Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine
(RJDH-RCA)
Bangui : Une réduction positive du taux de VIH/sida
Bangui, 27 octobre 2012 (RJDH) – La République Centrafricaine a
fait quelque progrès concernant la réduction du taux de la prévalence du VIH/sida. Le taux qui s’élève à 12% en 1988 est aujourd’hui à 5%. Le Professeur Françoise Barré-Sinoussi, une des chercheurs qui ont découvert cette
maladie se dit soulagée de ce résultat, pendant une conférence de presse organisée le 25 octobre à l’Université de Bangui, à l’issue de sa mission dans le pays.
Le Pr Barré- Sinoussi, a par ailleurs exprimée ses regrets par rapport à
la prise en charge des malades sous traitement antirétroviraux. Ce volet n’a pas fait de progrès par rapport aux certains pays d’Afrique.
« La couverture pour l’accès
aux soins et aux traitements chez les personnes infectées par le VIH/sida qui est aux alentours de 25% et qui concerne environ 160000 personnes vivant avec la maladie, n’a pas évolué depuis plus
de 20 ans », a-t-elle précisé.
Elle s’est dite convaincu que « c’est toujours possible de faire bouger la situation lorsqu’on reconnait qu’on a pris du retard ». Elle a également
apprécié l’initiative de la Fondation Total, dans la prise en charge des enfants souffrant de la maladie diarrhéique. Selon elle, plus de 20% des enfants meurent de la diarrhée sévère
parce que la maladie n’a pas été diagnostiquée a temps.
Le Professeur Françoise Barré- Sinoussi fait parti des instigateurs
du virus du Sida en RCA en 1983 en vue de la définition clinique du SIDA en Afrique tout entier. Elle a eu le Prix Nobel de la médecine en 1998.
Bangui : Les effets du changement climatique peuvent
être prévenus
RJDH-RCA le 27 octobre 2012
L’adaptation aux effets du changement climatique est un problème local. Cette situation concerne chaque pays qui subit les
conséquences des effets du changement climatique, entre autres les inondations et la sécheresse, a fait observer Hyacinthe Banseka, expert
venu du Cameroun, à l’issue d’un colloque organisé par l’Université de Bangui. Le colloque s’est déroulé autour du thème « le défis de l’eau et l’adaptation au changement climatique ».
Les experts ont fait savoir dans leurs exposés pendant le colloque que ces problèmes qui se présentent dans chaque pays
africains, peuvent être attaqués d’une manière préventive. Cela consiste à mettre en place un système d’alerte précoce, en faisant fonctionner le réseau des stations météos et des stations
hydrauliques. Pour eux, c’est une action prioritaire.
Hyacinthe Banseka pense que cela demande l’implication de chaque couche
sociale, à savoir le service de la météorologique, la population locale et le politique. « Le service
de la météo doit prévenir la population sur le climat, parce que si l’on n’est pas capable de prévenir le climat, l’on ne peut pas gérer la sécheresse ni les inondations »,
a-t-il ajouté.
« Dans cette situation la population
doit aider la météorologie pour les observations », a mentionné l’expert camerounais. Pour lui, la population doit protéger les matériels de la météo en évitant le
vandalisme.
Les experts ont également demandé aux gouvernements de chaque pays de prendre conscience de l’importance de la météo et de
mettre à la disposition de ce service des moyens adéquats. « Il faut un financement consistant et approprié. C’est le défis majeur pour l’Afrique central », demandent-ils.
Hyacinthe Banseka, a par ailleurs précisé que si les mesures préventives
ne sont pas prises en cas d’inondation ou de sécheresse, le mieux sera de chercher à vite remédier à cette catastrophe.
« Pour l’agriculteur quand il y a la
sécheresse, celui-ci cherche à installer les pompes ou les engins à motricité pour irriguer l’eau. C’est une technique d’adaptation mais ces machines coûtent chères.
S’agissant de l’inondation le mieux à faire c’est de chercher à savoir son origine », a fait observer Hyacinthe
Banseka.
Le colloque a été organisé du 25 au 26 octobre à Bangui. Il a regroupé les scientifiques venus plusieurs pays d’Afrique.
L’objectif visé par cette assise est de trouver des stratégies d’adaptation locale au changement climatique à l’échelle africain.
Kabo : Des éléments du FPR continuent de se rendre
aux autorités
RJDH-RCA le 27 octobre 2012
Au total 17 éléments du Front patriotique pour le redressement de Baba-Laddé, constitués des hommes, des femmes et des enfants, se sont rendus le vendredi 26 octobre à la gendarmerie de Kabo (Nord), pour suivre le
processus du rapatriement.
« Ces hommes ont été désarmés au
niveau de la ville d’Ippy, l’une des sites prévus pour le rapatriement », a fait savoir Emile Gréyombo ,
adjoint au commandant de Brigade, de la gendarmerie de Kabo; joint ce matin par le RJDH.
Après sa reddition et son rapatriement au Tchad au début du mois de septembre, il était convenu entre Baba-Laddé, les gouvernements centrafricains et tchadiens de faire rapatrier tous les autres éléments. Jusqu’ici, 300 personnes sont officiellement
rapatriés au Tchad.
NDLR : C'est fou ce que ces hommes de Baba Laddé avaient pris possession du territoire centrafricain !
Bangui : Un incinérateur pour le complexe pédiatrique
Bangui, 26 octobre 2012 (RJDH) – Le complexe pédiatrique de Bangui a reçu
ce vendredi un incinérateur, un nouvel appareil qui lui permettra désormais de détruire des déchets ménagers et médicaux. Il s’agit d’un projet de l’Institut Pasteur en partenariat avec la
pédiatrie et financé par la Fondation Total.
« Auparavant les ordures étaient
disparates, entassées et brulées à l’air libre ; L’environnement était toujours malsain. Maintenant que
l’incinérateur est installé, les déchets seront brulés à plus de huit cent degrés. Tout sera réduit en cendre et n’aura pas d’effet sur la population », a expliqué
Jean-Pierre Choma, directeur de stage et technologie à la Fondation Total.
D’après quelques personnes interrogées, cet outil de travail permet le bien-être de la population en général et celui des
enfants admis au complexe pédiatrique en particulier.
« Nous souhaitons que le personnel
technique fasse bon usage de ce nouvel appareil pour sa durabilité. Nous avons souffert en aspirant des odeurs nauséabondes au complexe pédiatrique, les alentours étaient salles à cause des
ordures de tous genres», a indiqué Lydie Ngatoloum, une femme au chevet d’un malade à la pédiatrie.
« Cet incinérateur vient résoudre
une partie des problèmes que traverse le complexe sur le plan matériel. Il se félicite de l’apport financier de la Fondation Total et l’effort conçu par l’Institut Pasteur de Bangui qui a
contribué à la mise en œuvre de cet outil », a déclaré Jean-Chrysostome Gody, directeur du complexe pédiatrique.
Cet appareil a été financé par la fondation Total, installé par l’institut Pasteur de Bangui, au bénéfice de la
pédiatrie.