260 milliards présentés comme budget pour l’exercice 2013 en RCA.
Radio Ndéké Luka Vendredi, 09 Novembre 2012 14:25
Le budget pour l’exercice 2013 de la République Centrafricaine s’élève à
plus de 260 milliards de FCFA (environs 400 millions d’euros). La loi des finances y relative a été présentée ce matin par le ministre des
Finances et du Budget Albert Besse, aux Elus de la Nation à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui.
De ce qui ressort de ce projet de loi présenté ce 9 novembre aux députés par le ministre centrafricain des finances,
« les ressources sont globalement estimées à 260,9 milliards FCFA (environs 433 millions d’euros) dans le projet de loi des finances 2013 reparties en ressources propres qui passeraient de 124,4 milliards FCFA (environs 190
millions d’euros) en 2012 à 139 milliards FCFA (environs 213 millions d’euros)en 2013, soit une hausse de 11, 78% ».
Selon le document, les grandes orientations de ce projet de loi des finances ont été présentées comme suit:
-Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : 62,938 milliards
FCFA (environs 95 millions d’euros)
-Direction Générale des Impôts et des Domaines : 65,739 milliards
FCFA (environs 100 millions d’euros)
Direction Générale du trésor et de la Comptabilité Publique : 10,364 milliards FCFA (environs 15 millions d’euros)
Ce budget prévoit, en ce qui concerne les dépenses du personnel, la prise en compte des nouvelles recrues au sein des Forces
armées Centrafricaines, l’intégration de 200 personnels de santé en renforcement de l’effectif du personnel de ce secteur ainsi que l’intégration de trois mille (3000) enseignants du fondamental
I et II.
Les secteurs de la santé, l’éducation, le développement rural, l’équipement, l’hydraulique et l’énergie, les affaires sociales,
les finances, l’économie, l’urbanisme, les eaux et forêts et les télécommunications vont bénéficier des dépenses d’investissement.
La RCA se fait une place dans le programme triennal du FMI
Radio Ndéké Luka Vendredi, 09 Novembre 2012 14:32
La République Centrafricaine a réalisé, en dépit de quelques faiblesses,
un résultat encourageant dans le cadre de la première revue du programme triennal initié par le Fond Monétaire International (FMI). Il
s’agit d’un projet appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit en faveur de ce pays. L’évaluation de cette revue a été faite le 7 novembre 2012 par une mission de cette
institution financière internationale arrivée à Bangui le 24 octobre dernier.
Pendant son séjour dans la capitale centrafricaine, la mission a rencontré le président de la République François Bozizé, le président de l’Assemblée Nationale, Célestin Leroy Gaombalet, quelques membres
du gouvernement. Le Directeur National de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) ainsi que les représentants des organisations de
la société civile et des syndicats ont été aussi contactés.
L’exercice de la mission a constitué à évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la première partie de ce programme.
Aussi, mettre à jour les objectifs pour le reste de l’année en cours et les orientations économiques et financières de 2013.
Selon Norbert Toé, Chef de la mission, interrogé par Radio Ndeke Luka, la mission a constaté « les efforts de
renforcement de la gestion des finances publiques qui ont permis d’atteindre les objectifs du programme fixé au 30 juin : la mobilisation de recettes, le suivi opérationnel grâce à une
meilleure utilisation des outils informatiques. Toutefois, elle a relevé quelques persistances de faiblesses dans la chaîne de dépenses avec la poursuite du recours à la procédure exceptionnelle
dans le payement des dépenses. Les autres faiblesses constatées ont été le non-respect des priorités budgétaires, notamment en ce qui concerne la réduction des dépenses de la pauvreté et le dépassement du plafond de réduction des arriérés des payements intérieurs, des arriérés prévus
bien sûr par le programme ».
A l’issue de cette mission, la RCA pourrait espérer un second décaissement d’un montant de 60 millions de Dollars, soit
5 milliards de FCFA, relatif à l’accord de décaissement au titre de la facilité élargie de Crédit du FMI. A cette fin, le gouvernement
centrafricain s’est engagé à redoubler d’efforts, pour renforcer la gestion des finances publiques et veiller au respect de la procédure normale d’exécution de la dépense. Il s’est aussi engagé à
assurer la transparence dans les opérations financières de l’Etat.
A titre de rappel, en juin dernier, le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un accord
triennal en faveur de la République Centrafricaine au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). Montant total : environ 63,2 millions de dollars US, soit près de 31 milliards de francs CFA. Cette somme est destinée
à appuyer le programme économique à moyen terme des autorités. Cette décision du Conseil d'administration permettra de décaisser immédiatement un montant d’environ 5 milliards 250 millions. Un
grand bol d’air pour le gouvernement centrafricain.
Le communiqué publié par le FMI sur son site web explique que le programme des autorités centrafricaines « a pour objectif de
consolider la stabilité macroéconomique en rétablissant la discipline budgétaire, en créant un espace budgétaire pour accroître les dépenses consacrées aux programmes sociaux essentiels et aux
infrastructures de base, en renforçant les capacités et les institutions, ainsi qu'en accélérant les réformes structurelles de manière à éliminer les obstacles à la croissance ».
Pour l’organisation financière internationale, cet appui « tient compte de la fragilité du pays et vise à catalyser des
financements des donateurs et à renforcer la coordination, tout en contribuant au redressement et aux efforts de réforme des autorités ».
Kevin Bozizé arrêté pour non-paiement de frais d’hôtel à Bangui.
François et Kévin Bozizé dans le bureau présidentiel
Radio Ndéké Luka Vendredi, 09 Novembre 2012 14:34
Kevin Bozizé, l’un des fils
du Président centrafricain François Bozizé, est depuis le 06 novembre 2012 en détention surveillée à la Section des Recherches et
d’investigations (SRI) à Bangui. Il a été arrêté sur instruction de son père le Chef
de l’Etat,pour n’avoir pas payé la facture de 7 000 000 FCFA (environs 10, 7 milles
euros) à l’Hôtel Ledger Plazza à Bangui.
Mécontent, son géniteur le Président de la République a donné le feu vert pour son arrestation. Il croupit
pour l’instant derrière les barreaux de la prison de la SRI à Bangui.
Selon des sources concordantes, plusieurs personnalités civiles et militaires centrafricaines ont également
leurs noms dans le compte débiteur de Ledger Plazza. Le Chef de l’Etat centrafricain enjoint également ceux-ci de s’acquitter de leurs
obligations dans un délai raisonnable.
Pour rappel, le directeur commercial de l’Hôtel Ledger
Plazza a également été écroué à la SRI suite à ces histoires de dettes multiples. Il a été arrêté au motif de la forte présomption
de complicité qui avait pesé au départ sur sa personne dans cette affaire. Il a recouvré sa liberté.