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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 17:27
Bangui : Réhabilitation et extension de la morgue du CNHUB
Bangui : Réhabilitation et extension de la morgue du CNHUB
Bangui : Réhabilitation et extension de la morgue du CNHUB

 

Le gouvernement américain a fourni 59.025.830 CFA pour rénover la chambre mortuaire du Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui, qui est utilisée par la Cour Pénale Spéciale. Grâce à ces rénovations, la Cour peut désormais utiliser la morgue pour le traitement et la conservation des preuves. 

L'ambassadeur Tamlyn a assisté à l'ouverture de la chambre mortuaire et a déclaré: « Les États-Unis sont fiers d'avoir soutenu la rénovation de cette installation. C'est une réalisation importante dans la lutte contre l'impunité et elle permettra aux victimes d'obtenir justice. »

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 17:21
Centrafrique - FACA : Cérémonie de remise de grades et d'étoiles
Centrafrique - FACA : Cérémonie de remise de grades et d'étoiles
Centrafrique - FACA : Cérémonie de remise de grades et d'étoiles
Centrafrique - FACA : Cérémonie de remise de grades et d'étoiles

 

 

Nomination des officiers généraux des FACA ce samedi 18 Janvier 2020 au camp Kassaï.

 

Jean Pierre Dolowaya Général corps d'Armée

Ludovic Ngaifeï Général de Division

Zephirin Mamadou Général de Division

Thomas Tchimangoa Général de Division

Alfred Service Général de Brigade

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 17:01
Faustin Archange Touadera a reçu en audience Catherine Samba_Panza
Faustin Archange Touadera a reçu en audience Catherine Samba_Panza
Faustin Archange Touadera a reçu en audience Catherine Samba_Panza

 

Centrafrique: Faustin Archange Touadera a reçu en audience Catherine Samba_Panza, Ancienne Chef de l'Etat de Transition.

 

Sollicitée par le Président de la République pour un échange de points de vue sur la situation du pays, l'ancienne chef de l'Etat de la Transition Son Excellence Catherine SAMBA-PANZA invité au respect des engagements pris par les acteurs politiques

 Son Excellence Madame Catherine SAMBA-PANZA, Ancienne Chef de l’Etat de la Transition a été reçue en audience, le vendredi 17 Janvier 2020, en fin d’après-midi, par le Président de la République, S.E. Pr Archange TOUADERA,  sur invitation du Chef de l’Etat.

Au cours de ce tête à tête, les deux personnalités ont longuement échangé sur la situation politique actuelle  du pays. Cette rencontre a permis de faire un tour d’horizon des questions d’intérêt  national  en lien avec la paix, la sécurité et la réconciliation nationale.

Au cœur de ces échanges, des questions importantes ont été abordées :

-  la mise en oeuvre de l’Accord de Paix Politique pour la Réconciliation en RCA (APPR-RCA)

-  la situation sécuritaire

-  la situation humanitaire critique des populations

-  la tenue des prochaines échéances électorales 

-  le retour des deux anciens Chefs d’Etat

-  les divers projets de loi soumis a l’examen et a l’adoption des députes, notamment  celui relatif a la mise en place de la Commission Vérité, Justice, Réconciliation et Réparation

-  le projet de loi relatif aux statuts des anciens Chefs d’Etat. Sur cette question, l’Ancienne Chef de l’Etat a proposé d’aller au-delà des aspects financiers pour aborder les aspects juridiques de ce statut, pour permettre aux Anciens Chefs d’Etat de jouer un certain rôle dans la résolution des crises et la consolidation de la paix.

Tout en relevant que la plupart des questions abordées sont réglées par divers instruments politiques ou juridiques de notre pays (Forum de Bangui, Constitution, Code électoral, Accord Politique…), Madame Catherine SAMBA-PANZA n’a pas manqué de partager ses points de vue avec le Président de la République.

Selon elle, Il s’agit avant d’une question de volonté politique et de respect des engagements pris par les divers acteurs, pour une stricte application de ces divers instruments et  mécanismes.

Au sortir de cette audience, Madame SAMBA-PANZA n’a pas manqué de lancer un appel a la sérénité, a la retenue et a l’apaisement du climat politique  a l’endroit de tous les acteurs de la scène politique nationale et en direction des populations.

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 15:53
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement

 

François Bozizé retrouve certaines personnalités politiques, le temps d'un recueillement

 

L'arrivée vendredi 17 janvier à l'aéroport Bangui Mpoko de la dépouille de l'Honorable Franck Pierrot, député de Mbrés et non moins président du groupe parlementaire KNK décédé à Montpellier en France des suites de maladie,  a servi d'occasion au président fondateur de ce parti François Bozizé revenu au pays comme on sait, de retrouver certaines membres de la classe politique nationale le temps d'un recueillement.

Quelques images du reportage

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 14:26
RCA : Le chef d’autodéfense du PK 5 dénommé « You le géant» est mort

 

Centrafrique : Le chef d’autodéfense dénommé « You » est mort

 

Bangui (République centrafricaine) – L’un des principaux chefs d’autodéfense du Km5, alias « You le géant », est décédé à l’hôpital Communautaire à Bangui hier nuit. Ce dernier était grièvement blessé dans les derniers combats au Km5 opposant les commerçants aux miliciens d’autodéfense fin décembre 2019.

Selon de sources dignes de foi, sa dépouille est transférée à la mosquée centrale au quartier KM5  pour des rites religieux et est inhumée ce matin dans la concession de la paroisse Saint-Mathias. Ces proches accusent les gendarmes d’avoir précipité sa mort, car il aurait été retiré des urgences en dépit de l’avis défavorable des médecins,  pour être conduit au Camp de Roux, là où sa santé se serait détériorée.

De sources concordantes, ces hommes promettent attaquer les patrouilles des forces de sécurité intérieure (FSI) au KM5 qu’ils accusent d’avoir précipité la mort de leur chef.

Impliqué dans plusieurs crimes, meurtres, enlèvements et assassinats, le tristement célèbre « You » ne sera pas traduit devant la justice pour ces nombreux forfaits et rejoint la longue liste des autres criminels chefs de bandits armés du Km5 dans le 3e arrondissement de Bangui qui sont morts sans être jugés tels que Abdoul Danda, « 50 – 50 », « Empereur », « Force », pour ne citer que ceux-là.

 

Copyright©2020CNC.

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 14:08
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua

 

Centrafrique : début de la construction d'un champ de panneaux solaires, don de la Chine

 

Par french.china.org.cn 18-01-2020

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a posé vendredi la première pierre d'un champ de panneaux solaires, don du gouvernement chinois.

Le projet est implanté dans la bourgade de Sakaï, à l'ouest de la capitale centrafricaine Bangui, avec une capacité de production prévue de 15 mégawatts.

Ce projet va prêter main forte à la production électrique du pays, indispensable pour la sortie de l'actuelle crise socio-économique, a déclaré le ministre centrafricain du Développement de l'énergie et des Ressources hydrauliques, Herbert Gontran Djono Ahaba, au cours de la cérémonie de lancement, en présence également de l'ambassadeur de Chine en Centrafrique, Chen Dong.

Le projet, qui sera exécuté par l'entreprise chinoise Changjiang Survey, Planning, Design and Research Co., Ltd, permettra de résorber l'épineuse question des délestages et de dépasser les traditionnelles productions hydroélectrique et thermique, a-t-il précisé.

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : le président Touadéra reçoit l'ex-présidente Samba-Panza

 

Par : Justine |  French.china.org.cn | Mis à jour le 18-01-2020

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a reçu vendredi l'ancienne présidente de transition Catherine Samba-Panza pour faire un tour d'horizon de la situation nationale, a-t-on appris auprès de la présidence.

Au sortir de l'audience, Mme Samba-Panza a précisé que les échanges avaient porté sur des questions d'intérêt national, notamment la paix, la sécurité et la réconciliation. Elle a ajouté que M. Touadéra avait beaucoup insisté sur la contribution des anciens chefs d'Etat à l'apaisement, à moins d'un an des élections présidentielle et législatives.

L'ancienne présidente de transition (2014-2016) a appelé tous les acteurs impliqués dans la crise centrafricaine à la retenue, à la sérénité et au sens de la concertation pour régler les différends. Elle a exhorté les anciens chefs d'Etat à porter main forte au président Touadéra.

Dès son retour d'exil vendredi dernier, l'ex-président Michel Djotodia avait lui aussi été reçu par M. Touadéra, lequel n'a toujours pas rencontré à ce jour le président déchu François Bozizé. Ce dernier est rentré au pays en décembre dernier de manière discrète, mettant terme à six années d'exil.

M. Bozizé avait été chassé du pouvoir en mars 2013 par M. Djotodia, alors leader de la coalition rebelle Séléka. Ce dernier avait néanmoins dû démissionner en janvier 2014 pour ne pas avoir su contrôler la rébellion. Mme Samba-Panza avait alors pris le relais comme présidente de transition jusqu'à ce que M. Touadéra remporte l'élection présidentielle en février 2016.

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : le gouvernement travaille pour faire lever la suspension de son droit de vote à l'ONU

 

Par : Justine | : Centrafrique,ONU French.china.org.cn | Mis à jour le 17-01-2020

 

Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) entend utiliser sa diplomatie pour obtenir la levée de la suspension de son droit de vote aux Nations Unies (ONU), a déclaré jeudi à la presse la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon.

La semaine dernière, dix pays dont la RCA ont perdu leur droit de vote à l'Assemblée générale de l'ONU pour défaut de régularisation des contributions obligatoire au budget de l'organisation. D'après Mme Baïpo-Temon, la dette de la RCA vis-à-vis de l'ONU s'explique par une situation financière qui peine à se relever en raison d'une économie qui n'a pas encore fonctionné.

Bien que Mme Baïpo-Temon n'ait pas donné le montant des arriérés de son pays vis-à-vis de l'ONU, elle soutient cependant que la mesure se présente comme un coup dur pour la RCA.

"Lorsque vous n'avez pas droit au vote lors de certaines rencontres consacrées à certains sujets, votre pays est considéré comme absent", a-t-elle indiqué, redoutant que les autorités centrafricaines ne soient plus en mesure de plaider, lors de l'Assemblée générale de l'ONU, en faveur de la levée totale de l'embargo sur l'importation des armes.

Toutefois, la ministre a indiqué qu'elle se rapprocherait de son collègue des Finances et du Budget pour examiner la réaction devant aboutir à la levée de la décision de l'ONU, en expliquant surtout aux hauts responsables de l'ONU les difficultés du pays, qui s'est fixé pour l'heure comme priorité la sécurité.

Source: Agence de presse Xinhua

 

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 14:00
RCA : les massacres de trop qui ont fait tomber Bokassa
RCA : les massacres de trop qui ont fait tomber Bokassa
RCA : les massacres de trop qui ont fait tomber Bokassa

 

Centrafrique : les massacres de trop qui ont fait tomber Bokassa

 

https://www.dw.com/ 17.01.2020

 

En janvier puis avril 1979, en Centrafrique, un mouvement de protestation de lycéens est réprimé dans le sang. La contestation s'étend et conduit au renversement de l'empereur Bokassa 1er. Interview avec un historien.

Pour les Banguissois, le 18 janvier reste dans les mémoires comme la « Journée des martyrs ». Elle fait référence à une centaine d’écoliers et d’étudiants tués en janvier 1979, en marge d’une manifestation contre le régime alors en place en Centrafrique : celui de Jean-Bedel Bokassa.

L’historien centrafricain Maurice Guimendego revient sur cet événement qui a déclenché un mouvement de protestation de masse réprimé dans le sang, en janvier et en avril de la même année, et qui a sans doute accéléré le renversement de l’empereur Bokassa par les services secrets français, quelques mois plus tard (en septembre 1979).

Un mois de janvier à Bangui

Les premières manifestations sont celles, en janvier 1979, d’écoliers et d’étudiants.
Ils protestent contre l’obligation qui leur est faite d’acheter un uniforme scolaire, produit par une société textile française, la CIOT, dans laquelle la famille Bokassa a des actions.
C’est l’annonce de trop qui fait déborder le vase déjà bien rempli de la colère populaire, car sans uniforme, les élèves ne peuvent se rendre à l’école… or leurs parents, qu’ils soient paysans ou fonctionnaires avec des arriérés de salaires de plusieurs mois, sont dans l’incapacité financière de payer ces tenues.

Les manifestations des jeunes gens à Bangui sont réprimées dans le sang. La contestation gagne d’autres secteurs et s’étend à de nombreuses provinces du pays.

Le mouvement s'amplifie

En avril, les paysans, les fonctionnaires défilent eux aussi, contre la hausse des prix, les salaires impayés, le mauvais prix du coton. Le régime écrase ces mouvements avec une telle violence qu’Amnesty international (section anglaise) publie un rapport pour dénoncer ce nouveau bain de sang.


l’historien centrafricain Maurice Guimendego, qui estime que ces révoltes populaires et la violence de la riposte des forces impériales ont précipité la destitution de Bokassa 1er, en septembre 1979.

 

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 13:54
RCA : L’HEURE DES COMPTES POUR LES CHEFS MILICIENS DE BANGASSOU

Lu pour vous

 

CENTRAFRIQUE : L’HEURE DES COMPTES POUR LES CHEFS MILICIENS DE BANGASSOU

 

https://www.justiceinfo.net/ 17/01/2020 PAR GAËL GRILHOT, NOTRE CORRESPONDANT À BANGUI

 

Il s’agit d’un des procès les plus attendus à propos des crimes commis en Centrafrique depuis la crise de 2013. Le 15 janvier, à Bangui, s’est ouvert le procès de plusieurs chefs miliciens anti-balaka, dont Pino Pino et Béré Béré. Ils sont poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, pour des exactions commises à Bangassou. Dont l’assassinat de six casques bleus.

Dans la salle de la cour d'appel de Bangui, la tension monte. Assis sur quatre rangées de bancs, une trentaine de prévenus attendent, menottés deux par deux ou individuellement, surveillés de près par des gardes de l'administration pénitentiaire ainsi qu’une dizaine de membres des Forces armées centrafricaines. Dehors, deux véhicules blindés de la Mission des Nations unies (Minusca) assurent la garde. La Cour s'apprête à juger plus de trente miliciens anti-balaka, dont trois de leurs chefs importants, Romaric Mandago, Kevin Béré Béré, et Crepin Wakanam, alias Pino Pino.

Des noms qui nous transportent plus de trois ans en arrière, dans la région de Bangassou, au sud-est de la République centrafricaine (RCA). Sous le prétexte de protéger les populations chrétiennes contre l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC, dirigée par Ali Darass), une faction de la Séléka, coalition armée dominée par les musulmans, des groupes d'autodéfense se créent dans cette région. Ils se font vite connaître par leur cruauté à l’encontre des civils, notamment les musulmans, soupçonnés de collusion avec la Séléka et poursuivis jusque dans les camps de déplacés, mais aussi des chrétiens.

On attribue également à ces « anti-balaka » la mort d'une dizaine de soldats des Nations unies, dont cinq (quatre Cambodgiens et un Marocain) lors de l'attaque d'un convoi à Yongofongo. Ils s'en prennent aussi directement à des ONG humanitaires. Tandis que leurs rivalités internes font de nombreuses victimes, à l'intérieur de chaque faction, à l'image du « général » Ngade, dont l'assassinat en décembre 2017 est imputé à Pino Pino.

Celui-ci et trente-trois de ses hommes ont été arrêtés en République démocratique du Congo (RDC) le 15 mai 2018, et extradés à Bangui le mois suivant. Béré Béré et Romaric, eux, se sont rendus d'eux-mêmes à la Minusca, en janvier 2018.

POURQUOI PAS LA CPS ?

Dans la salle, après le tirage au sort des jurés et la vérification de la présence des prévenus (l’un d'entre eux est mort en détention, une autre a été placée en détention provisoire et n'est pas présente), il est fait lecture de l'ordonnance de renvoi. Pêcheurs, maçons, cultivateurs : avant leur participation à une milice, les prévenus présentaient un parcours de citoyens lambda, originaires pour certains de Bangassou (un des témoins, ancien préfet de Bangassou, affirmera que « 75% d'entre eux n'étaient pas originaires de la ville »), et pour d'autres de Mobaye, Bakouma, ou Boali. Les charges sont lourdes : crimes de guerre et crimes contre l'humanité, association de malfaiteurs, assassinats, détention illégale d'armes et de munitions de guerre, ou encore atteinte contre les personnes jouissant d'une protection internationale. Le code pénal prévoit des peines de prison avec amendes, des travaux forcés, voire la peine de mort (même si la RCA respecte, de fait, un moratoire).

Lors du dernier procès d'un haut responsable de groupes armés devant la cour criminelle de Bangui, celui d’Alkali Saïd (considéré par le procureur comme le numéro 2 du Mouvement patriotique pour la Centrafrique, MPC), les charges étaient similaires mais la faiblesse du dossier – en raison de l'impossibilité d'enquêter sur place – avait permis à la défense de faire écarter la plupart des chefs d'inculpation, faute de preuves. Mais ce nouveau dossier semble beaucoup plus étoffé. « Nous avons produit des éléments, la gendarmerie en a apportés, la Minusca également », affirme Albert Panda, avocat du collectif des victimes et vice-président de l'Observatoire centrafricain des droits de l'homme (OCDH). Dans le cadre de leur programme conjoint, l’OCDH, la Ligue centrafricaine des droits de l'homme (LCDH) et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) se sont constitués partie civile, le 10 juillet 2018, après avoir fourni un gros travail de recueil de preuves et de recherche de témoins.

Pourquoi avoir choisi de se porter partie civile devant la cour criminelle plutôt que devant la Cour pénale spéciale (CPS), juridiction établie par le gouvernement centrafricain et l’Onu et qui n’a toujours pas émis le moindre acte d’accusation ? La réponse est toujours la même : « Les sessions criminelles peuvent tout à fait juger des crimes les plus graves », affirme Me Panda. « Cette procédure avait commencé avant la mise en place effective de la Cour pénale spéciale. Il existe des mécanismes de collaboration entre ces juridictions. La CPS était informée de cette procédure. Elle a préféré laisser la Cour criminelle continuer, car elle aurait pu demander à prendre le dossier, qui était suffisamment étoffé », ajoute l’avocat. Montrant un lourd sac de toile contenant le dossier, il sourit : « Vous voyez, il y a eu beaucoup d'informations, beaucoup d'éléments. »

PREUVES ET DÉNI

Premier visé par les interrogatoires, le « général » Kévin Béré Béré, 33 ans, pantalon de survêtement et chemise sobre, se tient d'abord debout, bras croisés, répondant à toutes les questions avec aplomb. Il affirme être arrivé un mois après les événements à Bangassou, après avoir travaillé sur des chantiers dans la région comme artisan mineur. Non, il n'a jamais fait partie de la garde présidentielle de l'ex-président Bozizé (comme il l'a pourtant affirmé à de nombreuses reprises dans le passé). Il n'a même « jamais tenu d'arme ». Mais il semble subitement pris d'un vertige. Il demande une chaise et un temps de repos. « Simulacre », lance le procureur général Tambo. « Qu'il ne fasse pas le malin ! » Après discussion avec la défense, Béré Béré se dit prêt à poursuivre.

Le procureur Tambo reprend alors la main. Il présente ses éléments de preuve un par un, dont certains paraissent accablants. Une lettre portant signature du « général » Béré Béré, une main courante, également signée par lui, dans laquelle on trouve un inventaire des armes possédées par son groupe (une centaine de fusils mitrailleurs AK 47, trois lance-grenades RPG, des roquettes et plusieurs millions de munitions de guerre), ou encore une photo où on le voit entouré de ces mêmes armes de guerre. Deux témoignages écrits mentionnent sa présence sur les lieux de l'attaque du convoi de la Minusca, à Yongofongo. On va jusqu'à lui rappeler le prix de la « barrière » que ses troupes tenaient : 2500 francs CFA (moins de 4 euros) pour les véhicules, 250 pour les piétons.

Assis, le prévenu se reprend et nie tout, point par point. La lettre, ce n'est pas lui qui l'a signée, tout comme la main courante, et il ne se reconnaît pas plus sur la photo avec les armes. Il n'était pas présent à Yongofongo. Il se présente comme un « médiateur ». « J'ai fait du bon travail à Bangassou. Je travaillais pour la plateforme religieuse, j'ai risqué ma vie pour la population », affirme-t-il.« Il n'y a rien qui me lie aux groupes d’autodéfense. » A cet instant, la galerie du public tremble. Une victime s'insurge. Elle veut parler.

A la barre, cette femme musulmane ne se laisse pas impressionner par la présence du « général » à ses côtés. Au contraire, elle montre une photo de sa maison et accuse Béré Béré d’en avoir fait sa base. « Il a dit qu'il était général de Bangassou jusqu'à Obo [Est du pays] et qu'il contrôlait six mille hommes », témoigne-t-elle. Avant de continuer : « Il a tué beaucoup de personnes. Il a tué un musulman et lui a arraché le sexe. La femme de Béré Béré a dit qu'un litre d'essence valait pour une maison de musulmans. » Son adversaire s’accroche à sa stratégie : « Il faut montrer la preuve que j'étais là », affirme Béré Béré.

Pour Albert Panda, cette attitude aura ses limites dans un procès qui s’annonce plus long que de coutume : « On ne peut pas l'empêcher d'avoir une telle ligne de défense. On regarde, on le laisse évoluer. Il y a des témoins, des victimes qui interviennent, et quand on ne dit pas la vérité, elle finit par vous rattraper. »

 

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 13:51
Banques de la zone Cemac la Beac hausse le ton

Lu pour vous

 

(Agence Ecofin) 18 janvier 2020 11:04 - Dès cette année 2020, les établissements de crédit de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale et Tchad) seront désormais soumis à une réglementation plus rigoureuse concernant la transmission vers la Banque centrale des données sur leurs transactions financières, nous apprend Investir au Cameroun.

En effet, le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), Abbas Mahamat Tolli , a signé, le 3 janvier dernier, une instruction, portant transmission des données relatives à la trésorerie et aux opérations des établissements sur le marché monétaire de la Cemac. Elle prévoit désormais des sanctions en cas de non-transmission des informations sur leurs transactions financières et en cas d’informations erronées. 

Selon l’instruction de la Banque centrale, les établissements de crédit doivent s’assurer avant la fin de la journée que toutes leurs données journalières se sont appariées avec celles des contreparties. Les banques doivent par la suite les transmettre à la Beac. Les données en questions concernent les opérations sur billets et monnaie réalisées en FCFA et en devises ; les opérations interbancaires, y compris celles réalisées entre les établissements de crédit du même groupe ; les opérations sur les titres de créances négociables ; les opérations fiduciaires contre couverture ; les opérations avec les trésors publics ; les opérations sur autres titres et les concours attendus de la Banque centrale.

« Est considérée comme fausse, toute déclaration non appariée d’un établissement de crédit, que ce soit du fait des informations non concordantes ou d’une omission de transmission de données de la contrepartie. Dans les deux cas, la faute incombe aux deux parties prenantes, qui s’exposent à l’application à leur encontre des sanctions administratives prévues par la présente instruction », prévient la Beac.

En effet, le non-respect des dispositions de ces directives expose l’établissement de crédit concerné à des sanctions administratives pécuniaires, constituées des astreintes. Ces dernières sont déterminées sur la base d’un montant forfaitaire, par jour de retard et par omission ou fausse déclaration ainsi qu’il suit : 50 000 FCFA pour les quinze premiers jours ; 100 000 FCFA pour les quinze suivants ; 30 000 FCFA au-delà.

Pour s’assurer de la conformité des déclarations, la Beac se réserve le droit d’effectuer des contrôles de vraisemblance auprès des établissements de crédit. Les contrôles de vraisemblance peuvent être inopinés ou avoir après notification à l’établissement de crédit à contrôler.

Toutefois, avant d’infliger une sanction, la direction nationale du pays d’implantation notifie à l’établissement de crédit concerné le manquement constaté et la sanction correspondante. Les astreintes sont recouvrées au profit de la Beac par débit d’office du compte de l’établissement de crédit dans les livres de la direction nationale.

Sylvain Andzongo

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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 00:40
Centrafrique: ouverture du procès des crimes de Bangassou

 

Par RFI Publié le 16-01-2020 Modifié le 16-01-2020 à 01:15

 

Le procès des crimes commis à Bangassou en 2017 s'est ouvert ce 15 janvier à Bangui, en Centrafrique. Kévin Béré Béré, l'un des commandants de zone de la milice anti-balaka de la ville, était le premier appelé à la barre.

 

Un grand procès concernant les crimes commis à Bangassou et sa région en 2017 s'est ouvert ce 15 janvier à Bangui, en Centrafrique, devant la cour criminelle. Plus de 30 prévenus sont présents devant la barre, dont le général Pino Pino ou Kevin Béré-Béré, jugés pour différents crimes, notamment le meurtre d’une dizaine de casques bleus ou l’attaque du quartier de Tokoyo à Bangassou qui a fait plusieurs dizaines de morts et des centaines de déplacés.

Ce 15 janvier, Kevin Béré-Béré était le premier appelé à la barre. Connu sous le titre de « général », il était l’un des commandants de zone de la milice anti-balaka de Bangassou. L’une des principales preuves à conviction consiste en son journal signé et tamponné dans lequel sont précisés les droits de passage aux barrières, les délits que ses hommes pouvaient taxer ou l’organisation de son état-major.

Simple artisan minier

Après quelques minutes, il a dit être pris de vertiges. Une chaise lui a été apportée et l’audience a pu continuer. Face aux accusations, il a tout nié en bloc. Il n’a jamais été chef de milice, a-t-il affirmé : il était médiateur dans cette ville en crise. « J’ai vu mon nom partout, disant que je suis l’auteur de ce qui s’est passé à Bangassou, a-t-il raconté. On dit que je fais partie des généraux mais c’est faux. Je ne reconnais pas ces faits ».

Le procureur général, Eric Didier Tambo, a rappelé les conditions de sa reddition à la Minusca, la mission de l'ONU en Centrafrique, preuve, selon lui, de son appartenance à un groupe armé. « Jusqu’à sa reddition, il a demandé qu’il soit pris en compte avec ses 52 éléments, a-t-il précisé. Ils sont trois à se constituer prisonniers au niveau de la Minusca parce que les autres factions voulaient en découdre avec lui. Alors qu’ils ne viennent pas faire les malins. Ils seront jugés ».

Le procureur a rappelé son parcours, notamment sa position d’ancien garde présidentiel de François Bozizé, ce que Kévin Béré-Béré ne reconnaît pas, lui qui affirme n'être qu'un simple artisan minier.

 

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