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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 01:49

 

 

 

militaires sudaf

 

 

 

http://www.lalibre.be   Marie-France Cros  le 04/04/2013

 

Les pays d’Afrique centrale ont invité le Sud-Africain Zuma à leur sommet sur la Centrafrique.

 

L’Afrique centrale parviendra-t-elle à enrayer la chute de la Centrafrique ? C’est en tout cas ce qu’elle tentait de faire mercredi, lors d’un sommet à Ndjamena, capitale du Tchad - qui fait et défait les présidents dans le pays voisin.

 

Le 24 mars dernier, la coalition rebelle Seleka est entrée dans Bangui, la capitale centrafricaine, provoquant la fuite du président François Bozizé. Ce dernier était parvenu au pouvoir de la même manière, en 2003, lorsque le Tchad l’avait aidé à renverser le président élu Ange-Félix Patassé.


Le Seleka avait déjà failli prendre Bangui en janvier dernier; les voisins de la Centrafrique avaient alors envoyé des troupes (regroupées sous le nom de Micopax, Mission de consolidation de la paix) pour défendre la capitale et obtenir, en échange du général Bozizé, lors d’une conférence à Libreville, qu’il fasse des concessions au Seleka, notamment un gouvernement d’union nationale. Celui-ci n’a cependant pas réellement fonctionné, notamment à cause de la réticence du président Bozizé à respecter les accords qu’il avait signés sous la pression militaire du Seleka et diplomatique de ses voisins.

 

"Habiller" le coup d’Etat

 

La semaine dernière, un chef rebelle, Michel Djotodia, s’est installé dans le fauteuil présidentiel, a suspendu la Constitution et annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale ainsi que des élections dans trois ans, "conformément" aux accords de Libreville. Depuis lors, Bangui a connu le chaos : tirs, pillages, désordres, hôpitaux débordés de blessés, eau, électricité et carburant en insuffisance

 

Le sommet de Ndjamena doit trouver une position commune sur le changement de pouvoir à Bangui. Selon l’AFP, il s’agit d’"habiller" le coup d’Etat pour donner un semblant de légitimité au pouvoir en place, le précédent en étant aussi dépourvu et n’ayant pas gouverné de manière à en acquérir. L’Union africaine, qui a suspendu la Centrafrique de ses instances et pris des sanctions contre les nouveaux dirigeants, estime que la transition ne devrait pas dépasser un an au lieu des trois annoncés.

 

Le sommet de Ndjamena, qui a commencé par une réunion à huis clos, doit aussi régler l’épineuse question de l’Afrique du Sud.

 

Ce pays a en effet envoyé en 2007 en Centrafrique un petit contingent militaire pour une mission d’instruction. Ce contingent a été renforcé de 300 hommes en janvier dernier, avant de prendre, le 24 mars, la défense du général Bozizé que la Micopax, elle, avait alors laissé tomber, signe du désaveu régional.

 

Treize soldats sud-africains, selon Pretoria, auraient péri dans ces combats, ce qui oblige le président sud-africain Jacob Zuma à donner des explications à son opinion publique, non informée d’un accord de défense de Bozizé. Pour l’instant, il s’est contenté de déclarer, mardi : "Nous continuons nos consultations avec la région d’Afrique centrale et l’Union africaine." Sa position est si inconfortable qu’invité à Ndjamena mercredi, il devait s’y présenter avec ses ministres des Relations internationales, de la Défense et de la Sécurité d’Etat.

 

L’Afrique du Sud affirme pour sa défense, comme le général Bozizé, que les forces tchadiennes ont aidé les rebelles à prendre Bangui. Les anti-Bozizé assurent, eux, que les présidents Zuma et Bozizé étaient liés économiquement, la défense sud-africaine du potentat ayant été "payée" par un accès à l’or et aux diamants centrafricains pour des Sud-Africains. La presse sud-africaine parle d’intérêts économiques de l’ANC, le parti de Mandela.

 

Mme Zuma en position de force

 

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Selon plusieurs sources congolaises de "La Libre Belgique", le contingent sud-africain est passé avec armes et bagages, le 25 mars, de l’autre côté de la frontière entre Centrafrique et Congo-Kinshasa. Il se trouve à Gemena.

 

Le député Alexis Lenga (MLC, opposition), de la circonscription de Gemena, a déposé le 1er avril au bureau de l’Assemblée nationale à Kinshasa une interpellation du ministre de l’Intérieur, Richard Muyej Mangez"Nous attendons maintenant que la question soit inscrite à l’ordre du jour", a-t-il indiqué à "La Libre Belgique". "Tout de suite après la débâcle sud-africaine, une base a été constituée à Gemena avec une arrivée massive de Sud-Africains avec armes et matériel. La population nous parle même d’hélicoptères. Cela s’ajoute à l’arrivée massive de réfugiés de Centrafrique, militaires et civils, ce qui peut créer une situation d’insécurité dans la région alors qu’aucun représentant du gouvernement central, ni les autorités décentralisées de l’Equateur, n’ont éclairé la population sur ce qui se passe. Nous voulons aussi savoir si l’armée congolaise a aidé Bozizé", explique le député.

 

Jacob Zuma garde cependant quelques arguments de poids. La Commission de l’Union africaine, qui a suspendu la Centrafrique, est présidée par Nkosazana Dlamini-Zuma, ex-épouse du président sud-africain, en faveur de l’élection de laquelle Pretoria a intensément fait pression.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 01:46

 

 

 

Boz seul

 

 

La perception et conception des hommes pendant ce 21ème siècle a tellement évolué et amélioré que les erreurs humaines sont difficilement acceptées par tous, car avec l’air de la technologie et de la communication hautement perfectionnées et accessible à moindre cout. La question qui mérite d’être posée aujourd’hui  aux hommes à la commande hier en Centrafrique et ceux qui viennent de prendre la reine des choses est de savoir dans quelle logique se sont –ils inscrits pour imprimer un changement réellement positif tant souhaité et voulu par la communauté centrafricaine pauvre dont l’épanouissement échappe à tout vent ?


Depuis la nuit des temps la guerre qui est synonyme de désolation n’a jamais mis un terme aux différends des hommes de manière définitive. Si ce n’est que la conception de la grossesse du gagnant par le perdant en vue d’une vengeance planifiée le moment venu du perdant. Si l’on se réfère à l’adage qui je cite : « Qui veut la paix prépare la guerre ». Ce maxime ne signifie nullement s’entêter de tout et à tout mais s’assurer d’une garantie dit dispositif humain, matériel et financier capable d’atténuer ou de dissuader une capacité de nuisance endogène ou exogène inquiétante. Tel n’est pas le cas du régime défunt qui s’est tranquillement inscrit dans la logique du confusionnisme d’où le résultat auquel leur gestion a-t-elle abouti. Et de surcroit dans une famille émaillée des professionnels des armes. Aujourd’hui  ils sont tous au fonds du gouffre avec les armes amasser avec les ressources des pauvres contribuables Centrafricains. Quel paradoxe ?


L’accumulation des richesses illégales dans l’égoïsme les ont affaiblis et éblouis de leur métier premier de professionnel des armes d’où le non maitrise de la logique de faire la guerre ou du moins d’en empêcher.


La paix qui n’est rien d’autre chose que la cohésion sociale échappe grandement à Bozizé et ses acolytes prophètes de la mort de Bangui. L’harmonie sociale, le concorde sociale, la cohésion sociale bref l’absence de troubles, de conflits, de guerre, de différends impriment de manière indélébile la logique d’épanouissement de toute une communauté, de tout un peuple. Le régime défunt n’a su s’y prendre à cela. La paix chantée à la radio, télévision, dans les différents fora, pendant les campagnes électorales, bref dans des différentes instances institutionnelles ou non n’est que l’opium pour le peuple Centrafricain.


L’avènement de l’évènement du 24 mars 2013 qui vient d’assombrir le pays dans un chaos sans précédent est le moment à jamais ou Bozizé et ses hommes doivent prouver aux yeux du peuple Centrafricain ce dont il se réclame de sa légitimité afin de lui rétablir ou restaurer la paix. Mais hélas ! On ne peut pas vouloir une chose et son contraire d’où l’homme du 15 mars n’a su maitriser les tenants et aboutissants des choses en choisissant la tangente vers une terre ou les autres ont su instaurer la paix pour un bon vivre de son peuple. Quel honte ?


Il importe à ce que l’exécutif d’aujourd’hui puisse en tirer les leçons de leurs prédécesseurs pour la suite de leur parcours à la tête de la magistrature suprême. Comme tout le monde actuellement est épris de paix, nous attendons à ce que cela soit une réalité indéniable pour tous sans exclusion. Qu’ils choisissent dès lors leur camp de manœuvre soit de faire la paix ou de faire la guerre. Seul l’avenir nous le confirmera.

 

Fidèle et Infatigable lecteur de Centrafrique Presse

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 01:40

 

 

 

logo-PARELI.JPG

 

 

Démocratie - Liberté - Clairvoyance - Fraternité

Le Secrétaire Général Le Comité Exécutif


Réf: N° 01/03/2013

 

Le Bureau Politique

 

 

COMMUNIQUE

 

 

 

PORTANT CONVOCATION D'UNE ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE

DU BUREAU POLITIQUE DU PARTI REPUBLICAIN LIBERAL

 

 

C’est avec une peine immense que les militants et les militantes du Parti Républicain Libéral (PARELI) avaient appris le décès de leur Président l'Ambassadeur Auguste MBOE, qui fut l’un de ses éminents dirigeants. Une page de l'histoire politique du PARELI s'est ainsi refermée et, une nouvelle s'est ouverte dans un contexte de coup de force politique et militaire tragique, dramatique pour de nombreuses et nombreux centrafricains et, notamment pour la population de la ville de Bangui.

 

Les évènements des 23 et 24 mars 2013 nous interpellent, nous les cadres centrafricains et nous conduisent à examiner avec froideur et rigueur les inconnus, les incertitudes et les interrogations contenus dans la rébellion qui a obligé l'autiste Président BOZIZE à la fuite.

 

Grand défenseur des avancées sociétales devant être introduites en Centrafrique, chantre de l'éducation civique et de la culture démocratique, le PARELI continuera à faire des libertés individuelles et de la liberté de conscience son combat politique. Son engagement ancien contre le pouvoir personnel, les discriminations, l'injustice et sa détermination pour l’égalité des droits et des chances apportent la preuve de son avant-gardisme, alors que nous débattons, encore aujourd'hui, des méfaits du fait tribal dans la gestion politique de la société centrafricaine.

 

Vivre dans la dignité, travailler dans le mérite de ses capacités, évoluer dans la dignité de ses compétences, s'épanouir en conformité avec sa liberté de conscience sont autant de réformes profondes que porte le PARELI. Le Parti Républicain Libéral entend, toujours, promouvoir et être l’une des lumières du centrisme radical et du social libéralisme en Centrafrique.

 

C'est dans ce contexte qu'en vue d'installer, à titre provisoire, la nouvelle direction du parti, qui aura la charge :

 

- De poursuivre et de relancer les activités du parti,

 

- De convoquer le Congrès et de renouveler ses instances dirigeantes

 

Qu'une A.G.E. du Bureau politique du PARELI est convoquée pour :

le 17/04/ 2013 à 10 h.00

 

Dans un lieu qui sera désigné nominativement aux personnes concernées.

 

Fait à Bangui le 31 mars 2013


Pour le Comité exécutif

 

Le Secrétaire Général

 

Jean PANI-BENGUE

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 01:31

 

 

 

Michel Djotodia 2

 

 

http://www.courrierinternational.com

 

La Nouvelle Tribune  Léonce Gamaï  4 avril 2013

 

Difficile de croire que Michel Djotodia, le président autoproclamé, changera les mœurs d’un pays condamné aux coups d’Etat.


Les engagements du nouveau président centrafricain, Michel Djotodia, ses premiers actes et l’histoire de la succession au pouvoir en Centrafrique ne rassurent guère quant à l’avenir du pays, avec la Séléka aux commandes. 

 
Quelle sera la suite des événements ? C’est la question qui taraude les esprits depuis que, dimanche 24 mars 2013, les rebelles de la Séléka ont mis fin au régime du désormais ex-président François Bozizé. Mais l’analyse de la situation suscite beaucoup de réserves et alimente même le pessimisme. Les premiers pas du nouvel homme fort du pays, l’ambiguïté de son discours et un regard rétrospectif sur l’histoire politique de la Centrafrique fondent ce pessimisme. Ce n’est sans doute pas demain qu’un nouveau jour plein d’espoir se lèvera en Centrafrique, pour le bonheur de tous les Centrafricains.  


D’une pseudo-démocratie à une transition autocratique. Ainsi peut-on qualifier la Centrafrique dans son état actuel. François Bozizé, arrivé au pouvoir en 2003 après avoir renversé le régime d’Ange-Félix Patassé, ne pratiquait depuis qu’un simulacre de démocratie, avec à la clé une gestion patrimoniale du pouvoir. Sa gouvernance n’a pu permettre au pays de sortir de la misère, malgré ses ressources minières, notamment en uranium. Quant aux différentes élections présidentielles et législatives, on sait les conditions dans lesquelles il les a remportées.  Michel Djotodia, qui a mis fin à cette pseudo-démocratie de Bozizé, instaure, lui, une autocratie. Et ses premières décisions en témoignent. Comme tous les putschistes africains, Djotodia a décidé de suspendre la Constitution et de dissoudre le Parlement. Conséquence : il veut désormais légiférer, et ce jusqu’à la fin de la transition, dans trois ans, par décrets et ordonnances dans la conduite des affaires du pays. Quel bon élève ! Djotodia a appliqué malheureusement avec succès le mode opératoire des putschistes africains une fois qu’ils ont pris le pouvoir. Ainsi, pendant les trois prochaines années, les Centrafricains devront vivre selon les humeurs, les caprices et les lubies de Djotodia et des autres hommes forts de la Séléka, cette nébuleuse qui n’a visiblement pas encore livré tous ses secrets.  

Dichotomies 

Trois contradictions entre les paroles de Djotodia et ses actes interpellent. Primo. “Nous nous engageons à conduire désormais les destinées du peuple centrafricain pendant cette période de transition consensuelle de trois ans, conformément aux accords politiques de Libreville.” C’est en substance ce qu’a affirmé le putschiste et président autoproclamé lors d’un discours à la presse, lundi dernier. C’est ce qui justifie d’ailleurs le fait qu’il ait maintenu Nicolas Tiangaye, nommé Premier ministre dans le cadre des accords de Libreville, à son poste. Ce vœu de voir les accords de Libreville mis en application par la Séléka, Martin Ziguélé, leader du plus grand parti politique centrafricain, l’a exprimé dans une interview qu’il a accordée à RFI mardi 26 mars. Mais les accords de Libreville que Djotodia s’engage à respecter, il les a déjà violés en suspendant la Constitution du pays.  


Secundo. Michel Djotodia a promis une “transition consensuelle”. Cela suppose que toutes les forces du pays (politiques et civiles) soient associées à la prise des importantes décisions. Mais on n’a pas vu la classe politique et la société civile associées à la décision de suspendre la Constitution et de légiférer par décrets et ordonnances. 


  Tertio. Les accords défendent aux acteurs de la transition d’être candidats à la présidentielle de 2016. Pourtant, à ce propos, l’interview de Djotodia à RFI lundi 25 mars dit tout sur ses véritables ambitions. “Je n’ai pas dit que dans trois ans je remettrais le pouvoir. J’ai dit que d’ici trois ans nous allions organiser des élections libres et transparentes avec le concours de tous les acteurs.” Ainsi a répondu Djotodia lorsque notre confrère a voulu savoir si dans trois ans la Séléka allait organiser les élections et remettre le pouvoir.  


Frustrations 

Djotodia est donc venu pour aller à l’école de Patassé et de Bozizé. Prendre le pouvoir par les armes, organiser des simulacres d’élections et se faire élire président de la République. S’ensuivra alors une gouvernance pour contenter non pas les Centrafricains, mais plutôt ses proches et ses acolytes. 


Au finish, les acteurs politiques, la société civile et le peuple se feront berner. Bonjour aux frustrations. Recours encore aux armes. On a des raisons d’être réservé quant à leur capacité à réunir tous les acteurs autour des vrais problèmes de la Centrafrique afin de trouver à ceux-ci des solutions durables. Et, sans être trop prétentieux, on peut affirmer que le régime putschiste de Djotodia ne pourra pas mettre fin au “centrafrico-pessimisme” d’une bonne partie des observateurs. La Centrafrique n’est pas sortie de l’auberge.

 

CONTEXTE — La Séléka, rébellion composite

 

●●● Depuis le coup d’Etat de 2003 qui a vu l’arrivée au pouvoir du général Bozizé, de nombreux mouvements rebelles ont régulièrement pris les armes en Centrafrique. Parmi eux, l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). En 2011, après une élection présidentielle qui a vu la reconduction de Bozizé à la tête du pays, ces deux groupes rebelles ont signé un accord de paix avec le gouvernement. Mais, le 10 décembre 2012, plusieurs factions dissidentes ont pris les armes, considérant que les accords de 2011 n’étaient pas respectés : la Séléka (“Alliance” en langue sango) était née. Son objectif : la chute du président Bozizé. A sa tête, Michel Djotodia, ancien diplomate et fondateur de l’UFDR. Entre décembre et janvier dernier, la rébellion parvient à contrôler les trois quarts du territoire. De nouveaux accords de paix sont signés à Libreville (Gabon) le 11 janvier 2013. Un gouvernement d’union nationale est formé, incluant plusieurs personnalités de la Séléka. Mais les rebelles reprennent les armes le mercredi 20 mars, jusqu’à l’assaut contre le palais présidentiel à Bangui le dimanche 24 mars.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 00:53

 

 

 

Zarambaud

 

 

A MESSIEURS ET MESDAMES LES PRESIDENT ET

CONSEILLERS COMPOSANT LE CONSEIL D’ETAT

BANGUI

 

 

REQUETE  AFIN  D’ANNULATION  DU  DECRET  N°  013. 009  DU 31 MARS 2013 PORTANT NOMINATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION

 

 

            Maître ZARAMBAUD Assingambi, Avocat près les Cours et Tribunaux de Centrafrique, Ancien Bâtonnier, Représentant légal de victimes dans le Procès le Procureur contre Jean Pierre BEMBA-GOMBO à la Cour Pénale Internationale (CPI), demeurant au quartier Ben – Zvi 1 et à la Haye (Hollande), Tél. 75.50.90.93, BP 64 BANGUI ;

 

A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER

 

Qu’il sollicite formellement l’annulation du décret sus - mentionné, pour les motifs ci-dessous :

 

 Sur la compétence

 

Aux termes de la loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil d’Etat, cette juridiction est seule compétente pour connaître du contentieux des décrets pris par le Président de la République.

 

Le présent contentieux ne portant ni sur la légitimité ou la constitutionnalité du Président auto - proclamé de la République, ni sur son droit de nommer les membres du Gouvernement, mais exclusivement sur les conditions de cette nomination, il ne s’agit donc nullement de contester un « acte de gouvernement », dont l’examen échapperait à la compétence du Conseil d’Etat, comme il l’avait dit et jugé par arrêt du 9 Juin 2008, lorsque le même requérant l’avait saisi en annulation de l’auto – nomination du Président de la République à la fonction de Ministre de la Défense Nationale, alors qu’il ne s’agissait pas de contester le droit de nomination, mais la qualité d’une personnalité, en l’occurrence le Président de la République, personnalité dont la nomination à toute autre fonction était interdite par la Constitution, étant observé qu’un « acte de gouvernement » ne peut être supérieur à la Constitution et en légitimer, « constitutionnaliser », ou légaliser la violation.

 

Il s’ensuit que le Conseil d’Etat est parfaitement compétent pour connaître du présent contentieux.

 

4-1 : Au cas où le Conseil d’Etat estimerait qu’il y a une question préjudicielle de constitutionnalité, il lui appartiendrait de surseoir à statuer et de solliciter l’avis préalable de la Cour Constitutionnelle, encore que celle-ci n’existe pas, le mandat de ses membres ayant expiré depuis le mois de Septembre 2012 sans que de nouveaux membres n’aient été installés.

 

Sur la recevabilité

 

Quant au délai

 

Le décret sus-mentionné ayant été pris le 31 Mars 2013 et la présente requête étant déposée le 4 Avril 2013, soit dans un délai de moins de 3 mois, ladite requête est parfaitement recevable.

 

Quant au droit d’agir (intérêt)

 

Le strict respect de la Constitution et de la loi, notamment la constitutionnalité et la légalité de la nomination des membres du Gouvernement, une des conditions de la bonne gouvernance dont doivent bénéficier tous les citoyens étant de l’intérêt de chaque citoyen et du pays, chaque citoyen, dont le requérant, y a un indéniable intérêt.

 

Ce strict respect est d’autant plus impérieux lorsqu’il s’agit d’une première nomination effectuée par un Président de la République qui vient de prendre le Pouvoir, Président de la République qu’on ne doit donc pas laisser violer la Constitution et la loi dès ses premiers actes, même si cette violation n’est pas intentionnelle comme on peut le présumer.

 

Les citoyens doivent d’autant plus se sentir libres d’exercer leurs droits constitutionnels et légaux que le nouveau Président de la République les a rassurés dans sa déclaration à l’Eglise des Frères que nul citoyen ne sera inquiété pour avoir exprimé son opinion.

 

Sur les motifs

 

Rappel des faits et des textes fondateurs

 

Le 24 Mars 2013, une coalition de rebelles dénommée SELEKA a pris le Pouvoir et le Président de cette coalition, Monsieur Michel AM NON DROKO DJOTODIA s’est auto – proclamé Président de la République.

 

Le 26 Mars 2013, il a publié l’Acte Constitutionnelle n° 1, aux termes duquel il a suspendu la Constitution du 27 Décembre 2004, mis fin aux Fonctions du Président de la République (bien entendu celui renversé et non lui-même), du gouvernement nommé par l’ancien Président de la République, dont il était membre, dissout l’Assemblée Nationale et s’est attribué les fonctions de Président de la République, Chef de l’Etat (pièce n°1).

 

Le même jour, 26 Mars 2013, il a publié l’Acte Constitutionnel n° 2 portant organisation provisoire des Pouvoirs de l’Etat (pièce n° 2).

 

Le même jour, 26 Mars 2013, il a publié un décret portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition (pièce n°3).

 

Le 31 Mars 2013, il a publié le décret n° 013 009 portant nomination des membres du Gouvernement de Transition (pièce n° 4), comportant 11 originaires de la seule Préfecture de la VAKAGA, l’une des 3 Préfectures les moins peuplées, selon le décompte du Journal MEDIAS + du 4 Avril 2013.

 

Exposé des motifs

 

Aux termes de l’article 2 alinéa 2 de l’Acte Constitutionnel n° 2 « sur proposition du Premier Ministre, il (le Président de la République) nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions »

 

En conséquence, la mention de la proposition de nomination des membres du Gouvernement faite par le Premier Ministre doit figurer expressément sur le décret de nomination, seule preuve que ladite proposition a effectivement été faite, comme ce fut le cas pour le décret signé par le Président de la République déchu et portant nomination des membres du Gouvernement dit « TIANGAYE 1 » dont l’actuel Président de la République était Premier Vice-Premier Ministre chargé de la Défense Nationale, quoique la fonction de Vice – Premier Ministre ne figurait pas dans la Constitution du 27 Décembre 2004.

 

15-1 : En effet, la constitutionnalité et la légalité des conditions de forme étant nécessaires et préalables aux conditions de fond, il est de la plus haute importance que les conditions de forme soient strictement respectées, qu’il s’agisse de propositions ou d’avis préalables, de prises de décisions en conseils des Ministres ou de contre – seings des Ministres, notamment, lorsque la Constitution, des Actes constitutionnels ou la loi les prévoient, conformément à l’adage « forma dat esse rei ».

 

Or le décret querellé ne comporte pas la mention d’une proposition de nomination faite par le Premier Ministre.

 

Il s’ensuit que, formellement, le Président de la République a nommé les Ministres sans que le Premier Ministre ne les lui ait proposés, de sorte que le décret de nomination est nul comme entâché d’excès de pouvoir et qu’il y a lieu de l’annuler.

 

PAR CES MOTIFS

 

Recevoir l’exposant en sa requête et l’y déclarer fondé.

 

En conséquence, annuler le décret querellé.

 

Mettre les dépens à la charge du Trésor Public.

 

Sous toutes réserves.

 

Bangui, le 04 Avril 2013,

 

 

 

Maître ZARAMBAUDAssingambi.-

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 19:30

 

 

 

Sassou Déby Bozizé

 

 

 par Madjiasra Nako

 

N'DJAMENA 04-04-2013 à 08h20 (Reuters) - Les pays d'Afrique centrale ont refusé mercredi de reconnaître le chef rebelle Michel Djotodia en tant que nouveau président de la Centrafrique et ils ont en revanche réclamé la mise en place d'une nouvelle instance de transition chargée de conduire le pays à des élections.

 

Cette décision prise lors d'un sommet des 10 pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) au Tchad contribue à isoler davantage Michel Djotodia, qui s'est autoproclamé président après avoir chassé du pouvoir François Bozizé en prenant Bangui le 24 mars à la tête de milliers de rebelles.

 

"Il nous semble impossible de reconnaître un homme qui s'est autoproclamé", a dit le président tchadien Idriss Déby, parvenu au pouvoir par la force en 1990 avant de remporter quatre élections.

 

François Bozizé s'était lui-même installé à la tête de la Centrafrique en 2003 à la faveur d'un coup d'Etat.


L'Union africaine a suspendu la Centrafrique de ses instances à la suite du coup de force des rebelles du Séléka et elle a décrété des sanctions contre Michel Djotodia, dont la prise du pouvoir a été condamnée par les pays occidentaux.

 

Face à ces pressions internationales, Michel Djotodia a formé un gouvernement de transition dirigé par une personnalité civile, Nicolas Tiangaye. Il a promis des élections d'ici trois ans.

 

Avant l'annonce des décisions du sommet de la CEEAC, sa porte-parole avait formulé l'espoir que les pays de la région apporteraient leur soutien au nouveau pouvoir en place à Bangui.

 

"Ce que nous voulons, c'est le soutien de l'Union africaine et de la CEEAC pour l'ensemble de nos projets visant à rétablir la paix dans le pays (...) Nous avons besoin de légitimité", avait dit Anne Victoire Yakossobé.

 

L'AFRIQUE DU SUD RETIRE SES TROUPES

 

Idriss Déby a au contraire annoncé que les pays d'Afrique centrale réclamaient la formation d'un organe de transition chargé de rédiger une nouvelle Constitution et d'organiser des élections dans un délai de 18 mois.

 

"Ce que nous avons en tête, c'est un collège, une sorte d'exécutif qui sera élu par l'ensemble des acteurs sociaux. Ce collège désignera son président, qui sera le président de la Centrafrique", a dit le président tchadien.

 

Les décisions prises au sommet de N'Djaména ont été accueillies avec un optimisme prudent par l'opposition politique en Centrafrique, qui rejette le nouveau gouvernement cadenassé, selon elle, par les alliés de Michel Djotodia.

 

"Nous attendons que les ministres (des pays de la région) viennent expliquer les mécanismes qui seront mis en place. Nous voulons savoir comment cela va fonctionner concrètement", a dit le porte-parole de l'opposition, Edouard Kouyamounou.

 

Bien que ne faisant pas partie de la CEEAC, l'Afrique du Sud était représentée au sommet de N'Djaména par une délégation emmenée par son président Jacob Zuma, critiqué dans son pays après la mort de 13 militaires sud-africains lors de la prise de Bangui par les rebelles.


Les forces sud-africaines ont été déployées en Centrafrique dans le cadre d'un accord avec François Bozizé et les rebelles du Séléka ont demandé leur départ lors des négociations de paix au Gabon en janvier.

 

L'Afrique du Sud a toutefois envoyé des renforts en mars, à mesure que la rébellion se faisait de plus en plus menaçante.

 

Ces troupes vont désormais quitter la Centrafrique, a dit Idriss Déby.

 

"Le président Jacob Zuma nous a annoncé sa décision de retirer les troupes sud-africaines, qui étaient venues en République centrafricaine dans le cadre d'un accord de coopération", a dit le président tchadien.

 

Avec Ed Cropley et Ange Aboa, Bertrand Boucey pour le service français

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 16:56

 

 

 

Bozizé en difficulté

 

 

http://www.camer.be 4 avril 2013

 

François Bozizé a décidé de passer à l’offensive. Près de dix jours après avoir pris la fuite de Bangui, pour prendre refuge dans un premier temps à Garoua-Boulaï, puis à Yaoundé où il séjourne depuis le 25 mars dernier, l’ex-président centrafricain a commencé à régler ses comptes. Invité sur les ondes de la Bbc, chaîne publique britannique, c’est tout naturellement en vers le Tchad, son protecteur pendant près de neuf ans, que les premières flèches sont partis. S’exprimant sur la bataille de Bangui, il affirme : «Le samedi 23 mars nous avons anéanti les forces de la Séléka, mais cependant dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 nous pourrions affirmer qu’il a eu un soutien d’un pays africain, je crois bien inévitablement le Tchad».


Avant d’être plus affirmatif : «C’était les forces spéciales des forces armées tchadiennes qui ont mené l’opération dans la matinée du dimanche puis ont attaqué la base des sud-africains qui se trouvaient sur l’itinéraire». «Nous avions des relations fraternelles solides, entre le Tchad et la République centrafricaine (...) mais nous sommes surpris de ce comportement dû à quoi? Seules les autorités tchadiennes peuvent nous donner des explications». «J'ai téléphoné hier au président (congolais) Sassou (médiateur dans la crise centrafricaine) pour lui dire que je voudrais être présent au sommet extraordinaire de N'Djamena demain (mercredi) mais malheureusement il semble bien que le protocole de la présidence de N'Djamena a donné une réponse négative»,a ajouté Bozizé. Le même jour, c’est vers la presse locale qu’il se tourne.

 

Dans un communiqué parvenu dans les rédactions, il dénonce: «le renversement des institutions de la République, la suspension de la constitution, la dissolution de l’Assemblée nationale, le pillage systématique des biens des centrafricains et étrangers résidant dans notre pays». Il donne des explications sur les accords de Libreville dont les rebelles l’accusent de n’avoir pas respectés. «Après la signature des accords de Libreville et la mise en place du gouvernement d’Union nationale, grande a été notre surprise de constater que la coalition Séléka qui pourtant  est représentée dans ce gouvernement a continuer à occuper de nouvelles villes. Sous le regard des forces de la Micopax, qui n’ont pu jouer leur rôle, la coalition Séléka a franchi la ligne rouge de Damara, attaquant ainsi Bangui pour renverser les institutions de la République ; le chef de l’Etat fut alors obligé de se retirer évitant ainsi un bain de sang».


A la question de savoir si le chef de l’Etat centrafricain avait le droit de s’exprimer ainsi en territoire camerounais, le géostratège Ntuda Ebodé est catégorique : «Non». Pour, dans ce type de circonstances, on demande de garder le silence. Il affirme ne pas savoir comment il a fait pour communiquer et émet de réserves compte tenu de «la réserve diplomatique habituelle d gouvernement camerounais».


Cependant, il ajoute que si l’ex-président centrafricain bénéficie en territoire camerounais du le statut d’opposant politique, il pourrait éventuellement se livrer à ce type d’activités, contrairement à celui de réfugié qui lui aurait imposé un silence absolu. Le politologue Mathias Eric Owona Nguini va plus loin. Pour lui, «tout dépend des restrictions que le gouvernement camerounais a imposé à François Bozizé. Il est difficile de penser qu’il puisse parler sans avoir obtenu l’accord des autorités». «Au cas contraire, cela pourrait provoquer un brouille et précipiter son départ», souligne l’universitaire.

 

© Mutations : BORIS BERTOLT

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 16:46

 

 

 

 

Nicolas et Michel

 

 

http://www.lefigaro.fr  Par AFP  le 04/04/2013 à 15:40

 

Le nouvel homme fort de CentrafriqueMichel Djotodia, a approuvé aujourd'hui la mise en place d'un processus de transition démocratique prévoyant la désignation d'un président pour moins de 18 mois, suivant les propositions des chefs d'Etat d'Afrique centrale.


Ce matin, M. Djotodia a reçu à Bangui une délégation composée des ministres des Affaires étrangères des pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) et de représentants de l'Union africaine et de l'Organisation internationale de la francophonie. L'ancien chef rebelle a alors a accepté les propositions des chefs d'Etat d'Afrique centrale, réunis hier en sommet à N'Djamena.


Selon l'annonce faite par le président tchadien Idriss Deby, un Conseil national de transition (CNT) formé par toutes les composantes de la société centrafricaine désignerait un président pour une période qui ne devrait pas excéder 18 mois. Cet organe serait chargé de rédiger une nouvelle Constitution et jouerait également le rôle législatif d'une Assemblée.

 

 

Centrafrique: le Bénin prêt à accueillir le président déchu Bozizé

 

Boz et Yayi Boni


BANGUI ‘ avril (AFP) –  Le Bénin est prêt à accueillir le président centrafricain déchu François Bozizé, a affirmé jeudi à Bangui le ministre des Affaires étrangères béninois, Nassirou Bako-Arifari.

 

"Le Bénin a été sollicité (par les chefs d'Etat d'Afrique centrale) et si le président (Bozizé) en faisait la demande officiellement, le Bénin donnerait une suite" à cette requête, a déclaré à l'AFP le ministre béninois.

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits réservés

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 16:43

 

 

 

 

Noureldine-Adam.jpg

 

 

04/04/2013 à 15h:41 Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

 

Homme discret, Noureddine Adam a joué un rôle essentiel dans la chute du régime de François Bozizé. Nommé le 31 mars ministre d'État chargé de la Sécurité publique, de l'Émigration-Immigration et de l'Ordre public, il est aujourd’hui le numéro trois du gouvernement centrafricain.

 

« Le sage », comme le surnomment désormais ses compagnons d’armes, a pris du galon. Nommé ministre d'État chargé de la Sécurité Publique, de l'Émigration-Immigration et de l'Ordre public, Noureddine Adam est le numéro trois du gouvernement centrafricain formé le 31 mars. Aujourd’hui, il est de ceux que l’on consulte. « C’est un peu grâce à lui que Bozizé est parti », confie un membre de la Séléka.

 

Officier trilingue (il parle arabe, français, et rounga) d’une quarantaine d’années, formé à l’académie de police du Caire, son parcours embrasse les dynamiques et les imbrications régionales. Musulman rounga (ethnie du nord de la Centrafrique), fils d’un imam de Bangui et d’une mère tchadienne originaire de l’Ouaddaï (région frontalière avec le Soudan), Noureddine Adam est né au Tchad. S’il dispose d’un passeport centrafricain, il a toujours gardé de nombreuses attaches à N’Djamena, où réside une partie de sa famille (femme et enfants, et certains de ses frères), et où il possède des commerces. L’actuel numéro deux de la Séléka a également tissé des liens au Moyen-Orient. À Dubaï d’abord, où il demeure de 1990 à 2000. Puis en Arabie Saoudite, où il sera garde du corps du roi Fahd ben Abdelaziz Al Saoud pendant deux ans.

 

Mi-combattant, mi-commerçant aux allures de seigneur de guerre, Nourredine Adam est alors de ceux qui offrent leurs « services » aux plus offrants. En 2003, on le retrouve en Centrafrique : c'est l’un des chefs rebelles qui renversent Ange-Félix Patassé et portent le général François Bozizé au pouvoir. Mais, comme d'autres « libérateurs », il est déçu par le manque de reconnaissance, notamment financière, du nouveau régime.

 

Successeur de Charles Massi

 

Adam retourne dans le maquis, fricote avec certains groupes rebelles tchadiens (il est même fait prisonnier à N’Djamena), avant de combattre au sein de l’armée tchadienne contre la coalition rebelle de l'Union des forces de résistance (UFR) de Timan Erdimi en 2008. À la fin de cette même année, il intègre la Convention des patriotes pour la justice et la paix fondamentale (CPJP), groupe rebelle le plus récent issu d’une scission avec l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

À la mort de Charles Massi, leader politique de la CPJP, en décembre 2009, Adam prend la tête du mouvement. Après avoir dénoncé, en juin, l’accord que l’un de ses compagnons, Aboulaye Hissène, venait de signer avec Bangui, il décide, le 20 août, d’unir ses forces avec la Convention patriotique du salut du Kodro (CPSK) de Mohamed Moussa Dhaffane. Les deux hommes parviennent à convaincre Michel Djotodia et l’UFDR de les rejoindre. C’est l’acte de naissance de la Séléka.

Au sein des rebelles, Adam détonne. C’est plus qu’un homme de l’ombre. Il connaît bien l’armée et le terrain. Pendant le conflit, il a toujours eu une vision stratégique claire.

 

Un diplomate en poste à Bangui

 

« Au sein des rebelles, Adam détonne. C’est plus qu’un homme de l’ombre. Il connaît bien l’armée et le terrain, estime un diplomate en poste à Bangui. Pendant le conflit, il a toujours eu une vision stratégique claire ». C’est d'ailleurs lui qui a, en partie, façonné la deuxième offensive militaire des rebelles, dont l’objectif était de prendre en tenaille la capitale Bangui.

 

Pendant les négociations de Libreville, il fait partie avec Gazam Betty et Michel Djotodia des leaders de la Séléka favorables à la signature des accords, contre l’avis de la majorité des rebelles. Mais contrairement aux deux premiers, Adam n’obtient pas de poste ministériel et se « rend rapidement compte qu’il s’est fait rouler dans la farine », explique notre diplomate.

 

Noureddine Adam décide de reprendre l’offensive, alors que Djotodia est toujours à Libreville, officiellement pour raisons de santé. Le 29 février, ce sont ses hommes, une petite centaine à bord de 5 à 6 pick-up lourdement armés venus du Tchad, qui attaquent et pillent la localité de Sido, en zone frontalière. L'assaut est qualifié « d’acte de folie » par Gazam Betty, ministre de la Communication. Une réaction qui reflète les fortes divisions frappant une rébellion par essence hétéroclite.

 

Les tensions entre les responsables politiques qui ont intégré le gouvernement et les militaires sur le terrain s’affichent désormais publiquement. On parle alors de deux Séléka : celle de Michel Djotodia (et des membres de la rébellion au gouvernement) et celle de Noureddine Adam. « Ces hommes nous ont quitté et ont mis en place une autre coalition », déclare même Gazam Betty.

 

Subterfuges

 

Le leader de la CPJP tente de rallier les indécis et parvient sans grande difficulté à convaincre les hommes sur le terrain. Ces derniers ont l’impression de s’être fait flouer : l’application des accords de Libreville est difficile, surtout la question de la réintégration des rebelles au sein des Forces armées centrafricaines (Faca) et de la reconnaissance de leurs grades n’ont pas été discutées.

 

Le 11 mars au matin, une colonne de sept véhicules attaque les villes de Gambo et Bangassou (chef-lieu de la préfecture du Mbomou), puis s’empare de Rafai le lendemain, dans le sud-est. Le jour suivant, Noureddine Adam est convoqué à Bangui par le général Dhaffane Mohamed-Moussa. Officiellement, la visite est présentée comme un recadrage : Dhafanne, qui est alors ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche, le charge de « restructurer la Séléka ». Noureddine Adam discute même du futur cantonnement et du désarmement des rebelles avec Jean-Félix Akaga, commandant de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomax). En fait, il s'agit d'un subterfuge.

 

En réalité, Adam est à Bangui pour faire passer un message à Michel Djotodiales chefs militaires veulent reprendre les armes. Quelques jours plus tard, la Séléka organise le coup de force de Sibut, bourgade au nord de la capitale transformée en quartier général. Sous prétexte de retenir cinq de leurs ministres, les rebelles préparent la bataille de Bangui. Là encore, c’est Noureddine Adam qui planifie cette mise en scène présentée comme une prise d’otage.

 

Lors de l’offensive finale, il prend place au sein de la colonne venant de Damara, dirigée par Aubin Issa Issaka (42 ans), chef d’état-major de la rébellion. Celle-là même qui entrera dans la capitale dimanche 24 mars à l’aube, avant de s’emparer du palais présidentiel de la Renaissance. Sous l'oeil impassible des chefs d'États de la région.

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Par Vincent Duhem

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 16:40

 

 

 

Bozizé et Zuma

 

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Libération 4 avril 2013 à 10:10 (Mis à jour: 15:59)

 

La décision du retrait des soldats survient au lendemain d’une demande de l’opposition sud-africaine, exhortant le gouvernement de retirer ses troupes de Centrafrique.


Par AFP

 

L’Afrique du Sud a décidé de retirer ses soldats de Centrafrique, a annoncé jeudi le président Jacob Zuma, faisant valoir que l’accord passé entre les deux pays n’était plus valable depuis le renversement du régime de François Bozizé le 24 mars.

 

«Nous avons pris la décision de retirer nos soldats. Nous étions en République centrafricaine sur la base d’un accord entre les deux pays», a dit Zuma, selon les propos rapportés par la radio et de télévision publique sud-africaine SABC, peu après un sommet extraordinaire consacré à l’avenir de la Centrafrique qui s’est achevé mercredi soir à N’Djamena. «Notre mission était d’aider à l’entraînement des soldats. Depuis le coup d’Etat et la prise du pouvoir par les rebelles, il était clair que le gouvernement n’était plus en place», a dit Zuma à une équipe de la SABC ayant voyagé avec lui au Tchad pour ce sommet de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).

 

Les forces sud-africaines étaient présentes en Centrafrique dans le cadre d’un accord de coopération bilatérale portant sur la formation de l’armée centrafricaine. L’Afrique du Sud avait renforcé ses effectifs en début d’année dans ce pays d’Afrique centrale où ses soldats étaient déjà présents notamment pour former une unité de protection des VIP, selon un accord de 2007.

 

La décision de l’Afrique du Sud de retirer ses militaires avait d’abord été annoncée mercredi soir par le président tchadien Idriss Déby à l’issue du sommet. «Le président Zuma a décidé de retirer les forces sud-africaines qui sont à Bangui», avait dit Deby. Il «reste disponible à la demande de la CEEAC pour nous appuyer en envoyant des forces si cela est nécessaire», avait-il souligné.

 

Jacob Zuma avait fait le déplacement avec trois de ses ministres (Relations internationales et Coopération, Défense, Sécurité d’Etat), signe de l’importance de cette épineuse affaire pour l’Afrique du Sud. Au moins 13 soldats sud-africains avaient été tués le 24 mars par la rébellion qui faisait alors son entrée dans Bangui, quelques heures avant de renverser le régime de François Bozizé. A Bangui, des sources centrafricaines, proches de la présidence et des services sécuritaires, ont affirmé que Zuma et Bozizé avaient passé un «deal», avec à la clé accès d’entreprises sud-africaines à des richesses pétrolières, diamantifères et aurifères.

 

Le Bénin prêt à accueillir le président déchu Bozizé

 

Le Bénin est prêt à accueillir le président centrafricain déchu François Bozizé, a affirmé jeudi à Bangui le ministre des Affaires étrangères béninois, Nassirou Bako-Arifari. «Le Bénin a été sollicité (par les chefs d’Etat d’Afrique centrale, réunis en sommet mardi et mercredi à N’Djamena, NDLR) et si le président (Bozizé) en faisait la demande officiellement, le Bénin donnerait une suite» à cette requête, a déclaré le ministre béninois.

 

«Il (le président Bozizé) est un Africain, le Bénin est une terre d’accueil et donc si le Bénin peut contribuer, se faisant, à apporter la paix en Centrafrique, pourquoi pas ? Le président (Thomas Boni Yayi) a écouté et n’a pas d’objection particulière», a-t-il ajouté. Bako-Arifari faisait partie de la délégation de ministres venus à Bangui présenter les recommandations issues du sommet de N’Djamena.

 

Ces recommandations ont toutes été acceptées par le nouvel homme fort de Centrafrique Michel Djotodia, au pouvoir depuis que la rébellion Séléka a renversé le régime du président Bozizé, qui s’est réfugié au Cameroun voisin.

 

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