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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 01:18

 

 

Bozize KNK

 

Le 16 septembre dernier, le Préfet de la Mambéré-Kadéi chef- lieu Berbérati, un certain Joël Paréfa est convoqué presque manu militari à Bangui par le dépeceur et est  introduit dans le bureau de Bozizé à la présidence. Ce dernier lui jette à la figure un rapport des services de renseignement du régime qui fait état de ce que la majorité des populations de Berbérati en particulier et de toute la préfecture en général ne font pas mystère de voter massivement pour le candidat du MLPC Martin Ziguélé.

Et Bozizé de poursuivre dans sa lancée pour proférer carrément des menaces de mort à l’encontre du malheureux Préfet en lui disant en substance ceci : « Si Martin Ziguélé est majoritairement choisi en Mambéré-Kadéi, je vais te tuer avant même la proclamation officielle des résultats des élections ».

De retour à Berbérati, le Préfet convoque tous les chefs de village et de groupements de sa préfecture pour leur traduire les menaces de mort qui pèsent désormais sur lui de la bouche même du président de la République.

Par ailleurs, selon nos informations de sources sûres, c’est en parfaite concertation avec Bozizé alors à New York que le porte-parole du gouvernement Fidèle Ngouandjika est allé lui-même donner lecture sur les antennes de la radio nationale son communiqué accusant Martin Ziguélé de terrorisme et d’être aussi chef rebelle de la CPJP. Une fois son communiqué lu à l’antenne, Fidèle Gouandjika a téléphoné au ministre d’Etat Anicet Parfait Mbay assurant l’intérim du Premier Ministre Faustin Touadéra qui se trouvait lui aussi absent du pays, précisément à Bamako pour représenter Bozizé aux festivités de l’indépendance du Mali.

Il lui a annoncé en substance qu’il venait de balancer un pavé dans la marre sur Martin Ziguélé et qu’il va falloir gérer les conséquences politiques qui en résulteraient. Parfait Mbay n’avait pas l’air de partager l’initiative car il n’en était nullement informé. C’est ainsi que lorsque quelques jours plus tard, alors qu’il accueillait le Premier Ministre Touadéra au salon d’honneur de l’aéroport Bangui Mpoko de retour de Bamako, il a dû lui faire part de sa désapprobation de l’acte posé par Gouandjika.

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 01:11

 

 

Ouandet.jpg

 

 

Après les tracasseries qu’il a faites il y a deux semaines à Martin Ziguélé, l’empêchant dans un premier temps d’effectuer sa tournée dans la Nana-Mambéré avant de se raviser, l’omnipotent ministre de la Sécurité, de l'Immigration et de l'Ordre Public le général d’opérette Jules Bernard Ouandé vient encore de faire le même coup au MLPC qui lui a adressé le 28 septembre 2010 une lettre d'information lui annonçant des missions de ce parti dans plusieurs préfectures du pays.

Comme il y a deux semaines, Ouandé a interdit, à nouveau ce déplacement de la direction du MLPC « jusqu’à ses nouvelles instructions ». Elie Ouéfio, Secrétaire général du KNK, est-il astreint aux mêmes obligations ? Le MLPC n’a nullement l’intention de courber l’échine.

 

Rédaction C.A.P

 

logo-MLPC.jpg

 

M.L.P.C

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice – Liberté – Travail

Membre de l’Internationale Socialiste

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    

 Bureau Politique

Secrétariat Général

N°_______MLPC/BP/SG/010

 

Communiqué de presse du Bureau Politique,

relatif à la déclaration radio diffusée de Monsieur

Fidèle GOUANDJIKA,

Ministre, Porte-parole du Gouvernement.

 

               Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), au cours de sa réunion statutaire du vendredi 24 Septembre 2010,  a débattu, entre autres points inscrits à son ordre du jour, de la grave déclaration de Monsieur Fidèle GOUANDJIKA, Ministre intérimaire du Département de la Communication, du Dialogue et de la Réconciliation et Porte- parole du Gouvernement.

 

            En effet, le jeudi 24 Septembre 2010, dans un communiqué gouvernemental, lu en français, Monsieur Fidèle GOUANDJIKA a affirmé ce qui suit, nous citons :

 

- « Monsieur Martin ZIGUELE est le nouveau Président de fait de la CPJP, désormais branche armée du MLPC;

- il a tenu  des propos  "en patois" à la population de la Sous Préfecture de Baboua  dont Charles MASSI est originaire,  propos qui montrent à suffisance que le Président du MLPC est le successeur du Colonel Charles MASSI, à la tête de la rébellion armée CPJP, entouré du Docteur BEVARAH  LALA et du Capitaine Joachim KOKATE;

-  il a délibérément choisi la voie du terrorisme pour la conquête du pouvoir en lieu et place de la voie des urnes, prévue pour le 23 Janvier 2011 ».

Le Ministre Fidèle NGOUANDJIKA a poursuivi sa déclaration en affirmant que le Gouvernement , par sa voix, «  prend à témoin, l’opinion nationale, Internationale, en l’occurrence le Secrétaire Général des Nations Unies, l’Union Africaine, l’Union Européenne, le Président BARACK OBAMA des Etats-Unis d’Amérique, la Russie et la Chine, des dérives terroristes et tribalo-ethniques de Monsieur Martin ZIGUELE et sa bande armée qui sont susceptibles de compromettre les négociations d’un accord de paix avec l’ancien dirigeant de la CPJP, Monsieur ABDOULAYE Hissène et mettre un coup de frein fatal au processus du DDR ».

         Aussi, dans la version en sango de sa déclaration, Monsieur Fidèle NGOUANDJIKA a affirmé :

- que « Martin ZIGUELE, Président du MLPC  que nous pensions être un démocrate est de mèche  avec les rebelles de la CPJP »

 

        Ces accusations sont graves et appellent de la part du Bureau Politique les observations suivantes :

-         Le MLPC a toujours œuvré pour la démocratie, la liberté, la paix et la justice sociale ;

-          Le MLPC n’a jamais appartenu à une quelconque rébellion tant sur le plan national qu’international ;

-         Le MLPC, en tant que parti membre de l’Internationale Socialiste, proscrit la violence comme voie d’accès au pouvoir de l’Etat ;

-         Le MLPC membre à part entière de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) pour le Renouveau démocratique s’est investi sans réserve dans la demande, la préparation, l’organisation et la tenue du Dialogue Politique Inclusif qui a évité  de justesse à notre pays, une apocalypse.

 

       Le Bureau Politique du MLPC s’indigne qu’un Ministre, porte parole du Gouvernement et de surcroit en charge du Dialogue et de la Réconciliation puisse tenir des propos aussi irresponsables. Par conséquent, le Bureau Politique du MLPC :

        

1-    Réaffirme que le camarade Martin ZIGUELE, Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a effectué le déplacement de la Nana Mambéré en vue de rendre visite aux structures du Parti conformément aux dispositions de  la constitution  de notre pays et à l’ordonnance relative aux Partis Politiques et au Statut de l’opposition, et comme le font également les responsables du parti KNK ;

2-    Rejette avec mépris les allégations selon lesquelles la CPJP serait la branche armée du MLPC et que le camarade Martin ZIGUELE en serait le Président;

3-    Exige de Monsieur Fidèle GOUANDJIKA les preuves de ses affirmations ;

4-    Saisit ses Avocats pour qu’une plainte soit déposée en justice contre Fidèle GOUANDJIKA, compte tenu de la gravité des accusations portées ;

5-    Informe ses militants et militantes  que la campagne d’intimidation, de calomnie et d'ostracisme entreprise par le Porte-parole du Gouvernement n’entame en rien le moral et la crédibilité  de leur Président ;

 

Le Bureau Politique du MLPC continuera d’effectuer des missions de mobilisation et de renforcement de ses organes sur l’ensemble du territoire national au même titre que le KNK,  car nous supposons qu’étant tous centrafricains, nous pouvons prétendre jouir des mêmes droits et faire face aux mêmes devoirs que le parti KNK.

 

                                                   Fait à Bangui, le 28 Septembre 2010

 

 

Pour le Bureau Politique

Le 2ème Vice Président

 

 

Jacquesson  MAZETTE

 

 

 

M.L.P.C

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice – Liberté – Travail

Membre de l’Internationale Socialiste

                                                                                                    Nnnnnnnnnnn                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

 Bureau Politique

Secrétariat Général

N°_______MLPC/BP/SG/010                                            Bangui, le

 

                                                           Le Président du MLPC

                                                                           A

                                                                  Son Excellence,

                                                          Monsieur le Premier Ministre,

                                                          Chef du Gouvernement

-         BANGUI –

 

 

Objet : Lettre de protestation contre la déclaration radiotélévisée du Ministre Fidèle Gouandjika, Porte- parole du Gouvernement.

 

                     Monsieur le Premier Ministre,

    

J’ai le respectueux honneur de venir auprès de votre haute bienveillance pour porter à votre connaissance les faits graves suivants :

Le jeudi 23 Septembre 2010, Monsieur Fidèle GOUANDJIKA, Ministre et Porte- parole du Gouvernement dont vous avez la charge, a donné lecture sur les ondes de la radiotélévision nationale d'un communiqué signé de lui-même, et dans lequel il déclarait en substance ce qui suit, en français:

- Monsieur Martin ZIGUELE est le nouveau Président de fait de la CPJP, désormais branche armée du MLPC;

- Monsieur Martin ZIGUELE a tenu des propos "en patois" à la population de la Sous Préfecture de Baboua, dont Charles MASSI est originaire, propos qui montrent à suffisance qu’il est le successeur du Colonel Charles MASSI, à la tête de la rébellion armée CPJP, entouré du Docteur BEVARRAH  LALA et du Capitaine Joachim KOKATE;

- Monsieur Martin ZIGUELE a délibérément choisi la voie du terrorisme pour la conquête du pouvoir en lieu et place de la voie des urnes, prévue pour le 23 Janvier 2011.

Le Ministre Fidèle  NGOUANDJIKA a poursuivi en disant  que le Gouvernement , par sa voix, tient à témoin, l’opinion nationale, Internationale, en l’occurrence le Secrétaire Général des Nations Unies, l’Union Africaine, l’Union Européenne, le Président BARACK OBAMA des Etats-Unis d’Amérique, la Russie et la Chine, des dérives terroristes et tribalo-ethniques de Monsieur Martin ZIGUELE et sa bande armée qui sont susceptibles de compromettre les négociations d’un accord de paix avec l’ancien dirigeant de la CPJP, Monsieur ABDOULAYE Hissène, et mettre un coup de frein fatal au processus du DDR ».

         Dans la version en sango de sa déclaration, le Ministre Fidèle NGOUANDJIKA a affirmé ce qui suit:

- Martin ZIGUELE " que nous pensions être un démocrate, Président du MLPC est de mèche" avec les rebelles de la CPJP.

- "Quand il est allé, dans la sous préfecture  de Baboua, préfecture de la Nana Mambéré, battre campagne, il a parlé dans son patois alors que chez nous, ici, c’est le sango ou le Français. Mais il a regroupé quelques tribalistes et leur a déclaré que c’est lui qui va venger la mort de MASSI….".

- " En se livrant à ce genre de déclarations, nous comprenons maintenant que ZIGUELE est le Chef de la rébellion armée de la CPJP, elle –même, la branche armée du MLPC".

 

            Monsieur le Premier Ministre,

 

     Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) que je préside, et dont les organes sont régulièrement constitués au regard de la législation de notre pays, a toujours œuvré pour la démocratie, la liberté, la paix et la justice sociale. Notre Parti n’a jamais appartenu à une quelconque rébellion tant sur le plan national qu’international.

 

     Le déplacement que j’ai récemment effectué dans la Nana-Mambéré, grâce  d’ailleurs à votre intervention auprès du Ministre en charge de l'Administration territoriale qui voulait l'interdire, entre dans le cadre normal de l’animation de la vie politique telle que prévue dans notre Constitution, et dans l'Ordonnance N°05.007 relative aux partis politiques et au statut de l'opposition en République centrafricaine.

   Le Ministre  Fidèle GOUANDJIKA se trompe manifestement de personne quand il affirme que j'ai tenu "en patois" les propos qu'il me prête, car je ne suis pas locuteur de la langue locale à laquelle il fait allusion, à moins que sa certitude se fonde sur une hallucination auditive.

  En plus il se trompe une seconde fois de personne  quand il m'attribue la paternité d'un mouvement de rébellion car il sait dans son for intérieur que ceux qui ont fait la rébellion ou sont dans une quelconque rébellion ne sont pas à rechercher du côté du MLPC.

    J’oppose par conséquent un démenti catégorique à ces allégations proprement mensongères et indignes d'un Ministre, de surcroît en charge du Dialogue et de la Réconciliation, et vous informe que j'ai décidé de porter plainte contre lui, afin qu'il produise les preuves de ces graves accusations.

 

         Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma haute considération.

 

  

                                               Martin  ZIGUELE                                 

 

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 01:06

 

 

Sud Est RCA

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 30 Septembre 2010 14:38

Depuis plusieurs semaines, la ville de Bria est frappée par une récession économique sans précédent. Le constat est fait ce 30 septembre 2010 par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville.

Ces ralentissements dans les activités économiques sont dus en majeure partie à l’insécurité manifeste dans les zones périphériques de la ville.

Dans cette ville minière où le diamant constitue la 1ere richesse économique, et dont la principale activité reste et demeure l’exploitation diamantifère artisanale, force est de constater que l’insécurité dans ce secteur a paralysé tous les autres secteurs d’activités.

La population se plaint du fait que même les activités économiques génératrices des revenus tournent au ralenti.

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 00:33

 

 

URNE EN BOIS

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 29 Septembre 2010 13:44

Le Conseil d’Etat vient de signer les décrets annulant la création des circonscriptions électorales.

Selon le Conseil d’Etat, les circonscriptions électorales actuelles sont tout simplement une violation des dispositions de la loi n°09.009 du 3 Août 2009.

 

Cette annulation fait suite à la requête introduite par les partis et associations politiques de l’opposition au mois de Mai 2010.

 

Ils ont estimé que le nombre de siège à L’Assemblée Nationale doit être égal au nombre de circonscriptions électorales; ce qui n’a pas été appliqué par le ministère de l’administration du territoire.

 

A Birao (nord du pays), les activités de la Commission Electorale Indépendante locale viennent à peine de démarrer ce mercredi 29 septembre 2010, par des opérations du Recensement électoral.

 

Même son de cloche à Bambari (centre-est), où les activités du recensement ont commencé aujourd’hui  mais avec un léger retard.

 

Ces mêmes opérations n’ont pas débuté dans la Lobaye (sud de Centrafrique). La formation des membres des comités locaux et le déploiement des matériels électoraux connaissent un certain retard et la population s’en plaint.

 

Pour la région de Mobaye (est de Centrafrique), il s’agit d’un renforcement des capacités des acteurs en techniques d’observation du scrutin. Cet atelier de renforcement de capacité est organisé par l’Observatoire National des Elections.

 

La date des élections en Centrafrique est fixée pour le 23 janvier 2011

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 00:30

 

 

Binguis

 


(Le Confident 29/09/2010)

Le président de la Commission électorale indépendante (CEI), le Révérend Pasteur Joseph Binguimalé, a menacé, samedi 25 septembre, de quitter ses fonctions au cours d’une conférence de presse qu’il a animée lui-même dans la salle de réunion de ladite institution le samedi 25 septembre 2010. Il était assisté de M. Bo Schack, du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Au cours de cette conférence de presse, le Président de la Commission électorale Indépendante (CEI), le Révérend Pasteur Joseph Binguimalé, a présenté les problèmes qui rendent très difficiles le fonctionnement de la CEI. Il n’a pas mâché ses mots lorsqu’il déclare que le PNUD a mis en place des systèmes très compliqués, voire des procédures complexes, qui retardent le financement des élections en Centrafrique. Il faut rappeler que c’est le PNUD qui gère le budget des élections groupées de janvier 2010.

 Devant cette situation qui ne semble pas augurer un lendemain opportun pour les élections groupées, « il est trop de parler une fois de plus d’un report de la date des élections. Si cela continue, je baisserai les rideaux », a déclaré le Révérend Pasteur Joseph Binguimalé lors de ce point de presse. Il n’est pas passé par quatre chemins pour accuser directement le PNUD de ne pas jouer franc jeu pour contribuer positivement aux préparations des élections qui se pointent à l’horizon. Se faisant l’écho de rumeurs selon lesquelles le PNUD aurait déjà décidé que les élections n’auraient pas lieu le 23 janvier 2011, le Président de la CEI est catégorique lorsqu’il déclare que si rien n’est fait, il démissionne de la présidence de la CEI. Une déclaration qui inquiète plus d’un. Alors que le chef de l’Etat se trouve aux Etats-Unis, des déclarations du genre risque de compromettre le processus électoral en Centrafrique.

Aujourd’hui, les agents recenseurs n’ont pas encore reçu leur per diem. Cette situation a beaucoup préoccupé le Président de la CEI qui s’est lui-même posé la question de savoir à quand la CEI descendra sur le terrain pour verser les per diem aux ayant-droits, c’est-à-dire aux agents recenseurs.

Il a également beaucoup critiqué le comportement de Bo Schack, représentant du PNUD, qui prend des décisions d’une manière unilatérale. Si la préparation des élections capote, la responsabilité incombe directement à Bo Schack, a renchéri le président de la CEI.

Selon lui, tous les commissaires de la CEI partis dans l’arrière-pays pour la supervision du recensement électoral sont arrivés à destination. Ils sont en train d’attendre l’arrivée des missions du PNUD censées payer les per diem des agents recenseurs aux fins d’entamer les opérations d’inscription des électeurs sur la liste électorale. Il est incontestablement vérifié aujourd’hui que les deux personnalités ne semblent pas émettre sur la même longueur d’onde. Ce qui constitue d’ailleurs un risque grave dans ce processus arrivé à un stade de non retour.

Binguimalé accuse le PNUD

M. Joseph BINGUIMALE a pointé d’un doigt accusateur le PNUD qui ne semble pas bouger comme il le faut pour faire avancer le processus aux fins de tenir les élections à la date indiquée. La ville de Bangui est une ville de rumeurs. C’est ainsi que le Président de la CEI a annoncé une rumeur selon laquelle le PNUD aurait retardé le financement du processus parce qu’il doit avoir un report.

Le représentant résident du PNUD, M. Bo Schack a déclaré, pour sa part, que la responsabilité est partagée dans le retard des préparations du processus électoral en Centrafrique. Personne n’a le droit aujourd’hui de baisser les rideaux, a-t-il spécifié. Il a ajouté par la même occasion la véritable question qui se pose est de voir comment on peut lénifier la situation. Il est important de relever que les contradictoires autour du retard dans le processus électoral en Centrafrique doit amener la CEI et le PNUD à mettre de côté les divergences pour aller à l’essentiel, car il y va de l’intérêt supérieur de la nation. M. Bo Schack a déclaré que : « Nous avons pris le risque avec les livraisons locales et ça nous a tous retardés ». Il a souligné qu’il est très important de reconnaître qu’avec l’expérience de son institution, il n’y avait pas moyen de faire autrement ». Cette franche explication entre les deux maîtres d’œuvre du processus électoral intervient trois jours après le démarrage officiel du recensement des électeurs.

Si les inscriptions ont effectivement démarré dans quelques préfectures de l’arrière-pays, il n’en demeure pas moins vrai pour la ville de Bangui qui attend toujours. C’est justement sur ce retard que le Président de la CEI s’était beaucoup appesanti. Selon le pasteur Binguimalé, ces retards sont dus à des problèmes techniques qui ont conduit à reprendre la ventilation des postes de recensement. Un énième report discréditerait la CEI et le PNUD pour le manque d’organisation pour la tenue effective de ces élections groupées. Les malentendus doivent cesser et l’intérêt supérieur de la nation doit prendre le dessus.


Mardi 28 Septembre 2010

Alexis REMANGAÏ

© Copyright Le Confident

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 00:27

 

 

Ziguélé pt

 

 
(Le Confident 29/09/2010)

Après les tergiversations qui ont entouré la mission du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et les tracasseries policières vécues à Béloko et Baoro, M. Martin Ziguélé, président du MLPC, a organisé le vendredi 24 septembre 2010, un point de presse au siège du parti au quartier Ben-Zvi.

Le conférencier voulait, à travers les médias privés (puisque l’accès aux médias publics ne lui pas est permis) situer l’opinion publique sur les péripéties de la mission du MLPC dans la Nana - Mambéré. Il a également profité de l’occasion pour aborder les questions brûlantes de l’heure.

Former des citoyens conscients

D’entrée de jeu, M. Martin Ziguélé a évoqué les difficultés de toutes sortes qu’éprouvent les partis politiques d’opposition à faire leur travail sur le terrain. Mais, malgré les différents goulots, selon le président du MLPC, son parti, depuis le congrès de 2007, tente de mobiliser ses militants tout en respectant le rôle assigné aux partis politiques dans l’animation de la vie politique, économique et sociale. Pour la formation citoyenne de leurs adhérents, tous les pays qui entourent la République Centrafricaine accordent des subventions aux partis politiques. Mais ce n’est pas le cas pour notre pays. Et pourtant, a souligné le conférencier, un citoyen, conscient de ses obligations, sait ce qu’il doit faire et ce qu’il ne doit pas faire. Les subventions octroyées par l’Etat répondent à des critères bien déterminés selon les pays.

Pour le cas de la République Centrafricaine, le cas est très ambigu car, depuis la promulgation de l’ordonnance sur les partis politiques en 2005, le gouvernement n’a jamais daigné faire prendre un décret d’application. C’est ainsi que, dans cette situation nébuleuse, l’Etat cherche à empêcher les partis politiques de l’opposition de faire leur travail, accordant un statut particulier au KNK qui seul peut battre campagne à tout moment. Pour M. Martin Ziguélé, dès que vous franchissez le PK 12 ou le PK 9, les réalités changent alors qu’à Bangui le gouvernement laisse planer un semblant de libertés aux partis politiques.

 Des missions constamment émaillées d’incidents

Revenant aux tracasseries faites au MLPC avant sa mission dans la Nana - Mambéré, le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain a fait remarquer à l’assistance que c’est par courtoisie que les partis politiques informent le ministre de l’administration du territoire pour tout déplacement dans l’arrière—pays. Mais aucune disposition de la loi ne permet cette formalité. M. Martin Ziguélé s’est ensuite mis à énumérer toutes les menaces dont les missions de son parti ont fait l’objet à l’intérieur du pays. En 2007, de retour d’une mission dans la Mambéré - Kadéï et la Lobaye, conduite par le président du MLPC, la délégation a été bloquée au retour à l’entrée de la ville de Mbaïki.

 Des menaces de mort ont été proférées à l’encontre des membres de la mission. En 2008, venant de l’Ouham - Pendé et de la Nana - Mambéré, une mission du MLPC a été bloquée à Bossembélé avec des péripéties très inquiétantes. En 2009, une délégation du MLPC, conduite par Mme Baba, superviseur de l’Ombella - M’Poko, a été autorisée à poursuivre sa route que sur instructions de Bangui. Pour le président du MLPC, les tracasseries causées par le ministre Jules - Bernard Ouandé avant le départ pour la Nana - Mambéré ne sont rien d’autre qu’un abus d’autorité car aucun texte ne l’autorise à poser un tel acte. Comme si ces actes d’intimidation ne suffisaient pas, un gendarme, qui a prétendu avoir reçu des instructions de Bangui, s’était permis de bloquer la délégation du MLPC à Yama, 22 km de Bossembélé.

‘‘Saluer une famille éprouvée, Est-ce une infraction?’’

Poursuivant le récit du cauchemar de la dernière mission du MLPC dans la Nana - Mambéré, M. Martin Ziguélé a déclaré qu’à Baboua, il a rendu une visite à M. Désiré Massi, le frère ainé de Charles Massi, qu’il connait depuis 2002, car à cette époque, il était maire de Baboua. A cette occasion, il a prodigué à son hôte des sages conseils en sango et non en ‘‘patois’’ comme l’a souligné M. Fidèle Gouandjika dans le communiqué gouvernemental lu à la radio.

Cette pause marquée au domicile de la famille Massi a mis en branle les autorités, qui pensaient que M. Martin Ziguélé était venu à Baboua organiser la place mortuaire de M. Charles Massi. L’orateur a fait observer qu’il n’avait pas cette intention qu’ont …. les autorités, mais il ne voulait saluer qu’une famille éplorée qu’il connaît de longue date et il s’est interrogé. ‘‘Saluer une famille éplorée est une infraction?’’. Entretenir les relations humaines ne signifie nullement partager les mêmes opinions humaines. Puis M. Martin Ziguélé a conclu qu’il n’est nullement comptable des actes posés par Charles Massi. Pour le président du MLPC, ces tracasseries ne sont pas gratuites, car elles procèdent d’une stratégie élaborée par le pouvoir et mise en œuvre insidieusement sur le terrain. Analysant la répétition de ces ennuis, le conférencier a déclaré que les risques se préviennent et se gèrent. Le pouvoir est en train de créer des facteurs aux conséquences imprévisibles. Les discours officiels, selon M. Martin Ziguélé, sont différents de la réalité sur le terrain et les instructions quant aux brimades à l’opposition partent bien de Bangui et l’orateur de se demander si l’opposition a-t-elle le droit d’animer la vie politique.

Des atteintes graves à la démocratie

 Le président du MLPC a dénoncé le KNK, qui bat ostensiblement campagne avec les moyens de l’Etat, alors que l’opposition est muselée par le pouvoir. C’est cette politique de deux poids deux mesures qui crève les yeux, qui a incité M. Martin Ziguélé à monter au créneau pour dénoncer avec véhémence ces atteintes graves à la démocratie. Le MLPC, selon son président, ne peut accepter une telle situation parce qu’il est né dans la douleur et contre la dictature. Le président du MLPC affirme haut et fort qu’il n’a jamais incité à la haine tribale, alors que des ministres et caciques du parti passent le plus clair de leur temps à insulter, à dénigrer et à diffamer lors de leur campagne en province et sur les ondes de la radio nationale.

Le MLPC réfute la discrimination

Dans les échanges avec les journalistes, M. Martin Ziguélé s’est demandé si nous allons à des élections démocratiques ou à une bagarre entre les Centrafricains; car ce qui se passe maintenant peut présager d’une campagne électorale orageuse. C’est pourquoi, a souligné l’orateur, il a organisé ce point de presse en direction des hommes des médias pur mettre en lumière ses préoccupations. Pour présenter le projet de société de chaque parti, il faut que ces partis aient accès aux populations, puisque les partis d’opposition sont interdits dans les médias publics. Les tracasseries en province, a souligné Martin Ziguélé, traduisent la fébrilité du pouvoir.

L’opposition n’est pas au pouvoir, a souligné Martin Ziguélé, mais l’Etat doit rester impartial et ses représentants aussi doivent rester impartiaux, car cela ressort d’un problème de responsabilité. Pour Ziguélé, les campagnes ne doivent pas être l’apanage du KNK, car nous ne sommes pas en régime du parti unique. A une question d’un confrère à propos de l’intervention de M. Gouandjika à la radio nationale, le président du MLPC a déclaré que c’est depuis 2006 qu’il est régulièrement accusé. Selon Ziguélé, M. Elie Ouéfio l’accusait d’être le président de l’APRD. Alors que Gouandjika tient un autre langage en le taxant du président de la CPJP. Le président du MLPC estime que le ministre Gouandjika fait preuve de légèreté et pour démonter les allégations du porte-parole du gouvernement, il demande une confrontation dans les médias. Le président du MLPC, dans un style railleur, remercie beaucoup le ministre Gouandjika car, souligne-t-il, il est le meilleur agent de communication du MLPC, mais son problème c’est qu’il salit le pays en prêchant la haine et la division. Poursuivant, Martin Ziguélé a été ferme et a affirmé qu’il ne fera jamais partie d’un mouvement pour déstabiliser son propre pays.

 Il considère les propos de Gouandjika comme une distraction et ne se laissera jamais prendre à ce jeu, car la campagne se fera sur le bilan du régime actuel. S’agissant de ce qu’il considère comme les agissements de Jules Bertrand Ouandé, Martin Ziguélé le considère comme un problème pour son propre parti. Enfin, il conclut que le pouvoir ne les poussera pas à la provocation. Mais son parti battra ses adversaires dans les urnes.


Mardi 28 Septembre 2010


U. Roy Lama

© Copyright Le Confident

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 00:24

 

 

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New York 27 septembre 2010 – Le Ministre des Affaires étrangères, de l'intégration régionale et de la francophonie de la République Centrafricaine (RCA), Antoine Gambi, a appelé lundi à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU « à mettre en œuvre une autre approche de la coopération internationale » pour lutter contre le faim et à remplacer l'assistance alimentaire par le soutien à l'agriculture.

« La réalisation à l'échéance convenue, du premier objectif du Millénaire pour le développement, visant à réduire de moitié, d'ici à 2015, le nombre de personnes souffrant de la faim, nous engage à mettre en œuvre une autre approche de la coopération internationale ; une approche fondée sur le soutien à l'agriculture, en lieu et place de l'assistance alimentaire qui ne devrait répondre que de manière ponctuelle à des circonstances exceptionnelles », a déclaré Antoine Gambi.

« Le développement de l'agriculture pour une sécurité alimentaire durable en Afrique passe nécessairement par la maîtrise de l'eau, la disponibilité des équipements, l'accès des producteurs aux intrants et une bonne organisation des filières de production, de stockage, de transformation et de commercialisation des produits agricoles », a-t-il ajouté.

Le Ministre des Affaires étrangères centrafricain a souligné que « 72% des personnes pauvres et souffrant de la faim vivent dans les zones rurales où l'agriculture joue un rôle primordial ». Malgré les besoins, « l'aide à l'agriculture n'a cessé de diminuer », a-t-il affirmé.

Parmi de nombreux de sujets, Antoine Gambi a plaidé en faveur d'une politique de sécurité qui doit « se centrer en premier lieu sur la sécurité des personnes ». Alors que la Mission des Nations Unies en République Centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) arrive à terme le 31 décembre 2010, les forces de défense et de sécurité centrafricaine vont relayer les forces internationales, a indiqué le Ministre des affaire étrangères.

Les forces de RCA « manquent cruellement de matériels et d'équipements militaires », c'est pourquoi le gouvernement « lance un appel à la communauté internationale en vue d'une assistance dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des Forces armées centrafricaines (FACA) », a-t-il conclu.

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 00:23

 

 

Bozize KNK

 

 

   Notre pays, la RCA, n’appartient ni à Bozizé, ni à sa famille, ni à son clan, ni à plus forte raison aux Gbaya. Elle appartient à tous les Centrafricains et elle survivra à Bozizé comme elle a survécu à Bokassa et à Kolingba. Cela pourrait commencer dès le premier tour des élections …si le peuple le veut.

 

   Je n’aime pas stigmatiser un groupe en particulier si bien que parler des Gbaya comme d’une entité me répugne. Mais comment faire autrement quand on apprend jour après jour ce qui se passe sur la terre de nos ancêtres : la composition du gouvernement avec ses membres inamovibles, les nominations aux postes juteux uniquement fondées sur le népotisme, la place occupée par les fils Bozizé dans l’appareil d’état sans oublier la part de lion que s’est taillée Bozizé lui-même en flagrante contradiction avec la Constitution centrafricaine . N’est-ce pas ce même homme qui était arrivé à la tête d’une horde de bandits et de mercenaires tchadiens sans foi ni loi pour «  libérer »  la RCA en 2003 ? Certains hommes politiques et quelques intellectuels de salon ont osé qualifier de «  sursaut national » ce que se traduit tragiquement pour le peuple centrafricaine par une prédation générale des ressources de l’Etat, des assassinats impunis, des rébellions, une occupation par une milice étrangère d’une partie du territoire national (LRA) et une misère sans nom pour les populations traquées comme des bêtes…

 

   Et que font Bouffon 1er et son fils ministre de la défense nationale ? Aller combattre la LRA comme de vrais chefs de guerre ou tendre une main généreuse à ces fils centrafricains mécontents qui ont pris les armes ? Equiper l’armée centrafricaine pour débarrasser le sol national de ces indésirables ? Que nenni ! Notre maire du palais et son fils qui ne gouvernent que Bangui et encore, achètent de vieux avions délabrés, continuent leurs trafics en tous genres et surtout le père envisage le plus sérieusement du monde de se représenter aux élections ! Ma question est simple : pourquoi faire ?

 

   Sept ans après l’arrivée de Bozizé au pouvoir on peut raisonnablement dresser son bilan : économie atone dans une Afrique en pleine croissance, recul de la démocratie, instauration de la peur, gabegie, kleptocratie, abandon des provinces centrafricaines etc…Combien d’écoles, de collèges, de lycées ? Combien de centres de soins, d’hôpitaux ? Combien de kilomètres de routes carrossables ?

 

   Peuple centrafricain, mon peuple, c’est à toi que je m’adresse comme on adresse une prière à ses saints : c’est de toi qu’il s’agit et c’est ton avenir qui est en jeu. Rappelle-toi tes glorieux ancêtres, rappelle-toi tes valeureux fils tombés en 1979 pour faire partir le mentor politique de Bozizé . Lève-toi comme un seul homme pour infliger une défaite mémorable à Bozizé et à sa clique dès le 1er tour pour lui marquer ta défiance et prendre enfin ta vie en mains. Bozizé est devenu une honte nationale, un obstacle à l’unité des Centrafricains : il doit partir pour que les Centrafricains trouvent entre eux les voies et les moyens de restaurer la démocratie en RCA. Il doit comprendre que c’est un travail de longue haleine et que nous avons déjà perdu assez de temps avec lui.

 

   Quant à l’opposition centrafricaine, elle sait ce qui lui reste à faire pour ne pas se faire voler la victoire selon un modèle déposé des dictatures en Afrique. Elle ne doit pas aller désunie aux élections, seul gage de réussite. A bon entendeur, salut.

 

KaDé (France)

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 12:30

Daniele Darlan Demafouth

 

PAIX ET SECURITE :

L’IMPLICATION DE L’AFRIQUE DANS LA RESOLUTION

DE SES PROPRES CONFLITS

Conférence donnée par

le Pr. Danièle DARLAN-DEMAFOUTH

Professeur de Droit a l’Université de Bangui

Spécialiste en relations et coopération Internationales

A l’occasion de la Journée Internationale de la Paix

Bangui le 21 septembre 2010

 

« La Paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice » -       Spinoza

 

Au moment ou 2010 est proclamée « Année Internationale de la Paix et ou les Etats d’Afrique Francophone célèbrent le cinquantenaire de leurs Indépendances, de multiples crises continuent d’affecter le Continent Africain malgré les efforts et les avancées accomplis dans le domaine du Développement socio-économique et de la promotion de la Paix.

En 2009, l’Afrique a connu 4 tentatives de coups d’Etat ou coups d’Etat.

Le Président de la Commission de l’Union Africaine déclarait le  25 juillet 2010  à KAMPALA dans son discours d’ouverture de la Conférence de l’Union Africaine :

« Sur le terrain,  force est de reconnaître la persistance de certains conflits, la survenance de crises liées aux élections et la résurgence du fléau des  coups d’état. Les progrès enregistrés sont  encore ténus et fragiles, comme par exemple en Guinée Bissau, en Côte d’Ivoire ou en République Centrafricaine » (discours d’ouverture du Dr Jean PING Conférence de l’UA du 25-27 juillet 2010)

Les causes récurrentes des conflits répertoriées sont d’une part, le contrôle des ressources et d’autre part, la lutte pour le pouvoir ; cependant il y a  lieu de faire état des causes plus profondes nées des injustices, de la violence et de la pauvreté.

La Paix et la sécurité sont indissociables du progrès et du développement durable. L’instabilité, les conflits armes, les crises endémiques sont un obstacle au développement, au bien-être des populations,  réduisent parfois a néant les efforts accomplis et sont un frein au progrès. On se trouve alors face a une spirale de violence dans laquelle les conflits armes engendrent la pauvreté et les souffrances des populations et ou la pauvreté engendre les conflits armes et les crises multisectorielles.

Ainsi,  suivant une étude « 65 des 79 conflits répertoriés dans le monde pendant les années 1990 se sont produits au sein des Pays sous-développés »

Au lendemain des Indépendances, les Etats Africains ont fait du développement économique et des questions de souveraineté une priorité, mais très vite, au fur et à mesure que les années s’écoulaient, ils ont pu mesurer :

- l’impact qu’avaient les crises politico-militaires et les conflits armés sur le développement et le frein qu’ils constituent au progrès

- le fait que les conflits armés internes devenaient très vite des problèmes internationaux du fait des répercussions que ceux-ci pouvaient avoir sur les Etats voisins.

- le fait que l’interdépendance de ces questions induisait une prise en charge commune et des solutions partagées et intégrées

S’est alors imposée l’idée qu’il appartient d’abord a l’Afrique elle-même de s’impliquer dans la résolution des conflits qui sévissent sur le continent, ceci avec l’aide de la Communauté Internationale avec a sa tête les Nations Unies et le Conseil de Sécurité.

 

C’est ainsi qu’est née, sous l’égide de l’Union Africaine, une politique Africaine commune de défense et une ARCHITECTURE AFRICAINE DE PAIX ET DE SECURITE, architecture incluant les sous régions à travers leurs propres institutions, avec, au sommet de la Pyramide, l’Union Africaine. Cette Architecture Africaine collabore étroitement avec le Conseil de Sécurité des Nations Unies dont elle reconnaît la prééminence en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales.

 

LES NOTIONS DE PAIX ET DE SECURITE

 

Les notions de Paix et sécurité, sont indissociables et complémentaires.

LA PAIX :

La Paix fait référence à des notions de tranquillité, de sérénité, de quiétude pour un individu et pour une population. Pour un Etat, être en Paix, c’est n’être pas en situation de guerre. On se rend compte ainsi que la paix a laquelle peuvent aspirer les populations n’est pas seulement l’absence de guerre, la paix est étroitement liée a une notion de sécurité et de progrès.

 

LA SECURITE :

La notion de sécurité comporte plusieurs aspects ;

La sécurité nationale : a été la première préoccupation des Etats au lendemain des Indépendances. Elle implique une conception basée sur des préoccupations de souveraineté, il s’agit d’assurer la protection de l’Etat, de la Nation toute entière.

La sécurité collective c’est « la sécurité de tous assurée par tous », elle fait référence encore une fois a des Etats qui peuvent mettre en commun leurs moyens ou conclure un Pacte pour assurer leur sécurité face a une agression extérieure ou a un danger interne (rebellions) .Il s’agit là d’une sorte d’Union sacrée pour la défense commune. Cette notion de « sécurité collective » fait également référence  a des notions de développement et de prospérité, on parle ainsi de « sécurité alimentaire »

 « Il n’y a pas de loi pour celui qui a faim »- proverbe africain

La sécurité humaine est une notion qui place l’individu au centre des préoccupations. Cette notion et son développement récent, montre que les dirigeants ont compris que la Paix et la stabilité ne sont pas possibles sans que soit assurée une certaine sécurité aux populations. Chacun a le droit de vivre dans un environnement qui lui garantisse un minimum de sécurité, de libertés, et de bien-être.

Les Etats Africains à travers l’UA reconnaissent et incluent désormais ces 3 notions dans leur perception de la Paix et de la Sécurité en Afrique.

 

Ainsi, l’Union Africaine traite de la « sécurité humaine » en ces termes :

 

« Les causes des conflits inter-états exigent qu’on accorde une nouvelle importance à la sécurité humaine basée non seulement sur des valeurs politiques mais aussi sur des exigences sociales et économiques… »

 

Les Etats proclament dans l’Acte constitutif de l’Union Africaine :

 

« Conscients du fait que le fléau des conflits en Afrique constitue un obstacle majeur au développement socio -économique du continent, et de la nécessité de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité, comme condition préalable à la mise en œuvre de notre agenda dans le domaine du développement et de l’intégration » (Acte constitutif de l’UA –Préambule)

 

Ils se fixent pour objectif prioritaire de  « promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité sur le continent » (Art.3 acte constitutif)

 

 

Le PACTE DE NON-AGRESSION ET DE

DEFENSE COMMUNE DE L’UNION AFRICAINE du 31 janvier 2005 stipule en son article 3 point c :

  «  c) toute agression ou menace d'agression dirigée contre l'un quelconque des Etats membres constitue une menace ou une agression contre l'ensemble des Etats membres de l’Union ».(Art.3 c)

Il n’y a pas de paix sans sécurité mais il n’y a pas de sécurité sans la Paix.

L’objet de cet expose est de présenter les modalités de prise en charge par l’Afrique des questions de paix et de sécurité sur le Continent, de faire état des difficultés rencontrées  et d’indiquer comment s’articule la coopération en matière de paix et de sécurité dans le cas de la République Centrafricaine.

 

I-      L’AFRICANISATION DU REGLEMENT DES DIFFERENDS EN AFRIQUE : LES PRINCIPES FONDAMENTAUX ET L’ARCHITECTURE AFRICAINE DE PAIX ET DE SECURITE (AAPS)

L’UNION AFRICAINE a été créée à Durban en Afrique du Sud le 26 mai 2001 en remplacement de l’OUA, en application de la déclaration de Syrte du 9 septembre 1999, et est entrée en vigueur le 9 juillet 2002.

C’est au Sommet de MAPUTO, que sera mis en place le CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE (CPS) qui a remplace le MECANISME POUR LA PREVENTION, LA GESTION ET LE REGLEMENT DES CONFLITS de l’OUA. Le CPS est entre en vigueur le 26 décembre 2003.

 

1.1  LES PRINCIPES FONDAMENTAUX  ET LA POLITIQUE AFRICAINE COMMUNE DE DEFENSE ET DE SECURITE

 

A l’examen des principes proclames dans l’Acte constitutif de l’Union Africaine et dans celui relatif au CPS, on constate que tout en rappelant leur attachement a des principes traditionnels de droit international public, les Etats ont par ailleurs également retenu des principes plus novateurs.

 

1.1.1. Des principes traditionnels respectueux de la souveraine et des Etats

L’Union africaine s’inscrit dans le cadre des principes fondamentaux de la coopération entre Etats définis par le Droit International Public. Sont ainsi retenus notamment, les principes de souveraineté, de non ingérence dans les affaires intérieures des états, de coopération entre Etats, de Règlement pacifique des différents internationaux… Elle reprend également à son compte le principe de l’OUA sur l’intangibilité des frontières issues de la colonisation.

Elle condamne et rejette expressément les changements anticonstitutionnels de gouvernements.

 

1.1.2. Des principes novateurs : le droit d’ingérence et d’intervention

 

a)     Intervention à l’initiative de l’Union: en cas de violations graves du Droit International Humanitaire 

Ainsi, l’Union Africaine proclame le droit de l’Union d’intervenir dans un Etat membre sur décision de la Conférence dans le cas de violation graves du droit international humanitaire : crimes de guerre, génocide ou crimes contre l’humanité.

b)     Intervention sur demande d’un Etat membre : pour rétablir la paix et la sécurité

Elle proclame également le droit pour les Etats membres de solliciter l’intervention de l’Union pour restaurer la paix et la sécurité sur leur territoire.

 

1.1.3.  La politique africaine commune de défense et de sécurité

« La sécurité de chaque pays africain est indissolublement liée à celle des autres pays africains et du continent dans son ensemble »(UA)

 

Cette politique reprend  les principes contenus dans l’Acte constitutif mais rajoute d’autres principes et valeurs :

-         L’indivisibilité de la sécurité des Pays africains (un pour tous, tous pour un)

-         La promotion de la collaboration entre l’union africaine et les organisations régionales et sous-régionales

-         Le principe de vigilance et de sécurité collective : chaque Etat doit veiller a ne pas mener des activités ni permettre que soient menées des activités dans un autre pays incitant a la haine raciale, ethnique, sexiste ou religieuse, ou a la violence

-         Le renforcement des liens entre les Nations-Unies et l’UA

Suivent ensuite un certain nombre d’objectifs propres à réaliser ces principes.

Pour la mise en œuvre de cette politique commune, l’UA met en place une Architecture de Paix et de sécurité (AAPS)

 

1.2  L’ARCHITECTURE AFRICAINE DE PAIX ET DE SECURITE (AAPS)

A la tête de cette architecture se trouve le CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE.

 1.2.1. LE CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE (CPS)

Le PROTOCOLE relatif a la création du CPS a été adopté a  DURBAN la 9 juillet 2002, il est entré en vigueur le 26 décembre 2003.

 

 

Sa mission et ses objectifs

 

C’est un organe permanent et un organe de décision.  Il est défini comme étant un « système de sécurité collective et d’alerte rapide visant à permettre une réaction rapide et efficace aux situations de conflit et de crise en Afrique »

Il intervient dans la prévention, la gestion et le règlement des conflits, ainsi que dans la période de consolidation de la paix et de la reconstruction.

Le CPS dispose de pouvoirs très étendus, il lui revient notamment, conjointement avec le Président de la Commission, d’autoriser l’organisation et le déploiement de missions d’appui a la paix, il détermine le mandat de ces missions (art.7)

 

Il peut être saisi par un Etat  membre ou se saisir lui-même de toute situation  de conflit potentiel ou de conflit déclaré, et demeuré saisi pour empêcher qu’un conflit déjà réglé ne dégénère à nouveau.

 

 

Il est expressément précisé que « les Etats membres conviennent d’accepter et d’appliquer les décisions du Conseil de paix et de Sécurité ».

 

Sa composition : un organe restreint

Il est composé de 15 Etats membres élus par la Conférence, dont dix membres élus pour 2 ans et 5 membres pour 3 ans, ceci par souci de continuité.

Pour assurer sa mission le CPS s’appuie sur divers organes :

-         La Commission (et particulièrement son Président)

-         Un Groupe des Sages

-          Un système continental d’alerte rapide

-         Une Force Africaine Pré-positionnée (FAA)

 

   

 

Pour lire la suite, Cliquer ICI

 

Lire aussi: "Le droit public international au service du processus de paix en Centrafrique".

 

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 03:14

 

 

carte admin RCA

 

 

C'est finalement après des mois et des mois d'attente que ce mardi 28 septembre, la décision  au sujet de la requête en annulation de l'opposition regroupée au sein du Collectif des Forces du Changement à propos du décret portant découpage des circonscriptions électorales aux législatives a été rendue par le Conseil d'Etat qui entre temps avait perdu son président, en la personne de l'ancien Premier Ministre Simon Narcisse Bozanga. 

A voir de près, c'est un jugement a minima que le Conseil d'Etat a pris alors qu'il fallait appliquer tout simplement la clé de découpage que prévoyait pourtant la loi électorale mais c'était sans doute trop demander à cette institution. La décision du Conseil d'Etat a réparé les graves omissions du décret de Bozizé ainsi qu'il a corrigé les cas d'arbitraire trop flagrant dans certaines préfectures, sous-préfectures et arrondissements de la capitale. On se retrouve avec 109 sièges au lieu de 120 comme la loi électorale le commandait.

 

 

Rédaction C.A.P

 

 

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