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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 00:27


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A ces Messieurs de la Politique Centrafricaine,

 

Je suis surprise de voir que l’ensemble de la classe politique centrafricaine qui s’assoit aujourd’hui à la table du Président de la C.E.I. dont elle a demandé hier la démission, ne fasse pas de la disparition du Colonel Charles Massi, Leader Politique, Président fondateur du Forum Démocratique pour la Modernité, Député de Baboua, l’une de ses revendications.

 

Ses prises de positions et ses actes politiques lui ont coûté la vie. Faut-il en plus que le silence de ses amis du FRUD, de l’UFAP, du GPO, du CPPO, de L’UFVN et du CNT ne l’assassine à nouveau et que vous donniez l’occasion au Président BOZIZE de se laver les mains dans le sang de Charles MASSI ou de GOUNGAYE WANFIYO ?

 

Si tel avec été le cas pour un seul d’entre vous, le Colonel Charles Massi se serait levé contre l’impunité et l’injustice dans ce Pays.

 

De tout temps, ils se sont battus à vos côtés pour faire respecter la démocratie, la justice et l’équité.

 

Chaque homme a ses idées et a le droit de les exprimer, mais nul n’a le droit de laisser dans l’oubli ces Hommes qui ont subi les actes odieux d’enlèvement, de séquestration et de tortures jusqu’à ce que mort s’ensuive de la part de celui que vous allez élire demain.

 

Aussi, à la veille de vos élections présidentielles et législatives, permettez-moi, Messieurs les politiques, de m’interroger sur le devenir de votre pays.

 

En vous comportant de la sorte, vous ne faites que consolider la réélection déjà volée de François BOZIZE.

 

Aujourd’hui, vous criez au scandale et demandez le report pour cause d’irrégularité ! Mais, souvenez-vous, Messieurs les politiques, que Charles Massi, en précurseur, avait dénoncé le risque d’un Dialogue Politique et d’un Programme de D.D.R. mal préparés sur les ondes d’Africa N°1 à la fin de l’année 2008. Le « coup d’épée dans l’eau » visionnaire de Charles Massi est malheureusement d’actualité.

 

Alors, Messieurs les politiques, combien de temps encore allez-vous trembler devant les bourreaux de la Nation, qu’attendez-vous pour vous soulever comme un seul homme et exiger que le corps d’un des vôtres vous soit rendu et que la vérité soit établi sur la mort d’un autre ?

 

Que chacun se pose la question : à qui le tour, demain ?

 

Le 4 Mars 2010

 

Claudine PaillardA

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 00:24


A C cemac


(Zenga-Mambu.com 05/03/2010)

Histoire complexe et souvent douloureuse que celle de la franc-maçonnerie en terre noir-africaine. Infiltrée par les réseaux affairistes, inféodée aux dictatures en place, l’institution qui prône l’idéal de fraternité a bien du mal à faire entendre sa voix.

Derrière ce constat affligeant, des maçonnes et maçons africains œuvrent pour que justice et égalité deviennent une réalité. Eclairage sur une franc-maçonnerie source d’incompréhensions.

« Si Dieu tue un riche, il tue un ami ; s’il tue un pauvre, il tue une canaille » proclame le romancier ivoirien Ahmadou Kourouma, dans sa critique des dictatures africaines(1). Goût du pouvoir sans limites, ignorance des populations civiles, culte de l’apparence, sont les attributs de la grande majorité pour ne pas dire de l’intégralité des dirigeants africains passés et présents.

Denis Sassou N’Guesso et Pascal Lissouba, au Congo Brazzaville, Omar Bongo et son fils Ali au Gabon, François Bozizé en République Centrafricaine, Idriss Déby au Tchad, tous se sont illustrés dans des guerres fratricides, perpétrant massacres et désolations. Et tous sont francs-maçons, ont vécu le rituel si symbolique du passage sous le bandeau lors de l’initiation, qui doit permettre à l’homme de renaître et devenir meilleur. Le constat est amer et les interrogations multiples.

Alors que la maçonnerie occidentale a insufflé démocratie, émancipation des hommes et accroissement des libertés, la maçonnerie africaine, n’aurait-elle engendré que des potentats sanguinaires, trahissant les valeurs de l’institution même qui les a accueillis ? Faut-il parler d’échec et ignorer les maçonnes et maçons africains qui cherchent à instaurer plus d’humanité et de valeurs citoyennes dans leur pays ? Comprendre la maçonnerie africaine, ses particularités, et son imbrication dans le politique, c’est d’abord remonter aux origines de son implantation.
La colonisation et l’émergence d’une maçonnerie « paternaliste ».

Dès le XIXème siècle, les grandes puissances européennes, surtout la France et la Grande-Bretagne convoitent le continent africain. La colonisation, au-delà des arguments économiques évidents, avec la mainmise et l’exploitation des richesses locales est perçue comme un acte civilisateur des populations. Cette vision sera partagée par de grands humanistes, défenseurs des droits de l’homme, Jules Ferry et Léon Gambetta pour ne citer qu’eux. Mais elle pose d’emblée les bases d’un paternalisme, où situation dominante de ceux qui savent, les blancs, sur les ignorants, les indigènes. La franc-maçonnerie qui apparait alors sur le continent africain suivra assez naturellement cette tendance. Le 9 mai 1781, une première loge voit le jour, la Respectable Loge Saint-Jacques des vrais amis rassemblés, à l’orient de Saint-Louis du Sénégal. Ce sera ensuite la création de loges au Maroc, en Tunisie, à Madagascar, en Guinée, au Congo(2).


De l’incompatibilité à être franc-maçon

Par Nicolas Georges, rédacteur en chef

En Europe, la franc-maçonnerie a été, au XVIIIe siècle, le moteur d’une formidable révolution intellectuelle. Il y avait enfin un lieu neutre de toute idéologie, dépourvu de dogmes et de prêt-à-penser. L’homme pouvait être lui-même sans craindre d’être jugé ou même persécuté.

Ce souffle nouveau a été qualifié par la suite : l’esprit du siècle des lumières. Il n’est jamais retombé depuis. Ce modèle de « libre pensée » à l’européenne a essaimé en Afrique par l’intermédiaire des militaires et administrateurs partis dans les colonies. Les premières Loges maçonniques se sont donc créées dans les grandes capitales africaines.

A l’aube de l’indépendance, les africains ont repris leur terre. Au cœur de sa propre tradition multiethnique, l’Afrique héritait de la philosophie du siècle des lumières : la franc-maçonnerie.

Cette franc-maçonnerie, pour beaucoup, avant d’être perçue comme symbolique ou philosophique, était la représentation de l’ancien pouvoir en place. De fait, à la fin de la colonisation, les africains qui ont pris le pouvoir, se devaient de prendre tous les symboles du Pouvoir. La maçonnerie devenait un statut dont on devait être paré.

Aujourd’hui, meurtris par les guerres et les conflits armés, certains pays africains condamnent la franc-maçonnerie. Denis Sassou N’Guesso, Omar et Ali Bongo, pour ne citer qu’eux, sont tristement célèbres pour l’atrocité de leur dictature et leur appartenance maçonnique. C’est là une bien mauvaise image et un triste sort pour une institution qui se veut humaniste et progressiste.

Pourquoi Denis Sassou N’guesso et Ali Bongo devraient-ils encore être considérés comme franc-maçons ?

 C’est la question que nous posons aux obédiences françaises qui n’hésitent pas à aller sur place pour reconnaitre « comme tel » des dirigeants qui semblent exempts des valeurs maçonniques. A moins que d’autres liens unissent les grands maîtres entre eux, il y a des amitiés qu’il est difficile de justifier aux yeux des populations massacrées.


Sources : http://www.gadlu.info/franc-maconnerie-magazine-n%C2%B0-3.html


Par Hélène Cuny

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 00:17


Joseph-Kony.jpg

 

 Rome (Agence Fides 4/3/2010) – “Les guérilleros de la LRA ont causé de graves dommages matériels, mais ce sont surtout ceux psychologiques et humains qui m’attristent” dit à l’Agence Fides Son Exc. Mgr Juan José Aguirre Muños, Evêque de Bangassou, dont le diocèse fait partie de la mission de Rafai au Sud-est de la République Centrafricaine, récemment attaquée par des guérilleros ougandais de l’Armée de libération du Seigneur (LRA, cf. Fides 22/2/2010).

« Les rebelles ont entièrement rasée la mission catholique et seule l’intervention d’un détachement de l’armée a évité que deux coopérants français soient enlevés » dit Mgr Aguirre Muños. « Les deux coopérants, un homme et une femme, enseignaient au lycée géré par les Sœurs franciscaines de Montpellier, respectivement les mathématiques et le français. Dans cette zone, l’Eglise gère des écoles de tout ordre et de tout niveau, allant des écoles élémentaires aux lycées. A Bangassou, nous avons aussi un institut technique pour les jeunes des rues et les filles mères » dit Mgr Aguirre Muños.

La présence des guérilleros de la LRA constitue une sérieuse menace pour les populations locales et la vie de la mission du diocèse. Mgr Aguirre Muños explique comment il a été possible qu’un groupe de guérilla depuis des années actif dans le Nord de l’Ouganda soit parvenu à menacer le Sud-est de la République Centrafricaine, qui n’a pas de frontière commune avec l’Ouganda:

« Depuis quelques années la LRA s’est déplacée du Nord de l’Ouganda pour s’établir d’abord à Juba, dans le Sud Soudan, puis près d’Isiro, dans la forêt de Garamba, au Nord-est de la République Démocratique du Congo » dit l’Evêque de Bangassou. « C’est là que les rebelles ougandais avaient établi leur quartier général, doté même de plusieurs pistes où atterrissaient des petits avions qui transportaient leur ravitaillement. A qui sont ces avions et d’où ils arrivaient, on ne sait. En décembre 2008 les armées d’Ouganda, du Sud Soudan et de la RD Congo ont attaqué le quartier général de la LRA dans la forêt de Garamba. Le chef de la LRA, Joseph Kony a cependant réussi à échapper à la capture, ainsi qu’une bonne partie des guérilleros ».

« L’opération militaire de 2008 a eu deux conséquences – explique Mgr Aguirre Muños. En premier lieu les guérilleros se sont vengés sur la population civile congolaise, accomplissant des atrocités inénarrables. J’ai recueilli des témoignages des survivants et j’ai vu des photographies sur les violences des guérilleros, qui sont impressionnants ».

En second lieu – continue l’évêque- les guérilleros se sont répartis en une centaine de petits groupes. Plusieurs de ceux-ci sont entrés en Centrafrique. La première localité qui a été attaquée a été Obo, qui se trouve à la frontière centrafricaine avec le Soudan et l’extrême Nord-est de la RDC. Ils ont saccagé le village et ont enlevé 74 personnes. Une bonne partie de celles-ci ont ensuite été relâchées, certaines après un an et demi de prison ».

« Avant Rafai, les guérilleros avaient attaqué la petite ville de Zacko, où ils avaient tué deux personnes et enlevé 55 jeunes, dont la plupart ont été libérés. Une quinzaine de jeunes femmes restent cependant entre les mains de la LRA » dit Mgr Aguirre Muños.
« Désormais les guérilleros se sont enracinés en Centrafrique. On considère que Kony lui-même est caché en territoire centrafricain. On ne comprend pas qu’il soit encore en mesure d’échapper à la capture car on dit qu’il est malade et qu’il se déplace avec une vingtaine de femmes et de nombreux enfants ».

L’armée ougandaise a envoyé un contingent militaire en Centrafrique, avec le consentement des autorités locales, pour chercher à arrêter les guérilleros. « Des moyens importants ont été mobilisés » – dit Mgr Aguirre Muños. « Une piste de 4.000 mètres a été construite pour les avions de transport ougandais, avec lesquelles sont arrivés des moyens de transport aériens et des hélicoptères ».

« La LRA est une secte, quand Kony sera capturé je pense que le groupe finira » conclut Mgr Aguirre Muños.

(L.M.) (Agenzia Fides 4/3/2010) fides.org

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 00:09


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Triangle-ONG-lyonnaise

La Croix 04/03/2010 17:10


Les deux expatriés de l’ONG Triangle GH sont retenus depuis plus de cent jours par un groupe de rebelles soudanais, les Aigles de libération de l’Afrique

Au départ, l’ONG Triangle GH avait choisi la discrétion la plus absolue. Pas un mot sur la prise d’otages de leurs deux employés enlevés le 22 novembre 2009 au nord-est de la République centrafricaine. Devant la lenteur des négociations et face à l’inquiétude grandissante des familles, l’association lyonnaise est sortie de son silence mardi 2 mars, au centième jour de captivité.

 Dans un bref communiqué, elle a dévoilé les prénoms des otages, Olivier D. et Olivier F., imitant la démarche adoptée pour les journalistes de France Télévisions capturés en Afghanistan. Les deux Olivier, âgés d’une trentaine d’années, sont respectivement technicien spécialisé en eau et coordinateur de programme. Triangle GH les présente comme des « collaborateurs expérimentés ».

 Créée en 1994, cette ONG française travaille sur des situations humanitaires d’urgence comme de développement. Elle intervient aujourd’hui dans une dizaine de pays d’Afrique et d’Asie, dont le Soudan, le Yémen, la Birmanie ou la Corée du Nord. Ses missions portent aussi bien sur le développement rural que l’accès à l’eau, l’hygiène, l’assainissement ou l’éducation.

Les "Aigles de libération africaine", auteur de plusieurs rapts d'Occidentaux

Lors de leur enlèvement, les deux Olivier travaillaient depuis des mois à la création d’écoles et de puits dans la région de Vakaga, située à plus de 1 000 km au nord-est de la capitale, Bangui. « C’est un territoire particulièrement sous-développé, négligé par les autorités, coupé du reste du pays à la saison des pluies, et bordé par les frontières du Tchad et du Soudan », explique-t-on au siège de Triangle. Les affrontements y sont fréquents entre groupes rebelles et forces gouvernementales, et le banditisme renforce l’insécurité dès que l’on quitte Birao, la préfecture.

Jusqu’à la prise d’otages, cette ville était considérée comme sûre par les organisations internationales, du fait de la présence des casques bleus de l’ONU et des troupes régulières. Depuis, les expatriés de l’ONG sont partis à Bangui, d’où ils pilotent les programmes à distance en attendant le retour à la liberté de leurs deux collègues.

 Ceux-ci semblent être retenus de l’autre côté de la frontière soudanaise par un groupe rebelle aux méthodes crapuleuses se dénommant les « Aigles de libération africaine ». Ce mouvement est l’auteur de plusieurs rapts d’Occidentaux dans la zone ces deux dernières années. Le 6 février, ils avaient libéré Laurent Maurice, agronome français du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), après 89 jours de captivité.

« Nous n’avions pas agi pour de l’argent mais parce que nous souhaitions que la France change sa politique dans la région », avait alors affirmé Abou Mohamed Al Rizeigi, l’un des responsables des ravisseurs. Lesquels avaient cependant réclamé auparavant un million d’euros pour la libération du Français.

Olivier TALLES

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:41


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L’ancien Premier Ministre, Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et son candidat aux prochaines élections présidentielles en Centrafrique, Martin ZIGUELE sera un des invités de la prochaine émission « Le Débat Africain » sur Radio France Internationale dimanche 7 mars 2010 en fin de matinée. L’émission sera animée par le journaliste Assane Diop et portera sur le thème : Les commissions électorales en Afrique. Un sujet qui tombe à pic avec deux exemples qui font l’actualité : le cas ivoirien qui est en train de se dénouer et l’exemple centrafricain où la commission continue encore de patauger dans une crise qui se complique de jour en jour avec les turpitudes d’un ancien chauffeur d’ambassade converti en vrai faux pasteur que le président Bozizé a fait porter à la tête de la Coordination Nationale de la Commission Electorale Indépendante centrafricaine. Soyez nombreux à l’écoute de cette émission.

La Rédaction


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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:38


Assingambi-Zarambaud.jpg

 

Le Président André KOLINGBA, affectueusement appelé André KO ou Grand K par ses nombreux partisans restera pour la postérité, au-delà de ce qu'on a pu lui reprocher, tant il est vrai que nul n'est infaillible, le Président qui a inlassablement œuvré pour la paix (siriri) qui lui était si chère, pour l'unité nationale, ainsi que pour la prévoyance et l'auto - suffisance alimentaires.

Sa revendication de la tentative de Coup d'Etat du 28 Mai 2001 demeurera une énigme que seule l'Histoire élucidera totalement, à en croire les confidences distillées par certains exécutants, d'autant que cette revendication avait curieusement été faite alors que la tentative de Coup d'Etat avait déjà notoirement échoué, que ses auteurs présumés étaient pourchassés et que le Président lui-même comme sa famille n'avaient pas été préalablement mis à l'abri. Le Président espérait-il ainsi limiter à sa seule personne ou à seulement quelques personnes les représailles qui furent néanmoins étendues à presque tous « les éléments exogènes simplement tolérés mais avides de Pouvoir » ?

Le Congrès de Berbérati du Parti Unique RDC dont André KOLINGBA était le Président -Fondateur avait déclaré que la plupart des directions des sociétés d'Etat et des sociétés d'économie mixte étaient détenues par des membres de l'ethnie du Président; les mêmes reproches avaient été faits en sourdine quant aux postes de commandement au sein de l'Armée. Le Parti du Président pouvait critiquer le Président. Par contre, il ne semble pas qu'il y ait eu de contestation quant au fait que les hautes fonctions de l’administration et les portefeuilles ministériels étaient attribués sans distinction d'appartenance ethnique; ia palme de la longévité gouvernementale était détenue par un Ministre non membre de l'ethnie du Président.

Quant aux arriérés de salaires, ils étaient de deux mois lorsque des « actions syndicales dures et d'envergure», selon les termes de l’honorable SONNY COLE, avaient paralysé Il Administration, notamment les régies financières, portant finalement ces arriérés à douze mois.

Quand le Président André KOLINGBA disait que seule la paix peut drainer les investissements, que « l'argent n’aime pas les troubles», qu'on ne peut pêcher tout en jetant des cailloux dans l'eau et qu'il lançait des appels pressants pour la préservation de la paix, certains lui rétorquaient qu'on ne mange pas la paix. La paix a fini par être reconnue par tous comme préalable incontournable pour le développement.

Quand il s'inquiétait que la famine nous guette (nzara akè ga), encourageant les paysans à produire toujours plus, à travers les journées nationales de l'alimentation et appelait les centrafricaines et les centrafricains à cultiver, même autour de leur case, certains le toisaient d'un sourire narquois, tant le manioc était abondant et bon marché. C'est la raison pour laquelle des milliers de militants du RDC et la population lui ont rendu un dernier hommage en brandissant des feuilles de manioc.

Contre l'avis du Congrès de Berbérati du Parti Unique ROC, il avait finalement décidé d'instaurer le multipartisme et il s'était incliné devant le verdict des urnes qui avait donné la victoire au candidat Ange Félix PATASSE, évitant au Peuple Centrafricain des troubles comme après l'élection du Président David DACKO, voire un bain de sang.

A présent que le Pays est déchiré par des rébellions, que des hordes étrangères sans foi ni loi occupent certaines parties du pays sans qu'on ne puisse les bouter dehors, massacrent, violent, pillent et emportent des citoyennes et citoyens en esclavage, que des dizaines de milliers de centrafricaines et centrafricains ont été contraints à l'exil ou vivent en brousse comme des bêtes sauvages, de sorte qu'ils ne pourront pas participer aux prochaines élections, que la malnutrition ravage des Préfectures naguère relativement prospères, les paroles du Président André KOUNGBA se révèlent prémonitoires et prennent plus que jamais valeur de mots d'ordre salutaires que le Peuple Centrafricain veillera à mettre en application, pour la réunification du Pays, la souveraineté sur toute l'étendue du territoire, la paix, la fraternité, l’auto - suffisance alimentaire et le développement.

 

Maître ZARAMBAUD Assingambi.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:17


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Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 04 Mar 2010


Un recensement national et la pleine application du programme de désarmement et de réinsertion des anciens combattants rebelles sont nécessaires à la tenue d'élections présidentielles et législatives : telle est la position exprimée par une alliance de partis et ex-mouvements armés après que le scrutin a été fixé au 25 avril.

 Selon les leaders du Collectif des forces du changement en effet, "outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l'âge de voter, huit préfectures sur 16 que compte le pays sont le théâtre de conflits armés. (...) Aucune élection sérieuse et crédible ne peut se faire en excluant la moitié de la population".

Le Collectif des forces de changement rassemble entre autres le Mouvement de libération du peuple de Centrafrique (Mlpc), un des principaux partis de l'opposition, et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd), ancien groupe rebelle figurant depuis près d'un an au sein du gouvernement d'union nationale. Les élections ont été convoquées il y a quelques semaines par un décret du président François Bozizé, au pouvoir depuis sept ans.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:15


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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 20:08

Les autorités de Bangui intensifient les arrestations à l’encontre des ressortissants tchadiens supposés ou non appartenir  aux groupes de l’opposition armée hostile à Idriss Deby.

En effet, nous venons juste d’apprendre par le biais d’un responsable politique tchadien que M. Saleh Mahamat Sossal et son épouse Aché Cheib, fille de M. Cheib Abba Ké, ancien animateur radio en langue arabe à la Radio Nationale Tchadienne (RNT), sont interpellés aujourd’hui dans la journée par les autorités policières de Bangui.

Rappelons aussi  que par le passé, Abakar Mahamat Sossal, petit frère Saleh Sossal et Moustapha Hassane ont disparu également à Bangui dans des circonstances similaires sans qu’aucune structure des droits de l’homme au plan international ne connaisse grand-chose sur  leurs sorts.

Nous dénonçons et  condamnons fermement  sans réserve ces agissements des autorités de Bangui contre les membres de l’opposition tchadienne se trouvant à l’intérieur de leur territoire ou à l’extérieur.

Par la même occasion, nous lançons un appel en direction des organisations centrafricaines de défense des droits de l’homme et particulièrement à l’Amnesty International à Londres d’interpeller publiquement les plus autorités de Bangui sur leurs dérives policières et de cesser immédiatement avec les pratiques des arrestations arbitraires à l’encontre des Tchadiens dont le seul tort est de s’opposer au pouvoir totalement autocratique d’Idriss Deby qui a placé au trône en RCA,  le Général Bozizé à partir de N’djaména, lequel lui est redevable par une allégeance absolue.

Il est rappelé aussi qu’à peine deux semaines trois (3) paisibles commerçants tchadiens ont été appréhendés par les services de renseignements centrafricains à Bangui, sans motif fondé. Ces derniers ont été gardés pendant plusieurs jours dans les locaux de la Présidence centrafricaine avant d’être transférés vers le commissariat central de Bangui. Nous ne savons pas encore s’ils resteront à Bangui ou extradés vers N’djaména.

Amnesty International qui suit la grave situation des droits de l’homme à Bangui et à N’djaména, doit réellement veiller à la sécurité de tous les  opposants appartenant à ces deux pays.

A suivre……………..

Source : Le blog de Makaila 

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:13


Birao

BOULEMBE (Cameroun) - Le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés, Antonio Guterres, a appelé à ne pas oublier la Centrafrique et ses réfugiés, lors d'une visite mercredi et jeudi d'un site d'accueil dans l'est du Cameroun.

A Boulembe (380 km de Yaoundé) où se trouvent 1.150 (bien 1.150) réfugiés centrafricains, M. Guterres a exhorté mercredi la communauté internationale "à accorder beaucoup plus d'importance à la Centrafrique", estimant que cet Etat a été "oublié" au profit de pays comme "l'Afghanistan".

"Il y a un peuple qui souffre énormément face à l'indifférence de la communauté internationale", a-t-il précisé jeudi face à la presse, indiquant que 200.000 Centrafricains étaient déplacés à l'intérieur de leur pays, plus de 80.000 autres réfugiés au Cameroun et plus de 60.000 au Tchad.

"Je désire que la paix puisse s'établir en Centrafrique" qui tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été confrontée pendant des années à des rébellions et coups d'Etat, a affirmé Antonio Guterres.

"Il faut qu'il y ait un accord politique. (...) Mais il faut aussi qu'il y ait une capacité de l'Etat à assurer la sécurité afin que les réfugiés puissent rentrer chez eux pour reconstruire leur avenir", a-t-il ajouté.

Dans son intervention, le porte-parole des réfugiés, Adama Hadja, a indiqué que les Centrafricains de Boulembe ne souhaitaient plus se contenter de "l'assistance" et avaient besoin de matériel et d'intrants agricoles, d'un centre de santé et de plus de puits d'eau.

Un seul puits ravitaille 5.000 personnes, dont les 1.150 réfugiés. Plusieurs Centrafricains interrogés par l'AFP ont affirmé qu'ils souhaitaient s'établir définitivement au Cameroun.

Selon le HCR, les réfugiés centrafricains sont répartis sur plus de 70 sites dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua, le long de la frontière avec la Centrafrique.

Antonio Guterres a visité jeudi un deuxième site d'accueil de réfugiés dans l'Est. Il devait achever vendredi sa visite au Cameroun et se rendre ensuite en Centrafrique jusqu'au 9 mars.

(©AFP / 04 mars 2010 16h31)

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:11


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le 3 mars 2010 - 2:30pm

Des hommes de la rébellion ougandaise de la LRA ont attaqué le week-end dernier la localité de Yalinga (sud-est de la Centrafrique), a appris l'AFP mercredi de sources concordantes, parmi lesquelles un officier de l'armée selon qui 23 personnes ont été enlevées.

Les assaillants de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont investi Yalinga dimanche dans l'après-midi, a expliqué sous couvert d'anonymat l'officier, un des responsables du détachement de l'armée à Bangassou, la principale ville de l'extrême Est du pays, à une centaine de km au sud de Yalinga.

Ils "ont pris en otage 23 personnes, en majorité des hommes", après avoir pillé "les locaux de la gendarmerie, de l'hôpital, la station météorologique", ainsi qu'"un magasin d'une société de safari (...), emportant tout ce qui pouvait leur tomber sous la main", a affirmé l'officier.

L'attaque a été confirmée à l'AFP par un fonctionnaire, cadre de la Santé basé à Bria, chef-lieu de préfecture à l'ouest de Yalinga, qui fait des interventions dans la région.

De retour d'une tournée dimanche soir, sur la route de Yalinga, "j'ai vu plusieurs dizaines d'habitants qui m'ont dit qu'ils fuyaient (cette localité) parce qu'il y a eu une attaque de +Tongo-Tongo+ (surnom local des membres de la LRA)", a déclaré ce fonctionnaire sous couvert d'anonymat.

Les assaillants "s'exprimaient en anglais et en arabe", a-t-il ajouté, indiquant ne pas disposer d'éléments sur le bilan.

Cet assaut est le cinquième attribué à la LRA dans la région début février.

Des hommes armés identifiés comme des rebelles ougandais avaient investi la ville minière de Nzako le 9 février, le village de Kamandaré le 15, le village de Gbangomboro le 17 et la localité de Rafaï le 19. Ces attaques ont été marquées par l'enlèvement de plusieurs dizaines de personnes.

Dirigée par Joseph Kony, la LRA a commencé à être active en 1988 dans le nord de l'Ouganda. Depuis 2005, ses combattants se sont éloignés de leurs bases ougandaises pour s'installer dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo. Ce pays partage des frontières avec l'Ouganda et la Centrafrique.

Source : AFP

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