde, ce qui a été fait, au dire d'un responsable de la mission européenne chargé de la formation des militaires (EUTM/RCA). Donc, a-t-il conclu, ces "mesures d'accompagnement" sont un chantage et n'existent nulle part dans l'accord.

Un représentant de l'EUTM/RCA présent à la réunion de crise a indiqué qu'en date du 13 septembre dernier, les arriérés normaux de 629 militaires répondant aux critères ont été entièrement apurés, à hauteur de près de 1,5 milliard de FCFA (2,5 millions de dollars).

 

Source: Agence de presse Xinhua

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 16:52

Lu pour vous 

 

Tchad / Centrafrique : JUSQU’A QUAND IDRISS DEBY CONTINUERA A FAIRE ET DEFAIRE LES REGIMES EN RCA

 

Par Alain Nzilo  Publié le 10 février 2019 , 7:40

 

Bangui (RCA) – Beaucoup a été dit et écrit sur l’écrasante responsabilité, la propension et la manière dont le président tchadien Idriss DEBY ITNO a coutume d’influencer les changements politico-militaires de ces dernières années en République centrafricaine, voisin méridional du Tchad.

 

Avec le récent renforcement des effectifs de l’armée tchadienne en pré-positionnement à la frontière des deux pays, aucun doute n’est désormais permis sur les nouvelles intentions belliqueuses d’Idriss DEBY envers son homologue centrafricain dont c’est un secret de polichinelle qu’il tient pour responsable non seulement, de la publication par la MINUSCA d’un rapport accablant  ayant documenté les exactions et crimes de sang commis en Centrafrique par l’armée tchadienne mais aussi et surtout d’avoir fait appel à la Fédération de Russie de Poutine pour armer ses forces armées.

La presse tchadienne et internationale ont abondamment commenté et critiqué les entretiens du président tchadien avec son homologue français lors de la visite de ce dernier fin décembre 2018 à N’djaména où la situation centrafricaine a figuré en assez bonne place. La récente visite du PM israélien Benjamin NETANYAHOU dans la capitale tchadienne également qui a débouché sur le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays n’est vraisemblablement pas étrangère aux soucis sécuritaires de DEBY quant à son flanc sud alors qu’il doit faire face à une rébellion à sa frontière septentrionale avec la Libye.

Selon des informations de sources fiables proches de l’état-major même de l’armée tchadienne, plusieurs groupements tactiques interarmes (GTIA) en termes militaires sont pré-positionnés dans les villes de GORE, MOISSALA et SARH. Dans cette dernière ville qui est la zone de défense n°5 de l’armée tchadienne, on dénombre 3000 hommes en état d’alerte depuis novembre 2018. A MOISSALA localité tchadienne qui se trouve à 56 km de la ville centrafricaine de BATANGAFO, est déployé un GTIA de 800 hommes. Dans la ville de GORE située à 35 km de la frontière de la RCA sur la route nationale n°1, on compte un autre GTIA de 800 hommes. Tout ce dispositif est inspiré et mis en place par le général DAOUD YAYA, ancien et éphémère ambassadeur du Tchad à Bangui brusquement rappelé à N’djaména pour prendre la tête du ministère de la défense d’Idriss DEBY.

La mission assignée à ces détachements pré-positionnés est de franchir la frontière le moment venu et l’ordre donné, de foncer vers BANGUI pour renverser le président Faustin Archange TOUADERA du pouvoir – schéma invariablement similaire à celui dont a été victime de François BOZIZE avec la coalition SELEKA en mars 2013 – la frontière avec la RCA à partir de SARH et MOISSALA pour atteindre BOSSANGOA chef-lieu de la préfecture de  l‘OUHAM, et la ville de PAOUA puis BOZOUM chef-lieu de l’OUHAM-PENDE – qui abritait naguère un consulat du TCHAD – avant de fondre vers BOALI puis la capitale BANGUI.

Aux dernières nouvelles, ce dispositif militaire tchadien à viserait à faire pression sur le président Faustin Archange TOUADERA afin qu’il fasse entrer prochainement le maximum de représentants des groupes armés Séléka dans son gouvernement. Au moment où Idriss DEBY a fort à faire avec plusieurs rébellions au Nord de son pays, quel intérêt a-t-il à ouvrir un nouveau front avec son voisin du Sud sauf si c’est vraiment la personne de TOUADERA qu’il ne veut pas voir à la tête de la RCA comme ce fut le cas d’Ange Félix PATASSE qu’il a fini par renverser avec la complicité de François BOZIZE YANGOUVONDA dont il a aussi fait partir du Palais de la Renaissance.

 

Copyright© 2019 CNC

 

JUSQU’A QUAND IDRISS DEBY CONTINUERA A FAIRE ET DEFAIRE LES REGIMES EN RCA
JUSQU’A QUAND IDRISS DEBY CONTINUERA A FAIRE ET DEFAIRE LES REGIMES EN RCA
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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 16:44
Entretien du Pdt TOUADERA avec Federica MOGHERINI à Addis-Abeba

 

 

Présent à Addis Abéba pour prendre part au 34 è Sommet de l’Union Africaine, le Président Touadera a rencontré hier dans la soirée Mme Federica Mogherini, Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

Accompagnée de M. Stefano Manservisi, Directeur général de la Coopération internationale et développement (DG DEVCO) et d’une forte délégation, la cheffe de la diplomatie et des affaires politiques et sécuritaires de l’Union Européenne, est venue échanger avec le Président Touadera sur le dernier Dialogue pour la paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés.

Se félicitant de l’Accord de paix obtenu entre les deux parties le 6 février à Bangui, l’Union Européenne s’engage à appuyer le gouvernement centrafricain dans la mise en œuvre des recommandations issues de ce Dialogue.

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 16:31

 

Lu pour vous

 

 

AFRICAHOTNEWS.COM | Lundi, 11 Février 2019 8:51

 

Dans les deux salles du Centre académique de Khartoum, là où se déroulaient les réunions à huis clos entre la délégation gouvernementale et les 14 groupes armés, leur présence était une constante. Il s’agit des quatre femmes sur les 49 membres des parties centrafricaines qui discutaient directement afin de parvenir à un accord de paix en Centrafrique: trois dans l’équipe de négociations du Gouvernement et une parmi les groupes armés.

 

D’un côté, Marie Nöelle , ministre de la Défense nationale et de la reconstruction de l’armée, Sylvie Baïgo-Temon, ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, et Virginie Baïkoua, ministre de l’Action humanitaire et de la réconciliation nationale et de l’autre, Esther Guetel, du groupe armé Révolution et Justice (RJ) – branche Belanga (sur la photo, la ministre Baïkoua et la représentante du RJ Belanga échangent à la fin d’une plénière).


Pour ces Centrafricaines, participer aux pourparlers de paix organisés par l’Union africaine (UA) avec le soutien des Nations unies, a eu une signification particulière. C’est l’avis de la ministre de la Défense nationale et de la reconstruction de l’armée pour qui la présence de trois femmes dans l’équipe gouvernementale a été d’un réconfort pour les femmes. « Nos sœurs nous ont remis leurs revendications et les préoccupations des différents réseaux des femmes centrafricaines y compris l’OFCA. Nous avons exploité ces revendications et nous les avons remises à toute l’équipe qui les a prises en compte dans les négociations », indique la ministre, ajoutant que « quand les femmes sont présentes dans les négociations, elles y vont avec le cœur, elles y vont en tant que femmes, mères nourricières, celles qui donnent la vie. Et quand on parle comme quelqu’un qui donne la vie, c’est très important pour permettre à tous ceux qui sont en face d’adoucir leurs cœurs et de comprendre qu’il faut aller au dialogue ».


De son côté, Esther Guetel, du groupe RJ-Belanga, confesse avoir été approchée par des compatriotes féminines avant ces discussions: “Les événements de la Centrafrique ont fait que les femmes en sont les premières victimes. Les femmes souffrent beaucoup et je suis ici pour ça, pour défendre la cause de la Centrafrique et surtout de la femme centrafricaine. Des femmes m’ont contacté et m’ont surtout parlé des problèmes sécuritaires, de nos enfants qui ne vont pas à l’école, des femmes qui vivent dans la brousse et beaucoup d’autres choses”.



Même si, côté gouvernemental, le chef de la délégation et ministre d’Etat Firmin Ngrebada a été l’interlocuteur direct des groupes armés, les femmes ministres ont eu à intervenir dans les plénières selon leurs domaines de compétence. « Nous travaillons en équipe. Nous avons eu plusieurs formations en termes de négociations. Et pour bien canaliser les choses, nous travaillons en équipe et il y a quelqu’un qui porte la voix de tout le monde. Et c’est ça qui a été à notre actif pour une belle réussite de cette négociation. Nous avons été vraiment en cohésion, nous avons fait un travail d’équipe et nous nous réjouissons de l’atteinte de cet objectif », indique la ministre Koyara, pour qui les femmes et les enfants seront les premiers bénéficiaires de la fin de la violence dans le cadre de la politique de main tendue du Chef de l’Etat.


Pour sa part, la représentante du RJ-branche Belanga précise qu’après les interventions ponctuelles en plénière, elle se retrouvait avec ses collègues pour un debriefing afin de préparer les rencontres suivantes: “Je suis intervenue de temps en temps, dans le sens positif de la paix surtout. Après la réunion on se concertait pour voir qui a mal parlé, qui a bien parlé et après on corrigeait, pour qu’à la prochaine réunion on puisse être sur la même longueur d’onde afin de répondre à certaines questions du Gouvernement ou des facilitateurs”.


Même si elles n’ont pas participé pas aux discussions à Khartoum, quatre autres Centrafricaines ont intégré la délégation gouvernementale: l’une faisait partie du groupe d’experts, une autre de la plateforme religieuse tandis que deux autres représentaient l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA).


La résolution 1325 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies en octobre 2000, “demande instamment aux États Membres de faire en sorte que les femmes soient davantage représentées à tous les niveaux de prise de décisions dans les institutions et mécanismes nationaux, régionaux et internationaux pour la prévention, la gestion et le règlement des différends”.


Lors de la commémoration de la journée porte ouverte sur cette résolution, le 22 novembre 2018 à Bangui, une soixantaine de femmes membres de l’OFCA, du Réseau pour le leadership féminin en Centrafrique (RELEFCA) et du Réseau des femmes ministres et parlementaires (REFAMP) avaient demandé au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga-Anyanga, et au Représentant spécial du Président de la commission de l’UA, Moussa Nébié, de renforcer “le plaidoyer auprès des principales parties prenantes au processus de dialogue et de négociation initié par l’UA en faveur de la prise en compte des préoccupations des femmes dans les négociations et leur implication dans le mécanisme de suivi de la mise en œuvre des accords”.

Pourparlers inter-centrafricains de paix de Khartoum: les négociateurs étaient aussi des femmes
Pourparlers inter-centrafricains de paix de Khartoum: les négociateurs étaient aussi des femmes
Pourparlers inter-centrafricains de paix de Khartoum: les négociateurs étaient aussi des femmes
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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 16:21
Français expulsé de Madagascar: ce que l'on sait de plus
Français expulsé de Madagascar: ce que l'on sait de plus

 

 

Par RFI Publié le 11-02-2019 Modifié le 11-02-2019 à 03:01

 

On en sait un peu plus sur l'expulsion du Français Christophe Raineteau de Madagascar, ce consultant spécialisé sur l'Afrique accusé par Bangui d'être un mercenaire français. Ce dernier a été arrêté lundi dernier 4 février à Madagascar suite à un mandat d'arrêt international lancé par la Centrafrique pour des crimes commis entre avril et juin 2018. Il est notamment accusé d'avoir soutenu le général « Force », ce commandant de la Seleka recherché entre autres pour l'attaque contre l'Eglise de Fatima à Bangui le 1er mai 2018. Pendant près d'une semaine, les autorités malgaches l'ont détenu, une délégation de magistrats centrafricains s'est même rendue à Tana dans l'espoir d'obtenir son extradition.

 

Quand le 20 décembre 2018 la justice centrafricaine émet un mandat d'arrêt international contre le Français Christophe Raineteau, elle est visiblement bien renseignée sur ses déplacements.

Dans ce mandat de trois pages, le doyen des juges d'instruction de la Centrafrique le donne pour « actuellement présent à Madagascar ». Il fait même référence à l'accord de coopération judiciaire qui lie les deux pays.

Mais Christophe Raineteau vient tout juste de quitter Tana : il ne sera rattrapé par ce mandat qu'à son retour sur l'île lundi dernier. Le mandat ne dit que peu de choses sur ce qui lui est personnellement reproché, mais Christophe Raineteau est ouvertement accusé de soutenir le général « Force », de l'avoir « aidé, facilité et instruit » pour toute une série d'infractions à Bangui et dans d'autres préfectures du pays, entre avril et juin 2018.

L'affaire ne s'ébruite pas, mais sa détention s'éternise pendant près d'une semaine. Ce n'est que quand une délégation de magistrats centrafricains, dont le procureur général, est annoncée samedi à Tana que tout le réseau du Français se met en branle.

Dans l'entourage de Christophe Raineteau, on a eu le sentiment que les autorités françaises l'ont un temps lâché avant de se reprendre, in extremis. En tout cas, la justice malgache a préféré l'expulser vers Paris plutôt que de l'extrader à Bangui.

Selon une source judiciaire centrafricaine, Bangui détient non seulement des photos du Français avec la Seleka, mais aussi des enregistrements audio ne laissant aucun doute sur l'existence de contacts avec le groupe armé. L'avocate de Christophe Raineteau, elle, assure que son client n'a pas mis les pieds en Centrafrique depuis 2004.

 

 

Un mercenaire français recherché par la Centrafrique expulsé de Madagascar vers la France

 

https://lanouvelletribune.info  Par Amos Traoré  11 février 2019

 

Le 20 décembre dernier, les autorités judiciaires centrafricaines avaient émis un mandat d’arrêt international à l’encontre du français Christophe Raineteau. Ce dernier est accusé par Bangui d’être un mercenaire qui fut en étroite collaboration avec des membres de la rébellion centrafricaine, notamment le général “Force” commandant de la Seleka.

Le général Force est notamment recherché par les autorités centrafricaines pour son rôle dans l’attaque contre l’Eglise de Fatima à Bangui le 1er mai 2018. Il faut dire que la Centrafrique a minutieusement œuvré pour retrouver les traces de Christophe Raineteau. C’est ainsi que Bangui a localisé Raineteau à Madagascar. Dans le mandat d’arrêt, la Centrafrique reproche à Christophe  Raineteau d’avoir soutenu le général Force dans tout une série de forfaits dans la capitale Bangui et dans d’autres zones du pays.

Des preuves irréfutables

Fort de la coopération judiciaire qui lie Madagascar à la Centrafrique, Tana a mis aux arrêts le lundi 4 février, Christophe Raineteau. Ce samedi, une délégation de la justice centrafricaine devait se rendre sur l’île pour étudier le cas du français. Cependant, l’entourage de ce dernier a manœuvré pour que la justice malgache extrade Christophe Raineteau vers la France plutôt que vers la Centrafrique.

La justice centrafricaine a indiqué qu’elle dispose de preuves flagrantes qui montrent que Christophe Raineteau a fourni bien des services à la Seleka. C’est ainsi qu’il a été extradé vers Paris au grand dam de la Centrafrique.

 

 

Madagascar expulse vers Paris un français soupçonné d’avoir participé au massacre dans l’église de Fatima en Centrafrique

 

https://www.afrik.com  Par Ali Attar  11 février 2019

 

Christophe Raineteau, un XXX français a été expulsé de Madagascar en direction de Paris samedi soir. Il avait été arrêté le 5 février à Antananarivo, puis gardé par les autorités militaires malgaches pendant une semaine. Christophe Raineteau était sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la Centrafrique pour son implication supposée dans le massacre de l’Eglise de Fatima le 1er mai 2018 qui avait fait une vingtaine de morts dont le prêtre.

Pourquoi Madagascar a-t-elle retenu une semaine Christophe Raineteau, sous le coup de 11 chefs d’accusation dont acte de terrorisme, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, association de malfaiteurs ou encore trouble à l’ordre public, avant de le transférer à paris ? Et Pourquoi ne pas l’avoir remis aux juges de la République de Centrafrique qui avaient émis un mandat d’arrêt international à son encontre en décembre 2018 ?

La Centrafrique doit se sentir bien lésée dans cette affaire alors les juges centrafricain ont fait le déplacement vers la Grande Ile pour pouvoir le récupérer car il existe un accord de coopération judiciaire entre les deux pays.

Selon RFI qui cite une source judiciaire centrafricaine, Bangui détiendrait des preuves, photos et enregistrements audio, montrant que le Français aurait des liens avec la Seleka. L’avocate de Christophe Raineteau, elle, assure que son client n’a pas mis les pieds en Centrafrique depuis 2004 précise RFI.

Christophe Raineteau est accusé d’avoir pris part à l’organisation de l’attentat contre l’église de Notre Dame de Fatima à Bangui le 1er mai 2018 où des centaines de fidèles s’étaient rassemblés lorsque des hommes armés ont lancé des grenades pendant la messe faisant 26 morts dont le prêtre.

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 16:15
Antonio Guterres : « Un vent d’espoir souffle en Afrique »

Lu pour vous

 

12 février 2019

 

Le secrétaire général de l’ONU se réjouit des accords de paix dans la Corne de l’Afrique, des négociations en Centrafrique et des élections en RDC, à Madagascar et au Mali.

Les chefs d’Etat et de gouvernement africains se réunissent à Addis-Abeba (Ethiopie), dimanche 10 février, pour le 32e sommet de l’Union africaine (UA). Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, fera le déplacement pour encourager « le vent d’espoir »que représentent les récents accords de paix signés dans la Corne de l’Afrique. Mais les défis pour le continent restent nombreux, explique-t-il au Monde Afrique.

Le président congolais, Félix Tshisekedi, a été élu dans des conditions contestées par de nombreux observateurs. L’ONU a réagi de manière très mesurée à cette élection. Qu’attendez-vous de ce nouveau président ?

Antonio Guterres Nous attendons naturellement un service dévoué à la cause du peuple congolais, qui a beaucoup souffert et souffre encore. Regardez ce qui se passe dans l’est du pays, avec tous ces groupes armés, les violences contre les femmes et les enfants, Ebola… Il faudra un gouvernement inclusif, capable de rallier tous les Congolais et de créer les conditions pour que le pays puisse surmonter les difficultés politiques, économiques, sociales, et puisse trouver une stabilité qui permette de trouver une solution aux problèmes du pays.

« NOTRE AGENDA EN RDC, C’EST LA PAIX, LA SÉCURITÉ ET LE BIEN-ÊTRE DU PEUPLE CONGOLAIS. »

Indépendamment de ce qui s’est passé, il y a aujourd’hui une situation établie et il faut à mon avis coopérer avec la République démocratique du Congo (RDC) pour l’aider à sortir des difficultés énormes qu’elle connaît encore. Vous dites que nous avons été mesurés. C’est vrai. Nous n’avions pas d’agenda. Notre agenda, c’est la paix, la sécurité et le bien-être du peuple congolais. Et j’espère que les voisins de la RDC pourront donner à la région des Grands Lacs, avec les richesses énormes qu’elle possède, un avenir de paix et de prospérité qui puisse avoir un impact positif en Afrique.

Le président sortant, Joseph Kabila, souhaitait le départ de la mission de l’ONU. Quels types de signaux espérez-vous du nouveau président ? La Monusco doit-elle rester en RDC ?

Nous avons déjà entamé un dialogue avec le nouveau président. Je crois qu’il y a une volonté mutuelle de coopération. Il faudra éventuellement revoir le dispositif qui existe en RDC. Les grands problèmes qui se posent sont surtout dans l’est, mais ce serait une illusion de penser qu’on pourrait rapidement fermer la mission. Il y a encore du travail à faire, en étroite coopération avec les autorités et le peuple congolais.

Cela va faire deux ans que deux experts de l’ONU ont été assassinés dans la région du Kasaï. De nombreux rapports ont évoqué la responsabilité de l’Etat congolais dans ces assassinats, et pourtant l’ONU a laissé à Kinshasa la responsabilité de gérer cette enquête. Pourquoi ?

Nous avons obtenu du gouvernement congolais l’intégration d’éléments indépendants internationaux, comme l’expert Robert Petit, dans le système d’investigation. C’est vrai que Robert Petit a déjà fait plusieurs fois référence au fait que la coopération avec les autorités congolaises n’était pas suffisamment positive, et j’espère que le climat créé par les élections pourra aider à un engagement plus fort de la justice congolaise pour que les coupables soient effectivement trouvés et punis.

 

En Centrafrique, un accord de paix négocié à Khartoum sous l’égide de l’UA et de l’ONU doit être signé. Les experts l’estiment trop faible, avec de nombreuses zones d’ombre, notamment sur l’amnistie des groupes armés…

L’accord ne prévoit pas l’amnistie des groupes armés, l’impunité ne doit pas exister. Il prévoit un mécanisme similaire à ceux déjà établis dans d’autres pays pour déterminer la vérité et pour créer les conditions de justice et de réconciliation. J’espère que ces mécanismes fonctionneront en Centrafrique.

En quoi cet accord peut-il stabiliser le pays et qu’a-t-il de différent des précédents accords de paix, qui ont tous échoué ?

Il y a à mon avis une chose très importante : l’engagement des pays voisins. On voit le Soudan, le Tchad, la RDC, le Cameroun, tous fortement engagés pour que cet accord puisse triompher. La Centrafrique est extrêmement fragile, la présence de l’Etat dans le pays est très réduite, les groupes armés sont d’une très grande diversité. La concrétisation de cet accord ne sera pas facile, mais il y a un engagement des voisins et des institutions africaines et internationales qui correspond au vent d’espoir qui souffle en Afrique. Je crois que les gens sont de plus en plus convaincus qu’il faut en finir avec ces conflits qui empêchent le développement du continent, le respect des droits humains, et qui font terriblement souffrir les populations.

Vous parlez de « vent d’espoir » en Afrique. Quelles avancées y a-t-il eu en 2018 ?

En général, on parle des choses négatives. Mais voyez les accords entre l’Ethiopie et l’Erythrée d’une part, entre l’Erythrée et la Somalie d’autre part, et maintenant les négociations entre l’Erythrée et Djibouti. Voyez l’accord entre Salva Kiir et Riek Machar, finalement possible au Soudan du Sud, même s’il y a encore un long chemin à parcourir. Voyez ces élections où l’on s’attendait à des problèmes terribles, comme en RDC, à Madagascar ou au Mali. Même s’il y a eu des divergences, les perdants se sont comportés positivement vis-à-vis des structures constitutionnelles des pays et sans violences. Et nous, Nations unies, en étroite coopération avec l’UA et les organisations sous-régionales d’Afrique, sommes déterminés à faire que ce vent d’espoir puisse se répandre à travers tout le continent, qui mérite la paix pour pouvoir donner à ses citoyens les bénéfices du développement.

Mais l’année 2018 a aussi été marquée par la multiplication des attaques terroristes. Et les discussions entre l’ONU et l’UA concernant le financement d’opérations militaires de contre-terrorisme menées par les soldats de pays africains, comme la Force conjointe du G5 Sahel [qui regroupe la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad], n’ont pas abouti.

« POUR COMBATTRE LE TERRORISME, IL FAUT DES FORCES AFRICAINES APPUYÉES PAR LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE. »

Il n’y a malheureusement pas d’unanimité au Conseil de sécurité pour garantir à ces forces africaines, qui ne sont pas des forces de maintien de la paix mais des forces d’imposition de la paix et de lutte contre le terrorisme, un mandat clair et fort et un financement prévisible et garanti. L’expansion des zones d’influence des groupes terroristes et de leur capacité d’action exige des mécanismes bien plus forts de combat du terrorisme. A mon avis, le seul moyen de le faire de manière effective, c’est avec des forces africaines fortement appuyées par la communauté internationale. Nous n’avons pas encore sur le terrain de dispositif efficace pour combattre le terrorisme et, en même temps, il faudrait un engagement bien plus fort de la communauté internationale pour financer des programmes de développement, en solidarité avec le Sahel mais aussi d’autres régions africaines.

Le Rwanda commémorera en avril les 25 ans du génocide. Quelles traces et quelles leçons ce génocide a-t-il laissé à l’organisation ?


Je ne dirais pas « commémorer », je dirais « revivre » ce moment tragique… Je crois qu’il faut rendre hommage au peuple rwandais, qui a réussi à surmonter cette chose affreuse et à créer des conditions qui ont permis au pays de se développer rapidement, avec un progrès économique et social presque unique en Afrique.

Vous rendrez-vous sur place ?

Je n’irai pas au Rwanda à ce moment-là, mais je vais rencontrer le président Kagame, qui est encore le président de l’UA, à Addis-Abeba. Nous voyons que les risques de génocide persistent. Il ne faut pas oublier ce qui s’est passé au Rwanda, comme il ne faut pas oublier l’Holocauste et d’autres moments tragiques de l’histoire de l’humanité.

 

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