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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 17:02

 

 

Bangui, Centrafrique, 2019-02-18 (ADV) – L’Office centrafricain de répression du banditisme (OCRB) a annoncé ce weekend avoir intercepté au moins 25.000 munitions de chasse, parfois utilisées par des groupes armés dans les violences en Centrafrique.

Les violences dans le pays ont favorisé l’importation frauduleuse des munitions et armes de guerre mais aussi des munitions de chasse que certains groupes armés et bandits utilisent pour endeuiller les populations.

Selon des informations données à ADV, ces munitions saisies d’une valeur d’environ 15 millions de FCFA proviennent de la République démocratique du Congo, voisin de la Centrafrique.

« Ce trafic illicite vient généralement de la RDC avec la complicité de certains compatriotes mal intentionnés », a déclaré le Lieutenant-Colonel Armel Baraba, directeur de l’OCRB. Pour lui, l’OCRB ne managera aucun effort pour assurer sa mission et a besoin du soutien de la population pour détecter les pistes des trafics illicites dans le pays.

L’OCRB fait partie des corps en uniforme qui montent en puissance en Centrafrique après la politique du président sur la formation d’une armée professionnelle capable d’assurer la sécurité des populations, avec l’appui des instructeurs russes.

En fin 2018, cette section de la police nationale a démantelé une base des malfrats dans le 5e arrondissement et a mis la main sur au moins 14 présumés auteurs des violences dans le secteur et l’attaque de la paroisse de Fatima le 1er mai 2018 causant la mort de plusieurs personnes dont un prêtre.

© Bur-csa – A.H – N.W / De notre correspondant régional Fridolin Ngoulou – African Daily Voice (ADV) – Retrouvez-nous sur Twitter : @ADVinfo_fr

Centrafrique : coup de filet de l’OCRB sur 25 mille munitions de chasse en importation illicite
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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 16:54
Centrafrique : Le Japon alloue 2 millions de dollars en faveur des enfants affectés



BANGUI, 19 février 2019 (RJDH)--Le gouvernement japonais a alloué 2 millions de dollars américains à l’Unicef pour porter assistance aux enfants affectés par la crise en Centrafrique. C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse de l’Unicef à cet effet.

Ce financement permettra de fournir une assistance vitale et d’offrir des services essentiels aux populations vulnérables notamment les personnes déplacées, les rapatriés et les communautés d’accueil dans les zones les plus touchées par le conflit, notamment dans l’Ouham, l’Ouham Pende, la Nana Gribizi, la Ouaka, la Basse-Kotto.

Cet appui intervient dans un contexte humanitaire encore critique en Centrafrique où l’actualité humanitaire reste dominée par de violence entraînant des déplacements forcés de la population, ce qui affecte davantage les enfants dans ce pays.

Selon le communiqué de presse de l’Unicef, durant les douze prochains mois, grâce à ce financement, « 50 000 personnes déplacées internes auront accès à l'eau potable et à des installations sanitaires adéquates, dont 5 000 enfants dans des Espaces Temporaires d'Apprentissage et de Protection de l’Enfant (ETAPE) et 1 500 patients dans des établissements sanitaires ».

« Quatre cents enfants associés à des groupes armés seront libérés et bénéficieront d’un soutien immédiat et d’accompagnement à leur réintégration socio-économique. Cent victimes de violence basée sur le genre et d’abus et exploitation sexuelle bénéficieront également d'un soutien holistique. Egalement, 10 000 enfants affectés par le conflit recevront un soutien psychosocial dans des espaces amis des enfants », souligne l’Unicef.

La Représentante de l’Unicef en Centrafrique, Mme Christine Muhigana salue la généreuse contribution du peuple japonais en faveur de la protection des enfants.  « Nous sommes très reconnaissants au peuple japonais de son soutien renouvelé. Avec cet appui, l’Unicef va accompagner le gouvernement centrafricain dans ses efforts pour la protection et la réalisation des droits de chaque enfant et surtout de ceux qui sont le plus affectés par la crise », affirme Christine Muhigana.

En République centrafricaine, 2,5 millions de personnes dépendent de l’aide humanitaire, soit près de la moitié de la population. Deux enfants sur trois ont besoin d’aide humanitaire, soit 1,5 million d’enfants. Le pays compte aujourd’hui plus de 620 000 Centrafricains déplacés et plus de 573 000 ont trouvé refuge dans les pays voisins.


RJDH

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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 16:50

 

 

Par RFI Publié le 16-02-2019 Modifié le 16-02-2019 à 05:24

 

Un accord de paix a été signé le 6 février à Bangui entre le gouvernement et les 14 groupes armés. Il vise à ramener la paix dans le pays meurtri par le conflit depuis 2013. A Batangafo, une ville du nord du pays, des événements sanglants ont eu lieu le 31 octobre et les jours qui ont suivi. Bilan : 15 morts, une trentaine de blessés. Dans cette ville,la signature de l’accord de paix prend un sens particulier…

Batangafo, pas de forces régulières. La ville est tenue par trois groupes armés différents. Ici, on a suivi les discussions à Khartoum, la signature du huitième accord, mais on a aussi signé un accord localement – le quatrième à Batangafo - pour mettre fin au conflit.

Clarisse vit dans un site de déplacés de la ville de Batangafo avec son mari et ses dix enfants. Elle espère beaucoup de cet accord. Car elle est fatiguée du racket des groupes armés, car elle-même en a été victime en janvier. « Ils boivent beaucoup, ils viennent nous demander de l’argent. Même chez toi, si tu te disputes avec ton mari, ils viennent pour te taxer. Si tu ne donnes par l’argent, ils te frappent. Ils disent de payer 11 000 francs. Je suis là dans le site, je ne travaille pas comment je peux trouver cette somme ? Si tu n’as pas d’argent, tu te fais frapper et ils t’enferment. »

Au plus fort de la crise, la ville était scindée en deux… Quartier musulman d’un côté, site de déplacés à majorité chrétienne de l’autre. Avec la signature de l’accord, les populations peuvent désormais faire les va et vient, comme le raconte Yves. « Je vois que tout est libre on circule librement. Mais dans la brousse, on ne sait pas. Parce que leur pensée est différente par rapport à l’accord qui est signé.  Parce que tu dis le calme est revenu, je peux aller au champ pour aller chercher des fagots ou quoi mais tu risques de tomber dans la main des groupes armés. »  

Les groupes armés aujourd’hui se font discrets à Batangafo. Mais restent visibles. Les attentes sont grandes mais les populations craignent beaucoup une nouvelle poussée de violences.

 

RCA: à Batangafo, beaucoup d'espoirs sont placés dans l'accord de paix
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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 16:45
Invité Afrique de RFI : Mathurin Dimbelet-Nakoé: «La RCA a besoin de la paix»

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Mathurin Dimbelet-Nakoé: «La RCA a besoin de la paix»

 

Par Christophe Boisbouvier   RFI  mardi 19 février 2019

 

L’accord de paix du 6 février sera-t-il le bon ? Pour l’instant, il tient. Et les Centrafricains veulent y croire ! Cet accord a été signé après dix jours d’intenses négociations à Khartoum sous l’égide de l’Union africaine. Le député de la majorité parlementaire Mathurin Dimbelet-Nakoé était sur place, au cœur de ces négociations, en tant que deuxième vice-président de l’Assemblée nationale de Centrafrique. Aujourd’hui, de retour à Bangui, il explique à Christophe Boisbouvier pourquoi cet accord a plus de chances de succès que les sept accords qui l’ont précédé.

 

RFI : Pourquoi vous croyez à cet accord ?

 

Mathurin Dimbelet-Nakoé : Je crois à cet accord à cause de l’engouement des uns et des autres, et surtout à la volonté des deux parties, je veux dire des groupes armés et du gouvernement. J’y crois également à cause de l’engagement personnel et solennel du président, du chef de l’Etat à Khartoum et à Bangui. J’y crois également à cause de la présence des représentants des chefs d’Etat de la sous-région à Khartoum et à Bangui. Voyez-vous, [pour] les précédents accords, on n’a pas vu un tel engouement. Et aussi cet accord a prévu des sanctions contrairement aux accords précédents.

Alors vous qui avez croisez à Khartoum les chefs Seleka, Nourredine Adam et Ali Darras, est-ce qu’ils étaient là pour la galerie et où est-ce qu’ils étaient sincèrement impliqués dans cet accord de paix ?

 

Moi, je sais, je crois vraiment qu’ils étaient là sincèrement pour la paix car ils ont pris part activement à travers des prises de paroles et à travers les arguments qu’ils avançaient. Ils ont posé plusieurs préalables et, à ces préalables, la partie gouvernementale a apporté des solutions, à mon avis, convaincantes, des solutions qui les ont convaincues. Ils ont signé et paraphé ces accords, ils ont signé et je ne crois pas que ce soit pour amuser la galerie. Je ne crois pas.

 

Mais Nourredine Adam n’était-il pas le numéro deux du régime de Michel Djotodia, l'ex-président de la transition, qui a ensanglanté Bangui toute l’année 2013 ?

L’histoire d’un pays est ainsi constituée. Si aujourd’hui, Nourredine Adam pense que tout ceci peut faire partie du passé et qu’on peut refaire une nouvelle vie, on peut refaire une nouvelle Centrafrique. Je pense qu’il faut croire en lui et donner cette chance-là. Moi, je crois en leur sincérité. Le seul problème qui se pose, c’est le problème de la mise en application. S’ils affichent la même volonté à Khartoum qu’à Bangui dans la mise en application de cet accord-là, je crois qu’on va asseoir définitivement la paix en République centrafricaine.

 

A Khartoum, vous avez parlé personnellement avec Ali Darras et Nourredine Adam ?

 

Pas personnellement, mais nous les avons croisés en groupe. Nous étions un groupe de députés. Nous les avons croisés et moi, j’ai dit à Nourrédine Adam que la République centrafricaine a besoin de la paix, qu’ils doivent nous aider à asseoir la paix. Ils nous ont dit que cela ne dépendait pas que d’eux, qu’il fallait que toutes les parties s’impliquent, notamment les députés parce que, dans les jours à venir, l’Assemblée nationale aura un grand travail à travers les projets de loi relatifs à cet accord-là qui vont arriver à l’Assemblée nationale.

 

Les chefs de la Seleka sont venus à Khartoum pour avoir notamment l’amnistie. Est-ce qu’ils ne vont pas finir par l’obtenir  grâce à la commission vérité-réconciliation ?

 

Vous savez comme moi que la loi relative à l’amnistie est une loi nationale, et que, par exemple, la loi sur les traités portant création de la CPI est une loi supra nationale, que même s’ils sont impliqués au niveau national, ils ne le seront pas au niveau international, et que les crimes y sont imprescriptibles. Cela, ils en sont conscients. Nous leur avons dit cela. Mais il fallait quand même que le peuple sente que ces gens-là ont reconnu leurs torts, que le peuple soit prêt à leur pardonner parce que, sans le pardon, je ne vois pas comment on peut asseoir une réconciliation véritable. La commission vérité-justice et réconciliation, et réparation, c’est surtout pour aboutir à une réconciliation stable et durable.

 

Les chefs de groupes armés réclament le poste de Premier ministre dans le futur gouvernement. Qu’en pensez-vous ? Y êtes-vous favorable également ?

 

La Constitution a réglé le problème. La Constitution donne aux chefs d’Etat le pouvoir discrétionnaire de nommer le Premier ministre, il faut laisser le chef d’Etat nommer le Premier ministre. Je sais qu’à Khartoum, nous sommes tombés d’accord pour que le gouvernement soit plutôt un gouvernement inclusif. Cela ne veut pas dire que le Premier ministre va être nommé dans les rangs des groupes armés.

Depuis 2013, c’est le huitième accord de paix signé pour la Centrafrique. Vous, qui avez été un proche de l’ancien président François Bozizé et qui êtes toujours un député de son parti KNK [en langue sango « Kwa Na Kwa », « le travail rien que le travail »], qu’est-ce qui vous fait croire que cet accord est meilleur que les précédents ?

 

Vous savez que la plupart des accords n’ont pas marché parce que certains Etats de la sous-région… Nous savons que les comptes bancaires, la base arrière de certains groupes armés, c’était dans ces Etats-là. Donc ils n’étaient pas prêts à aider le président Bozizé à sortir de la situation. Le président Déby avait des comptes à régler avec [le président] Bozizé. Et nous savons que la Seleka seule ne peut pas prendre Bangui sans l’aide, sans l’implication directe du Tchad. Alors que cette fois-ci, nous avons senti à Khartoum que tous les chefs d’Etat de la sous-région, tout le monde est décidé, tout le monde est déterminé à aider le président Touadéra à asseoir la paix dans le pays.

 

Voulez-vous dire que votre voisin tchadien a joué un rôle dans la chute de François Bozizé en 2013 alors qu’aujourd’hui, il soutient l’accord de Bangui de 2019 ?

 

Cela n’est un secret pour personne. Tout le monde sait que le président du Tchad a soutenu la coalition Seleka pour marcher sur Bangui. C’est une vérité. Aujourd’hui, dieu merci, le président du Tchad est en train d’aider la République centrafricaine à sortir de la situation où elle a été plongée.

 

Il y a le Tchad, mais il y a aussi le Soudan. Et derrière les Soudanais, beaucoup voient l’action des Russes. Avez-vous vu les diplomates ou les militaires russes dans la coulisse à Khartoum ?

 

Non, non. Mais je sais qu’il y avait tous les diplomates accrédités auprès de la République du Soudan qui étaient là. Il y avait l’ambassadrice de France, l’ambassadeur d’Italie. C’est ce que j’ai remarqué particulièrement… Je pense que la République centrafricaine aujourd’hui a besoin de l’appui de tout le monde, des Russes, des Français, des Américains. Tout le monde a sa place pour sauver la RCA de la situation où elle se trouve. Et d’ailleurs, si, en 2013, le gouvernement français [de François Hollande] avait aidé le président Bozizé à stopper l’avancée des Seleka, je ne crois pas que la communauté internationale serait aujourd’hui en train de dépenser des milliards et des milliards d’euros, de dollars ou de francs, pour aider le président Touadéra à faire la paix dans notre pays. Tout le monde a sa place ici.

 

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 17:00
Le gouvernement inclusif post Khartoum toujours attendu
Le gouvernement inclusif post Khartoum toujours attendu

 

https://www.radiondekeluka.org  lundi 18 février 2019 13:00

 

Négocié à Khartoum et signé à Bangui le 6 février 2019, le gouvernement inclusif est un engagement des pouvoirs publics. C'est aussi la conséquence directe de la signature d'entente entre le gouvernement et les 14 groupes armés n'est pas toujours connu deux semaines après.

Deux semaines après la signature de l'accord de paix et de réconciliation de Khartoum entre le gouvernement et les groupes armés, le gouvernement inclusif n'est pas toujours connu. Le FPRC boude et appelle à la mise en place du comité de suivi de l'accord.

Si des avancées sont enregistrées dans la mise en oeuvre de l'accord en son article 11 à savoir la création de la Commission inclusive, le gouvernement dit inclusif prévu par l'article 21 tarde lui à se mettre en place. L'article 21 de cet Accord stipule que Le président de la République chef de l'Etat, s'engage à mettre en place immédiatement après la signature du présent Accord un gouvernement inclusif ".

Le retard enregistré dans l'application de cette disposition n'est pas du gout du FPRC. Dans un communiqué de presse du 17 février, ces leaders appellent au respect et à un mécanisme de suivi, invitant les acteurs  à bannir les vielles pratiques destructives et à cultiver la paix afin de faciliter l’application progressive de l’accord de Khartoum".

 Le FPRC demande aux garants de l’accord de Khartoum de mettre le jalon pour relancer la mise en œuvre effective du comité de suivi prévu dans la disposition VI article 30 afin de concrétiser l’accord". Selon le communiqué.

Pour formaliser l'article 21, le premier ministre Mathieu Sarandji devrait d'abord remettre sa démission et celui de son gouvernement au chef de l'Etat. Ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui et l'opposition s'en mêle. Me Nicolas Tiangaye, président de la Convention Républicaine du progrès social (CRPS) a indiqué à Radio Ndeke Luka que le retard dans la nomination du gouvernement inclusif constitue d'ores et déjà une violation de l'accord.

Les autorités de Bangui n'ont pas souhaité se prononcer sur les allégations selon lesquelles Simplice Mathieu Sarandji bloquerait à lui seul l'accord de Khartoum en refusant de démissionner. Le président de la République multiplie de son côté les contacts. La semaine dernière, il a consulté les sages de la Cour Constitutionnelle à accompagner l'accord de paix paraphé à Khartoum et signé à Bangui par toutes les parties.

 

 

L'accord de Khartoum, un pas vers la paix mais contient des irrégularités selon Me Nicolas Tiangaye

 

https://www.radiondekeluka.org   lundi 18 février 2019 06:27

 

L'ancien Premier ministre et membre de l'opposition démocratique estime que ce 8ème accord constitue un espoir. Il souhaite que les parties signataires respectent leurs engagements pour asseoir la paix dans le pays. Me Nicolas Tiangaye relève une violation flagrante sur l'applicabilité de cet accord. La violation se situe au niveau de la mise en place d'un gouvernement inclusif dès la signature du document. Ce qui selon lui n'a pas été fait depuis le 6 février. Me Nicolas Tiangaye reste toutefois méfiant sur des dispositions contenues dans cet accord notamment la mise en place d'une brigade mixte et d'une commission inclusive sensée examiner tous les aspects liés à la crise centrafricaine et proposer des actions susceptibles d'être prise en compte.

 

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 16:50
Les frappes françaises au Tchad contredisent Macron à Ouaga
Les frappes françaises au Tchad contredisent Macron à Ouaga
Les frappes françaises au Tchad contredisent Macron à Ouaga

Lu pour vous

 

https://www.dw.com  13.02.2019

 

Les frappes de l'armée française au Tchad contre l'UFR contredisent la volonté affichée par le président Emmanuel Macron, de mettre fin à la Françafrique. Cela ressort dans les réactions en France comme en Allemagne.

C'était précisément le 28 novembre 2017. Dans un amphithéâtre de l'Université de Ouagadougou au Burkina Faso où il était en visite, Emmanuel Macron devant les étudiants se voulait le défenseur d'une nouvelle ère post-Françafrique. Un discours censé s'adresser à toute la jeunesse africaine.

"Je suis d'une génération de Français pour qui les crimes de la colonisation européenne sont incontestables et font partie de notre histoire", avait déclaré le Chef de l'Etat français lors de son discours très applaudi. "Je suis d'une génération où on ne vient pas dire à l'Afrique, ce qu'elle doit faire, quelles sont les règles de l'Etat de droit", avait-il surtout insisté, laissant apparaître l'espoir que certaines interventions de la France empreintes du lien colonial n'étaient plus que du passé.

Or en frappant en trois temps les rebelles considérés comme des terroristes par le pouvoir tchadien, le gouvernement français donne l'impression de contredire les déclarations du président Macron.

 

Du soutien pour un "drôle de régime"

 

Pour Roland Marchal, spécialiste de l'Afrique au Centre national de la recherche scientifique à Paris"l'intervention au Tchad et puis aussi ce qui se passe avec les forces spéciales en Libye aujourd'hui, et qui est beaucoup moins public, ce n'est pas exactement ce qu'il (Macron) racontait devant les étudiants au Burkina Faso."

 

Mais l'expert préfère rester prudent quant à lier les frappes au Tchad à la Françafrique. Selon lui, il s'agit beaucoup plus d'un intérêt militaire vu les aptitudes de l'armée tchadienne sur le front anti-terroriste.

 

Roland Marchal : "Les raisons du soutien de la France pour...

 

"On défend un régime qui est un drôle de régime mais on ne fait pas d'affaires particulièrement", pense Roland Marchal.

 

D'autres mobiles derrière les frappes

 

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s'est expliqué devant l'Assemblée nationale et a parlé d'une action conforme au droit international.

Mais outre certains intérêts liés aux ressources stratégiques, la dangerosité de la région du Sahel du fait de la présence des groupes terroristes et des réseaux de passeurs de migrants amène les pays européens à y agir de plus en plus. Seulement, la légitimité d'une telle aide à un régime considéré comme une dictature est contestée, aussi au delà de la France.

Le Député allemand du parti des Verts (opposition), Uwe Kekeritz pense que "cette démarche unilatérale de la France ne rentre pas dans la logique européenne d'aujourd'hui. Surtout maintenant qu'un grand traité de coopération est signé à Aix-la-Chapelle entre l'Allemagne et la France. Ceci devrait servir de base pour que l'Allemagne, la France et l'Union européenne se mettent vraiment ensemble et agissent de commun accord. Ca ne semble pas encore être le cas. La France domine ces pays et ne laisse aucune possibilité de consultation."

Aucun gouvernement européen n'avait encore réagi aux frappes françaises au Tchad. Le député allemand Uwe Kekeritz souhaite que le gouvernement de Berlin s'investisse davantage dans le développement des pays en Afrique plutôt que d'attendre d'être confronté à des situations d'insurrection.

Fréjus Quenum

 

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 16:20

 

 

Bangui (© 2019 Afriquinfos)- En République Centrafricaine, les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes, les femmes allaitantes, et les victimes des violences basées sur le genre, bénéficieront désormais de la gratuité des soins médicaux, a annoncé samedi le porte-parole de la présidence de la République.

Le conseiller en communication et porte-parole de la présidence, Albert Yaloké Mokpeme, a rendu public un décret instituant la gratuité ciblée des soins dans toutes les formations sanitaires publiques et conventionnées de la République centrafricaine lors de son point de presse hebdomadaire ce samedi.

Le financement des mesures de gratuité ciblée des soins est assuré par l’Etat et les partenaires techniques et financiers. Cependant, un arrêté conjoint du ministre de la Santé et de celui des Finances et du Budget devra fixer la liste des prestations concernées par niveau de soins ainsi que les modalités de gestion, de suivi et de contrôle de l’application effective de la gratuité ciblée des soins qui seront décrites dans un manuel de procédure découlant de l’arrêté conjoint.

Xavier-Gilles CARDOZZO

 

 

Centrafrique : la gratuité ciblée des soins médicaux en faveur des vulnérables

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 17-02-2019

 

Le gouvernement centrafricain a institué la gratuité des soins en faveur des enfants de moins de cinq ans, des femmes enceintes, des femmes allaitantes, et des victimes des violences basées sur le genre, a annoncé samedi le porte-parole de la présidence de la République.

Profitant de son point de presse hebdomadaire ce samedi sur les activités du président de la République Faustin-Archange Touadéra, le conseiller en communication et porte-parole de la présidence, Albert Yaloké Mokpeme, a rendu public un décret instituant la gratuité ciblée des soins dans toutes les formations sanitaires publiques et conventionnées de la République centrafricaine.

S'agissant des formations sanitaires privées, le décret indique que la gratuité ciblée des soins en leur sein est volontaire. Toutefois, ajoute le décret, les responsables des formations sanitaires privées doivent signer au préalable une convention à propos avec le ministre de la Santé afin de préciser les conditions et les modalités qui s'y rapportent.

Il est précisé que le financement des mesures de gratuité ciblée des soins est assuré par l'Etat et les partenaires techniques et financiers. Cependant, un arrêté conjoint du ministre de la Santé et de celui des Finances et du Budget devra fixer la liste des prestations concernées par niveau de soins ainsi que les modalités de gestion, de suivi et de contrôle de l'application effective de la gratuité ciblée des soins qui seront décrites dans un manuel de procédure découlant de l'arrêté conjoint.

Enfin, la mise en œuvre des mesures de gratuité ciblée des soins sera progressive. 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Centrafrique : le gouvernement annonce la gratuité des soins médicaux en faveur des vulnérables
Centrafrique : le gouvernement annonce la gratuité des soins médicaux en faveur des vulnérables
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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 16:17
FRANCE - RUSSIE -RCA
FRANCE - RUSSIE -RCA

 

Lu pour vous 

 

LA FRANCE EST-ELLE SI DÉSESPÉRÉE ET À COURT DE STRATÉGIES DE DÉSTABILISATION EN RCA AU POINT DE MONTER DE TOUTES PIÈCES UNE HISTOIRE DE TORTURE INFLIGÉE PAR LES INSTRUCTEURS RUSSES ?

 

http://www.afriquemedia.tv  17 Fév 2019     Afrique Media

 

Comment comprendre la campagne de dénigrement contre les instructeurs russes menée par la France et les médias français en RCA? Le cours sur la déstabilisation de la RCA par la France va-t-il un jour se terminer ? S’interrogent des analystes africains ? Paris va-t-il passer à l’offensive déstabilisatrice en RCA maintenant que les frères centrafricains ont résolument franchi le pas décisif pour vers la paix. Les résolutions post- Khartoum ne font-elles pas plaisir à la France ?

(Afrique Média) – « Les Français sont venus chez moi, ils m’ont proposé beaucoup d’argent, pour que je dise que j’avais été torturé par des blancs qui travaillent avec le président Touadera, ce qui veut dire les Russes et que c’étaient eux qui m’avaient mis dans un tel état ». Ces mots, sont ceux d’un centrafricain du nom de Mahamat Nour Mamadou, originaire de Bambari. Il a été torturé et surtout menacé par certaines personnes, s’il ne disait pas que ce sont les russes qui lui ont tailladé le dos au couteau, ont coupé son auriculaire. Mais par-dessous tout, il lui a été promis beaucoup d’argent ; on a lui a aussi promis de l’emmener en France.

"Victime de torture" en RCA, Mahamat Nour Mamadou  a en réalité été acheté par un pays étranger qui continue de vouloir semer le chaos dans le pays

En effet, l’Organisation des Nations Unies (ONU) enquête, depuis plusieurs semaines,  sur des tortures infligées par des instructeurs russes en RCA.

D’après les rapports de l’ONU, concocté en bonne partie sur la base des informations relayées par RFI et l’AFP, Mahamat Nour Mamadou, aurait été arrêté le vendredi 11 janvier 2019 par des soldats des Forces armées centrafricaines qui l’ont emmené où Faca et Russes sont installés pour le torturer.

Lorsque Mamadou se rend compte que les choses ne sont pas ce qu’il croit et qu’il n’ira très certainement pas en France comme on lui a promis, les choses tournent vite. «Ils m'ont forcé à dire que c’étaient les Russes qui m'avaient torturé. Ils m'ont dit que si je ne le disais pas, ils me tueraient. Chaque fois, ils venaient me voir et vérifiaient si je disais bien que c’était les Russes qui me torturaient, ils promettaient de m'amener en France», a-t-il avoué dans son interview avec l’un de nos confrères en RCA.

Mais d’où est vraiment parti le faux scandale et qu’ont fait RFI et l’AFP ?

Tout a commencé début 2019 lors de la bataille de Bambari.  En effet, début janvier 2019 en RCA a été éclipsé par l'attaque de militants inconnus sur la ville de Bambari, où il était prévu de célébrer le jour des récoltes. Selon des sources concordantes, l'attaque par des groupes armés visait à empêcher la célébration de la Journée internationale de l'alimentation. Au cours de l'attaque, des groupes armés ont blessé des civils et tué deux policiers. Le contingent des Nations Unies en République centrafricaine occupée par la MINUSCA est arrivé à la fin des affrontements alors que la situation s'était déjà stabilisée. Pourquoi ce retard ? On se le demande alors que la MINUSCA est de plus en plus critiquée par la population centrafricaine pour son inaction et son inefficacité dans le conflit centrafricain et que les groupes armés, eux ont, récemment affirmé à Khartoum que la MINUSCA  a une dette morale envers le peuple centrafricain dont elle se nourrit du sang, de la sueur et des larmes.

Mais au-delà de cette critique des plus acerbes des populations centrafricaines contre la MINUSCA  et quelques semaines après que la situation sécuritaire de Bambari se soit stabilisée, le scandale éclate.

Campagne de dénigrement médiatique contre des instructeurs russes en RCA : RFI a la maneouvre ?

Mahamat Nour Mamadou est un commerçant musulman âgé de 38 ans. D’après l'édition française de RFI, le 11 janvier 2019, vers 8 heures, il a été arrêté près de l'hôtel de ville par deux soldats des forces armées de la RCA qui l'ont conduit dans une base occupée par des instructeurs russes et l'ont interrogé pour savoir s'il était un combattant de l'UPC. Ensuite, des inconnus l’auraient conduit en voiture vers le territoire voisin, où il aurait vu une autre personne allongée sur le sol et inconsciente.

Mahamat Nour Mamadou a déclaré lors des interviews avec l’AFP que plus de dix personnes l'avaient torturé jusqu'à la fin de la journée, qu’il a été battu à plusieurs reprises, frappé avec des bâtons de fer et des couteaux, son petit doigt a été coupé.

La victime, a été maintenue dans un complexe avec les mains et les jambes liées jusqu'au 16 janvier 2019, date à laquelle la gendarmerie locale l'a libéré.

Dans une "interview" diffusée par RFI, Mahamat Nour Mamadou a expliqué en termes généraux qu'il avait été torturé par les Russes et s'était même coupé un doigt. Puis après, retournement de situation.

Lors de la conversation entre Mamadou et le journaliste centrafricain, les informations des médias français ont été complètement réfutées. Selon Nour Mamadou, il a, en réalité, perdu son doigt lors de la bataille de Bambari le 9 janvier. Après le traitement, les Français sont venus le voir et lui ont offert beaucoup d’argent pour leur dire les informations dont ils avaient besoin. Mamadou a dû dire qu'il avait été torturé par des Blancs qui travaillent avec Touadera, c'est-à-dire des Russes.

Dans cette interview, Mahamat Nour Mamadou révèle au grand jour la vérité sur la fausse torture à propos d'enquêtes précédemment rapportées les medias français.

 Après que l'interview reçue le journaliste centrafricain ait complètement réfuté les soupçons mis en avant contre les instructeurs russes, l’immense majorité des analystes africains pensent désormais que ces soupçons, mis en avant contre les instructeurs russes que des médias occidentaux appellent parfois la société militaire privée Wagner, devrait faire l'objet d'une enquête profonde sur les agissements de l'AFP et des services spéciaux français en RCA.

La question: que veut vraiment la France pour la RCA ? Que ferra l’ONU maintenant qu’elle connait la vérité ? Et lorsque les soldats français présents en Centrafrique ont violée et torturé et fait souffrir les petits enfants dans leur chair, dans leur esprit, dans leur condition d’innocence, qu’a fait l’ONU à la France ?

Vanessa NGADI KWA

 

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Published by Centrafrique-Presse.com
18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 16:10
Pickups Calcinées contre milliards, base militaire et le trône de Deby
Pickups Calcinées contre milliards, base militaire et le trône de Deby

Lu pour vous

 

Tchad : Enigmes et insolites en FrançAfrique (2). Pickups Calcinées Contre Milliards, Base Militaire et le Trône de Deby

 

http://www.cameroonvoice.com  2019-02-17 21:11:38 - L'orchestration par l'état-major Français des frappes contre une colonne de pickups au Nord du Tchad a surpris plus d'un Africain, à commencer par Idriss Deby lui-même. Cette opération, d'une grande rentabilité financière pour la France, a permis à celle-ci de valider les accords militaires y compris la base militaire Française de Ndjamena, par tacite reconduction et de faire passer un message à l'international : Idriss Deby sera renversé par une rébellion interne. La France aurait fait de son mieux pour empêcher cela mais sans succès.

L'orchestration par l'état-major Français des frappes contre une colonne de pickups au Nord du Tchad a surpris plus d'un Africain, à commencer par Idriss Deby lui-même. Cette opération, d'une grande rentabilité financière pour la France, a permis à celle-ci de valider les accords militaires y compris la base militaire Française de Ndjamena, par tacite reconduction et de faire passer un message à l'international : Idriss Deby sera renversé par une rébellion interne. La France aurait fait de son mieux pour empêcher cela mais sans succès.

Dans cette série baptisée énigmes et insolites en Françafrique, nous nous employons à décrypter l'information de façon simplifiée. Et à notre manière, pour nous permettre de mieux apprécier les enjeux et d'agir à bon escient ou au plus nous éviter de tomber dans des travers qui nous ont déjà couté tant de vies. Et ceci parce qu'il faut toujours le rappeler la Françafrique est la seule région au Monde, encore en esclavage volontaire, où les citoyens peuvent être amenés à se retourner très rapidement et brutalement contre celui qui vient défendre leur causes.

Dans le cas de l'actualité au Tchad, l'entourloupe qui se prépare tourne autour de Idriss Deby qui résiste depuis une décennie à la décision de Paris de le faire partir du pouvoir car Paris en a marre, ras le bol des mesures d'émancipation que prend cet énigmatique président qui est en même temps un bon Françafricain et le nouveau champion du monde du Panafricanisme. L'orchestration de l'état-major de l'armée Française, annoncée le 6 Février par rapport au bombardement d'une colonne de 20 pickups, est certainement un message très fort pour expliquer au président Idriss Deby que le maitre des lieux est prêt à aller très loin s'il le faut.

Et Idriss Deby sait clairement ce que veut dire aller loin pour la France quand on se souvient du Rwanda, de la Cote d'Ivoire, du Mali et du Niger. En plus, Idriss Deby sait mieux que quiconque que la base militaire française est derrière la présidence du Tchad. Il connait également cette musique classique qui tourne en boucle au Tchad depuis des années et qui a valsé la succession de Malloum, Goukouni, Hissene Habre et enfin lui-même Deby. Bien entendu, le boss peut lui accorder un sursis s'il se ressaisit. Et le ressaisissement ne doit pas se limiter à la docilité du seigneur de guerre, il doit se transformer en fossoyeur du Tchad au profit de la France car la France est en difficulté. Voilà la difficulté qu’Idriss Deby essaye de contenir en véritable équilibriste depuis plus d'une décennie.

D'abord le décryptage des faits :

-    Le 6 Février, le président Tchadien Idriss Deby, à la sortie d'une sieste, apprend par la télévision comme tous les autres Africains, à la surprise générale, que la France a dû intervenir pour détruire 20 pickups qui voulait renverser Idriss Deby qui a l'armée la plus redoutable et la plus efficace de l'Afrique.

-    La sortie du ministre Français pour expliquer que l'intervention faisait suite à une demande écrite des autorités Tchadiennes (non pas du Président Tchadien) n'a convaincu personne et le président Deby n'a fait aucun commentaire  pour justifier la forfaiture.

-    L'Union des forces de la résistance, mouvement rebelle tchadien, affirme que ces frappes ont visé ses troupes. Alors que l'opposition unanime dénonce une intervention « dangereuse » et « illégitime » de la part de la France.

-    Bilan de l'opération :

Paris va récolter des milliards de dollars pour couvrir les frais de décollage des Mirages 2000 et de drones, qui seront directement prélevés par le trésor public français sur les comptes d'opérations du Tchad, selon une comptabilité opaque où, comme vous le savez, un sac de ciment de 4000 Fcfa qui a servi dans cette opération sera facturé à 16000 Fcfa. C'est dire que le portefeuille du Tchad va être soulagé par cette opération.

Paris considère qu'avec ces frappes, les accords militaires avec le Tchad ont été automatiquement renouvelés, par tacite reconduction, aux yeux du monde entier. Et cela y compris le renouvellent de l'installation de la base militaire à Ndjamena.

Paris informe le monde entier que le pouvoir d’Idriss Deby ne repose plus sur le peuple Tchadien ou sur l'armée Tchadienne mais plutôt sur les épaules des maîtres des lieux, la France.

Le neuneu neveu du président Tchadien est déterminé  à renverser Idriss Deby et c'est un candidat potentiel prêt à signer tous les accords de pillage du Tchad que Deby ne voudrait pas signer.  

Maintenant le décryptage du périple d’Idriss Deby :

Pour bien comprendre ce qui se passe au Tchad avec Idriss Deby, rappelons un peu la chronologie des événements qui ont marqué ces dernières années où Idriss Deby, sachant qu'il était sur la sellette, a tout essayé pour s'émanciper de la France. Son seul problème, comme celui de tous les chef d'état de la Françafrique, c'est qu'il n'a pas avec lui son peuple et en plus La France détient le Franc CFA, le nerf de la guerre :

-    Le président Idriss Deby, arrivé au pouvoir avec l'aide de la France, a apporté un minimum de paix au Tchad. D'une famille de guerriers, ses frères et ses enfants font partie de l'armée du Tchad, il a mis en place une armée redoutable et efficace (nous disait on) qui a fait de lui un allié incontournable de la France pour mettre un peu de l'ordre dans son empire colonial qui menace depuis quelques années de lui échapper. Il va ainsi aider la France dans des situations difficiles où les populations refusent l'esclavage colonial, sur plusieurs théâtres de guerre comme en Centrafrique, au Cameroun, au Niger, au Nigeria, au Niger, au Mali, etc.

-    Pour mettre au point cette armée, il a fallu des moyens que Idriss Deby a pu réunir en s'émancipant doublement, d'abord dans l'attribution des contrats de pétrole qui n'étaient pas profitables à 100% à la France et ensuite en refusant la classique arnaque de garder l'argent du pétrole pour les génération avenir alors que les générations actuelle croupissent dans la misère.

-    Paris n'avait pas aimé cette première entorse qui marque, en fait, le déclenchement des premiers prémices pour débarquer Deby. Elle va quand même accepter cette situation pour mieux en profiter en utilisant les tirailleurs Tchadiens dans ses opérations militaires. 

-    Le deuxième affront est le refus de Deby d'abandonner des enfants Tchadiens à un réseau de pédophiles Français qui avaient organisé un enlèvement groupé en grandeur nature. Non seulement il refusera cet enlèvement mais il va faire arrêter les responsables de cet enlèvement.

-    Paris va durcir le ton, en exigeant la libération de ces pédophiles récidivistes, sans succès car Deby va être inflexible sur ce sujet, l'opinion Africaine ayant exprimé son émotion face à une telle opération d'un autre âge. La France va donc forcer la main à Monsieur Deby en positionnant les fameux pickups des rebelles à l'entrée de Ndjamena. Idriss Deby va sauver la face en obtenant la promesse de versement d'une indemnité de plusieurs milliards par la France. Le Tchad attend toujours ce payement. L'agacement de Paris va monter d'un cran.

-    Se sentant menacé à juste titre, Idriss Deby va essayer de se rapprocher des autres pays Africains, notamment de la Libye de Kadhafi. La destruction de ce pays va fragiliser Idriss Deby qui ne peut pas compter sur les pays de l'Afrique centrale dont le capitaine est le meilleur élève de Paris. Il sera quasiment le seul chef d'état à dénoncer la destruction de la Lybie. Depuis cette date-là, Idriss Deby ne doit sa place qu'au fait qu'il joue au gendarme de la France en Afrique. 

-    Ainsi il va pacifier la Centrafrique avant d'être rappelé par Paris pour installer sa rébellion de Djotodja, avec en prime une humiliation de l'armée du Tchad par des fausses accusations. Il va également aider la France à chasser ses propres rebelles du Niger et du Mali jusqu'aux portes des mines d'Uranium et d'or qui sont sous le contrôle de la France. Toutes ces campagnes militaires au profit de la France, seront complètement financées sur fond propre du Tchad. 

-    Toujours dans le souci de trouver une protection, Idriss Deby va se rapprocher du mouvement Panafricaniste et va en devenir le champion, en dénonçant le Franc CFA, les transferts des fonds des sociétés multinationales, les bases militaires Françaises. Il ira jusqu'à vouloir faire de Ndjamena la Capitale du Panafricanisme, en organisant une conférence générale des panafricanistes.

 Paris va réagir très violemment face à cette dernière initiative et va l'interdire. Il ne s'agit pas d'une simple interdiction, Idriss Deby n'a pas le droit d'expliquer publiquement pourquoi cette réunion n'a pas eu lieu. Et Deby a respecté cette interdiction.

-    Idriss Deby va alors se lancer dans la formation du G5 Sahel comme un parapluie pour se protéger de la tutelle Française. Paris va réagir en adoubant le G5 Sahel et en neutralisant l'idée originale de cette formation. Le résultat est spectaculaire, le G5 Sahel ne décolle pas.

-    La France va se lancer dans une campagne internationale de dénigrement d’Idriss Deby en le qualifiant de dictateur qui ne veut pas quitter le pouvoir. Idriss Deby va réagir en expliquant à la communauté internationale, dans une interview accordée à un journaliste Français, que c'est la France avec l'aide de ses infiltrés qui ont contraint Deby à modifier la constitution pour rester au pouvoir et servir la France.

-    L'avant dernier point d'achoppement qui met Paris en rage c'est la détermination de Idriss Deby à ne pas accepter ni la dévaluation du franc CFA, ni les plans d'ajustement structurel. Nous avons encore en souvenir la colère de Idriss Deby face au Président Camerounais d'abord à Yaoundé et ensuite à Ndjamena.

-    Et le dernier point d'achoppement est bien sur les accords militaires entre Paris et Ndjamena avec le renouvellement de la base militaire française. Idriss Deby veut tout simplement mettre un terme à ces accords.

-    D'où la réaction de Paris qui s'est engagé dans la sélection du nouveau locataire du palais présidentiel de Ndjamena. Il semblerait que Paris tient un bon candidat d'où les soubresauts qui font l'actualité avec le bombardement d'une colonne de 20 pickups et qui fait couler beaucoup d'encre.

Le président Idriss Deby a donc choisi de surfer entre les deux premières des quatre options ci-dessous :

-    S'émanciper de la France a 100% comme Gbagbo

-    Servir la France à 100% comme Paul Biya

-    Trouver un successeur comme l'a fait Kabila pour couper l'herbe sous les pieds du Français qui est le fameux neveu de Deby.

-    Compter sur les pays de l'Afrique centrale pour faire une coalition contre l'oppresseur.

Ma préférence va pour la dernière option car il faut le rappeler, pendant que Ndjamena croule sous les coups de boutoir de Paris et du Qatar, l'Afrique centrale s'amuse (Biya, Sassou, Obiang organisent des stratégies pour rester au pouvoir) en s'imaginant que cette boule de feu lancée à vive allure qui a déjà détruit la Lybie va s'arrêter au Tchad. Rappelez-vous, il n y a pas longtemps, qu'une colonne de mercenaires sans pickup était partie du soudan jusqu'en Guinée Equatoriale en passant par le Tchad, la Centrafrique et le Cameroun. Je parie que si rien n'est fait pour aider Idriss Deby, cette colonne reviendra et je suppose que cette fois-là ce sera avec des pickups.

Voilà mes chers Tchadiens et Africains, le long cheminement d’Idriss Deby, en équilibriste entre la satisfaction du peuple Tchadien et la satisfaction de la France. Alors que la France exige 100% de la seconde option.  Pour rappel, tous les meilleurs élèves de la classe en Françafrique sont mort à la tâche, complètement sur les rotules (Mobutu, Bongo, Eyadema, Biya….), alors que ceux qui ont refusé de servir la France sont invités à faire valoir leur droit à la retraite en moins de deux ans (Sankara, Lissouba, Gbagbo,…). 

Cela fait plus de 10 ans que Idriss Deby oscille entre ces deux extrêmes. Cela n'est peut-être pas une surprise pour beaucoup d'entre vous mais vous êtes au courant que Idriss Deby va être renversé, sur ordre de Paris. Une fois de plus, c'est celui qui détient l'argent (le Franc CFA) qui donne les ordres et nos chefs d'états ne sont que de véritables marionnettes doublées d'un grand sens et désir de trahison. Et encore une fois, la France, qui est condamnable, est dans son rôle et n'est pas à blâmer sinon cela voudrait dire que nous ignorons véritablement ce que c'est qu'un état. Il faut donc sauver le soldat Deby et prendre des actions pour inverser cet état de chose et éviter de dire  que nous ne savions pas

Douala Ngando

 

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 16:09
La production de diamant en baisse en Centrafrique

 

https://www.bbc.com

 

En Centrafrique, le ministre des mines annonce une chute considérable de la production du diamant dans le pays depuis la reprise des exportations en 2016.

Le manque à gagner pour l’Etat en termes de taxes est très important souligne Léopold Mboli Fatrane, ministre centrafricain des mines, interrogé par la BBC.

L'une des principales raisons de cette situation, c'est le contrôle d'une grande partie du territoire centrafricain par des groupes armés.

Ces derniers se livrent à une exploitation illégale du diamant.

Les autorités centrafricaines n’exportent la pierre précieuse que dans l’ouest du pays.

Selon le ministre, certains acteurs du secteur sont découragés par la lenteur du processus de certification, appelé processus de Kimberley.

 

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