CENTRAFRIQUE-PRESSE.COM - Notre Mission : Toujours vous informer.
Bozizé nous a toujours habitués à ses costards aux coloris extravagants qui lui donnent des allures non pas d’un président de la République mais d’un chef mafieux mais outre l’odieuse et insupportable couleur KNK de ce boubou dans lequel il a cru devoir se draper pour se rendre parmi la communauté musulmane de Bangui pour fêter la fin du ramadan.
Il nous laisse baba. La couleur orange, franchement « tape à l'œil » ne correspond nullement à l'idée du ramadan, mais il ne faut pas trop demander à Bozizé. Pour le reste, la tenue lui va à merveille, Il est passé du treillis au boubou. Encore un effort ...!!!
La Rédaction
Fin de ramadan, les musulmans centrafricains s’ouvrent aux autres religions
Radio Ndéké Luka Lundi, 20 Août 2012 14:26
A l’instar des musulmans du monde entier, ceux de la Centrafrique célèbrent ce 19 août la fin du ramadan. Comme pour les années précédentes, le Président centrafricain François Bozizé s’est de nouveau rendu à la mosquée Centrale de Bangui pour prier ensemble avec la communauté musulmane en cette circonstance.
Le reporter de radio Ndeke Luka qui a effectué une descente dans quelques mosquées de la capitale centrafricaine ce jour, rapporte qu’après un mois de jeûne et de prière, les musulmans centrafricains ont mis fin au jeune ce 19 aout. Pour cette année, le message principal enseigné dans les différentes mosquées est essentiellement basé sur la paix et la tolérance entre les musulmans et les autres croyances religieuses.
A leur sortie de la mosquée dans certains arrondissements de Bangui, quelques musulmans confient « l’imam a beaucoup parlé de la paix avec tout le monde et en particulier avec nos frères chrétiens et autres ». Pour bon nombre de fervents musulmans, ce moment de jeûne et de prière a été une source de bénédiction de la part de Allah.
Seulement, quelques un déplorent la hausse du prix des denrées alimentaires et la rareté du sucre sur le marché durant cette période. L’imam de la mosquée de Birao, Younouss Ali Abakar, qui est venu passer le ramadan à Bangui, reconnait que « les difficultés pour cette année sont principalement les prix des denrées alimentaires qui ont augmenté. Malgré tout, Allah nous a vraiment aidé à bien finir ce mois de ramadan ».
Dans les villes de provinces, c’est le même message de paix et de tolérance qui est véhiculé dans les mosquées selon les correspondants de Radio Ndeke Luka.
À Berberati (Ouest), le correspondant rapporte que les musulmans de la ville sont dans l’allégresse et qu’ils ont prié en plein air dans la concession d’une école.
Quant à la communauté musulmane de la ville de Sibut, elle a choisi de rendre son culte d’action de grâce à Dieu, dans la cour de la mairie de cette ville car la mosquée ne dispose pas suffisamment d’espace pour accueillir toute la communauté.
De manière différée, la fin de ramadan est célébrée en République Centrafricaine. Après la prière, la fête se poursuit dans chaque famille musulmane.
Le ramadhan ou ramadan, est le neuvième mois du calendrier musulman. Au cours de ce mois, les musulmans adultes se privent de manger et de boire le jour. C’est aussi un mois de solidarité, de partage envers les moins nantis.
Radio Ndéké Luka Lundi, 20 Août 2012 14:22
La ceinture sécuritaire se renforce à Boali dans l’Ombélla M’Poko. Dans la nuit du 18 au 19 août 2012, un effectif important d’hommes du bataillon de génie se sont déployés dans cette ville. Leur nombre exact demeurent secret mais les habitants de la ville estiment à plusieurs dizaines d’hommes.
Selon un officier des Forces Armées Centrafricaines en charge de ces contingents dépêchés à Boali, « la mission est de sécuriser Boali et Bossémbélé, de protéger les biens et les personnes. Surtout, d’assurer la quiétude des éleveurs de la région ».
Le déploiement de ces éléments des forces républicaines pour sécuriser Boali et ses environs intervient juste après les scènes de barbaries commises par des hommes armés non identifiés dont la présence a été signalée depuis plus d’un mois.
Ces bandes armées dont le nombre n’est pas toujours pas connu avec exactitude ont, dans leurs exactions, tuées 2 personnes lors d’un accrochage avec l’armée centrafricaine à environ 20 kilomètres de Boali. Ils ont brutalisé certains habitants et ont de plus dépouillé certaines populations de leurs biens.
Pour stopper cette hémorragie sécuritaire à Boali, un détachement militaire a quitté Bossémbélé la semaine dernière pour prêter main forte à celui de Boali.
Le correspondant de Radio Ndeke Luka à Boali, rapporte que ce déploiement a été vivement salué par l’ensemble de la population de la ville et des villages voisins.
NDLR : Force est de constater que les bruits de bottes se rapprochent de plus en plus de Bangui. Ceci peut expliquer
cela.
Serge Mokomsé Ouarassio ex-DG du Trésor
Radio Ndéké Luka Lundi, 20 Août 2012 14:23
L’ancien ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaï serait autorisé par le Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé à quitter la République Centrafricaine. Son voyage serait lié à des raisons sanitaires. L’information a été confirmée ce 20 août 2012 par des sources proches du neveu du Chef de l’Etat limogé en juin dernier. Un limogeage dont les raisons n’ont pas été rendues publiques.
Selon ces sources, les frais du déplacement de l’ancien ministre d’Etat aux mines seraient supportés par le président de la République François Bozizé.
Aucune information n’a encore filtré quant à la destination exacte de Sylvain Ndoutingaï. Toutefois, des sources annoncent qu’il serait interné dans une clinique de Rabat au Maroc.
Au sujet du limogeage de ce dernier, d’autres sources non confirmées auraient affirmé que François Bozizé se serait tardivement rendu compte que son neveu aurait sans doute fait main-basse sur son fric, raison pour laquelle il l’aurait limogé du gouvernement et menacé afin de le contraindre à lui rétrocéder une partie de l’argent.
Le débarquement de l’ancien Directeur de Campagne du Chef de l’Etat du navire du gouvernement Touadera III continue d’avoir des répercussions sur ses proches. Pour exemple, son ancien Directeur du secrétariat commun Serge Venant Magnan a été non seulement porté disparu, mais relevé de ses fonctions. Ce nouveau développement dans cette affaire intervient après que l’ancien chauffeur de Sylvain Ndoutingaï, Jean Bianga ait été arrêté.
Dans le cadre des séries de limogeage enclenchées ces derniers temps par François Bozizé, le Trésor Public n’est pas épargné. Son Directeur Général Serge Warassio Monkomsé vient d’être relevé de ses fonctions. A ce jour, tous les observateurs de la vie politique attendent la nomination d’un nouveau patron à la tête de cette institution financière de l’Etat.
NDLR : Selon nos informations, Serge Mokomsé Ouarassio aurait été limogé de ses fonctions de DG du Trésor suite au
contenu d'une fiche transmise à Bozizé à son retour de sa bamboula du Hilton de Roissy, prêtant au pauvre Ouarassio d'avoir déclaré dans sa réponse faite aux nombreux retraités venus le voir pour
le paiement de leur pension selon laquelle : " Il n'y a pas d'argent pour vous payer car le président Bozizé a raclé le fond des caisses du trésor pour aller fêter le 13 août à Paris".
Il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à dire.
Radio Ndéké Luka Lundi, 20 Août 2012 14:20
Le président du Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN), Cyriaque Gonda, dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka ce 19 août 2012, s’est dégagé en laissant entendre que « le Président Bozizé ne peut pas être à la fois Boulanger et vendeur de pain ».
Interrogé sur les crises auxquelles la RCA fait face aujourd’hui, le président du PNCN a renchéri que le Président centrafricain fait un peu plus et « c’est grave » !
« Nous vivons le fait que Bozizé François, Président de la République, fait tout. Il veut à la fois être au four et au moulin », a asséné le politicien et ancien ministre centrafricain de la communication limogé par décret présidentiel pour des raisons jusqu’ici méconnues du grand public centrafricain.
Toujours selon l’ancien ministre centrafricain de la communication, le Président de la République, François Bozizé devrait être systématique et se garder de certaines décisions ou des fonctions nécessitant la compétence de vrais techniciens, « notre mutisme est choisi, nous avons accepté d’avoir un gouvernement qui est un gouvernement de la majorité. Ce gouvernement doit faire son travail. La hausse des prix des denrées alimentaires, c’est des questions de gestion technique, l’insécurité c’est des questions de gestion technique ».
Par ailleurs, avec une interrogation, l’homme politique centrafricain Cyriaque Gonda, a disculpé les partis politiques centrafricains des manifestations du 2 août ayant occasionné la destruction de quelques édifices publics à Bangui.
« Vous voulez que les partis politiques disent quoi si le Gouvernement ne sort pas de son mutisme olympien » ? S’est-il interrogé.
Pour clore, Cyriaque Gonda, exhorte le Gouvernement centrafricain à sortir son « génie de façon à aider le Président de la République à nous sortir de cette situation de paupérisation avilissante ».
En marge de cette déclaration, Cyriaque Gonda a énergiquement déploré la réaction du ministre de l’Administration du Territoire, Josué Binoua, à l’endroit du diplomate européen Guy Samzun, réaction qu’il a qualifiée de « propos malsains et de paroles virulentes ».
NDLR : Ce boziziste brutalement limogé du gouvernement et porté disparu depuis un petit moment tente de faire
clairement comprendre à Bozizé que son hibernation doit prendre fin désormais car les choses doivent certainement commencer à être quelque peu difficile pour lui. Il est temps qu'on le ramène à
la mangeoire. C'est la compréhension à avoir des propos subliminaux qu'il tient ici.
Alors que Centrafrique presse s'attendait à une accélération des démarches de la confection des passeports biométriques centrafricains en France suite à sa dernière publication, c'est l'auteur du texte qui a reçu des menaces verbales de la part d’un des rejetons de Bozizé, le prénommé Socrate.
Allo ! c'est wily?
- Oui ! Wilfried
- Quel Socrate?
- Bozizé?
- Mais tu n'es pas malade toi pour prononcer le nom de Bozizé, tu n'es qu'une merde, tu vas voir ce que je vais te faire!
- Mais je n'ai accompli que mon devoir d'informer lui répondis-je et si tu n'es pas d'accord avec mes allégations, il y a ce qu'on appelle en presse le droit de réponse. C'est plutôt toi qui es malade parce que député et fils du chef de l'Etat centrafricain tu dois avoir des égards que d'insulter un journaliste qui fait son travail. Tu sais, je peux provisoirement te laisser régner sur Bangui mais un jour viendra, on se retrouvera.
- Si tu veux je peux te retrouver à Paris et je te pourrirai la vie .
Cette menace traduit le climat délétère de fin de règne du régime bozizéen dans lequel vivent les journalistes centrafricains à Bangui. C'est encore une preuve de l'importance d'envoyer les enfants à l'école que de les fabriquer de toutes pièces.
Socrate a quand même eu son bac même si on n’a pas entendu son nom à la radio lors de la délibération. Il a sans doute fraudé pour l'avoir, raison pour laquelle, il a préféré proférer des menaces verbales, ne sachant sans doute pas écrire un droit de réponse. Un pouvoir n'est jamais éternel, Khadafi, Bokassa, Bongo ne sont plus en vie aujourd'hui et pourtant ils étaient plus forts et plus fortunés que les Bozizé.
Wilfried SEBIRO (affaire à suivre)
NDLR : Un des rejetons de Bozizé en l'occurrence Socrate Bozizé qui répond au numéro d'appel téléphonique (236) 75 50 27 23, s’est permis de téléphoner depuis Bangui à Wilfried Sebiro, un journaliste de la rédaction de Centrafrique-Presse, pour lui proférer verbalement des menaces. La raison serait due à un article paru sur CAP et signé de ce journaliste qui évoquait la question des passeports biométriques que le régime Bozizé est incapable de faire délivrer au consulat de Centrafrique à Paris.
Cette fâcheuse situation qui pénalise énormément certains compatriotes qui se font virer de leur travail ou sont contraints de descendre nécessairement au pays à grands frais avant d’obtenir le précieux document pour parfois renouveler leur titre de séjour en France est scandaleuse et doit être dénoncée car se Socrate et son président de père s’en mettent plein les poches avec leurs amis libanais qui se font leur beurre à Bangui avec ce business de passeports biométriques. C’est cette dénonciation qui aurait déclenché le courroux de Socrate Bozizé contre l’auteur de l’article publié dans CAP.
La rédaction de Centrafrique-Presse met fermement en garde ce rejeton égaré de Bozizé qui se croit investi de la divine mission de défendre bec et ongles le régime à bout de souffle et agonisant de son père. Qu’il se contente de jouir des délices du pouvoir de son père et de l’argent du peuple centrafricain qu’ils continuent de voler, on ne sait trop pour combien de temps encore, de déployer leur arbitraire et leur tyrannie sur leurs compatriotes restés au pays, au lieu de se fixer comme objectif de faire la guerre à Centrafrique-Presse et les journalistes de sa rédaction qui eux, ne se contentent que de faire leur travail d’information des lecteurs et des Centrafricains.
D’où provient l’argent avec lequel Socrate Bozizé entretient-il coûteusement Mlle Edith Mazékéssabou à Dakar, se permettant de lui louer un appartement à plusieurs centaines de milliers de F CFA et de lui procurer une voiture ou de célébrer ses anniversaires à coup de plusieurs millions de F CFA ? Tout cela prendra fin bientôt et que Socrate et son père se le mettent bien dans un coin de leur crâne.
la Citroen C3 de Mlle Edith Mazékessabou
garée devant l'apartement que lui loue Socrate Bozizé à Dakar
Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)
Bangui : Portrait de la rébellion Baba-Laddé
Bangui, 20 août 2012 (RJDH) – Depuis le début du mois de juillet, une série d’attaques commises par des groupes d’hommes armés non identifiés, sont signalées dans le nord et l’ouest de la République centrafricaine. La plupart de ces attaques sont souvent attribuées, par les victimes, aux éléments du groupe du Front populaire pour le redressement(FPR), du chef rebelle tchadien, Baba-Laddé. C’est pourquoi le RJDH se propose de faire le portrait de ce groupe qui serait à l’origine de l’insécurité dans le pays.
Le FPR a été créé par Abdel Kader Baba-Laddé, un ancien élément des forces de l’ordre tchadiennes. Ce dernier entre en rébellion le 15 octobre 1998 contre le régime du président Idriss Déby Itno. Mais c’est en 2006, au Darfour (Soudan), qu’il crée le FPR.
L’objectif de ce groupe armé, selon son promoteur, est de défendre et protéger les intérêts des peulhs, (une population minoritaire qui a pour activité principale l’élevage tant au Tchad qu’en Centrafrique). Le second objectif est d’unir tous les groupes islamistes, auxquels il appartient.
Après plusieurs affrontements avec l’armée tchadienne, Baba-Laddé, qui s’oppose au régime du président Idriss Déby, sera arrêté par les forces tchadiennes. Mais il va réussir à s’échapper.
A cause de la porosité des frontières centrafricaines, le FPR trouve refuge sur ce territoire et va occuper la partie nord et centre-nord de la République centrafricaine. Il recrute des jeunes désœuvrés qui commencent à faire des exactions sur la population.
Un rapport du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique, mentionne un total de 22 000 personnes déplacées, du fait des exactions de cette rébellion.
Le gouvernement centrafricain a entrepris plusieurs fois des négociations diplomatique, à travers le médiateur de la République afin que Baba-Laddé et ses hommes retournent dans leur pays. Mais toutes ces tentatives n’ont donné aucun résultat.
En février 2012, une coalition des forces armées centrafricaines et tchadiennes lance un assaut conjoint contre les positions dans le centre-nord. Cette attaque va occasionner la dispersion de ce groupe armé à travers le pays. Depuis ce jour, des attaques d’hommes armés se multiplient sur le territoire centrafricain. Pour la plupart des personnes, il s’agirait du FRP de Baba-Laddé qui tenterait de reprendre position en RCA.
D’après les informations, le chef rebelle tchadien aurait déclaré que sa nouvelle ambition est de renverser le régime du président tchadien, Idriss Déby Itno.
Birao/Kaga-Bandoro : La population apprécie à sa manière l’aide humanitaire
Bangui, 20 août 2012 (RJDH) – À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée chaque année le dimanche 19 août (l’événement aura lieu à Bangui le mercredi 22 août), le RJDH consacre une série d’articles sur cette question. Nous avons d’abord voulu tâter le pouls des populations desservies par des organisations humanitaires, et recueillir ensuite les témoignages de quelques travailleurs humanitaires. Aujourd’hui, nous vous proposons “l’analyse des bénéficiaires de l’aide humanitaire dans le centre-nord et le nord-est, une région frappée par la crise alimentaire.
Dans la préfecture de la Vakaga (nord-est) où 45 000 personnes sont frappées de la crise alimentaire depuis trois mois, l’action humanitaire est sévèrement critiquée. La population de Birao, chef-lieu de la préfecture, affirme ne pas comprendre qu’aucune assistance humanitaire n’ait été envisagée pour la soulager, en cette période de crise.
« Dans les autres pays, les humanitaires réagissent vite face à ce genre de situation, et on se demande pourquoi rien est fait en notre faveur depuis que la crise alimentaire a été signalée. Nous n’avons rien à manger et les enfants meurent de faim», a déploré un notable de mairie qui a requis l’anonymat.
Dans le domaine de la santé, les interventions sont également limitées. Une mère de famille explique que l’ONG International Médical Corps(IMC) appuie de temps en temps les centres de santé en médicaments. « Mais cela n’est pas suffisants parce que certains centres de santé ne disposent presque pas de produits pour faire face à des maladies telles que le paludisme, la diarrhée, etc. qui tuent les enfants ; alors que les structures humanitaires qui œuvrent dans ce domaine sont présentes à Birao ».
Dans la préfecture de la Nana-Gribizi, on compte également de nombreuses personnes déplacées internes qui ont fui les villages à cause des exactions des éléments du chef de rebelle tchadien, Baba-Laddé. Pour ce faire, ces personnes sont aussi tributaires de l’aide humanitaire. Dans cette région, l’aide semble plus efficace.
« Les interventions humanitaires ont été très bénéfiques pour la population. Car des gens ont été soignés gratuitement par des ONG comme IMC, l’International Rescue Commette. Ils ont reçu et reçoivent encore des la nourriture distribuées par le Programme Alimentaire Mondial », a témoigné Jean Claude Mamadou, chef du quartier Baïpou, à Kaga-Bandoro.
La population cite aussi la distribution par le Comité international de la Croix-Rouge, il y a deux semaines, de la nourriture et d’autres outils tels que des ustensiles de cuisine, des couvertures des bâches, etc., aux déplacées.
La journée mondiale de l’aide humanitaire a été instituée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en référence à l’attentat, du 19 août 2003, au Siège de l’ONU à Bagdad, en Iraq, qui a causé la mort de 22 membres du personnel de l’organisation. Les célébrations sont faites à travers le monde en date du 19 août.
Bouar: Les jeunes tentent de réparer les routes à travers la ville
Bouar, 20 août 2012 (RJDH) – Les jeunes de la ville de Bouar (ouest) se mobilisent pour réparer les routent qui relient les différents quartiers. Ces routes sont en état de dégradation avancée à cause de la saison des pluies.
« Cette dégradation des routes freine la circulation. Nous lançons un appel au ministère des travaux publics, de répondre au besoin de la population, en nous appuyant à réparer les routes », a fait savoir Benoit Fodé, un de jeunes initiateurs de cette activité.
Selon lui, l’état des routes est plus dégradant que pendant la saison sèche. « C’est pourquoi nous sommes obligés de remplir les trous qui se trouvent sur les différentes voies afin de faciliter la circulation ».
Le pont qui relie le marché central au quartier Stotk, est inondé par les eaux du cours d’eau de Gouma. Le passage est difficile sur cet axe pour les conducteurs de motos et des véhicules, voire les piétons.
Ndélé : La mairie lance une campagne d’assainissement de la ville
Ndélé, 20 août 2012 (RJDH) – Les autorités locales entendent mener une campagne de sensibilisation contre l’insalubrité dans la ville de Ndélé (nord-est). L’annonce a été faite au cours d’une réunion qui a eu lieu le dimanche 19 août.
Le premier Adjoint au Maire de la commune de Dar-El Kouty, Mahamat Ngano, a indiqué qu’« une mission est confiée aux différents chefs de quartiers qui doivent informer la population sur le nettoyage de leur concession, avant le 25 août, sous peine de sanction».
«Les chefs de quartiers et de villages seront interpellés au cas où le nettoyage n’est pas fait par leurs populations », a précisé Mahamat Ngano.
A l’issue de la réunion, le sous-préfet de la ville de Ndélé, Emmanuel Yabana, a fait savoir qu’une délégation mixte constituée des forces de l’ordre et de la police municipale sera mise en place pour suivre l’application de cette décision.
Il y a une semaine jour pour jour, le 13 aout 2012, le Président Centrafricain, François Bozize célébrait en grande fanfare à « Paris sur Oubangui », département de la Seine (75), le 52è anniversaire de l’accession à l indépendance de la RCA. Cette bêtise humaine ou « Bamboula était justifiée par le griot patenté et non moins thuriféraire, OUAMBO alias Djento, par le fait que son mentor avait opéré de la même façon dans plusieurs chef-lieu de préfectures en Centrafrique tels BANGASSOU, BIRAO, NDELE, KAKA-BANDORO etc. Par ce raisonnement cartésien, je me sis vite posé la question de savoir si c’était moi qui n’avait rien compris à l’histoire et géographie de mon pays ou alors il y avait des épisodes qui m’ont échappé. Paris était –il devenu un chef-lieu de mon bled ? Effectivement, je me suis vite ravivé que ce n’était pas moi le problème, mais, le véreux d’en face. Paris (sur Seine) n’est pas Paris sur Oubangui. Face a cette situation, je me suis posé une série de questions auxquelles j’ai tenté d’apporter certaines réponses à travers l’interview factice de Bozize qui suit.
Moi : Monsieur le Président bonjour, comment justifiez vous le fait de venir fêter l’anniversaire de l’accession à la souveraineté dans l’ex pays colonisateur ?
Bozize Yangouvonda François (BYF) : J’ai déjà fait la même chose en RCA et je viens le faire ici et en même temps rencontrer tous les fils du pays. Souvenez-vous, j’avais déjà traité la diaspora centrafricaine en France de « VAURIEN ». Mais je vais leur donner à boire et à manger, et certains vont vite l’oublier. C’est comme ça ma politique. Corrompre par l’argent, la boisson, la nourriture et par les femmes. Et ca marche. Je vais vous dire que je suis venu ici à Paris parce que la RCA est proche de France, et si le Président Hollande le voulait, il pourrait fêter le 14 juillet sur l’avenue des Martyrs à Bangui et loger dans le nouvel hôtel de Bangui.
Moi : mais, Monsieur le Président, ça ne se fait pas, et aucun chef d’état dans le monde, à ma connaissance, n’a osé le faire et vous en êtes le premier
BYF : en toute chose il faut un premier. Là, on peut dire que je suis « premier » (pour une fois dans sa vie).
Moi : mais que représente Paris pour vous ?
BYF : Parsi, c’est tout pour moi. C’est comme Bangui. J’y viens pour mes affaires notamment, vendre quelques diamants que je ramène de Centrafrique, rencontrer entre autre mes amis tels BALKANY et ceux d’Anvers, placer quelques pécules sur mon compte pour assurer mon exil, car on ne sait jamais, me soigner, parce qu’on a dit que je suis malade et souffrant et moi je ne sais pas.
Moi : Monsieur le Président, actuellement la RCA végète dans les profondeurs du classement des pays les plus pauvres de la planète. Une aperçue de la situation en dit long : pénuries de viande, d’eau, d’électricité, de denrées alimentaires, de médicaments dans les hôpitaux publics, infrastructures routières délabrées, retard de paiement de pensions, insécurité sur toute l’étendue du territoire en Centrafrique, corruption au sommet de l’Etat et dans toutes les catégories socioprofessionnelles, le favoritisme clanique, le despotisme, le « villagisme » est la marque de votre politique, grèves perlées dans certains secteurs privés et publics, espérance de vie en baisse, taux mortalité de toutes les couches sociales en hausse, dégradation des comptes publics dues à des détournements de vos proches et vous, etc. Face à ce sombre tableau, qu’est ce que vous en dite ?
BYF : Je vois ce que vous voulez dire. Mais moi, j’ai du mépris pour ceux qui ne sont pas d’accord avec moi, par exemple les intellectuels, certains politiques comme ceux de l’opposition, les militaires d’autres ethnies, les journalistes, les « mangeoiristes », tous les pasteurs d’autres églises que la mienne etc.
MOI : Ca voudrait dire que vous méprisez tout le peuple centrafricain ?
BYF : TOUT, saufs mes proches, mes enfants, neveux, cousins, maitresses, mes sulfureux amis hommes d’affaire, les « prédateurs » des caisses de l’Etat, tels LAPO, NDOUTIGNAÏ, BESSE, GOUANDJA etc. D’ailleurs nous sommes tous protégés par ma garde rapprochée tchadienne très bien équipée et le reste du peuple surveillé par les FACA sous équipées.
MOI : Cette méfiance envers les FACA et le sous équipement de celles-ci expliquent t-ils en grande partie l’insécurité sévissant dans l’ensemble du territoire centrafricain ?
BYF : Oh vous savez, on parle d’insécurité en RCA, ce n’est qu’une vue de l’esprit. Il y a la paix en RCA. Sauf que quelques uns qui font des exactions à travers le pays. Je n’ai pas vu ceux que vous appelez les rebelles à Bangui, ni le LRA, ni ceux de BABA LADDE, ni les « Coupeurs de routes ». Il y a la paix de PK12 à au Camp Kassai, et de PK9 à Boy-Rabe.
Moi : Mais Excellence, il y a quand même eu les manifestations de mécontentements le 2 aout 2012, dans les quartiers sud et nord de Bangui contre vous et votre fils Francis, suite aux résultats truqués de concours d’entrée à la gendarmerie ? Votre buste a été déboulonné et jeté par terre, piétiné, souillé par les urines, la maison d’arrêt de Ngaragba saccagée, les prisonniers libérés, Boy-Rabe en ébullition. Et c’est une première où le buste d’un chef d’Etat en exercice soit ainsi traité. Quelle a été votre réaction ?
BYF : Ca ne me regarde pas, c’est le ministre délégué à la Défense, Francis Bozize, mon fils qui gère ça. Ma maitresse et moi avions demandé à avoir la liste en question avant publication. Nous avions apporté des modifications nécessaires et fait publier par mon fils. Ces jeunes manifestants ont été manipulés par l’opposition ; je n’ai pas encore de preuve mais, je vous le dirai. D’ailleurs, je me moque de l’opposition, l’assemblée nationale est monocolore (orange-KNK) et à mes bottes, ca me suffit. J’ai aussi demandé au maire de Bangui de faire faire illico presto un autre buste et le remettre en place, ce qui a été fait avec les deniers publics. Pour le reste je n’ai rien à dire.
MOI : mes dernières questions Excellence : aujourd’hui, vous êtes Pasteur, Président de la république, Ministre de la Défense, PDG de toutes les sociétés d’Etat, TGP (Trésorier Général Payeur), Premier Ministre, Ministre des Mines, Ministre de la Communication (radio et télévision d’Etat) etc. Il y a des affaires en cours qui attendent de passer au tribunal : RAYAN, SONATU, AREVA, et d’autres encore, qu’en est il ?
BYK : oui, j’assume tout, car il y a beaucoup de prédateurs en RCA, dont ma famille et moi (rire). Pour les affaires en cours, ne vous en faites pas, il n’est pas question de salir mes amis et moi, car leur intérêts et les miens sont en jeu. Et puis pour corrompre il faut avoir les moyens. La seule façon de le faire, c’est de gérer la cagnotte de l’état et de se mouiller avec quelques hommes d’affaires étrangers sulfureux et le tour est joué. Je songe modifier la constitution de la RCA pour remballer en 2016 sinon j’arrangerai ça pour un des mes rejetons de fils.
MOI : Je vous remercie Monsieur le Président pour cette interview
BYK : Pas de quoi. Au revoir
Cette Interview est purement factice
Paris 20 aout 2012
Signé : Molengue ti Béafrica
Tout se passe comme si Bozizé veut considérer les centrafricains comme des dupes et qu’il peut manipuler avec aisance comme des moutons de panurge. La vraie raison de la commémoration du 52ème anniversaire de l’Indépendance de la République Centrafricaine n’est pas d’honorer la diaspora centrafricaine résidant en République Française sœur ou amie, avec la panique de l’imminence de la fin de son règne. Bradant la souveraineté de la République Centrafricaine à 1 Fr symbolique au grand dam du peuple centrafricain et de la communauté internationale, Bozizé croyait se rendre ridicule au paroxysme devant la France et François Hollande afin d’attirer ses faveurs et modifier non seulement sans bavure la Constitution Centrafricaine en vu briguer un autre mandat mais truquer le suffrage puisque son impopularité est désormais indubitable.
Le courtisan tentait par ses manœuvres sans précédent de diner proche de François Hollande et peut-être espérer une réception par ce dernier tenant compte du caractère servile de son acte. Mais la moisson était maigre pour lui et sa suite. C’est la première stupidité son ambassadeur Emmanuel Bongopassi qui a sûrement soutenu le concept de bradage de la souveraineté de notre Nation en vu d’attitrer la bénédiction de la France sur la dictature de Bozizé.
D’ailleurs Bozizé oublie tout comme ses mentors que si François Hollande dédouane sa tyrannie, il sera contraint de le faire pour les autres Nations qui ont des dirigeants qui s’usent et moisissent aux commandes depuis des décennies. François Hollande serait loin de trahir ses engagements et les idéaux de gouvernance démocratique défendues par la France depuis belle lurette. C’est une tromperie criarde, si Bozizé croit que par le patronyme, François Hollande pourrait lui faire des exceptions dans les règles de la démocratie. Il doit savoir qu’ici, il n’est pas question de sentiment comme il a osé l’exprimer dans sa lettre de félicitation à François Hollande par son « cher ami ». C’est une amitié mal placée. Cette époque est révolue.
Le serment implicite de fidélité de Bozizé à la France et à François Hollande est donc un échec. D’ailleurs, Bozizé est devenu la risée au sein de la communauté internationale et son ambassadeur Emmanuel Bongopassi doit être ri au nez par ses collègues diplomates en France. Du jamais vu en cinquante une année d’Indépendance des anciennes colonies de la France même britanniques, hispanique, portugaises et bien d’autres sur la planète terre. Ce cuisant échec de la diplomatie vient s’ajouter celui qu’il endossé à Brazzaville à la 11ème Conférence de la Cémac.
Bozizé doit se figurer qu’en dépit de son vœu inexprimé de fidélité à la France et à François Hollande, il partira comme le défunt président André Kolingba (In Pace Requistat) aux élections de 1993 qui a vu l’accession de feu Président Ange Félix Patassé (Tibi Terra Levis) au pouvoir. Si ce sera par la force qu’il tentera de s’accrocher au pouvoir, qu’il se détrompe.
Sa place sera tranquillement à côté de Laurent Gbagbo, Jean Pierre Bemba et d’autres sanguinaires comme lui au quartier pénitentiaire de la Cour Pénale Internationale de la Haye.
Ce qui grossira son Chef d’accusation puisqu’il est aussi impliqué dans les dégâts matériels et humains commis par Jean Pierre Bemba Gombo en Centrafrique considérés de crime de guerre et crime contre l’humanité par la Cour Pénale Internationale. Il faut aussi noter qu’une enquête n’est pas encore ouverte sur les affres de sa rébellion sur la population dans le Nord du Pays sans oublier les exactions de son régime sur les citoyens centrafricains en passant le pillage en règle de la richesse du pays.
Bozizé fait de la RCA, un gouvernorat de la République Française comme le ridicule ne tue pas, mais il ne fait qu’engraisser son auteur. Mais ici, cette bouffonnerie n’est pas grasse pour l’engraisser. Il est temps de faire votre valise et penser à la rééducation de vos progénitures éparpillées qui brillent dans la délinquance. On comprend que vous avez échoué partout.
« Il faut donc savoir quitter les bonnes choses avant qu’elles ne vous quittent » a dit le sage.