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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 02:25


Zobize-Yangou.jpg

Source : Le Républicain, 22/03/2010 maliweb.net

Quand l’Onu, l’Union Européenne, les Etats-Unis et la France demandent quelque chose à un Etat africain, ils peuvent, en général, le considérer comme acquis. Or le week-end, ces importants partenaires ont demandé à Bangui, et pour cause de « retards importants », le report de la présidentielle et des législatives couplées qui devraient se tenir le 25 avril prochain.

Le président Bozizé, candidat maintenant déclaré à sa propre succession, dit prendre acte mais préfère laisser la Céni décider. Sans doute, des propos tenus pour la forme. Car on voit mal comment le président centrafricain peut faire maintenir les dates initiales. Pour cause : des insuffisances criardes déjà mises à nu par ses adversaires qui ne sont pas n’importe qui puisqu’ils s’appellent Ange Patassé, Martin Ziguélé. De plus, la levée de bouclier est quasi-unanime au sein des partis et des anciens groupes rebelles qui exigent le report.

Enfin, la communauté internationale valide le constat que la Centrafrique est loin d’organiser en avril des élections acceptables. Echantillon des carences relevées : le sempiternel problème des listes électorales, cartes d’électeurs non prêtes, Ceni incomplète et absente du Nord, processus de démobilisation-réinsertion non achevé et compromettant les élections sur l’ensemble du territoire si elles devaient se tenir dans un mois ! L’opposition, naturellement, ne pouvait qu’exiger le report et Bozizé qui se présente pour la seconde fois peut donner l’impression de ne pas marcher avec cette revendication.

A y regarder de près, il n’a pas grand-chose à perdre. Pendant le temps requis pour pacifier complètement le pays et préparer de bonnes conditions, il restera sans doute président. Et légitimement espérer gagner le jour où les élections se tiendront. La jurisprudence Gbagbo fait donc des petits. Moralité : rien n’entrave autant les démocraties africaines que les rébellions pourtant souvent nées du déficit de démocratie.

Adam Thiam

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 01:01


Bozizé en Chine

La mort de Mme Denise Neris Massi suite à une hémorragie cérébrale, trois mois seulement à peine après l’enlèvement et la brutale et barbare disparition de son mari, au-delà du dramatique destin qui est celui des deux conjoints, interpelle plus d’uns quant aux responsabilités particulières et personnelles de François Bozizé dans les causes de la mort de cette pauvre femme. C’est incontestablement lui qui a plongé l’épouse de Charles Massi dans une crise aiguë d’angoisse telle qu’elle ne pouvait que craquer de cette façon. Est-ce l’ironie du sort que cette dame décède la même semaine où ses deux avocats qui se préparent à poursuivre Bozizé devant la CPI fussent reçus à leur demande au Palais de l’Elysée !

A présent, toutes les familles centrafricaines dans lesquelles figurent des hommes politiques qui ont de légitimes ambitions pour leur pays, se posent la question de savoir qui sera le prochain sur la liste rouge ou noire, c’est selon, de Bozizé et sa clique. L’indécence, la brutalité et la violence avec lesquelles Bozizé a fait expulser de sa maison et de son pays cette dame partie seulement pour tenter de demander quelques comptes et faire la lumière sur les circonstances de la disparition de son mari sont inadmissibles et mettent en évidence le fond de coeur méchant et haineux de l’homme Bozizé et soulignent la responsabilité criminelle du président centrafricain.

L’âpreté des contradictions politiques peut-t-elle seule justifier qu’il puisse décider de supprimer la vie à quelqu’un, fût-t-il Charles Massi qui fut pourtant longtemps son ministre d’Etat avant de se retrouver exclus du système et de devoir à cause cela, embrasser l’aventure d’être chef rebelle. En commettant l’irréparable sur Charles Massi, pourtant lui aussi son frère maçonnique, Bozizé aura également plongé dans l’embarras ses autres frères appartenant à la même loge maçonnique que lui, tant centrafricains que ceux de la sous-région dont la plupart prennent leurs instructions auprès de certains parrains chefs d’Etats de pays voisins de la RCA. Malheureusement en attendant qu’ils s’en expliquent entre frères, Massi et son épouse auront déjà connu le même et tragique destin.

Mais Bozizé a-t-il une encore ce qu’on appelle une conscience là où il en est arrivé aujourd’hui où tout ce qui lui importe dorénavant est comment peut-il rempiler dans le fauteuil présidentiel qu’il occupe depuis le coup d’Etat qui l’a porté au pouvoir ce 15 mars 2003 ? L’inestimable trésor de guerre dont il dispose désormais et les armes de guerre qu’il n’a cessé d’acquérir et de stocker font dire à présent à plusieurs observateurs, qu’on ne voit pas comment il pourrait perdre les élections dont par ailleurs il fait tout pour contrôler la machine en la mettant en coupe réglée. La violence des propos qui émaillent de plus en plus ses moindres allocutions, ne laisse plus de doute sur sa volonté de tuer ceux qui oseront le contredire ou contrarier ses ambitions politiques en voulant l’affronter sur le plan électoral.

Au plus profond de lui-même, Bozizé Yangouvonda doit savoir que la vacuité de son désastreux bilan ne peut lui faire espérer le moindre suffrage de ses compatriotes mais sachant que son allié le plus important et sûr est la misère dans laquelle pataugent les Centrafricains, y compris dans les couches qu’on ne peut soupçonner de la société, s’il casse ses tirelires planquées çà et là dans les Îles Vierges britanniques et en Europe, faite de différents pots de vin et autres dessous de table et les fruits de divers trafics mafieux, il pourrait acheter plusieurs consciences et votes et infléchir les résultats du scrutin présidentiel en sa faveur. Cela dit, même si la situation du pays et le contexte en 2010 ne sont pas les mêmes qu’en 1992 – 1993, on ne doit jamais désespérer des Centrafricains. Sont-ils vraiment prêts et disposés à se laisser intimider et à vendre leur âme en acceptant de prendre les gadgets électoraux de campagne et le pécule de Bozizé et son KNK en échange de leur suffrage le moment venu lorsqu’ils seront seuls dans l’isoloir ? Il est permis d’en douter. Même si feu Omar Bongo avait l’habitude de dire que « si on organise des élections, ce n’est pas pour les perdre », la RCA se souviendra encore longtemps du cas en 1993 d’un certain André Kolingba qui constitue l’exception qui confirme cette règle. Un processus électoral transparent est possible en Centrafrique et malgré sa fortune et ses armes de guerre, Bozizé peut et doit être battu pour permettre à la RCA d’avoir une chance de repartir. La perspective que ce dictateur sanguinaire puisse rempiler à la tête du pays pour un mandat supplémentaire de cinq doit déterminer tous les Centrafricains à le disqualifier et lui barrer fermement la route dans les urnes.

En imposant le report des élections que Bozizé voulait voir tenir fin avril, la communauté internationale sans laquelle aucune élection digne de ce nom ne saurait être envisagée actuellement en RCA à l’heure actuelle, vient de poser un acte important qui mérite d’être salué à sa juste valeur.   Certains candidats aux élections ainsi que les Centrafricains et surtout les démocrates et les forces de progrès qui militent de toute leur énergie pour un vrai changement dans ce pays, ont été ainsi compris dans leurs différentes requêtes en report alors que Bozizé - mu par sa seule et égoïste volonté de s’accrocher au pouvoir - voulait continuer à rester maître du jeu en fixant, contrairement à ce que prévoit le Code électoral, l’agenda des élections.    

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 00:55


Joseph Binguimalé


Le vrai faux pasteur de la CEI continue de faire des siennes

 

Vendredi dernier, le président encore jusqu’à quand de la CEI, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé a relevé son dircab à 10h et à 14h il a rapporté la décision. Et pour cause, le nouveau qui avait eu le tps de prendre le service est patenté KNK. Entre temps, Bozizé a dû imposer au vrai faux pasteur de reprendre Euloge Goyémidé son ancien dircab qu’il venait de relever.  Il est difficile de faire ce grand écart si on n'est pas Binguimalé.

En outre, le même Binguimalé a préparé un ordre de mission dans le but initial de faire monter à Paris le trublion de Gabriel Goloumo en vue du recensement des électeurs dans les ambassades en Europe. Il a fallu que les nouveaux membres de l’opposition fassent beaucoup de boucan pour qu'il annule cet ordre de mission au dernier moment. Quant à l'idée du report des élections, elle est partagée jusqu'à dans les rangs de la majorité présidentielle KNK.





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Pour Bozizé « tout le monde doit être KNK »

 

C’est lorsqu’il battait campagne dans la préfecture de la Nana-Mambéré en prenant prétexte sur la cérémonie d’inauguration du tronçon de la route Bouar - Baboua  - Garoua Mboulaï que Bozizé a été informé du décès à Paris des suites d’une hémorragie cérébrale de Mme Denise Neris Massi. Sachant qu’il se trouvait en pleine région natale de Charles Massi, il a dû décider de rentrer précipitamment (on ne sait trop pourquoi ?) sur Bouar avant de regagner le lendemain la capitale. Ne retournera-t-il plus faire campagne sur les terres de Charles Massi ?

Lors du défilé qui se déroulait sous ses yeux à Baboua, ville dont est également ressortissant son ministre de la justice, Laurent Ngon-Baba qui est aussi le président du Parti pour l’Action et le Développement (PAD), un parti politique mangeoiriste et groupusculaire appartenant à la majorité présidentielle, Bozizé s’est étonné en le faisant savoir à Ngon-Baba qu’il n’y ait que des banderoles et des tee-shirts du parti PAD et pas du KNK. Pour lui, il n’y a pas de PAD qui tienne, tout le monde doit être KNK. Bozizé et son équipe ont inondé depuis déjà longtemps  l'arrière pays avec (tee-shirts, pagnes, casquettes et autres gadgets de campagne électorale) même dans les petits villages. Ils ont pris plusieurs longueurs d’avance sur la campagne et ses partisans circulent avec les 4x4 neufs achetés à Dubaï et au garage CFAO de Bangui avec les milliards alloués par le FMI et peints à la couleur orange à son effigie et au logo de son parti le KNK. Tout en se disant pasteur de l’église du christianisme céleste, Bozizé est sous l’influence d’un marabout sénégalais appelé Bacar Diagne.

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 00:06


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LIBREVILLE (AFP) - 21.03.2010 21:16 - L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, 73 ans, a déposé samedi son dossier de candidature à l'élection présidentielle du 25 avril en Centrafrique, a annoncé dimanche son porte-parole dans un communiqué reçu par l'AFP à Libreville.

L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, 73 ans, a déposé samedi son dossier de candidature à l'élection présidentielle du 25 avril en Centrafrique, a annoncé dimanche son porte-parole dans un communiqué reçu par l'AFP à Libreville.

L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, 73 ans, a déposé samedi son dossier de candidature à l'élection présidentielle du 25 avril en Centrafrique, a annoncé dimanche son porte-parole dans un communiqué reçu par l'AFP à Libreville.

M. Patassé, qui a dirigé la Centrafrique de 1993 à 2003, a "déposé sa candidature samedi (...) afin de briguer le suffrage des Centrafricains" à la présidentielle qui doit se tenir en même temps que des législatives, déclare dans ce texte le porte-parole, Guy Simplice Kodegue.

L'ex-président, qui postule en tant que candidat indépendant, a versé une caution de 5 millions de FCFA (plus de 7.600 euros), et fourni notamment un "certificat de nationalité" et "un certificat médical datant de moins de trois mois", selon un reçu délivré par la Commission électorale indépendante (CEI).

Son dossier comporte aussi "une déclaration de candidature en trois exemplaires", "une profession de foi signée de (sa) main" et la "preuve d'une propriété bâtie sur le territoire national".

Ange-Félix Patassé a par ailleurs "parrainé 100 candidats aux élections législatives" visant à renouveler les 105 sièges de députes que compte l'Assemblée nationale, affirme M. Kodegue. Une caution de 11,5 millions (plus de 17.500 euros) a été versée pour ces candidatures.

En dehors de la majorité présidentielle, Ange-Félix Patassé est une des rares personnalités en Centrafrique n'ayant demandé de repousser les élections.

Les scrutins ont été fixées au 25 avril par un décret du président François Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis qu'il a renversé M. Patassé par un coup d'Etat en 2003 et candidat déclaré à un nouveau mandat.

L'opposition, les ex-rébellions, des postulants déclarés mais aussi la communauté internationale ont demandé le report des scrutins, estimant que le pays n'était pas prêt pour la date fixée.

En plus de MM. Patassé et Bozizé, trois autres personnalités ont annoncé qu'elles seraient en lice: l'ex-Premier ministre, Martin Ziguélé (opposition), l'ex-ministre Eloi Anguimaté (opposition) et la ministre déléguée à la Décentralisation, Marie-Reine Hassen (indépendante).

© 2010 AFP

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 03:32


Jean-Pierre-Fabre.jpg

                        Jean-Pierre Fabre

 

LOME - AFP / 20 mars 2010 15h10 - Des milliers de partisans de l'opposition au Togo ont à nouveau manifesté samedi à Lomé contre la réélection du président Faure Gnassingbé le 4 mars, avant de se disperser dans le calme, a constaté un journaliste de l'AFP.

Partis vers 10H00 (locales et GMT) du quartier populaire de Bè, où le principal parti d'opposition Union des forces de changement (UFC) a son siège, les manifestants ont sillonné les rues puis se sont réunis sur la plage.

Jean-Pierre Fabre, le candidat de l'UFC battu par Faure Gnassingbé à la présidentielle à un tour du 4 mars et qui rejette sa défaite, a appelé les Togolais à résister.

"Nous ne laisserons pas le pouvoir faire ce qu'il veut, c'est terminé (...) Aujourd'hui nous lançons un appel à la résistance nationale pour récupérer notre victoire. Nous sommes sûrs, avec vous, que nous allons la récupérer", a-t-il déclaré à ses partisans.

M. Fabre avait assuré le 7 avril avoir remporté l'élection avec 55 à 60% des suffrages face à Faure Gnassingbé, fils du général Eyadéma qui régna sur le Togo d'une main de fer pendant 38 ans jusqu'à son décès en 2005.

"Trop c'est trop", "sauvons la démocratie" et "peuple togolais, libère-toi", pouvait-on lire samedi sur les pancartes des manifestants, parfois habillés en jaune, la couleur de l'UFC.

L'opposition a organisé plusieurs manifestations pour dénoncer les résultats du scrutin, annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) le 6 mars et validés par la Cour constitutionnelle le 18. Certains rassemblements ont été dispersés à coup de grenades lacrymogènes.

Faure Gnassingbé, élu président en 2005 à l'issue d'un scrutin déjà vivement contesté et suivi de violences meurtrières, a été réélu avec plus de 60% des votes contre près de 34% à M. Fabre, selon les résultats officiels.

Jean-Pierre Fabre a appelé ses partisans à veiller mercredi à partir de 17H00 devant le siège du parti, munis de bougies, et à manifester à nouveau samedi prochain.

(©)

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 04:03


Mme Denise Massi

 

LIBREVILLE - AFP / 19 mars 2010 22h49 - L'épouse de l'ex-ministre et chef rebelle centrafricain Charles Massi est décédée des suites d'un "hématome cérébral" vendredi à Paris, où elle luttait pour faire la lumière sur le sort de son mari disparu et donné pour mort, a annoncé à l'AFP une source proche de la famille.

Denise Massi, une Franco-Centrafricaine, "est décédée ce (vendredi) soir" dans un hôpital parisien où elle avait été admise "il y a trois jours", a déclaré cette source jointe au téléphone depuis Libreville.

"Elle a eu un caillot de sang, un hématome cérébral que les médecins ne s'expliquent pas", a précisé la source, un membre du Forum démocratique pour la modernité (Fodem, opposition), le parti de Charles Massi.

Ce dernier est aussi le principal dirigeant de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une rébellion active dans le nord-ouest de la Centrafrique.

Denise Massi avait expliqué à l'AFP être sans nouvelles directes de son mari depuis le 18 décembre. Pour "faire la lumière" sur le sort de son époux, elle s'était rendue à la mi-janvier à Bangui, d'où elle avait été expulsée, mais continuait à partir de Paris de réclamer la vérité sur la situation de son époux.

Depuis trois mois, "Denise vivait l'enfer, ne sachant pas où est Charles. Ca l'a minée, c'est ça qui l'a amenée là", a dit la source proche de la famille. "Il faut qu'on fasse toute la lumière sur le sort de Charles, on va s'arranger pour le faire" en sa mémoire, a ajouté la source.

La famille et le parti de Charles Massi soutiennent qu'il a été arrêté le 19 décembre en territoire tchadien puis remis fin décembre par le Tchad à la Centrafrique. Citant des sources au sein de l'armée et dans l'entourage de l'actuel président, François Bozizé, ils ont indiqué qu'il est décédé le 8 janvier des suites de tortures à Bossembélé (150 km au nord-ouest de Bangui).

Le gouvernement centrafricain a démenti ces affirmations. Le président Bozizé, lui, a assuré ignorer s'il était décédé ou en vie.

En Centrafrique et au sein de la diaspora centrafricaine, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer une enquête internationale pour faire la lumière sur la situation de Charles Massi, qui a été plusieurs fois ministre sous le régime d'Ange-Félix Patassé (1993-2003) et de M. Bozizé, au pouvoir depuis 2003.

En mai 2009, M. Massi avait été arrêté dans le sud tchadien. Il tentait d'aller en Centrafrique, selon le Tchad, qui l'avait emprisonné notamment pour "tentative de déstabilisation d'un pays voisin". Il avait été libéré le 8 juillet pour avoir fait amende honorable, d'après les explications du gouvernement tchadien qui a assuré l'avoir conduit à la frontière camerounaise et n'avoir eu depuis aucune nouvelle de lui.

 

NDLR : Encore une mort sur la conscience de Bozizé, si tant qu’il en ait une. Qu’on la lui donne pour qu’il la "dépèce" aussi après son mari…Selon nos informations, Bozizé qui se trouvait dans la région natale de Charles Massi, vers Baboua, a aussitôt fait de se replier sur Bouar puis Bangui, lorsqu’il a appris la mort de Mme Denise Neris… De quoi avait-il peur ?

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 20:49


Bozizé en Chine

PARIS (AFP) - vendredi 19 mars 2010 - 18h38 - L'ONU, les Etats-Unis, l'Union européenne et la France se sont prononcés pour un report des élections prévues le 25 avril en Centrafrique, en raison de leur impréparation, lors d'une réunion de leur comité de pilotage, a-t-on appris vendredi de sources diplomatiques françaises.

Les partenaires étrangers représentés dans ce comité de pilotage, qui sont aussi ses principaux bailleurs de fonds -- Union européenne, USA, France -- ont appuyé jeudi à Bangui la position exprimée par la représentante des Nations unies en Centrafrique, l'Ethiopienne Salhe Work Zewde.

Celle-ci a fait valoir que la préparation du double scrutin présidentiel et législatif a pris un énorme retard, a-t-on indiqué.

Ils ont recommandé que de nouvelles solutions soient élaborées avec les responsables centrafricains pour préparer le scrutin, avec l'aide d'experts électoraux de l'ONU déjà présents sur place, selon ces mêmes sources.

Dans certaines régions du nord, les comités locaux chargés de les organiser (rassemblement des candidatures, distribution des cartes électorales) n'ont même pas encore été installés.

Le dépôt des dossiers de candidature s'est ouvert mardi alors qu'il était censé débuter le 12 mars. Le général François Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis un coup d'Etat en mars 2003 et élu en mai 2005, s'est déclaré candidat. Avant lui, quatre personnalités, dont l'ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé renversé par M. Bozizé, et l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé.

Plusieurs partis et ex-rébellions ont réclamé un report des scrutins, estimant que la Centrafrique n'était pas prête à les organiser en avril.

M. Bozizé a évoqué ces demandes, et, sans s'y opposer clairement, il a indiqué que la Commission électorale indépendante (CEI) devrait se prononcer.

Il s'agit aussi de mener à bien le processus de "désarmement démobilisation réinsertion" (DDR), condition pour que les élections se tiennent dans de bonnes conditions. Si elles étaient reportées, il faudrait trouver une solution transitoire qui pourrait être la prolongation du mandat du président et des députés, avec l'aval de la Cour constitutionnelle, juste le temps de préparer le vote.

 

L'Onu appelle Bangui au report des élections

 

Par RFI vendredi 19 mars 2010

La représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies à Bangui, les ambassadeurs de l'Union européenne, des Etats-Unis et de France ont recommandé à la Commission électorale indépendante de Centrafrique le report technique des élections législatives et présidentielle prévues le 25 avril prochain. Cette démarche conjointe de la communauté internationale appelant au report d'un scrutin en Afrique est rarissime. Le 15 mars 2010, dans son discours en sango, le président François Bozizé avait exclu toute idée de report des élections.

Pour la communauté internationale à Bangui, le constat est sans appel : le programme de désarmement des ex-rebelles a pris un tel retard qu'il n'est pas possible de circuler librement dans toute la moitié nord du pays. Comment inviter les villageois à s'inscrire sur les listes électorales ? Comment distribuer des cartes d'électeurs ? Comment installer des bureaux de vote sur l'ensemble du territoire ? Autant de questions qui sont restées sans réponses à ce jour. Par ailleurs, les comités locaux de la Commission électorale ne sont pas encore officiellement installés.

« Dans ces conditions, envisager des élections crédibles dans un peu plus d'un mois, c'est tout simplement impossible », explique une source diplomatique. Mercredi 17 mars, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies à Bangui, les ambassadeurs de l'Union européenne, des Etats-Unis et de la France, qui sont les principaux soutiens du processus électoral, ont donc délivré, comme un seul homme, le même message à la CEI : « La crédibilité des élections est plus importante à nos yeux que le respect à la lettre des délais imposés par la Constitution ».

La communauté internationale demande non seulement le report technique des prochaines élections, mais aussi davantage de transparence dans le fonctionnement de la Commission électorale.

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 03:09


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Lu pour vous dans lindependant-cf.com du 18 mars 2010


Un directeur de publication sous les verrous

«Chaque matin, quand je me lève, je me demande dans quel lit je vais dormir le soir. Le mien, celui de l’hôpital ou celui de la morgue. » Ces terribles mots ne sont pas ceux d’un opposant centrafricain en mal de publicité mais ceux du directeur de publication du plus ancien quotidien banguissois, Le Citoyen, Maka Gbossokoto.

Un peu plus de deux ans après, ce constat lucide, sonne comme une prophétie. Le directeur de publication du quotidien Le Démocrate, Ferdinand Samba, ne dormira pas ce soir du 18 mars à son domicile mais plutôt dans les geôles de la SRI, la police politique du régime de Bangui.

Alors qu’il devait se présenter ce jeudi devant la justice pour répondre des chefs de diffamation, suite à une plainte du tout puissant Firmin Findiro, nous apprenons que Ferdinand Samba a été arrêté et placé en détention dans les locaux de la SRI.

Cette arrestation est incontestablement un fait de prince. Le moins que l’on puisse dire, c’est que du haut de son Tribunal, Firmin Findiro se procure la République de Bozizé. Non content d’avoir adressé lui-même en sa qualité de simple requérant, une citation à comparaitre à notre confrère, Firmin Findiro, sans attendre la décision du tribunal, orchestre l’arrestation arbitraire et la détention de Ferdinand Samba. Façon d’envoyer un signal fort à tous ceux qui seront tentés de pointer du doigt ses obscurs agissements qui déshonorent dame justice.

Mais que reproche-t-il à notre confrère ? Il lui reproche d’avoir repris un article de L’Indépendant qui s’interrogeait sur les origines douteuses de sa subite fortune. Au lieu de démentir le principal axe de cet article, en ce qui concerne l’achat d’un appartement à Joué-lès-Tours, le procureur de Bangui se perd en conjecture et évoque une prétendue volonté de nuire à sa réputation.

Il évite soigneusement d’aborder la seule question qui vaille dans cette affaire : comment un fonctionnaire qui gagne moins de 1000 euros par mois peut-il s’acheter un appartement dont le prix avoisine les 100 mille euros ? Où a-t-il trouvé l’argent ? Serait-il un homme d’affaire prospère ?

 Question subsidiaire, pourquoi cherche-t-il à intenter une action judicaire contre l’agence de la banque Crédit Agricole de Tours, qui détient son compte bancaire, pour des retraits prétendument frauduleux, alors qu’il a personnellement donné mandat en mars 2008 (nous détenons copie du mandat que nous produirons à la justice) à l’un de ses proches pour le « représenter dans tous les actes civils sur le territoire français » ? Pourquoi avoir porté plainte contre inconnu pour usurpation d’identité et escroquerie alors que le même jour, il a écrit une lettre (sommation de me rembourser) à ce même proche pour réclamer le montant qui aurait été frauduleusement retiré sur son compte bancaire? Nous apporterons des éléments de réponse à ces questions devant les tribunaux, de même que nous le ferons pour l’enquête sur la fraude à la sécurité sociale ainsi que dans certaines académies universitaires de France. Car le faux n’induit pas un droit, notion de base, enseignée en première année de droit.

Il est temps que le président centrafricain se penche un tout petit peu sur les agissements de ceux qui se proclament comme étant les plus « écoutés » de son entourage. Ce sont ces véritables poisons qui vont le perdre. Et le jour où le bateau prendra l’eau, ils ne resteront plus à bord. Patassé et Kolingba l’ont appris à leurs dépens. Nous-y reviendrons.

 

 L'Indépendant Jeudi 18 Mars 2010

 

 

Source : http://www.lindependant-cf.com

 


NDLR : On a cru à tort que le délit de presse était dépénalisé dans le pays de Bozizé puisque les députés, même aux ordres, en avaient décidé ainsi. Il n’en est rien en réalité. Même la perspective d’aller bientôt aux urnes ne fait pas peur au régime en place qui n’hésite pas à jeter un journaliste en prison. Le demi-Dieu de Bangui, le Procureur de la République, Firmin Findiro, une pièce maîtresse du pouvoir de Bozizé, n’a tout simplement pas supporté d’être sommé par la presse nationale, le quotidien Le Démocrate en particulier qui avait repris des articles des sites internet de lindependant-cf.com et centrafrique-presse.com, de devoir s’expliquer sur les origines douteuses de ses importants avoirs bancaires en Touraine en France ainsi que sur l’appartement qu’il a acquis à Joué Les Tours en banlieue de Tours. Voilà ce qui a conduit Ferdinand Samba le Directeur de publication du Démocrate dans les geôles de la police politique du régime de Bozizé. Il n’en demeure pas moins que Bozizé, son fils Jean Francis, Ndoutingaï, Findiro, pour ne citer que ceux là, doivent s’expliquer un jour, tôt ou tard devant la justice sur l’origine de leur enrichissement illicite et leur colossale fortune actuelle, sept années seulement après leur accession au pouvoir par les moyens que l’on connaît.  

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 03:02


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PARIS, France, 18 mars 2010/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères / Point de presse du 17 mars 2010.(…)


(Pouvez-vous nous indiquer le stade actuel des négociations pour la signature de nouveaux accords de défense avec la Centrafrique, les Comores, la Côte d’Ivoire et Djibouti ?)


 Comme vous le savez, le président de la République dans son discours du Cap du 28 février 2008, devant le Parlement sud-africain a annoncé la révision des anciens accords de défense nous liant à divers pays africains. Trois premiers accords ont été signés avec le Togo, le Cameroun et le Gabon. Ce n’est pas encore le cas des autres pays concernés, à savoir la République centrafricaine, les Comores, la Côte d’Ivoire, Djibouti et le Sénégal.

 Il s’agit, à cette occasion, d’abroger tous les accords passés dans ce domaine et d’aboutir à un document unique pour chaque pays regroupant les dispositions relatives à l’ensemble de notre relation de défense avec ces pays, sans aucune référence à une éventuelle intervention dans une crise intérieure que comportaient certains de nos anciens accords. L’un des objectifs consiste, autour du maintien de notre coopération militaire qui demeure le cœur de notre relation, à ouvrir celle-ci vers la construction de l’architecture de paix et de sécurité en Afrique et vers le concours que l’Europe s’est engagée à lui apporter dans le cadre du partenariat stratégique Union européenne/Afrique signé à Lisbonne en décembre 2007.

 

SOURCE 

France – Ministry of Foreign Affairs

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 02:59


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Libreville, 18 mars (GABONEWS) – Cinq joueurs du championnat de football centrafricain ont quitté leurs clubs et leur pays en catimini à destination des clubs gabonais, où, usant désormais de faux noms, ils espèrent décrocher des contrats plus juteux, rapporte ce jeudi Radio France internationale (RFI).

 

En effet, ces sportifs des clubs Tempête Mocaf, Stade Centrafricain, entre autres, ont décidé de quitter leur pays, leur Fédération et leurs clubs sans autorisation préalable, succombant ainsi à l’appât de leur recruteur qui leur a présenté une gamme de privilèges, une fois intégrer dans le championnat gabonais, où l’on estime les salaires et autres avantages des footballeurs, plus cossues.

 

Pour échapper à la réglementation en vigueur, les clubs gabonais, recruteurs, ont imposé aux nouveaux joueurs de changer leurs noms afin de passer inaperçus.

De leur côté, les responsables du football en république Centrafrique dénoncent le « recrutement frauduleux » et souhaitent que les clubs gabonais qui ont organisé ces départs puissent revoir cette situation qui nuit au football centrafricain.

 

L’on sait que des clubs gabonais, à l’exemple de Stade Mandji, sont engagés dans des compétitions africaines et les observateurs du football national attendent de voir où se sont tapis ces « émigrés clandestins » et dans quelles équipent évoluent-ils ou évoluent déjà.

 

Quoi qu’il en soit, cette page n’est pas encore tournée au regard de la Fédération centrafricaine et des responsables du football de la Centrafrique qui veulent absolument voir clair dans ce dossier.

Pour l’heure, à Libreville, le silence prévaut autour de cette affaire.

 

GN/10
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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Sports