Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République
Centrafricaine (RJDH-RCA)
Obo : Résurgence de la LRA aux alentours de
la ville
Obo, 15
août 2012 (RJDH) – Tous les chefs de quartiers et autres autorités locales de la ville d’Obo, qui ont pris part à la traditionnelle de sécurité dans la zone, ont mentionné ‘’une présence
importante des éléments de la LRA’’ aux environs de la ville, ce 15 août 2012.
Ces chefs de quartiers ont signalé aux forces armées centrafricaines, ougandaises et aux conseillers militaires
américains, ces éléments de la LRA seraient repartis en petits groupes et roderaient dans les rayons de 25 à 30 kilomètres de ville d’Obo, commettraient, comme souvent, des exactions sur la
population civile.
Le représentant des éleveurs peuhls de la région, Moussa Ngakao,
a témoigné qu’un groupe des éléments de la LRA, composé d’une cinquantaine de personnes, a attaqué et pillé la maison d’un éleveur peuhl, à 30 kilomètres de la ville, sur l’axe Bambouti. De mêmes
des agriculteurs campés dans leurs champs ont été obligés de retourner dans la ville pour se protéger.
Un sous-officier de l’armée américaine qui a dirigé la réunion de sécurité, a affirmé que les forces coalisées, sont
désormais prêtes à parer à toutes éventuelles attaques de la LRA. Il a mentionné que suite à l’intensification des informations sur le mouvement de cette rébellion dans la région, la réunion de
sécurité sera désormais hebdomadaire.
La semaine passée, la présence de la LRA a été signalée dans la région de Djéma. Cette nouvelle avait provoqué le
déplacement de la population.
Bozoum : Des femmes accouchent à domicile et exposées aux
risques d’infection
Bozoum, 15
août 2012 (RJDH) – Le responsable du service de la maternité de l’hôpital de Bozoum (nord), Kévin Wilibona, a indiqué, le mardi 14 août, que sur 91 naissances enregistrées au mois de
juillet, 13 accouchements sont faits à domicile avec l’assistance d’une matrone traditionnelle et sept autres sans aucune assistance, avec tous les risques
potentiels.
Huit femmes sur dix qui ont subi des accouchements à domicile, interrogées par le correspondant du RJDH, ont
donné comme raison le manque de moyen financier devant leur permettre d’assurer les frais de consultation prénatale dans les centres de santé, encore moins les exigences de
l’accouchement.
« Ma femme a accouché à la
maison parce que ma belle-mère est une matrone traditionnelle, elle a aidé sa fille à accoucher pour éviter les dépenses à l’hôpital », a témoigné un chef de ménage sous
couvert de l’anonymat.
Mais le chef de centre de l’hôpital de Bozoum, a précisé qu’en plus des infections de l’après accouchements
auxquelles elles sont exposées et souvent victimes, il y a également le risque de transmission de VIH/Sida de la mère à l’enfant. Ce qui occasionne souvent la mortalité néo-natale et le
décès maternels post accouchement.
Pour lui, le gouvernement et les partenaires au développement devraient se mobiliser pour sensibiliser la
population sur les risques de l’accouchement à domicile, et la nécessité, pour les femmes enceintes, de s’intéresser à l’hôpital.
Batangafo : Le CICR vole au secours de 6000
déplacés internes
Batangafo,
15 août 2012 (RJDH) – Environ 6000 déplacés internes de Batangafo et de la commune de Nana-Outa (Nord) ont reçu une assistance du Comité international de la Croix rouge (CICR), à la fin de
la semaine dernière. Le don est constitué de vivres et de non vivres.
Les bénéficiaires de cette assistance sont les déplacées habitant les six sites comportant 21 villages, soit 1100
ménages. La première distribution qui a eu lieu le 9 août était au profit des déplacés du village de Gondava qui ont trouvé refuge à Nana-Outa pour se mettre à l’abri des exactions des éléments
du chef rebelle tchadien, Abdel Kader Baba-Laddé.
L’assistance est constituée de non vivres, notamment des bâches, des marmites, des couvertures et autres matériels
visant à les protéger pendant cette saison des pluies.
« Nous sommes plus que
jamais satisfaits, mais nous demandons aux autres structures humanitaires de venir nous assister, car les dons du CICR ne peuvent pas combler tous nos besoins. Nous avons aussi des soucis
sanitaires », a lancé Damassé Modanamse, un bénéficiaire du village de Tiri, dans la localité de Batangafo.
Les déplacés de cette localité ont, par contre, reçu des vivres : du haricot niébé, du riz, du sel et de l’huile.
‘’Chaque ménage a reçu, selon sa taille, un minimum de 60 kilogrammes de riz, 15 kilogrammes de haricot, 10
litres d’huile et un kilogramme de sel’’, a expliqué Sébastien Dustof, délégué polyvalent de la sous délégation du CICR
de Kaga-Bandoro.
Le délégué du CICR espère que ces déplacés internes pourraient repartir dans leurs villages respectifs, après la saison
des pluies et la saison agricole, se construire de nouvelles maisons, reprendre les activités et se repositionner. Il rassure que la Croix rouge sera prête à accompagner ces personnes dans ce
processus.
Bangui : La rentrée scolaire 2012-2013 pourrait
être perturbée
Bangui, 15
août 2012 (RJDH) – Les enseignants du primaire et du secondaire ont annoncé leur intention de boycotter la rentrée scolaire 2012-2013, si le gouvernement ne répondait pas à leur revendication de
revalorisation de leur salaire par un statut particulier.
A l’ouverture d’une activité de la Fédération syndicale des enseignants de Centrafrique qui a eu lieu ce mardi à Bangui,
ceux-ci ont dénoncé le fait le gouvernement ait accepté d’accorder un statut particulier aux enseignants du supérieur et non à l’ensemble du corps enseignant centrafricain, qualifiant cette
attitude de ‘’politique de deux poids deux mesures’’.
« En revalorisant
exclusivement le salaire des enseignants du supérieur, ignorant les deux premiers ordres de l’éducation que sont le primaire et le secondaire, le gouvernement nous pousse à la désobéissance
civile », a déclaré le secrétaire général adjoint du syndicat des enseignants, Barnabé Matchykessé.
D’après lui, les enseignants pourraient boycotter la rentrée académique 2012 -2013 (septembre-octobre), si le
gouvernement ne donnait pas satisfaction à leur revendication, à savoir la revalorisation de leur grille salariale.
Depuis 2009 le syndicat des enseignants du primaire et du secondaire ont remis un mémorandum au gouvernement pour
solliciter la hausse de leur salaire. La raison évoquée est le phénomène de la cherté de la vie qui fait que leur présent salaire ne leur permet plus de cherté de vivre dans de bonnes
conditions.
Bria : Plainte de la population suite à l’extension
de l’aérodrome
Bria, 15
août 2012 (RJDH) – Environ 5000 maisons des personnes habitants aux alentours de l’aérodrome de Bria (Nord-est) seront détruites pour permettre l’élargissement de l’aire d’atterrissage, par
l’agence de sécurité de navigation aérienne (ASECNA). Mais les propriétaires de ces maisons s’inquiètent de leur délocalisation.
D’après le préfet de la préfecture de la Haute-Kotto, David
Déndou, qui a annoncé la nouvelle la semaine passée, la piste d’atterrissage de l’aérodrome sera étendue sur 200 mètres. Il l’a annoncé au cours d’une réunion avec les chefs et les
notables des quartiers concernés.
Quelques habitants de la périphérie de l’aérodrome interrogés disent s’inquiéter du fait que le gouvernement et
l’ASECNA n’aient pas prévu des mesures d’accompagnement pour leur réinstallation. « Nous
souhaitons que l’aérodrome soit déplacé et installé ailleurs au lieu de détruire nos maisons sans aucun dédommagement », a fait savoir un homme d’une
soixantaine.
Mais pour le responsable de l’ASECNA, Etienne Andjimoto, son
institution possède le titre foncier de l’espace. Il a précisé que la population avait déjà été bien informée du projet, mais qu’elle s’est entêtée pour construire proche de l’aérodrome. De ce
fait, les personnes concernées doivent libérer les lieux avant le démarrage des travaux dans les prochains mois.
Bouar : La mairie appelle à la lutte contre l’insalubrité dans
la ville
Bouar, 15
août 2012 (RJDH) – Les autorités municipales ont lancé depuis le lundi 13 août, une campagne de sensibilisation contre l’insalubrité dans la ville de Bouar (ouest) avant d’envisager des sanctions
financières à tous ceux qui ne nettoieraient pas leur concession.
« L’insalubrité contribue à
la prolifération des moustiques vecteurs de transmission du paludisme et des verres intestinaux », a expliqué Noël
Famboui, point focal de lutte contre le paludisme à l’hôpital préfectoral de Bouar, pour appuyer l’initiative de la municipalité.
D’après le responsable du service d’hygiène et d’assainissement de la mairie de Bouar, Mathieu Bandio, après la phase de la sensibilisation, son équipe effectuera une descente dans les différents quartiers de la ville.
« Une amande allant de 3000 à 100 000 FCFA sera infligée à toute personne qui n’aura pas nettoyé sa concession », a-t-il
annoncé.