Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)
Bangui : Ismaël Beah promet un plaidoyer en faveur des enfants centrafricains
Bangui, 24 août (RJDH)--L’ambassadeur de bonne volonté de l’Unicef, Ismaël Beah, a déclaré qu’il ferait porter la voix des enfants centrafricains impliqués dans les conflits armés et faire connaître davantage la République centrafricaine. C’était dans une interview exclusive avec le RJDH, ce vendredi à Bangui, au terme d’une mission de cinq jours.
« Pour beaucoup de gens, ce pays n’existe même pas. Ils croient que la Centrafrique est une région, mais pas un pays. Je m’assure de leur rappeler que ce pays compte bon nombre de groupes armés dont deux groupes armés d’origine étrangère; tous ces groupes recrutent des enfants dans leurs rangs », affirme Ismaël Beah.
Invité en République centrafricaine par l’Unicef, l’ancien enfant soldat d’origine sierra-léonaise, fait remarquer que l’engagement des enfants dans des conflits armés n’est pas seulement l’apanage de la RCA. « C’est aussi l’affaire du monde entier. Je veux rappeler que si on veut préparer l’avenir d’un pays, il faut protéger les générations futures en mettant fin à l’utilisation des enfants dans les conflits armés », souligne-t-il.
Au cours de sa mission en RCA, l’ambassadeur de bonne volonté de l’Unicef a visité le Centre de transit et d’orientation du Conseil Danois pour les réfugiés (DRC) à Ndélé (Nord-est), où sont pris en charge 45 enfants libérés des rangs du groupe de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une visite qui, pour lui, était exceptionnelle.
« J’ai vu des jeunes qui avaient le même parcours que moi et qui voulaient s’en sortir. Je leur ai parlé de mon passé d’ancien enfant-soldat et je leur ai expliqué le processus destructeur des conflits armés. Je leur ai aussi montré qu’il est possible de sortir de l’engrenage infernal de la guerre », rapporte-t-il.
Il affirme avoir été frappé à la rencontre des ces jeunes en phase de réinsertion. « Ces jeunes ont dans les yeux l’espoir de s’en sortir. Mais le retour à la vie normale est difficile pour eux comme pour moi. Et comme je suis moi-même un ex-enfant-soldat, mon message les rejoint», explique-t-il.
Ismaël Beah dit s’être souvenu de son passé, à la vue de ces jeunes. « Quand je revois ces enfants, je revois ma propre enfance perturbée. Les stigmates demeurent. Car si on ne connait rien d’autre que la violence, il est difficile de croire qu’on peut vivre sans elle et il est difficile de se défaire d’une certaine carapace qui vous rendait insensible à la douleur, la vôtre et celle des autres», précise-t-il.
Bangui : Plus de 300 tonnes de nourritures pour la population de la préfecture de la Vakaga
Bangui, 24 août (RJDH)–Environ 350 tonnes de nourriture sont en distribution depuis le mardi 21 août, en réponse à la crise alimentaire qui a frappé la préfecture de la Vakaga (nord-est), d’après le Bureau de la coordination des affaires humanitaires à Bangui (OCHA).
Les produits sont acheminés par un hélicoptère à cause de la dégradation des routes et de l’insécurité. En survolant les villages bénéficiaires, les produits sont largués. Et les structures humanitaires présentes dans la ville s’occupent de la distribution.
Les opérations de largage ont commencé depuis le mardi dans la ville de Tiringoulou. Elles se poursuivent ce vendredi, dans la ville de Gordil et vont durer quatre jours.
Ces produits alimentaires sont constitués entre autre de l’huile, du riz, du sucre, du savon, etc.
D’après les informations, la distribution de ces produits alimentaires va durer entre six à sept semaines. Cette opération se déroule avec la participation des structures humanitaires comme International médical corps, Triangle international, le Programme alimentaire mondial et l’Unicef.
Depuis le début de mois de mai près de 45 000 personnes souffrent de la crise alimentaire.
Kabo : L’insécurité inquiète les déplacés du village de Bokandi
Kabo, 24 août (RJDH)–Les déplacés du village de Bokandi, situé à 26 kilomètres de la ville de Kabo, sur l’axe Sido(Nord), basés à la périphérie de la ville s’inquiète du climat d’insécurité qui renaît dans la localité.
D’après les témoignages de la population, un affrontement aurait opposé les éléments du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine et les éléments de la rébellion Front populaire pour le rassemblement (FPR) du rebelle tchadien Baba-Laddé, le jeudi 23 août, entre 10 heures et 15 heures.
Joël Kourabé, un déplacé basé sur ce site a relaté que les chefs des ménages qui sont partis au village pour chercher de la nourriture pour leur famille. Sur le chemin, ils auraient écouté de coups de feu et les éléments du FDPC leur ont recommandé de repartir à Kabo.
Selon la même source certaines personnes déplacées qui ont décidé de repartir au village de Bokandi pour les travaux champêtres, commencent à revenir sur le site.
Sam-Ouandja : L’éboulement d’une mine fait un mort et quatre blessés
Sam-Ouandjia, 24 août (RJDH)–Un artisan minier de 24 ans a trouvé la mort dans l’éboulement d’un chantier d’extraction de diamant au village de Kotto 4, à six kilomètres de la ville Sam-Ouandja (nord-est). Trois autres personnes ont été blessées. L’évènement s’est produit le jeudi 23 août.
La victime a succombé à une fracture crânienne, a expliqué le chef de centre intérimaire de l’hôpital de Sam-Ouandja, Romaric Tchémago.
Une source proche de la gendarmerie a expliqué, après le constat, que ces quatre jeunes travaillaient dans une mine profonde de 12 mètres, situé à proximité de la rivière la Kotto. Ils étaient employés par Mahamat Djouma.
Les blessés sont présentement à l’hôpital de Sam-0uandja pour des soins.
Bouar : Un mort et trois blessés graves dans un accident de mototaxis
Bouar, 24 août (RJDH)–Une personne est morte et trois autres ont reçues des blessures graves, dans un accident de circulation des mototaxis, survenu le mercredi 22 août, aux environs de 19 heures, dans la sous-préfecture de Baboua, 108 kilomètres de Bouar (ouest).
Selon le maire de la commune de Baboua, David Ngboko-Barbou, les deux mototaxis qui venaient des directions opposées et remorquaient deux personnes chacun. Roulant à toute vitesse, les deux conducteurs se sont heurtés.
« Une femme âgée de 23 ans a succombée sur le champ. Et un conducteur nommé Ahoudou kaka, a reçu une fracture à la jambe droite l’autre victime à aussi reçu une fracture à la jambe droite. Parmi les blessés il y a un enfant deux ans qui a reçu des fractures aux deux jambes », a rapporté David Ngboko-Barbou.
Les blessés ont été évacués à l’hôpital de Baboua pour y recevoir des soins.