Vers une reprise d’exploitation pétrolière à Birao
Radio Ndéké Luka Mardi, 13 Novembre 2012 14:26
Une équipe technique de la société chinoise en charge de l’exploitation du pétrole centrafricain est pour une seconde fois en
mission de prospection à Birao dans la Vakaga (nord-est). Cette mission, avant la
prospection, a procédé hier au recrutement de 10 mécaniciens de la localité qui s’ajoutent à bien d’autres techniciens pour la maintenance des machines et engins
d’exploitation sur place à Birao.
L’objectif de cette équipe technique est de faire la perpétuation des machines et engins lourds inemployés depuis le mois de mai
dernier, a rapporté le correspondant de Radio Ndeke Luka à Birao ce 12 novembre 2012.
Pour cette nouvelle exploration, une dizaine de techniciens viennent d’être embauchés à Birao pour renforcer l’équipe déjà en place sur le
site d’exploitation.
Depuis le démarrage des travaux sur le site en 2011, la société chinoise précitée n’est jusqu’ici qu’en phase de reconnaissance
du sous-sol exploitable. Une auscultation qui repousse de peu la phase tant attendue des centrafricains qu’est l’exploitation tangible du pétrole de Boromata, a également indiqué notre correspondant.
Les employés locaux de cette entreprise ont toutefois révélé que la reprise des travaux de prospection sur le site du village
Boromata situé à 125 kilomètres de Birao ne sera effective qu’à partir du mois de
Décembre prochain. Une reprise conditionnée, par l’arrivée du Directeur de cette entreprise sur ce site pétrolier, ont de plus précisé les employés.
En rappel, la première pierre des travaux d’exploitation du pétrole de Boromata a été posée le 18 janvier 2011 par le Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé. Aussi,
la date de la mise à jour du 1er baril de ce pétrole n’est cependant pas indiquée.
Equipement et Défense, ministères budgétivores pour 2013
Radio Ndéké Luka Mardi, 13 Novembre 2012 14:22
« Investir davantage dans les secteurs prioritaires que sont l’Education, la santé et la sécurité des populations ». C’est la
tendance qu’on peut relever dans le projet du budget 2013 soumis à l’assemblée nationale. Des explications ont été données dans l’exposé des motifs présentés par le ministre des finances
Albert Besse le 9 novembre 2012.
A cet effet, les enseignants vacataires peuvent espérer voir le bout du tunnel si
le projet de loi portant budget 2013 de la RCA est voté. Au chapitre des dépenses, il est écrit dans l’exposé des motifs que 3000 enseignants du Fondamental I et II seront
intégrés.
Et c’est vrai, le secteur de l’Education et de la Formation fait partie des
départements ministériels les mieux dotés dans ces prévisions budgétaires. Les 3 ministères (Enseignement fondamental, enseignement supérieur,
enseignement technique) totalisent environ 7,22 % du projet de budget.
Le ministère qui va consommer le plus d’argent est celui de l’Equipement et
Travaux publics. Il se voit octroyer 12,62% du budget. Il est suivi de celui de la Défense nationale, 8,84%. L’explication donnée par le ministre des Finances aux députés est la prise en compte
des nouvelles recrues au sein des Forces armées Centrafricaines. Même explication au sujet du ministère de la Santé avec presque 8% du budget. Il est également prévu d’intégrer 200 agents de
santé.
Il faut ajouter aux investissements dans ces secteurs stratégiques, les
départements de l’énergie et de l’hydraulique. Presque 8% du budget sera consacré à améliorer la fourniture en électricité et favoriser l’accès à l’eau potable.
Mais il faut noter les faibles budgets du ministère de l’Agriculture (2,73%), la
Fonction publique (0,32%) et surtout le ministère de la Jeunesse,
de la culture et des Sports. Même pas 1% du budget national.
Mais tout ceci, rappelons-le, n’est que prévisions. Aux députés de se
prononcer !
L’Opposition exige un dialogue inter-Centrafricain
Radio Ndéké Luka Mardi, 13 Novembre 2012 14:21
La coalition de l’Opposition centrafricaine vient de sortir de son mutisme pour exiger ce 13 novembre 2012, la tenue immédiate
d’un dialogue inter- Centrafricain. La décision a été prise au cours d’une assemblée générale tenue lundi par 9 partis politiques issus de cette tendance.
Dans une déclaration rendue publique et diffusée sur les ondes de Radio Ndeke
Luka, l’Opposition Démocratique, soucieuse de la dégradation très avancée de l’état du pays, a opté pour cette concertation nationale en vue de redonner un nouveau souffle au peuple dans
sa vie quotidienne.
Selon maitre Nicolas Tiangaye, Coordonnateur du Front pour l’Annulation
et la Reprise des Elections 2011 (FARE-2011), « l’Opposition démocratique constate avec regret et amertume que le Dialogue Politique inter-Centrafricain annoncé depuis le 15 mai dernier par le président de la
République François Bozizé devant l’opinion nationale et internationale peine à se concrétiser ».
Pour lui, « le pays se trouve à ce
jour dans une situation indescriptible. Tous les indicateurs sont au rouge. Rien ne va plus et tout va mal. Le pays se trouve aussi dans une impasse totale. A cet effet, un centrafricain
responsable ne peut dire à ce stade que tout va bien et, il est temps d’agir afin de changer le niveau de vie des compatriotes ».
Le 3 novembre dernier, au cours de sa rentrée politique à Bangui, Maitre
Henri Pouzère, Coordonnateur de la plateforme « Sauvons le Centrafrique » a
pour sa part déclaré à la presse que « Rien ne va plus en RCA, il faut vite changer le
cap ».
Dans sa déclaration liminaire il a indiqué: « Depuis 2003 jusqu’à présent et après les élections nous sommes dans la même logique, la plus grosse victime de ce
pays c’est le peuple. Le chef de l’Etat, les ministres vivent très bien, ils ne se posent pas de question. Les gens qui souffrent c’est le peuple et nous de la plate-forme « sauvons le
Centrafrique » nous avons la prétention de pouvoir prendre cette responsabilité et de dire haut que rien ne va plus, il est important que tout le monde se mobilise pour qu’on puisse changer
de cap ».
D’après les observateurs de la vie politique du pays, si ce dialogue a peut-être lieu, il constituerait une énième rencontre
infructueuse entre centrafricains. Pour preuve, en 2008, le Dialogue Politique Inclusif avait jeté des bases assorties de fortes recommandations. Un comité en charge du suivi et de mis en
application desdites recommandations avaient été même créé, mais, les objectifs fixés sont loin d’être atteints.
NDLR : Il doit être clairement dit
que le principal responsable de la non application des recommandations pourtant arrêtées par consensus du DPI de 2008 est François Bozizé. Le dialogue en politique est quelque chose
d’indispensable car faute de cela, c’est le blocage et l’impasse comme le pays le vit actuellement ou l’affrontement armé. Tant que le dialogue inter-centrafricain dont Bozizé a été contraint
d’accepter la nécessité n’a pas eu lieu on ne peut présager de son échec. L’opposition est sur le terrain au pays et lutte dans des conditions extrêmement difficiles que certains compatriotes si
exaspérés par les tromperies incessantes du général Bozizé ne comprennent pas toujours. Il faut espérer qu’elle a pu et su tirer leçons de l’échec du DPI de manière à ne plus laisser encore
Bozizé seul maître à bord alors que sa mauvaise politique a conduit le pays dans l’abîme.