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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 01:25

 

 

 

RCA carte-2

 

 DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES


Bangui, 30 Décembre 2011


Bangui : La RCA en 2011, « un pays plus que la jungle », selon la presse


La République Centrafricaine est devenue « un pays où on se trouve plus que dans la jungle », a déclaré Ambroise Yalima, directeur de publication du journal Le Patriote.


Pour lui, à ce jour, « les citoyens n’ont plus de droits parce que n’importe qui peut les menacer, porter atteinte à leur vie ; des hommes en uniforme comme des hautes autorités portent des abus sur la vie des citoyens en toute impunité », a relevé Ambroise Yalima.


Selon le directeur de publication du journal Le Patriote, les dialogues organisés dans le pays n’ont rien changé. Or ces assises étaient censées « exorciser le mal », pour faire observer les règles de droit où chaque citoyen doit se sentir à l’aise, en sécurité et avoir la sureté de sa vie et de ses activités.


« La presse relève constamment ces questions, mais elle est constamment remise en cause », a-t-il relevé citant l’arrestation des deux journalistes en 2011 (Faustin Bambou du Journal Les collines de l’Oubangui et Emmanuel Sirius Sandy du Journal Médias+), pour avoir dénoncé le mystère de la gestion des dus des retraités militaires.

 

« Vous parlez de quelque chose que tout le monde vit et on vous arrête on vous dit des ne pas en parler c’est bizarre. Sandy venait encore d’être menacé pour avoir fait une caricature sur le cas Baba-Laddé », a relevé Yalima.

 

Pour Mathurin Momet, directeur de publication du quotidien Le Confident, il existe un semblant de liberté de la presse, « mais cette liberté est contrôlée ». Pour lui les plus hautes autorités du pays et tous ceux qui sont proches pouvoir ne respectent pas les textes qui régissent la communication en Centrafrique.

« Quand un journaliste est poursuivi, c’est un délit de presse bien-sûr, donc il y a des démarches. Mais je constate avec regret que le plus souvent les professionnels des médias qui se trouvent dans cette situation sont traités comme des criminelles, des bandits de grand chemin, on n’a pas de considération pour eux et on accélère la procédure », a-t-il déploré.


En dehors de ses pressions politiques, il a évoqué le dysfonctionnement des associations professionnelles : le Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (GEPPIC), l’Union des journalistes de Centrafrique (UJCA) et l’Observatoire des médias centrafricains (OMCA).

 

« Si on ne peut pas renouveler les structures telles que l’OMCA, l’UJCA et le GEPPIC, notre mal va toujours s’empirer », a-t-il souligné. Par ailleurs, le gouvernement n’a pas décaissé à la presse privée, comme promis, la subvention des 30 millions alors que nous sommes au mois de décembre.

 

Pour Mathurin Momet, les organes de régulation, le Conseil de la communication en particulier, ne fait pas le travail de conseil ou d’accompagnement des structures des médias, mais se contente la plupart du temps de sanctionner au lieu de protéger les journalistes.

 

Il par ailleurs indiqué que l’une des solutions pour permettre aux journalistes de reconquérir leur dignité est la relance effective des activités de la commission de délivrance de la carte de presse.

 

 

Mbaïki : Justice populaire sur une présumée sorcière

 

Une femme accusée de sorcellerie a été battue à mort le 28 décembre dernier par les jeunes du village Ndolobo (axe Mbaïki-Boda), a rapporté radio Songo.

 

Cette femme est accusée d’être à l’origine de la mort de son propre fils. Selon les informations, les habitants du village pensent que la présumée sorcière aurait livré son garçon au club des sorciers du village à travers les pratiques mystiques.

 

Cette vieille femme est accusée de provoquer la mort de plusieurs personnes, surtout les jeunes du village.

Elle a été sauvée grâce à l’intervention des éléments de la gendarmerie de Ndolobo. Depuis ce jour, la victime est maintenue à la gendarmerie pour nécessité d’enquête.

 

 

Berberati : Bavure des forces de défense et de sécurité

 

Deux jeunes qui rentraient du chantier diamantifère de Bamba à moto pour Berberati, ont été agressés par les gendarmes et les éléments des Eaux et forêts en poste dans la localité, le 28 décembre dernier, selon un reportage de radio Zoukpana.

 

Un des deux passants, Sébastien Kora, 16 ans, a reçu une balle tirés par les gendarmes au bas-ventre et à la clavicule et a été transféré par son ami de voyage à l’hôpital de Berberati pour des soins.

 

« Nous de retour de Bamba, les éléments de la gendarmerie et ceux des Eaux et forêts en service dans la localité situé à 18 km nous ont interpellés aux environs de 20 heures nous demandant de verser la somme de 5000 FCFA avant de continuer. Nous leur avons dit que nous n’avions pas d’argent, ils ont commencé à nous brutaliser et nous ont finalement tiré dessus », a expliqué Sébastien Kora interrogé à l’hôpital par radio Zoukpana.

 

Les informations qui nous parviennent de l’intérieur du pays évoquent souvent les cas de tracasserie routière dans presque toutes les régions de la République Centrafricaine, malgré le récent démantèlement des barrières illégales par les autorités militaires.

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 23:59

 

 

 

bandits2

Radio Ndéké Luka Vendredi, 30 Décembre 2011 14:28

 

Les Centrafricains de l’étranger adoptent de plus en plus un comportement violent. Le cas de ceux qui se vivent sur le sol congolais en est une illustration. Ils se livrent à des actes négatifs dont le vol et la criminalité particulièrement dans la capitale Brazzaville. La police congolaise a arrêté mardi 27 novembre 2011, quatre bandits qui ayant assassiné à Brazzaville une ressortissante chinoise dont des centrafricains.


Parmi les quatre bandits, trois sont de nationalité centrafricaine, tous âgés d’une vingtaine d’années et un Congolais.

 

Selon un ressortissant centrafricain, joint par Radio Ndeke Luka depuis Brazzaville et qui a requis l’anonymat, « ces compatriotes bandits ont violé et tué une Chinoise, après le cambriolage de sa maison au quartier Talangaï dans le 6e arrondissement de Brazzaville ».

 

« Il lui ont administré un coup à la nuque avec une barre de fer », a-t-il ajouté.

 

Selon les informations vérifiées auprès de la police congolaise, les malfrats ont été arrêtés au moment où « ils s'apprêtaient à quitter la capitale congolaise, munis de leur butin, la somme de 800.000 F CFA (environ 1240 euros, volée au domicile de la victime ».

 

Ils seront présentés prochainement au procureur de la République pour leur traduction devant le tribunal.

 

 

 

NDLR : Quand le régime bozizéen n’offre aux jeunes centrafricains aucune perspective ni quelque espoir que ce soit, quoi d’étonnant que la délinquance qui peut en résulter puisse déborder dans les pays voisins.

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 23:19

 

 

president-pasteur-Bozize.jpg


Radio Ndéké Luka Vendredi, 30 Décembre 2011 13:50

 

2e journée ce 30 décembre 2011, des 3 jours de jeûne et de prière arrêtés par le ministère de l’administration du territoire centrafricain. Cette période doit être observée par tous les centrafricains, sur l’ensemble du territoire, selon l’arrêté du ministère de l’intérieur. Mais la majorité des centrafricains interrogés à Bangui par Radio Ndeke Luka, sont contre cette mesure, prise par le pouvoir en place.

 

Cet arrêté N°038/MATD/DIRCAB qui autorise la fermeture des « gargotes, bars-dancing et les débits de boisson », court du mercredi 28 décembre à minuit au samedi 31 décembre 2011 à 18 heures.


Le document spécifie dans son article 3 que « l’inobservation de ses dispositions entrainera des sanctions prévues par les textes en vigueur ». La gendarmerie et la police sont chargées pour l’application du texte.

 

Depuis la publication de cet Arrêté, les deux forces de l’ordre que sont la gendarmerie et la police, multiplient les patrouilles devant les bars-dancing et autres lieux de vente des boissons alcoolisées, pour traquer les contrevenants à cette mesure.

 

Une situation qui a engendré la colère de certains centrafricains. Vendeurs grossistes de boissons, détaillants et consommateurs dénoncent sans exception cette mesure qu’ils qualifient d’une « imposition des pouvoirs publics ».


« Nous sommes dans un pays laïc et le gouvernement ne peut pas quand nous priver de nos droits ! », s’est exclamé un fonctionnaire centrafricain, visiblement monté contre cette mesure.

 

Dans les quartiers, les bureaux et même dans les rues, le sujet fais La Une des discussions. « Nous nous interrogeons si nos dirigeants observent aussi ce jeûne. Le constat que nous faisons est que le peuple centrafricain a de la peine à trouver de quoi à manger tous jours. Est-ce que ce jeûne  ne constituerait-il pas une souffrance supplémentaire ? », ont réagi les Banguissois dans l’émission centrafricain, dans l’émission « A vous la Parole de Radio Ndeke Luka, consacrée au sujet.

 

La désolation est aussi grande du coté des opérateurs économiques. « Nous payons des taxes à l’Etat et ces 3 jours vont empiéter sur nos revenus et ça, l’Etat ne va pas nous comprendre au prochain payement de taxe », a dit un vendeur grossiste de boisson à Radio Ndeke Luka.

 

Effectivement les bars-dancing et beaucoup d’autres lieux de vente de boisson fréquentés fréquemment par le grand public ont été fermés. Seulement dans des quartiers, certains débits de boisson continuent de fonctionner.

 

Certaines propriétaires de débits de boisson sont obligés de transformer leur maison en gargote. « Je vends de la boisson de tout genre, car ce n’est pas tout le monde qui va observer cette mesure. Seulement, je ne joue pas de la musique pour ne pas attirer l’attention des autorités », a affirmé Adeline Benga, vendeuse de Boisson au quartier Benz-vi à Bangui.

 

Il faut cependant rappeler qu’il y a de cela quelques années, l’opposant politique centrafricain Joseph Bendounga avait bisé de telles mesures. Il avait ouvert la porte d’une cave au niveau du quartier Kéténguéré et invité la population de la localité à venir boire.

 

Quelques heures plus-tard il s’était devant le palais de la Renaissance pour déguster un morceau de pain accompagné d’une bouteille d’eau, en guise de protestation à cette mesure.

 


 

NDLR : Bozizé avait prétexté être venu au pouvoir pour "libérer" les Centrafricains. Force est malheureusement de constater que contrairement à sa promesse démagogique, les conditions de vie des Centrafricains ne font qu'empirer d'année en année. Il a beau décréter à la fin de chaque année des jours de jeûn et de prière, cela ne change rien à la situation, son échec est donc cuisant.  A qoui bon continuer à importuner les citoyens affamés avec ce mauvais film !

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 23:02

 

 

fric en CFA

 

Bangui 30 Décembre 2011 - 11:38(AFP) - Le directeur général de l'intendance des forces armées centrafricaines (FACA) Maurice Goleyen a été mis aux arrêts, accusé de détournement de fonds pour un montant évalué à près de 100 millions FCFA (150.000 euros), a appris l'AFP vendredi de source proche du parquet de Bangui.

 

Selon la source, "Maurice Goleyen sur qui pesaient des soupçons de malversations financières, s'est rendu lui-même au Camp De Roux (camp militaire de Bangui) où il est détenu en attendant la procédure judiciaire. Il lui est reproché le détournement de 100 millions FCFA, un montant qui est encore provisoire".


Le 8 décembre, le procureur du Tribunal de Bangui avait annoncé l'arrestation d'un directeur de société publique accusé de détournement de près de 2 milliards FCFA (3 millions d'euros).

Le président centrafricain François Bozizé a annoncé au mois de septembre vouloir prendre "toutes les mesures" pour mettre "hors d'état de nuire" les auteurs de malversations financières lors de l'ouverture d'états généraux des finances publiques à l'Assemblée nationale.


La Centrafrique est classée 154e -sur 182 pays- dans le dernier indice de perception de la corruption (2011) de l'organisation Transparency international.


© AFP

 

 

NDLR : Le détournement des deniers publics est un véritable sport national dans la bozizie car l’exemple vient des plus hauts dirigeants du pays eux-mêmes qui ont pris l’habitude de se servir allègrement dans les caisses du trésor. A cela il faut ajouter les nombreux cas  manifestes de conflit d’intérêts dont les coupables, ne sont nullement inquiétés mais bénéficient d’une scandaleuse impunité et du parapluie de Bozizé en personne. Le cas du général Guillaume Lapo dont C.A.P a amplement rendu compte dans ses colonnes en est un exemple patent mais qui n'a nullement empêché Bozizé de le promouvoir comme chef d'Etat-major des Faca. 

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 02:58

 

 

 

Ziguélé

 

BONNE ANNEE 2012, MALGRE TOUT !

 

A l’orée de cette année nouvelle 2012, je souhaite à tous mes compatriotes centrafricaines et centrafricains, à tous nos militantes et militants, sympathisants et amis, ainsi qu’à tous ceux et celles qui me lisent, mes vœux les meilleurs pour l’année 2012.

 

A l’heure où dans le monde entier, c’est dans la joie et l’abondance que se passe le flambeau d’une année à l’autre, j’ai une pensée émue pour nos compatriotes du Haut-Mbomou, du Mbomou, de la Vakaga, du Bamingui-Bangoran , de la Haute-Kotto et de la Nana-Gribizi, qui passeront cette nuit de la Saint-Sylvestre la peur au ventre, dans la crainte d’une attaque des Tongo-Tongo et des hommes de BABA LADDE.

 

Je pense aux éleveurs et agriculteurs de la Ouaka, et surtout à ces jeunes gens de la commune de Kpladama-Ouaka à 13 kms seulement de Bambari, qui se battent les mains nues, au prix de leur vie et de leur intégrité physique, contre cette horde de criminels de cet escroc sanguinaire de Baba Laddé. Je pense aussi à ces quatre compatriotes - dont une femme mère de famille - qui allaient acheter des produits alimentaires dans les environs de Sibut, et qui ont été froidement abattus dans leur voiture par les hommes de Baba Ladé, qui s’en sont ensuite pris aux passagers du car de la SONATU, en novembre dernier.

 

Je pense ensuite à nos nombreux compatriotes qui souffrent de la faim, tant à Bangui qu’en province : comment souhaiter un bon réveillon à mes compatriotes qui, au mieux, n’ont qu’un repas quotidien à 16 heures, ce repas étant baptisé avec ce qui nous reste encore de sens de l’humour : « mort subite » ? Comment ne pas penser à ces mamans de la Mambéré-Kadéi, et de la Lobaye avec leurs enfants squelettiques dans les bras, du fait d’une sous-nutrition sévère dans une région pourtant richement dotée par la nature ?

 

Je pense enfin à tous nos frères qui souffrent de maladies aussi bien à Bangui qu’en province. Nous savions tous, avant même le récent rapport de Médecins Sans Frontières (MSF), que nous mourrons désormais dans notre pays comme des mouches, et que l’espérance de vie de chacun de nous a diminué. Nous le savions parce que notre emploi du temps au pays est largement consacré à enterrer des morts, en passant d’une place mortuaire à l’autre….

 

« Quousque tandem abutere, Catilina, patienta nostra ? » c’est en ces termes que le sénateur Cicéron, exaspéré par l’impuissance avérée et l’incompétence notoire de l’Empereur Catilina à répondre concrètement aux problèmes des Romains, l’interpellait il ya deux mille ans devant le Sénat et le Peuple romains.

 

Oui, jusques à quand ?..... J’invite chacun d’entre nous à garder espoir, car comme disait Sylvanius Olympio, le Père de l’indépendance du Togo : « Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lève toujours »

 

Bonne fête quand même ! Nzapa a bata é koué, ndjoni fini ngou !

 

Martin ZIGUELE


Bangui 29 décembre 2011

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 02:47

 

 

Emery-P-Lumumba.JPG

 

RAPPEL DE LHISTOIRE 


le 17 janvier 2011 dans Jeune Afrique

 

Essayant de gagner la province du Kasaï contrôlée par ses partisans fin novembre 1960, Lumumba est capturé. De sa prison, il écrit à sa femme Pauline.


Ma compagne chérie,

 

Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations-Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.


Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrais- je dire d’autre ? Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.


Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres. 


Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.


Vive le Congo ! Vive l’Afrique !


Patrice Lumumba

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 02:29

 

 

 

buste-plein-d-hematomes-de-Lerco.JPG

 

 

dos-plein-d-hematomes-de-Lerco-Dede-Sombo-justino.JPG

 

buste de Justin Dédé Sombo plein d'hématomes et de traces de coups


 

Ci-dessous, Sadate Mohamed Ali Zaoro et ses blessures à la jambe et aussi ses nombreux

hématomes sur le torse

 

 

Mohamed-Ali-Zaoro-Sadate-portrait.JPG

 

Mohamed-Ali-Zaoro-Sadate-hematomes.JPG

 

blessures-Sadate.JPG  jambe-ensanglantee-de-Sadate.JPG

 

 

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Feu Me Goungaye avait coutume de dire que Bozizé et sa clique « considèrent toute la République centrafricaine comme leur butin de guerre ». Chaque jour qui passe lui donne mille fois raison. Depuis leur arrivée au pouvoir par les moyens que l’on sait, Bozizé et sa nombreuse progéniture, tant ceux de la première dame que ceux résultant des aventures çà et là dans la vie du soldat devenu président, certains éléments de sa garde présidentielle qui ne sont que de vrais délinquants,  n’ont d’yeux que pour la prédation de l’argent, des villas, des bagnoles et des femmes.


La mésaventure que viennent de vivre Justin Dédé Sombo et Mohamed Ali Zaoro Sadate  dans la nuit du mardi au mercredi 28 décembre 2011 avec Teddy Gbemengaina de son vrai patronyme, fils d’un ancien domestique de Bozizé déjà décédé qui a abandonné son fils à ce dernier, mais qui aime se faire appeler plutôt Teddy Bozizé et pour cause, en est une preuve supplémentaire si besoin en était.


D’après le récit du déroulement des événements à Bangui recueilli par Centrafrique-Presse de la bouche même de l’une des victimes de Teddy et sa bande, en l’occurrence Mohamed Ali Zaoro Sadate, de nationalité française et qui a réussi à prendre son vol jeudi matin pour regagner la France, lui et son ami Justin Dédé Sombo alias Lerco, ont réellement échappé à la mort.

 

Il a confirmé le déroulement de tous les faits déjà relatés par C.A.P dans sa précédente parution à savoir les passages à tabac et simulacre d’enterrement (ndlr : voir les photos des blessures et nombreux hématomes sur leurs corps ainsi que le certificat médical délivré par le médecin des urgences de l’hôpital d’Angers qui a examiné Sadate) puisque que deux tombes avaient bel et bien été préalablement apprêtées à dessein pour les y enterrer. C’est à la suite de discussions entre Teddy qui tenait à exécuter Sadate et Lerco et deux autres lieutenants et un adjudant dénommé Gboka alias « Citron » qu’ils ont eu la vie sauve.  

 

En prenant l’avion pour de paris le 22 novembre dernier pour aller passer des vacances à Bangui, Sadate Ali Zaoro fait connaissance dans l’avion avec Stéphanie Kuepper, une compatriote qui réside à Agen en France qui a été un moment la petite amie de Teddy Gbemengaina alias Teddy Bozizé qui n’est nullement un enfant de Bozizé en réalité et avec lequel celle-ci, elle l’a confirmé à C.A.P, a eu un enfant qui a actuellement 19 mois. Stéphanie a déclaré à C.A.P qu’il n’y a plus rien entre elle et Teddy et que ce dernier le sait bien pourtant. Elle a ajouté qu’elle a même interdit à Teddy de lui téléphoner et celui-ci ne fait même plus cas de l’enfant qu’ils ont eu.

 

On ne peut donc pas comprendre la subite crise de jalousie qui a poussé Teddy à vouloir la solution finale pour Sadate et Lerco et les enterrer vivant. Teddy a la réputation d’un véritable Don Juan qui aime sortir avec les filles qu’il abandonne ensuite très vite. Certaines lui ont même fait des enfants, telle Carole Yambala qui a eu avec lui un enfant de quatre ou cinq ans dont il ne s’occupe même plus. S’il doit tuer tous les garçons qui s’approchent de ces ex-copines, il ne s’en sortira pas.

 

Il est totalement inadmissible qu’après avoir failli commettre l’irréparable, prémédité deux homicides qui heureusement n’ont pas eu lieu, ce Teddy soit allé tranquillement se justifier de son agissement sur les antennes de radio Ndéké Luka en affirmant que ses deux victimes ont mérité ce qu’elles ont cherché. Les nombreuses exactions et actes de violence gratuite des éléments de la garde présidentielle et de la progéniture de Bozizé sont de plus en plus insupportables et ne doivent pas demeurés impunis. Il faut que les victimes portent systématiquement plainte devant les tribunaux.

 

Comment admettre la présence au sein d’une armée nationale digne de ce nom d’éléments qui sont de vrais délinquants dont la seule possession d’une arme de guerre entre leurs mains constitue un véritable danger pour autrui. Tous les enfants réels et adoptifs de Bozizé tels que Djodjo, Papy, Rodrigue, Kévin et Teddy, ainsi que ses ex-« libérateurs » bien connus  tels que Olivier Koudémon alias Gbangouma et bien d’autres de leurs semblables n’ont rien à faire parmi les effectifs d’une vraie armée or ils sont tous armés jusqu’aux dents. Le scandale est que malgré leurs nombreuses exactions et crimes, ils demeurent toujours impunis.  

 

Rédaction C.A.P

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 02:07

 

 

 

NDLR : Ce délinquant de Teddy n’est pas en réalité une enfant de Bozizé. Il serait selon certaines sources bien informées le fils d’un ami de Bozizé du nom Gbemengaina qui avant de mourir, lui aurait confié son fils. Il est très étrange que Bozizé puisse collectionner autant d’enfants d’adoption et bâtards, les uns aussi délinquants que les autres et sur lesquels il n’a absolument aucun contrôle. C'est un scandale qu'après toutes ses conneries, le micro d'une radio lui soit complaisamment tendu pour qu'il puisse délirer tranquillement à ce point.  

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 01:50

 

 

 

manifestation-pour-l-eau-et-le-courant-bis.jpg

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 29 Décembre 2011 15:21


Plusieurs centaines d’habitants du 6e arrondissement de Bangui sont en colère. Ils réclament du gouvernement, de l’eau courante, de l’électricité qui est quasi-insistante dans  plusieurs quartiers du 6e arrdt. Cette population exige aussi l’arrosage de l’avenue CEMAC et les déviations, pour lui éviter la poussière qui devient de plus en plus « insupportable » avec l’arrivée de la saison sèche.


Ces habitants ont barricadé et brûlé des pneus sur l’avenue CEMAC dans la nuit du 28 décembre 2011. Les reporters de Radio Ndeke Luka qui ont fait le déplacement ont affirmé avoir vu des enfants, des jeunes, et même des personnes âgés descendre dans la rue.


La manifestation qui a débuté vers la fin de l’après-midi, s’est poursuivie jusque tard dans la nuit. Plusieurs véhicules ont dû rebrousser chemin pour éviter des casses.


Selon un des manifestants interrogés par Radio Ndeke Luka, « c’est un problème qui perdure et nous ne pouvons plus supporter. Il faut le dire en clair que le gouvernement ne se soucie pas de nous dans le 6e arrondissement, nous sommes en train d’être tués à petit feu ».


La manifestation s’est concentrée dans les environs du marché dès la première journée. Mais dans les premières heures de la matinée du 29 décembre, plusieurs personnes ont encore envahi la rue aux environs de Fatima.


Les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser les manifestants. Seulement, ils ont promis de ne pas céder jusqu’à ce que des solutions soient trouvées.


Aucune déclaration du côté des responsables des sociétés d’eau et d’électricité du pays n’ont encore été enregistrées. Avec la détermination des manifestants, la situation reste confuse, malgré la présence des forces de l’ordre qui n’ont pas encore tiré une balle en l’air.


Il faut dire que les manifestations pour la revendication de l’eau de l’électricité sont devenues quasi fréquentes dans le 6e arrondissement de Bangui. La dernière en date est celle du 5 décembre dernier où le quartier de 92 logements a été privé d’eau potable et d’électricité pendant 3 jours. La Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) et l’Energie Centrafricaine (ENERCA), ne sont pas parvenues à assurer la distribution de l’eau et de l’électricité dans ce quartier. Des problèmes techniques survenus sur les installations de ces deux sociétés d’Etat en sont les causes.

 


 

NDLR : Il est de plus évident que les pseudos autorités du pays ne sont pas en mesure d’apporter la moindre solution à ces difficultés qui ne sont pas nouvelles et qui dépassent de loin leurs capacités. Cela fera bientôt dix ans que Bozizé et sa clique sont au pouvoir et la misère des Centrafricains ne fait que s’accroître. Les Centrafricains doivent clairement leur demander d’aller voir ailleurs et de faire autre chose.   

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 02:35

 

 

 

Francis-Laloupo-Le-Gd-Debat.JPG

 

 

MRH

 

 

Le Grand Débat du Mardi 27 décembre 2011


Par Jérôme Giliberto, le 27 décembre 2011


Edition spéciale

 

Grand Entretien avec un grand témoin de l’actualité africaine et internationale...


Invitée : Madame Marie-Reine Hassen, Ancienne ministre de la République Centrafricaine, Ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2010 en Centrafrique. Economiste, formée en France et aux Etats-Unis, Ministre déléguée des Affaires étrangères, de 2006 à 2007. De 2007 à 2008, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale. De 2008 à 2009, ministre délégué, chargé du Développement régional.

 

disponible sur le site internet d’Africa n°1 : http://africa1.com/spip.php?article17427

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