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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 00:19

 

 

 

SARKODAFI

| Par Fabrice Arfi et Karl Laske

Il est l’un des hommes clés de l’affaire Kadhafi/Sarkozy. Ecroué en Tunisie depuis neuf mois, l’ancien premier ministre libyen Baghdadi Ali al-Mahmoudi, qui a reconnu avoir lui-même « supervisé » le financement occulte de Nicolas Sarkozy par la Libye en 2007, se retrouve aujourd’hui au centre d’un marchandage d’Etat. Menacé cette semaine d’une extradition rapide vers la Libye par le ministre tunisien de la justice, l’ex-chef du gouvernement libyen a fait l’objet de « pressions » pour livrer les secrets bancaires de l’ancien régime, selon l’un de ses avocats à Paris, Me Marcel Ceccaldi.

Alors qu’avocats tunisiens et français s’étaient disputé il y a quelques semaines le leadership de la défense de Baghdadi Ali al-Mahmoudi, ils sont désormais d’accord pour déjouer coûte que coûte le scénario d’une extradition précipitée.

Le chef des services secrets libyens, Salim El Hassi, accompagné d’un leader islamiste tunisien, a rendu visite, le 5 mai, à Paris, à Me Marcel Ceccaldi pour lui proposer une « négociation globale », incluant également le sort d’autres dignitaires en fuite, parmi lesquels Bachir Saleh, l’ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, et Sabri Shadi, ancien dirigeant de la compagnie aérienne Afriqiyah Airways.

« Il y a quinze jours, le chef actuel des services de renseignements libyens, Salim El Hassi, est venu me rencontrer à Paris, avec son directeur de cabinet et un membre du bureau politique d’Ennahda, Saïd Ferjani. Ils sont descendus au Georges V et je les ai invités au Fouquet’s », explique Me Ceccaldi, qui a conservé la note de restaurant et les cartes professionnelles de ses visiteurs. « Ils m’ont dit : “Ne faites pas d’actions sur le plan international”, confie Me Ceccaldi. Ils demandaient que le premier ministre livre les clés des comptes libyens à l’étranger. »

Salim El Hassi, opposant historique à Kadhafi ayant participé dans les années 1980 à une tentative de coup d'Etat contre le dirigeant libyen, a été nommé en février dernier par le Conseil national de transition (CNT) à la tête des services secrets du pays. En déplacement à l’étranger, selon le CNT, il n’a pu être joint par Mediapart. Saïd Ferjani est de son côté un pilier du parti islamiste Ennahda, qui détient en Tunisie les portefeuilles de premier ministre et ministre de la justice.

Contacté jeudi 24 mai par Mediapart, M. Ferjani a confirmé les « discussions officieuses » révélées par l’avocat parisien. « C’est une discussion entre la partie libyenne et Me Ceccaldi. J’ai essayé d’être une catalyse entre ces gens. Les Libyens voulaient récupérer l’argent de M. Baghdadi, qui appartient à l’Etat libyen. C’est tout à fait légitime. M. Ceccaldi a des informations sur ce sujet. Les gens qui font partie de l’ancien régime sont assez dangereux et ils ont de l’argent. Les Libyens veulent que ces gens-là cessent de causer des problèmes. C’est un problème de sécurité », assure le responsable islamiste tunisien.

Confusion au sommet en Tunisie

MeCeccaldi assure avoir indiqué à ses interlocuteurs que le déblocage des fonds libyens ne dépendait pas du bon vouloir de l’ancien premier ministre incarcéré, mais de celui des Etats occidentaux qui en sont à l’origine. Il leur a, en revanche, demandé la libération de Baghdadi Ali al-Mahmoudi, ainsi que la levée du mandat d’arrêt visant Bachir Saleh. Selon l’avocat, le représentant du parti Ennahda, Saïd Ferjani, par ailleurs conseiller du ministère de la justice, a rendu visite dès son retour en Tunisie à l’ancien premier ministre libyen en prison.

Mahmoudi-copie-1.jpg

 Baghdadi Ali al-Mahmoudi,   « Oui, je l’ai vu en détention, confirme M. Ferjani. M. Baghdadia menacé plusieurs fois de se suicider. Il a aussi essayé de s’échapper de la prison et ce n’est pas acceptable. Quant à son extradition, les Tunisiens ont eu des garanties sur les droits de l’homme en Libye. Il paraît que la situation n’est pas aussi mauvaise que certains le craignent. »

De fait, quelques jours après la visite de M. Ferjani en prison, le ministre de la justice tunisien, Noureddine Bhiri, lui aussi membre d’Ennahda, annonçait l’extradition imminente de l’ancien dirigeant libyen. Il a ainsi fait savoir, le 22 mai, à l’agence Reuters, que « le gouvernement a décidé l’extradition de M. Mahmoudi et qu’il restait juste quelques formalités à effectuer ».

Mais l’information a été contredite dès le lendemain par les porte-parole du président de la République tunisienne, Moncef Marzouki, issu du parti Congrès pour la République. La présidence reconnaît avoir en effet donné son aval pour l’extradition, mais elle assure qu’elle ne sera mise en œuvre que « sous réserve de certaines garanties ». Une façon de temporiser et de calmer l’opposition à cette extradition, dénoncée par plusieurs associations de défense des droits de l’homme compte tenu de l’instabilité institutionnelle de la Libye. 

« L’ancien premier ministre m’a dit : “Ils ne me veulent pas en tant que personne physique mais pour les dossiers que j’ai”, explique de son côté Me Mabrouk Kourchid, avocat de l’ancien premier ministre libyen à Tunis. Il y a une volonté internationale de l’incarcérer. Nous sommes très inquiets. Nous craignons, comme des organisations des droits de l’homme l’ont souligné, qu’une fois extradé, il soit torturé, tué ou exécuté. Jusqu’à présent aucun pays n’a encore extradé d’agent de Kadhafi. »

Le 25 octobre dernier, l’ancien premier ministre avait publiquement déclaré devant la cour d’appel de Tunis  : «Oui, en tant que premier ministre, j’ai moi-même supervisé le dossier du financement de la campagne de Sarkozy depuis Tripoli, des fonds ont été transférés en Suisse et Nicolas Sarkozy était reconnaissant pour cette aide libyenne et n’a cessé de le répéter à certains intermédiaires », selon l’un des avocat présents, Me Mehdi Bouaouaja.

Un autre avocat présent à l’audience, Me Slim Ben Othman, a précisé à Mediapart : « Baghdadi Ali al-Mahmoudi a dit avoir remis à une délégation française envoyée par Sarkozy de l’argent, beaucoup d’argent, des millions d’euros en liasses de billets. Il a des documents comptables. On ne remet pas des millions d’euros sans aucune signature. »

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 23:06

 

 

 

 

Ch-Ndouba.JPG

 

 

Centrafric Matin : Monsieur Christophe Ndouba, Bonjour. Le président François Bozizé tend la main à l’opposition qu’est-ce que vous en pensez ? Et quelle est la position du MLPC votre parti ?

Christophe Ndouba : Je suis au regret de constater que ce que vous appelez « main tendue » n’est qu’un exercice au forceps auquel Bozizé s’astreint la corde au cou. A la lumière de sa prestation le 15 mai dernier au Palais de la Renaissance, il n’y a aucune ambigüité à ce constat car l’initiative ne vient pas de son tréfonds. Le MLPC ne pense pas autre chose que ce que je vous dis.

 CM : Après un an et deux mois du deuxième quinquennat du président de la République quel bilan à mi-parcours faites-vous aujourd’hui ?

Christophe Ndouba : Ici encore, je suis au regret de constater comme beaucoup de Centrafricains que non pas à mi-parcours mais au 1/5ème de son mandat, le bilan est des plus catastrophiques. Le paiement du salaire - à quelques 20 mille fonctionnaires sur 4 million d’âme - qui est l’arbre qui veut cacher la forêt de la misère, n’arrive plus à cacher la crise de la viande, des denrées de première nécessité et la flambée de leurs prix, la rareté des aliments de base sur toute l’étendue du territoire, l’état de délabrement des infrastructures routières, l’absence chronique d’eau potable et d’électricité, etc. La famine est là et un drame s’annonce à l’horizon. Malheureusement nos gouvernants n’en n’ont pas conscience et jouent à l’autruche, englués dans les scandales politico-financiers.

CM : Beaucoup de gens pensent que la RCA traverse une crise socioéconomique, voire institutionnelle ; partagez-vous cet avis ?

Christophe Ndouba : Je suis tout à fait d’avis eu égard aux éléments que je viens d’évoquer auxquels je peux rajouter le manque de confiance des bailleurs de fonds résultant de l’auto proclamation de Bozizé comme unique gestionnaire de la super structure de l’Etat Centrafricain et ses démembrements.

 CM : Quelles sont les pistes de solutions que le MLPC peut proposer pour une sortie de crise ?

Christophe Ndouba : La RCA appartient à tous ses filles et fils. La prétention à se replier exclusivement sur son ethnie et/ou son clan pour régner sur 4 millions d’âmes est la pire des visions. Il est impératif de prendre en toute humilité, sincérité et honnêteté langue avec les compatriotes organisés et reconnus afin de parler du pays qui est aux bords du précipice. Je suis convaincu que d’une telle rencontre jailliront les solutions que chacun a dans un coin de sa tête. Se refuser à cet exercice est suicidaire et irresponsable en l’état actuel du pays.

 CM : Pourquoi ce silence assourdissant du MLPC par rapport à l’arrestation de César Achellam, le N°4 de la LRA de Joseph Kony ?

Christophe Ndouba : Qui ne dit rien consent ! Tout ce qui concoure au bien-être des populations et/ou du Peuple Centrafricain trouve l’assentiment du MLPC, parti des masses. Mais notre joie ne sera totale que le jour où le dernier élément de LRA sera capturé. Ce n’est pas encore le cas aujourd’hui et il faut savoir demeurer prudent car beaucoup de César Achellam sillonnent encore notre pays où Bozizé les a importés.

 CM : Le MLPC étant membre de l’international socialiste et ami du parti socialiste français attend quoi de la part de François Hollande pour l’Afrique en général et pour la RCA en particulier ?

Christophe Ndouba : Le MLPC attend de M. François Hollande qu’il aide l’Afrique en général, la Centrafrique en particulier à exister et à fonctionner comme un « Etat normal » c’est-à-dire de droit, respectueux des standards internationaux comme les autres et où la démocratie tient toute sa place. Son développement est à ce prix.

CM : La présence de Martin Ziguélé dans la campagne de François Hollande a défrayé la chronique à Bangui pourtant le MLPC est resté comme de marbre sur cette question. Qu’est ce qui justifie la présence de Ziguélé dans la campagne de François Hollande et le silence du MLPC ?

 Christophe Ndouba : Le MLPC est l’un des 177 pays membre de l’Internationale socialiste, parrainé par le PS français. Le Président du MLPC a bien sa place aux côtés de ses camarades socialistes en France pendant leur campagne électorale. M. Tanor Dieng du Parti Socialiste sénégalais était aussi en France dans la même période sans que cela défraie des chroniques chez lui. Cependant, lorsque des Ouvriers et ouvrières d’un parti dont je tairai le nom passent le plus clair de leur temps en Chine, ça ne défraie pas les chroniques. Tout ça c’est de la diversion pour détourner l’opinion des problèmes graves du pays. On est décidément dans un pays bien singulier en Centrafrique.

Je vous remercie

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Interview
23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 22:03

 

 

 

 

Centrafrique-Bengassou 0

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Bangui : Un sujet anglais en prison pour l’affaire safari de Bakouma

Bangui, 23 mai (RJDH) – Selon les informations publiées par le journal britannique, Daily Mail le 8 mai dernier, le manager  du Safari ‘’Cawa’’, David Simpson, a été également emprisonné avec son patron, dans l’affaire de meurtre de Bakouma.

Alors que l’on ne parle que du suédois Eric Mararv, accusé de meurtre de 13 personnes dans son Safari à Bakouma, le journal anglais révèle que David Simpson, manager  au sein dudit, vivait en République centrafricaine depuis deux ans. Il a été arrêté dans les mêmes circonstances que son chef  Eric Mararv, après la découverte de 13 victimes dans sa propriété.

Ces derniers et les autres  employés ont été inculpés pour meurtre à la maison et placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Ngaragba. Les victimes seraient des chercheurs d’or, trouvées mort le 22 mars 2012 dans la région de Bakouma, dans l’est de la République Centrafricaine.

D’après l’avocat du suédois, Me Mathias Barthélémy Morouba, ce meurtre serait l’œuvre des rebelles de Joseph Kony et non de ses clients.

Le secrétaire général des parents des victimes de Bakouma, Jean Marie Nguewé, joint par au téléphone par le RJDH ce soir a indiqué la population est ‘’adoucie et rassurée de l’enquête et souhaite que justice soit rendue. « Mais les parents des victimes seront plus apaisés que lorsque le jugement sera délibéré par la justice avec des sentences », a-t-il souligné.

Bangui : Un élève magistrat a succombé suite à une brimade

Bangui, 23 mai (RJDH) – Les parents de l’élève magistrat décédé le 14 mai dernier à Bangui, des suites de brimade des instructeurs, ont refusé des obsèques officielles, proposées par  l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), a rapporté  ce matin Radio Notre Dame.

D’après les informations, la dépouille mortelle a été transférée de la morgue de l’hôpital général de Bangui, le samedi 19 mai 2012 dans la matinée, vers  Damara à 70 km de Bangui pour inhumation.

L’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH), dont le défunt était membre, a  condamné cet acte, qu’il qualifie de « pratiques surannées »  dans une déclaration publiée le 15 mai dernier. Il faut signaler que jusqu’à ce jour, la direction  de cette institution se réserve de se prononcer sur cet incident.

Toutefois, le conseil exécutif de l’OCDH exige l’ouverture d’une enquête judiciaire pour déterminer les circonstances de ce drame et établir les responsabilités, de sorte que les responsables soient jugés.

Rappelons que la victime a succombé après des brimades qu’elle a subies au lendemain de son entrée à l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM), le 14 mai 2012.

Boali : Difficile de mettre en œuvre le programme PTPE

Boali, 23 mai (RJDH) – Le Programme de prévention de la transmission parent enfant (PTPE) du VIH Sida éprouve d’énormes difficultés, a constaté Radio ICDI.

La structure sanitaire de Boali n’est pas en mesure de répondre au défi qui est la rupture de la chaine de la transmission du virus mère enfant faute de moyen technique a diffusé la radio ICDI.

Angéline Yabingué, sage-femme diplômée d’Etat, responsable du PTPE, au centre de santé de Boali, explique que « lorsque les femmes arrivent au niveau du centre pour une consultation prénatale, on leur exige un test systématique dans les bilan prénataux. Si le résultat est positif, un suivi devrait être organisé jusqu’au moment de l’accouchement. La mère et l’enfant sont pris en charge ».

Elle a évoqué un manque d’outils de travail qui entrave la bonne marche de ce  centre. Angéline Yabingué a aussi expliquée que  certains pères de famille, à Boali, sont encore réticents au programme PTPE.

Obo : Les voyageurs désormais accompagnés par une équipe militaire

Obo, 23 mai (RJDH) – Tous les déplacements des habitants de la zone de Djéma et Zémio, seront désormais escortés par un une unité des forces conjointe de lutte contre l’Armée de résistance du seigneur de Joseph Kony, a rapporté radio Zéréda ce matin.

L’annonce a été ce mercredi par les forces basées  à Djéma au cours d’une réunion qui avait pour but de définir une stratégie pour renforcer la sécurité de  la population.

Il a été décidé que les personnes qui souhaitent effectuer un déplacement sur une certaine distance pourraient se constituer en  groupe et se rapprocher de ces forces pour être accompagnées.

Signalons que 20 véhicules venus du Sud-Soudan sont arrivés dans la ville Djéma pour faciliter l’application de cette initiative.

Bangui : Un sentiment de peur chez les candidats aux examens de fin d’année

Bangui, 23 mai (RJDH) – Certains candidats aux examens de fin d’année affirment craindre les cas de corruption réputées pendants ces examens en République centrafricaine, a constaté le RJDH ce matin dans un micro ballade.

Plus de cinq candidats au baccalauréat interrogé ce matin dans la ville de Bangui ont exprimé leur inquiétude quant à leur chance d’être reçu à cet examen à cause de la corruption. « Ce qui fait certains candidats malheureux se suicident est le fait que certains de leurs camarade de classe les plus faible sont déclarés admis, appuyés par leurs parent qui leur achètent le diplôme », a expliqué un interviewé.

Jean Pierre Yafara, élève en classe de Terminale A 4’ au lycée de Miskine à Bangui déplore ce comportement fréquent pendant presque tous les examens.

Alexis Dinguivo, élève-professeur de français à l’Ecole normale supérieurs à Bangui a pour sa part condamné cette pratique. D’après lui la corruption défavorise les élèves qui ont la volonté mais qui n’ont aucun appui sur le plan social.

« Nous devons lutter contre la corruption, en vue de donner la chance à tous les candidat quelle que soit  milieu social », a-t-il dit. Et cette lutte devrait mobiliser toutes les composantes de la société centrafricaine, a-t-il ajouté.

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 02:42

 

 

 

 

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Michel Koyt ici en galante compagnie au siège de l'UNESCO le 28/01/2012

 

Lorsque Michel Koyt, ministre, secrétaire général du gouvernement, chargé des relations avec le parlement et Abdallah Kadre, ministre délégué à la primature chargé de la bonne gouvernance ont été arrêtés le vendredi 9 mars 2012 à Bangui, et conduits à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie nationale (SRI), police politique du pouvoir bozizéen, certains Centrafricains à Paris n’ont été que très peu surpris s’agissant du premier de ces deux ministres arrêté peu de temps après son retour de Paris où il a claqué du fric sans compter.

Quelques semaines auparavant, Michel Koyt avait en effet effectué un séjour dans un coûteux palace parisien à la fin du mois de janvier jusqu’à début février 2012, de retour d’un déplacement en Serbie en galante compagnie. Il avait été aperçu le samedi 28 janvier 2012 en train de siroter une coupe de champagne au cours d'une réception au siège de l'UNESCO avec à ses côtés une pulpeuse compatriote qu’il trimballait avec lui depuis son départ de Bangui pour une obscure mission.

Selon des informations recueillies par la rédaction de plusieurs sources concordantes, avant de regagner Bangui, la demoiselle qui tenait compagnie à l’ex-ministre Koytaurait effectué son shopping entre les quartiers Château Rouge et  le long du Boulevard Magenta à Paris pour la bagatelle de 15.000 euros soit environ 10 millions de F CFA, excusez du peu.

Mieux, le jour de prendre le vol d’Air France à l’aéroport Charles de Gaule pour Bangui, quelle ne fut pas la surprise des témoins de constater que tous les bagages de Koyt et sa compagne, composés de toutes leurs courses parisiennes, ont pu être embarqués sans la moindre difficulté, la totalité de cet impressionnant fret ayant été payée en excédant rubis sur l’ongle à la compagnie aérienne.

Sur place à Bangui, depuis l’octroi du prêt indien et la création de la société nationale des transports urbains (SONATU), l’ex-ministre Koytse serait attribué un salaire mensuel de 6 millions de F CFA. Logeant dans une maison sise au quartier dit des 36 villas, la SONATU lui octroyait des frais de logement de 750.000 F CFA outre les 400.000 F CFAqu’il percevait également par mois comme indemnités de logement en tant que membre du gouvernement et qui devaient lui servir seulement d’argent de poche. De même, en plus de la voiture ministérielle, la SONATU lui avait acheté une 4x4 Toyota PRADO toute neuve en sus de la Mercedes qu’il avait acquise auparavant mais sans doute en raison du mauvais état des routes de la capitale, un véhicule tout terrain était mieux.

 Autre embrouille. Tous les bus de la SONATU allaient prendre leur carburant à la station d’essence appartenant à Bozizéet située au PK 4 sur l’avenue Boganda. Total Centrafrique qui approvisionne cette station réclamerait à présent selon nos informations, la coquette somme de 84 millions de F CFA à la station donc au propriétaire qui naturellement n’est autre que le pompiste et président de la République François Bozizé. Depuis lors, ce sont des gendarmes qui gèrent les activités de la station.

Selon les informations émanant d’une source proche de la société nationale des transports urbains (SONATU) ayant requis l’anonymat, celle-ci aurait été victime d’un gigantesque détournement de fonds qui avoisinerait  les 3.900.000 eurossoit environ 2 milliards 600 millions de FCFA.

En outre, un fonds d’investissements indien destiné au financement d’une cimenterie en Centrafrique dont la première pierre avait été posée en 2010 par le général président pompiste François Bozizé, à Sangbi, située à 12 km de Bangui, déplorerait également la disparition somme de près de 19 000 000 millions d’eurossoit environ 13 milliards de F CFA, mais sans doute pas pour tout le monde ! Avec toutes ces sommes volatilisées, on ne voit pas comment la cimenterie aurait de toute façon pu fonctionner, la question de la source d’énergie mise à part.

On atterré de voir qu’à présent, ce prêt indien qui a été obtenu dans des conditions d’une opacité telle que ceux qui ont conduit les négociations, reçu et disposé des fonds à savoir, les ministres, Michel Koyt, François Bozizélui-même et son beau-frère Emmanuel Bizot, se rejettent les responsabilités et demandent maintenant à l’Etat centrafricain de rembourser.  

Depuis le samedi 10 mars 2012, les bureaux de la SONATU à Bangui ont été fermés et c’est la gendarmerie nationale qui a été chargée de gérer les quelques bus encore en circulation. Plus de huit (8) autres personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire outre Michel Koyt en charge de la création de la SONATU et Abdallah Kadre qui sont accusés de « détournement, complicité de détournement, faux et usage de faux ». Certaines personnes initialement arrêtées ont depuis été relâchées. Il se dit aussi à Bangui que l’ensemble des recettes des bus de la SONATU n’auraient jamais été encaissées par l’état.

Michel Koyt,ministre du secrétariat général du gouvernement et Abdallah Kadre,conseiller du premier ministre en charge de la bonne gouvernance, ont été limogés du gouvernement aux termes de deux décrets présidentiels de Bozizé qui se donne le beau rôle dans cette affaire alors que c’est un secret de polichinelle qu’il s’est bien servi en partie de ce prêt indien pour financer son hold-up électoral de janvier 2011. Du fond de sa geôle, Koyt crie, selon nos informations, sa volonté de faire éclater la vérité lors d'un procès qu'il réclame de ses voeux mais lui donnera-t-on cette chance?

 

Rédaction C.A.P

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 17:12

 

 

 

logo RDC

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 22 Mai 2012 15:58

« Le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) pense que le général François Bozizé s’est livré, lors de sa rencontre avec les Forces vives de la Nation à un spectacle désolant. Il n’a jamais été ouvert à un dialogue dans le pays ». Ces propos sont tenus sur les ondes de Radio Ndeke Luka par Fleury Otto, Secrétaire Général de ce parti.

Selon Fleury Otto, le RDC, « à l’appel du Général François Bozizé pensait que l’ordre du jour devrait porter sur les questions essentielles liées aux préparatifs d’un dialogue digne de ce nom, des questions sur les préalables à observer, la plateforme, la date bref, les démarches à suivre. Malheureusement, ça n’a pas été le cas. Bien au contraire, nous étions médusés par le monologue qu’a fait Bozizé. Un monologue qui ressemblait à des justifications d’une part, et des propos désobligeants à l’endroit des partis politiques de l’opposition d’autre part ».

Sur la question du dialogue proprement dite précise-t-il, « François Bozizé n’est pas toujours partant. D’ailleurs, les précédentes rencontres nationales avaient tout débattu sur les stratégies à mettre en place pour la marche du pays. A titre d’exemple, le dialogue politique inclusif de 2008 avait recommandé la mise en place d’un cadre permanent de concertation. Une résolution qui n’a jamais été exécutée ».

Fleury Otto poursuit qu’« avec toutes les crises qui ont émaillé le pays, comment le général François Bozizé pourrait attendre la visite à Bangui du président tchadien Idriss Déby Itno pour convoquer un dialogue ? »

Le Secrétaire Général du RDC conclut que ces contres vérités méritent d’être dénoncées afin d’éviter la confusion dans l’esprit de tout un chacun.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 16:59

 

 

 

 

Baghdadi-Mahmoudi2

 

TUNIS AFP / 22 mai 2012 16h47 - La Tunisie a décidé d'extrader vers la Libye l'ancien Premier ministre de Kadhafi, Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, détenu depuis fin septembre sur son sol, a-t-on appris mardi auprès du ministère de la Justice.

La décision d'extradition est prise. Il ne reste que les procédures à compléter avec les autorités libyennes, a déclaré à l'AFP un responsable du ministère de la Justice.

La décision a été prise par consensus, il ne reste qu'à nous coordonner avec la partie libyenne pour déterminer la date d'extradition et régler les procédures, a déclaré de son côté Néjib Gharbi, le porte-parole du parti islamiste Ennahda, qui domine le gouvernement tunisien.

C'est une honte pour les droits de l'Homme en Tunisie et pour la révolution tunisienne, a réagi l'un des avocats de M. Al-Mahmoudi, Me Mabrouk Kourchid, interrogé par l'AFP.

Une source au palais présidentiel a précisé que le décret d'extradition n'avait pas encore été signé.

Premier ministre libyen jusqu'aux derniers jours du régime Kadhafi, Al-Baghdadi Al-Mahmoudi a été arrêté fin septembre en Tunisie et était sous le coup de deux demandes d'extradition des autorités libyennes. La justice tunisienne a répondu favorablement à ces deux demandes, mais le décret d'extradition n'a jamais été signé par la présidence.

Le président Moncef Marzouki avait promis en janvier à Tripoli de remettre Al-Baghdadi Al-Mahmoudi aux nouvelles autorités libyennes si celles-ci lui garantissaient un procès équitable.

Jeudi dernier, à l'occasion d'une visite de son homologue libyen Abdel Rahim Al-Kib, le Premier ministre islamiste Hamadi Jebali avait indiqué que la Tunisie ne serait pas un refuge pour ceux qui menacent la sécurité de la Libye. Il n'avait toutefois pas déclaré explicitement que Tunis extraderait Al-Mahmoudi.


(©)

 

NDLR : Bozizé qui a beaucoup profité du régime de Kadhafi avait pourtant accordé l’asile à ce monsieur en Centrafrique. C'est dire combien la voix de Bozizé compte sur la scène africaine et de surcroît internationale. 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 16:57

 

 

 

 

RCA

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Kaga-Bandoro : Un appui du programme DDR à 109 ex-combattants de l’APRD

RJDH-RCAle 21 mai 2012 - Les 109 ex-combattants de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), qui ont quitté les rangs de ce groupe armé depuis 2007, ont reçu samedi dernier, à Kaga-Bandoro, un appui matériel et financier de l’équipe de désarmement, démobilisation et réinsertion  (DDR) des ex-combattants, a rapporté le correspondant du RJDH.

Ces ex-combattants, appelés communément ‘’les repentis’’, ont volontairement décidé de déposer les armes avant le programme DDR, et ont regagné leur famille à Kaga-Bandoro depuis 2007. Chacun a reçu la somme de 19.300 Fcfa,  une marmite, un sceau, un drap, une lampe tempête, une lampe-torche, une natte et des morceaux de savon, entre autres.

Pour l’équipe du DDR, il s’agit d’un geste destiné à appuyer ces ex-soldats repentis, dans le cadre de la consolidation de la paix. Rappelons que cet appui intervient après la dissolution de l’APRD par son président,   Jean Jacques Démafouth, le 17 mai dernier.

 

Bangui : Un projet en faveur des enfants de la rue (Triangle).

RJDH-RCAle 21 mai 2012 ·

Le Chef de projet en faveur des enfants de la rue pour l’ONG Triangle Génération humanitaire, Corinne Chadefaux, a annoncé qu’un projet de réinsertion  des enfants de la rue en République centrafricaine était en cours, lors  d’un entretien accordé ce lundi 21 mai au RJDH.

Le projet est financé conjointement par l’UNICEF et l’Union européenne pour une durée de trois ans à compter de 2011. Il vise à rendre plus dynamiques les ONGs et associations centrafricaines intervenant dans  le domaine de la protection de l’enfant. Le but du projet est de renforcer les moyens de protection et de réinsertion sociale des enfants de la rue de Bangui,  à travers le Réseau en faveur des enfants en Centrafrique (RFERC), créé en 2001.

Le projet comporte quatre axes dont les deux premiers sont déjà mis en œuvre, à savoir l’évaluation qui a permis de faire le diagnostic des structures partenaires et la formation des associations membres du RFERC, a expliqué Corinne Chadefaux.

La troisième phase sera consacrée au placement et au rapprochement familial, avec  ou sans famille d’accueil. La dernière phase du projet  sera réservée à l’insertion et à la  réinsertion socioprofessionnelle de  certains enfants de la rue.

« Les structures doivent élaborer des projets qui s’inscrivent dans des grands domaines de l’assistance éducative en milieu ouvert. La stratégie a été celle de viser la synergie du réseau avec les médias, les partenaires, les institutions et autres intervenants », a souligné Corinne Chadefaux.

Soulignons que le RFERC est composé de huit associations nationales travaillant dans le domaine de la protection de l’enfant. Il s’agit de la Fondation Voix du cœur, la Caritas, la Fondation Albert Burcat, la maison d’accueil des enfants et orphelins vulnérables de Bimbo, l’association Demain la vie, l’Action pour la Compassion en Centrafrique, le Centre Salésien Don Bosco et le centre Saint Gabriel.

 

Bambari : Problèmes d’eau potable dans la ville depuis deux jours

RJDH-RCAle 21 mai 2012 Depuis le samedi 19 mai, les femmes, les enfants, voire les  hommes,  quittent la maison tôt le matin vers 4 heures du matin pour aller chercher de l’eau potable, à cause du non fonctionnement des installations de l’agence de la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) de Bambari, a annoncé Radio Bè-Oko.

Radio Bè-Oko rapporte que le générateur qui alimente le système technique pour faciliter la distribution d’eau est tombé en panne. D’où la pénurie d’eau potable dans la ville.

De sources proches de la SODECA de Bambari, l’agence ne dispose pas  de ressources humaines qualifiées, capables de résoudre ce problème technique. Les responsables seraient en cours de démarche pour trouver un technicien devant réparer le groupe électrogène.

En attendant, la population souffre du problème d’eau. Certains ménages utilisent l’eau de source ou de puits, a signalé Radio Bè-Oko.

 

Bangui : Retour des actes de violence dans le 3ème arrondissement

RJDH-RCAle 21 mai 2012 Les habitants du 3ème arrondissement de Bangui déplorent le retour des actes de violence et de banditisme qui créent l’insécurité, d’après une enquête du RJDH.

Huit personnes sur dix, interviewées ce lundi au marché km5 par le RJDH ont déclaré avoir été témoins ou victimes de vol, parfois à main armée, tant à domicile qu’en plein jour dans la ville.

 « Le samedi dernier, alors que je rentrais de chez moi aux alentours de 20 h, deux individus m’ont barré la route. Ils voulaient  arracher mon sac ; quand j’ai résisté, l’un d’eux m’a poignardé au bras gauche, avant de s’emparer de mon sac, qui contenait une somme de 24.000 Fcfa », a témoigné un vendeur de pain au marché km5, montrant la cicatrice de sa blessure.

Le commissaire de la police du 3ème arrondissement, Daniel Kpengoulounawa, a confirmé l’information en faisant savoir qu’ « entre le samedi 19 et le lundi 21 mai, six personnes ont été arrêtées par ses éléments dont la plupart sont des présumés auteurs de vol à domicile, de menace à main armée et de vols à main armée ».

Rappelons que depuis plus de deux semaines, le ministre de la sécurité et de l’ordre public, Claude Richard Ngouandjia, a entamé une campagne de sensibilisation de la population de Bangui et ses environs sur la sécurité. Il évoquait notamment les multiples cas de banditisme à travers certains quartiers de Bangui.

 

Zemio : Une femme violée par un homme armé dans un champ

RJDH-RCAle 21 mai 2012 - Une femme âgée d’environ 29 ans a affirmé avoir été violée dans son champ par un homme qui portait une arme, le samedi 19 mai,  aux environs de la ville de Zémio, a rapporté le correspondant du RJDH.

 « Nous nous sommes cachées dans les herbes, ma fille de 9 ans et moi, quand nous avons écouté l’alerte de notre voisin de champ, lorsqu’il a aperçu de loin un groupe d’homme armés. Alors que nous précipitions pour nous cacher, un homme habillé en tenue militaire armé, a surgi m’a brutalisée avant de me violer », a témoigné la victime.

D’après les informations recueillies par notre correspondant, le mari de la femme était également dans le champ, mais il s’est caché dans un autre lieu. L’homme a également témoigné avoir vu une troupe d’une quarantaine d’hommes armés en tenue militaire qui fouillaient dans les champs.

 

Ndélé : Une candidate au concours d’entrée en 6ème meurt dans un accident

RJDH-RCAle 21 mai 2012 - Une fille de 16 ans, candidate au concours d’entrée en 6ème au village Mba, une localité située à 20 km de Ndélé, a trouvé la mort jeudi dernier dans un accident routier alors qu’elle se rendait au centre d’examen de Ndélé, en compagnie de 23 de ses camarades de classe, a rapporté le correspondant du RJDH.

L’accident s’est produit le jeudi 17 mai. Le bilan provisoire est d’un mort et quatre blessés graves. La victime a été inhumée sur les lieux de l’accident à cause de l’état de décomposition du corps. Les blessés ont été transférés à l’hôpital de Ndélé pour des soins.

Ces élèves étaient à bord d’un véhicule du projet ECOFAC qui travaille dans le domaine de la protection de la forêt dans le Nord de la République centrafricaine. Le conducteur est maintenu à la gendarmerie de Ndélé pour raison d’enquêtes.

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

 

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com  

 

http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

   

Bangui, le mardi 22 Mai 2012  

 

Obo : Harmonisation des forces de lutte contre de Joseph Kony  

Une réunion de ‘’concentration des efforts’’ des forces américaines, ougandaises et centrafricaines, pour une lutte efficace contre l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, s’est tenue hier à Obo, a rapporté ce matin Radio Zéréda.  

Cette rencontre a été dirigée par le haut commandement des conseillers militaires américains. Le but était de réunir les trois forces, en vue de renforcer les stratégies de lutte contre la LRA.    

Il faut savoir que quatre Centres de fusion des opérations conjointes ont été mis en place dans les quatre pays concernés par la LRA. Il s’agit de la ville de Nzala au Sud-Soudan, la ville de Doungou en République Démocratique du Congo, les villes d’Obo et à Djéma en République Centrafricaine.    

Signalons que les organisations humanitaires oeuvrant dans le Haut-Mbomou telles que Coopi et Radio Zéréda ont été impliquées dans cette réunion. Les trois forces ont félicité Radio Zéréda pour la diffusion quotidienne des informations autour de la lutte contre la LRA.

 

 

Bangui : Vers une crise de confiance entre la population et la justice  

Les victimes de vol et d’actes de banditisme dans le 3ème arrondissement de Bangui, ont fait savoir qu’ils n’avaient plus confiance en la police parce que la plupart des plaintes qu’elles déposent auprès des commissariats ne donnent pas de suite favorable.  

« Nous ne pouvons plus faire confiance à la police, car lors que nous sommes victimes de vol dont les auteurs sont identifiés et conduits au commissariat, quelques temps plus tard, ils sont relâchés », a fait savoir une vendeuse de légumes au marché Km5, qui a requis l’anonymat  

Romaric Pounouzou, vendeur ambulant, victime de vol, a pour sa part souligné l’impuissance de la police devant les stratégies mises en place par le réseau des malfrats du km5.  

Le commissaire de police du 3ème arrondissement, Daniel Kpengoulounawa, a quant à lui relevé que les plaignants ne respectent pas souvent la procédure qui consiste à déposer immédiatement une plainte contre les présumés auteurs d’une quelconque infraction.  

« Lorsque le plaignant arrive avec le suspect, il devrait revenir déposer, afin que l’Officier de police judiciaire puisse monter le procès-verbal et transféré le présumé coupable au parquet pour un éventuel procès. Malheureusement, souvent, lorsque les plaignants arrivent à récupérer leur objet volé, ils préfèrent ne plus revenir suivre la procédure normale », a-t-il indiqué.  

Daniel Kpengoulounawa, a souligné qu’il est hors de question de parler d’une crise de confiance, parce que, suite à l’abandon des dossiers par les plaignants, la police est obligée de libérer les suspects trois jours après, en respect du délai normal de gardez-à-vue. « Car nous ne pouvons pas transférer une personne au parquet avec un dossier vide», a-t-il précisé.  

Il faut rappeler que des cas de violence, surtout de vol à main armée et d’agression à l’arme blanche ont refait surface ces derniers jours dans le 3ème arrondissement de Bangui.    

 

Boali : Au total 100 ménages initiés à l’élevage    

Au total 100 ménages ont bénéficié de porcins, de volailles et de caprins, destinés à l’élevage, à l’occasion du lancement, la semaine dernière à Boali, de la deuxième phase de la campagne sur la sécurité alimentaire, par la Croix rouge centrafricaine, a rapporté Radio ICDI.  

« En plus de l’agriculture, cette deuxième phase du projet va mettre un accent sur l’élevage. Nous avons identifié 100 ménages pour essayer la pratique de l’élevage des cabris, des moutons, des poulets et des porcs. Cette initiative va regrouper le village Bougoura, Boali-poste et Boali croisement », a indiqué le coordonnateur dudit projet, Fridolin Tchémandongo.  

Il faut rappeler que la première phase du projet lancée en 2011, consacrée à l’agriculture. Tout le programme est financé par le gouvernement japonais et exécutée par le volet sécurité alimentaire de la Croix-Rouge Centrafricaine.  

Le projet aide les populations bénéficiaires à cultiver, en groupement, sur une surface de 10 à 15 hectares. Il s’agit d’un projet d’une durée d’un an.

 

 

 

Mbaïki : Conditions de travail difficile au centre de dépistage volontaire  

Le centre de dépistage volontaire (CDV) de Mbaïki, est confronté à des difficultés de tous genres, qui ne lui permettent pas d’apporter une contribution efficace à la lutte contre le VIH/Sida, a expliqué le personnel selon le personnel au cours d’un entretien avec Radio ICDI en mission dans la localité.  

« Nous manquons de tout, entre autres les tubes de prélèvement, les supports de rapport, les fiches de suivi et conseil, le matériel de bureau, si bien que nous sommes obligés de demander aux patients les acheter eux-mêmes pour nous permettre de travailler », a déploré Pierrette Touna, chef de centre de dépistage volontaire Mbaïki.    

En dehors de ce problème matériel s’ajoute celui de manque d’infrastructure, car le CDV est logé dans l’enceinte de l’hôpital de Mbaïki. « Le centre devait avoir son bâtiment à part dans lequel on peut trouver une salle de projeter de films éducatif et de l’animation sur la manière de lutter contre cette maladie », a-t-elle relevé.

 Pour le personnel, ces conditions ne lui permettent pas de fournir une prestation efficace en matière de lutte contre le sida. Or, le dépistage précoce constitue une des possibilités pour contrôler le développement du virus du sida et faciliter la prise en charge des malades.

 

 

 

 

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 03:42

 

 

 

 

 

Yangou dans JA

 

 

limousine.jpg

 

 

 

Après son complexe hôtelier de style hollywoodien, le milliardaire de Boy-Rabe, Fidèle Gouadjika pour ne pas le nommer,  se promènerait maintenant dans les rues défoncées de Bangui que son régime ne daigne pas arranger, à bord de ce genre de limousine.

 

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 03:29

 

 

 

 

Bozizé fait du sport

 

Bozizé croit qu’en politique, il est le plus malin de tous en Centrafrique et qu’il pourra indéfiniment rouler tout le monde dans la farine. Au lieu de mettre en application les conclusions consensuelles du dialogue politique comme celle adoptées à l’issue du DPI de décembre 2008, il a préféré rester seul maître du jeu et en faire à sa tête tout en sachant bien que ce faisant, ce serait l’échec assuré.

Il a en a ainsi été du gouvernement Touadéra 2 constitué après le DPI et qui n’était nullement celui du consensus et d’union nationale recommandé par le DPI. Les caciques et autres courtisans du KNK qui ont pourtant suffisamment fait la preuve de leur incompétence et de leur propension à la prédation ont été conservés et on a en outre fait appel à quelques personnes au nom de certaines prétendues entités insignifiantes et non représentatives.   

Connaissant la faiblesse des Centrafricains, il n’a cessé d’en jouer lorsqu’il s’est agi de former des gouvernements de la République. Il sait que ses compatriotes sont toujours prêts à renoncer à leurs convictions, à trahir leur parti et à vendre leur âme pour y entrer. C’est ainsi qu’il a toujours choisi la technique du débauchage qui lui a permis, au sortir du DPI de fin 2008, de pêcher André Nalké Dorogo du MLPC. Après son hold-up électoral de janvier et mars 2011, les deux secrétaires généraux du MLPC et du RDC, Jean Michel Mandaba et Pascal Koyaméné ont également été ses victimes.

Seulement, aussitôt appelés au gouvernement, ces transfuges qui ont mordu à l’hameçon de Bozizé sont automatiquement sanctionnés par leur parti, sont montrés du doigt comme des « mangeoiristes » tout en étant regardés de travers par le parti au pouvoir. Récemment par exemple, Pascal Koyaméné, tout ministre qu’il est, aurait été humilié par une interdiction de voyage et d’embarquer sur un vol à l’aéroport Bangui Mpoko.

A présent, après s’être rendu compte d’une part, de l’impasse dans laquelle il a plongé le pays avec son hold-up électoral de janvier et mars 2011, élections frauduleuses dont les résultats ont été immédiatement rejetés par l’opposition jusqu’aujourd’hui, laquelle continue également d’en réclamer l’annulation et la reprise tout en qualifiant Bozizé d’illégitime, et d’autre part suite aux fortes pressions exercées sur lui par la communauté internationale, notamment par certains de ses pairs dont le président tchadien et l’OIF, Bozizé fait semblant de « tendre la main » à l’opposition en affirmant sa disponibilité à la tenue d’un énième dialogue inter-centrafricain.

L’opposition ne doit plus se laisser mener en bateau et rouler dans la farine par Bozizé encouragé en cela par le BINUCA de Mme Vogt, l’Union Africaine de la Djiboutienne de Bangui et l’UE. Ces institutions ont courbé l’échine et n’ont rien fait pour que des élections transparentes et réellement démocratiques se tiennent en RCA en 2011. Aujourd’hui, elles misent sur un prétendu essoufflement de l’opposition dont certains membres seraient d’après elles, disposés à entrer dans un éventuel futur énième gouvernement boziziste à la formation duquel Bozizé a déjà secrètement commencé les consultations.

Les pressions qui sont actuellement déployées par le BINUCA, l’UA et l’UE et leurs représentants à Bangui pour que l’opposition aille encore à un pseudo dialogue dont Bozizé ferait encore des recommandations ce que bon lui semblera sont inadmissibles. Mme Vogt peut-elle accepter de voir un personnage comme Bozizé être président de son propre pays le Nigeria ? Pourquoi pense–t-elle que les Centrafricains doivent accepter un personnage comme Bozizé ? Et la Djiboutienne représentant l’UA à Bangui, pourquoi croit-elle que Bozizé qui ne pourrait même pas être sous-préfet à Djibouti devrait être le président des Centrafricains ?

La formation d’un gouvernement n’est pas une fin en soi. Le plus important est la feuille de route, la mission d’intérêt national et l’accord politique qui doivent présider à la composition de ce gouvernement. Or Bozizé ne veut pas reconnaître ses multiples et cinglants échecs dans la gouvernance du pays et continue de mettre toujours en avant la constitution pour s’arroger des droits et prérogatives qu’il n’a plus du fait de son illégitimité et parce qu’il a été mal élu en 2011. S’il s’agit de faire un dialogue pour qu’après il en fasse des conclusions et recommandations ce qu’il voudra, il vaut mieux qu’il n’y ait point de dialogue et qu’il boive le calice de son échec à gérer le pays jusqu’à la lie.

Jusqu’ici, il s’est toujours entêté à faire aveuglément confiance à son Sylvain Ndoutingaï malgré les nombreux avertissements de Paris, Washington, Bruxelles, voire de  certains chefs d’Etat de la sous-région. Il n’a jamais voulu céder, considérant que Ndoutingaï faisait bien son travail. Pourquoi le met-il actuellement sous surveillance avec interdiction de quitter la capitale ? Pourquoi le commandant Roger Godongaï est écarté de sa protection rapprochée et muté à la sécurité de l’aéroport Bangui Mpoko tout en étant remplacé par Vianney Semndiro?

Bozizé se rend-t-il compte que son entêtement  et ses roublardises ont des limites et une fin. Plus que jamais, l’opposition et le FARE-2011 doivent rester fermes sur leurs exigences et préalables réaffirmés dans leurs récents communiqués avant tout dialogue. Il n’est plus question de donner un chèque à blanc à Bozizé qui est à présent dos au mur et cherche désespérément une porte de sortie.

L’opposition doit rejeter les diverses pressions dilatoires que le BINUCA, l’UA et l’UE tentent d’exercer sur elle. Elle doit demeurer vigilante et tenir ses différents responsables pour qu’ils ne puissent pas succomber aux chants de sirènes des émissaires de Bozizé qui commencent à s’agiter en secret dans les prises de contact avec eux afin de les débaucher. Nous en connaissant certains et ne manqueront pas très prochainement de les dénoncer nommément s’ils continuent leurs funestes manœuvres.

Rédaction C.A.P

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 02:06

 

 

 

 

 

 

 

« La haine rend aveugle ». C’est ainsi que je conçois l’article intitulé « méditons avec sérénité la victoire de François HOLLANDE » publié sous la signature de Mr Clotaire Surungba Saulet dans Centrafrique-Presses.com du mercredi 9 mai 2012. On peut lire entre autres : « bien que cette dernière forme de courant obscurantisme des besoins vitaux des larges masses populaires et, nonobstant l’appartenance depuis quelques années, par erreur, d’un parti politique centrafricain à l’Internationale socialiste qui, par essence défend des valeurs de gauche dont la tolérance, le dialogue, la rigueur, la probité morale et intellectuelle ou la conquête du pouvoir par la voie démocratique , laquelle internationale socialiste ne peut devenir un purgatoire pour les bourreaux du peuple centrafricain, ni un paillasson sur lequel ces mêmes bourreaux vont essuyer leurs bottes ensanglantées depuis les représailles des évènements des 28 mai 2001 et 25 octobre 2002….. ».  

Je suis choqué et je réagis en tant que patriote centrafricain qui ne peut rester indifférent à un article qui crie à la vendetta et qui veut déclencher un cycle infernal de haine et de violence incontrôlable alors que les centrafricains veulent se réconcilier pour bâtir ensemble un avenir meilleur.  Sans doute ignores-tu que le centrafricain aime son pays, car personne d’autres  ne le ferait à sa place ?  Il est patriotique, tolérant,  épris de paix, de justice et de liberté.  Et beaucoup de centrafricains sont des chrétiens qui obéissent à la Sainte écriture qui nous demande d’aimer notre prochain comme nous-mêmes et de  pardonner aux autres autant de fois que nous le pouvons.  C’est pour cette raison qu’il n’y a pas encore eu de guerre civile en Centrafrique malgré qu’une ethnie ait  tenté  de l’imposer en son  temps, de 1995 à 1997 au peuple centrafricain. Il est incompréhensible qu’un centrafricain qui se dit religieux et que j’appellerai un « pharisien » sans porter un jugement,  puisse nourrir autant de pensées démoniaques de division et inoculer le venin du tribalisme et de la haine dans le cœur de ses concitoyens qui n’aspirent qu’à la paix.

Dans ton article, tu considères le défunt président PATASSE, Martin ZIGUELE et le MLPC comme les responsables directs de tous les malheurs actuels de la RCA. Cependant, tu n’as pas eu le courage de faire référence aux déboires du régime BOZIZE  qui a réussi à diviser le pays entre différents groupes rebelles, dilapider plus de 700 milliards de FCFA d’aide extérieure, affamer son propre peuple et réduire son pays à une misère que le mot extrême pauvreté ne suffit plus pour décrire.  Tu cherches à détourner l’attention des centrafricains de leur enfer quotidien pour les plonger dans des souvenirs douloureux que tous tentent péniblement d’oublier sans jamais pardonner.  Tu cherches forcement à inculper les ressortissants de l’Ouham Pendé sans doute pour un calcul politique.  Tu cultives la haine sans savoir que celle-ci a un bras long, auquel personne n’est à l’abri.  Où est le bon sens dans tes analyses s’il l’on ne parle pas des conditions de vie actuelles des centrafricains?  Quelle impartialité!

 

Il n’ya que deux raisons pour lesquelles tu évites de parler de BOZIZE. La première raison est que tu cherches à plaire à BOZIZE pour te faire une place auprès de la mangeoire. La seconde, tu as une haine viscérale du MLPC et de son président.  Faut-il que toi et tes complices soient aux abois pour tenter de disqualifier le MLPC et son président par des procès d’intention d’une telle violence ?

 

Saulet, connais-tu un peu l’histoire de ton propre pays ?   

Chaque foyer centrafricain du nord au sud comme d’est à l’ouest à perdu  un être cher, un père, un fils, une sœur ou un frère dans des circonstances douloureuses et souvent terrifiantes. 

En 1968, les ressortissants de la Sangha Mbaéré ont pleuré les disparitions  de BANZA, MARIGOT, ZATAO  et consorts.  Les plaies ne sont pas encore cicatrisées même si Bokassa n’est plus.

En 1976, les ressortissants de l’Est ont pleuré les fils du pays comme les frères OBROU et MEA, KOSSI, MANDABA, LIGOUPOU, MAZOUGOU et ZOUKONGO et autres.  Ils sont encore loin d’oublier cette perte des leurs. 

De 1985 à 1987, la haine a poussé KOLINGBA à raser plus d’une vingtaine de gros villages dans l’Ouham Pendé.  Les localités  principalement visées étaient la ville de Paoua, le village Békaie où trois frères d’une même famille, fusillés sur la place centrale hantent encore les esprits et les villages Bédaya et Bémaïdé.  Des  cases, des greniers de maïs, de mil et de grains de coton ont été incendiés, et le cheptel pillé par les militaires en mission commandée. Les jeunes qui ont réussi à s’échapper ont pris le chemin de l’exil, en majorité vers Garoua, dans le nord du Cameroun, ville frontière avec le Nigeria. Cette expédition punitive était la conséquence du fameux coup d’état radiophonique de 1983 orchestré par le seul et incompétent BOZIZE, un ressortissant de l’Ouham tout court. Par la suite, le général MBAIKOUA a été tué comme un animal en brousse. Pendant le coup d’Etat manqué du 28 mai 2001, le Général NDJADDER, ressortissant de l’Ouham Pende et d’autres fils du pays ont trouvé la mort.

Actuellement, il y a urgence, notre cher et beau pays n’existe plus que de nom.  Notre pays meurt à petit feu à cause de notre incapacité à faire face à nos propres problèmes.

   

Le Centrafricain n’a plus que ses yeux pour pleurer. Les Centrafricains meurent comme des mouches car les hôpitaux sont des mouroirs où il manque le minimum d’équipements sanitaires et de médicaments. Le niveau d’instruction baisse d’année en année car les enfants ne font plus que 12 heures de cours par semaine. Les écoles publiques manquent d’enseignants, d’équipements  et de  matériels didactiques. Au 21ème siècle, les Centrafricains se lèvent à 3 heures du matin pour chercher de l’eau potable dans des bidons, sinon ils n’ont pas d’eau pour la journée.  L’accès à l’eau potable est de 32% en milieu rural et  de 28% dans les zones urbaines. Cela est inacceptable. L’électricité ne fonctionne que 5 heures tous les 2 jours.  Les Centrafricains ne mangent qu’une seule fois par jour et deviennent végétariens contre leur gré.  La viande et le poisson, des denrées rares, sont hors de portée de sa bourse.  Dès sa descente d’avion, le visiteur est choqué par l’état détérioré de la ville de Bangui.  L’insécurité gagne l’ensemble du territoire. La défense du territoire national et même des institutions de la république est sous traitée aux forces étrangères. Les caisses de l’Etat sont vides à cause d’un pouvoir prédateur, clanique et incompétent. L’avenir du pays dépend désormais du hasard. Pendant ce temps, BOZIZE, affame son peuple, mais alimente  ses comptes off shore. 

SAULET, pourquoi tiens-tu des discours revanchards, extrémistes et nauséabonds ? Tu es aveugle face aux problèmes actuels, et tu t’insurges en censeur-moralisateur en  ciblant le MLPC et son président Martin ZIGUELE pour créer de la polémique. Pour faire un changement en Centrafrique, il te serait plus facile de descendre dans l’arène et te battre démocratiquement comme tout le monde.  Si tes idées plaisent aux Centrafricains, ils t’éliront, sinon ils t’enverront à la casse ! 

C’est étrange, même mort, le président Ange Félix PATASSE te dérange encore. De mon point de vue,  je crois que tu es viscéralement anti-MLPC et cette haine transcende ton intérêt de vendre ta « boule  puante » que tu intitules tout bonnement « vérités sur les politiques centrafricaines ».  Où sont donc les valeurs démocratiques et républicaines  que tu dis vouloir « défendre »? Comment un être humain peut-il en arriver à ce niveau de l’abject, de mensonge, de diffamation et de l’ignominie ?

De grâce, fais toutes les analyses critiques que tu veux sur le MLPC ou tout autre parti politique (MDD, RDC, MESAN…) mais ne sombre pas dans la détestation sans limites et l’exécration déraisonnable. Les Centrafricains ont pour l’heure, d’autres chats à fouetter. Ils ne vont pas s’abaisser à ton niveau pour regarder dans le rétroviseur. Ils ne descendront pas dans le caniveau nauséabond. Ils ne veulent plus d’une politique qui stigmatise et prône la division. Ils ont eu à pleurer leurs morts et ils ont d’autres préoccupations aujourd’hui, celles de survivre.

Ne remuons pas le couteau dans la plaie qui ne s’est pas tout à fait cicatriser. Ce sont des moments tristes de notre histoire que nous souhaitons tous qu’ils ne se répètent plus. Jamais au grand jamais ! Je ne veux pas de la politique-spectacle, ni d’une politique qui stigmatise. C’est anti démocratique !

Je ne mets pas en cause tes connaissances historiques de la politique centrafricaine, mais ton avis est orienté par des pulsions tribales inavouées comme si les OBROU, KOSSI, MANDABA, BANZA, NDJADDER, MBAIKOUA et consorts ne sont  pas des Centrafricains et les villages incendiés à Paoua n’appartiennent pas au territoire centrafricain ou à ceux de la « République de Logone » comme tu l’as écrit ? 

Disons-le simplement, ne prends pas les Centrafricains pour des crétins. Mon impression est qu’en plus de ta haine, tu es à la recherche d’intérêts personnels, espérant bénéficier des faveurs de BOZIZE après la publication de ton livre. Toute fois, aujourd’hui, désarticulé, disloqué et anémié financièrement, la bozizie est un grand corps malade.  Le pouvoir du chef se désagrège. Entre malaise et suspicion, les hauts dignitaires de la bozizie s’écharpent comme jamais. Et nombreux sont les opportunistes comme toi qui sont déjà à tourner autour comme si le malade va passer à trépas. Certains commencent à se résigner à une éventuelle fin de règne. Peut-être espères-tu occuper plus tard le fauteuil de BOZIZE entouré de la clique d’opportunistes tribalistes qui te soutiennent ?  

Alors qu’il est urgent et indispensable que la société civile et politique formule une stratégie différente du complot de Gonesse en 2003 où toutes les énergies, les intelligences et les moyens ont été utilisés uniquement pour chasser PATASSE, le président démocratiquement élu. Ils n’ont pas assez réfléchi à la manière de gouverner. Comme le disait Laurent BOUVET : « quand on est au pouvoir, on ne réfléchit pas : on est censé l’avoir fait avant ». Ne nous laissons pas dominer par l’événement ou nous distraire mais projetons-nous dans l’avenir.

La logique politique de ces dernières années, axée sur la division et l’arrogance qui enferme dans la passivité coupable l’opposition est à bannir car elle risque d’anesthésier tout espoir d’alternance. Selon un dicton centrafricain : « un seul doigt ne peut pas attraper un poux dans les cheveux ».  C’est ensemble que nous pouvons arriver à Canaan.

Les opposants sénégalais se sont mis ensemble pour se défaire du président WADE. Pourquoi ne nous unissons nous pas autour de Martin ZIGUELE et du MLPC  pour mettre fin aux  souffrances du peuple centrafricain ?

Acceptons la réalité et reconnaissons en toute objectivité et lucidité, qu’aujourd’hui, si alternative il y a, Martin ZIGUELE et le MLPC en seront le centre de gravité. Le MLPC a été le seul parti politique a brisé la loi politique unique de l’impossible héritage. Martin ZIGUELE a pris le leadership du parti lorsque PATASSE était  en exil au Togo. Son intelligence politique a été de ne pas chercher querelle avec le président PATASSE. Ce qui n’a pas été fait par les partis  RDC, FPP et MDD qui ont été dirigés par procuration par leur président respectif  jusqu’à leur dernier souffle. Aujourd’hui, le FPP et le MDD sont devenus des partis satellites du KNK de BOZIZE. Le RDC n’est plus que l’ombre de lui-même sans leader charismatique. Contrairement aux autres partis, le MLPC est le seul à faire un travail de fond sur toute l’étendue du territoire. Il dispose de toutes les structures du parti à Bangui et dans les provinces.

S’il y a une seule personne qui peut profiter de tes basses querelles, c’est BOZIZE.

N’en déplaise à SAULET, mais DACKO, KOLINGBA et PATASSE ne sont plus de ce monde, paix à leurs âmes. C’est une nouvelle génération avec des idées nouvelles, une approche différente du pouvoir et une vision de la société différente qui doit émerger. Je reste convaincu que ta démarche délirante est solitaire et n’engage en rien les yakomas ou le RDC. Rien ne sert de manipuler la pensée et l’histoire républicaine pour assouvir un quelconque dessein. Aujourd’hui au sein du FARE, nous avons le RDC qui travaille la main dans la main avec le MLPC.

« Qui veut faire l’ange fait la bête ». 

Y a pas la temps !

 

Jean-Claude Gbaguéné  

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