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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 05:50

 

 

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REPUBLIQUE  CENTRAFRICAINE

 

 

 

             COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT

  

 (SECTION DE FRANCE)

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°2

 

       

 

        Le 2 Avril 2010, une délégation de deux membres du Collectif des Forces de Changement, Section de France a été reçue à sa demande, à l’Elysée par Monsieur Rémi MARECHAUX, Conseiller technique chargé de l’Afrique subsaharienne du  Président Français Nicolas SARKOZY.

 

               Nous avons sollicité cette rencontre pour remettre au Conseiller, une lettre qui est destinée au Chef de l’Etat Français  sur la situation des élections générales en Centrafrique.

 

               Nous lui avons présenté le contenu de la lettre à savoir :

 

-          L’abrogation du décret qui fixe au 16 mai 2010 les élections générales alors que les conditions matérielles et politiques ne sont pas réunies : Non achèvement du programme de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR); l’inexistence de listes électorales fiables.

-          La démission du Président de la commission électorale indépendante pour sa partialité et sa mauvaise gestion.

 

           Nous avons eu avec le Conseiller une discussion riche et constructive sur ces questions. Il a insisté qu’il revient à la commission électorale indépendante de déterminer la date des élections, ce n’est ni au Président François BOZIZE, ni à l’opposition de le faire.

 

          Il a rassuré la délégation  que des initiatives seront prises très prochainement par la communauté internationale qui s’est constituée autour de Madame SAHLE WORK ZEWDE, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies, une diplomate compétente et respectée sur le plan international et qui est à la tête du BINUCA (Bureau d’intégration des Nations Unies pour le Centrafrique).

          

         Notre interlocuteur  est revenu sur la disparition de Charles Massi. Il a affirmé que la France tient à ce que toute la lumière soit faite sur ce cas au nom du respect de l’Etat de droit.

 

 

 

                                                                            Fait à Paris, le 2 Avril 2010

                                   

Le porte parole

 

Clément BELIBANGA

Ancien Ministre

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 13:53

 

 

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    REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE  

Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix

Communiqué de presse N° 013/ CPJP /CS/P/04-10

 

   Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /2010 13:45

 

Nous avons le regret de constater que la trêve unilatérale observée jusqu'ici par la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP)  est interprétée par le pouvoir de Bangui comme une faiblesse.

Tout ce temps donné au Gouvernement centrafricain n'a pas permis de faire évoluer les choses d'un iota. Il s'entête dans son mutisme. La communauté nationale et internationale attendent des actions concrètes du Gouvernement mais rien n'est fait.

Depuis que nous avons demandé une négociation franche et sincère, le Gouvernement utilise des manœuvres malhonnêtes en vue de nous affaiblir et nous isoler, il croit dans sa naïveté que l’usure aura raison de nous.

Le Président BOZIZE doit faire appel à sa mémoire, a-t-il oublié comment nous avons procéder pour l'amener au pouvoir ? Il croit maîtriser suffisamment le processus des tractations et des négociations secrètes pour déjouer le reversement de son pourvoir. Il est sage d’être lucide, il a beaucoup à apprendre.

Nous ne voulons pas entrer dans les détails et espérons que le message est clair pour lui. Nous lui demandons de cesser d'être prisonnier de son entourage.

Ce matin à 8 heures, un détachement conduit par le Colonel Issa Isaye a pris la ville de N'DELE. C'est la fin de trêve. Nos combattants ont buté à une résistance mais ont pu finalement prendre la ville et la sécurité de la population est assurée.

Nous allons continuer le combat jusqu'à ce que nos exigences soient acceptées.

Il s'agit de :

- La clarification de la situation du Colonel Charles MASSI;

- L'ouverture des négociations directes, franches et sincères avec la CPJP;

- La concertation avec toutes les entités avant de fixer la date des élections;

- la mise en place d'un plan de sécurisation de notre territoire contre toute intrusion des forces étrangères non conventionnelles.

Tant que nos exigences ne seront pas acceptées, il n'y aura plus de trêve jusqu'à la victoire finale.

 

Fait au Camp de la Liberté, le 02 avril 2010

Pour le Conseil politique,
Le Secrétaire Général, Porte-parole,
 

Assan M’bringa Togbo

 

 

NDLR : Voilà une situation qui vient souligner les côtés dérisoire et irréaliste du décret illégal de Bozizé et Binguimalé qui veulent ignorer cette criante réalité que la moitié du territoire centrafricain est sous occupation et qu'objectivement, on ne voit pas comment les citoyens de ces zones sous contrôle des mouvements politico-militaires pourraient exercer librement leur devoir électoral. On le voit, la fuite en avant ne paie pas. Tant que le programme de DDR ne sera pas correctement achevé, des élections dignes de ce nom ne sauraient avoir lieu. Que Bozizé le veuille ou non, il sera toujours rattrapé par cette incontournable réalité. A lui de choisir.

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 03:58

 

 

panneau-CEI-gros-plan.JPG

 

 

panneau-geant-CEI.JPG

Scandaleux et indécents panneaux publicitaires

de la CEI en plein centre ville de bangui PK 0

 

Les multiples controverses et les reports successifs de dates des élections présidentielles et législatives en Centrafrique sont incontestablement le reflet de l’ambiance malsaine qui prévaut dans ce pays autour du type de gestion du pouvoir mise en place par François Bozizé, faite de filouterie, de fuite en avant permanente, bref de médiocrité. Cette situation qui a prévalu avant, pendant et après les travaux du fameux Dialogue Politique Inclusif qui se sont déroulés à la fin de l’année 2008, est malheureusement en train de se reproduire à présent autour de la Commission Electorale dite Indépendante mise en place pour préparer les prochaines élections dont tout le monde reconnaît, qu’elles devraient être déterminantes pour l'avenir de ce pays dans les prochaines années.

Tant que l’on n’a pas présent à l’esprit que la pauvreté et la misère constituent l’incontournable décor de tout ce qui se passe en Centrafrique, on ne peut pas convenablement cerner certaines choses ni saisir ce qui se passe réellement au sein de la classe politique de ce pays. L’occasion des élections a toujours constitué une source d’enrichissement pour certains crève-la-faim. Le paiement de diverses indemnités et de per diem pour les travaux de préparation de ces élections attire énormément de gens et font de l’appartenance à la commission électorale un réel enjeu qui donne lieu à beaucoup de bousculade et de lutte. Comme pour le DPI, la composition de la CEI est majoritairement favorable à Bozizé. Le principe de fonctionnement par consensus rend difficile par exemple, le vote d’une motion de défiance contre Binguimalé dont la gestion tant administrative que politique est d’une totale opacité mais qui persiste à s'accrocher à la précieuse fonction.

Ce n’est pas par hasard qu’un premier groupe de représentants de l’opposition au sein de la CEI ont été convaincus de corruption et limogés. Ayant pris conscience qu’ils venaient de perdre une situation alléchante, ils ont tout fait pour offrir leurs services au pouvoir qui a ainsi compris leur faiblesse et accepté aussi pour les besoins de sa cause, de faire d’eux des experts auprès de la CEI, tout cela afin de continuer à bénéficier de per diem et de certains avantages liés à l’appartenance à la CEI. En clair, à la CEI, les préoccupations politiques sont quelque peu reléguées en arrière-plan par rapport aux questions d’argent liées aux per diem, frais de mission, véhicules de fonction, location de véhicules, attribution de marchés de toutes sortes et autres. Dans ces conditions, Bozizé et son clan sont toujours à l’affût pour éventuellement soudoyer et corrompre tous ceux qui sont susceptibles de l’être et de vendre leur âme. C’est triste à constater mais c’est hélas la réalité.

En décrochant la présidence de la CEI après un long entretien à tête à tête que Bozizé lui a accordé dans son hôtel à Roissy revenant d’un séjour en Chine, Joseph Binguimalé, un ancien chauffeur à l’ambassade de la RCA à Paris, reconverti en pasteur sans avoir mis pied dans une école biblique ni une faculté de théologie quelconque, adoubé par Bozizé, s’est brusquement retrouvé dans une situation où il doit gérer quasiment tout seul un budget de plusieurs milliards de F CFA. Cela l’a littéralement rendu fou ! Il s’est mis à attribuer de gré à gré des tas de marchés pour le compte de la CEI, à plusieurs dizaines voire de centaines de millions de F CFA à certaines personnes qui recherchaient cela depuis longtemps, moyennant sans doute de juteuses rétro-commissions à lui reverser.

Dans un pays comme la RCA aujourd’hui où la famine sévit presque partout et où plusieurs centaines de milliers d’enfants meurent chaque jour de malnutrition sévère, une commission électorale se permet de payer on ne sait à combien de millions, une indécente campagne de communication avec des panneaux publicitaires géants comme ceux implantés ces jours-ci en plein centre ville de Bangui (voir photos), afin de vanter la qualité du travail qu’effectue la CEI pour que puissent effectivement se tenir les élections. Absolument rien ne saurait justifier une telle énormité sinon la cupidité de ceux-là mêmes qui, comme Joseph Binguimalé et ses complices tel que Maxime Kazagui pour ne citer que celui-là, en mal d’argent, ont cru faire du budget de la CEI une source de leur enrichissement personnel.

De ce point de vue, on ne comprend pas pourquoi les conclusions de l’audit qui avait été ordonné depuis le 30 janvier dernier par Bozizé lui-même, ne soient toujours pas rendues publiques jusqu’à présent, si tant est qu’il ait été effectivement effectué. Se sachant bien protégé par Bozizé et bien que récusé par l’opposition, Binguimalé, affiche une insupportable attitude d’arrogance et de désinvolture. Il se cramponne fermement à son juteux poste et pour rien au monde, n’entend remettre son tablier comme l’exige l’opposition. Une chose est sûre, tant que Bozizé continuera à faire l’autiste et la sourde oreille et Binguimalé à poser des actes en son nom tout en disant que c’est au nom de la CEI, on tournera en rond et rien dans les véritables préparatifs des élections, ne progressera. L'appât du gain facile à la CEI fausse la donne et les paramètres politiques qui, même au sein de cette structure rassemblant toute la classe politique, ne devraient pas se dissiper pour autant. C'est malheureusement une situation qui permet à Bozizé de continuer à rester toujours maître du jeu alors qu'il est un candidat à sa succession comme tous ceux qui aspirent aussi légitimement  à lui succéder.

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 01:50

 

 

J-Ping.jpg

 

 

AFRICAN UNION  UNION AFRICAINE1

UNIÃO AFRICANA

Addis Ababa, Ethiopia, P.O. Box: 3243 Tel.: (251-1) 513 822 Fax: (251-1) 519 321

Email: oau-ews@telecom.net.et

Communiqué de Presse

 

Le Président de la Commission de l’Union africaine, M. Jean Ping, suit avec une vive attention et une profonde préoccupation les informations relatives à des actions menées par des éléments des Forces armées contre des personnalités gouvernementales et Institutions de la Guinée Bissau.

Face à ces développements qui attestent de la fragilité de la situation dans le pays, ainsi que de l’urgente nécessité de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité, le Président de la Commission appelle tous les éléments concernés des Forces armées de Guinée Bissau au plein respect de la discipline républicaine et les exhorte à s’abstenir de tout acte susceptible d’avoir un effet déstabilisateur sur le fonctionnement normal des Institutions démocratiquement élues.

Le Président de la Commission, qui continue à suivre de près la situation, réitère l’appui de l’UA aux institutions démocratiquement élues, et son engagement à accompagner les autorités de la Guinée Bissau dans leurs efforts de redressement du pays, en concertation avec la CEDEAO, les Nations unies et la communauté internationale dans son ensemble.

Addis Abéba, le 1er avril 2010

 

 

 

NDLR : Le vrai problème de l'Union Africaine est son incapacité à prévoir et anticiper au moyen d'une diplomatie préventive efficae, les événements et diverses sources de conflits sur le continent africain. Tant qu'elle n'aura pas compris cela, elle sera toujours placée devant les faits accomplis et condamnée à ce genre de réaction qui ne fait ni chaud aux gens déterminés à résoudre leur contradiction par les moyens qu'ils estiment convenir à la situation en face d'eux. Actuellement par exemple, on n'entend pas l'Union Africaine sur la crise qui couve en centrafrique au sujet du calendrier électoral et le hold-up que prépare Bozizé. L'UA a pourtant ouvert voici quelques mois déjà, un bureau à Bangui et même désigné une représentante spéciale du Président de sa Commission. Où est cette dame à présent ?

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 01:39

 

 

Acheikh-Ibn-Oumar.jpg

 

 

 

 Paris, France (PANA) - 30/03/2010 - Un ancien ministre tchadien des Affaires étrangères, Acheikh Ibn Oumar, a estimé à Paris que le bilan des pays africains après 50 ans d'indépendance est «très négatif» même s'il y a eu quelques succès.

«Il faut reconnaître qu'il y a eu quelques succès : le colonialisme portugais et l'Apartheid ont été vaincus, le pluralisme est devenu un principe incontournable, la vaccination a enrayé beaucoup de maladies, la scolarisation a fait de grands progrès. Néanmoins nous avons tous le sentiment que le bilan des années d'indépendance est globalement très négatif», a-t-il déclaré

S'exprimant au cours d'un entretien accordé à la PANA, M. Ibn Oumar a souligné que « dans certains domaines, il y a eu même une régression par rapport aux acquis de la colonisation ».

A ce propos, il a évoqué « la déprofessionnalisation de corps importants de l'Etat comme l'armée, la justice, la diplomatie, l'administration territoriale, les atteintes à la laïcité et surtout le profond mépris de l'orthodoxie financière ».

 

«Les pouvoirs africains sont des créatures mutantes qui échappent à toute typologie : des yeux et des oreilles énormes pour tout voir et tout entendre, un ventre immense pour tout avaler et une cervelle minuscule incapable d'appréhender d'autres réalités que celles de l'instant immédiat», a-t-il dit.

Concernant, M. Ibn Oumar a affirmé que si dans certains pays africains il y a une centaine de partis politiques peu représentatifs, d'autres pays du continent ont fait des progrès avec des formations politiques en nombre raisonnable et assez représentatives.

"Pour ce qui est des rébellions armées en Afrique, on trouve des situations très dissemblables comme pour les partis politiques : il y a des contextes où, sous couvert de rébellion, on trouve une multitude de groupes aux motivations diverses, parfois de simples relais de réseaux internationaux de trafiquants, et d'autres situations où le blocage de l'alternance politique associé à une répression massive et sans discrimination, consacre la lutte armée comme seul terrain de contestation ou simplement d'expression politique possible", a ajouté l'ancien ministre tchadien.

Parlant de la société civile qu'il qualifie de «Cendrillon de la construction démocratique», M. Ibn Oumar a estimé qu' « elle est trop jeune et trop démunie, soumise aux pressions du pouvoir et de l'opposition qui l'accusent, chacun de son côté, de faire le jeu de l'adversaire, alors que le corps social s'en méfie, car la soupçonnant de remettre en cause des valeurs traditionnelles au profit de la ‘’chose des blancs’’ ».

Pour améliorer la situation des pays africains, M. Ibn Oumar a préconisé «d'appuyer les efforts, non pas des jeunes en général, comme on le dit parfois, mais de la fraction la plus éclairée et la plus déterminée de la jeunesse, l'aider donc à construire des organisations politiques et civiles de type radicalement nouveau et surtout, mener un travail de refondation intellectuelle similaire au mouvement des Lumières en Europe au 18ème siècle».

Il a soutenu que « des centaines de réformes sont nécessaires au niveau de la gestion gouvernementale tout en citant la lutte contre l'enrichissement illicite, l'investissement dans l'éducation des filles synonymes de certains progrès sociaux et économiques rapides et l'exportation des produits manufacturés et non seulement des matières premières en commençant par des choses simples, à la portée des capacités matérielles et humaines des producteurs africains et sur des créneaux porteurs. »

M. Ibn Oumar a été, entre autres, président du conseil des ministres de l'OUA en 1990, ambassadeur aux Etats-Unis et représentant de son pays à l'ONU en 1993.

Actuellement il est l'un des responsables de l'opposition politico-militaire tchadienne et représentant en Europe de l'Union des forces de la résistance, une coalition de mouvements rebelles qui combat le régime du président Idriss Déby Itno.

 

 

 

NDLR : Il faut espérer que la France, patrie de la Révolution française et des Droits de l’homme, n’invite pas le sanguinaire François Bozizé aux cérémonies du cinquantenaire des indépendances africaines en mai prochain en France. Si la France a pris la précaution de ne pas adresser d’invitation au soudanais El Bechir qui est recherché par la Cour Pénale Internationale, le dictateur centrafricain Bozizé devrait être logé à la même enseigne. Est-il besoin de rappeler que c’est le dictateur de Khartoum qui est en train de financer actuellement la prochaine réélection du tyran de Bangui.

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 01:26

 

 

Joseph-Kony-et-un-de-ses-adjoints.jpg

 

 

  BANGUI (AFP) - jeudi 01 avril 2010 - 14h06 - Massacre en RDC en décembre, attaques répétées depuis février en Centrafrique: la rébellion ougandaise de l'armée de la résistance du seigneur (LRA) se joue des frontières et profite de l'absence de forces de sécurité pour s'en prendre aux populations civiles.

Avec au moins neuf attaques depuis le début du mois de février, l'est de la Centrafrique est en proie à un harcèlement incessant. A chaque fois le modus operandi est le même: les rebelles de la LRA font du "porte-à-porte" dans les villages et prennent "des otages emportant des biens de valeur, ainsi que des provisions", selon un officier centrafricain basé à Bangassou (principale ville du sud-est de Centrafrique).

"Nous n'avons jamais connu une telle cruauté. Des jeunes, des adultes et vieillards, des deux sexes confondus, systématiquement abattus selon les humeurs des rebelles", raconte à l'AFP Eusèbe Moutizon, fonctionnaire, habitant de Rafai actuellement réfugié à Bangassou.

Le bilan en RCA est difficile à établir mais il se chiffrerait en dizaines pour les morts et centaines pour les otages. Des centaines d'habitants ont déjà fui leurs villages pour se réfugier dans des villes mieux protégés.

"C'est une guerre qui nous est imposée", a affirmé à l'AFP Jean-Francis Bozizé, ministre Délégué à la Défense nationale centrafricaine, soulignant "Nous vivons une situation qui n'est pas propre à notre pays".

La LRA, réputée pour être une des plus brutales au monde, est active depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais depuis 2005, ses combattants se sont installés dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu'en Centrafrique et au Sud-Soudan.

L'organisation Human Rights Watch (HWR) a publié dimanche un rapport dénonçant un massacre "planifié" par la LRA d'au moins 321 civils mi-décembre 2009 dans des villages du nord-est de la RDC.

"Nous faisons de notre mieux pour renforcer le dispositif mis en place, malgré nos ressources matérielles et humaines limitées. Nous essayons de sécuriser au maximum les centres urbains, et c'est ce qui fait que les villages isolés sont souvent attaqués", affirme le ministre Bozizé.

Un haut responsable militaire centrafricain à Bangui a reconnu: le président François Bozizé "a demandé qu'un bataillon soit envoyé en renfort dans la région. Seulement 15 hommes, sous-équipés ont pu être déployés".

La RCA, déjà très instable sur le plan politico-militaire avec l'existence de nombreuses rébellions aux quatre coins du pays, a donné son feu vert en juin 2009 pour que l'armée ougandaise poursuive la LRA sur son territoire.

"Sans la présence de ces frères (ougandais), les dégâts seraient beaucoup plus graves encore", affirme l'officier supérieur centrafricain

Le chef de la LRA, Joseph Kony, recherché pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale, "circule entre le Darfour, Bahr-al-Gazal (deux provinces du Soudan) et la RCA", explique le porte-parole de l'armée ougandaise le lieutenant colonel Felix Kulayigye.

La Centrafrique est pour la LRA un terrain plus favorable que le Soudan semi-désertique pour se cacher ou pour voler des vivres dans les villages, a-t-il ajouté. "Cela fait un certain temps qu'il joue ce jeu".

Des sources proches du dossier s'interrogent sur l'utilité de la Micopax (la force de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale) et qui n'est pas intervenue alors qu'une des attaques est survenue à Yalinga à 120 km de sa base de Bria. Il est vrai que sa mission est d'aider à stabiliser le pays et pas de faire face à des rebelles étrangers.

Certains militent pour le déplacement de la Mission des Nations Unies en RCA et au Tchad (Minurcat) de Birao (nord) dans la zone. Là encore, on est loin du mandat prévu par les Nations Unies.

 

 

 

 

 

NDLR : En réalité, c'est parce que les agissements et le banditisme de Joseph Kony et sa prétendue armée de libération du Seigneur au Sud Est centrafricain ne menacent pas directement le pouvoir de Bozizé dans la capitale que lui et son fils, le ministrion dont cette dépêche rapporte les propos, ne cherchent pas à enrayer définitivement cette calamité de la LRA. Tant que ce sont les pauvres populations du Haut Mbomou, distant de près de 1000 km de la capitale Bangui qui font les frais des razzias des hordes de la LRA, Bozizé et son fils n'en ont rien à foutre.  Si leur régime était directement sous la menace de Joseph Kony, il y a bien longtemps qu'ils allaient demander l'aide militaire de la France en faisant valoir les clauses des accords de défence des années soixante. C'est la triste vérité.

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 17:59

 

 

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BANGUI - AFP / 01 avril 2010 17h44 - L'opposition et les rebelles centrafricains ayant signé les accords de paix ont demandé jeudi à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) "d'intervenir" pour reporter les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, déjà reportées du 25 avril au 16 mai.

"Compte tenu du rôle important que joue la Francophonie dans ce processus électoral, nous vous prions d'intervenir auprès du président François Bozizé pour abroger le décret convoquant le corps électoral", écrit le Collectif des forces du changement.

Le collectif regroupe à la fois la principale coalition d'opposition l'Union des forces vives de la nation (UFVN), les "Autres Partis" (coalition de partis d'opposition non-membres de l'UFVN), et les mouvements politico-militaires ayant intégré le processus de paix.

Les élections présidentielles et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu mardi en soirée à la radio nationale.

Le collectif estime que "les conditions matérielles et politiques préalables à l'organisation d'une élection crédible ne sont pas réunies".

Le collectif dénonce notamment le "non achèvement du Programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion des groupes rebelles), les déplacements des populations à l'intérieur et à l'extérieur du pays, qui sont estimées à 438.134 (personnes), (...) l'insécurité du fait des rébellions dans huit préfectures sur seize, l'inexistence des listes électorales fiables et incontestables, le découpage électoral non équitable".

Le collectif estime aussi qu'il faut "prendre en compte les exigences de l'opposition sur le fonctionnement de la CEI (Commission électorale indépendante", accusant son président d'être "partial, dévolu au président de la République" et de "pratiquer une mauvaise gestion des fonds de la Commission".

"Les élections constituent pour un pays en transition démocratique comme la RCA, un moment important, car elles doivent être transparentes et incontestables, reflétant le vote de chaque citoyen. C'est la condition de la paix durable et du développement économique", conclut le collectif.

(©)

 

 

NDLR : La question se pose vraiment de savoir pourquoi un individu comme le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé, dont la preuve a été suffisamment faite que c'est l'homme de main de Bozizé, continue de représenter et parler au nom de la CEI et de distribuer de juteux marchés à coup de centaines de millions de F CFA à des complices qui lui ristournent dessus des commissions. Les autres membres de la CEI n'ont qu'à voter à son encontre une motion de défiance. Le décret de Bozizé est totalement illégal car il n'est pas fondé sur un rapport en bonne et due forme de la CEI. Binguimalé fait sa cuisine tout seul avec Bozizé, cela est inadmissible. Ils ne veulent pas voir la triste réalité du pays dont la moitié des préfectures est occupée par des rébellions. On apprend de bonne source qu'en rentrant de leur prestation de serment de Batangafo, les membres du comité local de la CEI de Sido ont été pris en otage par les éléments du FDPC d'Abdoulaye Miskine. Bozizé fait de la fuite en avant parce qu'il veut acheter d'avance les résultats de ces élections. On ne doit pas le laisser faire. Il est temps que l'OIF se réveille et prenne ses responsabilités. 

 

 

 

Centrafrique: la date des élections déclarée légale par la commission électorale


BANGUI (AFP) - 01.04.2010 15:40 - La nouvelle date des élections présidentielle et législatives le 16 mai est légale, a déclaré jeudi à l'AFP Rigobert Vondo, rapporteur général de la Commission électorale indépendante, en réponse à un membre de l'opposition qui estimait la date "pas valable".

"Le chronogramme (calendrier, ndlr) des élections de la CEI a été adopté en plénière et par consensus, mais je précise que c'est avec amendements", a déclaré M. Vondo, précisant que les amendements concernaient non pas la nouvelle date choisie, mais le "redéploiement des coordonnateurs de la CEI sur le terrain en vue de la révision de la liste électorale, et des moyens devant être mis à leur disposition".

"Les obstacles à l'adoption de cette date ont donc été élagués. C'est ainsi que le président de la CEI a proposé la date du 16 mai au président de la République", a ajouté le rapporteur général.

Me Henri Pouzère, coordonnateur de l'Union des forces vives de la nation (UFVN, principale coalition de l'opposition), avait affirmé mercredi à l'AFP que le décret présidentiel instaurant la nouvelle date n'était "pas valable" parce que la proposition de la CEI n'avait pas été prise en réunion plénière, assurant avoir contacté des membres de l'UFVN au sein de la CEI.

Une affirmation démentie par M. Vondo: "Me Henri Pouzère n'est pas membre de la Commission électorale indépendante et c'est pourquoi je suis convaincu qu'il lui échappe certaines choses. Je ne suis pas certain que les représentants de l'UFVN à la CEI puissent être d'accord avec ce qu'il dit".

Les élections présidentielles et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu mardi en soirée à la radio nationale.

Mais l'opposition et les rebelles ayant signé les accords de paix ont demandé jeudi à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) "d'intervenir" pour les reporter encore.

"Compte tenu du rôle important que joue la Francophonie dans ce processus électoral, nous vous prions d'intervenir auprès du président François Bozizé pour abroger le décret convoquant le corps électoral", écrit le Collectif des forces du changement.

Le collectif regroupe à la fois la principale coalition d'opposition l'Union des forces vives de la nation (UFVN), les "Autres Partis" (coalition de partis d'opposition non-membres de l'UFVN), et les mouvements politico-militaires ayant intégré le processus de paix.

Le collectif estime que "les conditions matérielles et politiques préalables à l'organisation d'une élection crédible ne sont pas réunies".

Le collectif dénonce notamment le "non achèvement du Programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion des groupes rebelles), les déplacements des populations à l'intérieur et à l'extérieur du pays, qui sont estimées à 438.134 (personnes), (...) l'insécurité du fait des rébellions dans huit préfectures sur seize, l'inexistence des listes électorales fiables et incontestables, le découpage électoral non équitable".

 L'UFVN milite pour un report de la date initiale du 25 avril au-delà du délai constitutionnel du 11 juin (fin du mandat du président François Bozizé). "Toutes les conditions ne sont pas réunies au plan sécuritaire, au niveau du recensement ou de la révision de la liste électorale. Il est irréaliste d'aller aux élections le 16 mai", estime Me Pouzère.

Par ailleurs, M. Vondo a précisé que "conformément aux dispositions du Code électoral, qui stipulent que +le dossier de candidature doit être déposé pour enregistrement trente jours avant l'ouverture des campagnes électorales pour les élections présidentielle et législatives+ (...) la date de clôture de dépôt des candidatures est fixée au 3 avril 2010 à minuit".

Le général Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis son coup d'Etat en mars 2003 et élu en mai 2005, est candidat à sa succession. Ses plus grands rivaux devraient être l'ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé, qu'il a renversé en 2003, et l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé.

L'ex-ministre et opposant Eloi Anguimaté, chef de la Convention nationale (CN), ainsi que la ministre déléguée à la Décentralisation Marie Reine Hassen (indépendante) complètent la liste actuelle des candidats déclarés.


© 2010 AFP

 

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 17:23

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

Continentalnews.fr

La classe politique centrafricaine continue de se quereller au sujet du calendrier électoral. Le président François Bozizé a pris un décret reportant au 16 mai les élections générales. Ce n’est pas valable, s’insurge l’opposition centrafricaine réunie au sein de l’Union des forces vives de la nation. 

Son coordinateur, Me Henri Pouzere, demande que les élections soient repoussées à la fin 2010, voire début 201. « La République centrafricaine est, aujourd’hui, occupée ; nous avons dit qu’il y a une rébellion intérieure qui continue à sévir », a-t-il souligné. 

Il y a actuellement 162 000 déplaces en Centrafrique du fait des différentes rébellions selon la représentation locale du Bureau pour les affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), à Bangui. « Il y a encore pas mal de zones dans le pays, et pas seulement celles où la LRA sévit toujours, qui, globalement, se détériorent ; il y a une zone assez peuplée toujours sous contrôle d’un groupe rebelle », a expliqué Jean-Sébastien Munié, représentant d’OCHA en RCA.

Source : VOA

 

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 16:09

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

 

NDLR : Ci dessous, la réponse du porte parole du Quai d'Orsay lors de son point de presse quotidien à la question qui lui a été posée sur le décret de Bozizé portant convocation du corps électoral pour le 16 mai

 

 

 

République centrafricaine

 

PARIS, France, 1er avril 2010/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères / Point de presse du 31 mars 2010.

 (…)

 (Quelle est votre réaction au report des élections en Centrafrique ?)

 

« Nous constatons que le décret reportant la date des prochaines élections, législatives et présidentielles, du 25 avril au 16 mai ne tient pas compte des recommandations émises dans le rapport d’étape de la Commission électorale indépendante, rendu public le 24 mars dernier.

 Ce rapport concluait à la nécessité de disposer de douze semaines pour la révision des listes électorales.

 Les partenaires internationaux ont récemment exprimé à la Commission électorale indépendante et au président de la République centrafricaine leur inquiétude s’agissant des préparatifs nécessaires à un bon déroulement des scrutins à venir.

 Comme l’ensemble de la communauté internationale, la France est très attachée au succès du processus électoral en cours en RCA, qu’elle soutient.”

 

SOURCE : France – Ministry of Foreign Affairs

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 16:06

 

 

LRA-soldats

 

 

1er avril

Sources : RFI, France 24, La Croix, Le Faso

La LRA (Armée de Résistance du Seigneur) n’en fini pas d’annoncer des massacres. Après avoir admis, Samedi 27 Mars, le meurtre de plus de 300 personnes en République Démocratique du Congo, la LRA revendique, aujourd’hui, le meurtre de 26 personnes dont 10 civils en République de Centrafrique. L’organisation militaire ougandaise est active en RDC et en Centrafrique depuis 2005. Elle se livre actuellement a de véritables razzias sur les petits villages : Agoumar, le 21 Mars, Kamadar le 25 et Dembia le 28.

L’ONG Human Rights Watch (HRW) dénonce, dans cette affaire le manque de coopération des institutions des pays concernés : « Ni l’armée ougandaise, ni l’armée congolaise n’ont vraiment parlé de ce massacre. Ils avaient des informations. » Pourtant l’armée ougandaise affirme avoir tué 15 rebelles à Dembia.

De son côté, Lessa Bambi Luzolo, Ministre de la Justice congolais est accusé d’avoir minimiser les massacres. Il avait annoncé que « le nombre total de victimes civiles ne dépassait pas 25 » et que les chiffres communiqués à la fois par la LRA, l’ONU et HRW étaient « manifestement exagérés ».

La Centrafrique se trouve en difficulté pour lutter contre un groupe qui se déplace entre le sud Soudan, l’Ouganda et la RDC. La population centrafricaine refuse, néanmoins, de voir le nombre de soldats ougandais sur son sol augmenter. Elle estime qu’il existerait des complicités entre l’armée régulière et les rebelles de la LRA. Actuellement, environ 250 personnes seraient prisonnières de l’Armée de Résistance du Seigneur. Son leader, Joseph Koni, veut mener une politique de terreur qui dure depuis 1986.

 

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